Changement de paradigme: Exemple d’une nouvelle organisation politico-sociale de la société (Pierre Besnard)

Pour donner une certaine direction à 2018, notre première publication de l’année analysera une question souvent posée: peut-on, doit-on planifier la structure même de la nouvelle société envisagée ? Le débat existe depuis plus de 150 ans. Nous avons choisi une voie, sans négliger les autres parce que le futur sera fait de complémentarité acceptée et non plus des antagonismes dont on nous gave depuis des générations…
~ Résistance 71 ~

 

 

Analyse et concept de Pierre Besnard publiés en septembre 1934 dans son écrit “Le monde nouveau”

 

Présentation et analyse de Résistance 71 

 

Janvier 2018

 

Cette publication analytique de Pierre Besnard a précédé la révolution sociale espagnole de 1936-39 et peut-être comparée avec les comptes-rendus de l’action populaire anarchiste dans les domaines industriel, agricole et social dans cette révolution, publiés a posteriori par des personnes comme Diego Abad de Santillan, Gaston Leval ou Sam Dolgoff.

Dans ces 90 pages. Besnard dresse un exemple de plan d’action pour l’établissement égalitaire et fonctionnel de la nouvelle société faisant table rase de l’ineptie du contrôle criminel que représentent l’État et le capitalisme.

Ceci ne représente qu’un exemple, parfaitement flexible et adaptable. Nous n’en reproduirons ici que les grands titres, mais les lecteurs intéressés trouveront dessous le lien vers le PDF du document complet, organigrammes compris.

Pour notre part, nous voulons ici attirer l’attention du lecteur sur un problème interne au mouvement révolutionnaire, problème méthodologique qui n’est pas nouveau et que Besnard reconnait lui-même dans son introduction au texte. Le concept de l’organisation politico-sociale de la révolution sociale et de la société nouvelle émergente est en fait scinder en deux:

  1. La tendance à concevoir qu’une organisation structurelle est nécessaire pour guider le peuple dans la nouvelle société. Que la structure doit être pré-établie, demeurer flexible et égalitaire. elle se fonde sur le fédéralisme et tourne autour de deux entités administratives: la commune libre et le syndicat de travailleurs. Pierre Besnard dit faire partie de cette tendance, qui voit également le facteur économique comme étant le facteur directeur de la société.
  2. La tendance à concevoir que le peuple saura parfaitement s’organiser le moment venu pour gérer la société nouvelle et remplacer les institutions étatico-capitalistes par les associations et les communes libres qui se confédéreront en respectant les besoins et la flexibilité de chaque communauté selon le principe du « à chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins ». Nous faisons partie de cette tendance, qui ne reconnaît pas nécessairement l’économie comme étant le facteur directeur de la société. Nous pensons, après longue recherche et analyse synthétisées dans notre “Manifeste pour la société des sociétés”  (octobre 2017) que le facteur politique, décisionnaire, est de fait le facteur directeur de la société car précédant l’économique qui n’est qu’une pièce rapportée certes ayant pris une dimension des plus étouffantes. La division de la société établissant la relation dominant/dominé étant à l’origine une division politique, donc une question de pouvoir, il convient de comprendre que la réorganisation de la société post étatico-capitaliste passe par la dilution du pouvoir dans le peuple,

Les partisans de la première tendance regardent souvent les partisans de la seconde comme des “révolutionnaires romantiques” n’ayant pas le sens de la réalité ; les partisans de la seconde tendance regardent souvent les partisans de la première comme des dirigistes recréant à terme un système de contrôle bureaucratique et facilement récupérable par un système de “partis”. Il serait en effet assez simple pour un syndicat unique, contrôlant les rouages et des milices populaires de se corrompre et de dégénérer en nouveau système pyramidal. De fait, les deux côtés ont des points valides, il ne faut pas à notre sens les voir comme antagonistes, mais comme complémentaires, la solution étant sans aucun doute un compromis des deux tendances selon le contexte culturel de la société impliquée.

Une chose est certaine, lorsque l’on cherche une documentation sur ce sujet, on tombe essentiellement sur des écrits analysant la première tendance pour la simple raison que ceux qui pensent qu’il faut une structure organisationnelle… l’écrivent, la mettent sur papier pour la présenter, comme Besnard par exemple. Les partisans de la seconde tendance, pensant que si l’émancipation de l’Homme viendra de l’Homme lui-même, il est alors impossible de dicter quoi que ce soit de la marche à suivre de la grande révolution sociale. La société humaine, ou plutôt les sociétés humaines, dans toute leur diversité, sont bien antérieures au capitalisme et à l’État. Il est assez évident que la solution politico-sociale passe par la construction du neuf avec le vieux, avec ce qui a déjà été dit et fait, simplement en l’adaptant aux besoins réels tout en mettant en place des conseils populaires et des comités de gestion de production et de distribution, sans qu’ils soient la priorité. L’essentiel demeurant le changement de perception entre membres de la société, ceci menant à un changement d’attitude pour retrouver le souffle, l’esprit de la société organique humaine et sa véritable nature. Nous nous sommes égarés en chemin. Il nous faut retrouver la voie qui depuis s’est embroussaillée. De fait, il n’est pas nécessaire de retrouver le chemin perdu, mais de le recréer dans notre temporalité, à l’aune de notre savoir, de notre analyse et de notre expérience.

Dans la conclusion de son texte, Pierre Besnard nous dit:

“Tels sont les organismes et les rouages qui me paraissent à la fois, nécessaires et suffisants pour assurer la vie de l’ordre nouveau. 

