Archive pour guerre illégale contre la libye

Résistance politique de l’intérieur de l’empire: Notification légale envoyée à « Donnie mains d’enfant » Trump par quatre hauts-fonctionnaires yankees (Pepe Escobar)

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Mr Trump vous êtes averti !

 

Pepe Escobar

 

20 mai 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49470.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une lettre adressée au président Donald Trump avec copies à l’International Criminal Court (ICC) et au CS de l’ONU, quatre anciens hauts fonctionnaires du plus haut niveau du gouvernement américain lui ont donné une notification légale au sujet de son devoir de consulter avec le congrès américain, le tribunal international et le CS de l’ONU, entre autres, au sujet des actions entreprises par Israël coïncidant avec le “70ème anniversaire de l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leurs maisons”.

La lettre est signée, entre autres, par l’ancien officier des opérations de la CIA Phil Girardi, l’ancien haut-fonctionnaire du Pentagone Michael Maloof, l’ancien officier de l’armée américaine et coordinateur de la sous-traitance contre-terroriste Scott Bennett et l’ex-diplomate et auteur du livre “Visas For al-Qaeda: CIA Handouts That Rocked The World, Michael Springmann.

Maloof, Bennett et Girardi tout autant que Springmann et l’auteur de ces lignes, furent parmi les invités de la 6ème International New Horizon Conference dans la ville sainte de Mashad en Iran orientale. Les sujets importants débattus à la conférence furent la Palestine et la sortie unilatérale du gouvernement Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran connu sous le nom de Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA).

Alors que Maloof et Bennett confirmaient séparément au magazine Asia Times que la lettre fut écrite par Girardi et Maloof dans une salle d’attente d’aéroport alors qu’ils attendaient de prendre leur vol les menant de Téhéran à Mashad et où elle fut présentée lors d’une conférence de presse mardi dernier. Votre correspondant était en voyage de reportage à Karaj. Nous nous sommes tous réunis jeudi à l’aéroport de Mashad. La conférence de presse de Téhéran fut littéralement ignorée par les médias américains.

L’obtention des visas pour les visiteurs américains fut un sujet très délicat qui fut débattu au plus haut niveau du gouvernement iranien entre le ministère des affaires étrangères et les services de renseignement. A la fin, les visiteurs, sous intense observation des médias iraniens, finirent par avoir une énorme audience partout à travers l’Iran.

Une nouvelle psyop (opération psychologique de masse) est en cours

Les signataires de la lettre font un lien direct entre les actions israéliennes qui pourraient déclencher “et escalader dans des actions militaires américaines contre la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Iran et la Russie, car ces nations sont opposées au transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et des tensions croissantes déjà exacerbées par le retrait des Etats-Unis du JCPOA.

Le président Trump est aussi averti légalement que la lettre “sera inclue comme preuve dans tous sujets en relation avec le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem / Al Quds et le JCPOA. La lettre sera l’évidence #1 dans toute enquête pour crimes de guerre et mise en accusation (passée, présente et future) en relation avec ces sujets et à tout moment possible.

Comme l’a dit Bennett à Asia Times, la préoccupation principale est qu’en accord avec ses sources militaires, la situation actuelle, très volatile, pourrait bien établir les pré-conditions pour une “nouvelle campagne d’opération psychologique”.

Trump a reçu une notification légale en rapport avec 18 US Code 4 et 28 US Code 1361 en ce qui concerne “des violations légales nationales et internationales”. La lettre se double également d’une “notification légale au peuple américain” et est établie en tant que protection légale contre “contre toute vengeance, emprisonnement, enquête, séquestration, interrogatoire, discrimination, torture, conséquences financières, ou toutes autres actions ou conséquences négatives ou portant préjudices.

De plus, “toute action entreprise contre les signataires sera interprétée comme une violation de ce qui suit: 18 USC 242 (conspiration de refuser et de violer les droits civiques constitutionnels) ; 42 USC 1983, 1984, 1985 (action civile pour violations des droits): 18 USC 2339A (fournissant un soutien matériel à des terroristes).

La lettre peut aussi être interprétée comme une branche d’olivier: à part de demander la protection totale des lanceurs d’alerte, les signataires s’offrent d’eux-mêmes à totalement instruire le président et le Congrès sur ce qu’ils savent. La lettre a été envoyée en copie au président russe Vladimir Poutine, au président turc Recep Tayyip Erdogan et au président du parlement européen Antonio Tajani.

Jusqu’ici il n’y a eu aucune réponse de la Maison Blanche.

Considérant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’abrogation unilatérale du traité conjoint sur le nucléaire iranien suivi de la déclaration de guerre économique contre l’Iran ; le nouveau narratif sur la RDPC disant en substance qu’il n’y a d’accord que dans notre sens ou vous serez détruit comme la Libye, sans mentionner le traitement réservé au lanceur d’alerte Julian Assange, la perspective pour un dialogue positif est bien bien faible.

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Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, Yougoslavie, Irak, Libye et chaos organisé…

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Les marchés aux esclaves dans la Libye “libérée” et le silence assourdissant des faucons humanistes

 

Neil Clark for RT

 

1er décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/411562-libya-slave-markets-nato/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les rapports nous parvenant établissant la vente d’Africains noirs pour 400 US$ sur des marchés aux esclaves se tenant dans la Libye “libérée” est une mise en accusation sans conteste de la soi-disante “intervention humanitaire” menée par l’OTAN pour renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi en 2011.

En mars 2011 des gravures de mode “libérales” occidentales donneurs de leçon de vertu firent équipes avec des va t’en guerre nouveaux cons de la pire espèce pour demander une action afin de “sauver” le peuple libyen du leader despote qui dirigeait le pays depuis la fin des années 1960. “On doit faire quelque chose !” crièrent-ils tous à l’unisson. Et quelque chose fut fait. La Libye fut transformée par l’OTAN d’un pays ayant le plus haut index de développement humanitaire du continent africain en 2009 en un enfer chaotique ayant des gouvernements rivaux, des chefs de guerre et des groupes terroristes se battant pour le contrôle du pays.

Sous l’ère Kadhafi, les Libyens avaient un système de santé et d’éducation gratuit. Le taux d’alphabétisation passa de 25% à 90%. Un rapport du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU félicita la Libye pour son système social en janvier 2011 (NdT: soit 2 mois avant sa destruction par l’OTAN bras armé de l’empire…). Bien entendu ce n’était pas parfait et il y avait encore des choses à améliorer et le pays s’y attelait dans bien des domaines.

Dans le Daily Telegraph, journal qui ne peut pas être accusé d’être une groupie de la Jamahiriya libyenne, la Libye fut encensée comme une des six meilleures destinations de croisière nautique en juin 2010.

Les paquebots n’ont plus la Libye sur leurs itinéraires aujourd’hui, bien trop dangereux.

