Grille de lecture géopolitique en 2015

Résistance 71

 

19 Mai 2015

 

Cette réflexion sur le monde en marche nous a été inspirée par les analyses récentes lues dans les médias alternatifs anglophones et francophones. Ce qui va suivre est une réflexion issue de la combinaison de près de 15 ans d’étude et de recherche de la part de nos intervenants sur la mise en place continuelle par l’oligarchie contrôlant le pouvoir, d’une grille de contrôle planétaire pour une société mondialisée fasciste (au sens mussolinien du terme c’est à dire fusionnant l’état et de la grande entreprise financière et industrielle) supranationale où une élite oligarchique infime vivra dans des “zones vertes” ultra-protégées, oasis de jouvence connectées au milieu d’un monde brutal et sauvage néo-féodal sous contrôle totalitaire.

Cette oligarchie richissime toute puissante est passée en phase de mise en application terminale de ce projet et pour mieux pouvoir le réaliser, renforce la diffusion de son écran de fumée dissimulateur. Ce qui suit est notre vue de l’affaire en tentant d’expliquer certains évènements géopolitiques se déroulant actuellement. Nous ne détenons aucune information secrète de quelque sorte que ce soit et ceci ne reflète qu’une réflexion de fond sur la conjoncture actuelle. Notre point de vue est donc en cela parfaitement critiquable.

Passons sur l’ineptie propagandiste des médias de masse, rien à en attendre. Ce qui nous chagrine est le contenu analytique des médias alternatifs dans leur très vaste majorité. Pourquoi ? Parce qu’ils semblent vouloir s’obstiner qu’à ne commenter l’action des marionnettes qu’on nous met devant les yeux: les politiciens, élus des peuples, hauts-fonctionnaires d’états corrompus. Savoir ce qui se dit dans les réunions politiciennes ouvertes et plus secrètes est bien, mais il ne faut à notre sens jamais perdre de vue que tout cela n’est que poudre aux yeux.

Quoi qu’il se dise ou se fasse, rien ne se fait par la volonté des intervenants mis sur le devant de la scène. Qui peut encore croire aujourd’hui que les Obama, Harper, Cameron, Merkel, Hollande et dans une grande mesure les Poutine, Rohani, Al-Assad, Xin Pin et tous leurs ministres respectifs (aussi bons soient-ils, nous avons de fait un très grand respect pour le ministre russe des AE Sergeï Lavrov ainsi que pour son patron Vladimir Poutine), soient les maîtres des décisions prises pour l’avenir de la planète ? Qui décide de la guerre ou de la paix ? Depuis au moins les guerres napoléoniennes, ce sont les banquiers et la haute finance qui décident. Ce sont les intervenants des grandes familles de la haute finance et de la grosse industrie monopolistes qui décident de la plus et du beau temps sur les “marchés” fictifs et aléatoires, sur les pays, qui décident de qui va vivre, survivre ou mourir. Ces gens où qu’ils soient dans le monde ont toujours financé les deux côtés des belligérences et n’ont pas vraiment besoin de réunion formelle pour décider ce qui est bien pour eux, car il y a une convergence d’intérêt au plus haut niveau. Ces gens vont dans les mêmes écoles, mêmes universités, se marient entre eux et savent ce qui est bon et profitable pour eux. Bien sûr de temps à autre il leur faut mettre certains points sur les “i” avec leurs larbins des échelons inférieurs à qui on fait miroiter le fait qu’ils “appartiennent” à la même caste, ou peuvent la “rejoindre” s’ils se comportent suffisamment bien… C’est la fonction des réunion style Bilderberg, Commission Trilatérale, Forum de Davos etc… mais globalement, les grandes familles oligarques agissent par convergence d’intérêt pure et simple. Comme ils sont peu nombreux, cela se gère facilement, l’organisation coule de source. Ceci est plus difficile à réaliser tout en bas, pour nous, surtout lorsque nous sommes maintenus artificiellement par cette même oligarchie dans la division, la confusion et les rapports de haine conflictuels.

Ainsi donc ce sont les, grandes familles de la finance, du pétrole et de la grosse industrie qui prennent toutes les décisions géopolitiques en considérant leur convergence d’intérêt dynastique.