Aux uns, ils paraîtront peu nombreux, primitifs, simplistes peut-être. Aux autres, ils sembleront, au contraire, trop nombreux, compliqués et centralisés. Ceci prouvera, tout simplement, combien il est difficile de satisfaire tous ceux qui aspirent à connaître et vivre des temps meilleurs. 

Quoi qu’il en soit, il n’est pas dans mes intentions de forcer leur jugement, de modifier leurs sentiments et leurs désirs, s’ils sont définitifs, ni de violenter leur pensée. 

Ils sont libres, comme je suis libre, en notre époque de relativité… Qu’ils cherchent et, s’ils trouvent vraiment la formule idéale, je serai le premier à saluer leur succès. 

En ce qui me concerne, j’ai cherché à faire quelque chose de solide et de pratique à la fois. J’ai cru le trouver à équidistance de l’absence totale d’organisation, qui ne peut conduire qu’au désordre et à la défaite, et de l’organisation trop compliquée, qui paralyse toute action et tout mouvement. Le système que je présente est donc une sorte de moyen-terme. Il est le produit d’un accord entre le sentiment et la raison. 

Je demande à tous ceux qui, comme moi, sont à la recherche du réel, du possible, du nécessaire, de bien réfléchir avant de choisir, d’avoir constamment en vue la tâche à accomplir : la révolution sociale constructive, c’est-à-dire : la transformation totale du Monde actuel et l’édification d’un Monde Nouveau, fraternel et égalitaire, capable d’abriter, tout entière, une Humanité libre.”

C’est pour cela que sa vision mérite le temps de la réflexion et de l’analyse.

Le texte complet en format pdf est en lien ci-dessous, en voici l’essence structurelle pour un monde nouveau…

L’organisation de la production industrielle

  • Comités d’ateliers et d’usines
  • Conseils ouvriers / syndicat
  • Fédérations régionales d’industrie
  • Fédérations nationales d’industrie
  • Fédération internationale d’industrie

L’organisation de la production agricole

  • Organisation agricole
  • Paysans travailleurs
  • Conseils de fermes
  • Fédérations régionales / nationales
  • Fédération internationale agricole

L’organisation syndicale

  • Union syndicale locale
  • Union syndicale régionale
  • Union syndicale nationale
  • Internationale syndicale
  • Offices de production: agricole et industrielle
  • Office de la répartition et de la distribution
  • L’organisation politique & administrative
  • Services dans les communes: distribution, éducation, loisirs, santé, assistance sociale, statistique, travaux publics, habitation, sécurité, voies de communication, transports, arts, sciences, relations extérieures…
  • Fédérations régionales des communes
  • Confédération nationale des communes
  • association internationale des communes
  • La cellule de base: la commune (voir le document complet p.46)

L’organisation sociale

  • Distribution des vivres et produits divers
  • Education et loisirs
  • Assistance sociale et santé publique
  • La statistique (gestion de tous les domaines)
  • Travaux publics
  • Habitat
  • Sécurité individuelle et collevtive
  • Création, entretien et fonctionnement des voies de communication et des transports
  • Relations extérieures
  • Arts
  • Sciences

L’organisation générale du monde nouveau

  • Organisation politique
  • Organisation économique et sociale

Remplacement de l’État

  • Le grand conseil des travailleurs
  • Prérogatives des conseils d’industrie, agricole et des différents offices

Déclaration de principes

Planches organigrammes

L’essai de Pierre Besnard “Le monde nouveau” (1934), version pdf:

Le_monde_nouveau_Pierre_Besnard (1934)

Note de R71: 

L’exposé de Besnard aussi pertinent et digne d’intérêt soit-il ne mentionne que du bout des lèvres un des problèmes fondamentaux sur lequel les anarchistes se heurtent depuis maintenant près de 200 ans: le problème de l’argent et du salariat. 

Dans son exposé sur la distribution, Besnard mentionne l’échange de biens, produits ou de services contre des “bons de travail” (p.39), ce qui laisse sous entendre qu’il considère pertinente non pas l’abolition de l’argent et du salariat, mais de son remplacement par des bons de travail, ce qui est une autre manière de considérer… l’argent et l’échange, c’est à dire l’asservissement. Il est totalement utopique de penser qu’il soit possible de brider de quelque manière que ce soit la spirale de l’échange. L’échange monétaire contient en lui-même sa terminaison fatale dans le trou noir de la dette spéculative…

L’expérience a prouvé que le seul moyen de maintenir une société égalitaire est de:

  • Maintenir le pouvoir inséré dans le corps social pour qu’il soit exercé par toutes et tous et…
  • De supprimer par là l’inégalité économique induite par la propriété privée et l’argent, qui s’aboliront tous deux à l’instar de l’État lorsque le support, la cause de l’inégalité n’existera plus, ne pourra plus exister. Cette cause réside dans le transfert du pouvoir, de la capacité de décider, dans une entité séparée du corps social. Ceci génère de facto la relation “dominant/dominé” qui ne peut disparaître qu’en refondant le pouvoir dans le corps social.

Ainsi Besnard, par la volonté d’introduire les “bons de travail” en substitution illusoire de l’argent, ne fait pas fonctionner la nouvelle société sur la base de la formule du “A chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins”, mais sur la formule du “A chacun selon sa participation, à chacun selon ses besoins”. Ce qui maintient, à terme, le potentiel d’accumulation et donc de disparité, terreau de la division et de l’oppression par l’exploitation, car cette porte laissée entr’ouverte deviendra une brèche béante à terme.