La seule chose de surprenante au sujet des marchés d’esclaves (cela vaut la peine aussi de noter qu’avant le rapport de CNN, l’agence de l’ONU l’IOM avait rapporté également leur existence plus tôt cette année) est que cela surprenne encore quelqu’un. Les droits de l’Homme et le progrès social reculent en général de plusieurs centaines d’années après une “intervention humanitaire” de l’OTAN et ceci n’est pas du tout accidentel. Les “interventions” qui impliquent à dessein de gros bombardements des infrastructure du pays et le démantèlement subséquent de l’appareil d’état sont planifiés pour annihiler des décennies de progrès sociaux. “L’échec du plan” est en fait la partie la plus importante du plan comme le détaille très bien mon collègue Dan Glazebrook dans son livre “Diviser et détruire ou la statégie impérialisre de l’occident dans un âge de crise”.

La Libye fut ciblée, comme la Yougoslavie et l’Irak avant elle, non pas à cause d’une véritable préoccupation qu’un “nouveau Srebrenica” allait se produire mais parce qu’elle est un pays riche en ressources naturelles ayant un gouvernement indépendant d’esprit qui opérait dans un système économique d’état de manière prédominante et ce dans une partie des plus géostratégiques au monde.

Ni la Libye, ni l’Irak ni la Yougoslavie ne répondirent aux ordres du lobby guerrier occidental, lobby de la guerre sans fin, c’est pour cela qu’elle fut programmée pour la destruction. Le chaos qui suit routinièrement la destruction délivrée par l’OTAN est une cruelle expérience pour les locaux qui voient leurs standards de vie plonger et les risques de mourir dans une attaque terroriste violente augmenter dramatiquement, mais cette état de fait est excellent pour les entreprises coloniales occidentales lorsqu’elles entrent en masse dans le “pays libéré”, prenant avantage d’un manque d’autorité centrale.

Bien entendu, tout cela n’est jamais mentionné dans les médias amis de l’OTAN. Le rôle des élites occidentales dans la transformation d’états providence fonctionnant et états à la dérive n’est jamais mentionné dans les rapports des merdias sur ces pays après leur “libération”.

Dans son article récent pour le magazine FAIR, le journaliste Ben Norton a noté comment des rapports “parlaient à profusion de l’esclavage en Libye comme d’un problème de droits humains intemporel et non pas comme un problème politique enraciné dans une histoire très récente.”

Le narratif dominant est que les marchés aux esclaves ont ré-émergé en Libye “comme par magie”. L’”instabilité” est mentionnée mais pas sa cause, à savoir le renversement de régime en 2011 et le soutien de l’occident à des extrémistes dans dans certains cas, à des escadrons de la mort ouvertement racistes. Tout le monde est blâmé pour le chaos en place sauf les lobbyistes et les personnes protégées qui sont en fait responsables.

Le gouvernement français a joué un rôle primordial dans la destruction de la Libye en 2011 et pourtant aujourd’hui, le président français “progressiste” Macron blâme des “Africains” pour le problème de l’esclavage dans le pays. “Qui sont les trafiquants ? Posez-vous cette question, jeunes Africains. Vous êtes incroyables. Qui sont les trafiquants ? Ils sont Africains mes amis, ils sont africains.” Macron, comme d’autres leaders occidentaux, veut nous faire observer cette préoccupation de l’esclavage en mode macro et non pas en mode panoramique. Pourquoi ? Parce que si nous le faisons, automatiquement l’OTAN vient dans le champ, à la vue de tous.

Il y a le même type de blanchiment au sujet de l’Irak et sur la montée de l’EIIL/Daesh. Une fois de plus, nous sommes supposés regarder l’émergence du groupe comme “un truc qui arrive”. Mais l’EIIL n’était en rien une force lorsque le Baathiste séculier Saddam Hussein régnait sur l’Irak, il ne s’est développé que seulement après l’éviction de Saddam du pouvoir et du chaos qui s’ensuivit le démantèlement de l’appareil d’état par les occupants.

Six ans et demi plus tard, il est révélateur de prendre du recul et de regarder ce que les groupies de “l’intervention humanitaire” en Libye disaient au début de 2011 et ce qu’il s’est de facto produit après les 26 500 sorties aériennes de l’OTAN.

Le prix de l’inaction est trop élevé” était le titre d’un article de David Aaronovitch dans The Times du 18 mars 2011. “Si nous ne bombardons pas les chars de Kadhafi, l’Europe devra faire face à une marée de réfugiés et à une nouvelle génération de djihadistes”, en fut le résumé.

Devinez ? L’alliance militaire occidentale bombarda les chars de Kadhafi (et bien plus sur le côté…) et nous avons eu une vague de réfugiés de dimension biblique, incluant le poseur de bombe de Manchester Salman Abedi.

Il n’y a pas eu de mea culpa de la part d’Aaronovitch, ni de son collègue du Times Oliver Kamm qui m’attaqua après que j’eusse écrit un article dans le Daily Express appelant l’OTAN à tout arrêter.

En fait, l’expérience irakienne aurait dû mener tous les véritables humanitaires à s’opposer à l’assaut en règle de l’OTAN. Dans bien des cas, la Libye fut un crime encore plus grave que l’invasion de l’Irak, parce qu’elle est venue après Il n’y avait plus aucune excuse pour ne pas voir comment l’aventure de 2003 s’était transformée, pour soutenir une pareille affaire en Afrique du Nord.

Sans surprise, les politiciens et les experts qui ne pouvaient pas s’arrêter de parler de la Libye en 2011 et de la responsabilité de “protéger” les civils qui incombait à l’occident, semblent bien moins enclins à parler de ce pays aujourd’hui. La Libye et ses problèmes ont complètement disparu des pages des journaux. C’est la même chose après chaque intervention occidentale Toujours la même chose: saturation des médias avant et pendant la “libération”, appels belliqueux irresponsables de l’expertocratie nouveau con/libérale pour une action militaire afin de “sauver le peuple” du tout dernier Hitler en date, puis retour au silence dans l’après attaque alors que le pays concerné est de retour au moyen-âge.

Les “libérateurs” de la Libye ont bougé sur quelque chose de plus important en 2017, la Russophobie pour obsession courante. Tout en fait, pour nous distraire des conséquences des plus désastreuses de leurs actions.

Contrôle et guerre impérialiste perpétuelle… Modus operandi

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Le plan de guerre de l’Empire

Résistance 71

Août 2017

Il suffit de regarder et d’analyser le modus operandi de l’empire anglo-américano-sioniste pour détruire un pays qui résiste à son hégémonie afin d’en tirer la trame standard. Voici comment l’affaire se déroule pas à pas même si tout n’est pas systématiquement employé, l’adaptation et l’innovation au fil tu temps étant aussi d’usage:

  • Envoyer un “assassin économique” dont le rôle est de pousser à la dette le pays concerné, le tout suivi de l’envoi de barbouzes de la CIA ayant pour fonction de former des agents provocateurs intra muros et de les superviser (principe de la corruption par la dette, qui si il échoue est remplacé par un coup d’état, ou une “révolution colorée”)
  • Commencer une campagne de propagande contre les dirigeants et le pays, campagne de diffamation et de diabolisation
  • Les accuser de posséder des armes de destruction massive
  • Dépeindre le pays et le régime comme refusant les plus simples des droits à son peuple
  • Pousser le monde à soutenir un embargo, des sanctions et/ou une zone d’interdiction de survol pour établir un “couloir humanitaire”
  • Commencer les bombardements, ainsi que le soutien et la formation au sol d’une “opposition” armée et d’escadrons de la mort, les protéger des atrocités commises pour terroriser la population et faire glisser la responsabilité sur le régime en place dont il veut se débarrasser
  • Faire ouvrir une banque centrale pour les Rothschild (sous contrôle de la Banque des Règlements Internationaux – BRI – basée à Bâle et dépendante de la City de Londres)
  • Privatiser à outrance et vendre les ressources naturelles à ses sbires des entreprises transnationales
  • Y établir des bases militaires américaines qui contrôleront le pays, instaureront un climat mafieux de terreur et favoriseront tous les trafics en tout genre générant une masse de fric à recycler par les banques et pour financer les opérations ne devant pas être connues ( trafic d’armes, de drogues, d’humains, d’organes)
  • Mettre un régime/gouvernement marionnette

