France, le goulag est en marche: des lycéens, mineurs arrêtés au lycée Arago (Paris 12ème) détenus dans des conditions dignes de la gestapo…

Peuple de France, le goulag est en marche… La répression systémique de la jeunesse est la marque de l’infamie totalitaire. Il est grand temps que le peuple réalise qu’il n’y a pas plus de liberté et de liberté d’expression au sein de l’État que de beurre en branche. La France et sa république bananière n’échappe en rien à la règle, il suffit de lire ce qui suit pour s’en convaincre.
Tout pouvoir coercitif induit en lui-même sa résistance,… Tout peuple sujet à la coercition et au muselage de ses droits (devenus privilèges temporaires…) est en état de légitime défense, à ce titre…

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

~ Résistance 71 avec Joseph Kessel et Maurice Druon ~

Mise à jour du 10/10/18: Couverture internationale de la répression de l’état français sur les Gaulois Réfractaires aux inepties d’un système à la dérive total(itair)e. Cette photo de ce lycéen couvert de sang va faire le tour du monde sûr et certain…

https://www.rt.com/news/440806-paris-demonstration-clashes-police/

 

 

Soutien aux interpellé.e.s lycéens pacifiques d’Arago qui ont manifesté pacifiquement contre parcoursup, rendez-vous  les 19 et 22 octobre 2018 au TGI

 

Source anonyme

 

9 octobre 2018

 

« On les a traités comme des terroristes » : la colère des parents des jeunes interpellés au lycée Arago, à Paris

Après avoir occupé le lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris, plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi. Interrogés par franceinfo, leurs parents s’indignent des conditions de leur détention.  

« Cinq heures dans un bus sans sortir puis une nuit à croupir dans une cellule où des gens font leurs besoins par terre… Ça me révolte en tant que parent qu’une jeune de 16 ans soit confrontée à ce genre de situation ! » Réunis devant les grilles du tribunal de grande instance de Paris, jeudi 24 mai, plusieurs parents d’élèves du lycée Arago, situé dans le 12e arrondissement, dénoncent les conditions dans lesquelles leurs enfants ont été interpellés 

« Enfermés sans manger ni aller aux toilettes »

Autour de 20 heures, les manifestants sont transportés vers un commissariat du 18e arrondissement. « Mon mari les a suivis. Il a vu que les jeunes étaient restés enfermés dans des bus pendant près de cinq heures, jusqu’à environ minuit et demi, sans manger ni aller aux toilettes. C’est très grave », raconte la mère de Lila*, adolescente de 16 ans, scolarisée dans un autre lycée parisien.

Après la signification de leur placement en garde à vue, les jeunes sont répartis dans différents commissariats de la capitale. Lila passe la nuit dans des locaux du 4e arrondissement. « Nous, nous avons eu de la chance parce que nous avons réussi à savoir où elle avait été transportée, mais beaucoup de parents sont restés sans aucune nouvelle de leurs enfants », s’indigne sa mère. 

« J’ai passé la nuit à passer des coups de fil »

Pour retrouver la trace de sa fille, Hélène* a ainsi multiplié les appels. « J’ai passé la nuit à passer des coups de fil à tous les commissariats de Paris, mais on ne me disait rien. Ce n’est que le lendemain à midi que j’ai réussi à savoir où elle était. » Une mère de famille présente devant le tribunal de grande instance de Paris livre un récit similaire. « Heureusement, ma fille a pu me téléphoner lorsqu’elle était dans le bus pour me prévenir qu’elle avait été arrêtée, explique-t-elle. Sinon je n’aurais rien su avant 3 heures du matin, au moment où la police m’a appelée pour me dire que ma fille était placée en garde à vue. »

« Certains jeunes ont été baladés de commissariat en commissariat, sans pouvoir contacter leur famille ! C’est tout bonnement scandaleux », estime de son côté Jean-Jacques Renard, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Paris.

”Ces jeunes sont juste rentrés dans un lycée pour manifester et on les a traités comme des terroristes. C’est absolument disproportionné comme réaction.”

— Jean-Jacques Renard, vice-président de la FCPE Paris

https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/on-les-a-traites-comme-des-terroristes-la-colere-des-parents-des-jeunes-interpelles-au-lycee-arago-a-paris_2767807.html

Non à la répression policière et judiciaire ! Non aux procès politiques ! Que vive la solidarité face à la répression !

Le 22 mai dernier, suite à la manifestation de la fonction publique, 102 personnes dont une quarantaine de mineurs sont interpellées dans le lycée Arago qu’ils occupaient afin d’organiser pacifiquement une assemblée générale.

Leur garde à vue, prolongée par une nuit au dépôt et un déferrement au parquet pour la plupart d’entre eux, sera particulièrement indigne, longue (48h en moyenne, jusqu’à 60h pour certains) et entachée d’erreurs de procédures. Quasiment tous ces jeunes ont fait l’objet d’un fichage photo, digital et souvent ADN. Pour deux d’entre eux, sans aucun antécédents judiciaires : de la détention provisoire, plus de trois semaines pour l’un d’eux !

Les charges retenues contre ces jeunes sont délirantes et scandaleuses : « intrusion dans un établissement d’enseignement scolaire, les faits ayant été commis en réunion dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement », « rassemblement en vue de commettre des dégradations », etc.

Il s’agit, selon juristes et avocats, d’un détournement, à des fins de répression, d’un article du code pénal destiné à réprimer des “casseurs”, d’un dévoiement des droits politiques et syndicaux. Ces procès sont donc bien plus graves que de simples histoires de jeunes qui passent devant la justice pour quelques bêtises en manifestation ; ces procès soulèvent des questions beaucoup plus dérangeantes, qu’il est temps d’écouter et d’affronter : jouissons-nous encore, en France, de la liberté d’expression ? Sommes-nous toujours en État de droit ? Pouvons-nous accepter que des citoyens soient inquiétés alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit à manifester, à se rassembler pour discuter pacifiquement de lois iniques : Parcousup, loi ORE en l’occurrence ? Pouvons-nous accepter de glisser vers un musellement de la parole du peuple sans réagir ? 

Le 19 octobre sera examinée l’incompétence ou non du tribunal vu le caractère politique de cette affaire. 

Enfin, n’oublions pas et restons solidaires avec les 26 personnes 

Passage au tribunal : 

* Rendez-vous le vendredi 19 octobre à 13h30 au tgi, 10e chambre correctionnelle, section 2 (7 prévenus en procès)

* Rendez-vous le lundi 22 octobre à 9h au tgi, 29e chambre correctionnelle (5 prévenus en procès)

Rendez-vous de soutien : 

* Rendez-vous le mardi 16 octobre à 18h30 à la bourse du travail République pour préparer la mobilisation et organiser le soutien au tgi, à l’appel de la coordination contre la répression et les violences policières

* Rendez-vous le mercredi 17 octobre à 19h pour la 8e ronde des libertés autour du lycée arago, ronde qui préparera les rassemblements au TGI des 19 et 22 octobre

https://paris.demosphere.eu/rv/63910

contact : comitearago22mai@framalistes.org

https://paris-luttes.info/soutien-aux-interpelle-e-s-d-arago-10856

Le but du procès contre les lycéens manifestant contre Parcoursup est de « Traumatiser les jeunes pour les empêcher de se mobiliser »

témoignages de la maltraitance des lycéens manifestants contre Parcoursup pacifiquement pendant leur arrestation « on a été parqué 5 heures dans un bus de CRS, sans eau, sans nourriture, sans pouvoir contacter nos parents »

https://youtu.be/LEpcwl0n6BE

Une vidéo qui montre comment les lycéens qui ont manifesté pacifiquement contre Parcoursup au lycée d’Arago ont été traités comme des terroristes:

Des CRS casqués, armés encerclant le lycée pour attraper les lycéens qui voulaient manifester contre la réforme Blanquer. Lequel veut interdire le téléphone portable…On se demande pourquoi…Pour empêcher de filmer les bavures policières par exemple…

https://youtu.be/cUizXPtzZhM

le président de l’UNL est intelligent, il a compris que la suppression des profs c’est pour mieux fliquer les élèves:

«Nous allons supprimer 2600 postes de professeur•e•s au lycée. Ces économies nous permettront de financer une brigade spéciale qui sera chargée de tabasser les lycéen•ne•s qui protestent contre les 2600 suppressions de postes ».https://twitter.com/l_boyard/status/1046805932905238528

En plus du flicage dans les lycées, une directrice de lycée lance une interdiction du portable pour empêcher de filmer les bavures policières

https://twitter.com/unl57/status/1047529098673840128

Sarkozy voulait mettre des flics dans les lycées

http://www.leparisien.fr/societe/des-policiers-dans-les-53-etablissements-les-plus-durs-06-05-2010-911243.php

Sarkozy est pour la sélection à l’université

https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/nicolas-sarkozy-prone-la-liberte-de-selectionner-a-l-universite.html

Les portables au lycée interdits dès la rentrée prochaine

Le Sénat veut autoriser les lycées à interdire les portables via leur règlement intérieur pour empêcher les lycéens de filmer les bavures policières, car on l’a vu, les flics arrêtent les journalistes qui filment les arrestations de lycéens par les policiers 

http://www.lepoint.fr/societe/vers-une-interdiction-du-portable-dans-les-lycees-17-07-2018-2236896_23.php

2 journalistes qui ont filmé la violente arrestation des lycéens manifestant contre Parcoursup au lycée Arago ont été arrêtés

https://www.streetpress.com/sujet/1528812614-reporters-independants-occupation-arago

Le 22 mai, environ 130 lycéens inquiets qui protestaient contre Parcoursup et occupaient

pacifiquement le lycée Arago ont été arrêtés. D’autres arrestations, y compris de mineurs ont eu lieu dans plusieurs établissements parisiens.

Ces jeunes ont été frappés par une répression inouïe, et cette première rencontre avec la Justice les a traumatisés ainsi que leur famille. Retenus 6 heures dans un bus bondé, sans toilettes, ni eau ni nourriture, gardes à vue prolongées, conditions de détention indignes, mineurs fouillés à corps, mineurs et jeunes majeurs déférés au Parquet placés sous contrôle judiciaire, jeunes placés en détention provisoire…

Les témoignages sont nombreux et concordants, et ils n’émanent pas de prétendus casseurs.

Le SNES-FSU condamne avec la plus grande fermeté les violences policières dont sont victimes les jeunes qui manifestent leur opposition au projet de tri social qu’est Parcoursup.

