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Guerre impérialiste en Syrie: Merdias, pressetituée, mensonges et omissions

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 mars 2017 by Résistance 71

Les médias font l’impasse sur les révélations sur la guerre en Syrie (The Antimedia)

 

Darius Shahtahmasebi

 

3 mars 2017

 

url de l’article en français:

https://www.legrandsoir.info/les-medias-font-l-impasse-sur-les-revelations-sur-la-guerre-en-syrie-the-antimedia.html

 

Quand un magicien vous montre un tour de magie avec sa main droite, il faut toujours observer ce que fait la main gauche. Lors d’un conflit armé, il faut toujours se méfier d’un gouvernement qui bat les tambours de la guerre contre un autre gouvernement ou entité. Posez-vous la question : Pourquoi maintenant, pourquoi cette entité là, et pour quels enjeux ?

Un bon exemple est l’Afrique. Depuis 1998, près de 6 millions de personnes ont été tuées en République Démocratique du Congo en raison de la lutte pour le contrôle des ressources minérales, dont beaucoup sont utilisées dans les téléphones cellulaires à travers le monde. Les grands médias n’en parlent pratiquement pas. En revanche, on nous a dit que la Libye, le pays dont le niveau de vie était le plus élevé de toute l’Afrique, devait être bombardée dans le cadre d’une « intervention humanitaire » pour empêcher un massacre qui allait peut-être, ou peut-être pas, se produire. Bien qu’il y ait des différences de nature évidentes entre ces deux conflits, le fait est que le gouvernement des États-Unis et les médias ont priorisé l’un sur l’autre en fonction de préoccupations géopolitiques.

Par exemple, les courriels de Hillary Clinton confirment que la Libye a été détruite en 2011 non pas par un élan humanitaire, mais en partie parce que l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait l’intention de lier l’approvisionnement en pétrole de la Libye avec ses réserves d’or et de créer une monnaie africaine unifiée, ce qui aurait remis en cause la structure de pouvoir actuelle des marchés financiers.

On peut en dire autant de la Syrie. Comme l’indique AlterNet, les médias ont ignoré un certain nombre de documents gouvernementaux américains et des audios concernant le conflit syrien qui ont été divulgués. Ian Sinclair écrit :

« En discutant des rapports occidentaux sur la guerre en Syrie, le correspondant vétéran du Moyen-Orient, Patrick Cockburn, a récemment noté [texte en français- NdT] que « dans le cas syrien, les nouvelles fabriquées et les reportages unilatéraux ont dominé les informations à un degré probablement jamais vu depuis la Première Guerre mondiale ». Le Professeur Piers Robinson, maître de conférences en politique, société et journalisme politique à l’Université de Sheffield est acquiesce : « Nous devons désormais sérieusement envisager la possibilité que la guerre en Syrie ait connu des niveaux de manipulation et de propagande semblables, sinon plus élevés, que ceux qui se sont produits lors de la Guerre en Irak en 2003. » »

Un bon exemple de fuite qui aurait dû faire la Une de tous les journaux à travers le monde (mais ne l’a pas fait) est l’enregistrement audio de l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry lors d’une réunion avec les groupes d’opposition syriens, en Septembre de l’année dernière. Kerry a admis à ces groupes que les États-Unis savaient que Daesh gagnait du terrain en Syrie, et les États-Unis, à leur tour, espéraient que cela amènerait le président syrien Bashar al-Assad à la table de négociations. Pourtant, en 2014, l’administration Obama avait dit que les États-Unis mèneraient des opérations en Syrie avec l’intention expresse de « faire reculer et de détruire » Daesh – et non pas d’utiliser les groupes terroristes contre le dirigeant du pays qu’ils ont longtemps cherché à renverser.

Néanmoins, selon Kerry, leurs plans concernant Daesh et le gouvernement syrien ont été déjoués par la Russie qui est intervenue ouvertement dans le conflit syrien en 2015 pour soutenir Assad.

En 2012, un rapport de l’agence de renseignement de la Défense US a prédit la montée de Daesh, chose activement encouragée par l’establishment américain. Le rapport indique :

« Si la situation évolue, il existe la possibilité d’établir une principauté salafiste déclarée ou non déclarée dans l’est de la Syrie … et c’est exactement ce que cherchent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien »

En octobre 2012, le New York Times a rapporté que :

« Selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient, l’essentiel des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar pour approvisionner les groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bashar al-Assad atterrissent entre les mains de la ligne dure jihadiste islamiste … »

Encore une fois, les courriels de Hillary Clinton montrent qu’elle savait parfaitement que ces fournitures d’armes bénéficiaient directement à Daesh. Dans un document de l’ancien secrétaire d’Etat, on lit ceci :

« Nous devons utiliser nos moyens diplomatiques et plus traditionnels de renseignement pour faire pression sur les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui fournissent un soutien financier et logistique clandestin à Daesh et à d’autres groupes sunnites radicaux de la région ».