Regardez simplement depuis la fin de la seconde guerre mondiale comment ce modus operandi s’est perfectionné au fil des années pour parvenir à sa plénitude actuelle:

Guatemala (1953), Iran (1956), Congo (1961), Vietnam (1962), Brésil (1964), Grèce (1967), Thaïlande (1971), Chili (1973), Argentine (1978), Nicaragua (1985), Panama (1989), Irak (1991), Afghanistan (2001), Irak (2003), Tunisie-Egypte-Libye (2011), Syrie (2011), Soudan (2013)

En préparation: Iran, Corée du Nord, Vénézuéla, Russie… Aucun pays, même “allié” n’est à l’abri.

Que ce soit clair pour tout le monde: l’empire (l’oligarchie eugéniste qui le mène) n’a pas vraiment d’alliés ou d’ennemis… il n’a que des intérêts à court, moyen et long termes…

Nouvel Ordre Mondial: Djihad 3.0 la CIA, l’UE et l’OTAN transforment l’Albanie en base avancée d’attaque sur l’Iran… (Pepe Escobar)

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L’armée mercenaire de l’empire du djihad 1.0 s’est créée au Pakistan pour combattre en Afghanistan (Brzezinski et Robert Gates, CIA et création des moudjahidines et d’Al Qaïda avec financement saoudien), le djihad impérialiste 2.0 fut l’aventure libyenne en 2011 est la Syrie depuis 2011 (avec financement saoudo-qatari). Le mercenariat du djihad impérialiste 3.0 se trouve donc maintenant en attente en Albanie et rend les Balkans de nouveau une zone chaude. Excellente info du Pepe Escobar ci-dessous.

~ Résistance 71 ~

 

Djihad 2.0 ou la fabrication du prochain cauchemar

 

Pepe Escobar

 

4 juin 2017

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/47184.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Commençons avec 28 leaders de l’UE discutant des Balkans occidentaux dans un récent sommet et blâmant, qui d’autre bien entendu, “l’agression russe” dans la cour de récré de l’UE. Signal à un procureur monténégrin enrageant que des “corps de l’état russe” ont mis en scène une tentative de coup d’état pendant les élections d’octobre 2016 pour empêcher le pays de rejoindre l’OTAN.

Et aussi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avertissant que la rhétorique anti-UE de Trump pourrait bien mener à une guerre dans les Balkans. Juncker, toujours aussi con-descendant, maintient que “si on les laisse livrés à eux-mêmes, la Bosnie Herzégovine, la Macédoine, l’Albanie et tous ces autres pays… nous aurons encore une guerre.”

Les Balkans peuvent bien exploser une fois de plus ; mais cette fois-ci avec une variante: pas comme en 1999, car l’OTAN ne pourra plus s’en sortir en bombardant un Belgrade sans défense pendant 78 jours. Une nouvelle génération de missiles russes l’en empêcheraient. La tragédie des Balkans de 1999 a été essentiellement fabriquée par de faux massacres au Kosovo, mis en scène par le BND, les services secrets allemands, utilisant des Alabanais locaux et des agents provocateurs du BND, qui ont tiré sur les deux côtés pour déclencher la guerre et fragmenter la Yougoslavie.

Tous les yeux sont tournés vers l’Albanie

Ce qui se trame dans cette conjoncture géopolitique particulière est encore plus glauque.

Les suspects habituels font ce qu’ils ont l’habitude de faire, ils blâment la Russie et au diable les preuves !

Laissons donc un gars de l’intérieur, le Dr. Olsi Jazexhi, directeur du Free Media Institute de Tirana en Albanie être notre guide.

En décembre 2016, John Brennan de la CIA a été en Albanie et a émis une fatwa de “guerre contre la Russie” (NdT: comme l’ordure Brzezinski au Pakistan avec les moudjahidines de Ben Laden en 1980 pour combattre en Afghanistan contre… les Russes…), spécifiquement en Macédoine.

Comme l’explique le Dr Jazexhi: “Après que Brennan eut quitté Edi Rama, le premier ministre albanais, un ami intime de George Soros, a rassemblé tous les partis politiques albanais en Macédoine et leur a ordonné de soutenir Zoran Zaev contre Nikola Gruevski. Gruevski est vu comme un pro-russe et un anti-OTAN, tandis que Zaev est un toutou de Soros. Ainsi, Gruevski fut boycotté par les Albanais et Zaev eut leur soutien pour former un gouvernement. La promesse de Zaev aux Albanais est que la Macédoine adoptera l’albanais comme langue officielle et créera un troisième (demi) état albanais dans les Balkans. Les Macédoniens résistent, mais Tirana et Edi Rama orchestrent les partis politiques albanais contre Gruevski. Le but de la manœuvre est de faire de la Macédoine un état membre de l’OTAN.

Dans le même temps, au Kosovo, qui est essentiellement une supercherie et une saloperie narco-mafieuse posant comme un état et abritant le tristement célèbre camp américain Bondsteele (NdT: plus grand camp yankee d’Europe et plaque tournante de l’importation de la drogue importée d’Afghanistan via les avions militaires yankees et de la CIA…), la plus grande base militaire US de la planète, et où Hachim Thaci, le président et ancien porte-flingue de l’Armée de Libération du Kosovo (ALK), “construit une armée pour le Kosovo. Le but final étant d’intégrer le Kosovo à l’OTAN, alors même que la Serbie rejette ceci de son ancienne province autonome.”

Jazexhi détaille également le comment “en Albanie, nous avons deux organisations terroristes majeures qui sont protégées par les Etats-Unis et l’UE.

La première est ce qu’Ankara décrit comme l’organisation terroriste de Fetullah Gulen (FETO), qui est supposément instrumentalisée par les services allemands du BND ; “la Turquie proteste sur le pourquoi l’Albanie abrite le groupe FETO, mais les Américains les hébergent contre Erdogan.

La seconde organisation est le Mojahedin-e Khalq (MKO), qui se bat contre Téhéran (NdT: protégée et financée par les USA depuis les années 1980). “L’Albanie est en train d’être transformée en centre pour le MKO. John Bolton (NdT: va t’en guerre nouveau con yankee) s’est rendu récemment à Tirana avec d’autres soutiens internationaux du MKO alors qu’ils attaquaient l’Iran et demandaient un changement de régime à Téhéran.

Le barjot du MKO Marjam Rajavi a aussi visité Tirana, développant des plans pour “renverser les ayatollahs” en Iran.