Depuis le début des années 1970, l’empire anglo-américain n’a eu de cesse de brosser la manche et de féliciter le régime maoïste chinois pour sa grande ingénuosité et sa faculté de contrôle de la nation. David Rockefeller soi-même s’était fendu d’un éditorial extatique dans le New York Times en 1971, félicitant le “Timonier Mao de sa grande efficacité”, puis Rockefeller envoya son mignon Kissinger discutailler des conditions de la reconnaissance par l’empire de la République Populaire De Chine. Kissinger s’en revint, briefa Richard “je ne suis pas un escroc” Nixon, qui s’en fut normaliser les relations en 1973. Mao est arrivé au pouvoir avec l’appui de Wall Street et de la City de Londres, qui lâchèrent Chang Kaï Chek, lui permirent d’aller s’installer à Formose (aujourd’hui Taïwan) avec quelques milliards tirés du commerce de la drogue (les troupes du Kuomintang contrôlaient la production d’opium et d’héroïne du fameux “triangle d’or” Birmanie/Thaïlande/Laos jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne le premier producteur mondial d’opium depuis 2001, sous contrôle de la CIA et des Marines protégeant les champs de pavots…) et mirent Mao au pouvoir. Le chemin ne fut pas simple, mais le développement de la Chine vers ce qu’elle est aujourd’hui a été planifié de longue date. Les plans quinquennaux économiques soviétiques émananaient en grande partie des économistes de Wall Street et du gouvernement fédéral américain, il en fut de même pour le développement économique chinois. Lors de la guerre secrète au Cambodge et ses bombardements massifs par les yankees durant la guerre du Vietnam, un certain Pol Pot attendait son heure en Chine, l’heure de son retour au bercail minuté avec l’arrêt des bombardements américains sur son pays. La voie était libre pour la grande expérience du “Kampuchéa Démocratique”. Le Vietnam résistant sous les tapis de bombes, les milliers de tonnes d’agent orange et les crimes de l’opération “Phœnix” des forces spéciales yankees, n’obtint aucune aide de son grand voisin communiste chinois. Seule l’URSS, elle-même marché captif de Wall Street et de la City de Londres depuis Lénine et Trotski, aida le Vietnam dans ses efforts de résistance à l’envahisseur.

Le faramineux développement économique de la Chine depuis le dernier quart de siècle n’a pu se faire que parce la caste privilégiée des apparatchiks du PCC et la caste des grandes familles de la haute finance chinoise, voient depuis toujours la même convergence d’intérêt avec les familles de la haute finance occidentale. Les cercles de la banque de Shanghaï ont plus que vraisemblablement conclu un marché avec leur homologue occidental. La mise en place d’une banque asiatique d’investissement, annoncée en 2012 à Djakarta, majoritairement à fonds chinois, au capital nominé en dollar US ne représente pas à nos yeux une menace pour l’hégémonie anglo-saxonne de la finance, mais en fait une forme de consolidation asiatique de l’empire existant et un couloir ouvert pour le siphonnage plus avant de fonds occidentaux vers des cieux financiers plus cléments et sécures…

En bref, à la lumière de cette toile d’évènements historiques qu’on ne peut ignorer qu’à nos risques et périls, nous pensons qu’il existe une collusion de la haute finance globaliste et des cercles de la haute finance chinoise et que tout cela concourt à renforcer la poussée vers le Nouvel Ordre Mondial tant attendu par l’oligarchie et ses marionnettes politiques.

La Chine est pieds et poings liés avec l’empire. Pourquoi ? Parce qu’elle est devenue le premier créditeur de celui-ci ! La Chine possède, a acheté des milliers de milliards de dollars de la dette yankee, elle a acheté de la dette en échange de devenir “l’usine du monde”… S’est-elle faite piéger ? Pas à notre sens. Les élites de la haute finance chinoise savaient très bien ce qu’elles faisaient !… Résultat ? La Chine ne peut-être qu’un allié de long terme de l’empire. Elle n’a AUCUN intérêt a voir l’économie américaine imploser, sauf si elle s’est sécurisée au préalable en garantissant les fonds des oligarques occidentaux. Le bouchon de la grande baignoire de l’économie mondiale sera retiré de concert par les grands oligarques quand ils le décideront, s’ils le décident un jour.