Selon le général quatre étoiles Wesley Clark, ancien commandant de l’OTAN, il a officieusement reçu un mémo qui détaille un plan que le Pentagone a adopté peu de temps après le 11 septembre pour renverser les gouvernements de sept pays, dont la Syrie.

Selon d’autres documents publiés par Wikileaks, l’ establishment américain voulait provoquer Assad à réagir de manière exagérée devant la menace d’extrémistes traversant la frontière en Syrie, semblable à ce qui a été fait à la Russie en Afghanistan dans les années 1980. Un rapport divulgué par Wikileaks en décembre 2006, rédigé par William Roebuck, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Damas à l’époque, dit ceci :

« Nous pensons que les faiblesses de Bashar résident dans la façon dont il choisit de réagir face à des enjeux, perçus ou réels, tels que le conflit entre les mesures de réforme économique (aussi limités soient-ils) et les forces corrompues ; la question kurde et la menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes. Ce rapport résume notre évaluation de ces vulnérabilités et suggère qu’il peut y avoir des actions, des déclarations et des signaux que le Gouvernement des États-Unis pourrait envoyer, ce qui augmenterait la probabilité que de telles opportunités se présentent. »

Il est également intéressant de noter qu’un rapport secret des services de renseignements a révélé qu’en 1983, les États-Unis ont exhorté Saddam Hussein à entrer en guerre avec Hafez al-Assad, le père d’Assad, pour un simple litige autour d’un oléoduc.

De toute évidence, si les médias traditionnels avaient réellement la volonté de rapporter la vérité sur le conflit syrien, ils présenteraient ces faits plus souvent, au lieu de nous asséner le récit simplifié de « Assad + Russie = mauvais ; Rebelles syriens = bons » qu’ils nous servent depuis 2011.

Cependant, ce n’est que grâce aux médias alternatifs et aux fuites que certains secteurs du public sont au courant de ces éléments, car les médias indépendants ont tendance à les mettre en avant au lieu de simplement les mentionner en passant.

Darius Shahtahmasebi

Traduction « Décodex mon c… » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

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Média, propagande et colonialisme de la pensée: La pressetituée s’enterre et la toile s’affirme…

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Impossibe d’informer sur les guerres dans les médias occidentaux (Michel Collon)

 

Al Manar

 

4 Décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=143295&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=397&s1=1

 

Michel Collon, journaliste indépendant et écrivain belge spécialisé dans l’analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des média mensonges répond à nos questions sur le traitement médiatique occidental de la crise syrienne. Il dénonce les medias occidentaux qui déforment  les faits et manipulent l’opinion publique afin de renverser le gouvernement syrien, protéger Israël et servir les intérêts de leurs maîtres, les multinationales et les états dominants.

Al-Manar : Sous prétexte que le gouvernement syrien n’autorise pas aux  journalistes d’entrer en Syrie, les medias occidentaux s’appuient en  majorité sur l’observatoire syrien des droits d’homme comme source unique d’information sur le conflit syrien. Que pensez-vous de l’OSDH et de cette dépendance des medias occidentaux à l’encontre de cette organisation sans chercher au moins à vérifier les informations publiées ?

Michel Collon : C’est un exemple frappant d’une règle plus générale : les médias occidentaux présentent les guerres et les grands conflits comme une croisade du Bien contre le Mal, en cachant soigneusement au public les intérêts économiques et stratégiques en jeu : ceux des multinationales occidentales. C’est pourquoi ils donnent la parole aux seules « sources » qui leur conviennent. « Experts » et « ONG » bien souvent financés par ces mêmes multinationales. Le prétendu OSDH est une création des services britanniques, tout le monde le sait, mais ce n’est jamais dit.

Al-Manar : Des journalistes étrangers qui se sont rendus en Syrie ont relaté des évènements radicalement différents de la façon dont ils sont présentés par la presse des pays occidentaux. Trouvez-vous que la couverture médiatique occidentale est juste et adéquate ?

Michel Collon : Comme à chaque guerre, les médias occidentaux ont déformé aussi bien les faits que les objectifs réels de la guerre, en présentant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France… comme des observateurs neutres préoccupés de résoudre les problèmes humanitaires. En fait, il s’agit d’une ingérence systématique pour renverser un gouvernement qui dérange, pour protéger Israël comme «flic du Moyen-Orient» et pour recoloniser toute la région. Donc les médias d’ici conditionnent l’opinion publique afin qu’elle accepte cette ingérence à prétexte humanitaire.