Il soutient les jeunes et leurs familles indûment poursuivis, et appelle à les soutenir en participant au rassemblement qui aura lieu à Paris le 15 juin 2018.

https://www.snes.edu/Lyceens-contre-Parcoursup-en-garde-a-vue-le-peril-jeune.html

2 journalistes qui ont filmé la violente arrestation des lycéens manifestant contre Parcoursup au lycée Arago ont été arrêtés

https://www.streetpress.com/sujet/1528812614-reporters-independants-occupation-arago

Avec le LPC, l’Etat français entreprend silencieusement le fichage informatique centralisé des compétences des citoyens, dès l’école et tout au long de la vie

l’éducation nationale n’a cessé de développer le fichage des enfants jusque dans l’enseignement supérieur et en apprentissage, multipliant notamment les environnements numériques de travail (ENT) et les téléservices en partenariat avec les collectivités territoriales et/ou au bénéfice de partenaires privés

Un courrier interne a également été dévoilé en mai 2017, démontrant que le ministère s’apprête à mettre les bases de données scolaires, y compris les répertoires des élèves, à disposition des GAFAM (Google, Appel, Facebook, Amazon, Microsoft et autres géants du web) et ce, dans un vide juridique total reconnu par la Cnil, ouvrant la porte à la commercialisation des données scolaires et au profilage des élèves par des sociétés privées (assureurs, recruteurs…).

Aujourd’hui, avec le retour de Blanquer aux commandes, mais cette fois comme ministre, de nombreux projets menacent l’éducation nationale et les pédagogies émancipatrices. La liberté pédagogique des équipes est menacée par un management pseudo-scientifique aux résultats, avec notamment le retour et la multiplication des évaluations nationales, favorisant les méthodes transmissives. La réforme du travail placera plus que jamais l’école dans un rôle de préparation à l’employabilité, dans un esprit de compétition exacerbée du marché des travailleurs, où chacun devra se vendre, sur la base de ses compétences. La lutte contre le Livret scolaire numérique LSUN ne peut être isolée de ces « réformes » qui sapent l’éducation.

https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2017/09/12/appel-a-la-convergence-des-luttes-contre-le-lsun/

https://resistance71.wordpress.com/2018/08/31/education-sous-nouvel-ordre-mondial-la-vaste-fumisterie-elitiste-de-parcoursup-et-de-ses-sponsors-prives/

Le 22 mai 2018 se tenaient à Paris et dans toute la France des manifestations, regroupant des fonctionnaires, des étudiant.e.s, des lycéen.ne.s, des cheminot.e.s , des salarié.e.s de l’énergie. 

Des dizaines de milliers d’individu.e.s sont descendu.e.s dans la rue pour se dresser et protester contre les réformes de notre gouvernement et contre les politiques actuelles.

Le 22 mai 2018, à Paris, 12e arrondissement, s’est tenu un rassemblement devant le lycée Arago, improvisé par des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s, venu.e.s protester contre les inégalités engendrées par ParcourSup. Ces manifestant.e.s sont rentré.e.s dans le lycée afin de tenir une occupation pacifique, et ont organisé rapidement une Assemblée Générale afin de discuter de la suite des événements dans le calme et le respect des lieux.

Le 22 mai 2018, dans le lycée Arago, 101 jeunes ont été interpellé.e.s, arrêté.e.s, et placé.e.s en garde à vue. Parmi ces 101 étudiant.e.s, nous constations la présence de mineur.e.s, parfois très jeunes. En résumé, ce sont 101 jeunes non masqué.e.s, non armé.e.s et non agressif.ve.s, venu.e.s avec pour seule intention celle de débattre, que le gouvernement a arrêtés.

Nous dénonçons les conditions de détention absolument honteuses, enfermé.e.s à plus de 60 dans un bus de 30 places pendant plus de 4 heures, garé dans le parking souterrain du commissariat du 18e arrondissement, puis parqué.e.s dans ce même parking comme des animaux, sans eau, sans droit d’aller aux toilettes, sans information. Nous dénonçons aussi les interrogatoires, la pression mise à des jeunes mineur.e.s, les cellules de 9 mètres carrés remplies par 25 personnes, les actes de violence de certains policiers, les mensonges sur les heures de sortie, les nombreux vices de procédures. Ces jeunes ont été pour la plupart retenus 60h en garde à vue avec l’impossibilité de contacter leurs proches.

Ce procès est un procès politique

Le Jeudi 24 mai 2018, 67 d’entre eux ont été déférés en comparution immédiate : parmi eux la plupart ont été mis en examen pour des charges telles que “intrusion” et “rassemblement en vue de commettre des dégradations” ; amenant une interdiction de pénétrer dans Paris jusqu’à la date du procès.

Ce procès est un procès politique. Aucune violence de la part des interpellé.e.s, aucune dégradation : rien ne justifie de telles sanctions, une telle dureté, si ce n’est faire peur aux lycéen.ne.s qui se mobilisent, aux manifestant.e.s, à ceux et celles qui font entendre leur voix !

Ces procès sont bien plus graves que de simples histoires de jeunes qui passent devant la justice pour quelques bêtises en manifestation ; ces procès soulèvent une question beaucoup plus dérangeante, que certains voudraient étouffer : avons-nous encore une totale liberté d’expression ?

Ces actes sont la preuve que nous glissons peu à peu vers un musèlement de la colère du peuple, vers un État de droit privatisant tout ce qu’il y a à privatiser et qui ne fonctionne que pour la machine bien huilée du patronat. 

La masse grondante dans la rue n’est pas une bande de gauchistes en manque d’attention ; nous sommes les étudiant.e.s mécontent.e.s, réclamant un libre accès aux études supérieures et du budget pour nos universités. 

Nous sommes les lycéen.ne.s à qui l’on refuse le droit d’étudier parce que nous n’avons pas eu les mêmes chances que certain.e.s plus aisé.e.s, et qui voyons nos rêves balayés par la politique de sélection profondément inégalitaire de ParcourSup. 

Nous sommes les cheminot.e.s , les fonctionnaires, les professeurs, les révolté.es, nous sommes la voix de toutes et tous les mécontent.e.s et nous sommes celles et ceux qui nous battons pour des droits que l’on nous refuse.

 Militant.e.s de tous bords, citoyens et citoyennes : le gouvernement préfère aujourd’hui arrêter 101 d’entre nous plutôt que d’écouter les dizaines de milliers qui sont dans la rue. Nous ne nous laisserons pas faire ; et nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre voix, vos déclarations, de votre parole, mais aussi et surtout de votre présence devant le TGI

https://paris-luttes.info/101-a-arago-des-milliers-devant-le-10418

Mathilde Larrere, enseignante, s’est rendue au rassemblement organisée devant le lycée en soutien aux lycéens arrêtés dans la manifestation pacifique contre Parcoursup, elle raconte :

« Je suis allé au rassemblement en soutien aux gamins interpellés, ils seraient une soixantaine, dont un très grand nombre de mineurs. Ils sont élèves à Arago, Condorcet (Montreuil), Voltaire, etc. Ils sont rentrés dans le lycée Arago pour tenir une assemblée générale. La proviseure a appelé la police qui est alors entrée dans l’établissement. Les élèves ont été pressés, tous fouillés, palpés plusieurs fois. Une gamine a fait une crise d’angoisse, les pompiers ont donc été appelés et ont dû arracher à la police le droit d’entrer dans l’établissement. La mère a été appelée mais la police a refusé de la faire entrer. Finalement les pompiers sont parvenus à la faire rentrer puis la gamine a été évacuée en ambulance : c’est la seule qui n’ait pas été interpellée. Elle a pris la parole en larme lors du rassemblement, inquiète pour ses copains les autres gamins emmenés dans des bus. Certains ont 15 ans, ils sont restés dans ces bus plus de 4 h, sans eau, sans accès au toilettes, sans pouvoir voir d’avocat et sans pouvoir appeler leur parents. Certains parents ont écumé les commissariats toute la nuit à la recherche de leur progéniture. Lors du rassemblement de soutien, soit 24h après leur arrestation, certains parents ne savaient toujours pas où leur enfant était gardé à vue.

Sur twitter, un parent élu FCPE évoque des ordres venant de « beaucoup plus haut ».

A l’issue de leur garde à vue, les lycéens passent ce soir une deuxième nuit derrière les barreaux et seront déférés au Parquet demain matin, à la stupéfaction des policiers qui pensaient les relâcher et déclarent aux parents que « l’ordre vient de beaucoup beaucoup plus haut ! »

Le message gouvernemental est clair : ceux qui refusent d’être évalués, sélectionnés et triés par des algorithmes de Parcoursup, le seront par la police. Les lycéens l’entendront-ils de cette oreille ?

https://lundi.am/Arago-101-lyceens-et-grevistes-places-48h-en-garde-a-vue

Témoignage d’une arrêtée du lycée Arago

« J’ai les jambes qui tremblent, mon corps se place dans la forme de mon voisin. Je commence à concevoir pleinement l’espace qui nous entoure comme une denrée précieuse et rare. Cela fait quatre heures déjà, que nous sommes enfermés. »

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de me faire fouiller deux fois de suite étant donné que la première flic avait oublié de transmettre à l’OPJ ma feuille de fouille.

Je suis emmenée un peu plus tard, en compagnie de 3 filles que je ne connais pas, dans un camion fourrière qui nous divisera dans deux commissariats différents. Nous arriverons, avec Sardine, dans le commissariat du Xe arrondissement. L’idée de me faire encore enfermer dans une boîte sans air me file une nausée terrible. Une fois dans la cellule, on arrive tout de même à s’endormir, à même le sol, en compagnie d’une Bulgare avec qui nous n’avons pas vraiment fait connaissance puisque cette dernière ne parle pas un mot de français. Il est environ 3 heures du matin. Je fais tout au long de la nuit des rêves étrangement heureux, me promenant, libre, en compagnie d’êtres imaginaires. Songes, bien sûr, qui se solderont par la frustration de se retrouver derrière les barreaux.

Nous sommes réveillées aux alentours de 7 heures avec l’offre de nous sustenter de gâteaux bretons périmés depuis 2014 et une brique de jus d’orange concentré. Je décline la proposition. Sardine part ensuite avec un de ces porcs. Elle revient quelques instants plus tard : elle a refusé les empreintes. C’est à mon tour, je m’exécute (il m’ont, par le passé, déjà volé mes mains). Le type en question qui m’imprime les doigts est une sorte de nain à l’expression remarquablement apathique, nous l’appellerons ici Humpty Dumpty. Hmpty Dumpty étant remarquablement petit, il fut donc dans l’impossibilité d’atteindre le mètre mesureur, relevé alors à son maximum. Je vis qu’il était dans l’embarras, et lui proposa avec amusement de le descendre à sa place.

