Clin d’œil politique aux Gilets Jaunes: L’abécédaire de Raoul Vaneigem

“Le thème de la révolution permanente se transporte ainsi dans l’expérience individuelle. Vivre, c’est faire vivre l’absurde. Le faire vivre, c’est avant tout le regarder. Au contraire d’Euridice, l’absurde ne meurt que lorsqu’on s’en détourne. L’une des seules positions philosophiques cohérentes c’est ainsi la révolte. Elle est une confrontation perpétuelle de l’homme et de sa propre obscurité. Elle est exigence d’une impossible transparence. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes.”
~ Albert Camus, “Le mythe de Sisyphe”, 1942 ~

 

 

L’abécédaire de Raoul Vaneigem

 

Revue Ballast

 

Avril 2019

 

Source: https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-raoul-vaneigem/

 

En version PDF
clin-doeil-politique-aux-gj-labecedaire-de-raoul-vanegeim-source-revue-ballast-via-r71-mai-2019

 

Fin 2018, le philosophe belge lançait : « Tout est possible. » Son parti ? Celui qu’il nomme « la vie » — l’élan contre la résignation, l’indifférence, la mutilation, la marchandise et la survie. Figure de l’Internationale situationniste (qu’il quitta en 1970 sans jamais revoir Guy Debord), Raoul Vaneigem se tient volontairement loin des médias et invite, inlassablement, à transformer le désespoir en colère joyeuse et quotidienne : une vingtaine de livres rien que depuis l’an 2000. Battre le capitalisme global et le pouvoir militarisé d’État sur leur terrain tient à ses yeux de l’impasse ; il leur oppose « un réseau de résistance » à construire sur des territoires libérés, affranchis, soucieux de la « vie humaine, animale, végétale » et capables de se défendre. L’expérience zapatiste au Mexique irrigue ses propositions ; les ZAD et les gilets jaunes le poussent à n’en pas douter : qu’attendons-nous pour « faire nos affaires nous-mêmes » ?

Armes : « Qu’en est-il des réponses que la guérilla propose ? Chaque fois qu’elle l’a emporté, ce fut pour le pire. Le triomphe des armes aboutit toujours à une amère défaite humaine. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

Bête : « Notre animalité résiduelle a été refoulée au nom d’un esprit qui n’était que l’émanation d’un pouvoir céleste et temporel chargé de dompter la matière terrestre et corporelle. Aujourd’hui, l’alliance avec les énergies naturelles s’apprête à supplanter la mise à sac des ressources planétaires et vitales. Redécouvrir notre parenté avec le règne animal, c’est nous réconcilier avec la bête qui est en nous, c’est l’affiner au lieu de l’opprimer, de la refouler et de la condamner aux cruautés du défoulement. Notre humanisation implique de reconnaître à l’animal le droit d’être respecté dans sa spécificité. » (Entretien paru dans Siné Mensuel, octobre 2011)

Casser : « Brûler une banque, ce n’est pas foutre en l’air le système bancaire et la dictature de l’argent. Incendier les préfectures et les centres de la paperasserie administrative, ce n’est pas en finir avec l’État (pas plus que destituer ses notables et prébendiers). Il ne faut jamais casser les hommes (même chez quelques flics, il reste une certaine conscience humaine à sauvegarder). » (« Les raisons de la colère », Siné Mensuel, décembre 2018)

Démocratie directe : « Nous ne sommes ni des pirates, ni des en-dehors, ni des marginaux, nous sommes au centre d’une société solidaire à créer et, que nous le voulions ou non, il faudra bien que nous apprenions à opposer une démocratie directe à cette démocratie parlementaire, clientéliste et corrompue qui s’effondre avec les puissances financières qui la soutenaient et la dévoraient. » (Entretien paru dans Article 11, 14 octobre 2008)

Être humain : « Nous n’avons été jusqu’à ce jour que des hybrides, mi-humains mi-bêtes sauvages. Nos sociétés ont été de vastes entrepôts où l’homme, réduit au statut d’une marchandise, également précieuse et vile, était corvéable et interchangeable. Nous allons inaugurer le temps où l’homme va assumer sa destinée de penseur et de créateur en devenant ce qu’il est et n’a jamais été : un être humain à part entière. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