La société des sociétés qui est envisageable sera la société une et indivisée dans la complémentarité de sa diversité ; elle sera organique, égalitaire par essence en ayant renoué avec l’esprit ancestral de l’être générique, qui se régira sans État, sans institutions bureaucratiques, sans argent et sans économie puisque le changement radical de vision sociale nous ramènera à un mode de production domestique… à l’échelle planétaire.

Suite à la rédaction et publication de notre Manifeste de la société des sociétés”, nous nous sommes posés la question (et le sujet est venu sur le tapis dans la correspondance avec certains de nos lecteurs, la compañera Jo étant l’une d’entre eux…) de savoir si nous ne pourrions pas donner une suite à ce texte en essayant de visionner la structure de cette société afin de donner une dimension pratique à notre Manifeste. C’est donc en recherchant plus avant que nous avons lu ce document de Pierre Besnard, après avoir lu il y a plusieurs années les comptes-rendus de la pratique révolutionnaire espagnole que nous ont laissés Diego Abad de Santillan, Sam Dolgoff, Gaston Leval et Murray Bookchin par exemple, et que nous sommes arrivés à la conclusion suivante: il n’est pas possible d’envisager la structure de la société des sociétés et d’en faire un projet  sur le papier sans que le résultat ne paraisse être sorti des burlingues propagandistes d’un quelconque politburo doctrinaire ou du moins de paraître sur le papier, ne serait-ce qu’un tantinet dirigiste et donc recupérable, ce qui ne peut satisfaire un esprit anarchiste. Il ne nous appartient donc pas d’en refaire des schémas, sachant qu’à terme, les choses ne se passent jamais vraiment comme prévu… A ce sujet, prenons pour exemple la grande illustration de ce que voyait Pierre Besnard dans la période historique où il écrivait son analyse: la toute puissance des syndicats, le pouvoir syndicaliste des années 1920 jusquà la seconde guerre mondiale, la CNT anarcho-syndicaliste espagnole qui comptait près de 2 millions d’adhérents en Espagne avant 1936, ce contexte était effectivement propice à un leadership syndical, il se produisit et fut trahi. Où en sont les syndicats aujourd’hui ? Tous bouffent dans la main du patronat et de l’État, dépendant de la manne étatique pour survivre et ont abandonné toute velléité révolutionnaire et de promotion de la révolution sociale. Le syndicalisme moderne n’est que réformisme stérile ne cherchant plus qu’à arrondir les angles et accommoder le travailleur par l’amélioration illusoire des conditions de travail et salariales. Le syndicat n’est plus le pilier révolutionnaire qu’il a été et il est évident que ce n’est pas de là que soufflera de nouveau l’esprit de la société organique. Ils ont eu leur heure, elle est passée.

Il est donc plus que certainement vain de planifier, du moins dans le détail. Il est bon d’avoir une ligne de conduite générale, d’avancer le long de celle-ci tout en gardant les sens en éveil pour mieux s’adapter aux besoins et aux situations qui seront de toute façon différentes selon la société faisant sa révolution dans quelque endroit du monde.

Un plan, une structure possède la tendance inhérente à être rigide tandis qu’une ligne de conduite, tel le roseau au gré du vent, plie, s’adapte et se renforce. Là réside la forme d’action la plus profonde, celle qui provient de l’adaptation aux éléments et aux évènements. La rigidité (le dogmatisme) est synonyme de sclérose et de mort, la fluidité est création et vie. Comprendre que nous sommes complémentaires dans les corps de métiers, dans les cultures diverses et nos approches de l’humanité et non pas antagonistes, doit devenir un pilier porteur de la société nouvelle. Adaptons-nous, embrassons notre complémentarité, devenons politiquement adulte et construisons la société des sociétés, la seule qui puisse nous émanciper du piège mortel terminal dans lequel nous nous trouvons. Mais en tout premier lieu… Il nous faudra dire NON ! Chaque voyage aussi long soit-il commence toujours avec le premier pas.

“Sois comme l’eau mon ami.”
~ Bruce Lee ~

= = =

Lectures complémentaires:

L’anarchie pour la jeunesse

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Exemple_de_charte_confederale_Bakounine

la-sixta

kropotkine_science-etat-et-societé

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme (PDF)

 

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43 Réponses to “Changement de paradigme: Exemple d’une nouvelle organisation politico-sociale de la société (Pierre Besnard)”

  1. Effectivement, et je comprends d’autant mieux aujourd’hui, pourquoi il faut absolument éviter tout dirigisme (ne serait-ce que le sentiment de dirigisme) et laisser à chacun de s’approprier les mots, les idées pour que le moment venu, ceci ayant fait leur propre chemin dans nos têtes comme dans nos cœurs les prises de décision en soient facilitées.

  2. « …éviter tout dirigisme… »

    Quand un gosse s’apprête à boire de l’eau de javel à la bouteille
    Tu vas le reprendre et lui interdire.
    Peut-il déjà comprendre pourquoi il ne faut pas en boire ?
    Non.
    Peut-il intégrer la notion de dangerosité ?
    Non, il va devoir l’expérimenter.
    Donc tu le dirige en le grondant ou en lui mettant une tape sur les fesses…relation de dominant à dominé.