Je regagnais ma cellule quand Sardine fut remmenée par le même gars, suivi, cette fois-ci, d’un bonhomme de deux mètres de haut, soi-disant « chef du département des empreintes » (qui, à mon avis, n’était qu’un malabar de la BAC). L’entretien me paraît long, trop long. Quinze minutes, une demi-heure passent, quand revient, toute abattue, ma petite compagne de cellule. « Ils m’ont dit que si je refusais ils m’enverraient en prison, que j’aurais une amende… 

— Mais je t’avais dit que c’était faux, c’est que du mensonge ! 

— Je sais, j’ai craqué, c’est tout. »

Les larmes lui viennent et ma haine s’aiguise immanquablement.

Nous faisons peu à peu connaissance en jouant aux devinettes, pour nous divertir de la situation. L’heure du déjeuner se fait sentir. On nous porte, par une petite trappe dérobée, deux plats en plastique fumants. Le riz méditerranéen est une première pour Sardine, qui le goûte sans trop rechigner. Pour ma part, j’aborde la nourriture fossilisée avec autant de méfiance qu’une tarentule m’inspire. Je n’ai pas faim de toute façon.

Nous devons passer désormais en audition. Nous nous étions accordées au préalable, pour ne rien dire. « Je n’ai rien à déclarer ». Fallait voir sa gueule à l’OPJ. On ne démordait pas. Ayant remarqué notre obstination, les flics décident de nous faire la totale. Sardine sera encore la première. En 5 minutes cette fois ils ont réussi à la convaincre de donner son ADN. Je fulmine. Le géant de deux mètre s’amène pour moi, je réplique :

« —Si c’est pour me prendre mon ADN ça sert à rien de me faire

déplacer. Je ne le donnerai pas. 

— C’est ce qu’on va voir. On va s’expliquer d’abord. 

— Ouais, on va s’expliquer. »

J’avais le mord. Une envie de tuer presque. Il me jette dans la petie salle des empreintes, se tient en face de moi, ce colosse à la voix pincée (on aurait dit qu’il s’était coincé les couilles dans un tiroir) et me dit, en montrant ses dents, comme un chien enragé :

« — Bon, tu va me le donner maintenant ton ADN, comme ta petite copine ! 

— Je n’ai rien à déclarer, en serrant les dents, pour l’imiter. 

— Mais encore ?

Je ne réponds pas. 

— MAIS ENCORE ? 

— Je vous ai déjà répondu. J’ai rien à vous dire. 

— Mais encore ? 

— Vous êtes sourd ou quoi ? Je changerai pas d’avis.

Il me cause toujours tandis que je lutte pour garder mon sang froid. Je finis pour dire : 

— Bon tu vas me frapper maintenant pour que je donne c’est ça ? 

— Tu joues à quoi là ? t’es gogol ou quoi ? 

— Ouais j’suis gogol, totalement gogol. »

Il finit par me faire sortir :

« Tu vas voir, tu vas te retrouver avec trois mois fermes ! j’te mets en prime une remarque sur ton comportement ! »

Je retrouve Sardine.

« J’l’ai pas donné. » et là, j’éclate en sanglots, à la fois de joie pour lui avoir tenu tête mais aussi pour libérer ma réelle frousse.Le garçon se débat, il crie : « Pourquoi ? Non…Non ! »

J’entends alors une volée de coups s’abattre sur lui. Il le supplie d’arrêter. Je me mets à gueuler et à tapper contre les vitres. En vain. Je me sens comme témoin d’une scène de torture de la Gestapo. En ressortant, le petit saigne près de l’oeil, sur la tempe, et marche avec peine

Nous sommes sorties à ce moment là de notre cellule avec Sardine et menottées au même banc que les nouveaux arrivants

Le baceux qui a frappé le premier se rend devant sa cellule. « Alors, comment il va le nabot ? » Un flic le fait sortir, le présente à l’homme de main. Il prend le visage du jeune homme entre ses deux doigts, le tourne en l’inspectant comme un vulgaire morceau de viande.

« — Ca va, je pensais qu’il serait plus amoché. Il a une bosse et arrive à marcher. C’est déjà ça. »

Les coups de vingt heures sonnent. Quatre policiers viennent pour moi. Je suis détachée du banc pour être remenottée, les mains dans le dos. Dans la voiture, je regarde les passants et essaye d’attirer le regard de certains. Un me regarde, me fait un geste de compassion. Arrivées au TGI flambant neuf nous devons passer une multitude de sas dont les portes restent encore défectueuses. La suite de l’histoire n’est pas exotique : je resterai quelques 16 ou 17 heures dans une cellule insonorisée à dormir, chanter … en attendant de voir mon avocat et la proc’.

Je sortirai avec une feuille m’annonçant mon procès, prévu dans 5 mois c’est à dire pour octobre 2018.

https://lundi.am/Temoignage-d-une-arretee-du-lycee-Arago

 


La république massacrante, hier…

 

 
… et aujourd’hui…


… en attendant demain !

 

Fragments de solution au problème:

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

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12 Réponses to “France, le goulag est en marche: des lycéens, mineurs arrêtés au lycée Arago (Paris 12ème) détenus dans des conditions dignes de la gestapo…”

  1. Répression ce 9 octobre 2018

    A Rennes et Montpellier : flics et milice privée dans les facs pour empêcher la mobilisation

    Rennes et Montpellier étaient deux universités qui s’étaient largement mobilisées durant le printemps dernier. Alors que la mobilisation de ce 9 octobre se préparait, et que des blocages ponctuels étaient prévus, les présidences ont décidé d’envoyer leurs flics et leur sécurité pour réprimer les étudiants.C’est toute une armada de flics qui a été envoyée pour casser le droit à se mobiliser des étudiants, donnant lieu à cette scène ahurissante.
    Le tout répressif institutionnalisé à l’université ?

    Au printemps dernier, la répression contre les étudiants avait franchi un cap avec l’évacuation policière violente de plusieurs facultés. Mais ce sont aussi des dispositifs sécuritaires que différentes facs ont adoptés dès la rentrée avec le déploiement d’agents de sécurité permanent. Alors que la sélection sociale contre laquelle luttaient les étudiants et les travailleurs des facs au printemps dernier a été démontrée avec le fiasco complet de Parcoursup laissant des milliers de lycéens sur le carreau, c’est maintenant à des dispositifs répressifs « préventifs » auxquels les administrations des universités ont recours pour casser tout embryon de résistance et de lutte dans la jeunesse.
    https://www.revolutionpermanente.fr/A-Rennes-et-Montpellier-flics-et-securite-privee-dans-les-facs-pour-empecher-la-mobilisation

    • Violences sur des lycéens parisiens: Neuf mois de sursis requis contre un policier
      Les faits remontent à 2016, pendant les manifestations contre la loi Travail…
      Le policier en civil, sans brassard, vêtu de noir, visage masqué et capuche sur la tête, y apparaissait assénant une « balayette » (coup de matraque) à un lycéen, puis tirant un autre sur plusieurs mètres en l’enserrant par le cou et donnant plus tard des coups de matraque à des élèves qui marchaient, dos tourné à lui.https://www.20minutes.fr/societe/2247031-20180331-violences-lyceens-parisiens-neuf-mois-sursis-requis-contre-policier

      Les jeunes, gibier privilégié de la police de Sarkozy
      Loin des caméras, les forces de police ont apparemment tout mis en œuvre pour juguler le mouvement lycéen. Par la violence et la peur. Récit non exhaustif d’une semaine de mobilisation en banlieue parisienne, où, des tirs de flash-ball à Montreuil à l’usage intensif de gaz lacrymogène aux Ulis, en passant par une chasse aux jeunes à Puteaux et Suresnes, les lycéens mobilisés s’en sont littéralement pris plein la gueule.. Des élèves sont bousculés puis renversés par des policiers qui se positionnent et se repositionnent. Ceux-ci prennent alors prétexte d’un jet de projectile pour asperger les lycéens de gaz lacrymogène et charger. Au moins deux adolescents sont victimes de malaise respiratoire. Les élèves du Lycée polyvalent Arthur Rimbaud, toujours à Garges, vivent eux aussi une confrontation violente avec les forces de l’ordre. En fin de la journée, de nombreux parents d’élèves, inquiets, demandent à leurs enfants de ne plus participer au blocus de leur lycée. Le lendemain, un lycéen de 16 ans est gravement blessé par un tir de flash-ball à Montreuil (Seine-Saint-Denis).Vendredi 15 octobre : des enseignants « écœurés »

      A Massy, les élèves du Lycée professionnel Gustave Eiffel se mobilisent à leur tour. Immédiatement, un impressionnant cordon de CRS et de policiers se déploie. Retour au Lycée Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse. Cette fois, les élèves ne sont pas seuls à protester : des représentants des syndicats (CGT et Solidaires), ainsi que des élus de l’opposition, sont là. Ils ont été appelés par les lycéens pour que tout se déroule bien, pour que la police les laisse manifester en toute tranquillité. En dépit de cette présence, la répression est de nouveau au rendez-vous. Très vite, lycéens, enseignants, représentants politiques et syndicaux se retrouvent sous une pluie de grenades lacrymogènes.

      Hugo a 17 ans, et il est bien conscient de l’enjeu de la réforme des retraites
      Face aux lycéens, les policiers ont la détente des flash-balls facile. La police recourt massivement au gaz lacrymogène, y compris sur le marché, pour disperser une foule composée de toutes les catégories de population de la commune. Les habitants – mères de familles, enfants en bas-âge, retraités – doivent évacuer tant bien que mal les étalages, l’air étant devenu irrespirable. « Ne touchez pas à nos mères ! », lancent les jeunes, passablement énervés. Pendant les trois jours suivants, aucun bus ne desservira la ville. Punition collective ?A Fresnes, au prétexte de surveiller les jeunes lycéens et « d’assurer la protection des habitants », la police bloque de nombreuses rues, empêchant des riverains de circuler ou leur imposant d’importants détours. A Garges-lès Gonesse, la mobilisation se poursuit. Les lycéens « se montrent très responsables en dépit des provocations policières ou de celles venant d’éléments perturbateurs inconnus »,Les élèves de l’établissement Louis Blériot de Suresnes tentent de se rendre en transports en commun à Paris pour participer au cortège, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes. Autour de la gare de Puteaux, la police s’amuse à « courser » les jeunes qui s’approchent. Certains se mettent en danger en s’enfuyant par les voies ferrées, poursuivis par des policiers. Plusieurs témoins parlent d’usage de flash-ball. Toutes les personnes qui paraissent avoir moins de 25 ans sont systématiquement contrôlées. Des lycéens sont forcés de repartir vers leur lycée. Un élève qui ne manifestait aucun signe d’agressivité est « matraqué par les policiers ».https://www.bastamag.net/Les-jeunes-gibier-privilegie-de-la

