Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 1ère partie.

“Wall Street et la montée en puissance d’Hitler” (Extraits)

1 ère partie

Par Antony C. Sutton (éditions Buccaneer Books, 1976, 220 pages)

 

Version anglaise en ligne:

http://reformed-theology.org/html/books/wall_street/index.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

2ème partie

3ème partie

4ème et dernière partie

 

Note des traducteurs: Le professeur Antony Cyril Sutton (1925-2002), économiste et historien britannique ayant vécu une très grande partie de sa vie aux Etats-Unis, est une sommité du monde académique et pourtant il n’est connu que dans des cercles restreints. Pourquoi?

Parce qu’il a passé la vaste majorité de sa vie professionnelle à rechercher et à analyser les dessous du pouvoir. Il était un conservateur qui ne pouvait accepter le degré de trahison des “élites” dirigeantes occidentales sur les multiples facettes du monde économique, politique et social.

Docteur ès Sciences de l’université de Southampton, il fut professeur entre 1968 et 1973 à Stanford University (Californie), maître de recherche associé au Hoover Institute, un des berceaux conservateurs s’il en est dans l’establishment éducatif états-unien.

Entre 1968 et 1973, il publia en trois volumes les fruits de ses recherches sur le transfert de technologie s’opérant entre les Etats-Unis, l’occident et l’URSS: “Western Technology and the Soviet Economic Development”. Pour le professeur Sutton, le transfert de technologie était tel que cela en était une trahison pure et simple, surtout considérant le fait, que le transfert de technologie vers l’URSS et le bloc de l’Est soutenait directement les efforts de guerre du Vietnam contre les Etats-Unis. Le professeur Sutton non seulement condamnait cette guerre, mais de plus il rendait responsable l’élite banquière et industrielle états-unienne de la mort des jeunes soldats américains dans cette guerre impérialiste. Inutile de dire que le professeur Sutton se retrouva vite au ban de l’intelligentsia et du monde académique américains.

En 1974, Sutton publia le premier ouvrage de sa trilogie sur les financements de Wall Street: “Wall Street and the Bolshevik Revolution” (traduction à venir).

En 1976, il publia le second volet de la trilogie, dont nous proposons ici la traduction de larges extraits (la traduction française totale étant à notre connaissance inexistante… merci de nous dire si le lectorat en trouve trace): “Wall Street and the Rise of Hitler”, ouvrage qui fut suivit la même année du troisième volet: “Wall Street and Franklin Delano Roosevelt”.

Le livre dont nous proposons ici la traduction de larges extraits est le résultat de près d’une demie décennie d’étude approfondie des archives du procès de Nüremberg, dont les tonnes d’archives sont entreposées (microfilmées) au Hoover Institute de l’Université de Stanford. Sutton y eut accés libre pour ses recherches. La transcription du procès de Nüremberg fut publié en 42 volumes en anglais (41 en français), mais certains documents et chaînes d’évènements furent cachés et non divulgués pour des raisons évidentes comme nous allons le voir…

Voici ce qui est dit sur le site internet du professeur Sutton:

“Antony Sutton a été persécuté mais jamais attaqué en justice pour ses recherches et leurs publications. Sa carrière académique fut brisée par sa dévotion à découvrir et énoncer la vérité. En 1968, le fruit de ses recherches sur “La technologie occidentale et le développement économique de l’URSS” fut publié par le Hoover Institute de l’université de Stanford. Sutton y montre comment la base technologique et de production de l’état soviétique, qui s’est engagé à suppléer de l’armement au Nord-Vietnam et contribue par là-même à la mort et l’estropiage de jeunes soldats américains, fût construite par des entreprises industrielles américaines et payée essentiellement par le contribuable américain. Depuis leurs grandes usines d’acier et de fer à la construction d’équipement automobile en passant par une technologie de précision, de l’informatique, essentiellement la majorité de l’entreprise industrielle soviétique a été construite avec l’aide directe des Etats-Unis ou de son assistance technique.”

Ceci est également détaillé dans le premier volet du triptique de Sutton sur Wall Street, et nous allons vous faire découvrir ci-après, en plusieurs publications, que cela fut également vrai de l’Allemagne nazie.

Le pourquoi de l’omission délibérée de ces évènements pourtant dûments documentés de manière irrévocable et inattaquable, sera évident pour beaucoup de lecteurs au fur et à mesure du déroulement de la recherche du professeur Sutton sur Wall Street et la montée en puissance d’Hitler…

C’est en analysant l’histoire sans son paravent consensuel et en la comprenant donc mieux, que nous comprendrons en retour le monde contemporain et pourrons efficacement anticiper le futur. Le vieil adage de “qui ne connaît pas l’histoire est amené à la répéter” prend tout son sens aujourd’hui. C’est en fait le but de l’oligarchie en place.

La vérité nous libèrera… pour toujours !

~ Résistance 71 ~

P.S: La bibliographie des documents utilisés pour rédiger ce livre se trouve à la fin de chaque chapitre de l’édition anglaise originale, merci de vous y référer si nécessaire, car nous ne les avons pas reproduites dans la traduction. La documentation y est extrêment abondante et exemplaire.

La traduction de ces larges extraits du livre du Professeur Sutton seront publiés sur ce blog en 4 parties à une semaine (environ…) d’intervalle.

Merci de votre fidélité.

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Chapitre 1

Wall Street trace la route pour Hitler

[…] La montée en puissance pour cette guerre européenne avant et après 1933 fut en grande partie dûe à l’assistance financière de Wall Street dans les années 1920 afin de créer un système de cartel allemand et à une assistance technique de la part de firmes américaines renommées, qui seront identifiées plus tard, afin de construire la Wehrmacht allemande. Peut-on qualifier cette assistance financière et technique des hommes d’affaires américains d’”accidentelle” ou de “vision à courte vue” ? Les preuves présentées dans cet ouvrage suggèrent fortement un certain degré de préméditation de la part de ces financiers américains. Des plaidoiries similaires et inacceptables furent également faites concernant “l’aide accidentelle” apportée par les financiers et industriels américains dans l’exemple parallèle de la construction de la puissance militaire de l’Union Soviétique à partir de 1917…

