Archive pour ingérence occident israël politique iran

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 18 juin 2017 by Résistance 71

Pour l’empire anglo-americano-christo-sioniste, la destination finale a toujours été Téhéran. Tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis plus de 30 ans a deux raisons d’être fondamentales:

1) Protéger l’entité sioniste, garde-chiourme de l’empire dans la région et

2) Briser l’Iran pour s’accaparer ses richesses naturelles

Les dernières manœuvres moyen-orientales impérialistes ne font que confirmer ce plan de longue haleine.

Cela confirme une fois de plus si besoin était, que tout accord avec les Yankees est voué à être trahi à plus ou mins long terme par ceux-ci… C’est inscrit dans leur génome politique !

Lisez ci-dessous ce que disait déjà il y a 12 ans, le SG adjoint du Hezbollah N. Qassem dans son remarquable ouvrage “Hizbullah, the story from within”, livre traduit en français et publié aux éditions Farouq et qui doit être lu par quiconque veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au MO depuis 1948 et la Nakba. Incontournable !

~ Résistance 71 ~

“L’intense campagne lancée par l’occident et plus spécifiquement les médias américains, pilotés en cela par Israël et les cercles hégémoniques établis contre la relation entre l’Iran et le Hezbollah, n’est qu’une partie de la politique coloniale visant à démanteler les forces de terrains variées existantes par le moyen du diviser pour mieux régner. […] C’est à la lumière de ce fait que nous en venons à comprendre l’importance et la nécessité de la relation entre le Hezbollah et l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, le Liban et la Syrie, la résistance palestinienne et la Syrie et la Syrie et l’Iran…”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah , 2005 ~

 

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne

 

Al Manar (avec Press TV)

 

17 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/455090 

 

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?

De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.

Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?

Les officiels Iraniens se sont refusés pour le moment de réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran?

Politique et ingérence: Haro sur l’Iran est le mantra sioniste…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 7 avril 2013 by Résistance 71

Les menteurs professionnels s’en prennent à Téhéran

 

Le 5 Avril 2013

 

Pepe Escobar (Asia Times)

 

url de ‘article en français:

http://www.info-palestine.net/spip?article13398

 

 

Oncle Marx n’avait jamais pensé à cela : l’Histoire se répète comme seconde tragédie après d’abord avoir été une farce. Examinons un cas d’espèce.

Obama et Netanyahu : criminels et menteurs…

Tout d’abord, jetez un coup d’œil rapide sur cet article du Wall Street Journal daté de septembre 2002, au moment de la course hystérique pour envahir l’Irak.

Titre : The Case for toppling Saddam. Auteur : Benjamin « Bibi » Netanyahu – alors en dehors du gouvernement israélien.

Tout est là : un « dictateur qui est en pleine expansion de son arsenal d’armes biologiques et chimiques » et « qui est fébrilement à vouloir acquérir des armes nucléaires ». C’est bien sûr Saddam qui est l’égal d’Hitler. Tout y est : la représentation d’Israël (de facto une puissance nucléaire) comme victime impuissante de la « terreur » palestinienne, l’affirmation selon laquelle Saddam pourrait produire du combustible nucléaire « dans des centrifugeuses de la taille de machines à laver qui peuvent être cachés dans tout le pays – et l’Irak est un très grand pays », la promotion d’une « frappe préventive et unilatérale », la conclusion inévitable que « rien de moins que le démantèlement de son régime est nécessaire ».

Faisons un saut rapide de plus de 10 ans jusqu’à cette semaine en Israël. La scène : une conférence de presse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Bibi) lors de la visite du président américain Barack Obama. Tous ceux qui ont regardé cela en direct sur Al-Jazeera, du Moyen-Orient à l’Asie de l’Est, ont dû penser qu’ils observaient une scène de Retour vers le futur – mais franchement, l’acteur Michael J Fox au moins avait du charme.

Mais aucune séduction ici, c’était plutôt un curieux Retour des morts-vivants avec costard et cravate. Bibi et Obama ont tenu à souligner que le lien américano-israélien est « éternel ». En fait, Bibi a préféré souligner que les [inexistantes] armes nucléaires de l’Iran posaient une menace existentielle pour Israël. Il a répété maintes et maintes fois – et Barack Obama a été tout aussi catégorique – qu’Israël a le droit de faire n’importe quoi pour se défendre, et que sa sécurité ne serait sous la responsabilité de personne, pas même Washington.