      les premiers procès des lycéens d’Arago qui ont manifesté pacifiquement contre Parcoursup:
      -16 ans.
      Mise en examen. Injonction de voir un éducateur.
      – 17 ans.
      Convocation pour rappel à la loi.
      -17 ans.
      32 fouilles au corps lors de sa garde à vue. Mise en examen.
      -18 ans.
      Sous contrôle judiciaire. Interdit de se rendre dans le XIIe arrondissement.
      -17 ans.
      Mis en examen.
      -17 ans.
      Convoqué en vue d’être mis en examen
      -16 ans.
      Rappel à loi sans notification de durée. Injonction de voir un psychologue.
      -18 ans.
      Mis en examen. Interdit de se rendre à Paris.
      -17 ans.
      Mise en examen.
      -18 ans.
      Rappel à la loi révocable pendant 3 ans.
      -19 ans.
      70 heures en garde-à-vue. Rappel à la loi révocable pendant 3 ans.
      -19 ans.
      Mise en examen. Interdite de se rendre dans le XIIe arrondissement.
      -18 ans. Rappel à la loi révocable pendant 3 ans.
      -17 ans. Mise en examen.
      -17 ans. Convoqué en vue d’être mis en examen.
      -15 ans.
      Convoqué pour rappel à la loi.
      -18 ans. Mis en examen. Interdit de s’approcher du Lycée Arago.
      -20 ans.
      Procès le 22 octobre.
      -19 ans.
      Procès le 22 octobre.
      -19 ans.
      Procès le 22 octobre.
      26 autres personnes ont été interpelées dans le « cadre » de la manifestation interprofessionnelle qui précédait
      https://lundi.am/Arago-qu-est-ce-qu-une-garde-a-vue

      En plus d’interdire, les lycéens qui ont manifesté contre Parcoursup au lycée d’Arago de venir sur Paris, ou dans le 12 arrondissement, ou près du lycée d’Arago, voilà que la préfète d’ile de France, copine de Sarkozy, veut privatiser les lycées parisiens:

      Pour empêcher la rebellion des lycéens parisiens contre Parcoursup et ne pas avoir de nouvel Arago,la préfète d’île de France veut que les futurs lycées parisiens soient construits par les entreprises et privatisés, comme cela, les élèves seront directement fliqués par les entreprises, (c’est justement pour réduire les places à l’université en fonction des besoins des entreprises que Parcoursup a été créé https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/02/08/acces-a-l-universite-le-senat-voudrait-definir-les-capacites-d-accueil-en-fonction-des-debouches_5253652_4401467.html)
      https://www.lemoniteur.fr/article/valerie-pecresse-invitee-a-renoncer-aux-ppp-pour-la-construction-de-lycees-en-ile-de-france.1949099
      https://paris-luttes.info/gare-du-nord-restructuration-10604

      Macron se la joue comme Sarko et tente de placer ses pions au sein du pouvoir judiciaire
      », Macron retente, par divers moyens, de reprendre la main et de remettre de l’ordre. A la manière d’un Sarkozy, ce dernier tente de placer ses pions au sein du pouvoir judiciaire en choisissant le nouveau procureur de Paris. donc le procureur de Paris sera un Macroniste pro parcoursup.
      http://www.revolutionpermanente.fr/Macron-se-la-joue-comme-Sarko-et-tente-de-placer-ses-pions-au-sein-du-pouvoir-judiciaire

      Pour Emmanuel Macron, il manque un roi à la France, on retourne donc à Versailles, capitale de la monarchie absolue du roi louis 14
      https://lelab.europe1.fr/pour-emmanuel-macron-il-manque-un-roi-a-la-france-1365792

      Après la copine de Sarkozy qui dirige l’île de France, il y a Macron qui place sa copine aussi à la tête du rectorat de l’académie de Versailles pour empêcher la rebellion des lycéens versaillais contre Parcoursup:

      « Le vieux monde des copinages..

      Macron modifie les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l’ENA au rectorat de Versailles
      le conseil des ministres dirigé par Macron vient de modifier les règles de nomination des recteurs – poste central des académies puisque ces derniers détiennent les pouvoirs de gestion et de contrôle de l’ensemble des services et établissements d’enseignement de celles-ci – afin de placer Charline Arvel, actuelle secrétaire générale de Sciences-Po et ancienne camarade de Macron à l’ENA, à l’académie de Versailles.
      Aujourd’hui, pour être nominé, les recteurs d’académie doivent posséder un doctorat d’Etat ou une habilitation à diriger des recherches, ce que l’amie de Macron ne possède pas
      Derrière le but officiellement affiché, qui serait celui de la « diversification du recrutement des recteurs », les intentions de Macron relèvent bien de la volonté de placer des personnes de confiance et proche de ce dernier à des postes stratégiques comme celui du rectorat de l’académie de Versailles, qui est la plus grosse académie de France, avec plus d’un million d’élèves. Un poste d’autant plus stratégique au vu de la séquence politique actuelle, marquée par une série de mesures et attaques à l’égard de l’enseignement, que ce soit dans le premier, second degrés ou dans l’enseignement supérieur, qui suscitent des résistances et pourront potentiellement être à l’origine de situations explosives prochainement, à l’image de la mobilisation étudiante du printemps dernier.
      Si Macron espérait que ce changement allait passer sans faire de bruit, le tour de passe-passe n’est pas passé inaperçu et a déclenché de la colère au sein du secteur de l’éducation, notamment auprès de certains universitaireshttp://revolutionpermanente.fr/Macron-modifie-les-regles-de-nomination-des-recteurs-pour-placer-une-camarade-de-l-ENA-a-Versailles

      La victoire de Macron et de sa loi Travail XXL passée par ordonnances devait trouver son point d’orgue dans une rencontre internationale des plus grands patrons du monde à Versailles, lieu symbolique du pouvoir absolu.Macron poursuit donc son travail de président des riches et profite de la dynamique de Davos et du prestige de Versailles pour imposer son calendrier néo-libéral aux travailleurs. Derrière ce « Choose France » (Choisir la France), c’est toute la dynamique des ordonnances qui se trouve validée pour les grands patrons du monde.http://revolutionpermanente.fr/Macron-ouvre-les-portes-de-Versailles-aux-grands-patrons-des-multinationales

      En plus de Parcoursup et la fin de l’accès de l’université à tous, Macron privatise la culture, et interdit l’accès aux jardins du château de Versailles alors qu’ils sont entretenus avec l’argent des impôts, mais pour Macron, les français sont obligés de payer 2 fois pour accéder à la culture.
      Macron privatise le château et les jardins de Versailles, pour utiliser l’argent des visites pour préparer des festins royales aux patrons qui viennent faire des festins de rois au palais gratuitement et offrir aux gros patrons des réductions d’impôts.
      Les gens se plaignent ici http://www.louvrepourtous.fr/Jardins-de-Versailles-payants-les,314.html que les jardins du château ne soient pas gratuits comme avant Sarkozy, car c’est Sarko qui avait lancé la privatisation des jardins dès 2008, et avait commencé à inviter des chefs d’Etats au château de Versailles pour dîner, dès que le château de Versailles a été choisi par les présidents pour accueillir des patrons de multinationales, ou des chefs d’Etats, c’est là qu’ils ont commencé la privatisation du château de Versailles et de ses jardins, qui ne sont pas seulement entretenus par l’argent public, mais aussi par l’argent des visites des français ou touristes qui viennent visiter le château et ses jardins, et donnent sans le savoir les moyens pour Macron d’offrir des festins de roi dans son palais de château de Versailles aux patrons de Google, Facebook,etc… les champions de la fraude fiscale, qui veulent acheter la France, et avoir toutes les données sur les élèves en France, grâce au livret scolaire numérique.
      http://www.louvrepourtous.fr/Jardins-de-Versailles-payants-les,314.html

      Macron dépense 600 000 d’argent public au château de Versailles pour draguer 140 ultra-riches
      https://le-bon-sens.com/2018/01/26/a-versailles-macron-a-depense-600-000-euros-dargent-public-draguer-140-ultrariches/

      Macron, président des riches ? C’est confirmé !
      D’un côté, il accélère sa marche vers l’austérité et la précarité avec « la loi Travail XXL », la hausse de la CSG (qui pénalise notamment les retraités), la baisse des APL (qui pénalise les plus pauvres, dont beaucoup d’étudiants), ainsi que la suppression annoncée de 125 000 postes de fonctionnaires et le gel de leur point d’indice.

      « En même temps », selon son expression favorite, Macron prend le prétexte du Brexit pour dérouler le tapis rouge aux banques et à la finance : il enterre la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelle européenne et rabote la TTF française. Il multiplie les cadeaux aux ultra-riches, notamment en transformant l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), ce qui revient à en exclure les placements financiers. Macron, c’est un peu l’anti Robin des bois ! Dans cette nouvelle France qu’il nous dessine, il vaut mieux être banquier et riche, sinon on n’est « rien ».
      Les baisses massives d’impôt voulues par Macron bénéficieront essentiellement aux plus fortunés, au nom d’une « théorie du ruissellement » qui prétend que si les riches s’enrichissent, cela profitera aux plus pauvres au final. La casse du code du travail se fait selon l’idée que la flexibilité est la seule manière de réduire le chômage. https://www.streetpress.com/sujet/1501493340-sire-macron-president-riches

      Pôle emploi fait ses vœux sur Parcoursup
      Ils n’ont pas honte !. Une note d’information interne de Pôle Emploi prépare déjà les agents à un afflux d’étudiants écartés par Parcoursup.La menace n’a pas échappé à plusieurs agences situées à Metz (Moselle), qui, la semaine dernière, ont prévenu leurs agents qu’une forte augmentation des inscriptions était à attendre, en septembre.
      https://www.humanite.fr/pole-emploi-fait-ses-voeux-sur-parcoursup-656288

      Facebook et Pôle Emploi s’associent en janvier 2018
      https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/video-facebook-et-pole-emploi-vont-former-50-000-chomeurs-au-numerique-1355649.html

      Pôle Emploi demande conseil à Facebook s’il doit oui ou non supprimer le RSA d’un chômeur, vu que Facebook a fait un contrat avec Pôle Emploi qui lui permet de tout contrôler sur la vie privée des chômeurs. https://nordpresse.be/un-controle-plus-strict-des-chomeurs-via-facebook-deja-233-exclus-depuis-debut-2015/

      Facebook se retrouve depuis hier au centre d’une polémique (qui a plombé son cours de Bourse) autour de l’utilisation indue des données personnelles de millions d’utilisateurs par une société liée à la campagne de Donald Trump
      Le gouvernement a présenté lundi les sanctions qui viseront les chômeurs soupçonnés de ne pas vouloir chercher un travail. Les mesures annoncées s’inscrivent dans la continuité de ce que Nicolas Sarkozy avait lancéhttps://www.liberation.fr/direct/element/polemique-autour-de-facebook-chomeurs-manque-deau-lactualite-du-matin_79174/

