Analyse critique: Qu’est-ce que le terrorisme ?…

Le terrorisme ne peut être le fait et la pratique que de l’entité qui possède le monopole de la violence (pseudo) légale: l’État. La guerre est le terrorisme ultime. Tout le reste n’est que de la violence plus ou moins légitime.
L’opprimé qui lutte contre ses oppresseurs, où que ce soit, est en état de légitime défense permanente et ne peut en aucun cas être un “terroriste”. Seul l’État est un terroriste, de fait et historiquement le plus grand des terroristes de par son essence même.
~ Résistance 71 ~

Qu’est-ce que le terrorisme ?

 

Mare Almani

 

Diavolo in corpo, Turin, 2000

 

En mai 1898, le roi Umberto I, préoccupé par les nouvelles qui lui parviennent de Milan où venait d’éclater une grève générale, confiait au général Bava Beccaris le soin de réprimer la révolte. L’ordre est donné aux soldats de tirer à vue, et Bava Beccaris fait ouvrir le feu sur la ville à coups de canon. Le bilan est de 80 morts et 450 blessés. Fier du devoir accompli, le général télégraphe au roi que Milan est désormais « pacifiée ». Le chef de gouvernement, le marquis Di Rudini, fait interdire plus de cent journaux d’opposition, les Bourses du Travail, les cercles socialistes, les Sociétés mutualistes, mais aussi pas moins de 70 comités diocésains et 2500 comités paroissiaux. De plus, les Universités de Rome, Naples, Padoue et Bologne sont fermées, tandis que se déroulent des milliers d’arrestations. Umberto I envoie immédiatement un télégramme de félicitations à Bava Beccaris et le décore de la croix de l’Ordre Militaire de Savoie « pour les précieux services rendus aux institutions et à la civilisation ». Deux ans plus tard, le 29 juillet 1900, l’anarchiste Gaetano Bresci allège le roi Umberto I du poids de ses responsabilités en le tuant à Monza. Le Roi et l’anarchiste. Deux assassins aux mains tâchées de sang, c’est indéniable. Pourtant, peut-on les mettre sur le même plan ? Je ne le pense pas, pas plus qu’on ne peut considérer les motivations et les conséquences de leurs actes de la même manière.

Et donc, puisqu’ils ne peuvent être unis dans une exécration commune, lequel des deux a commis un acte de terrorisme ? Le roi qui a fait massacrer la foule, ou l’anarchiste qui a abattu le roi ?

Se demander ce qu’est le terrorisme est une de ces questions qu’il est en apparence inutile de poser, parce qu’elle est destinée à recevoir une réponse univoque. En réalité – lorsqu’elle est formulée de manière rigoureuse –, elle ne manque pas de susciter des réactions étonnantes. Les réponses sont en effet toujours différentes et contradictoires. « Le terrorisme, c’est la violence de ceux qui combattent l’Etat » diront certains ; « le terrorisme c’est la violence de l’Etat » répondront d’autres ; « mais non, le terrorisme est tout acte de violence politique, d’où qu’elle vienne », préciseront les derniers. Et ne parlons pas des débats qui s’ouvrent face aux distinctions qui peuvent être faites par la suite en la matière : par exemple, le terrorisme est uniquement la violence contre les personnes ou également contre les choses ? Doit-il nécessairement posséder une motivation d’ordre politique ou se caractérise-t-il uniquement par la panique qu’il sème ?

La multiplicité de sens assignés à ce terme est suspecte. La sensation ici n’est pas de se trouver en présence des malentendus habituels liés à l’incapacité des mots à exprimer une réalité dont la complexité dépasse les symboles qui voudraient la représenter. Au contraire, l’impression est celle de se retrouver face à un confusionnisme intéressé, à une relativisation d’interprétations créée artificiellement, dans l’intention de vider les idées de leur sens, de neutraliser la force pratique, de banaliser toute la question en réduisant à du bavardage toute réflexion qu’on pourrait mener à son propos.

Pourtant, ce mot de dix lettres doit bien avoir une origine, une histoire, dont il serait possible de déduire un sens en mesure de dissiper au moins une bonne partie des ambiguïtés que son usage génère aujourd’hui. Et c’est en effet le cas.