Fureur : « Montrez-moi aujourd’hui un seul endroit où le regard ne soit agressé, où l’air, l’eau, la terre ne subissent la fureur dévastatrice de la cupidité marchande ! Tout ce qui est utile et agréable est systématiquement mis à mal. » (Entretien paru dans L’Obs, mai 2018)

Gilets jaunes : « Du mouvement des gilets jaunes émane une colère joyeuse. Les instances étatiques et capitalistes aimeraient la traiter d’aveugle. Elle est seulement en quête de clairvoyance. » (« Les raisons de la colère », Siné Mensuel, décembre 2018)

Horreurs : « Le prétendu devoir de mémoire, qui nous enseigne les horreurs du passé, les guerres, les massacres, la sainte Inquisition, les pogromes, les camps d’extermination et les goulags, perpétue le vieux dogme religieux d’une impuissance congénitale à vaincre le mal, auquel l’honneur prescrit d’opposer cette éthique qui repose sur le libre arbitre comme un fakir sur une chaise à clous. » (Prologue à La Commune d’Oaxaca — Chroniques et considérations, de Georges Lapierre, Rue des Cascades, 2008)

Idées : « Il n’y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d’expression, il n’en existe qu’un usage insuffisant. […] L’absolue tolérance de toutes les opinions doit avoir pour fondement l’intolérance absolue de toutes les barbaries. Le droit de tout dire, de tout écrire, de tout penser, de tout voir et entendre découle d’une exigence préalable, selon laquelle il n’existe ni droit ni liberté de tuer, de tourmenter, de maltraiter, d’opprimer, de contraindre, d’affamer, d’exploiter. […] Aucune idée n’est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse. » (Rien n’est sacré, tout peut se dire — Réflexions sur la liberté d’expression, La Découverte, 2015)

Joies : « Comment s’étonner que les écoles imitent si bien, dans leur conception architecturale et mentale, les maisons de force où les réprouvés sont exilés des joies ordinaires de l’existence ? […] Si l’enseignement est reçu avec réticence, voire avec répugnance, c’est que le savoir filtré par les programmes scolaires porte la marque d’une blessure ancienne : il a été castré de sa sensualité originelle. La connaissance du monde sans la conscience des désirs de vie est une connaissance morte. Elle n’a d’usage qu’au service des mécanismes qui transforment la société selon les nécessités de l’économie. » (Avertissement aux écoliers et lycéens, Mille et une nuits, 1998)

Krach : « Désormais les États ne sont plus que les valets des banques et des entreprises multinationales. Or, celles-ci sont confrontées à la débâcle de cet argent fou qui, investi dans les spéculations boursières et non plus dans l’essor des industries prioritaires et des secteurs socialement utiles, forme une bulle promise à l’implosion, au krach boursier. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

Local : « Il n’y a que les assemblées locales qui soient au courant des problèmes rencontrés par les habitants d’un village, d’un quartier, d’une région. Il n’y a que l’assemblée populaire pour tenter de résoudre ces problèmes et pour fédérer ces petites entités afin qu’elles forment un front, inséparablement local et international, contre cette Internationale du fric dont la pourriture journalistique consacre le caractère et le développement inéluctable en le baptisant mondialisation. » (« Le combat des zapatistes est le combat universel de la vie contre la désertification de la terre », La Jornada, 20 janvier 2019)

Martyrs : « Il n’y a pas de peuples martyrs, il n’y a que des hommes résignés à la servitude volontaire. » (Lettre de Staline à ses enfants réconciliés, Verdier, 1998)

Notre-Dame-des-Landes : « Ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes illustre un conflit qui concerne le monde entier. Il met aux prises, d’une part, les puissances financières résolues à transformer en marchandise les ressources du vivant et de la nature et, d’autre part, la volonté de vivre qui anime des millions d’êtres dont l’existence est précarisée de plus en plus par le totalitarisme du profit. » (« Solidarité avec Notre-Dame-des-Landes », Siné Mensuel, avril 2018)

Organe étatique : « Le bolchevisme, lui, s’est voulu un humanisme : il a récupéré cyniquement la tentative d’affranchissement que fut, pour le prolétariat exploité, la démocratie directe des soviets ou conseils, il en a popularisé l’image à des fins de propagande dans le même temps qu’un Soviet suprême devenu l’organe étatique de la classe dominante interdisait toute velléité d’émancipation individuelle et collective. » (Lettre de Staline à ses enfants réconciliés, Verdier, 1998)