La contribution faite par les capitalistes américains au préparatifs de guerre allemands avant 1940 ne peut seulement être décrite que comme considérable. Par exemple en 1934, l’Allemagne ne produisait que 800 000 tonnes de carburant synthétique, le reste était importé. Et pourtant, 10 ans plus tard, durant la seconde guerre mondiale, après le transfert des patentes d’hydrogénisation et de sa technologie par la Standard Oil du New Jersey (NdT: qui appartenait aux Rockefeller…) à IG Farben (utilisées pour produire de l’essence synthétique à partir du charbon), l’Allemagne put produire 6 millions et demie de tonnes de pétrole synthétique, dont 85% étaient du pétrole synthétique utilisant le processus d’hydrogénisation de la Standard Oil[…]

1924 La plan Dawes

Le traité de Versailles après la fin de la 1ère guerre mondiale, imposa des réparations très lourdes à l’Allemagne vaincue. Le poids financier encouru, véritable cause du mécontentement allemand qui contribua grandement à l’acceptation du nazisme, fut utilisé par les banquiers internationaux pour leur propre profit. L’opportunité de s’engager dans des prêts rentables aux cartels allemands aux Etats-Unis, fut présenté dans le plan Dawes puis dans le plan Young. Ces deux plans furent construits par les banquiers centraux (NdT: que l’on sait aujourd’hui privés..) […]

Les financiers et les politiciens fixèrent la dette de guerre allemande à 132 milliards de Marks or par an. Ceci représentait en 1921, environ un quart de la valeur des exportations allemandes. Quand l’Allemagne fut incapable de payer plus avant cette lourde dette, la France et la Belgique occupèrent la Ruhr afin de prendre par la force ce qu’ils ne pouvaient obtenir de gré. En 1924, les alliés appointèrent un comité de banquiers (dirigé par le banquier américain Charles G. Dawes) afin de développer un programme de paiements de la dette de guerre. La plan Dawes qui en résultat, d’après le professeur  de relations internationales de l’université de Georgetown Carroll Quigley, fut “très largement un produit de la banque JP Morgan”. Le plan Dawes mit en place une série de prêts étrangers pour un total de 800 millions avec leurs dividendes partant en Allemagne. Ces prêts sont très importants pour cette affaire, car les dividendes, réalisés pour la plus grande part aux Etats-Unis par des investisseurs en dollars, furent utilisés dans le milieu des années 1920 pour créer et consolider la fusion gigantesque entre respectivement IG Farben et Vereinigte Stahlwerke, Ces cartels non seulement aidèrent Hitler à prendre le pouvoir en 1933, mais elles produisirent également le plus gros des matériels clé que l’Allemagne utilisa durant la seconde guerre mondiale[…]

[…] En conséquence, le poids des réparations de guerre allemandes aux alliés était en fait supporté par des souscriveurs étrangers aux bons du trésor allemands, qui étaient émis par les maisons fnancières de Wall Street, et ce en dégageant un profit non négligeable pour elles-mêmes bien sûr. Il est important de noter ici, que ces firmes financières étaient la propriété des mêmes financiers qui occasionnellement enlevaient leur chapeau de banquier pour en mettre un nouveau, celui d’ “hommes d’état”; et comme “hommes d’état”, ils “formulaient” les plans Dawes ou Young pour “résoudre” les “problèmes” de ces réparations de l’Allemagne. En tant que banquiers, ils créaient les emprunts. Comme Carroll Quigley le fait remarquer:

“Il est à noter que ce système fut créé par les banquiers internationaux et que le prêt à l’Allemagne de l’argent des autres leur fut très lucratif.”

Qui étaient ces banquiers internationaux de New York qui formaient ces commisssions sur les réparations de l’Allemagne ?

Les experts américains du plan Dawes de 1924 furent le banquier Charles Dawes et le représentant de Morgan Owen Young, qui était également le président de la compagnie General Electric; quant à Dawes il fut le président de comité des experts alliés en 1924. En 1929, ce fut Young qui en devint président, soutenu par JP Morgan lui-même avec comme second Y. W. Lamont, un associé de Morgan et T. N. Perkins un autre banquier en association avec Morgan. En d’autres termes, la délégation américaine était purement et simplement comme l’avait dit Quigley, la délégation du banquier JP Morgan utilisant l’autorité et le sceau des Etats-Unis pour promouvoir des plans financiers qui leur seraient avantageux financièrement.

Quigley écrivit: “Les banquiers internationaux étaient assis au paradis, sous une pluie de dividendes et de commissions.”

Les membres allemands du comité des experts étaient également intéressants. En 1924, Hjalmar Schacht était le président de la Reichsbank et prit un rôle déterminant dans l’organisation de l’application du plan Dawes. En 1928, un des représentant allemand était A. Voegler du cartel de l’acier allemand Stahlwerke Vereinigte, en bref, les deux pays importants impliqués, les Etats-Unis et l’Allemagne, étaient représentés par les banquiers de la banque Morgan d’un côté et par Schacht et Voegler de l’autre, tous furent des éléments clé de la montée en puissance d’Hitler et du réarmement de l’Allemagne à venir […]

[…] 1928: Le plan Young

D’après les génies financiers d’Hitler, Hjalmar Horace Greeley Schacht et l’industriel nazi Fritz Thyssen, ce fut le plan Young de 1928 (le successeur du plan Dawes), formulé par l’agent de la banque Morgan Owen D. Young, qui amena Hitler au pouvoir en 1933[…]

[…] Le plan Young était un outil d’occupation financière de l’Allemagne au moyen de capital américain et commettait les biens et propriétés allemands à une hypothèque gigantesque dont les ficelles étaient tenues par les Etats-Unis. Il faut ici noter que les entreprises allemandes qui avaient des affiliations américaines échappaient au plan par le fait de titres de propriété étrangers temporaires[…]

[…] Quoi qu’il en soit ce fut Schacht et non Owen Young, qui conçut l’idée qui devînt plus tard la Bank for International Settlements (NdT: La BIS, qui existe toujours aujourd’hui et est le QG des banques centrales mondiales, cartel de banques et d’intérêts privés, qui siège à Bâle en Suisse) […]

La BIS, le cœur du système de contrôle

Ce jeu de coopération et d’idées entre Schacht en Allemagne et les intérêts de JP Morgan de New York à travers son agent Owen Young, n’était qu’une facette d’un système de coopération et d’alliance international bien plus vaste afin de contrôler le monde. Comme il fut décrit par Quigley, ce système “n’était rien d’autre que la création d’un système de contrôle financier mondial, dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son entièreté.”