La première définition qui est donnée à ce terme par la plus grande partie des dictionnaires est à caractère historique : « le gouvernement de la Terreur en France ». On connaît donc avec précision l’origine du vocable. Le terrorisme correspond à la période de la Révolution Française qui va d’avril 1793 à juillet 1794, lorsque le Comité de salut public mené par Robespierre et Saint-Just a ordonné un grand nombre d’exécutions capitales. La Terreur était donc représentée par cette guillotine dont la lame a tranché la tête à des milliers de personnes qui, présume-t-on, constituaient une menace pour la sécurité du nouvel Etat en formation. A partir de cette base, les mêmes dictionnaires ajoutent par extension une définition plus générale du terrorisme : « toute méthode de gouvernement fondée sur la terreur ».

A présent, cette première interprétation du concept de terrorisme est extrêmement claire. Tout d’abord, elle met au jour le lien étroit qu’il y a entre terrorisme et Etat. Le terrorisme est né avec l’Etat, est exercé par l’Etat, est justement une « méthode de gouvernement » que l’Etat emploie contre ses ennemis pour garantir sa propre conservation. « La guillotine – disait Victor Hugo – est la concrétion de la loi ». Seul l’Etat peut promulguer des lois. Et la loi, loin d’être l’expression de ce contrat social garant de la cohabitation harmonieuse entre les êtres humains, représente le fil barbelé avec lequel le pouvoir protège ses privilèges. Quiconque oserait l’outrepasser aura à passer entre les mains du bourreau. Ainsi, avant le mois d’avril 1793, de prétendus criminels de droit commun et quelques insurgés étaient déjà montés à l’échafaud.

Quoi qu’on en pense, la guillotine n’est en effet pas une invention de monsieur Guillotin. En France, cet instrument d’exécution capitale avait déjà une histoire, mais personne ne parlait encore de Terreur. Ce n’est que lorsque l’autorité de l’Etat, alors aux mains des jacobins, sera menacée par une vague révolutionnaire, ce n’est que lorsqu’il n’aura plus seulement affaire à de simples hors-la-loi ou à des insurgés isolés, mais à un énorme mouvement social capable de le renverser, ce n’est qu’à ce moment que la violence répressive se nommera Terreur.

Mais, en plus de son caractère institutionnel, une autre caractéristique distingue le terrorisme : tout un chacun peut en être victime. Au cours de la période de la Terreur, rien que dans Paris, il y aurait eu pas moins de 4 000 exécutions. Louis Blanc aurait retrouvé l’identité de 2 750 guillotinés, découvrant que seulement 650 d’entre eux appartenaient aux classes aisées. Cela signifie que la machine étatique de la guillotine ne faisait pas tant de distinctions, décapitant quiconque était estimé incommode ou suspect. Il n’y a pas que les nobles, les militaires et les prêtres qui ont perdu leur tête lors de ces journées – comme le voudrait la propagande la plus conservatrice et traditionaliste –, mais surtout de simples artisans, des paysans, des pauvres. Le terrorisme est tel parce qu’il frappe à l’aveugle, d’où le sentiment de panique collective qu’il inspire. L’usage indiscriminé de la guillotine, systématisé grâce à la simplification des procédures judiciaires permise par la loi de Prairial, crée l’effet inéluctable d’opérations à la chaîne, annulant les différences individuelles entre tous ces décapités. Cette pratique de l’amalgame a un sens politique précis : regroupant en une même séance des personnes soupçonnées de « crimes » de nature ou d’identité complètement différents, la Terreur vise à anéantir les différences individuelles pour créer un consensus populaire, et à détruire « l’abjection du moi personnel » (Robespierre), vu qu’il ne doit exister qu’une seule entité dans laquelle fondre les individus : l’Etat. Le terrorisme est donc né comme instrument institutionnel et indiscriminé. Ces deux aspects retentissent aussi dans des expressions courantes, comme par exemple « des bombardements terrorisants ». Un bombardement, en effet, non seulement se déroule lors d’une guerre menée entre Etats, mais sème la mort et la désolation dans toute la population. On pourrait faire le même discours concernant le terrorisme psychologique, considéré comme « une forme d’intimidation ou de chantage afin de manipuler l’opinion publique, effectuée surtout à travers les moyens de communication, par l’exagération des dangers de certaines situations ou bien en les inventant, afin d’induire les masses à des comportements déterminés au plan politique, social, économique ». On voit bien comment seul celui qui détient le pouvoir est en mesure de manipuler les grands moyens de communication et, à travers eux, les « masses », afin d’atteindre son but.