    Il y aura toujours des gens intellectuellement plus avancé que d’autres…et sous prétexte qu’il ne doit y avoir aucun dirigisme « les bœufs » pourront diriger à leur guise la carriole dans le ravain…

    Ce Monsieur Besnard a réfléchi à la mécanique de la société des sociétés…proposant des solutions…solutions qui ne sont pas toutes validées par le groupe 71…
    Il y a donc affrontement intellectuel.
    Tout le monde ne peut pas mener cet affrontement intellectuel et philosophique…
    Ça hiérarchise naturellement et vous ne pourrez jamais rien y faire.
    Si les bœufs acceptent les mots et les idées des plus érudits et appliquent leurs méthodes…ils sont alors dirigés.
    Accepte t’on facilement les idées débiles d’un plus con que soi ?
    En sachant qu’on est toujours plus con qu’un autre…
    C’est à ceux qui dirigent les bœufs de tenir leurs promesses de ne pas trahir ces mêmes bœufs…
    Là, entre la problématique de la morale et des valeurs…

    La notion suprême « d’égalité » pose un sérieux problème…
    Elle contient sa chute.
    À se croire tous égaux…on finit dominé…

    • oui mais il suffit de mettre sur la voie, de montrer l’exemple et démontrer que ça marche. Le leadership c’est pas le knout, c’est le respect, ton exemple de la « claque sur les fesses » est l’exemple de la relation dominant/dominé oui, le prémices de la prison, de l’inquisition et du goulag… 😉 Elle n’est en fait absolument pas nécessaire.
      Nous ne contestons pas le « leadership », bien sûr qu’il y aura toujours des leaders ne serait-ce que par leur personnalité, mais ce leadership peut s’exercer sans pouvoir coercitif. C’est une question relationnelle, une fois de plus de complémentarité. Le changement d’attitude sera la fibre organique de ce changement radical de société, ce sont les rapports qui changeront et s’ajusteront et qui ouvriront les portes nécessaires. Le coercitif est une anomalie qui provient de la division. Là est le nœud de toute l’affaire…

      • Tu as tout dit…
        « …Il ne nous appartient donc pas d’en refaire des schémas, sachant qu’à terme, les choses ne se passent jamais vraiment comme prévu…  »

        Tu ne peux pas anticiper toutes les conséquences d’une action ni la résistance engendrée par celle-ci.

        Si j’ai une idée sur quelque chose et toi une autre sur le même sujet…
        Et que mon idée va tous nous emmener dans le mur…donc toi aussi…
        Et que je reste obtus à ton raisonnement …
        Te mettant en danger…cela va forcément dégénéré en conflit…
        Si le rapport de force est en ton avantage…
        Ce sera forcément coercitif…à mon endroit…

        Je suis par exemple plus en phase avec Mr Besnard sur les bons du travail qu’avec vous…
        Et comme tu dis…
        « …un des problèmes fondamentaux sur lequel les anarchistes se heurtent depuis maintenant près de 200 ans: le problème de l’argent et du salariat… »

        Nous sommes complémentaires…
        Mais tous les travaux ne méritent pas la même rétribution…

        Voilà une division qui peut dégénérer.

        Et quand Bruce Lee dit « sois comme l’eau »…
        Il ne précise pas sous quelle état celle-ci doit être…
        Liquide…solide…ou gazeuse…

        • En prononçant l’expression « ne mérite pas la même rétribution » tu hiérarchise, et d’emblée on ne peut pas être d’accord…
          Allons allons.. l’eau est liquide sinon elle s’appelle « vapeur d’eau » sous forme gazeuse et « glace » sous forme solide… 😉

          Tiens tu connais peut-être: les « bullshit jobs » de l’anthropologue David Graber:


          Une réorganisation radicale de la société hors état et hors capitalisme verrait tout ce parasitisme disparaître et la gestion devenir « à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »… Tout le reste n’est parasitisme et futilité faits pour entretenir la division et le consensus du statu quo oligarchique…

          • Bien sûr je hiérarchise…
            Tu prends un bûcheron et un chirurgien reconstructeur…
            Le bûcheron se coupe un pied ou une main…
            Le chirugien va réparer son membre…
            Le bûcheron en est-il capable ? Non.
            Le chirurgien est-il capable de couper du bois ? Oui
            Sont-ils complémentaires ? Oui
            Sont-ils égaux professionnellement ? Non
            Sont-ils égaux intellectuellement ? Probablement
            (Pour être gentil avec les
            bûcherons,menuisiers,bouchers,boulanger,électriciens,peintres,carreleurs,routiers,infirmiers…et tant d’autres…)
            Sont-ils égaux scolairement parlant ? Non

            Socialement…je me situe plus près du bûcheron que du chirurgien…je ne défend pas ma paroisse,
            Mais il faut avoir l’esprit fermé pour dire le contraire…

            Bien entendu…que serait le chirurgien sans tous ces corps de métier…?

            Il y a des industries plus dures que d’autres…
            Les hauts fourneaux par exemple…
            C’est plus dur que de travailler dans une usine de pralinés…

            L’intelligence sociale et fraternelle vient du monde ouvrier…
            C’est le travail ouvrier qui devrait être rétribué à sa juste valeur…
            Le monde ouvrier est la base de la pyramide et tout le reste s’appuie dessus…
            Il faudrait le même « esprit » à la base et au sommet de la pyramide.

            Nous sommes en accord sur les causes et les symptômes de la maladie…
            Et en désaccord sur le remède.
            Mais c’est pas nouveau… 🙂

            Ni vous ni moi ne changeront quoi que ce soit…
            Il faut s’y résoudre.