Ce système féodal fonctionna dans les années 1920 et il continue de fonctionner aujourd’hui (Ndt; en 1976 année de publication du livre, mais aussi de nos jours en 2011…) par le truchement des banquiers centraux privés de chaque pays, qui contrôlent la création de l’argent pour chaque économie individuelle. Dans les annés 1920 et 1930, le système de la réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre, la Reichsbank allemande et la Banque de France influençaient plus ou moins l’appareil politique de leur pays respectif de manière indirecte par le contrôle de la création de la monnaie et de l’environnement monétaire[…]

[…] Les politiciens utiles aux objectifs du capitalisme financier et les académies qui fournissent les idées et l’idéologie pour un contrôle mondial des banquiers internationaux, sont maintenus dans la ligne de conduite par un système de récompenses et de pénalités. Au début des années 1930, le véhicule principal pour ce système de contrôle financier et politique international, ce que Quigley nommait: “le cœur du système”, était la Bank for International Settlements de Bâle. Le cœur du contrôle BIS continua à fonctionner durant toute la seconde guerre mondiale comme le milieu par lequel les banquiers, qui n’étaient pas en guerre les uns avec les autres, continuèrent à opérer un échange d’idées pour leurs bénéfices mutuels, échange d’information et planification du monde de l’après guerre. Comme il fut noté par un écrivain, la guerre ne fît aucune différence pour les banquiers internationaux[…]

[…] La construction des cartels allemands

Un exemple concret et pratique du comment la finance internationale opère derrière la scène internationale pour bâtir et manipuler les systèmes politico-économiques, est le système de cartel allemand.

Les trois plus gros prêts accordés par les banquiers internationaux de Wall Street à des emprunteurs allemands dans les années 1920, le furent, sous le plan Dawes, au bénéfice des trois cartels allemands qui aidèrrent Hitler et les nazis quelques années plus tard a se hisser au pouvoir. Les financiers américains étaient directement représentés dans les conseils d’administration de ces cartels allemands. L’assistance américaine aux cartels allemands a été décrite par James Martin de la façon suivante: “Ces prêts pour la reconstruction devinrent un véhicule d’arrangements qui fit plus pour promouvoir la seconde guerre mondiale, que d’établir et d’assoir la paix après la première guerre mondiale.”

Les trois cartels dominants, les pourvoyeurs de fonds de Wall Street et les sommes empruntées furent comme suit:

  • A.E.G / General Electric Allemagne –> National City Bank –> 35 Millions de dollars
  • Vereinigte Stahlewerke / United Steel –> Dillon & Read —> 70,2 Millions de dollars
  • American IG Chemical / IG Farben –> National City–> 30 millions de dollars

En analysant la provenance des prêts, il s’avère que seulement quelques institutions financières de New York aient financé la dette de guerre allemande. Trois firmes: Dillon & Read, Harris, Forbes and co et National City, ont fourni 75% des prêts accordés et en ont retiré les profits. (cf tableau des investissements et des profits dans le texte original) […]

[…] Sous ce système de collaboration mutuelle et d’inter-dépendance, les deux cartels IG Farben et Vereinigte Stahlwerke produisirent 95% des explosifs allemands entre 1937 et 1938, à l’aube de la seconde guerre mondiale. Cette production ne fut possible que grâce à la capacité d’aide financière américaine et également par extension, de la technologie américaine.

Brièvement, avec la production d’essence synthétique et d’explosifs (deux des composants de base de la guerre moderne), le contrôle de la capacité de guerre de l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale était dans les mains de deux conglomérats allemands qui furent crées par les prêts de Wall Street sous le plan Dawes.

De plus, l’assistance américaine aux efforts de guerre nazis fut étendue en d’autres domaines. Les deux plus grands producteurs de chars d’assaut de l’Allemagne hitlérienne étaient Opel, une entreprise totalement propriété de General Motors (contrôlé par la banque JP Morgan) et Ford A.G, la succursale allemande de Ford, Detroit. Les nazis donnèrent une exonération d’impôts à Opel en 1936, afin de permettre à General Motors de développer les usines allemandes. General Motors réinvestit de manière complaisante ses profits ainsi réalisés dans l’industrie allemande. Henry Ford fut décoré par les nazis pour ses services rendus.

Alcoa et Dow chimie travaillèrent en étroite collaboration avec l’industrie nazie et transférèrent beaucoup de leur technologie. La compagnie aéronautique Bendix, dont un des actionnaires principaux étaient la General Motors de JP Morgan, suppléa Siemens & Halske A.G en Allemagne avec des données de fabrication de pilotes automatiques et d’instruments aéronautiques[…]

[…] En bref, les entreprises américaines associées avec le groupe d’investissement international des Morgan-Rockefeller et non pas la vaste majorité des industriels américains indépendants, étaient intimement liées avec la croissance de l’industrie nazie.

Il est important de noter alors que nous développons plus avant cette affaire, que General Motors, Ford, General Electric, DuPont et une poignée d’entreprises intimement liées au développement de l’Allemagne nazie, étaient, à l’exception de Ford Motor, contrôlées par l’élite de Wall Street: la firme JP Morgan, La Chase Bank des Rockefeller et à un degré moindre la banque Warburg Manhattan. Ce livre n’est pas une mise en accusation de toute la finance et l’industrie américaines. C’est une inculpation du “cœur”, de ces firmes qui sont contrôlées par la poignée des maisons financières, du système de la réserve fédérale, de la BIS et de leurs arrangements coopératifs internationaux continuels et de leurs cartels qui tentent de contrôler le cours de la politique et de l’économie du monde.

Chapitre 2

L’empire IG Farben

“Farben était Hitler et Hitler était Farben” (Sénateur Homer T. Bone au comité des affaires militaires du Sénat, le 4 Juin 1943)

A la veille de la seconde guerre mondiale, le complexe industriel chimique d’IG Farben était la plus grosse industrie de production de produits chimiques au monde, qui possédait un pouvoir politique et économique énorme ainsi qu’une grosse influence au sein de l’état nazi. IG Farben fut justement décrit comme étant “l’état dans l’état”.