Le problème clef comme le souligne Jazexhi, est “qu’après avoir tourné les Balkans en centre de recrutement pour l’EIIL/Daesh pendant la guerre en Syrie, maintenant les Américains sont en train de transformer l’Albanie en un état du Djihad 2.0”

Ce qui est en train de se développer est “la même erreur historique faite par les Albanais au Kosovo, qui ont lié leur futur à 100% avec camp Bondsteele et seraient instantanément ré-envahis par la Serbie dans la cas ou l’OTAN ou les Etats-Unis partiraient (ce qu’ils feront tôt ou tard, c’est inévitable..).

Dans le même temps, l’UE et les Américains, qui veulent dé-radicaliser les musulmans wahabbites d’Europe, ne pipent mot au sujet des djihadistes iraniens.”

L’ennemi “invisible”

Donc, la pièce la plus important de ce puzzle est la configuration de l’Albanie au centre du Djihad 2.0, contre les Slaves en Macédoine, contre Téhéran et aussi contre Ankara. Pas étonnant donc que le chef-conseiller du gouvernement albanais fut, jusqu’à encore il y a quelques mois, une certain Tony Blair… (NdT: criminel de guerre notoire courant toujours les rues avec son acolyte Deubeuliou Bush…)

Marionnettes, état profond, maîtres de l’univers et le facteur « X » de la présidence Trump (Pepe Escobar)

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Voici comment va se danser la présidence de Trump

 

Pepe Escobar

 

20 janvier 2017

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/46278.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ère Trump commence dès maintenant, avec la géopolitique et la géoéconomie programmées pour une série à suspense imminente et imprévisible.

J’ai argumenté que la stratégie du gourou en politique étrangère de Trump, Henry Kissinger, qui s‘intéresse à l’intégration du formidable trio eurasiatique que constituent la Russie, la Chine et l’Iran, va le faire dans un remix de la vieille règle du diviser pour mieux régner ; séduire la Russie et l’éloigner de son alliance stratégique avec la Chine, tout en continuant à harceler le chaînon faible de l’alliance: l’Iran.

En fait, tout ceci est déjà en cours comme vu dans les éruptions des membres sélectionnés du cabinet de Trump lors de leur audition au sénat. Des factions du pays des think tanks de Yankland, se référant à la politique chinoise sous Nixon, qui fut élaborée par Kissinger, sont aussi excitées avec les possibilités d’encerclement en regard d’au moins une des ces puissances “potentiellement rangées contre les Etats-Unis”.
Kissinger et le Dr Zbig “grand échiquier” Brzezinski sont les deux auto-proclamés marionnettistes occidentaux les plus en vue de l’arène géopolitique. En opposition à Kissinger, le mentor en politique étrangère d’Obama, Brzezinski, en continuation de sa russophobie légendaire, propose un diviser pour mieux régner basé sur la séduction de la Chine.

Pourtant, une source très influente du monde des affaires et de la finance de New York, très proche des véritables et discrets maîtres de l’univers, qui avait correctement prédit la victoire de Trump avant les faits, après avoir examiné mon argument a offert non seulement une sévère évaluation des ces dalangs très estimés, mais il s’est aussi porté volontaire pour détailler comment la nouvelle normalité a été mise en place par les Maîtres directement à Trump. Appelons cette source “X”.

L’observation sans fin de la Chine

“X” commence par faire ce que les réguliers connectés avec l’état profond américain et qui révèrent leurs idoles, n’osent jamais faire du moins publiquement: “Il est important de ne pas trop faire attention à Kissinger et Brzezinski dans la mesure où ils ne sont que les vitrines de ceux qui prennent les décisions et cela fait partie de leur boulot de maquiller les décisions prises d’une bonne couche d’intellectualisme. Ce qu’ils disent n’a pratiquement aucune signification réelle. J’utilise leurs noms de temps en temps car je ne peux pas utiliser les noms de ceux qui prennent de fait les décisions.

C’est le signe d’”X” pour détailler la nouvelle normalité: “Trump a été élu avec le soutien des maîtres afin de pencher vers la Russie. Les maîtres ont leurs outils dans les médias et au congrès pour maintenir la campagne de diabolisation contre la Russie et aussi d’avoir la marionnette Brzezinski aboyer contre elle en disant ‘que l’influence mondiale des Etats-Unis dépend de la coopération avec la Chine’. Le but est de menacer la Russie pour coopérer et de placer ces pions sur la table des négociations pour Trump. Dans une approche des plus traditionnelle du “bon flic, méchant flic”, Donald est mis dans le rôle du bon flic voulant de bonnes relations avec la Russie et le congrès, les médias et Brzezinski sont les sales flics. Ceci a pour but d’aider Trump dans les négociations avec la Russie alors que Poutine voit la ‘situation précaire de son ami et devrait vouloir faire des concessions majeures au fil du temps.”

Ceci nous amène au comment Taïwan et le Japon ont été embarqués dans l’affaire: “Donald montre aux Russes le penchant amorcé et discutant avec Taïwan, montre que le glissement est sérieux. Mais il fut décidé de jeter le Japon dans le mélange comme prédateur contre l’industrie des Etats-Unis avec une attaque sur Toyota parfaitement méritée. Ceci modéra la position alors que les maîtres prirent peur avec le perception que notre façon de monter le Japon contre la Chine serait une trop forte provocation.

Attendez-vous donc à ce que la Chine, comme l’a prescrit le “sans trop d’importance” Kissinger, soit sous observation attentive non-stop: “Les maîtres ont décidé de réindustrialiser les Etats-Unis et veulent reprendre les boulots à la Chine. Ceci est même très bien du point de vue de la Chine, car pourquoi voudraient-ils vendre leur travail aux Etats-Unis pour un dollar qui n’a plus de valeur intrinsèque et ne rien recevoir en retour pour ce travail. La Chine devrait avoir une voiture dans chaque garage de chaque ouvrier chinois ainsi ils deviendront un gros producteur de voitures, plus gros que l’UE, les USA et la Japon réunis et ainsi leur propre nation garderait sa propre richesse dans le pays.

Pourquoi donc la Chine plus que la Russie ? “ En ce sens, la Russie est un pays ayant de gigantesques ressources naturelles et complexe militaro-industriel (ce dernier étant la seule raison pour laquelle elle est secrètement respectée…) qui est exemptée de toute rhétorique commerciale belliqueuse car elle n’exporte quasiment rien mis à part ses ressources naturelles et son équipement militaire. Les maîtres veulent le boulot de retour du Mexique, d’Asie, incluant le Japon, Taïwan etc et vous voyez cela poindre dans l’attaque de Trump sur le Japon. La raison sous-jacente principale est que les Etats-Unis ont perdu le contrôle des mers et ne peuvent plus assurer leurs composants militiares éparses en cas de guerre majeure. C’est tout ce qui a de l’importance maintenant et c’est la grosse affaire qui se trame derrière toute la scène.