Pouvoir : « Quiconque exerce un pouvoir se conduit en intellectuel, quiconque se cantonne dans l’intellectualité a l’haleine amère de l’autorité. » (Lettre à mes enfants et aux enfants du monde à venir, Cherche Midi, 2012)

Quantitatif : « L’idéologie, l’information, la culture tendent de plus en plus à perdre leur contenu pour devenir du quantitatif pur. Moins une information a d’importance, plus elle est répétée et mieux elle éloigne les gens de leurs véritables problèmes. Mais nous sommes loin du gros mensonge dont Goebbels dit qu’il passe mieux que tout autre. La surenchère idéologique étale avec la même force de conviction cent bouquins, cent poudres à lessiver, cent conceptions politiques dont elle a successivement fait admettre l’incontestable supériorité. » (Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, Gallimard, 1967–1992)

Religion : « La religion ne verra sa fin qu’avec la fin d’une économie qui réduit l’homme au travail et l’arrache à la vraie destinée de se créer en recréant le monde. […] Ceux qui ont médité de la détruire en la réprimant n’ont jamais réussi qu’à la ranimer, car elle est par excellence l’esprit de l’oppression renaissant de ses cendres. » (De l’inhumanité de la religion, Denoël, 2000)

Sentence : « Ma relation amicale avec Guy Debord s’était bâtie sur une hâte commune d’en finir avec l’univers, finissant, d’une impossible vie. Avant de tourner à la fièvre obsidionale, l’idée du groupe en péril fut le garant de notre solidarité. Nous avions le sentiment d’être mandatés par l’Histoire — celle que nous faisions — pour exécuter contre la civilisation marchande la sentence de mort qu’elle avait promulguée à son encontre. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

Transgression : « Nous avons tout à gagner de nous attaquer au système et non aux hommes qui en sont à la fois les responsables et les esclaves. Céder à la peste émotionnelle, à la vengeance, au défoulement, c’est participer au chaos et à la violence aveugle dont l’État et ses instances répressives ont besoin pour continuer d’exister. Je ne sous-estime pas le soulagement rageur auquel cède une foule qui incendie une banque ou pille un supermarché. Mais nous savons que la transgression est un hommage à l’interdit, elle offre un exutoire à l’oppression, elle ne la détruit pas, elle la restaure. L’oppression a besoin de révoltes aveugles. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

Univers : « Ceux qui font de la terre un cloaque sont devenus le cloaque de la terre. Je ne sais si, exauçant les vœux du brave Meslier, le dernier bureaucrate sera pendu avec les tripes du dernier des prêtres. En revanche, je ne doute pas qu’un jour les enfants des enfants des managers dévastant et infectant l’univers leur cracheront au visage. Vous objecterez que, d’ici là, les patrons seront des cadavres ? Pour tout dire, ils le sont déjà, mais il est des charognes qui, à pourrir longtemps, transforment la terre en cimetière. » (Pour l’abolition de la société marchande — Pour une société vivante, Payot & Rivages, 2002)

Vie : « Le parti pris de la vie est un parti pris politique. Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui. » (Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, Gallimard, 1967–1992)

Week-end : « À heures et dates fixes, ils désertent les bureaux, les établis, les comptoirs pour se jeter, avec les mêmes gestes cadencés, dans un temps mesuré, comptabilisé, débité à la pièce, étiqueté de noms qui sonnent comme autant de flacons joyeusement débouchés : week-end, congé, fête, repos, loisir, vacances. Telles sont les libertés que leur paie le travail et qu’ils paient en travaillant. […] Pourtant, le dimanche, vers les quatre heures de l’après-midi, ils sentent, ils savent qu’ils sont perdus, qu’ils ont, comme en semaine, laissé à l’aube le meilleur d’eux-mêmes. Qu’ils n’ont pas arrêté de travailler. » (Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l’opportunité de s’en défaire, Seghers, 1990)

XIXe siècle : « De même que la révolution industrielle a suscité, dès le début du XIXe siècle, un nombre considérable d’inventeurs et d’innovations — électricité, gaz, machine à vapeur, télécommunications, transports rapides —, de même notre époque est-elle en demande de nouvelles créations qui remplaceront ce qui ne sert aujourd’hui la vie qu’en la menaçant : le pétrole, le nucléaire, l’industrie pharmaceutique, la chimie polluante, la biologie expérimentale… et la pléthore de services parasitaires où la bureaucratie prolifère. » (Avertissement aux écoliers et lycéens, Mille et une nuits, 1998)