Le cartel IG Farben date de 1925, lorsque le génie de l’organisation Hermann Schmitz (avec l’assistance financière de Wall Street), créa un super géant de l’industrie chimique à partir de six gánts allemands déjà existant: Badische Anilin, Bayer, Agfa, Hoechst, Weiler-ter-Meer et Griesheim-Elektron. Ces compagnies furent fusionnées pour créer Internationale Gesellschaft Farbenindustrie A. G ou I.G Farben en court.

Vingt ans plus tard, le même Hermann Schmitz fut inculpé au procès de Nüremberg pour les crimes commis par le cartel IG Farben. D’autres directeurs et responsables d’IG furent traduits devant le tribunal mais les affiliés américains d’IG Farben et les directeurs américains de la firme IG elle-même, furent tranquillement oubliés; la vérité enterrée dans les archives (NdT: que le professeur Sutton a recherchée et analysée pour nous…).

C’est la connexion américaine de Wall Street qui nous intéresse. Sans les capitaux fournis par Wall Street, il n’y aurait pas eu d’IG Farben en première instance et très certainement pas d’Adolf Hitler et de seconde guerre mondiale.

Les banquiers allemands du conseil superviseur de Farben (Farben Aufsichsrat en allemand) et son comité directeur à la fin des années1929 incluait la banquier de Hambourg Max Warburg, dont le frère Paul Warburg était le fondateur du système de la réserve fédérale aux Etats-Unis. De manière non conïncidentelle, Paul Warburg était aussi membre du comité directeur de la branche IG Farben Etats-Unis, qui était une branche totalement la propriété de la maison mère IG[…]

[..] IG Farben est d’un intérêt péculier dans la formation de l’état nazi parce que les directeurs de Farben ont matériellement aidé Hitler et les nazis à arriver au pouvoir en 1933. Nous avons des preuves photographiques (voir page 60) que IG Farben contribua de la somme de 400 000 Reichsmark au “fond occulte” d’Hitler. Ce fut ce fond secret qui finança la saisie du pouvoir des nazis en Mars 1933. Bien des années auparavant, farben avait obtenu des fonds de Wall Street pour la cartélisation de 1925 et son expansion en Allemagne; puis 30 millions de dollars obtenus pour la branche américaine d’IG en 1929 et il y avait des de directeirs de Wall Street au comité directeur d’IG. Il faut noter ici que ces fonds furent levés et les directeurs nommés avant qu’Hitler ne fut promu dictateur de l’Allemagne.

Le pouvoir économique d’IG Farben

Des observateurs qualifiés ont débattu du fait que l’Allemagne n’aurait pas pu entrer en guerre en 1939 sans IG Farben. Entre 1927 et le début de la guerre, IG Farben doubla de taille, cette expansion fut possible grâce à l’assistance technique américaine et par la création des bons d’investissement, comme ceux ouverts pour 30 millions de dollars par La National City Bank. En 1939, IG avait acquis une participation et une influence gestionnaire dans quelques 380 autres industries allemandes et dans 500 entreprises étrangères. L’empire IG Farben possédait ses propres mines de charbon, ses propres centrales électriques, ses propores hauts-fourneaux, banques, unités de recherche et de nombreuses entreprises commerciales. Il y avait plus de 2000 accords de cartel entre IG et des entreprises étrangères, incluant la Standard Oil du New Jersey (Rockefeller), DuPont, Alcoa, Dow chimique, and d’autres aux Etats-Unis. L’histoire complète d’IG Farben et de ses activités mondiales avant la seconde guerre mondiale ne seront jamais totalement connues dans la mesure où des archives allemandes importantes ont été détruites en 1945 en anticipation de la victoire alliée.

Néanmoins une enquête après la seconde guerre mondiale fut menée par le département de guerre américain, elle se concluait ainsi:

“Sans les moyens énormes de production d’IG, ses recherches intensives et ses vastes affiliations internationales, cela aurait été impensable et impossible pour l’Allemagne de procéder à la guerre. Farben n’a pas seulement dirigé ses énergies vers l’armement de l’Allemagne, mais également se concentrait à affaiblir ses victimes potentielles et cette double tentative d’expansion du potentiel industriel allemand couplé avec la volonté de restreindre celui deu reste du monde ne fut pas pensé et exécuté “de la manière affairiste la plus banale”. La preuve est irréfutable que les officiels d’IG Farben avaient la pleine connaissance du plan de conquête mondial de l’Allemagne et de chaque acte spécifique d’agression qui fut lancé plus tard.” […]

[…] Le contrôle ultime de Farben sur l’économie de guerre allemande, acquis dans les années 1920 et 1930 avec l’assistance de Wall Street, peut être mieux évalué en examinant le pourcentage de matériel de guerre produit par les usines de Farben en 1945. A cette époque, Farben produisait 100% du caoutchouc synthétique, 95% des gaz mortels allemands dont le tristement célèbre Zyklon B utilisé dans les camps de déportation, 90% du plastique allemand, 88% de son magnésium, 84% des explosifs en tout genre, 70% de la poudre à canon, 46% de l’essence à haute octane pour l’aviation et 35% de tout le carburant synthétique allemand[…]

[…] Malheureusement, quand nous recherchons les origines techniques des plus importants de ces matériels militaires et de manière différente du support financier d’Hitler, nous trouvons des liens avec l’industrie américaine et avec des hommes d’affaire américains. Il y eut de multiples arrangements entre Farben et les entreprises américaines, incluant des arrangements de marketing du cartel, des arrangements de patentes, des échanges techniques comme ceux par exemple des transferts de technologie Standard Oil-Ethyl mentionnés plus haut. Ces arrangements furent utilisés par IG Farben pour avancer la politique nazie à l’étranger, pour collecter des informations stratégiques et pour consolider un cartel chimique mondial.