Depuis le scandale de la corruption et des détournements de fonds de l’affaire du programme de l’ONU “pétrole contre nourriture” en Irak, un des responsables de ce projet, ancien fondateur de PetroCanada, ancien haut fonctionnaire de l’ONU, un des “pères fondateurs” du GIEC (connexion avec Big Oil ?…), protégé des Rockefeller, le Canadien Maurice Strong est réfugié en Chine, multi-millionnaire sinon milliardaire de son état, Strong n’est pas en Chine pour y passer une “retraite dorée”, mais pour y travailler de l’intérieur pour ses maîtres de longue date: la famille Rockefeller. Coïncidence ? Qui peut-y croire ?…

Alors le tout ramené au plan géopolitique çà donne quoi ?

L’occident est assujetti à l’oligarchie financière et industrielle, nous avons vu que la Chine peut difficilement échapper à être aspirée dans le tourbillon, ses élites ont vraisemblablement déjà rallié le principe de gouvernance mondiale. Le Moyen-Orient et l’Eurasie sont, il est vrai, les enjeux de demain avec le contrôle des ressources naturelles.

Qu’en est-il de la Russie ? Les oligarques mis en place par les pieds nickelés Gorbatchev/Eltsine avaient pour mission de siphonner l’ensemble de l’ex-URSS dans le giron de l’empire anglo-américain. Ils en ont été empêché par un homme: Vladimir Poutine, qui depuis a ramené la Russie à une place de valeur internationale. La Russie de Poutine n’a pas acheté la dette yankee, elle ne dépend pas de l’occident, du moins l’occident (surtout l’Europe) dépend d’elle tout autant sur un plan énergétique. La Russie se trouve à une certaine croisée des chemins: ostracisée, elle a fait une alliance stratégique naturelle avec la Chine et l’Iran. La Chine gravite dans le giron de la haute finance transnationale, au vu des derniers évènements moyen-orientaux, il semblerait que l’Iran et l’empire aient conclu des accords de derrière le rideau. Le but de l’empire est de briser une quelconque alliance sino-russo-iranienne. La Russie encerclée doit s’ouvrir à de nouveaux alliés en connexion avec la zone Eurasienne. La Chine est énergétiquement très dépendante et a besoin de la Russie et de l’Iran en ce domaine. L’empire est donc en train d’utiliser la Chine pour essayer de rendre la Russie dépendante de ses marchés pétroliers et gaziers envers elle et de l’amener par la bande, économiquement contrainte, à rallier le Nouvel Ordre Mondial.

Les oligarques occidentaux et chinois n’ont absolument aucun intérêt à une guerre thermonucléaire qui les condamneraient eux et leurs rejetons dégénérés à vivre dans des bunkers sous-terrains pour les 3 ou 4 prochains milliards d’années. Pas bon pour le business tout çà ! La propagande de l’empire gonfle à outrance les risques de guerre mondiale et de guerre nucléaire (comme en 1962 et la crise de Cuba) pour finalement faire retomber le soufflet et dire aux foules angoissées: “Ouf les gars! On vous a évité la guerre thermonucléaire.. pour que ceci ne se reproduise plus, voici ce que nous allons faire…” et arrive la gouvernance mondiale gérée par le cartel banquier transnational flanquée de l’infrastructure bureaucratique et militaire sino-onuso-otanesque… Les peuples heureux d’avoir échappé à l’armaguedon nucléaire disent: “Cool, ok, faites ce que vous voulez et merci pour tout !…” et le Nouvel Ordre Mondial se met en place par “consentement”. Les grincheux seront envoyés au goulag…

Voilà à notre sens le scenario qui se joue devant nos yeux, nous ne maîtrisons bien sûr pas tous les détails narratifs, ceci se veut être une ligne générale de ce qu’il se passe géopolitiquement de notre point de vue, mais une chose est certaine en ce qui nous concerne: les médias alternatifs regardent et commentent trop le spectacle qu’on leur met sciemment sous les yeux, celui des politiciens gesticulant pour la galerie allant de réunions en réunions, de leurre en leurre.

La nécessité de regarder derrière le rideau n’a jamais été aussi importante.

Quand le sage montre la lune, seul le fou regarde le doigt”, dit le proverbe chinois. Nous disons: “Quand le sage montre la lune… regardez ce que fait l’autre main, parce que vous savez où est la lune non ?….