En général, les journalistes qui se rendent sur le terrain et qui veulent présenter les choses plus objectivement, sont empêchés de le faire. Mais avec le temps et comme la Syrie continue à résister, on se pose des questions, même dans les élites occidentales, sur la possibilité de «gagner» cette guerre. Alors, ces journalistes minoritaires reçoivent enfin un peu plus la parole. Mais il est impossible d’informer correctement sur les guerres dans le système médiatique occidental. C’est pourquoi j’ai créé notre site d’info indépendante avec l’équipe Investig’Action.

Al-Manar : Suite à l’attaque à l’arme chimique présumée près de Damas le mois d’août dernier, la presse occidentale surtout en France s’est positionnée en faveur d’une intervention militaire en Syrie sans attendre même le rapport de l’ONU. Sachant que l’implication des forces gouvernementales dans cette attaque n’est pas prouvée. Comment expliquez-vous cette attitude agressive et partisane ?

Michel Collon : La France et ses médias ne cherchent pas la vérité, mais un prétexte pour attaquer. Il y en aura d’autres. Les Etats-Unis ne valent pas mieux, mais en ce moment, ils sentent que le rapport des forces général a évolué en leur défaveur. Alors, ils cherchent des moyens plus subtils de réaliser leurs objectifs.

Al-Manar : Les crimes et les atrocités  commis par les rebelles syriens, pourtant filmés et diffusés largement sur le net, ont rarement été rapportés par la majorité des medias en Europe. Comment expliquez-vous cette omission ? Et comment la qualifier ?

Michel Collon : Dans mes livres, j’ai décrit ce que j’appelle les « Cinq règles de la propagande de guerre » : 1. Cacher les intérêts économiques. 2. Cacher l’Histoire (ce que le colonialisme a fait dans la région). 3. Inverser agresseur et agressé, blanchir les crimes de « nos amis et agents ». 4. Diaboliser l’adversaire. 5. Monopoliser l’info et empêcher le débat entre les deux versions. Cacher les crimes des terroristes, et souvent aussi les attribuer à l’armée syrienne, c’est appliquer les points 3 et 4 ci-dessus.

Al-Manar : Pensez-vous que ces medias ont dernièrement rectifié leur couverture des évènements syriens ? Pensez-vous que l’objectivité est un idéal journalistique inaccessible ? Surtout pour les agences internationales ?

Michel Collon : Certains secteurs de l’élite constatent que la guerre ne sera pas gagnée et ils s’inquiètent des conséquences de l’alliance passée par nos gouvernements avec le terrorisme dit « islamiste ». Mais la rectification est très limitée et ne démasquera pas les média mensonges qui ont rendu possible l’agression au départ. 
Quant aux grandes agences (AP, UPI, AFP, Reuters) qui informent sur le Sud, elles sont toutes basées dans le Nord, elles sont toutes liées aux multinationales et aux Etats dominants. C’est « la voix de son maître ».

Al-Manar : Un espace d’information s’est développé sur Internet ou un certain nombre d’analystes indépendants ont critiqué la couverture médiatique occidentale du conflit syrien en dressant de nombreuses déformations, erreurs et fabrications sur les évènements en Syrie. À votre avis  quel rôle les medias alternatifs concurrents jouent-ils pour offrir au public des medias une image réelle de ce qui se passe en Syrie ? Pensez-vous qu’il souffre d’un manque de crédibilité ? Pensez-vous que les sources des agences internationales sont plus véridiques et crédibles ?

Michel Collon : L’objectivité journalistique (à distinguer de la neutralité qui n’existe pas) est possible, mais seulement en dehors d’un système médiatique dominé par l’argent des multinationales en fait. Dans le Nord, c’est seulement sur Internet qu’on peut trouver une info objective. Mais, ces dernières années, ce qui me réjouit, c’est qu’on voit de plus en plus d’initiatives positives, et les gens les suivent de plus en plus. Il manque malheureusement une coordination entre ces initiatives, il manque aussi une concertation entre ceux qui informent en Europe, aux USA, dans le monde arabe, en Afrique, en Amérique latine. Les initiatives dispersées font réfléchir les gens, mais pour avoir davantage d’impact, il faudrait plus de concertation. Il faudrait un grand JT quotidien alternatif sur le Net.

En tout cas, le Net, c’est l’avenir. Créer une info citoyenne et indépendante, qui échappe aux intérêts des multinationales, aux censures économiques et politiques. Et aussi à la course au profit, donc au sensationnel qui empêche de prendre le temps de vérifier les témoignages, de confronter les sources et de creuser les causes des phénomènes.