            • tu mélanges tout et c’est normal puisque ta foi te soumet… 😉
              Le chirurgien peut avoir des capacités intellectuelles plus développées que le bûcheron et encore rien n’est moins sûr bien entendu puisque tout cela est aussi social: quel environnement a t’il été le plus propice au développement intellectuel ? Pour l’essentiel c’est une condition sociale, de l’environnment socio-éducatif qui est lui-même pour l’essentiel pas mal verrouillé.
              Ceci dit, tu prends le chirurgien bambin et le bûcheron bambin, tu intervertis leur mlieu social et il est douteux que le bébé « chirurgien » devienne chirurgien dans un environnement de bûcheron et vice versa… L’intelligence n’est pas génétique… sauf tare naturelle particulière.
              Ils sont complémentaires oui, mais il n’y a pas un boulot qui soit « supérieur » à un autre, tout cela n’est que construction sociale, supprime le mal à la source: la division politique de la société et tu résous une très grande partie de la problématique mais là encore c’est une question de formatage. Dès qu’on croit en un barbu dans les nuages auquel on est obligé de se soumettre, alors la hiérarchisation des êtres et des choses et ton fatalisme de fin d’envoi sont inéluctables.
              La différence est que tu crois en un être mythologique auquel tu remets ta volonté, nous croyons en l’humain et en son incroyable capacité créatrice pourvu qu’elle ne soit pas bridée par un tissu de fadaises politico-socio-économico-religieuses construites et inventées à dessein pour maintenir un certain consensus du statu quo oligarchique parasitique.
              Bien sûr que l’humain peut y changer quelque chose, il peut TOUT changer. Le mal de la division est profond mais pas insoluble, c’est notre « croisade » à nous si tu veux, de faire croire en l’Homme et de laisser tomber les fadaises de la mythologie qu’elle soit religieuse, politique et/ou économique… elles sont reliées de toute façon.
              Imagine une chose, une inversion des choses dont tu es friand qui est celle-ci:
              « L’Homme a créé dieu à son image et non pas l’inverse.. » Une sacrée autre perspective non ? 😉

              « Toi… toi … toi si t’étais l’bon dieu,
              Mais tu es beaucoup mieux…
              Tu es un Homme. »
              (Jacques Brel)

  3. Comme 2018, avant que d’être cette année zéro d’une prise de conscience politique collective est une année d’élections partout dans le monde, et à mon grand regret, l’EZLN participe à la mascarade en présentant une femme indigène.

    Russie, Mexique, Égypte, Tchad, Irak, Venezuela, Afghanistan, Iran, Brésil, Hongrie, même en Zunie avec les législatives de novembre…
    Alors qu’il suffit de leur retirer notre consentement et de dire NON.

    Un petit rappel avec humour parce que le temps est gris ;

    • un glorieux imbécile, troll du système. Le capitalisme est un FREIN total à la créativité humaine. Sans lui on serait sans doute déjà sur Mars (on dit ça parce que c’est la mode, qu’irait-on y faire ?.. on a assez à faire ici, mais toujours ce souci de « coloniser », de « conquérir » l’espace… vanité, vanité tout n’est que vanité !… 😀 )
      le capitalisme est le plus grand frein mis au développement de l’humanité, c’est une évidence. Faut vraiment qu’ils se sentent en danger pour que le système paie des sites trolls à sa gloire pour tenter de renforcer le dogme qui part en sucette… Pathétisme quand tu nous tient 😉

  4. Ma solution en une image…
    L’inversion des choses…

    • pas de pyramide !! Les conseils et délégations ne représentent aucunement une hiérarchie puisqu’ils ne sont que représentatifs et non permanents ou en renouvellement alternatif quasi constant. La société des sociétés est plate les conseillers/représentants temporaires ne faisant que la communication entre leur communauté et les conseils. Personne ne commande personne n’obéit.

  5. Un passant Says:

    @R71 et Para
    Et à ceux qui (comme moi pê mais oublions le « comme moi ») ne croient ni en Dieu ni en l’Homme, vous leur proposez quoi?
    PS: j’adore Brel mais – et je n’interviens pas sur les fora pour faire de la diplomatie mais oublions le « je » – c’était un grand idéaliste limite un peu naïf, non? J’ai lu il y a déjà un bout de temps votre Manifeste mais ce qui est avancé sur la condition humaine du temps de la préhistoire pourrait sans doute être discuté… par un expert en préhistoire (pas un simple passant qui ne l’est pas). C’est donc de façon tout à fait inexperte que je dirais juste ceci: et si le fait qu’il n’y avait pas de guerres à l’époque venait du fait qu’on était bcp moins nombreux à l’époque et qu’il n’y avait donc pas à tant guerroyer pour le territoire, ce que font tous les animaux y compris l’autoproclamé homo sapiens sapiens qui, bcp semblent l’avoir oublié, n’est rien d’autre qu’un animal au sens purement biologique du terme.

    • notre narratif paléontologique est fondé sur des recherches archéologiques et universitaires expertes, cf la bibliographie… 😉

      • Un passant Says:

        La caractéristique de l’étude préhistorique même universitaire et tout l’toutim n’est-elle pas son haut degré d’incertitude?… 😉

        • il y en a toujours, mais il y a eu d’énormes avancées faites ces dernières décennies dans le domaine. On est loin des fadaises et élucubrations d’autrefois sur Neanderthal et autre. Ce que nous avons utilisé sont les résultats les plus récents dans le domaine.

          • Un passant Says:

            Il est donc scientifiquement tout aussi défendable de ne pas avoir foi en l’Hommmmmme… (Je crois que c’est la chanson de Brel que j’aime le moins.)