 

 

17 Réponses to “Grille de lecture géopolitique en 2015”

  1. JBL1960 Says:

    C’est tout à fait ça. Et je pense de plus qu’il ne faut plus perdre son temps à analyser les faits et gestes des zélites mondiales. Car on sait, depuis longtemps, leur but. Comme nous n’avons pas le même but, c’est rien de le dire, et qu’il n’y a rien à garder de ce système ; Travaillons à changer le système. Et c’est là que les problèmes commencent… Bon, ne pas se décourager et tout tenter. Et bien, ce n’est pas facile au quotidien, bon perso, j’ai rien à faire d’autre que d’essayer de changer les choses, alors je m’y emploie !

  2. michel Says:

    Pourquoi plus rien de gratuit depuis l’avènement du Néolithique ?
    Pourquoi la course au non nécessaire, qui par là même autorise la résignation de sa propre liberté au profit d’un ordre imposé (La Chute au sens biblique) ?
    Réponse : parce que c’est un refus de l’Instant ou réel, le ici et maintenant, un refus en forme de défense parce que le réel serait cruel, sanglant, directe ou spontané, etc.
    Alors le refus du gratuit entraîne non seulement la philosophie qui prétend « améliorer les choses », mais surtout l’étatisme ou organisation ou « administration », aussi bien monarchique que soi-disant républicain, qui chient une palanquée de normes et de morale depuis maintenant des millénaires avec des individus qui seraient chargés de « travailler à l’amélioration de la condition humaine » ; ce sont alors des gens qui ont généralement cessé depuis longtemps de vouloir du bien à quiconque ! Les Taoïstes de l’époque des Han écrivaient déjà cela il y a plus de 2000 ans.

    « Comment la bonté et la justice censées unir les hommes comme la colle et la laque, la corde et le cordeau, pourraient-elles avoir quelques influence sur un monde régi par le TAO et la Vertu ? Elles ne provoquent que des égarements » écrit un Tchouang-tseu.
    Le TAO ou Soi, la super Tautologie « Je suis ce JE SUIS » de Moïse : « Se laisser conduire par sa propre nature, c’est cela le TAO ; et assumer pleinement cette nature reçue du Ciel, c’est cela la Vertu ».

  3. Pour vaincre l’ empire financier il suffirait de changer le fondement de la société dans laquelle nous vivons. Ne plus vivre dans une société de l’ échange (le troc et l’ argent qui devient spéculatif), mais commencer à fonder, même virtuellement, une nouvelle société qui serait basée sur le partage.

    La propriété privée, le troc et l’ argent deviendrait anticonstitutionnels ; ils seraient respectivement remplacés par le droit d’ usage direct et le droit au partage, qu’ un travail procurerait nécessairement.

    Il faudrait impérativement compléter cette société du partage, par l’ outil hiérarchique de la démocratie directe, modernisée par la notion d’ holostructure.

    Parce que l’ outil universel de la structure hiérarchique pyramidale, serait inadapté à notre nature humaine, qui serait trop obéissante à toute forme d’ autorité cohérente (voir les expériences de Stanley Milgram sur la soumission à l’ autorité, en théorie, et autour de soi en pratique, pour le constater).

    Pour résumer grossièrement mon point de vue théorique, le NOM ne pourrait se vaincre que par l’ usage du partage et l’ holodémocratie: ni argent ni pyramide. Une « crise » fiancière pour les peuples accélèrerait le processus.

    • Votre position est très proche de la philosophie anarchiste de la vie.
      Les sociétés traditionnelles « primitives » (c’est à dire au sens de sociétés premières et non pas défaillantes, inférieures et en développement comme le stipule ce cher structuralisme) ne connaissaient pas la propriété privée, fonctionnaient de manière non-pyramidale, sur une lignée matrilinéaíre, en participation politique directe, avec une chefferie représentative sans pouvoir et dans l’impossibilité d’exercer une quelconque coercition et en communalisme fédérée.
      Il est tout à fait possible d’y revenir dans les grandes lignes, en adaptant le modèle à la vie moderne… Nous n’employons pas les mêmes mots, mais nous serions proches dans la fonctionnalité…

      • Je n’ aime pas l’ anarchie -que je respecte- qui est pour moi, dans un sens commun, synonyme de chaos matériel et spirituel (« ni dieu, ni maître »), et qui ne pourrait fatalement que se réduire à la loi du plus fort, par l’ absence d’ un cadre disciplinaire, dans la réalisation d’ une fonction (le language informatique rigoureux et ordonné, est nécessaire pour réaliser le réseau maillé « anarchiste » d’ internet).