Yeux : « Il n’y a pas d’innocents aux yeux du pouvoir, des magistrats, des policiers. La condamnation est un préalable. L’échafaud est dressé en permanence. » (Contribution à l’émergence de territoires libérés de l’emprise étatique, Payot & Rivages, 2018)

Zapatistes : « J’ai perçu dans les communautés paysannes indigènes, qui comptent parmi les plus pauvres du Mexique, un mouvement d’affranchissement, à la fois intense et lent, où s’esquisse une réalité que je n’ai observée nulle part ailleurs : une démocratie directe fondée sur un véritable progrès humain. Les zapatistes du Chiapas ont entrepris de résister à toutes les formes de pouvoir en s’organisant par eux-mêmes et en pratiquant l’autonomie. » (L’État n’est plus rien, soyons tout, Rue des Cascades, 2010)

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Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Que faire ?

Compilation Howard Zinn

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

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16 Réponses to “Clin d’œil politique aux Gilets Jaunes: L’abécédaire de Raoul Vaneigem”

  1. Excellent RV, comme toujours.

    Je vous en fait un PDF avec une illustration choisie pour chaque lettre…

    Pour ceux qui voudront !

    A+ Jo

  2. […] de Raoul Vaneigem, Source Revue Ballast d’avril 2019, via Résistance 71 en Clin d’œil politique aux Gilets Jaunes […]

  3. L’abolition de l’esclavage des noirs n’a pas lieu parce que les colons européens d’Amérique avaient honte de leur manque d’humanité en mettant en esclavage leurs semblables dont la seule différence est la couleur, mais parce qu’ils avaient peur des rébellions d’esclaves, ils ont donc libéré les esclaves, car ils ne pouvaient plus maitriser leurs rebellions devenus trop nombreuses et ingérables. Après avoir libéré les esclaves, ils ont créé le Commonwealth, afin de créer une autorité militaire chargé de supprimer les rebellions des anciens affranchis discriminés dans la vie de tous les jours (Voir Rosa Park interdite de s’asseoir dans un bus réservé aux blancs, etc… et l’assassinat de Martin Luther King lutteur contre la ségrégation des quartiers selon les couleurs)

    « En 1831, une rébellion d’esclaves, lancée par Sam Sharpe, éclate au nord-ouest de la Jamaïque. Bien qu’elle soit écrasée par les forces britanniques, elle permet d’influencer le débat abolitionniste qui se tient au Royaume-Uni2. L’abolition de l’esclavage en 1834 est suivie d’une période de quatre ans pour former les affranchis ; en réalité, il s’agit surtout, pour les anciens propriétaires d’esclaves indemnisés de la perte de main-d’œuvre, de réorganiser la production. Les affranchis quittèrent les plantations pour s’établir sur des terres inoccupées de l’intérieur du pays2. L’économie resta néanmoins dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l’objet. Devant l’indifférence du gouvernement britannique, une rébellion éclata à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s’étendit à tout le pays. Cette rébellion aboutit à l’abolition de l’Assemblée locale et à l’établissement d’un gouvernement colonial relevant de la Couronne. la rébellion des esclaves noirs ne fut finalement maîtrisée par les autorités britanniques qu’en 1884. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Jama%C3%AFque

    Maintenant, si les gilets jaunes faisaient pareil que les esclaves noirs, s’ils montaient rebellion sur rebellion comme eux, obtiendront-ils comme eux l’abolition de l’esclavage de 1848?

    L’esclavage qu’impliquent les lois El Khomri, TAFTA, et autre?
    D’abord, le NVO hypocrite n’avouera jamais que le TAFTA, la loi El Khomri, c’est un retour à l’esclavage. L’Etat joue sur les mots, il ne dira jamais que rouge c’est rouge, il dira que rouge c’est rose, donc même s’il dira qu’il mettra fin au rouge, vu qu’il fera toujours passer le rouge pour le rose, il prétendra toujours respecter les droits de l’homme.
    Voilà pourquoi il n’y a aucune solution dans l’Etat, et que la seule chose qu’un gilet jaune gagne à manifester, c’est la mutilation d’un de ses organes par les grenades lancés par les CRS.