            • scientifiquement ?…

            • « il y en a toujours »… des incertitudes dans l’étude préhistorique.
              En considérant l’étude préhistorique comme une science (inexacte) j’ai donc écrit « scientifiquement ». Ce que je veux dire c’est que votre Manifeste repose sur des incertitudes, enfin une incertitude majeure: l’Homme était bon à l’origine etc Et en admettant que cela soit vrai (même avec tjrs une part d’incertitude), on se demande comment on va pouvoir revenir en arrière au point où on en est… du moins sans passer par un cataclysme total qui nous renverra… à la préhistoire.
              ps: j’aime bien la dernière phrase de Louis Van Delft en bas de la discussion. Pour ma part on pourrait remplacer le mot « Cité » par « blogosphère » 😉

            • qu’est-ce qui est inexact dans l’étude préhistorique ? En quoi les paléontologues modernes ont-ils été inexacts ?
              On l’a dit dans le manifeste et ici, personne ne parle de revenir en arrière mais d’adapter ce qu’on sait et qui a été pratiqué avec un certain succès au monde moderne.
              Oui on savait que le mot « cynique » allait te faire réagir… 😉 on se demande pourquoi… 😉

            • Ah c’est le plus sec de la bande qui a pris le relais aux commentaires 😀
              C’est un peu triste que tout ce que j’ai laissé comme commentaires ici depuis 2 ans se résume à tes yeux au mot « cynique » mais bon… on est dans la communication virtuelle.
              Tu admets toi-même qu’il y aura toujours des incertitudes dans l’étude préhistorique et ensuit tu viens me demander en quoi celle-ci est inexacte! Elle est « inexacte » par manque de preuves absolues du fait des temps très reculés qu’elle étudie, c’est d’ailleurs pourquoi on l’appelle la PREhistoire.

            • 😉 les méthodes de recherche ont fait bien des progrès, des gens comme Patou-Mathis et Demoule (entre autre) ne travaille pas avec une boule de cristal… 😉 Il y a bien plus de certitudes aujourd’hui que dans les tâtonnements des XIXème et première moitié´du XXème siècles.
              Le fait de l’appeler la « préhistoire » révèle déjà le biais. L’histoire commence pour le dogme étatiste à la création des états, ce qu’il y a avant a été étiqueté « pré-histoire », c’est à dire « folklore sauvage ». Toute cette période de l’histoire humaine s’étalant du paléolithique au néolithique a été balayée pendant longtemps sous le tapis, par manque de données fiables certes mais aussi parce que pour la doxa étatico-scientifique, l' »histoire » commence à la « révolution agraire » du néolithique qui amena division, étatisation et centralisation des sociétés humaines, faisant passer ainsi sous silence des centaines de milliers d’années de développement humain sans coercition, sans état, sans guerre (qui n’est apparue comme nous l’expliquons dans le manifeste qu’il y a 10 000 ans environ sous sa forme de violence collective organisée et organisée par quelle frange de la société déjà spoliée ?).
              Bien sur qu’il y aura des incertitudes, il y a des choses qu’on ignore et qu’on ne pourra pas savoir, exemple: le fait de n’avoir pas retrouvé de peintures rupestres remontant avant Homo sapiens, beaucoup pensent toujours que Neanderthal ne connaissait pas « l’art ». Mais quid s’il peignait sur peau ou sur bois comme bien des Améindiens ? Les vestiges ont pourri et ne peuvent se conserver. Doit-on penser qu’il n’exprimait pas sa symbolique, qu’il en était incapable ou qu’il ne reproduisait pas des fragments de vie quotidienne ? N’en avait-il pas la capacité ? Peut-être, mais pas sûr… Incertitude.
              La « préhistoire » est un concept moderne qu’on peut qualifier de « propagande » à l’aune de ce qu’on sait aujourd’hui… comme quoi… 😉

            • En + je n’ai pas écrit que vous prôniez de revenir en arrière (je le sais, je vous lis), j’ai dit qu’un cataclysme nous pendait au nez et qu’on risquait de retourner à la préhistoire comme l’a prédit Einstein: « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. »

            • et il avait raison. Les psychopathes aux manettes sont capables de tout à terme, il nous revient de les empêcher de nuire et d’arrêter de geindre. On l’a dit et on le répète, la balle est dans notre camp depuis un bon bout de temps mais l’oligarchie a éteint la lumière et nous divise pour nous empêcher d’organiser efficacement la recherche de la balle… 😉
              Alors entre les obtus, les utopistes qui croient au système et ceux qui ont peur du noir… pas besoin de faire un dessin pour comprendre, dans le noir on verra rien de toute façon. 😉

            • Au fond, votre Manifeste c’est le pari de Pascal mais en version anarchiste 😉

            • Pascal pariait que Dieu existe et vous que l’Homme est bon.

            • plus facile de gagner notre pari que le sien… 😉 😀
              Ceci dit ce n’est pas un « pari », l’Homme n’est ni bon, ni mauvais, il est. Comme toute chose dans la Nature. Il n’y a pas de « bien » ni de « mal » dans la nature. Notre faculté aigüe des rapports nous fait interagir plus avec notre environnement, notre amoralité inhérente a été pervertie par la division politique et sociale. La « morale » peut se réduire à une affaire de pouvoir, de distribution du pouvoir ni plus ni moins.