        Cela dit, j’ avoue que les solutions que je propose, au problème politique actuel (donc et surtout social), ressemblent effectivement dans le fond à cette idée de l’ anarchie. C’ est pourquoi les propositions du partage et de l’ holodémocratie, par exemples, ne peuvent exister à mes yeux sans des garde-fous matériels et inconditionnels: les indispensables semelles constructives sans lesquelles la maison s’ écroulera.

        Autrement dit, une société humaine qui serait premièrement basée sur le consensus de la démocratie directe, ne serait qu’ une illusion de bonnes intentions à la finalité autoritaire ; parce que la nature humaine surobéissante appelerait, construirait et entretiendrait, comme allant de soi, sa domination:

        – « le besoin de soumission irraisonné, crée l’ organe autoritaire irrationnel ».

        J’ en voudrais pour preuve, l’ apparente victoire historique d’ aujourd’hui, des faibles esprits destructeurs sur les forts peuples constructeurs, ou, plus modestement, la dérive pyramidale dans un collectif de militants, qui prétendent pourtant avoir un fonctionnement démocratique par consensus.

        Cette anarchie là ne pourrait pas être vertueuse et crédible, sans appliquer à elle-même le pragmatisme de sa philosophie qui serait, si j’ ai bien suivi, innée. Cela ne marcherait pas comme cela sur le long terme, malheureusement.

        • La société anarchiste est une société anti-autoriatire, non pyramidale, non coercitive, égalitaire et son organisation même rend impossible la « loi du plus fort », comme cela était dans les sociétés « primitives » (au sens de premières et non pas « inférieures » en attente de « développement »…). Les sociétés ont fonctionné de la sorte pendant des millénaires avant que certaines ne se divisent politiquement et finissent par engendrer l’État. (cf notre dossier Pierre Clastres sur ce blog). La démocratie directe dans le sens d’une politique participatrice d’assemblées populaires une illusion ?… Allons… c’est l’essence même de la vie en société. Ce que nous vivons est une perversion, une caricature mortifère de société. L’anarchie n’est ni chaos, ni le domaine de la « loi du plus fort », çà c’est ce que nous vivons actuellement. Quant au matériel, il est important, mais pas un objectif, le matériel est outil et non but, supprimons la propriété (pas la possession… différent…) et nous avons un paradigme où souffle le vent de l’égalité, là encore ceci n’est ni une illusion, ni une utopie, cela s’est produit et fut le mode de fonctionnement des sociétés pendant des millénaires.
          Nous pensons que vous avez des craintes infondées au sujet de l’anarchisme, peut-être par manque d’info sur le sujet… Epluchez notre blog, nous pensons avoir cerné l’affaire pour que chacun y voit un peut plus clair sur ce chemin politique émancipateur mal compris et souvent spolié à dessein.

        • Notre humanité serait vieille de 6 000 ans seulement et les dès le départ, avec les sumériens, les babyloniens et les égyptiens, ces premières civilisations ont fonctionné sous l’ emprise de la structure hiérarchique pyramidale, pas la démocratie directe.

          Pourquoi si rapidement ? Les souhaits, les pensées, les philosophies, les idées, même écrits noir sur blanc, ne restent que des croyances qui ne devraient jamais dépasser la sphère privée de l’ individu.

          Un peuple s’ usera toujours à subir la croyance « bonne » ou « mauvaise » d’ une partie. On gére une cité constitutionnalisée avec du bon sens, pour résoudre les problèmes du quotidien, petits et grands et via un outil physique de réalisation de la démocratie directe (l’ holostructure), pas avec des croyances supplémentaires et, donc, illégitimes dans une société donnée.

          Je suis pour la démocratie directe holostructurée et je ne comprends pas pour quelles raisons, il faudrait s’ empêcher d’ utiliser les outils modernes des réseaux maillés, comme ce forum de discussion sur le net, par exemple.

          Les assemblées populaires sont devenues désuettes, le soit disant consensus est dangereux pour la démocratie, et leurs contraintes matérielles auraient engendré l’ oxymore de la « démocratie représentative ».

        • oula, pas mal d’historiens chez nous, on est pas très « récentisme ». Bien des arguments contre et ce n’est pas le sujet ici…
          Pour le reste personne ne dit qu’il ne faut pas utiliser ce qu’on a.
          Ce qui est toxique c’est le vote majoritaire. Ce que les Amérindiens appellent eux « consensus » c’est l’UNANIMITE ! le tout dans une société à la chefferie sans pouvoir.
          L’humain pense, donc il est… On ne pourra jamais l’empêcher du moins naturellement et heureusement ! C’est notre pensée qui mène au progressisme.