En seulement quelques mots, “X” détaille la renverse d’un cycle économique: “Les maîtres ont gagné beaucoup d’argent en transférant l’industrie en Asie (Bain Capital s’est spécialisé là-dedans), et Wall Street a gagné plein de pognon avec les taux d’intérêt très bas sur les dollars recyclés des déficits commerciaux. Mais maintenant, l’affaire est stratégique et ils vont faire de l’argent sur le retour des industries diminuant leurs investissents en Asie et les ramenant aux Etats-Unis alors que nous allons reproduire ici.” “X” est toujours un admiratur d’Henry Ford et de sa stratégie affairiste et ceci est le signal pour lui d’adresser un thème crucial: celui de la défense nationale.
D’après “X”, “Ford a doublé les salaires qu’il payait et a fait plus d’argent que tout autre manufacturier. La raison était qu’un salaire où une mère pouvait avoir plusieurs enfants sur le salaire de son mari était psychologiquement un bon point pour la productivité de ses usines et ainsi ses ouvriers pouvaient aussi se permettre d’acheter ses autos. Il reconnaissait ainsi que dans une société, il devait y avoir une juste redistribution de la richesse, ce que son admirateur futur Steve Jobs n’a jamais pu faire.
La productivité de masse d’Henry Ford fut alors la merveille du monde et c’est ce qui a fait gagner la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis. Amazon ne contribue en rien à la défense nationale, n’étant qu’un service de marketing et de vente sur internet fondé sur des logiciels informatiques, Google n’ont plus, bien qu’ils organisent mieux les données. Rien de tout cela ne construit un meilleur missile ou un meilleur sous-marin sauf peut-être pour des raisons très très marginales.

C’est le Pentagone, idiots

Alors oui, tout ceci est en lien direct avec la réorganisation de l’armée des Etats-Unis. “X” a insisté à se référer sur un rapport du CNAS que j’avais cité dans un article préalable: “C’est très important pour ce qui apparaît entre les lignes. C’est à dire que nous sommes très en retard technologiquement sur la Russie et ce de plusieurs générations en terme d’armement, ce qui est le suivi de ce que Brzezinski avait dit à savoir que nous ne sommes plus une puissance globale.

Ceci est une analyse très précise et balayant très large sur le comment la Russie a réussi à organiser la meilleure force armée au monde et ceci ne prend même pas en compte les derniers modèles de missiles défense S-500, qui sont maintenant déployés et sont en train de verrouiller tout l’espace aérien russe. Que dire de la nouvelle génération S-600 qui va bientôt arriver ? (NdT: Les russes ont déployé des S-300 en Syrie, ce qui fait déjà trembler toute les armées de l’air impérialistes et ces S-300, terreurs des pilotes ont déjà été remplacés par les S-400 et maintenant les S-500 sortent pour l’armée russe…) Elle sera encore plus puissante.

“X” s’aventure en territoire étatique profond généralement tabou, sur le comment la Russie cette dernière décennie, a réussi à se hisser bien au-delà et à prendre une grande avance sur les Etats-Unis, “l’éclipsant en tant que plus puissante force militaire au monde”. Mais le jeu n’est peut-être pas encore fini, vœu pieux ou autre: “Nous espérons que le ministre de la défense James Mattis va comprendre cela et que son adjoint possède une très bonne connaissance de la technologie de pointe, qu’il a un sens aigu de l’organisation et la prévoyance de comprendre que les armes de la troisième guerre mondiale ne seront plus la puissance aérienne, les chars et les porte-avions, mais les missiles de défense et d’attaque et les sous-marins.

Réaliste, “X” admet que le statu quo des va t’en guerre nouveaux cons et nouveaux cons libéraux, représentés par la plupart des factions de l’état profond, ne va jamais abandonner la position prise par défaut d’une hostilité sans relâche envers la Russie. Mais il préfère se concentrer sur le changement: “Laissons Tillerson (NdT: le ministre des affaires étrangères de Trump, CEO d’Exxon-Mobil…) réorganiser le ministère en utilisant l’efficacité d’Exxon (NdT: maison Rockefeller, dont à la fois Kissinger et Brzezinski sont les protégés). Il sera peut-être une valeur en cela. Lui et Mattis sont sans doute des sans couilles, mais si vous dites la vérité au sénat, il est possible que vous ne soyez pas confirmé dans votre poste, Donc ce qu’ils disent ne veut rien dire du tout. Mais notez ceci au sujet de la Libye. La CIA avait pour objectif de virer la Chine d’Afrique tout comme AFRICOM. Ceci fut un des secrets du pourquoi de l’intervention libyéenne.

Pas que çà ait marché du reste ; AFRICOM et l’OTAN ont transformé la Libye en un tas de ruines géré maintenant par des milices et la Chine n’a toujours pas été virée du reste de l’Afrique.

“X” admet aussi: “La Syrie et l’Iran sont des lignes rouges infranchissables pour la Russie, tout comme l’Ukraine orientale a partir du Dniepr.” Il a parfaitement conscience que Moscou ne permettra pas de changement de régime à Téhéran. Il est aussi conscient que “les investissements de la Chine dans le pétrole et le gaz iranien impliquent que la Chine également ne permettra pas à Washington de renverser le gouvernement iranien.

Çà devient vraiment dur dur quand on parle de l’OTAN ; “X” est convaincu que la Russie “envahira la Roumanie et la Pologne si ces missiles américains ne sont pas retirés. L’important n’est pas le système de défense inutile et obsolète des américians mais la possibilité de sa substitution par des missiles nucléaires dans ces silos. La Russie ne tolèrera pas ce risque. Ceci n’est pas sujet à négociation.

En contraste avec la propagande perpétuelle de “la menace perpétuelle” par le gang guerrier américain, Moscou se focalise sur les faits de terrain depuis les années 1990 ; la destruction de son allié historique slave la Serbie, les nations de l’ex-pacte de Varsovie et même des anciennes républiques de l’URSS annexées par l’OTAN, sans mentionner les tentatives de récupération de la Georgie et de l’Ukraine par le déploiement des révolutons colorées US ; le fiasco total du “Assad doit partir” dans une tentative de changement de régime forcé en Syrie incluant même des djihadistes salafistes armés, des sanctions économiques, une guerre des prix du pétrole et des raids sur la monnaie russe le rouble, sans parler du harcèlement sans relâche fait par l’OTAN à ses frontières.
“X”, parfaitement au courant de tous ces faits, ajoute : “La Russie a toujours voulu la paix. Mais ils ne vont pas jouer le jeu des maîtres de l’univers qui font jouer à Trump le rôle du bon gars et le congrès, la CIA etc les sales types, le tout comme plan de négociation. C’est comme çà qu’ils le voient. Ils ne voient pas ce cirque comme étant réel.”

Ce cirque n’est peut-être qu’une illusion ou un wayang, théâtre de marionnette balinais, comme je l’ai déjà suggéré ; “X” avance une sèche interprétation de ce jeu de l’ombre depuis le point de vue de Moscou, permettant “plusieurs mois pour voir si Poutine peut travailler à une détente avec Trump, qui créerait essentiellement une zone autonome en Ukraine orientale, un traité de paix en Syrie avec Assad en place et une sortie des forces de l’OTAN d’Europe de l’Est jusqu’à la ligne de défense occupée sous Reagan.

Qui va prévaloir, les maîtres de l’univers ou l’état profond ? préparez-vous pour l’impact !