      Facebook, de la CIA, NASA qui tue les SDF français en voulant leur supprimer le RSA. Macron veut d’ailleurs supprimer le RSA pour tous les chômeurs
      Le département du Nord veut supprimer le RSA après deux refus d’emploi dès janvier 2019
      A l’époque 25 000 personnes avaient été touchées par des sanctions, allant de la retenue de 100 euros à une suppression totale de leur RSA. Une mesure plongeant dans la misère et le dénuement des personnes vivant déjà avec à peine ce qu’il faut pour pouvoir vivre décemment. D’autant plus quand on sait que les radiations de Pole emploi sont fréquentes : un rendez-vous raté et vous voilà parfois suspendu de Pole emploi. Et obtenir des rendez-vous est bien difficile à l’heure où le gouvernement a supprimé des milliers d’emplois au sein même de l’organisme. C’est ce dont témoignait un allocataire du RSA dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, publiée il y a quelques mois dans Révolution Permanente :

      « Chômeur, vous ne le savez peut-être pas dans votre château mais c’est un boulot à plein temps. On enchaîne des petits boulots précaires, qui ont tous des statuts différents. Un employeur ne veut vous employer qu’en CDD de très courte durée, un autre n’accepte qu’avec un statut d’auto-entrepreneur… Á chacun de ces changements, il faut le signaler à la CAF, à Pôle Emploi, à la Sécurité Sociale… Récemment, le Conseil départemental m’a écrit pour me menacer de suspendre mon RSA si je ne parvenais pas à avoir un rendez-vous à Pôle Emploi pour actualiser mon Projet Personnalisé d’Accompagnement à l’Emploi (PPAE). Malgré plusieurs relances, je ne parviens pas à obtenir un rendez-vous à Pôle Emploi. Peut-être que c’est à cause des milliers d’emplois que vous avez supprimé à Pôle Emploi que ma conseillère est surchargée de travail et n’a pas le temps de m’accorder un rendez-vous. Un agent de la CAF est venu le mois dernier à mon domicile pour vérifier que je vivais seul, pour contrôler mes comptes en banque et être sûr que je n’ai vraiment pas d’argent. »

      Deux ans plus tard le département va plus loin avec cette mesure qui pourrait prendre effet dès le 1er janvier 2019. « Nous avons des emplois en très grand nombre, mais nous n’arrivons pas à trouver suffisamment de personnes » s’indigne le président du département. Une affirmation qui laisse songeur. Au premier trimestre 2018 l’INSEE estimait le taux de chômage dans le département du Nord [à 12,3 %]->https://www.insee.fr/fr/statistiques/2012804%5D, le classant parmi les records des plus forts taux de chômage de toute la France.
      « Expérimentation » ? Macron a justement annoncé la généralisation de la suppression du RSA après deux refus d’emploi dans le cadre du plan pauvreté, dans son discours mercredi devant le Musée de l’homme. Grace à cette réforme les chômeurs seront obligés d’accepter les emplois les plus précaires, les conditions de travail les plus dégradées, les plus bas salaires, au risque en cas de refus de perdre toute aide sociale. Si à l’occasion de son discours Macron a artificiellement essayé de se distinguer de la droite en vilipendant le discours contre l’assistanat, sa politique pousse encore plus loin que ses prédécesseurs la pénalisation des chômeurs. Cette destruction des acquis sociaux, est justifiée idéologiquement par le gouvernement par un discours égrainé au fil des semaines sur les « droits et les devoirs », des bons et des mauvais pauvres. Pour appartenir à la première catégorie il faudrait avoir la volonté de sortir de la pauvreté, et trouver un travail… pour cela rien de plus facile, pour Macron il suffit de « traverser la rue ->http://www.revolutionpermanente.fr/Marre-de-traverser-la-rue-on-va-finir-par-la-prendre-La-reponse-d-un-chomeur-a-Macron%5D » !https://www.revolutionpermanente.fr/Le-departement-du-Nord-veut-supprimer-le-RSA-apres-deux-refus-d-emploi-des-janvier-2019

      Et Parcoursup qui empêche 80% des lycéens français d’étudier pour réussir leurs vies et être diplômés pour se faire valoriserhttps://youtu.be/UWCo5mwyKno, et les oblige à être des chômeurs à vie, les esclaves de pôle emploi et Facebook et d’accepter des contrats de travail précaires sous payé à 2 euros de l’heure comme en Allemagne où on fait bosser les allemands non diplômés n’ayant que le diplôme lycée en poche à 1 euro de l’heure https://www.liberation.fr/planete/2011/05/10/on-vit-moins-bien-depuis-qu-on-nous-impose-les-jobs-a-1-euro_734756qui ne leur suffisent même pas pour se nourrir
      Secours populaire publié ce mardi : « 20 % des Français ne mangent pas à leur faim », un sondé sur cinq [qui] admet avoir du mal à se procurer une alimentation saine lui permettant de faire trois repas par jour ».
      « un Français sur cinq avoue avoir des difficultés pour payer la cantine scolaire » et que, à en croire les bénévoles ou les personnels de l’Éducation nationale, « le repas du midi à la cantine est bien souvent le principal repas de la journée chez les enfants issus de familles en situation de pauvreté ».http://www.bvoltaire.fr/20-des-francais-ne-mangent-pas-a-leur-faim-risque-de-famine-ou-overdose-de-malbouffe/

      Chômeurs: « Un risque de suicide deux fois plus élevé »
      10 000 à 15 000 décès suicide sont dus au chômage chaque année.https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/les-chomeurs-ont-deux-fois-plus-de-risques-de-se-suicider_2036201.html

      Pôle emploi lance une mise en garde contre une escroquerie à la fausse offre d’emploi. Cette arnaque aurait déjà fait des centaines de victimes,https://www.capital.fr/votre-carriere/chomeurs-attention-a-cette-nouvelle-arnaque-qui-pourrait-vous-couter-cher-1276715

      Le généreux cadeau d’Emmanuel Macron aux banquiers et assureurs les plus riches
      https://www.marianne.net/politique/le-genereux-cadeau-d-emmanuel-macron-aux-banquiers-et-assureurs-les-plus-riches

      Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE

      D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes
      https://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/01/15/en-2018-la-politique-de-macron-avantagera-d-abord-les-ultra-riches_5241787_1656968.html

      Si lors du procès, les lycéens qui ont manifesté contre Parcoursup sont emprisonnés, ils vont bosser dans les prisons gratuitement pour les multinationales, car les députés fachos qui ont la nostalgie des camps de concentration, veulent la création de camps de travaux forcés pour les prisonniers français politiques, manifestants contre la loi travail, contre le nucléaire, contre parcoursup, contre l’accaparemment des terres par une multinationale etc…
      les CAMPS FEMA ou camps de concentration nazis en France vont arriver, ils ont été voulus par l’UMP en 2015, mais, la loi n’est pas passée, alors ils essayent de la repasser ici, avec d’autres partis politiques copieurs, car tous les partis politiques se copient les uns les autres, et sont la même merde capitaliste au service des financiers. Cela sert à cela d’ailleurs la privatisation des prisons, transformer les prisons progressivement en camps de travaux forcés où les multinationales vont pouvoir à loisir emprisonner les chômeurs (en les mettant en prison pour dettes avec des arnaques à l’emploi, au crédit de banque et autres) et les faire bosser gratuitement pour eux

      Exclusif / La liste des patrons de multinationales réunis par Macron à Versailles
      Goldman Sachs, Manpower, Coca-Cola, Danone…Une centaine de dirigeants de multinationales françaises et étrangères sont invités au Château de Versailles, le 22 janvier, pour un sommet de l’attractivité.. Côté français, le chef de l’État a invité Maurice Lévy (Publicis), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Thomas Buberl (Axa) et Emmanuel Faber (Danone).Dans l’après-midi, tous ces dirigeants rencontreront plusieurs ministres français, notamment Muriel Pénicaud (Travail) et Bruno Le Maire (Économie) qui viendront leur expliquer les réformes dans leurs domaines respectifs. Avant d’écouter dans la soirée le discours d’Emmanuel Macron.La séquence qui s’ouvre à Versailles vise à redorer un peu plus le blason de la France, beaucoup plus appréciée par les investisseurs internationaux, depuis l’élection d’Emmanuel Macron. D’ailleurs, en décembre dernier, 70 patrons de filiales françaises de groupes étrangers avaient salué, dans une tribune publiée dans les Echos, les premières réformes du gouvernement.https://meta.tv/exclusif-la-liste-des-patrons-de-multinationales-reunis-par-macron-a-versailles/

  2. Je l’ai mis en section commentaires de mon billet du 25/08/2018 appelant à résister contre PARCOURSUP (en appui de la même source anonyme) ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/08/25/non-au-parcoursup-parcours-du-con-battant-pour-rien/

    Et puisque, ce n’est un mystère pour personne, nous sommes sur la même ligne dans la préconisation des solutions pour en sortir ;

    Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Extraire le sublime de l’ANCIEN et l’adapter au NEUF càd au monde d’aujourd’hui

    NON aux LINKY, GAZPAR & Cie + NON à PARCOURSUP = DÉBUT DE LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE VERS UN BOYCOTT TOTAL !

    Dès fin 2015, nous nous étions dit ceci : Noël 2015 et le Nouvel An 2016 se feront sous la loi martiale et sous une dictature qui sort du bois, Noël 2016 sera-t-il au Goulag ?
    Méditez bien là-dessus avant de vous empiffrer durant les fêtes et commencez sérieusement à penser à ce que vous allez faire pour que ça change vraiment…

    Et les fêtes de fin d’année 2018 et du Nouvel An 2019 arrivant à grand pas (les catalogues des jouets sont déjà distribués dans les boites aux lettres !) en Macronnie qui plus est, le 1er Transhumain que les Zélites ont choisies de placer à l’Élysée comme valeur de test pour conduire les mougeons dans l’isoloir/abattoir = Il est peut-être temps de se sortir les doigts du nez, non ?

    P.S. = L’œil qui pleure, outre qu’il est de couleur bleu-marine, est semblable à nombre de mes dessins d’ado… Je cloquais le même, partout… Cela m’a foutue les poils en voyant cette même représentation d’un songe vieux de plus de 40 ans…

    Jo

    • cool pour le P.S 😉 Qui peut dire que les énergies ne convergent pas ?… 😀

      • Pas moi…

        Parfois, cette synchronicité me fout les poils…

        Cela confine un peu au surnaturel, car ça me le fait aussi avec K de MNN, Z, et même avec EZ. Il fut un temps, où ça me le faisait aussi avec SN qui est un peu plus silencieux.