Le terrorisme est donc la violence aveugle de l’Etat, comme le montre sans ambiguïté l’origine du terme. Mais le langage n’est jamais une expression neutre. Loin d’être uniquement descriptif, le langage est avant tout un code. Le sens des mots indique toujours le côté vers lequel penche la balance de la domination. Celui qui détient le pouvoir possède aussi le sens des mots. Cela explique comment il se fait que, le temps passant, le concept de terrorisme ait recouvert un nouveau sens qui contredit complètement sa genèse historique mais correspond aux exigences de la domination. Aujourd’hui, ce concept est défini comme « une méthode de lutte politique fondée sur des violences intimidatrices (meurtres, sabotages, attentats explosifs, etc), employés généralement par des groupes révolutionnaires ou subversifs (de gauche ou de droite) ». Comme on le voit, cette interprétation, qui a commencé à se diffuser à la fin du XIXe siècle, s’oppose complètement à ce qui a été dit jusqu’à présent. Dans l’acceptation initiale du terme, c’est l’Etat qui recourt au terrorisme contre ses ennemis ; dans la seconde, ce sont ses ennemis qui emploient le terrorisme contre l’Etat. Le renversement de sens ne pourrait être plus explicite. L’utilité d’une telle opération pour la Raison d’Etat n’est que trop évidente. Mais comment naît cette mystification ? La Terreur en France a été l’œuvre d’un Etat né lors d’une Révolution. Pour justifier le sens actuel du concept de terrorisme, l’idéologie dominante a du intervertir les sujets et attribuer à la Révolution la responsabilité qui appartenait en réalité à l’Etat. Ainsi, on nous enseigne aujourd’hui que la Terreur est l’œuvre de la Révolution qui, en ce lointain contexte historique, s’était incarnée dans l’Etat. La Terreur serait donc synonyme de violence révolutionnaire. Un saut acrobatique de la logique qui continue à enchanter les parterres de spectateurs du monde entier, qui ne semblent pas se rendre compte de l’arnaque plus qu’évidente.

En réalité, on ne peut attribuer la Terreur à la Révolution, au peuple insurgé, parce que ce n’est que lorsque la Révolution s’est faite Etat que la Terreur est apparue. C’est un énorme mensonge idéologique et un faux historique grossier que de faire de la Terreur l’expression même de la violence révolutionnaire « massacrante », celle des rues, des journées sur les barricades, de la vengeance populaire. Avant le 17 avril 1793 (jour de la fondation du tribunal révolutionnaire), la violence exercée contre le pouvoir, même celle particulièrement cruelle, n’avait jamais recouvert le nom de terrorisme. Ni les sanglantes Jacqueries du XIVe siècle, ni les excès qui se sont déroulés lors de la Grande Révolution (comme par exemple la manifestation des femmes de Marseille qui portaient à la ronde, au bout d’une pique, les viscères du major De Beausset au cri de « qui veut des tripes ? ») n’ont été considérés comme des actes de terrorisme. Ce terme n’indiquait que la violence répressive de l’appareil étatique au moment où il devait se défendre – pour la première fois dans l’histoire – d’un assaut révolutionnaire. En somme, l’aspect historique du terme montre comment le terrorisme est la violence du pouvoir qui se défend de la Révolution, non pas la Révolution qui attaque le pouvoir. 

