Gilets Jaunes: Non au RIC ! A bas le despotisme de l’argent et de la société marchande ! (Francis Cousin)

Résistance 71 est parfaitement en ligne avec les propos de Francis Cousin que nous reproduisons ci-dessous. Nous invitons les Gilets Jaunes et leurs soutiens à y réfléchir et à y voir le plus clair possible afin de toujours garder bon pied bon œil et de prendre les décisions collectives qui s’imposent.

Assez de la volonté servile et futile de vouloir réformer l’irréformable et de vouloir rendre “vertueux” un système inique et criminel qui ne peut, par essence , que diviser et contribuer à notre exploitation.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir.

A bas l’État, à bas la société de la dictature marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que vivent la Commune des communes dans la Société des sociétés enfin émancipée de l’illusion démocratique marchande et de cette mascarade politique qui n’a que trop durée. Le danger est la récupération, la phagocytose du mouvement dans le blob infâme de la tyrannie en place. Méfiance et solidarité !

~ Résistance 71 ~

 


1+1+1+…n = Société des Sociétés

 

Directe ou pas… A bas la démocratie du despotisme de l’argent équilibré !…

 

Francis Cousin

 

17 décembre 2018

 

Source:

https://www.leretourauxsources.com/blog/directe-ou-pas-a-bas-la-democratie-du-despotisme-de-l-argent-equilibre–n2669

 

L’État et la tyrannie de l’argent sont les deux faces d’un même monde, celui de notre emprisonnement dans le marché des lois adéquat aux lois du marché. Les institutions ne sont pas de simples outils neutres. La prise du pouvoir d’État ou la mise en œuvre de référendums d’initiative citoyenne ou populaire ne peuvent être autre chose que des artifices illusoires pour faire croire trompeusement que l’on change la société sans en réalité y toucher. La politique faisant ici semblant d’encadrer et de réguler le social et l’économie alors qu’au contraire, le mensonge politique doit être considéré avant tout comme une activité spécifique de l’activité sociale de notre dépossession elle-même.

Les rapports sociaux entre les individus passent d’abord par le travail et l’argent. Les interventions de l’État et toutes les politiques se réduisent toujours à des mises en forme des contraintes obligatoires du monde du profit illimité. Avec la crise économique accélérée, l’État ne peut être que le gestionnaire du désastre capitaliste sans fin. Le vrai changement social ne passe pas par l’État, par des réaménagements constitutionnels ou des bricolages référendaires mais par une rupture radicale avec les mystifications institutionnelles, la duperie de la représentation et les supercheries de la délégation pour inventer de nouvelles formes d’interventions directes émancipées de l’absolutisme de l’argent.

Le formalisme, le narcissisme et toutes les chefferies inavouées des assemblées générales du bas singent invariablement le pourrissement et la corruption de celui des assemblées parlementaires formalisées en haut. La société demeure là continuellement perçue comme une collection d’individus séparés. Les décisions collectives sont considérées comme une simple addition disparate de décisions individuelles. Les simulations et simulacres de la démocratie directe peuvent s’accommoder de laisser s’exprimer un flot d’opinions individuelles avant de les canaliser et les cadrer afin de déléguer la prise de décision à quelques responsables familiers de la jacasserie inconsistante. A l’heure où tous les rackets politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, appellent au calme, à l’organisation, à la négociation et au retour à l’ordre de la servitude tranquille, Il faut insister sur le fait que la lutte des Gilets Jaunes, si elle ne veut pas mourir, ne doit surtout pas se réduire aux problèmes de modes d’organisation en se transformant en force supplétive politique ou parapolitique d’un monde en train de disparaître. La victoire des humains sur les barrages doit barrer la route à tout ce qui aménage le présent de l’inhumain et doit exclusivement ouvrir de nouvelles possibilités individuelles et collectives pour permettre le surgissement de l’auto-émancipation non pas sur le terrain syndical et politique de l’amélioration de la misère mais sur celui de son nécessaire dépassement…

Le référendum citoyen pour avoir accès au droit de décider comment gérer la merde marchande est la pire imposture pour briser les Gilets Jaunes…

Nous ne voulons pas être les agents constitutionnels de notre propre misère…

Nous voulons abolir toutes les constitutions de la misère…

RIC, RIP et autres épiceries politiciennes de rechange constituent un PIEGE FATAL du SYSTEME pour TUER le MOUVEMENT…

REFUSONS D’ECOUTER LES POMPIERS SOCIAUX QUI VEULENT LIQUIDER NOTRE INSUBORDINATION !

NOUS N’AVONS RIEN A NEGOCIER, NOUS VOULONS SIMPLEMENT AMPLIFIER LA FORCE IRRECUPERABLE DE NOTRE SOIF DE VIVRE…

Non au RIC du Capital…

****

« Quoi qu’il en soit, le jour de la crise et le lendemain, notre seul adversaire, ce sera la masse réactionnaire regroupée autour de la démocratie pure – et c’est ce qu’il ne faut pas, à mon avis, perdre de vue. »
– Engels à A. Bebel, 11 décembre 1884.

= = =

Dossier « Gilets Jaunes »

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

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2 Réponses to “Gilets Jaunes: Non au RIC ! A bas le despotisme de l’argent et de la société marchande ! (Francis Cousin)”

  1. Oui, dès le 1er jour nous avons dénoncé ce piège, du RIC rac ou RIP que d’ailleurs tous les partis politiques avaient + ou – « intégrés » à un moment ou un autre (à l’exemple de la Reine des Neiges, SR mais aussi la Maréchal nous Revoilà, ou Jean-Luc Robespierre ci-devant Mélenchon) et que Macron & son orchestre pourraient fort bien plébiscité en surface pour finalement ne rien faire, le moment venu, en tout cas, pas sous cette mandature, n’ayant pas eu le temps, mais promettant, pourquoi pas, de le faire si on lui donnait 5 ans de + !!!

    =*=

    En voici d’autres qui annoncent la couleur de l’argent : Le groupe, dont le compte Twitter a été suspendu et la page Pastebin supprimée, affirme avoir mis la main sur des documents, non seulement de deux des plus grands assureurs du monde, à savoir Lloyds of London et Hiscox, mais également de Silverstein Properties – à qui appartenait le World Trade Center au moment des attentats – ainsi que de plusieurs agences gouvernementales. Les pirates informatiques ne font aucun mystère quant à leur motivation : «Nous ne sommes pas des « hacktivistes ». Nous ne sommes motivés que par notre quête d’argent (Bitcoin).»
    Source ► https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2019/01/03/des-hackers-menacent-de-reveler-la-verite-sur-le-11-septembre-sils-nobtiennent-pas-de-rancon/

    =*=

    Or, FC a parfaitement raison : Le vrai changement social ne passe pas par l’État, par des réaménagements constitutionnels ou des bricolages référendaires mais par une rupture radicale avec les mystifications institutionnelles, la duperie de la représentation et les supercheries de la délégation pour inventer de nouvelles formes d’interventions directes émancipées de l’absolutisme de l’argent.

    Et le prélèvement à la source en est le fer de lance ► Boycott total, tout de suite, maintenant !

    Jo

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