De l’importance du suicide dans la « raison (terroriste) d’état »…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 30 septembre 2016 by Résistance 71

Suicides bizarres, modes d’emploi

 

Théophraste R.

 

29 septembre 2016

 

Deux nouvelles qui n’ont rien à voir entre elles, sauf pour le lecteur complotiste.

1- L’ancien ministre libyen du Pétrole avait prudemment confié son carnet secret sur les transactions pétrolières à un parent. Y était noté (entre autres) le versement de 6,5 millions d’euros au Français Nicolas Sarkozy pendant sa campagne pour les présidentielles de 2007. 
Le corps du Lybien a été retrouvé le 29 avril 2012 dans le Danube, à Vienne (Autriche).
 Selon la police autrichienne, une crise cardiaque a provoqué la chute du malheureux dans le fleuve, puis sa noyade.

2- Sketch des Inconnus. Le présentateur du journal télévisé d’Antenne 3 Marseille, nous relate un accident stupide qui a causé la mort d’un patron de clinique et gérant de boite de nuit « qui dormait tranquillement près de sa tronçonneuse quand cette dernière s’est mise en marche toute seule et a découpé le pauvre homme qui, pour lui échapper, a dû sauter par la fenêtre et a atterri dans un baril de béton frais que l’on a retrouvé ce matin immergé au large du vieux port. La police n’exclut cependant pas la thèse du suicide ».

Théophraste R. (ex-élève de Rouletabille)

 

Source: http://www.legrandsoir.info/suicides-bizarres-modes-d-emploi.html

Guerre mondiale: Alliance OTAN, Médias, Politiques contre la Russie pour renchérir toute la misère du monde… (John Pilger)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 août 2016 by Résistance 71

« Le mythe d’Al Qaïda est bâti sur une base extensive de semies-vérités et de faits cachés. C’est une création de la CIA, élaborée pour se substituer à un ennemi de l’Amérique remplaçant l’URSS. Des officiels américains, à un moment donné, ont pris la décision de fabriquer l’histoire d’un réseau mondial mythique de terroristes islamistes à partir des exploits des moudjahidines afghans. »
~ Peter Chamberlin, BBC ~

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

Provoquer une guerre nucléaire via les médias

 

John Pilger

 

23 août 2016

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/provoking-nuclear-war-by-media

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’exonération d’un homme accusé du pire des crimes, celui de génocide, n’a pas fait les manchettes des journaux, Ni la BBC ni CNN n’ont couvert l’information. Le Guardian de Londres a juste fait un bref commentaire. Une telle admission officielle, si rare en soi, a été enterrée ou supprimée, de manière tout à fait compréhensible. Cela expliquerait bien trop du comment les dirigeants du monde dirigent.

Le Tribunal Pénal International (TPI) pour l’ancienne Yougoslavie de La Haye a lavé subrepticement l’ancien président serbe décédé, Slobodan Milosevic, de tous crimes de guerre commis durant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995, incluant le massacre de Srebrenica.

Loin de conspirer avec le leader serbo-bosniaque condamné Radovan Karadzic, Milosevic a, quant à lui, “condamné le nettoyage ethnique”, s’est opposé à Karadzic et a essayé d’arrêter la guerre qui démantelait la Yougoslavie.

Enterrée vers la fin d’un rendu de jugement sur Karadzic long de 2590 pages en février dernier, cette vérité démolit plus avant la propagande qui justifia l’assaut illégal de l’OTAN sur la Serbie en 1999.

Milosevic est mort d’une crise cardiaque en 2006, seul dans sa cellule de La Haye, pendant ce qui s’avéra être un procès bidon fait par un “tribunal international” inventé par les Américains. Une opération cardiaque qui aurait pu lui sauver la vie fut refusée, ses conditions de santé empirèrent, il fut surveillé et maintenu au secret par les officiels américains, comme l’a révélé depuis Wikileaks.

Milosevic était la victime d’une propagande de guerre, qui aujourd’hui ruisselle à torrents sur nos écrans et dans nos journaux et nous apporte un très grand danger, à tous autant que nous sommes. Il fut le démon prototype, vilifié par les médias occidentaux comme étant le “boucher des Balkans”, responsable d’un génocide, spécifiquement dans la province sécessionniste yougoslave du Kosovo. Le premier ministre britannique Tony Blair l’avait affirmé, avait invoqué “l’holocauste” et avait demandé une intervention contre ce “nouvel Hitler”. David Sheffer, l’ambassadeur américain, en fuite pour crimes de guerre (sic), avait déclaré que plus de 220 000 Albanais ethniques mâles de 14 à 59 ans “auraient été massacrés par les forces de Milosevic.”

Ceci fut la justification des bombardements de l’OTAN, emmenés par Clinton et Blair, qui tuèrent des centaines de civils dans les hôpitaux,, les écoles, les églises, les jardins publics, les studios de télévision et qui détruisirent l’infrastructure économique de la Serbie. Ce fut ouvertement idéologique ; dans une célèbre “conférence de paix” à Rambouillet en France, Milosevic fut confronté par Madeleine Albright, la ministre américaine des affaires étrangères, qui plus tard perpétra l’infâmie avec sa remarque que la mort de plus d’une demi million d’enfants irakiens “en valait la peine”.

Albright fit une “offre” à Milosevic, une de celle qu’aucun leader national ne pourrait accepter. A moins qu’il n’accepte l’occupation militaire étrangère de son pays, avec des “forces d’occupation” se tenant en dehors de toute procédure légale et l’imposition de mesures économiques libérales de “libre-échange”, la Serbie serait bombardée. Ceci était contenu dans un “Appendice B”, que les médias ne retranscrirent pas ou supprimèrent purement et simplement. L’objectif était d’écraser le dernier des états socialistes indépendants d’Europe.

Dès que l’OTAN commença les bombardements, il y eut une précipitation de réfugiés kosovars “fuyant l’holocauste”. Lorsque ce fut terminé, des équipes de police internationale allèrent au Kosovo pour exhumer les victimes de “l’holocauste”. Le FBI échoua à y trouver une seule fosse commune et retourna à la maison. L’équipe d’experts légistes espagnole fit de même, son patron dénonçant en colère: “une pirouette sémantique de la part des machines propagandistes de guerre.” Le décompte final des morts au Kosovo fut de 2788 personnes ; ceci incluaient les combattants des deux côtés ainsi que les Serbes et Roms assassinés par le Front de Libération du Kosovo pro-OTAN. Il n’y avait pas eu de génocide. L’attaque de l’OTAN était à la fois une fraude et un crime de guerre.

Mis à part une toute petite fraction des tant vantés missiles de “haute précision” américains, ceux-ci ne touchèrent pas de cibles militaires mais des cibles civiles, incluant les nouveaux studios de la télévision serbe à Belgrade. Seize personnes y furent tuées, incluant un caméraman, des producteurs de programmes et des maquilleuses. Blair décrivit profanement les morts comme étant partie d’un “centre de commandement et de contrôle” serbe. En 2008, la procureure du TPI pour l’ancienne yougoslavie, Carla Del Ponte, a révélé qu’elle avait subi d’énormes pressions pour ne pas faire enquêter sur les crimes de l’OTAN.