    Même, si le NVO prétendra écouter les gilets jaunes, en parallèle, Le NVO créera un Commonwealth sur la France, tout comme le NVO a créé un Commonwealth sur la Jamaïque après l’abolition des esclaves noirs pour garder le contrôle sur les affranchis noirs et leur faire subir la ségrégation et discrimination à la place.

    Les gilets jaunes devraient boycotter le système, créer de systèmes parallèles en ignorant le système.

    Mais les gens sont trop dépendants, car ils sont trop isolés les uns des autres.

    Même si chaque individu peut être indépendant dans son coin, si son indépendance est découvert, il peut être embarqué par des agents du NVO pour pas qu’il partage ses connaissances scientifiques pour l’indépendance aux autres résistants.

    La seule solution c’est d’habiter les anciens châteaux forts du moyen âge avec pont-levis où tous les résistants se regroupent et vivent leur vie en indépendance en cultivant leurs terres en toute sécurité. Donc même si les militaires du NVO font le siège, si les résistants arrivent à vivre en autarcie, ils vivront quand même au pied et à la barbe du NVO.

    D’ailleurs toutes les élites du NVO vivent dans des châteaux forts où ils vivent en autarchie également à l’écart du système qu’ils utilisent pour opprimer les peuples afin de leurs voler davantage de terres.

    Mais manque de bol, ce sont les milliardaires chinois qui se payent les châteaux français à la place…https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2015/02/19/plus-de-100-chateaux-acquis-par-les-chinois-dans-le-bordelais.html
    https://www.lejdd.fr/Economie/ce-que-les-chinois-ont-achete-en-france-etat-des-lieux-3477638

    Donc les gilets jaunes en sont réduits à construire des cabanes faciles à détruire par le NVO, et ne peuvent pas se regrouper dans les châteaux car ils sont achetés par les multinationales étrangères
    cela montre que la révolution française est une arnaque, vu que les châteaux sont restés aux mains des nobles qui maintenant les vendent à des milliardaires (les nobles de l’ONU)

    Bientôt les smart cities françaises se feront sur le modèle chinois
    http://www.leparisien.fr/lille-59000/pre-accord-franco-chinois-sur-un-projet-de-ville-modele-de-developpement-durable-25-10-2013-3258759.php

    Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, Le gouvernement et l’administration français veulent une technologie prédictive de comportement trafiquée par eux, la preuve, ils ne diront jamais comment sont faits leurs algorithmes, tout comme ils ne diront jamais comme sont faits les algorithmes de Parcoursup, les nazis fabriquent des algorithmes nazis, voilà pourquoi les robots lancent des insultes racistes dans les réseaux sociaux, et voilà pourquoi une scientifique noire a montré que les réseaux de caméras de reconnaissance faciale sont racistes, car ils indiquent toujours qu’un noir a un comportement suspect peu importe ses expressions de visage, car les nazis fabriquent toutes les technologies de reconnaissance faciale de la France et des USA et du monde entier et polluent leurs algorithmes de remarques nazis pour qu’ils jugent négativement toutes les personnes non blanches peu importe leur expression ou comportement) car ils veulent arrêter les gens innocents parce qu’ils veulent réduire la population au plus vite (ils diront que leurs technologies ont détecté un « comportement bizarre », le mot bizarre justifiant l’arrestation de n’importe qui, vu que bizarre peut être tout et n’importe quoi)https://geeko.lesoir.be/2018/06/20/la-france-va-mettre-en-place-un-vaste-reseau-de-cameras-a-reconnaissance-faciale/

    La Chine et la France veulent créer une ville intelligente pouvant enfermer 22 millions de personnes
    https://www.ville-rail-transports.com/non-classe/laboratoire-de-recherche-franco-chinois-sur-la-ville-a-shanghai/

    L’ONG française « urbanistes du monde » veut copier le modèle de ville intelligente chinoise Hangzhou, donc cette ONG veut aider la Chine à installer ses villes intelligentes partout dans le monde dont la France et la Chine
    https://smartcities2016.jimdo.com/2016/06/19/hangzhou-de-la-ville-intelligente-au-g20-ambitions-d-une-m%C3%A9tropole-chinoise/

    la technologie d’analyse d’expression faciale est raciste parce que leurs créateurs le sont:
    Une étude a montré que les robots donnent toujours des réponses négatives quand ils analysent les expressions faciales des noirs :
    source »Ma nouvelle étude, publiée le mois dernier, montre que la technologie d’analyse émotionnelle attribue plus d’émotions négatives aux visages des hommes noirs que des visages des hommes blancs
    J’ai parcouru les images à travers deux types de logiciels de reconnaissance émotionnelle bien connus. Les 2 logiciels sont racistes car ils ont attribué en moyenne plus de scores émotionnels négatifs aux sujets test noirs, peu importe combien ils ont souri