Un des aspects les plus horribles du cartel IG Farben fut l’invention, la production et la distribution du gaz Zyklon B utilisé par les nazis dans les camps de concentration. Le Zyklon B était de l’acide prussique pur (acide cyanhydrique), poison mortel fabriqué par la branche IG Farben de Leverkusen et vendu par leurs bureaux de vente Bayer et sous-traité par Degesh, un distributeur indépendant. Les ventes de Zyklon B constituaient environ 75% du chiffre d’affaire de Degesh. Suffisamment de gaz pour tuer 200 millions d’humains fut produit et vendu par IG Farben. La rapport de la commission Kilgore de 1942 établit clairement que les directeurs de IG Farben avaient une idée précise de ce qu’étaient les camps de concentration et de l’utilisartion des produits chimiques d’IG[…]

[…] Le bureau NW 7 de Berlin d’IG Farben était le centre d’espionage et de documentation extérieure phare du régime nazi en ce qui concerne l’étranger. Le bureau était dirigé par le directeur de Farben Max Ilgner, neveu du président de la firme Hermann Schmitz. Les deux hommes étaient tous deux membres du comité directeur de IG Farben USA, avec leurs collègues de direction Henry Ford de Ford Motor, Paul Warburg de la Manhattan Bank et de Charles Mitchell de la banque de la réserve fédérale de New York…

Une des figures les plus connues de ces agents de renseignement du bureau N.W 7 était le prince Bernhard de Hollande, qui rejoignit Farben au début des années 1930, après avoir suivi un stage d’entraînement de 18 mois dans la SS dont il porta l’uniforme noir[…]

La branche américaine d’IG Farben

Qui étaient les financiers de Wall Street qui dirigeaient les activités d’IG Farben USA, la succursale aux Etats-Unis qui faisait la propagande nazie ?

Les directeurs d’IG Farben USA incluèrent quelques uns des membres les plus en vue de Wall Street. Les intérêts économiques allemands réentrèrent aux Etats-Unis après la 1ère guerre mondiale et de manière probante, contournèrent les barrières faites pour conserver IG Farben en dehors du marché américain.

D’après les sources du manuel d’investissement de l’agence Moody de 1930 (page 2149), voici la liste des directeurs d’IG Farben USA en 1930:

  • Carl Bosh, Allemand, associé à Ford Motor A.G (Allemagne)
  • Edsel Ford, Américain, de la Ford Motor de Detroit
  • Max Ilgner, Allemand, dirigea le bureau NW7 d’IG Farben (bureau de renseignement extérieur), reconnu coupable de crimes contre l’humanité au procès de Nüremberg
  • F. ter Meer, Allemand, reconnu coupable à Nüremberg
  • H.A. Metz, Américain, directeur à IG Farben Allemagne de la la Manhattan Bank (Warburg), USA
  • C.E. Mitchell, Américain, directeur de la banque de la réserve fédérale new yorkaise et de la National City Bank
  • Hermann Schmitz. Allemand, PDG IG Farben A.G, associé à la Deutsche Bank et à la BIS de Bâle, reconnu coupable de crimes de guerre à Nüremberg
  • Walter Teagle, Américain, directeur de la banque de la réserve fédérale de New York et de la Standard Oil New Jersey (Rockefeller)
  • W.H von Rath, Allemand naturalisé américain, directeur de la branche allemande de la General Electric USA (A.E.G)
  • Paul Warburg, Américain, premier membre de la réserve fédérale de New York et PDG de la Manhattan Bank
  • W.E. Weiss, Américain, associé à Sterling Products

[…] Nous pouvons ici faire quelques remarques circonstantielles sur ces faits.

Dans un premier temps, le comité directeur de la branche américaine d’IG Farben comptait dans ses rangs pas moins de trois des directeurs de la réserve fédérale de New York, la banque de la Fed la plus influentielle de toutes les différentes branches de cette banque. IG USA avait aussi des liens très étroits avec la Standard Oil du New Jersey (Rockefeller), la compagnie Ford Motor, la banque de Manhattan (qui deviendra plus tard la Chase Manhattan sous la coupe Rockefeller) et d’AEG (la branche allemande de la General Electric).

Dans un second temps, trois membres de ce comité directeur d’IG Farben USA furent reconnus coupables de crimes de guerre au procès de Nüremberg. Ceux-ci furent les directeurs allemands et non pas les américains. Parmi ces Allemands, il y avait Max Ilgner, directeur du bureau NW7 d’IG à Berlin, l’agence de renesignement nazie d’avant guerre (NdT: remplacé par l’Abwehr durant la guerre). Si les directeurs d’une entreprise sont collectivement responsables des activités de cette entreprise, alors les directeurs américains auraient également dû être inculpés et jugés à Nüremberg, aux côtés des directeurs allemands, cela bien entendu si le but du procès était bien de déterminer la responsabilité et la culpabilité dans la guerre. Bien évidemment, si le but du procès fut de détourner l’attention des implications américaines dans la montée en puissance d’Hitler, ils ont alors été couronnés de succès dans cette entreprise.

Chapitre 3

La General Electric finance Hitler

Le géant multinational General Electric a un rôle sans précédent dans l’histoire du XXème siècle. General Electric électrifia l’Union Soviétique dans les années 1920 et 1930 et réalisa pleinement pour les soviétiques le motto de Lénine qui disait que “Socialisme = électrification” […]

[…] La compagnie General Electric profita énormément des affaires faites avec la Russie bolchévique, du socilaisme d ela “nouvelle donne” de F.D. Roosevelt et comme nous l’allons voir de l’Allemamgne national-socialiste d’Hitler.

La General Electric dans l’Allemagne de la République de Weimar

Walter Rathenau fut, jusqu’à son assassinat en 1922, le directeur de gestion de la Allgemeine Elekrizitats Gesellschaft (AEG), ou la branche allemande de la General Electric américaine et tout comme ses contre-parties américaines Owen Young et Gerard Swope, il était un fervent avocat du socialisme corporatiste (industriel). Walter Rathenau parlait en public de son opposition à la concurrence et à la libre entreprise. Pourquoi ? Parce que Rathenau et Swope voulaient la protection et la coopération de l’état pour leurs propres objectifs affairistes et leurs profits (et bien sûr pas pour ceux des autres)… Il pensait que le pouvoir de l’état devait être mis à la disposition des entreprises privées pour leurs propres intérêts corporatistes, ce qui est populairement connu sous le nom de national-socialisme[…]

[…] La cartélisation de l’industrie électrique allemande sous AEG (tout comme celle des industries de l’acier et de la chimie que nous avons vue dans les chapitres un et deux), fut rendue possible par ces prêts venant de Wall Street:

  • Le 26 Janvier 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
  • Le 9 Décembre 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
  • Le 22 Mai 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
  • Le 7 Juin 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 5 millions de dollars

Soit la somme de 35 millions de dollars en trois ans.