  4. Désolé pour l’ oubli, j’ ai trouvé bien sûr cet article intéressant car pragmatique, la conclusion m’ a fait chuter aussi.

    Cela dit, il manquerait dans cet article les notions de complot et de mysticisme. J’ entends par là que l’ appât du gain, la mégalomanie ou l’ évolution « naturellement » convergente des choses, seraient insuffisantes pour expliquer la volonté de construire un NOM sur une très longue durée.

    Seul la « religion » pourrait être un ciment solide pour faire tenir, sur des siècles et des millénaires, la volonté farouche d’ aboutir à ce rêve immature de devenir le « roi du monde » (car l’ argent passé quelques zéros se ramènerait à du pouvoir).

    Des empires, même conduits par des forcenés, n’ ont pas pu résister au temps longtemps. Il faudrait autre chose, et ce serait cette chose là qu’ il manquerait dans ce texte réaliste: le mystique, cette source polarisante du complot contre les peuples.

    Pourrait-on ramener, en effet, la « culture de la mort » oligarchique avérée, à un simple choix esthétique de classe ?

    • La véritable spiritualité est détachée du matériel, ceci est une constante au travers des cultures. La « culture de la mort » oligarchique n’est pas un choix « esthétique », c’est un choix pathologique narcissique: celui de la domination absolu, crée un « Olympe » des privilégiés, asservir et/ou exterminer le reste… L’oligarque psychopathe veut être un « dieu » parmi les « dieux » dans une vision coercitive patriarcale hallucinée… De fait, le patriarcat, représenté par toutes les religions monothéistes, est le poison sur cette planète. Le contre-poison est le retour à la société matrilinéaire anti-autoritaire… Ceci ne représente pas un monde « dominé » par des femmes-amazones, harpies de remplacement (comme le sont a vaste majorité des femmes actuelles dites « émancipées » et qui ne sont que des mecs).

      • Je ne crois pas que le remède contre la division puisse être la division, même légitime et douce. Je ne crois pas que la femme soit l’ avenir de l’ homme, mais ses qualités sans doute.

        Cela dit tous les points de vue auraient droit de cité dans le nouveau monde car, le « mal » et le « bien » en se stimulant l’ un et l’ autre, relativisent les choses et mettent du plomb dans la tête.

        Avec une opposition saine le « cadre » tient, comme le pot de fleurs autoritaire qui ne brise pas la table ; parce que la force d’ opposition qu’ il a créé en se posant dessus, l’ en empêche en créant un équilibre harmonieux: une symbiose.

        Justement, seules les religions semblent avoir réussi à durer sur le long terme, pas les empires visibles. S’ il existait un empire occulte qui serait très très ancien, alors, il devrait probablement être « mystique ».

        Justement, si la spiritualité complétait le réel, pour un être normalement sain d’ esprit, en revanche, pour celui qui serait névrosé par sa naissance (consanguinité), son éducation (formatage), sa culture (impérialiste) et sa lâcheté (opportunisme), ou tout ça à la fois, alors, l’ inverse paradoxal d’ une « spiritualité matérielle » serait vrai et tout aussi valable à ses yeux.

        Sa religion deviendrait « naturellement » celle du pouvoir physique et son Dieu serait un objet fatal et pesant.

  5. Il existe aussi une possibilité que les Chinois et les Russes jouent le jeux de Wall street le plus longtemps possible mais renverse la table a la fin. Les Chinois se souviennent surement des Guerres de l’Opium et de ce que Wall Street peut infliger. L’histoire est pleine de gens qui se croyait les maitres et qui ont été trahis. Echanger quelques dollars contre la vraie liberté, ça se discute pour ceux qui sont sous la botte occidentale depuis si longtemps. Je ne vois pas ces gens se faire confiance même si leurs intérêts peuvent sembler converger …

    • oui c’est juste, c’est très possible. Nous pensons simplement que la Chine serait plus logiquement encline à pédaler pour le N.O.M, bien plus que la Russie en tout cas, mais oui, à quel jeu joue t’elle vraiment ? Espérons qu’ils n’aient pas oublier les guerres de l’opium et les horreurs de l’occupation coloniale… Nous sommes d’accord, c’est une possibilité.

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