Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…

Pour l’empire anglo-americano-christo-sioniste, la destination finale a toujours été Téhéran. Tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis plus de 30 ans a deux raisons d’être fondamentales:

1) Protéger l’entité sioniste, garde-chiourme de l’empire dans la région et

2) Briser l’Iran pour s’accaparer ses richesses naturelles

Les dernières manœuvres moyen-orientales impérialistes ne font que confirmer ce plan de longue haleine.

Cela confirme une fois de plus si besoin était, que tout accord avec les Yankees est voué à être trahi à plus ou mins long terme par ceux-ci… C’est inscrit dans leur génome politique !

Lisez ci-dessous ce que disait déjà il y a 12 ans, le SG adjoint du Hezbollah N. Qassem dans son remarquable ouvrage “Hizbullah, the story from within”, livre traduit en français et publié aux éditions Farouq et qui doit être lu par quiconque veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au MO depuis 1948 et la Nakba. Incontournable !

~ Résistance 71 ~

“L’intense campagne lancée par l’occident et plus spécifiquement les médias américains, pilotés en cela par Israël et les cercles hégémoniques établis contre la relation entre l’Iran et le Hezbollah, n’est qu’une partie de la politique coloniale visant à démanteler les forces de terrains variées existantes par le moyen du diviser pour mieux régner. […] C’est à la lumière de ce fait que nous en venons à comprendre l’importance et la nécessité de la relation entre le Hezbollah et l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, le Liban et la Syrie, la résistance palestinienne et la Syrie et la Syrie et l’Iran…”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah , 2005 ~

 

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne

 

Al Manar (avec Press TV)

 

17 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/455090 

 

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?

De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.

Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?

Les officiels Iraniens se sont refusés pour le moment de réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran?

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13 Réponses to “Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…”

  1. Killary voulait atomiser l’Iran sitôt élue…

    Et il y en a eu pour affirmer que mieux valait Trump que Killary !!!
    Comme John Pilger qui pourtant est un grand reporter de guerre et dont le documentaire, la guerre invisible, en entier en VOSTFR pour ceux qui l’auraient manqué, ne pouvait laisser aucun doute sur le fait que Trump ferait mieux que Killary, une fois élu !

    En reblog, je remets ce doc en préambule. Entendez bien l’ordre de shooter ce photographe et ses accompagnants… Shoot, shoot, again, shoot !!!

  2. Pastèque Says:

    si tous les néoconservateurs nord-américains, tous les chiens de garde atlantistes en europe de l’ouest étaient dans le camps de killary, c’est bien que c’était la candidate favorite du parti de la guerre.

    maintenant,
    1. william engdahl nous a averti dès novembre 2016 que le Donald était pour la guerre, de préférence contre l’Iran

    2. le Donald avait nommé le lieutenant-général michael flynn, bien qu’étant anti-Iran, comme conseiller spécial.
    et si flynn a été attaqué médiatiquement, et démis de ses fonctions/il a démissionné, c’est bien parce que flynn avait des intentions contraires à la faction belliqueuse du Deep state néocons-cia-faucons libéraux.

    ah, et vos kurdes, proxy des nord-américains, au delà des intentions, ce sont bien les premiers Contras anarcho-communo-socialo-libertaires..

    • Pastèque Says:

      pas relu.. oublié le billet de william engdhal.. ce n’est pas la même vison de la situation que thierry meyssan..

      http://journal-neo.org/2016/11/25/the-dangerous-deception-called-the-trump-presidency/

      • oui très bon Engdahl, toujours pointu ans ses analyses… On l’a traduit pas mal de fois. 😉
        Son livre « Seeds of Destruction » au sujet des OGM est absolument remarquable.