[…] Dès 1930, sans que la presse financière allemande ne soit au courant, la General Electric avait gagné un monopole technologique similaire à celui qu’elle avait en Allemagne sur l’industrie électrique soviétique et allait essayer de pénétrer le dernier bastion allemand, en particulier le groupe Siemens.

En Février, la General Electric se concentra sur ce qu’il restait à conquérir le géant allemend Siemens & Halske et bien qu’elle put obtenir un gros stock d’obligations émis pour la firme allemande par Dillon & Read de New York, la General Electric ne fut pas capable de rentrer dans la participation aux gains ni de mettre des directeurs au comité directeur de Siemens… Siemens retînt son indépendance de General Electric et cette indépendance est important pour la suite de notre histoire…

Il n’y a aucune preuve que Siemens, soit par Siemens & Halske ou par Siemens-Schukert, ait participé au financement d’Hitler. Siemens ne contribua que petitement et indirectement par le truchement de son capital dans la firme Osram. Par contre à la fois AEG et Osram financèrent directement Hitler par le truchement de Nationale Treuhand et ce de manière substantielle. Siemens retînt son indépendance au début des années 1930, tandis qu’AEG et Osram passèrent sous contrôle américain avec des directeurs américains.

Il n’y a aucune preuve que siemens, sans directeurs américains, ait financé Hitler. Par contre, il y a des preuves irréfutables et bien documentées qu’à la fois la Feneral Electric et Osram, toutes deux dirigés par des directeurs américains, financèrent elles, Hitler[…]

[…] Ainsi dans les années 1930, alors qu’Hitler se préparait à saisir un pouvoir dictatorial en Allemagne, soutenu par quelques industriels américains (pas tous loin s’en faut), la branche allemande de la General Electric AEG était une possession d’International General Electric (environ 30%), de Gesellschaft für Electrische Unternemungen (25%) et Ludwig Lowe (25%).

International General Electric avait aussi des intérêts à hauteur de 16,7 % dans Osram et une influence additionnelle directe dans d’autres compagnies (NdT:voir la liste dans l’original en anglais) […]

La General Electric et le financement d’Hitler

A partir de 1915, International General Electric, domiciliée au 120 Broadway dans la ville de New York, agit comme organisation d’investissement étranger, de production et de vente pour la compagnie General Electric. IGE avait des intérêts dans la production à l’étranger incluant 25 à 30% de parts dans AEG, plus celles dans Osram GmbH également à Berlin. Ces holdings donnèrent quatre directeurs à IGE pour les mettre au comité directeur d’AEG ainsi qu’un autre directeur pour Osram. AEG et Osram furent de gros contributeurs au financement d’Hitler pour sa montée au pouvoir en 1933. Un bordereau de transfert bancaire daté du 2 Mars 1933 provenant d’AEG à Delbruck Schiker & Co à Berlin, requiert le versement de 60 000 Reichsmark sur le compte Nationale Treuhand pour l’utilisation d’Hitler. Nous reproduisons ce bordereau en page 56.

IG Farben était le plus important pourvoyeur de fonds domestiques d’Hitler et comme nous l’avons vu par ailleurs, IG Farben contrôlait la branche américaine d’IG, de plus plusieurs directeurs d’AEG figuraient également au comité de direction d’IG Farben comme par exemple Hermann Bucher, PDG d’AEG, était également au conseil d’administration d’IG Farben, ainsi que les directeurs d’AEG Julius Flechtheim et Walter von Rath. IG Farben contribua de 30% au fond de trust d’Hitler en 1933[…]

[…] En d’autres termes, pratiquement tous les directeurs allemands de la branche allemande de la General Electric (AEG) étaient des soutiens financiers d’Adolf Hitler et non seulement associés avec AEG mais aussi avec d’autres compagnies soutenant Hitler financièrement…

[…] En 1932, les directeurs américains d’AEG étaient connectés de manière étroite avec les cercles financiers et politiques américains comme suit:

  • Gerard Swope: Président de la International General Electric et président de GE, directeur de la National City Bank, directeur d’AEG et d’Osram en Allemagne, un des auteurs de la “nouvelle donne” économique de Roosevelt et de nombreuses organisation rooseveltiennes
  • Owen Young: PDG de la GE et PDG adjoint de la banque de la réserve fédérale de New York, auteur avec JP Morgan du plan Young qui succéda au plan Dawes en 1929 (voir chapitre un)
  • Clark Minor: Président et directeur de la IGE, directeur de British Thomson Houston, de la Compania Generale di Electtricita (Italie) et de la Japan Electric Bond & Share company (Japon)

Coopération technique avec Krupp

[…] En bref, General Electric, avec la coopérartion d’un autre gros supporteur d’Hitler, Krupp, obtinrent conjointement un monopole pour General Electric sur le carbure de tungstène aux Etats-Unis (NdT: utilisé pour les outils, machines outils et certaines teintures). Ainsi, lorsque la seconde guerre mondiale débuta, General Electric eut un monopole du produit à un prix convenu et établi de 450 US$ le demi-kilo, presque dix fois le prix de 1928, son utilisation aux Etats-Unis fut restreinte de manière correspondante.

AEG évite les bombes durant la seconde guerre mondiale

En 1939, l’industrie de l’équipement électrique allemande était concentrée en quelques entreprises majeures liées a un cartel international et par des participations au capital de deux entreprises américaines très importantes. Ce complexe industriel ne fut jamais les cibles primordiales pour les bombardements alliés durant la guerre. Les usines AEG et ITT (International Telephone and Telegraph) ne furent touchées qu’accidentellement et que très rarement dans des raids aériens. Les usines d’équipement électrique qui furent bombardées furent celles qui n’appartenaient pas au complexe industriel américain[…]

[…] Le fait que les usines d’AEG en Allemagne ne furent pas bombardées durant la seconde guerre mondiale fut confirmé par le United States Strategic Bombing Survey où officiaient des intellectuels comme John Galbraith et des membres de Wall Street tels George Ball et Paul Nitze. Leur rapport sur l’industrie de l’équipement électrique allemande datée de Janvier 1947 conclut:

“L’industrie n’a jamais été attaquée comme cible désignée, mis à part quelques usines comme Brown Beveri à Manheim, Bosch à Stuttgart et Siemenstadt à Berlin, qui ont été sujettes à des raids de précision, beaucoup d’autres furent touchées dans les raids de zone.” […]

[…] En conclusion de ce chapitre, General Electric fut un financier important d’Hitler et a bien profité de la production de guerre; malgré tout cela, parvint à échapper aux bombardements alliés de la seconde guerre mondiale. De manière évidente, cette histoire juste effleurée ici, mérite une enquête bien plus approfondie… et officielle.