(NdLR: ce fut en fait le cas de quasiment toutes les révolutions parce qu’elles ne se séparèrent jamais de l’État. Celui-ci est le garant de ce que rien ne change et le pouvoir ne fasse que changer d’oligarques…)

Il faut dire à ce propos que la persistance de cette ambiguïté a été encouragée pendant longtemps par les révolutionnaires eux-mêmes, qui ont accepté de bon gré ce qualificatif, sans se rendre compte que ce faisant, ils aidaient la propagande de cet Etat qu’ils souhaitaient frapper. Et si le concept de terrorisme peut légitimement trouver sa place dans un concept autoritaire de la révolution (comme Lénine et Staline l’ont démontré en Russie), il est absolument privé de sens, pour ne pas dire aberrant, dans une perspective de libération anti-autoritaire. Ce n’est pas par hasard si ce sont justement les anarchistes qui ont en premier revu l’usage impropre de ce terme, peut-être poussés par les événements. En 1921 eut lieu le tragique attentat contre le cinéma-théâtre Diana de Milan, qui a causé la mort et des blessures à de nombreux spectateurs, bien qu’ayant comme objectif le préfet de la ville, responsable de l’incarcération de quelques anarchistes célèbres. Malgré les intentions de ses auteurs, ce fut un acte de terrorisme. Comme on peut l’imaginer, cet acte a provoqué d’âpres discussions à l’intérieur du mouvement anarchiste. Ainsi, face à la condamnation du geste par de nombreux anarchistes, si la revue Anarchismo de Pise, sans aucun doute la publication plus diffusée de l’anarchisme autonome en Italie, continuait à défendre « cette vérité anarchiste cardinale, à savoir l’impossibilité de séparer le terrorisme de l’insurrectionnalisme », elle commençait d’un autre côté à esquisser les premières réflexions critiques sur le concept de terrorisme : « pourquoi nommer et taxer de “terreur catastrophique” – qui est le propre de l’Etat – l’acte de révolte individuel ? L’Etat est terroriste, le révolutionnaire qui s’insurge, jamais ! ». Un demi-siècle plus tard, en un contexte de fortes tensions sociales, cette critique sera reprise et développée par ceux qui n’entendaient pas accepter l’accusation de terrorisme lancée par l’Etat contre ses ennemis.

Les mots ont toujours été sujets à une évolution de leur sens. Il n’est pas surprenant que le sens du terme terrorisme se soit également modifié. Il n’est toutefois pas acceptable qu’il contredise chacune de ses caractéristiques originaires, qui sont celles de l’aspect institutionnel et indiscriminé de la violence. Cette violence peut être exercée contre les personnes ou contre les choses, peut être physique ou psychologique, mais pour qu’on puisse parler de terrorisme, il faut au moins qu’une de ces deux caractéristiques demeure. Par exemple, on a justement parlé de terrorisme pour indiquer les actions menées par des escadrons de la mort de l’Etat espagnol contre des militants d’ETA. Ces actions étaient dirigées contre un objectif précis, mais il s’agissait de toute façon d’une forme de violence institutionnelle contre une menace considérée comme révolutionnaire. De même, le terrorisme peut ne pas toujours être mené par des institutions. Mais pour qu’on puisse le considérer ainsi, ses manifestations doivent alors frapper de manière indiscriminée. Une bombe dans une gare ou dans un supermarché en service, ou sur une plage surpeuplée peut à juste titre être définie comme terroriste. Même lorsque c’est le fruit du délire d’un « fou » ou lorsque cela est revendiqué par une organisation révolutionnaire, le résultat d’une telle action est de semer la panique dans la population.

Lorsqu’en revanche la violence n’est ni institutionnelle ni indiscriminée, c’est un non-sens de parler de terrorisme. Un individu en proie à une crise de folie et qui extermine sa famille n’est pas un terroriste. Pas plus qu’un révolutionnaire ou une organisation subversive qui choisit avec soin les objectifs de ses actions. Bien sûr que c’est de la violence, de la violence révolutionnaire, mais pas du terrorisme. Elle ne vise ni à défendre l’Etat ni à semer la terreur dans la population. Si, lors de telles attaques, les médias parlent de « psychose collective » ou « de nations toutes entières qui tremblent », ce n’est qu’en référence au vieux mensonge qui veut identifier un pays entier avec ses représentants, pour mieux justifier la poursuite des intérêts privés de quelques uns au nom et aux dépends des intérêts sociaux de tous les autres. Si quelqu’un devait commencer à tuer les politiciens, les industriels et les magistrats, cela ne sèmerait la terreur que parmi les politiciens, les industriels et les magistrats. Personne d’autre ne serait matériellement touché. Mais si quelqu’un posait une bombe dans un train, n’importe qui pourrait en être victime, sans exclusive : le politicien comme l’ennemi de la politique, l’industriel comme l’ouvrier, le magistrat comme le repris de justice. Dans le premier cas, nous sommes face à un exemple de violence révolutionnaire, dans le second il s’agit en revanche de terrorisme. Et malgré toutes les objections, critiques et perplexité que puissent soulever la première forme de violence, on ne peut certainement pas la comparer à la seconde.