Média et propagande: l’agonie de la pressetituée ne fait que commencer…

Posted in actualité, altermondialisme, désinformation, résistance politique with tags , , , , , , , , on 1 décembre 2013 by Résistance 71

Libération un journal à l’agonie

 

La Voix de la Russie

 

29 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_11_29/Liberation-un-journal-a-lagonie-1434/

 

Les actionnaires Édouard de Rothschild, Bruno Ledoux et le groupe italien Ersel ne voudraient plus payer mais soutiendraient la direction de Libération. Pour les journalistes de Libération, en ces temps de crise, menacés d’être licenciés ou d’être mis à la retraite pour les plus anciens ou pour ceux qui restent menacés de perdre 10 % sur leur salaire à un mois de noël, le Père Noël ne passera pas. Il faut faire des économies, a déclaré Nicolas Demorand. L’ancien fleuron de la presse française agonise comme France Soir. Pour le romancier, essayiste, journaliste et blogueur Thierry de Cabarrus, Libération est un Titanic de la presse et Nicolas Demorand en porterait la responsabilité. Libération n’intéresse plus les lecteurs.L’échec de Libération montre l’échec de cette élite journalistique qui, à l’image de Nicolas Demorand, gravite encore dans les rédactions françaises et qui brasse du vent.

Le 25 novembre, Libération annonce un plan d’économies. Le mardi 26 novembre, 90% des salariés ne veulent plus de Nicolas Demorand et de Philippe Nicolas dans une motion de défiance. Le mercredi 27 novembre, Nicolas Demorand a déclaré qu’il n’allait pas démissionner, laissant toute une rédaction dans le déni. L’avis des journalistes de Libérationne comptant pas, ilssont infantilisés par le fait du prince, ce qui ne va pas rétablir l’image du titre. Scène terrible qui se joue dans un titre de presse qui se targue de défendre la liberté des opprimés.

Une fabrique. A la manière dont Nicolas Demorand a parlé à ses collègues, cela rappelle le patron du 19e siècle décrit sous la plume d’Émile Zola. Le Libération libre, téméraire, pugnace, amoureux de liberté, si proche du peuple et si familial, a bien perdu de sa grandeur. Le journaliste qui doit faire trembler les puissants et celui qui tremble dans cette France. Le journaliste, mal payé, est devenu comme l’ouvrier de chez Doux ou de chez Continental. Il courbe l’échine devant l’ordinateur, ayant peur d’être licencié. Les lecteurs, surtout ceux touchés par la précarité, les emplois mal payés, ne sont pas dupes. Confrontés à la dure réalité quotidienne, les lecteurs ne s’y retrouvent pas dans les lignes de celui qui porte le joli nom de Libération. N’apportant pas une information libératrice, les lecteurs ont quitté depuis longtemps le navire, préférant acheter une baguette à 1 euro ou un café au zinc. L’arrivée de Nicolas Demorand dépeint dans le film documentaire Les Nouveaux chiens de garde comme un journaliste interchangeable au service du pouvoir financier aurait donc porté le coup de grâce au titre qui s’est trouvé prisonnier d’une élite vivant dans sa tour d’ivoire. « Les ventes au numéro s’effondrent inexorablement et le quotidien disparaît peu à peu des kiosques : -32% pour janvier à mai par rapport à la même période de l’année précédente, et pire, -41% pour le seul mois de mai», notait Thierry de Cabarrus en juillet 2013.

La faute à la presse. Le style Nicolas Demorand ne fait pas rire les lecteurs et ne les fait pas rêver. Personne ne trouve une âme de gladiateur chez cet homme qui manie le sourire comme une baguette cinglante. Dans cette crise, les lecteurs cherchent une âme, un caractère qui puisse relayer leurs espoirs au quotidien et se sentir épauler face aux aléas de la vie. Si c’est pour retrouver ou écouter sur les ondes la voix d’un petit chef, ça ne peut pas donner l’envie de lire ou d’écouter. Avec la crise, les lecteurs veulent des tripes d’humain et recherchent la petite main qui aide à supporter la vie au quotidien et non pas la main ou la voix qui fouettent encore et qui donnent des leçons. Les gens veulent du vrai, de vrais hommes, du charisme, de l’authentique. Ils veulent sentir le sang pulser sous les mots. Un titre de presse qui porte le mot Libération et qui ne les libère pas au quotidien ne peut que couler. L’émission Inter Activ dans laquelle Nicolas Demorand était l’animateur avait révélé des manquements graves à la déontologie journalistique. Se sentant brusqués, coupés, même censurés, de nombreux auditeurs s’étaient plaint du comportement de l’animateur. « Ce qui est clair, c’est que Nicolas Demorand n’est pas l’homme de la situation », dit Hervé Marchon, syndicaliste SNJ.