    • oui, mais on ne partage pas du tout ta critique des Kurdes du Rojava qui ne tient pas debout. Il faudrait d’abord savoir ce qu’il s’y passe vraiment sur le terrain et non pas de ce qu’on raconte dans les salons de la politique impérialiste. De plus, les Contras furent créés par la CIA comme force réactionnaire, ce qui n’est absolument pas le cas des forces socio-révolutionnaires kurdes du nord d cela Syrie, qu’il y ait une tentative de récupération est indéniable, et il faut suivre l’affaire… On l’a dit et on le répète, SI les Kurdes du Rojava croient les yankees et s’engagent avec eux croyant que cela sert les intérêts du confédéralisme démocratique, alors ils vont vers de sérieuses déconvenues.
      Une révolution sociale est née dans un endroit à haute intensité géopolitique, la question est: qui prévaudra ?
      N’oublions pas non plus que l’entité étatique syrienne actuelle est une création, une fiction impérialiste, résultant elle aussi du bris de l’empire Ottoman à la fin de la 1ère guerre mondiale. Les Kurdes sont répartis aujourd’hui dans 4 pays aux frontières fictives, fluctuant au gré des conquêtes et pertes impérialistes. Ils sont répartis entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et un peu en Iran. Les Kurdes occupent cette région depuis des temps immémoriaux et sont endémiques à la zone quelques soient les configurations étatiques conflictuelles impliquées. On peut les comparer en cela aux Iroquois ou aux Apaches nord-américains partagés fictivement par des frontières artificiellement créées entre des entités coloniales que sont du nord au sud: le Canada, les Etats-Unis et le Mexique… Bien que culturellement diff´´rente bien entendue, la situation des Kurdes peut se rapprocher de celles des nations amérindiennes citées, nations prises dans le tourbillon de la conquête et du génocide coloniaux.
      Ton raisonnement « tranché » ne prend pas en considération tous les éléments, ton soutien à l’état syrien t’aveugle. En ce qui nous concerne, nous défendons le peuple syrien contre l’agression dont il est victime depuis 2011, mais nous ne sommes pas dupes des turpitudes étatiques en cours. Une analyse correcte passe par tous les angles possibles. Nous mesurons le problème du Rojava, ce qui n’enlève rien à la justesse de la révolution sociale qui y est en cours. Après, devant les pressions géopolitiques et la fourberie impérialiste, le peuple kurde du Rojava (nous précisons toujours, car la division est déjà à l’œuvre chez les Kurdes puisque les Kurdes d’Irak sont de fait des proxies de la CIA depuis déjà l’ère de Saddam, avec un puissant système mafieux mis en place pour le profit du petit nombre, ce qui n’a rien à voir avec la révolution du Rojava… absolument rien à voir !) et sa révolution sociale sont entre le marteau et l7enclume, position des plus difficiles s’il en est.

  3. Pastèque Says:

    les kurdes jouent le jeu *divide and conquer* des nord-américains, la balkanisation de la Syrie.

    soit c’est à l’insu de leur plein gré, ce qui est contradictoire avec les déclarations des responsables kurdes ypg

    soit la décision d’aller toujours plus au sud, en volant les terres des Syriens et le pétrole qui s’y trouve, n’a pas été prise par les communes locales du rojava, donc que ce n’est pas une décision approuvée par la majorité des kurdes,

    et dans ce cas là, le principe du rojava n’existe pas réellement, si les kurdes ordinaires n’ont aucun pouvoir sur ce genre de décision.

    on n’est démocratique ou on ne l’est pas.
    nous en occidentaux ne le sommes pas, le 29 mai 2005 est là pour nous le rappeler,
    si les kurdes ont un fonctionnement démocratique, alors ils approuvent de voler ces terres au sud de l’euphrate, bien loin de leurs zones d’habitation d’avant la guerre nord-américaine de 2011..

    • Une fois de plus, ce qui est référé comme étant les forces alliées contre l’EIIL et soutenues par les Américains est la Syrian Democratic Forces our SDF qui comporte plusieurs groupes coalisés dont les YPG kurdes. Dans cette force, qui fait quoi ? qui est où ? qui a le commandement ? qui prend les décisions ? En l’occurence, l’info étant très restreinte sur la question on ne peut pas répondre aux questions que tu poses. La situation de terrain, les Yanks étant impliqués, sans qu’on ne sache plus très bien quel jeu ils jouent avec la Turquie entre autre, étant très complexe, bien malin qui peut dire qui y fait quoi… Quant aux « zones d’habitation » des Kurdes avant la guerre par proxy, certes, mais c’est aussi faire table rase sur ce qu’était la zone kurde avant que les frontières impérialistes ottomanes et occidentales ne soient dessinées artificiellement sans demander l’avis des Kurdes, c’est comme dire aux Touareg qu’ils sont « maliens » ou « mauritaniens » ou « nigériens » c’est du grand n’importe quoi. On en revient bien là à l’essence même de l’affaire qui est le COLONIALISME, bien identifié par Ocalan. Regarde des cartes du kurdistan ancestrale et de ses « zones d’habitation »… Il y a même un projet de « Grand Kurdistan », les revendications territoriales ne sont pas à sens unique… Que nous dit l’histoire ? la vraie pas celle qui relate et glorifie le colonialisme et l’impérialisme destructeurs des peuples… 😉

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