Obama, pour sa part, a une fois de plus souligné que la politique officielle de Washington envers l’Iran n’était pas le confinement – mais d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Il a souligné que la « fenêtre d’opportunité » devenait plus étroite, et, bien sûr, que toutes les options étaient sur la table.

La pensée que le président des États-Unis (POTUS – President Of The United-States) ignore volontairement la soupe de lettres de ses propres agences de renseignement à propos de l’Iran, devrait faire lever les sourcils dans un monde sensé. Mais ceci n’a rien à voir avec la réalité, mais plus avec une émission de télé réalité trash.

Un rêve de colons

Les pouvoirs en place en Israël – malgré les avalanches de démentis des médias américains infestés de néocons – ont joué un rôle essentiel dans le déclenchement de la guerre en Irak. Ariel Sharon, à l’époque, se vantait que la coordination stratégique entre Israël et les États-Unis avaient atteint « des dimensions sans précédent ».

Bibi n’était qu’un rouage dans dans tout cet engrenage, comme Jim Lobe le détaille ici, citant les perles de Bibi dispensés en 2002 à un Congrès américain désinformé ou même carrément amnésique.

Chaque « officiel israélien » à l’époque n’avait de cesse de déclamer que Saddam n’était qu’à quelques mois de posséder l’arme nucléaire. La majeure partie des « informations » sur des armes de destruction massive présentées au Congrès et fidèlement reprises par les médias, a été filtrée si ce n’est pas entièrement fabriquée par les services israéliens du renseignement – ceci est dûment détaillé, entre autres, par Shlomo Brom, dans son étude sur un échec du renseignement, publié par le Centre Jaffee d’études stratégiques de l’Université de Tel-Aviv, en novembre 2003.

Bien sûr, cela n’avait aucune importance que les inspecteurs des Nations Unies n’aient trouvé sur le terrain aucune preuve d’un quelconque programme d’armement nucléaire. Bien sûr, cela n’avait pas d’importance que le beau-fils de Saddam, Hussein Kamel, qui avait fait défection en Jordanie en 1995, ait révélé aux inspecteurs des Nations Unies qu’il n’y avait pas eu la moindre arme de destruction massive depuis 1991.

Maintenant, c’est une double tragédie, en même temps qu’une double farce, et tout va recommencer. Pourtant, même les travailleurs népalais qui construisent les tours étincelantes à Dubaï savent que l’hystérie de Tel Aviv sur la soit-disant « bombe iranienne » est tactique et vise à détourner l’attention de l’implacable confiscation des terres et du nettoyage ethnique rampant en Palestine, et par conséquent de la totale impossibilité aujourd’hui d’une solution à deux États.

Ici, Jonathan Cook résume les détails de la configuration politique franchement effrayante en Israël après les dernières élections. Le site israélien Ynet a rapporté que les colons israéliens n’en peuvent plus de se réjouir de leur tout nouveau cabinet « de rêve ». Traduction : c’est le clou final dans le cercueil du « processus de paix » déjà mort et enterré.

Alors, voici une parabole moderne géopolitique qui aurait intrigué Esope. Bibi insulte publiquement POTUS. Il soutient sans vergogne Mitt Romney (c’est qui, celui-là ?) lors des élections présidentielles américaines. Il démolit le « processus de paix » avec un barrage de feu d’enfer « de faits établis sur le terrain » (avec pour les Palestiniens « les dommages collatéraux »). Il s’en tient à son seul et unique message : bombardez, bombardez, bombardez l’Iran. Et voici POTUS, en théorie le tout puissant Obama, avec son permis de tuer (toute une liste) mais qui se comporte comme un touriste de passage, et qui atterrit en Israël pour se prélasser dans la gloire de Bibi, avec sous le coude, sa liste de gens à assassiner.

Pas étonnant que la foule des enragés néocons israéliens et américains se gargarisent d’appels à bombarder l’Iran. Depuis plus de 10 ans, leur slogan est : « les vrais hommes foncent sur Téhéran ». La question est maintenant de savoir si POTUS aura quelque chose dans le pantalon qui lui permette de les regarder de haut..

 

* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).