Ceci dit, revenons au problème initial. Entre le roi qui a fait massacrer la foule et l’anarchiste qui a tiré sur le roi, qui est le terroriste ?

 


Pour la société des sociétés

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4 Réponses to “Analyse critique: Qu’est-ce que le terrorisme ?…”

  1. Bernardo1871 Says:

    un avis sur les événements de Russie de 1991-1993 tels qu’ils sont racontés par Guennadi Ziouganov?

    **Les défenseurs de la Constitution soviétique n’ont pas été tués en vain, luttant pour la vérité et la justice. Ils sont maintenant sur un pied d’égalité avec les soldats de la Commune de Paris et les ouvriers rebelles de 1905, tombés presque au même endroit.**

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10426

    ampshaqc (à mon pas si humble avis que cela 🙂 , ce qu’il s’est passé entre 1991 et 1993 en Russie aurait pu déboucher sur une Russie communiste, mais cette fois démocratique.

    d’ailleurs, c’est communément admis que le peuple Russe a élu Ziouganov comme présidenté de la Fédération de Russie en 1996..

    1917: révolution volée par les ‘Bolcheviks’ qui n’étaient absolument pas majoritaires comme le signifie, faussement donc, leur nom ‘bolchevicks’, qui ont dissous les Soviet et instauré la dictature,

    1993: coup d’État de l’ivrogne et traitre elstine, aus mains des oligarques qui ont pillé la Russie dans les années 1990.

    pas étonnant que Vladimirovitch, tout Vladimirovitch qu’il soit, donc néolibéral, capitaliste, soit vu comme le sauveur de la Russie!

    • Bon déjà le type pose en photo avec un buste de Lénine derrière lui… tout est malheureusement dit en une image. C’est suavement ironique n’est-il pas ? Les vestiges de l’URSS et son capitalisme d’état se font tabasser et réprimer par l’état capitaliste libéral voyou revenu au pouvoir…
      La réalité est la suivante: l’URSS est une création de la City de Londres et de Wall Street (cf nos traductions de Sutton) qui s’est fait larguer en rase campagne par ses créateurs au profit du « tout libéral », retour au pillage colonial sauvage en règle, les banquiers ont pensé qu’il était temps de faire tomber le masque et de développer un monde unipolaire monopoliste sous contrôle anglo-américano-sioniste. ça n’a as fonctionné longtemps, et ils mutent l’empire en intégrant la Chine et en tentant de gérer une Russie se sentant plus à l’aise dans la multiparité capitaliste, qui ne résout aucun problème mais est sans aucun doute un moindre mal dans le contexte systémique actuel.
      Une question intéressante à poser à ces nostalgiques du goulag permis et mis en place par la « constitution soviétique » qu’ils vénèrent ant: Imaginons qu’une population regagnée par l’idée anarchiste se soit rassemblée en place publique demandant le retour des vrais soviets (idée anarchiste mise en place à St Petersbourg en 1905 avec le premier soviet qui comptait bon nombre d’anarchistes, soit dit en passant) que le pouvoir étatique « bolchévique » léniniste puis staliniste avait usurpé dès 1918-19 et réprimé sauvagement à Cronstadt en 1921 et persécuté en Ukraine ; qu’aurait donc fait le pouvoir d’un Brejnev, Andropov ou Kroutchev avant eux, sans parler de Staline, en une telle circonstance ?… Ils leur auraient envoyé des fleurs et déroulé le tapis rouge (de circonstance…) sans aucune doute ?… 😉
      La question essentielle est de voir que toute revendication au nom d’un « état » est un leurre, une mascarade plus ou moins subtile de la répression à venir.
      Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Cela doit devenir l’évidence et se voir comme le nez au milieu de la figure.
      A partir de là il convient d’agir, ensemble, unis, en conséquence. Nous ne sommes en rien convaincus que ce type veuille un retour aux soviets orignaux, conseils populaires d’obédience anarchiste qui furent brisés par l’ordure agent de la City de Londres dont le buste trône derrière lui sur la photo et qui a bien rempli sa mission pour ses maîtres banquiers en bon toutou à sa mémère… 😉