        Notre idée première, à vous, comme à moi, a toujours été de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps.

        Vous depuis bien plus longtemps que moi, j’ai simplement calé mon pas sur le vôtre, car nous allons au même rythme et ça c’est magique… Car j’ai très souvent l’impression que mon cœur bat au même rythme que les vôtres, à l’unisson… Sans nous connaitre, et peut-être ne nous verrons nous jamais ce qui n’est pas grave, cela n’a aucune importance, car nous savons où nous allons et surtout où nous voulons aller…

        Et si la vie nous faisait nous rencontrer = Je pense que nous nous reconnaitrions…
        Jo

  3. contre parcoursup et son monde flicage Says:

    « les parents des lycéens arrêtés qui ont manifesté contre Parcoursup appellent à manifester devant le tribunal

    Les flics prétendent que les lycéens étaient violents car ils possédaient des K-Way (imperméables qu’on peut rouler en poche) ou vêtements de couleur noire ou encore des lunettes de piscine pour se protéger des gaz lacrymogènes

    Lors d’une conférence de presse mercredi 13 juin au siège de la Ligue des droits de l’homme (LDH), les jeunes, leurs parents et leurs avocats, ont dénoncé des « violations massives des droits fondamentaux », lors de l’interpellation de 101 lycéens et étudiants, dont une quarantaine de mineurs, le 22 mai dernier.

    Ce jour-là, une centaine de jeunes manifestants s’étaient introduits dans le lycée Arago pour y organiser une assemblée générale contre la loi ORE et Parcoursup. Me Raphaël Kempf, membre d’un collectif d’avocats assurant la défense des personnes interpellées lors des mouvements sociaux, a par ailleurs annoncé la saisine du Défenseur des droits.

    Trente-trois témoignages lui ont déjà été transmis. Parmi les nombreux manquements au Code de procédure pénale relevés par les avocats, Me Kempf en liste trois principaux : l’absence de notification des droits, le non-respect de l’obligation de préserver la dignité des personnes retenues, et l’atteinte à l’obligation de courtoisie qui interdit le tutoiement.« Violations massives des droits fondamentaux »

    Jeanne, une lycéenne mineure et Léo, un étudiant, tous deux placés en garde à vue le 22 mai, ont raconté comment ils ont été arrêtés sans résistance vers 20 h sous le prétexte d’une simple vérification d’identité. Comme les autres interpellés, ils ont ensuite été maintenus dans le noir dans des cars de police jusqu’à une heure du matin. Sans savoir pourquoi, ni manger, ni boire, ni possibilité d’aller aux toilettes.

    Et par trente degrés. « Nous manquions tellement de place que certains étaient allongés sous les sièges », raconte Jeanne, qui n’a pas pu voir de médecin alors qu’elle avait été blessée à la cuisse lors de la manifestation et qu’elle boitait.

    La présentation à un médecin en début de garde à vue est pourtant obligatoire s’agissant d’une mineure. Tout comme l’obligation de prévenir les parents et, quel que soit l’âge, la consultation d’un avocat dès le début de la garde à vue.

    À une heure du matin, les jeunes élèves et étudiants ont été conduits au commissariat de la rue de l’Évangile, dans le 18e arrondissement, où ils ont été « parqués comme des animaux ».

    Informés de leur placement en garde à vue dans la nuit, ils ont ensuite été dispatchés dans divers commissariats de Paris ou de la petite couronne.

    Jeanne et Léo affirment avoir été placés à plus de vingt dans une cellule pleine d’urine et de vomi.

    Léo, conduit dans un commissariat des Hauts-de-Seine, raconte que les policiers ont refusé de leur donner de quoi nettoyer la cellule au prétexte « qu’ils n’étaient pas à l’hôtel ».

    Il explique aussi avoir été témoin de violences et de menaces à l’encontre de jeunes qui demandaient aux policiers de l’eau. L’un d’eux aurait subi un étranglement parce qu’il voulait aller aux toilettes. Lui n’a pu manger que le mardi à 14 heures.

    Le mardi soir, il apprenait que sa garde à vue était prolongée de 24 heures. Jeanne, elle, a passé plus de 20 heures au dépôt avant d’être présentée à un Juge des enfants. Ce qui est illégal. Les jeunes interpellés ont aussi été menacés de sanctions lourdes pour les contraindre à donner leurs empreintes, leur ADN et les codes de leur téléphone. Ce malgré les réserves de la Cour européenne des droits de l’homme sur le caractère abusif de la prise d’empreintes génétiques.

    La mère d’une lycéenne de 16 ans dénonce « une rafle » et « un fichage massif » de toute une jeunesse qui s’est retrouvée « piégée dans un système de répression assez déroutant ».

    Sa fille a partagé la même cellule que Jeanne.

    Certains parents, explique cette membre du comité Arago 22 mai, ont pu communiquer avec leurs enfants par SMS tant qu’ils avaient de la batterie (et avant qu’on ne leur enlève leurs portables). Mais elle n’a appris qu’à 3 h 30 du matin que sa fille était placée en garde à vue. Cette mère d’élève se dit aussi « très remontée » face aux accusations de vols et dégradations rapportés par certains médias. Contrairement à ce qui a pu être dit, explique-t-elle, les jeunes manifestants n’ont ni agressé le gardien de l’établissement scolaire du 12e arrondissement ni défoncé la porte. Des parents ont aussi annoncé lors de la conférence de presse qu’ils « se réservent la possibilité de porter plainte » contre les atteintes aux libertés fondamentales subies par leurs enfants. Y compris au civil, pour faire condamner l’État et « demander des réparations contre des procédures illégales ».

    Quand la répression s’invite à l’intérieur du périphérique

    Pour Arié Alimi, ces arrestations massives constituent « un événement majeur et inédit ». Évoquant un long processus qui a débuté dans les quartiers populaires avant de s’étendre aux mouvements sociaux, l’avocat dénonce « une instrumentalisation de la justice » afin de « réprimer des jeunes en train de se structurer politiquement ».

    Plus grave, cet avocat, qui a défendu la famille de Rémi Fraisse ou des élèves du lycée Bergson, fustige une volonté de faire peser sur les jeunes manifestants une responsabilité collective, qui n’est pas reconnue par le droit pénal.

    Dans une tribune publiée dans l’Autre quotidien, il dénonçait un événement inédit du fait de la sociologie des interpellés : « des jeunes gens [qui] ont en commun de ne pas être nés dans des familles issues de l’immigration, plutôt socialement aisées » avec « un parcours brillant ». Loin du précédent du lycée Suger, lorsque 55 lycéens — dont 44 mineurs — de ce lycée de Saint-Denis avaient été placés en garde à vue, le 8 mars 2017, après avoir tenté de bloquer leur établissement en solidarité avec Théo, ce jeune homme d’Aulnay-sous-Bois qui a porté plainte contre des policiers pour un viol commis avec une matraque télescopique.

    Les événements d’Arago ont été condamnés fermement par le Syndicat de la magistrature. Laurence Blisson, sa secrétaire générale, rappelle que les deux délits utilisés pour mettre en examen les jeunes interpellés d’Arago ont été introduits dans le Code pénal en mars 2010, sous Sarkozy.
    « Les lois de répression ne restent jamais inusitées ».
    https://rapportsdeforce.fr/pouvoir-et-contre-pouvoir/lycee-arago-06152005

    La mère d’une interpellée d’Arago témoigne

    Emmanuelle, professeure de philosophie, est la mère d’une étudiante arrêtée et placée en garde à vue le 22 mai. Elle raconte
    e 22 mai, ma fille m’a contactée depuis le lycée Arago, à Paris. La police arrivait… Les portes du lycée Arago ont été défoncées par les CRS à la scie sauteuse et à la hache pour attraper plus vite les élèves réfugiés.

    Les 102 interpellés se sont vus reprocher des dégradations de matériel et des vols (encore une fois les flics font payer les notes de leurs dégâts aux élèves, c’est eux qui avaient la hache et la scie, mais c’est les élèves qui ont fait les dégâts, de qui se moque-t-on),
    ils ont été accusés de voler des tablettes mais ils ont été fouillés en montant dans le fourgon, voir même 2 fois pour certains, comment auraient-ils pu cacher des tablettes ?

    On voit là le mensonge accusatrice évident des flics qui cherchent à inventer n’importe quoi pour criminaliser les lycéens manifestant pacifiquement contre parcoursup.

    Ils ont été entassés dans des bus à 60 pour 15 places assises. Ils étaient très serrés, ne pouvaient ni boire ni aller aux toilettes, pendant quatre heures, sans air, derrière des vitres teintées. La police ne leur avait pas encore retiré leurs téléphones. Ils ont envoyé des messages.

    À lire aussi « La politisation de la jeunesse est perçue comme un danger pour le pouvoir »

    Une petite vidéo circule sur les réseaux sociaux. Leurs identités ont été contrôlées, puis ils ont été répartis dans différents commissariats. J’ai appelé un avocat. Les gardes à vue ont duré de 24 à 48 heures. Je n’ai reçu un appel officiel que le 23 au soir. On m’a alors prévenue que ma fille serait déférée devant le procureur au tribunal de grande instance le 24 à 10 heures. Rien d’autre.

    Ce matin-là, les soutiens étaient nombreux devant le tribunal. Ma fille n’a été relâchée que vers 14 heures. Elle doit passer en procès le 22 octobre. Elle est accusée d’« intrusion en réunion dans un lycée en vue de troubler l’ordre public ». Elle a 20 ans. Elle décrit des conditions de garde à vue très dégradantes qui ajoutent au quotidien des commissariats des comportements brutaux, sexistes et racistes de la part des policiers. Elle a refusé le prélèvement ADN, mais une de ses amies a fini par céder aux menaces en pleurant. Ce qui les a aidés, c’est qu’ils étaient ensemble. Ce fut une expérience très violente. Mais je ne pense pas qu’elle les dissuade de se mobiliser. Au contraire.
    https://www.politis.fr/articles/2018/06/la-mere-dune-interpellee-darago-temoigne-38932/

    « On nous a interpellés car on essayait de s’organiser politiquement pour notre avenir. » Après 48 heures de garde à vue, Jeanne, lycéenne parisienne, n’est « pas refroidie, au contraire ».

    Comme 101 autres étudiants et lycéens, dont une quarantaine de mineurs, elle a été interpellée le 22 mai dans l’enceinte du lycée Arago (Paris 12e), où elle voulait participer à une assemblée générale sur la loi réformant l’accès à l’université et Parcoursup, à la suite de la manifestation des fonctionnaires.