(à suivre …)

2ème partie

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42 Réponses to “Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 1ère partie.”

  1. Doctorix Says:

    Pour bien comprendre la City:

    Ah!!! si j’étais terroriste, je saurais bien où poser mes bombes…
    Mais ils ne risquent rien: ce sont eux qui les financent.

  2. Super de traduire Sutton!!!!

    Une historienne qu’il faut aussi ABSOLUMENT connaître est A. LAcroix-Riz. Et particulièrement son livre « Le Choix de la Défaite » ou l’on apprend comment la france (ses grands patrons et leurs représentants politiques) ont organisé la guerre et la défaite française. C’est édifiant et très rigoureux comme démonstration!!!
    De quoi, comme chez Sutton, changer son regard sur les événements historiques et actuels pour enfin comprendre ce qui arrive. La conférence (que je pense, tout le monde devrait voir car c’est capital) est disponible là :

    http://guerre.libreinfo.org/manipulations/histoire-tronqquee/311-le-choix-de-la-defaite.html

    nb : la conférence est assez longue, mais passionnante!!!

    • Doctorix Says:

      Génial, Tanguy: elle a la voix d’Arletty.
      Ce que je retiens, c’est qu’en lisant résistance71, on ouvre les archives qui ne seront découvertes au public que dans 60 ans…
      Pourtant, avec internet, tout est là, disponible pour tout le monde.
      Mais, vous savez quoi? Tout le monde s’en tape…Il n’y a pas encore assez de misère pour que ça pète. Mais ça vient.
      Et quand ça pétera, pour que ça ne revienne pas, (parce que jusqu’ici ça revient toujours, puisque c’est un plan méthodiquement établi), eh bien il faudra les pendre tous jusqu’au dernier, jusqu’à ce que l’espèce des banquiers ait entièrement disparu. Ou alors simplement leur reprendre notre argent, ce qui revient au même. La bourse ou la vie.
      Alors, sans doute, ce sera la paix, et l’ère de la fraternité entre les peuples. Celle qui est annoncée par de nombreuses prophéties, auxquelles j’ai envie de croire.

    • Excellent Tangy, merci de ce lien… La partie du debut sur les rapports de la Banque de France (confirmee privee par Annie Lacroix-Riz) avec la revolution espagnole de 1936 est excellente…
      Nous expliquons toujours des que nous en avons l’occasion que la France du soi-disant front populaire a ete en partie responsable de la mort politique et physique de la revolution espagnole de 1936, qui etait essentiellement anarchiste. Cela est confirme en ce debut de conference de maniere irrefutable. En fait il s’est agit de la collusion entre les fascismes, le communisme autoritaire d’etat (URSS) et les « republiques » dites moderees europeennes, qui presentaient tous le denominateur commun d’etre finances par la huate finance internationale, de se liguer contre la veritable menace a l’establishment oligarchique: la societe libertaire.

      Ces historiens comme Lacroix-Riz, Sutton, Zinn sont des phares de la verite dans le brouillard artificiel oligarchique. Leur bonne parole issue de recherche serieuse et non biaisee se doit d’etre divulguee…

      Merci de cette excellente contribution, nous engageons tous les lecteurs a visionner cette conference. Beaucoup en sortiront abasourdis, mais c’est le prix de la verite…

    • Ici un tres bon article de Lacroix-Riz qu’on trouve aussi sur son site internet.
      http://www.voltairenet.org/L-Institut-d-histoire-sociale-une

    • excellente conférence, sa conclusion est en droite ligne de ce que nous disons sans cesse ici même.
      Annie Lacroix-Riz est dans la lignée des Sutton, Zinn et historiens à l’approche non propagandiste et qui recherche les faits là où ils se trouvent:
      – Les archives
      – Les témoignages recoupés des gens qui ont participés aux évènements

      Cette citation de Antony Sutton illustre ce sujet parfaitement. Du reste Lacroix-Riz cite quelques historiens américains et nous nous attendions à ce que Sutton soit cité. Il ne l’a pas été. A t’elle lu « Wall Street and the bolshevik revolution » de Sutton ?… Les revelations de ce livre sont devastatrices à la fois pour l’oligarchie financière mais également pour le « mythe » du communisme d’état s’affichant comme le rempart contre le capitalisme exploiteur.

      Voici ce que disait Sutton:
      « Ce que l’histoire révisionniste nous enseigne est que notre inertie de citoyens à abandonner le pouvoir politique à une élite a coûté au monde environ 200 millions de vie humaines entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’oppression et de l’élimination de ceux qui essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière… Arrêtons le cercle infernal du pillage et des récompenses immorales et les structures élitistes s’effondreront. Mais pas avant que la majorité d’entre nous trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter le jeu frauduleux qu’on nous fait jouer et de le remplacer par les associations volontaires, les communes volontaires ou des sociétés décentralisées, ne s’arrêtera le pillage et le massacre. »
      (Antony Sutton, 1977)

      Sa position libertaire est claire et sans équivoque.

  3. J’ai un scoop: Stéphane Hessel et Edgar Morin disent des choses plutôt sensées et pleines d’espérance, ici:

    Les deux merveilleux vieux compères, au cœur si jeune, reviennent ici sur l’analyse du succès prodigieux du vocable qu’ils ont réinventé: « indignés »

    Je vous épargne leur interprétation de leurs deux nouveaux couplets de la Marseillaise, c’est trop cruel aux oreilles.
    Si vous y tenez, abonnez-vous à Médiapart (bien que je n’aie rien compris à sa position sur la Libye)..
    L’article complet est ici:
    http://www.mediapart.fr/journal/france/191011/stephane-hessel-et-edgar-morin-lancent-l-appel-de-l-esperance

  4. Quelques posts en arrière à propos des manipulations/infiltrations des mouvements populaires « spontanés » aux US
    (et au Maghreb en début d’année)
    Après l’affaire du nom de domaine 15october.net, voici une preuve (?) du business de la révolte :
    http://www.henrymakow.com/occupy_wall_street_is_cointelp.html
    avec, notamment, une vidéo explicative sur les faiseurs de révolutions :



    de quoi douter de sa vieille voisine ou du moindre blog alternatif…

  5. Euh, les liens video, malgré un soin tout particulier : rien à faire.
    Bug WordPress ou Alzheimer du commentateur ?