  2. Comment la France s’apprête à devenir un Etat policier où chacun est transformé en potentiel suspect
    https://www.bastamag.net/Comment-la-France-s-apprete-a-devenir-un-Etat-policier-ou-chacun-est-transforme

    Expulsions accélérées, peines de prison : la loi « Elan » sur le logement s’apprête à criminaliser les plus précaires
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    Augmenter les loyers, privatiser les HLM : Macron va-t-il aussi exaucer les vœux des gros propriétaires immobiliers ?
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    les autorités françaises ont désormais une autre priorité : attirer les institutions financières de Londres, avec leurs traders, leurs produits dérivés et leurs avocats d’affaires, vers Paris grâce à des cadeaux fiscaux et réglementaires.
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    la marchandisation des forêts françaises en marche
    https://www.bastamag.net/Les-salaries-de-l-ONF-veulent-lancer-un-mouvement-contre-la-marchandisation-des

    Luttes paysannes et accès collectif à la terre

    Dans les semaines qui précèdent le comité de pilotage, il nous faudra mener campagne pour assurer la stabilisation des conventions sous des formes moins précaires et faire en sorte qu’aucun des projets ne soit laissé de côté. Nous aurons à défendre à ce titre l’existence d’une paysannerie solidaire, protectrice du bocage et vivrière face aux critères et normes d’une agriculture gangrenée par le productivisme.https://www.bastamag.net/La-Zad-de-Notre-Dame-des-Landes-toujours-en-lutte-pour-son-avenir

    Polluées, menacées, déplacées : ces communautés amazoniennes aux prises avec des multinationales européennes
    https://www.bastamag.net/Polluees-menacees-deplacees-ces-communautes-amazoniennes-aux-prises-avec-des

    Pollutions : une amende historique contre le pétrolier Chevron annulée par un tribunal privé international
    La compagnie pétrolière Chevron avait été condamnée en 2012 par la justice équatorienne à payer une compensation de 8,1 milliards d’euros pour des pollutions générées par l’une de ses filiales en Amazonie. Un tribunal commercial privé vient d’annuler cette décision de justice
    « Une preuve supplémentaire de l’impunité juridique que les traités de commerce et d’investissement accordent aux sociétés transnationales »https://www.bastamag.net/Pollutions-une-amende-historique-contre-le-petrolier-Chevron-annulee-par-un

    À Bruxelles, un militant opposé aux traités de libre-échange (Tafta, appelé aussi TTIP, et Ceta) risque entre six mois et cinq ans de prison, ainsi qu’une amende pouvant aller jusqu’à 125 000 euros !Près de 250 personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal, dont plusieurs associations de défense des droits humains. Elles s’inquiètent de la multiplication de procès intentés à des militants et la criminalisation de leurs actions. Elisabeth Lagasse, du comité de soutien, est aussi venu rappelé que, pour eux, la lutte est toujours d’actualité:
    , la lutte est toujours d’actualité, puisque le Ceta — l’accord commercial entre l’UE et le Canada — est toujours en cours de ratification. Devant la forte présence à l’audience de militants, le juge de séance, en accord avec les parties, a reporté celle-ci au 12 février 2019.
    https://www.bastamag.net/Un-militant-risque-5-ans-de-prison-pour-avoir-detourne-un-panneau-publicitaire