    Des interpellations massives qui ont suscité de vives critiques et ont déjà fait l’objet d’une saisie du défenseur des droits.

    Dans les locaux de la Ligue des droits de l’homme (LDH), où se tient ce mercredi 13 juin une conférence de presse du comité de soutien Arago22mai, qui entend « dénoncer les conditions indignes et illégales de rétention » des jeunes interpellés, Jeanne raconte :

    « On a passé plusieurs heures dans un car de CRS sans savoir ce qui allait nous arriver, avec une bouteille d’eau pour 70 personnes. »

    Interpellée vers 20 heures au lycée, elle sera mise en garde à vue à 4h30 du matin et transférée dans un commissariat du 18e arrondissement.

    « On ne m’a pas laissé téléphoner à mes parents alors que c’est un droit car je suis mineure, et je n’ai pas non plus eu le droit de voir un médecin alors que j’avais été blessée durant la manifestation », détaille la lycéenne.

    Des violences policières

    « Nous n’avions aucune information sur ce qui nous arrivait », explique à son tour Léo, étudiant interpellé à Arago le même jour.

    Après l’étape du fourgon, lui s’est retrouvé dans un commissariat des Hauts-de-Seine :
    « Nous étions 26 dans une cellule avec de l’urine au sol, pas de serpillière pour nettoyer et pas d’eau, au motif que nous n’étions pas à l’hôtel. »

    Il affirme avoir assisté à des violences policières, notamment « une claque sur un mineur », ou des « menaces sur un autre qui souhaitait aller aux toilettes. »

    Il sera libéré après avoir été déféré au Tribunal de Grande Instance, 48 heures après son interpellation.

    « Comme nos enfants, nous n’avons pas eu d’information », raconte une membre du collectif de parents, mère d’une lycéenne interpellée à Arago :
    « Nous avons pu communiquer avec eux par SMS quand ils étaient encore dans le fourgon et qu’ils avaient de la batterie sur leurs téléphones portables. J’ai su à 3h30 que ma fille de 16 ans était placée en garde à vue. »
    Parmi les quarante mineurs interpellés, quatorze ont été présentés à un juge des enfants et une vingtaine ont reçu un rappel à la loi. Dix-huit majeurs ont été convoqués pour des comparutions immédiates et une cinquantaine ont reçu des rappels à la loi.

    Le défenseur des droits saisi

    Pour Arié Alimi, avocat de la LDH, « aucun des droits fondamentaux n’a été respecté » dans ces affaires :

    « Ces lycéens et étudiants qui voulaient tenir une assemblée générale pacifique se sont retrouvés parqués durant plusieurs heures, placés en garde à vue sans que leurs droits ne leur soient notifiés. »

    « Nous sommes face à un problème massif de violation des droits », abonde Raphaël Kempf, représentant d’un collectif d’avocats qui œuvre depuis un peu plus de deux ans pour défendre des manifestants.

    Il précise :
    « Le premier droit, lorsque l’Etat vous prive de liberté, c’est de savoir pourquoi vous êtes privé de liberté. Cela n’a pas été fait. »

    « La police explique qu’elle n’a pas eu le temps car il y avait trop de monde. C’est un autre problème. Nous dénonçons cette pratique des interpellations massives et indifférenciées », poursuit l’avocat.

    Pointant plusieurs manquements au code de déontologie de la police et de la gendarmerie, il annonce le dépôt « cet après-midi » d’un dossier auprès du défenseur des droits. Parmi les manquements, le « non-respect du Code de procédure pénale sur la notification des droits » des personnes interpellées, et des manquements à « l’obligation de préserver la dignité des personnes sous leur garde », et à « l’obligation de courtoisie ».

    « Intimider » les lycéens

    Pour le Syndicat de la magistrature, représenté ce mercredi par Laurence Brisson, sa secrétaire générale, l’affaire des interpellés d’Arago illustre aussi l’utilisation par l’Etat d’infractions pénales lui permettant de « mettre en œuvre une intimidation face à un mouvement collectif ».

    L’un des textes utilisés à l’encontre des lycéens et étudiants porte sur l’intrusion dans un établissement scolaire, l’autre sur « la participation à un attroupement en vue de la préparation de dégradations et de violences ». Deux infractions pénales créées en 2010, « pour lesquelles il n’est question que du but, de l’intention, et pas de la conséquence réelle », critique la magistrate :

    « Il s’agit de bloquer et de dissuader des jeunes militants qui se construisent politiquement. »

    « C’est une instrumentalisation abusive de la justice », estime aussi Arié Alimi, pour qui l’infraction de « groupement en vue de commettre des dégradations » a été « utilisée pour intimider, réprimer une jeunesse en train de se structurer politiquement. »

    Le procès de 14 personnes majeures interpellées au lycée Arago ou lors de la manifestation du 22 mai se tiendra le 15 juin au Tribunal de Grande Instance de Paris. Un rassemblement de soutien est prévu ce jour-là devant le tribunal. Quant aux parents des lycéens, ils attendent des réponses du défenseur des droits et « se réservent le droit de déposer des plaintes ».
    https://www.nouvelobs.com/societe/20180613.OBS8119/interpellations-au-lycee-arago-un-probleme-massif-de-violation-des-droits.html

    Les parents d’un lycéen de 17 ans, arrêté le 22 mai au cours de l’occupation du lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris, ont porté plainte contre X, jeudi 28 juin, pour « violences volontaires » et « détention arbitraire ».
    (voilà pourquoi les journalistes et les portables ont été enlevés aux lycéens, pour empêcher que l’on découvre ce X et que la plainte reste dans le vide)

    « Nous avons le sentiment qu’il a été abusé parce qu’il était mineur »

    L’adolescent, dont les parents ont porté plainte, est en classe de première dans un autre établissement parisien (pas à Arago)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/06/29/affaire-des-interpelles-du-lycee-arago-depot-de-plainte-des-parents-d-un-mineur_5322965_3224.html

    L’avocate d’un lycéen a notamment porté plainte pour « violences volontaires sur personne vulnérable et détention arbitraire ».
    Un mois après l’arrestation de plus de 100 lycéens manifestants dans l’enceinte du lycée Arago (Paris 12e) où ils voulaient participer à une assemblée générale contre Parcoursup, une plainte a été déposée par l’avocate d’un lycéen ce 28 juin 2018 pour « violences volontaires sur personne vulnérable et détention arbitraire » d’un jeune de 17 ans.

    L’avocat d’un photographe qui a photographié l’arrestation des lycéens d’Arago porte plainte contre violences policières et abus de détention
    https://www.nouvelobs.com/education/20180628.OBS8907/interpellations-au-lycee-arago-deux-plaintes-deposees-pour-violences-volontaires-et-faux.html

    Lycée Arago : un photographe retenu trois jours par la police
    Au moins un journaliste du collectif La Meute a été retenu trois jours par la police après avoir couvert la tentative d’occupation du lycée Arago le 22 mai. Considéré comme un manifestant par la police et la justice, le jeune photoreporter fait valoir son métier de journaliste et la liberté de la presse.

    Retenu presque 70 heures par la police pour simplement avoir couvert un mouvement social contre Parcoursup. C’est ce qui est arrivé à un jeune photoreporter du collectif La Meute suite à l’occupation du lycée Arago, à la suite de laquelle 102 lycéens ont été placées en garde à vue, sur la base du détournement d’une loi sécuritaire de 2010 lancé par Sarkozy, comme nous vous le racontions.
    Gilles Potte-Bonneville couvrait aussi la manifestation de fonctionnaires du 22 mai dernier. « J’ai entendu des rumeurs sur le lycée Arago, j’y suis allé », raconte-t-il à Arrêt sur images. Sur place, il voit des lycéens d’autres lycées s’engouffrer dans l’établissement, et les suit pour poursuivre son reportage. La suite peut se regarder sur la vidéo qu’il a postée en direct sur le compte Facebook de La Meute, un col…https://www.arretsurimages.net/articles/lycee-arago-un-photographe-retenu-trois-jours-par-la-police

    Lycée Arago, une journaliste couvrant la manif contre Parcoursup en garde à vue

    Cette même journaliste avait couvert le mouvement contre la loi travail en 2016 et aussi les expulsions récentes des agriculteurs par les CRS à Notre Dame des Landes. Le 22 mai 2018, alors qu’elle était présente dans le cortège de la fonction publique pour filmer, elle a suivi les groupes de manifestants qui se sont rendus dans le lycée Arago pour y tenir une assemblée. Avec tous les autres occupants elle a été arrêtée…

    La journaliste témoigne:
    Après 44h de garde à vue, suite à l’occupation du lycée Arago, « l’entièreté de mon matériel de vidéaste est sous scellé, à l’heure actuelle, je ne possède plus rien. En octobre 2018, je serai jugée. »
    https://alter-lot.blogspot.com/2018/05/lycee-arago-une-journaliste-en-garde-vue.html

    Un flic crée un faux rapport pour détenir plus longtemps un photographe qui a photographié l’arrestation des lycéens qui manifestaient pacifiquement contre Parcoursup, car toute preuve de bavure policière et de violation des droits de l’homme doit être supprimée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270618/gardes-vue-du-lycee-arago-une-plainte-pour-faux-vise-un-commissaire

    Bah voilà filmer ou photographier les bavures policières c’est interdit, comme cela il n’y a que les plaintes contre X, voilà pourquoi Blanquer supprime les profs, les remplace par des flics, et supprime le portable dans les écoles, collèges, lycées, pour empêcher les jeunes de filmer les bavures policières et de faire démissionner leurs bourreaux

    • oui là on est dans un cas d’école de procédure dictatoriale de A à Z… question: l’affaire sera t’elle étouffée ? Une affaire comme ça devrait être une aubaine pour nous le peuple à entrer en désobéissance civile à tout égard. C’est simple: refuser de consentir en masse, s’organiser en confédération d’associations libres et c’est fin de partie pour l’oligarchie, sans armes, ni haine, ni violence…
      Suffit de le vouloir et de REFUSER NOTRE CONSENTEMENT à cette clique de clowns oligarques.
      Hoka hey !