    Ce n’est pas la première fois que les programmes de reconnaissance faciale sont biaisés. Google a qualifié les visages noirs de gorilles.
    la suite de l’article montre que les programmateurs des logiciels d’analyse faciale ont fait exprès de mettre méchant à chaque fois que le logiciel identifie un individu à couleur foncé, et que le méchant est inscrit pour toutes les expressions de visage possibles y compris le sourire.
    Donc peu importe à quel point un noir sourit il sera fiché comme terroriste par le logiciel qui parce qu’il a été créé par un raciste haineux, sera aussi haineux envers les noirs que son créateur.

    Des machines nazis tout comme leurs créateurs nazis, mais qui seront utilisés pour éliminer la population non blanche sous des prétextes stupides en faisant croire que l’analyse faciale est infaillible.
    D’ailleurs même si la machine reconnait que l’homme sourit comme le blanc, comme il est noir, elle ne peut pas lui attribuer une émotion positive donc elle en met une négative à la place, vu que cette machine raciste est programmée pour cela.
    https://phys.org/news/2019-01-emotion-reading-tech-racial-bias.html

    La technologie faciale d’analyse d’expression ne sert à rien (sauf faire le fichage raciale de la population) et multiplie les arrestations d’innocents arrêtés par erreur, et sert surtout à faire le fichage ethnique par le faciès de la population c’est une technologie hitlérienne raciste créé par des nazis
    https://www.theguardian.com/technology/2019/mar/06/facial-recognition-software-emotional-science

    Si un mec est fatigué et baille dans une gare, il sera arrêté pour être un terroriste
    https://theintercept.com/2015/03/27/revealed-tsas-closely-held-behavior-checklist-spot-terrorists/

    Bref, le monde est devenu tellement fou, que les japonais qui vivent au milieu de ces timbrés qui jugent les gens avec de la technologie, se mettent à marcher comme des robots , à parler comme des robots, à ne pas avoir d’expression faciale comme les robots pour qu’on leur foute la paix

    Un japonais se fait arrêter car il a voulu démolir le robot qui juge les gens d’après l’analyse de leur expression et fait un fichage secret ethnique de la population
    https://www.telegraph.co.uk/technology/news/11851141/Drunk-man-arrested-in-Japan-for-attacking-emotion-reading-robot.html

    Au final, le NVO ne veut pas qu’on ait notre propre personnalité, il ne veut pas qu’on des émotions, il veut que soit des cyborgs sans émotion.

    Vous avez des émotions, vous pensez par vous-mêmes?

    Si vous n’êtes pas un cyborg humain sans émotion, alors pour les dirigeants du NVO, Vous êtes un terroriste à enfermer dans les camps FEMA. http://educate-yourself.org/cn/projectbluebeam25jul05.shtml

    Dans l’anime futuriste japonaisPsycho pass, tous ceux qui montrent des émotions, sont arrêtés comme terroristes et drogués dans des cellules jusqu’à que leurs émotions disparaissent complètement et qu’ils deviennent des sous- humains incapables de penser ou de réfléchir par eux-mêmes

    la dictature de la pensée unique va mener à cela: des humains marchant et programmés comme des robots

    Les artistes riches en émotion vont être les premiers à être arrêtés comme terroristes , car un artiste a trop de couches émotionnelles complexes pour être compris par un stupide robot logiciel d’analyse facial créé par un raciste génocidaire de l’humanité Google, Apple, Bill Gates

    Les gilets jaunes doivent se rebeller contre les technologies de reconnaissance faciale nazis de fichage ethnique et jugeant les gens sous des accusations stupides que même un gosse de 3 ans ne pourrait imaginer (se moucher bruyamment par exemple est considéré comme un acte bizarre et suspect justifiant l’arrestation immédiate ou fichage S immédiat
    https://theintercept.com/2015/03/27/revealed-tsas-closely-held-behavior-checklist-spot-terrorists/)

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