            • Mais c’est l’homo sapiens qui a amené tout ça (la perversion par la division etc)… pas des martiens? Quelques pommes pourries seulement? Elles ont été vachement efficaces! Et le reste du pommier soi-disant sain a été bien docile! 😉

            • non il a été forcé par les mécanismes mis en place. Bien sûr que c’est l’humain qui a créé le système, celui qui préserve les privilèges sous de la division initiale, lorsque le pouvoir a été sorti du corps social et maintenu en une entité séparée, la collusion dans le temps et s’adaptant du chef de guerre, du prêtre, du juge et finalement du spéculateur…
              Le peuple n’a pas été docile, l’histoire est faite de révoltes ayant eu plus ou moins de succès, le problème a été que la cause initiale n’a jamais été adressée, seulement ses symptômes pour continuer le cercle vicieux de l’antagonisme induit.
              Essaie de voir tout cela en dehors du moule, sors du formatage… 😉

            • Entre 2 « révolutions » (d’ailleurs souvent manipulées, non?) j’ai surtout vu « du pain et des jeux », « travail, famille, patrie », « métro, boulot, dodo » comme grandes attitudes indociles du troupeau humain… Mais je veux bien essayer de sortir du moule… et même des frites 😉
              Un passant qui ne fait que passer (tout ce qu’il écrit sur la toile n’est rien d’autre qu’une « expérience » en labo virtuel).
              Avec parfois des connexions avec la vie réelle. Hier à la boite aux livres je suis tombé sur une citation qui devrait vous plaire:
              « Au-delà du Nord, de la glace, de la mort — notre vie, notre bonheur… Nous avons découvert le bonheur, nous connaissons le chemin, nous avons trouvé l’issue de ces milliers d’années de labyrinthe. » Nietzsche… en prologue d’un bouquin de Sollers: « Une vie divine »
              Qu’on retrouve ici sur internet: https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Nietzsche_-_Le_Cr%C3%A9puscule_des_idoles.djvu/243
              Au fond j’utilise les pages de commentaires comme un blog n’ayant pas envie d’en créer un pour bramer dans le désert et devoir aller mettre le lien un peu partout pour amener des lecteurs – quelle horreur – et puis je me connais: je suis bcp plus fort ds la réaction que ds l’action. (Fin de mon petit envahissement sur cette page)

            • à la prochaine donc… 😉

    • un animal doté de « raison », une différence quand même… apparemment… 😉

  6. Regardez ce crucifix, que symbolise t’il? L’incompétence blafarde qui pend sur un arbre.

    Je mets en cause toute chose. Alors que je me tiens devant les façades
    suppurantes de vos dogmes moraux. J’écris des lettres de profond mépris: « tous ceci est frauduleux »!

    Rassemblez-vous autour de moi, vous qui défiez la mort et la terre elle-même sera la votre. Vous la posséderez et la tiendrez.

    La main morte a trop longtemps été autorisée à stériliser la pensée vivante.

    Nulle croyance ne doit être acceptée sous l’influence d’une nature divine.
    Les religions doivent être remisent en cause. Nul dogme moral ne doit être considéré comme acquis. Il n’y a rien de fondamentalement sacré dans les codes moraux. Comme les idoles de bois du passé, elles sont l’œuvres de mains
    humaines, et ce que l’homme a fait, l’homme peut le détruire.

    Lui qui est parfois si long à croire tout et n’importe quoi est très
    compréhensif car croire en un faux principe est le commencement de tout le contraire de la sagesse.

    Le devoir principal de chaque nouvelle ère est d’entraîner de nouveaux hommes à déterminer leurs libertés, de le conduire vers un succès matériel et de rompre Chaînes et cadenas de traditions mortes qui empêchent toujours un épanouissement sain. Les théories et les idées qui ont donné sens à la vie, à l’espoir et à la liberté de nos ancêtres, peuvent désormais signifier destruction, esclavage et déshonneur.

    Comme les environnements changent, aucun idéal humain ne peut perdurer!

    C’est pourquoi, à chaque fois qu’un trône se bâtit sur un mensonge, qu’il soit attaqué sans pitié et sans regret car sous la domination d’un mensonge,
    personne ne peut évoluer.

    Laissez les sophismes établis être détrônés, déracinés, brûlés et détruits, parce qu’ils sont une menace constante pour toute pensée et action!

    Quel que soit leurs « vérités », qui est de toute façon pure fiction, qu’ellessoient englouties dans l’obscurité, parmi les dieux morts, les empires morts,les philosophies mortes, et d’autres lests et débris inutiles!

    Le plus dangereux de tous leurs mensonges c’est ce qu’ils appellent le sacré, le sanctifié, le mensonge que tout le monde croit être un modèle. C’est la mère fructueuse de toutes les illusions et erreurs populaires. C’est un arbre de déraison munie de mille racines. C’est un cancer social!

    Le mensonge qui est reconnu comme tel est supprimé sans demi-mesure, mais le mensonge que même des personnes intelligentes acceptent comme acquis (le mensonge qui fut inculqué au nourrisson sur le cou de sa mère) est plus
    dangereux à contenir, que la pire des pestes et pestilences! .

    Les mensonges populaires ont toujours été les ennemis les plus puissants des libertés personnelles. Il y a seulement une façon de les traiter: les couper à la racine même, tout comme les cancers. Exterminez les racines et les branches.Les anéantir ou ils nous détruiront!