  6. […] viaAu cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Anto…. Share this:TwitterFacebook"Aimer" ceci :"J'aime"Soyez le premier à aimer ce post. […]

  7. […] soi-disant agent régulateur de Wall Street), il a aussi travaillé avec le professeur et historien Antony Sutton, que nos lecteurs connaissent maintenant bien, avec qui il a publié un ouvrage sur la Commission […]

  8. […] Il en a été de même pour la guerre de 1870, puis les deux guerres mondiales (les Rotschild n’étaient alors plus les seuls à la manœuvre… se référer à ce sujet à notre traduction du professeur Sutton: “Wall Street et la montée d’Hitler”). […]

  9. […] 1976, il publia le second volet de la trilogie, dont nous proposons ici la traduction de larges extraits (la traduction française totale étant à notre connaissance inexistante… merci de nous dire […]

  10. Je n’ai pas vu d’allusion à la grande inquiétude des banquiers américains : les communistes en URSS. N’est-ce pas la raison de leur soutien aux nazis ? L’histoire des puissances d’argent est toujours assez simple : comment ne pas se faire piquer le fric. Pas besoin d’aller chercher des sympathies idéologiques, même s’il a pu y en avoir de profondes.
    Une fois cela dit, il devient intéressant de se poser la question de l’intérêt du lobby militaro-industriel au déclenchement d’une guerre.

    • Les banquiers de Wall Street ont financé Lénine et Trotsky. Ils ont continué à financer Staline après.
      Lire notre traduction suivante de Sutton: « Wall Street et la révolution bolchévique ». Les banquiers n’avaient absolument aucune inquiétude concernant le communisme pour la bonne raison qu’ils en contrôlaient la tète de pont… Ils ont également financé Mao. Sutton a exposé de manière indiscutable le transfert de technologie entre les Etats-unis et l’URSS. Les américains ont vendu des usines clefs en main aux soviétiques. La plus grosse usine automobile soviétique: Gorki a été livrée avec la technologie de fabrique des véhicules. Idem pour les usines de munitions etc… Des années 60 à 1975, les américains se battaient au Vietnam contre une résistance militaire et populaire armée par Moscou, donc directement par les Etats-Unis… Les pilotes yankees qui survolaient la piste Ho Chi Minh y voyaient des camions qui ressemblaient comme deux gouttes d’eau aux camions américains et pour cause…

      La chute de l’URSS par implosion a été planifiée pour l’unification au Nouvel Ordre Mondial. Chute de l’URSS en 1991, la même année George H.W. Bush (le père) fait un discours qui mentionne le Nouvel Ordre Mondial et son avènement.. Coïncidence ?.. Certainement pas !
      Seulement voilà, il y a eu un « hic » de taille dans le processus: Poutine qui n’était pas du tout prévu au programme de l’oligarchie occidentale…

  11. […] la publication de ses deux ouvrages dont nous avons traduit d’amples extraits sur ce blog: “Wall Street et la montée d’Hitler” et “Wall Street et la révolution […]

  12. […] la traduction de larges extraits de l’ouvrage de l’historien Antony C. Sutton “Wall Street et la montée d’Hitler”. Sutton a exhaustivement recherché le financement d’Hitler et du parti nazi allemand pour […]

  13. […] nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines […]

  14. […] nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines […]

  15. […] masse a aidé à perpétrer cette tâche odieuse. Bon nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines […]

  16. […] nombre d’écrivains ont documenté comment les élites britanniques et américaines ont financé la montée d’Hitler au pouvoir et ce n’est que lorsqu’il s’est retourné avec ses forces contre l’occident que certaines […]

  17. Petite erreur au chapitre 1 / 1924 La plan Dawes. Il ne s’agissait pas de 132 milliards de marks or par an mais d’un total de 132 milliards de marks or…..ce qui n’était déjà pas rien. L’estimation initiale de la réparation était par ailleurs de 154 milliards de marks or.

  18. […] avons vu ici-même avec nos traductions de l’anglais des travaux du professeur Antony Sutton (“Wall Street et la montée d’Hitler” et “Wall Street et la révolution bolchévique”) que […]

  19. […] avons vu ici-même avec nos traductions de l’anglais des travaux du professeur Antony Sutton (“Wall Street et la montée d’Hitler” et “Wall Street et la révolution bolchévique”) que […]

  20. […] qui connaît l’histoire du financement du nazisme de 1930 à 1944 (cf notre dossier sur "Wall Street et la montée d’Hitler" du professeur Antony Sutton…) […]

  21. […] l’oligarchie occidentale avec le régime nazi est assourdissant (cf notre dossier sur "Wall Street et la montée d’Hitler" du prof. Antony […]

  22. […] l’oligarchie occidentale avec le régime nazi est assourdissant (cf notre dossier sur "Wall Street et la montée d’Hitler" du prof. Antony […]

  23. […] transferts d’argent des banques américaines vers des banques tampons dans son livre "Wall Street et la montée en puissance d’Hitler", et que des fonds ont transité sur le compte personnel d’Himmler jusqu’en […]

  24. […] clef de la banque fut Montagu Norman, qui était alors le gouverneur de la banque d’Angleterre et Hjalmar Schacht, le président de la Reichsbank, qui décrivait la BRI comme “ma banque”. Les membres fondateurs de la BRI étaient les banques […]

  25. […] clef de la banque fut Montagu Norman, qui était alors le gouverneur de la banque d’Angleterre et Hjalmar Schacht, le président de la Reichsbank, qui décrivait la BRI comme “ma banque”. Les membres fondateurs de la BRI étaient les banques […]

  26. […] de la banque fut Montagu Norman, qui était alors le gouverneur de la banque d’Angleterre et Hjalmar Schacht, le président de la Reichsbank, qui décrivait la BRI comme “ma banque”. Les membres fondateurs de la BRI étaient les banques […]

  27. […] en complément de cet article: notre traduction du livre de l’historien Antony Sutton: « Wall Street et la montée d’Hitler », qui parle dès le premier chapitre de la collusion de Wall Street, de Schacht et de la BRI/BIS […]

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