Ce fut le modèle dès lors des futures invasions par Washington de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye et par procuration de la Syrie. Tout ceci, sous les conventions de Nüremberg, constitue des “crimes importants”, mais tout dépend de la propagande des médias. Tandis que le journalisme de tabloïde/presse de caniveau a joué son rôle traditionnel, ce fut le journalisme sérieux, crédible et le plus souvent de gauche libérale qui fut le plus efficace, comme la promotion évangélique des guerres de Blair par le Guardian de Londres, les mensonges incessants au sujet de Saddam Hussein et ses armes de destruction massive non-existantes, dans l’Observer et le New York Times (NdT: la voix de la CIA) et le martèlement des tambours de guerre sans discontinuer de la part de la BBC ainsi que le silence assourdissant de ses omissions.

Au pic des bombardements, la journaliste de la BBC Kirsty Wark s’entretint avec le général chef des opérations de l’OTAN, Wesley Clark. La ville serbe de Nis venait juste d’être arrosée par des bombes à fragmentation américaines, tuant des femmes des enfants et des personnes âgées dans un marché et dans un hôpital. Wark ne posa aucune question à ce sujet, ni au sujet des morts de civils en Serbie. D’autres furent bien plus éhontés. En février 2003, le jour d’après la mise à feu de l’Irak par le tandem Bush et Blair, la patron du service politique de la BBC, Andrew Marr, se tenait au 10 Downing Street et y faisait un véritable discours de victoire. Il dit à ses auditeurs que Blair avait dit “être capable de prendre Baghdad sans bain de sang et qu’à la fin les Irakiens célébreraient l’évènement et en ces deux points, il a été prouvé vrai.” Aujourd’hui, avec plus d’un million de morts et une société en ruine, les entretiens de Marr sont recommandés par l’ambassade des Etats-Unis à Londres.

Les collègues de Marr firent la queue pour laver Blair plus blanc. Le correspondant de la BBC à Washington, Matt Frei a dit: “Il ne fait aucun doute que le désir d’amener le bien, d’amener les valeurs américaines au reste du monde et spécifiquement au Moyen-Orient… est maintenant lié de manière croissante au pouvoir militaire.”

Cette obéissance aux Etats-Unis et leurs collaborateurs comme force sans importance “amenant le bien” est profondément ancrée dans le journalisme de l’establishement occidental. Elle assure que la catastrophe actuelle en Syrie n’est exclusivement blâmée que sur Bachar Al-Assad, contre lequel l’occident et Israël ont conspiré à renverser depuis longtemps, non pas pour des raisons humanitaires, mais pour consolider le pouvoir agressif d’Israêl dans la région. Les forces djihadistes qui ont été lâchées, armées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie et leur “coalition” par procuration, servent leur rôle à merveille. Ce sont ces forces qui distillent la propagande et les vidéos diffusées en occident, donnent un accès aux journalistes et garantissent une couverture médiatique à sens unique des médias de la guerre en Syrie.

La ville d’Alep fait les manchettes. La plupart des lecteurs ne seront pas au courant que la vaste majorité de la population d’Alep vit dans la partie occidentale de la ville contrôlée par le gouvernement syrien. Que ces gens souffrent de tirs d’artillerie quotidiens de la part de groupes d’Al Qaïda financés et soutenus par l’occident n’est pas nouveau. Le 21 juillet, les bombardiers français et américains ont attaqué un village tenu par le gouvernement dans la province d’Alep, tuant 125 civils. Ceci fut rapporté en page 22 du journal the Guardian, sans aucune photographies.

Ayant créé un djihadisme sous-jacent en Afghanistan dans les années 1980 comme une partie de l’Opération Cyclone, une arme de destruction de l’URSS, les Etats-Unis font la même chose en Syrie. Tout comme les “moudjahidines” afghans, les “rebelles” syriens sont les fantassins des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Beaucoup se battent pour Al Qaïda et ses multiples variantes; certains comme le Front Al Nosra, ont changé de nom pour être en accord avec les sensitivités américaines de l’après 11 septembre. La CIA les gère, avec difficulté, comme elle gère tous les djihadistes dans le monde.

Le but immédiat est de détruire le gouvernement de Damas, qui d’après un sondage des plus crédibles (YouGov Siraj), est soutenu par la majorité des Syriens, ou du moins considéré comme une protection légitime, nonobstant le barbarisme se tenant dans son ombre. Le but à long terme est de refuser à la Russie un allié clef au Moyen-Orient, comme partie d’une guerre d’attrition de l’OTAN contre la Fédération de Russie, qui éventuellement la détruira.

Le risque nucléaire est évident, bien que supprimé par les médias du “monde libre”. Les éditorialistes du Washington Post, après avoir promu la fiction des armes de destruction massive en Irak, demandent qu’Obama attaque la Syrie. Hillary Clinton, qui s’est réjouie publiquement de son rôle de bourreau au cours de la destruction de la Libye, a indiqué de manière répétitive que, comme présidente, elle “irait plus loin” qu’Obama (NdT: Elle a publiquement dit il y a plusieurs années: “moi présidente, nous bombarderons l’Iran !”, la Syrie n’est pas seule dans le colimateur de la harpie laquais des financiers…)

Gareth Porter, un journaliste samizdat (NdT: dissident en URSS) rapportant récemment depuis Washington, a révélé les noms de ceux ayant toutes les chances d’être incorporés dans le cabinet Clinton planifiant d’attaquer la Syrie. Tous ont un historique belligérant datant de la guerre froide. L’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, dit que le prochain président des Etats-Unis devra “considérer ajouter des forces spéciales sur le terrain”. Ce qui est le plus remarquable maintenant avec la marée propagandiste actuelle, c’est son absurdité et sa familiarité patentée. J’ai regardé un certain nombre de films propagandistes d’archives américains des années 1950 lorsque des diplomates, des fonctionnaires, des journalistes étaient victimes d’une “chasse aux sorcières” sous le régime du sénateur McCarthy, après avoir défier la paranoïa et ses mensonges au sujet de la Russie et de la Chine. Comme une tumeur tenace, le culte anti-russe a ressurgit.

En Grande-Bretagne, Luke Harding du Guardian mène la haine anti-Russie du journal au gré d’un flot de parodies journalistiques qui assignent à Vladimir Poutine tous les défauts du monde. Lorsque les fuites dites des documents du Panama furent publiées, la une du Guardian mentionnait Poutine et il y avait une photo de Poutine, même si Poutine n’était nulle part mentionné dans ces fuites.

Comme Milosevic, Poutine est devenu le démon en chef. Ce fut Poutine qui fit abattre l’avion de ligne malais au dessus de l’Ukraine. Titre: “Aussi loin que je sois concerné, Poutine a tué mon fils.” Aucune preuve requise. Poutine fut aussi responsable du renversement par Washington (documenté et acheté) du gouvernement de Kiev en 2014. La sévère campagne russophobe qui s’en suivie, menée par des milices fascistes, contre les populations parlant russe ne fut que le résultat de “l’agression” de Poutine. Empêcher la Crimée de devenir une base de missiles de l’OTAN et protéger une population essentiellement russe qui avait positivement votée dans un referendum pour rejoindre la Fédération de Russie, de laquelle la Crimée fut enlevée et annexée, étaient toujours plus d’exemples de “l’agression” de Poutine. La diffamation par les médias devient immanquablement une guerre par les médias. Si une guerre se déclenche avec la Russie, par design ou par accident, les journalistes en porteront une énorme responsabilité .