    • Sans commentaires…?
      C’est bien la première fois que je te sèche…

      À moins que…comme dit l’adage…
      « Qui ne dit mot consent… »

      Cette prose…qui pourrait finalement venir de vous…
      Vous en avez le talent…

      Provient de là:

      https://cdn.preterhuman.net/texts/religion.occult.new_age/Satanism/La%20Bible%20Satanique%20Par%20Anton%20Szandor%20Lavey.pdf

      L’aboutissement de la philosophie nietzschéenne…

      • En fait on ne voulait pas potentiellement t’offenser ne sachant pas si c’était de ton cru ou pas, on avait déceler un zeste de prose nietzschéenne mais pas assez constante pour être originale.
        tu nous dit sa provenance: on dit, mythologie, mythologie quand tu nous tient !… 😉 😀
        Les illustrations sont bien foutues. La mythologie inspire toujours les artistes… 😉
        Une question: tu crois vraiment en tous ces trucs ?
        Pour la philosophie de Nietzsche… On ne pense pas que son aboutissement soit le « satanisme ».

        On aime bien ce que dit Louis Van Delft (Paris X) de sa philosophie:
        « Nietzsche est celui qui s’arrête comme s’arrête le voyageur. en tant que ‘généalogiste de la morale’ il se situe dans la lignée d’un Montaigne, d’un Chamfort, qui se définissaient comme naturalistes. Comme eux il estime que le problème ne saurait être abordé sans faire une large part à la psychologie. Aussi bien, si la morale établie est une ‘fatale erreur’, celle-ci est à mettre sur le compte d’une ‘névrose religieuse’, collective autant qu’ancienne… Le malaise du lecteur provient de ce que, loin de procéder en froid analyste, le penseur emporté par la fougue du pamphlétaire, emboîte le pas aux philosophes cyniques… L’authentique cynique entend remplir dans la Cité une fonction purgative et curative, retourner les opinions reçues, le langage conventionnel, les fabrications des ‘faux-monnayeurs’, toutes les philosophies morales n’ayant été que des soporifiques, provoquer constitue à ses yeux le plus sûr moyen de réveiller ses semblables, les sortir de leur torpeur et de leurs turpitudes… »

      • N’oublie pas que pour Nietzsche, l’antéchrist… c’est le christianisme lui-même ! 😉

  7. « …Une question: tu crois vraiment en tous ces trucs ?…’
    Quels trucs ?
    La prose de Lavey ? Sûrement pas.

    Tu peux appliquer la philosophie satanique sans croire à la mythologie.
    Le satanisme…c’est l’esprit libertaire…
    C’est l’humanisme…l’homme est un dieu pour l’homme…

    L’anarchie est le modèle social de la pensée sataniste…
    Et vous ne pourrez jamais l’admettre…
    Vous réfugiant toujours derrière la mythologie et votre athéisme prosélyte…

    Le propre de la réflexion est d’ouvrir des portes internes…
    La réflexion est empirique…
    En partant de Nietzsch on peut arriver à Lavey…

    « Le christianisme…c’est l’antichrist lui même »…
    Cela amène à une réflexion…

    « Le christianisme est la plus grande trahison faite au Christ »
    En amene à une autre…

    Le mal n’est qu’une graine insignifiante au départ…

    • Là encore tu vois, tu extrapoles… tu veux absolument que tout le mondes est un « dieu » un blaireau à qui se référer. Les anarchistes sont totalement déconnectées de tout çå. On pense que toute cette mythologie n’est que sornettes inventées pour subjuguée les simples d’esprit d’il y a x milliers d’années. On est aux antipodes de tout ça et on ne pense certainement pas que « l’homme est un dieu pour l’homme », encore moins un « loup » comme pensait l’autre eugéniste de Hobbes.
      Tous les abrutis qui donnent dans les imbécilités « satanistes », rituels et tout le toutim ne sont que des esclaves du pouvoir, tous sont des malades psychopathes qui ne sont que dans un délire fric/perversion/pouvoir directement lié à la division initiale de la société dont nous parlons dans notre manifeste.
      L’anarchie est l’antidote absolu de toute cette fange religieuse.
      Tout cela n’est que mythologie savamment entretenue à des fins bien spécifiques.
      Nietzsche n’était pas anarchiste, mais certaines idées concordes.
      Laissons le parler, voici sa conclusion de « L’antéchrist » que nous avions publiée:
      https://resistance71.wordpress.com/2016/12/24/comment-friedrich-grinch-nietzsche-vola-noel-et-fit-du-christianisme-lantechrist/

      Ta remarque: « Vous réfugiant toujours derrière la mythologie et votre athéisme prosélyte… » fait preuve soit d’incompréhension, soit de mauvaise foi… Reprocher aux anarchistes de se réfugier derrière la mythologie ?.. allons, allons, tu es sérieux là ?… 😉 A l’encontre des religieux qui eux vivent dans le réel et ne sont pas prosélytes pour deux balles ?… 😀 😀 L’anarchie prosélyte ? alors qu’elle affirme que l’émancipation ne peut provenir que des gens eux-mêmes que rien ni personne ne le fera pour eux et qu’elle refuse toute forme d’autorité…
      L’anarchie est au-delà de tout délire religieux. Elle résout la question sociale.
      Si on suit la loi naturelle on est au delà du bien et du mal qui ne sont que des concepts anthropomorphiques. Il n’y a ni bien ni mal dans la nature, il y a l’être, une symbiose dans un grand tout que nous n’avons en fait jamais encore réalisée dans notre histoire, les sociétés primordiales n’ayant pas été capables de lâcher-prise de l’antagonisme pour finir perdue et divisée jusqu’à aujourd’hui. C’est ce que nous analysons et concluons dans notre manifeste.
      fraternellement

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