    un barrage de rejets miniers rompait dans l’État brésilien du Minas Gerais, provoquant la mort de 19 personnes, ravageant plusieurs villages, et polluant pour des années un fleuve entier. Ce crime, commis par deux multinationales, Vale et BHP Billiton, demeure impuni. La fondation France Libertés lance ce 27 septembre un appel demandant justice pour le peuple Krenak, qui vit le long du fleuve pollué, et pour les centaines de milliers de brésiliens sinistrés par cette catastrophe. Crime de Mariana : justice pour le peuple Krenak et pour un million de personnes sinistrées:un barrage de déchets miniers de la compagnie Samarco s’est rompu, déversant 55 millions de m³ de boues toxiques dans la vallée du fleuve Rio Doce, un des principaux fleuves du pays qui travers la région sud-est du Brésil. Cette coulée de boue s’est déversée sur plus de 700 km jusqu’au littoral avant de se répandre sur plus de 200 km de côte océanique. Elle a provoqué la mort de 19 personnes et affecté la vie d’environ un million de personnes Parmi les personnes sinistrées il y a bien sûr les populations vivant aux bords du fleuve, comme le peuple indigène Krenak pour qui le fleuve n’est pas qu’une source d’alimentation et d’organisation de la vie collective, mais aussi une identité spirituelle constitutive de ce peuple. Au delà de ce drame pour le peuple Krenak, l’impact le long du Rio Dolce est général.

    Sur les rives du fleuve, beaucoup on perdu leur logement, leur terres agricoles devenues improductives, leur travail pour les milliers de pêcheurs actifs dans la région. Et puis sur l’ensemble du bassin versant c’est aussi toute une population qui dépendait de l’acheminement de l’eau du fleuve, pour l’alimentation ou la production industrielle. Un million de personnes affectées aujourd’hui soit par le chômage, la perte de leurs biens mais aussi des problèmes sanitaires tant psychologiques que respiratoires, neurologiques ou dermatologiques causés par le contact avec les métaux lourds.

    Pourtant aujourd’hui, trois ans après, aucun responsable n’a été condamné et ce crime reste impuni.la justice a autorisé les multinationales criminelles à ne pas dépenser plus de 4 milliards d’euros. Soit dix fois moins que le montant qui serait nécessaire. Enfin selon le MAB, moins d’un quart de la somme aurait été dépensé en trois ans, et une grande partie pour des consultations internationales peu transparentes et inefficaces pour les sinistrés.https://www.bastamag.net/Crime-de-Mariana-Justice-pour-le-peuple-Krenak-et-pour-un-million-de-personnes

    Bavures policières mortelles : trente ans de quasi impunité ?
    peu d’égards pour les familles des victimes, des procédures judiciaires qui s’éternisent, une difficile transparence sur les circonstances de la mort et le rôle des policiers…
    Deux constats sont sans appel : d’une part, une intervention policière peut provoquer la mort, même si c’est involontairement. D’autre part les responsables sont rarement inquiétés. Sur un échantillon de 180 personnes décédées au cours d’une opération de police, environ un tiers des affaires sont classées sans suite, une trentaine débouchent sur un non-lieu, et une dizaine sur des relaxes
    la technique « d’asphyxie posturale », une technique d’immobilisation largement dénoncée depuis dix ans par Amnesty International ou la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et interdite dans plusieurs pays. En France, elle serait à l’origine de plusieurs fins de vie prématurées, tel Abdelhakim Ajimi en 2008, qui s’est éteint devant dix témoins et dont le sursis des responsables vient d’être confirmé.https://www.bastamag.net/Bavures-policieres-mortelles
    https://www.bastamag.net/Quand-les-forces-de-l-ordre-tuent-40-ans-de-deces-sans-bavures
    https://bastamag.net/webdocs/police/

    Mort de Tamir Rice, 12 ans : la police américaine se défend
    https://www.bastamag.net/Mort-de-Tamir-Rice-12-ans-la

    « un peuple qui sacrifie sa liberté pour « sa sécurité » n’aura ni l’un ni l’autre »
    La France est le deuxième producteurs d’armes au monde
    http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/economie-la-france-est-le-deuxieme-exportateur-mondial-d-armement_1423897.html

    MORT DE ROMAIN À PARIS : AUGMENTATION DES TIRS POLICIERS À BALLES RÉELLES SUR LES CITOYENS NORMAUX
    http://www.alterinfo.net/MORT-DE-ROMAIN-A-PARIS-AUGMENTATION-DES-TIRS-POLICIERS-A-BALLES-REELLES_a140786.html

    « Le peuple n’a qu’un ennemi dangereux, c’est son gouvernement »

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