Aux Etats-Unis, la campagne anti-russie a été élevée à un niveau de réalité virtuelle. Le colonniste du New York Times, Paul Krugman, un économiste avec un Prix Nobel, a appelé Donald Trump le “candidat sibérien” parce que dit-il, Trump est l’homme de Poutine. Trump a osé suggérer, dans un très rare moment de lucidité, qu’une guerre avec la Russie pourrait bien être une mauvaise idée. En fait, il a été plus loin et a enlevé les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine de la plateforme républicaine. “Ne serait-ce pas excellent si nous nous entendions bien avec la Russie ?” a t’il lâché.

Voilà pourquoi l’establishment libéral va t’en guerre américain le déteste. Le racisme de Trump et sa démagogie hurlante n’ont rien à voir là-dedans. Les archives de Bill et Hillary Clinton sur le racisme et l’extrémisme battent Trump à plate couture à n’importe quel moment (cette semaine est le 20ème anniversaire de la “réforme” clintonnienne de la sécurité sociale qui lança de facto une guerre contre les africains-américains). Quant à Obama: tandis que la police américaine abat à coup de flingues ses compatriotes noirs, le grand espoir siégeant à la Maison Blanche n’a rien fait pour les aider, rien fait pour soulager leur appauvrissement, le tout en menant quatre guerres rapaces et une campagne d’assassinats (par drones) sans précédent.

La CIA a demandé que Trump ne soit pas élu ; les généraux du Pentagone ont fait de même, le New York Times va t’en guerre, soufflant un peu de ses diffamations de basse classe sur Poutine, demande qu’il ne soit pas élu. Il se passe quelque chose. Ces tribunes de la “guerre perpétuelle” sont terrifiées que les affaires rapportant des milliards de dollars avec la guerre, par laquelle les Etats-Unis maintiennent également leur domination, seront amoindries si Trump arrive à un accord avec Poutine, puis avec Xi Jinping de la Chine. Leur panique à la possibilité que la plus grande puissance du monde puisse parler de paix, même si cela a peu de chances d’arriver, serait la farce la plus noire, si les choses n’étaient pas si tendues.

“Trump aurait adoré Staline!” a gémi le vice-président Joe Biden lors d’un rally pour Clinton. Clinton hochant de la tête, il cria “Nous ne courbons jamais l’échine. Nous ne nous agenouillons jamais. Nous n’abandonnons jamais. La ligne d’arrivée nous appartient. Voilà ce que nous sommes. Nous sommes l’Amérique !”

En GB, Jeremy Corbyn a aussi excité une hystérie collective de la part des faiseurs de guerre du parti travailliste ainsi que des médias dévoués à le laminer. Lord West, ancien amiral de la flotte et ministre travailliste l’a bien dit. Corbyn prenait une position anti-guerre jugée “inconcevable” “parce que cela amène les masses non pensantes à voter pour lui.”

Dans un débat avec celui qui défi le leadership Owen Smith, le modérateur demanda à Corbyn: “Comment agiriez-vous devant la violation par Poutine de l’intégrité d’un état membre de l’OTAN?” Corbyn répondit: “Vous devriez en première instance éviter cela. Vous construiriez un bon et durable dialogue avec la Russie… Nous essaierions d’introduire une démilitarisation de la zone frontière entre la Russie, l’Ukraine et les autres pays frontaliers de la Russie en Europe de l’Est. Ce que nous ne pouvons pas permettre, c’est une série d’escalades militaires calamiteuses de chaque côté, ce qui ne peut mener qu’à un grand danger.”

Acculer pour savoir s’il autoriserait la guerre contre la Russie, Corbyn répliqua: “Si vous le devez, je ne veux pas entrer en guerre, ce que je désire est un monde où nous n’aurions pas besoin d’entrer en guerre.”

La ligne qu’emprunte le questionnement des médias doit beaucoup à la montée en flèche des faiseurs de guerre libéraux en Grande-Bretagne (NdT: Idem en France, ce qui démontre bien que tout ceci est planifié ailleurs et transmis aux rouages politiques à la botte de l’agenda oligarchique). Le parti travailliste et les médias leur ont offert de longue date des opportunités de carrière. Pendant un certain temps, le tsunami moral du grand crime commis en Irak les a laissé quelque peu en suspend, leurs inversions de la vérité étant un embarassement temporaire. Nonobstant Chilcot et la montagne de faits incriminants, Blair demeure leur inspiration, parce qu’il fut un “vainqueur”.

Le journalisme ou l’érudisme dissidents ont depuis été systématiquement bannis ou vus comme inappropriés, les idées démocratiques vidées de leurs sens et remplies par une “politique identitaire” qui méprend le genre pour le féminisme et l’angoisse publique avec la libération et ignore volontairement l’état de violence et le profit généré par les armes qui détruisent un nombre incalculable de vies dans des endroits reculés comme le Yémen ou la Syrie et acquiesce pour une guerre nucléaire en Europe et dans le monde.

Le brassage de gens de tous les âges autour de la montée spectaculaire de Jeremy Corbyn contre tout cela dans une certaine nesure. Sa vie a été passée à mettre les feux de la rampe sur les horreurs de la guerre. Le problème de Corbyn et de ses supporteurs, c’est le parti travailliste. En Amérique, le problème des dizaines de milliers de suiveurs de Bernie Sanders fut le parti démocrate, sans mentionner la trahison ultime de leur grand espoir blanc. Aux Etats-Unis, patrie des grands droits civiques et des mouvements anti-guerre, c’est le mouvement Black Lives Matter et ceux comme Codepink qui sont en train de poser les jalons de la version moderne.

Car seul un mouvement qui grossit dans toutes les rues et au travers des frontières, sans abandonner, peut arrêter les va t’en guerre. L’an prochain, il y aura un siècle depuis que Wilfred Owen écrivit ce qui suit. Chaque journaliste devrait le lire et surtout, s’en rappeler.

If you could hear, at every jolt, the blood

Come gargling from the froth-corrupted lungs,

Obscene as cancer, bitter as the cud

Of vile, incurable sores on innocent tongues,

My friend, you would not tell with such high zest

To children ardent for some desperate glory,

The old lie: Dulce et decorum est

Pro patria mori.

Note de Résistance 71: Ce petit “poème en prose”, comme tout texte de ce style, est très difficile à traduire sans en trahir le style et la teneur, nous nous y essayons, mais gardons le texte original ci dessus en référence…

Cela pourrait se traduire comme suit:

 “Si tu pouvais entendre, à chaque décharge, le sang

Gargouillant depuis les poumons viciés de spume,

Obscène comme un cancer, amer comme un surillon

D’aphtes vils et incurables sur des langues innocentes,

Mon ami, tu ne parlerais pas avec un tel enthousiasme

Aux enfants ardents de quelque gloire désespérée,

Du vieux mensonge: Qu’il est doux et bienséant de mourir pour la patrie*.”

 

(*) traduction du latin dans le texte: Dulce et decorum est pro patria mori.