  4. Ils veulent étaler le procès en plusieurs jours et plusieurs mois pour faire oublier l’affaire et décourager les résistants à venir à chaque fois pour soutenir les arrêtés
    A chaque fois qu’ils voient qu’il y a trop de monde qui viennent soutenir les arrêtés, ils reportent le procès, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne qui vienne soutenir les arrêtés car plus on rallonge, et plus on fatigue la résistance, C’est ce que fait Enedis qui demande le report du procès à chaque fois que le militant anti linky qu’il a accusé a des tas de gens qui viennent pour le soutenir à chaque procès
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/16/2798877-foix-proces-barricadeur-compteurs-linky-reporte-troisieme-fois.html

    Pour l’avocat Ripert aussi, on fait le procès en plusieurs coups pour espérer qu’à un moment, il y aura moins de monde pour venir le soutenir « le magistrat reporte la séance suite à la venue de 30 avocats venus soutenir l’avocat Ripert »
    http://archive.francesoir.fr/actualite/societe/coup-theatre-au-proces-d%E2%80%99antonio-ferrara-30777.html

    Pour Stéphane lhomme, c’est le côté financier qu’ils essayent de taper, car payer des avocats pour chaque procès coûte cher, et l’UFC que Choisir a décidé de multiplier les procès contre SL pour essayer de le fatiguer financièrement:
    « C’est ainsi que Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Saint-Macaire (1), un des animateurs de la lutte contre le déploiement des compteurs Linky (2), a été mis en examen le 3 août 2017 au TGI de Paris par la Vice-Présidente chargée de l’instruction, suite à… trois plaintes déposées à son encontre par l’UFC-Que Choisir. »
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/UFC-3plaintes-contre-SL.htm

    Mais les gens ne laisseront jamais tomber SL, car les compteurs linky c’est le problème de tous.

    Pour Parcoursup, le problème c’est que très peu de gens sont au courant de l’affaire d’Arago, des violences subies par les lycéens, donc c’est moins connu que SL, et les lycéens n’ont pas de contact dans le monde judiciaire comme l’avocat Ripert.

    On voit donc que l’objectif est de ruiner les parents des lycéens en frais d’avocats pour les nombreux procès et ensuite d’affaiblir la mobilisation pour qu’il y ait moins de soutien à chaque fois à chaque procès, et de condamner les lycéens, une fois que les résistants fatigués, aient oublié l’affaire, croient que l’affaire est enterrée, et c’est là, justement qu’on croit que l’affaire est enterrée, que les lycéens subiront un procès où il n’y aura personne pour venir les soutenir, et c’est là, qu’ils iront en prison faire le service universel obligatoire de Macron, qui veut des soldats dans son armée, au lieu des intellos dans les universités comme Voltaire pour le déranger:
    « L’audience du 15 juin est la première étape d’une longue série de procès qui vont se dérouler le 22 et 29 juin avant les vacances, puis le 10 et 22 octobre à la rentrée, jusqu’à une date en décembre. « Il y a une logique de division et d’étalement » explique une proche d’un inculpé. « Ils souhaitent éviter, en étalant ainsi les procès, de créer un trop grand attroupement et une trop grande visibilité de cette répression. Ils veulent maintenir la pression pour éviter une reprise d’une mobilisation dans les facs, sur les têtes du mouvement en particulier, à la rentrée ». Rentrée qui risque fort, dans le contexte de conflit très fort ouvert lors des mobilisations contre la sélection à l’université, après le fiasco de Parcoursup, d’être des plus redoutables pour le gouvernement. »
    http://revolutionpermanente.fr/Proces-des-102-inculpes-d-Arago-Episode-1-le-proces-politique-de-l-opposition-a-Parcoursup

  5. Les 102 inculpés d’Arago

    Procès Arago #Épisode 2 : les multiples entorses policières sous silence

    Deuxième salve de procès pour les occupants du lycée Arago à Paris le 22 mai dernier contre Parcoursup. Parmi les 102 inculpés, 11 passaient devant le tribunal le 19 et 22 octobre. Malgré les vices de procédure, des conditions d’interpellation violant l’article 3 de la Convention Européenne des droits de l’homme, les procureurs ont requis des peines allant jusqu’à la prison avec sursis contre les militants anti-Parcoursup.
    . La contestation anti-Parcoursup bat son plein et se joint à la manifestation de la Fonction Publique qui termine place de la Nation, à quelques centaines de mètres du lycée Arago. Une centaine de militants décident d’entrer dans le lycée pour l’occuper et tenir une Assemblée générale qui tourne court : les forces de l’ordre entrent dans le bâtiment et arrêtent l’ensemble des militants personnes présentes. Parmi eux, de nombreux étudiants, mais aussi des mineurs.

    Tous seront envoyés en garde-à-vue, pour 48 heures, dans les différents commissariats parisiens. Pour une partie d’entre eux, la soirée commence par une séquestration de 4 heures dans un bus de police : entassés, sans possibilité d’aller aux toilettes ni de boire. Aucune garde-à-vue signifiée avant ces 4 heures. Aucun moyen de contacter ses proches, y compris pour les mineurs. Dès le 22 mai s’exprime de la part de l’exécutif une volonté de frapper fort et criminaliser l’opposition étudiante et lycéenne au désastre annoncé du Plan Étudiant.

    Parmi les 300 arrestations, 102 seront inculpés. Parmi les chefs d’accusations portés à l’encontre des personnes arrêtées ce 22 mai : celui d’une « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et d’une « intrusion dans un établissement scolaire ». Dès le mois de juin, les premiers procès commencent. Les premières comparutions immédiates n’ont rien donné. Rien dans les dossiers. Pour ces procès de juin, les procureurs jouent également la montre : faute d’éléments, les procès sont reportés à décembre 2018.

    Un procès politique

    Le 19 et 22 octobre, 11 personnes ont de nouveau été appelées à passer devant le tribunal de Paris. Pour les avocats des inculpés, l’objectif est de requalifier l’inculpation – « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », tout droit sorti de la législation anti-terroriste – en « infraction politique ». A deux reprises, vendredi et dimanche, les magistrats refuseront cette requête. C’est pourtant ce qui sous-tend toute l’affaire des inculpés d’Arago : punir les militants, couper les têtes du mouvement de la jeunesse, faire un exemple. Et dans la procédure judiciaire, tout est fait pour éviter que ces procès prennent l’ampleur médiatique qui devrait leur être accordée. D’abord, en étalant les procès sur une année : les procès de juin ont été reportés à décembre ; pour ceux d’octobre, 7 ont été renvoyés à septembre 2019, deux à une date ultérieure non déterminée, et pour deux, le verdict sera rendu en décembre. Puis en rendant des peines, aléatoires et arbitraires, allant de la relaxe à la prison avec sursis (requis contre deux inculpés du 22 octobre) en passant par des rappels à la loi ou des contrôles judiciaires. Plusieurs avocats de la défense ont écrit au juge pour tenter d’obtenir des éclaircissements sur la différence de traitement pour des faits similaires : la demande est restée jusqu’à maintenant sans réponse.

    « Un PV du commissariat du 4ème arrondissement avec un tampon du 18ème »

    Parmi les cas renvoyés, on retrouve ceux de deux inculpés dont les procès verbaux de garde-à-vue sont truffés d’erreur. Pour l’un, « le procès verbal a l’entête du commissariat du 4ème arrondissement alors que le tampon est celui du 18ème arrondissement. En attendant, on ne sait pas où elle a passé la garde-à-vue » raconte une mère d’inculpée, ayant assisté au procès. Sur un autre c’est la date qui n’est pas conforme : le procès verbal est daté du 23 mai alors que les garde-à-vue ont débuté le soir du 22. La défense a beau pointer les multiples entorses à la loi et les vices de procédures, le magistrat abonde dans le sens du procureur. Parmi ces entorses, la notification de garde-à-vue après 4 heures d’interpellation plutôt qu’une ou encore les 4 heures de séquestration dans un bus de la police qui violent l’article 3 de la Convention Européenne des droits de l’homme. Pour justifier les abus policiers, le procureur invoquera des « circonstances exceptionnelles », les atteintes des occupants d’Arago à la « sûreté de l’État », des arguments tout droit sortis de l’arsenal anti-terroriste pour justifier de la détention d’une centaine de militants, dont de nombreux mineurs.

    Une plainte de la proviseure d’Arago pour le « vol de 20 iPad Neuf et 2 usagés »

    Autre élément à charge qui vient s’ajouter pour un des interpellés, dont le procès du 15 juin a été renvoyé au 4 décembre prochain, une accusation de « recel de vol ». La proviseure du lycée Arago a porté plainte pour le vol de 20 iPad neufs et de deux usagés. Or, parmi tous les interpellés du 22 mai, tous ont subi une fouille au corps avant d’être embarqué en garde-à-vue dans les conditions que l’on sait. Ainsi, le mystère reste entier : comment ces iPads auraient-ils pu sortir du lycée ce jour là ?

    Pour les soutiens et les proches venus assistés au procès ce 19 et 22 octobre, outre les incohérences, il y a une « disproportion entre toutes les entorses contre la police et la très grande sévérité contre les inculpés ». Parmi les 11 inculpés passés à la barre, il a été requis une peine de deux mois de prison avec sursis, une peine de prison de deux mois avec sursis assorti d’une amende de 500 euros. Pour les autres le procès a été renvoyé à septembre 2019 ou à une date ultérieure non déterminée faute de PV conforme.

    En sortant du tribunal, les proches ont pu être accompagnés, à leur sortie du tribunal, par les services des renseignements généraux. Une manière de signer ces procès de la marque de l’État policier…
    https://www.revolutionpermanente.fr/Proces-Arago-Episode-2-les-multiples-entorses-policieres-sous-silence

    Et comme par hasard, c’est le meme jour 22 octobre que les lycéens ont été condamnés pour s’être opposés à Parcoursup, que le conseil d’Etat valide le fichage numérique des français…
    http://www.libertepolitique.com/Actualite/Coup-de-projecteur/Fichier-TES-le-Conseil-d-Etat-ecarte-tous-les-recours-et-valide-le-fichage-numerique-des-Français

    Parcoursup, et le fichage numérique biométrique des français est donc liée, puisque c’est à la même date, qu’on opprime les opposants à parcoursup et qu’on valide le fichage biométrique de tous les français…

    Quand on sait que les écoliers dès la maternelle sont déjà fichés….
    https://paris-luttes.info/non-au-livret-scolaire-unique-7258

    un article intéressant qui montre déjà les abus du fichage S: (Est-ce que c’est suffisant pour réveiller les moutons prêts à se faire tondre?)
    « Quand un militant anarchiste passe devant la police de l’air et des frontières, c’est l’occasion de découvrir comment il est fiché. Petit récit de voyage d’une personne « fichée S ».https://paris-luttes« .info/individu-dangereux-ce-qu-un-10796 (un article intéressant à lire pour les anarchistes, au passage, le mec avait écrit un article sur paris lutte, hors on peut se poser la question, car le site paris lutte oblige ses écrivains à faire un compte avant de publier, c’est indiqué sur leur site, adresse email et tout, on peut donc se demander si ce n’est pas paris lutte lui-même qui a vendu ce mec au renseignement français, paris lutte dénonce le fichage, mais si cela se trouve, c’est lui-même qui l’organise… en double agent du NVO)

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