Mythologie et falsification biblique… Si Jérusalem m’était contée (Ashraf Ezzat)

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog
, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

« Par la tromperie tu feras la guerre. »
~ Devise du Mossad rapporté par Victor Ostrovsky ~

 

Jérusalem, rien de saint à propos de la ville sainte

C’est au cœur même de l’histoire de Jérusalem qu’on trouve le plus sombre des secrets du sionisme: la tromperie…

 

Dr Ashraf Ezzat

 

24 août 2015

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2015/08/24/jerusalem-nothing-holy-about-the-holy-city/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire également:
« Textes bibliques… De la mythologie à la réalité archéologique »

« L’Egypte antique n’a jamais connu de pharaons »

 

Le dimanche 26 juillet (2015), la ville de Jérusalem a été témoin d’un autre clash mortel entre Palestiniens et Israéliens. Cette fois-ci, l’émeute se tint dans la mosquée Al Aqsa.

Tout a commencé à cause de la colère des Palestiniens à l’encontre de l’accès des juifs au complexe durant une journée annuelle de deuil juif. Des Palestiniens lancèrent des pierres et des pétards tandis que la police tiraient des grenades à effet de choc. Ceci se produisit après que les forces de sécurité forcèrent le passage dans le complexe d’Al Aqsa avant que d’entrer brièvement dans la mosquée elle-même.

Des protestations éclatèrent dans les allées et ruelles de la vieille ville autour de la mosquée, les manifestants affrontant la police en chantant “Allahu Akbar” (Dieu est grand). Quelques fondamentalistes religieux juifs entrèrent dans le complexe tandis que la police répondait en tirant des grenades à effet de choc et bloquait l’entrée du site.

Le complexe Al Aqsa de la vieille ville de Jérusalem, un des points les plus chauds du Moyen-Orient, est dit être le site le plus sacré du judaïsme et le 3ème de l’Islam après La Mecque et Médine. Les musulmans appellent le site Al Haram Al-Sharif (noble sanctuaire) et se réfère à la mosquée comme celle la plus lointaine, ou Al Aqsa et “Bayt al-Muqaddas” en arabe, tandis que les juifs se réfèrent à l’endroit comme étant le Mont du Temple ou Har Hamoriya, la montagne Moriya.

Il y a deux raisons principales pourquoi Al Aqsa est considérée sainte pour les musulmans: en premier lieu, parce que les musulmans croient que la mosquée fut la première Qibla (direction vers laquelle les musulmans se dirigent pour faire leur prière) dans l’histoire de l’Islam et deuxièmement, elle est pensée être l’endroit duquel le prophète Mohamed fit son voyage nocturne miraculeux (Isra et Miraj) au paradis.. Les narrations évoquent le voyage de Mohamed sur un coursier ailé vers la “mosquée la plus lointaine” où il mena d’autres prophètes comme Moïse, Abraham et Jésus dans une prière de style islamique (une indication claire de la proéminence de Mohamed sur les autres prophètes abrahamiques…). Puis Mohamed fit une ascencion au paradis où il eut une brève rencontre avec Dieu qui lui donna des instructions à ramener aux musulmans fidèles.

En ce qui concerne les juifs, les narrations et aussi la bible hébraïque disent que le complexe Al Aqsa est identifié avec trois montagnes bibliques de location incertaine mais de la plus grande importance:

Le Mont Moriah où est supposé s’être produite l’histoire d’Isaac, le Mont Sion lieu de la forteresse des Jébusites originaux et le village qui fut celui de David et le Mont du Temple où le 3ème temple est supposé être réétabli au même endroit où Salomon construisit le premier. Quoi qu’il en soit, les trois interprétations sont controversives et controversées si pas carrément fausses.

Avant toute chose et avant même de commencer à patauger dans la dispute boueuse au sujet de la sainteté et de l’historicité des trois montagnes bibliques, ne commettons pas le pêché perpétuel qui consiste à prendre le narratif hébraïque pour argent comptant. En d’autres termes, employons ici un peu de pensée critique et arrêtons de prendre pour une fois tant le narratif hébreu que musulman pour vérités. Nous devrions enquêter sur tout ce qui rend cette ville sainte pour les juifs et les musulmans, même les détails les plus acceptés de tous comme pourquoi Jérusalem est appelée Yerushalayim en hébreu et “Qods/Qadas” en arabe.

Aliyah

Toute l’idéologie sioniste est fondée sur un simple mot hébreu qui porte une vieille connotation historique: Aliyah. Le mot veut dire “aller” (mieux même “migrer”) vers le haut, là où la nouvelle terre d’Israël est supposée se trouver. Aliyah fut et est toujours un des tenets le plus essentiel du sionisme qui appelle la diaspora juive de migrer (retourner) sur la terre d’Israël (Eretz Yisrael).

La question ici n’est pas de savoir si la diaspora juive devrait ou pas migrer vers Israël (bien évidemment qu’elle ne le devrait pas) ; mais plutôt nous devrions nous demander pourquoi le mot hébreu, Aliyah, spécifie t’il de manière unéquivoque que la direction de la migration devrait se faire vers le haut.

Après réflexion, nous devrions facilement en venir à la conclusion que les hébreus originaux, avant de migrer vers la moderne Jérusalem, devaient venir d’une terre située au sud de la Palestine.

Et comme le livre hébraïque et la langue sont très anciens, alors Aliyah (en tant qu’ancien mot d’un monde ancien) voulait dire que les migrants juifs devaient avoir erré (avant de migrer) non pas en Europe ni en Amérique, mais dans le sud du Levant, là où se situent l’Arabie et le Yémen. C’est dans ce sens qu’ils allèrent plus haut (vers le nord) ou Aliyah, vers la Palestine (à partir du 4ème siècle AEC d’après nos recherches).

Comme je l’ai expliqué dans mon livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites”, la totalité du livre israélite (incluant ses histoires de patriarques) est un cas de géographie perdue. Une bible hébraïque falsifiée (à sa traduction en grec) a gavé le monde d’une histoire falsifiée et d’une fausse géographie et ce depuis maintenant 2300 ans. Malheureusement, cette déception, cette falsification de masse a toujours effet en ce moment même.

Mon investigation de trois ans sur l’histoire de l’Egypte ancienne et sur les Israélites, combinée avec la recherche d’une communauté des plus sérieuse d’universitaires renommés (incluant la recherche pionnière du professeur Kamal Salibi “La bible s’en vint d’Arabie”), ont donné la même conclusion fondée sur les preuves disponibles: la bible hébraïque et ses histoires eurent lieu dans le sud de l’ancienne Arabie et au Yémen, comme ceci fut méticuleusement décrit par des historiens arabes classiques et qui offre de manière le théâtre réel des histoires israélites, des ses montagnes (monts), vallées, tribus (comme écrit et décrit dans la bible).

L’endroit actuel d’à la fois le Mont du Temple et la totalité de l’état d’Israël est fondé sur une idéologie, foncièrement fausse et mensongère. Toute l’affaire de la soi-disante terre sainte est tellement fausse et impie que même la vision musulmane d’Al Aqsa et Qods/Qadas est également fondée sur des narratifs déformés et faux.

Qades, comme mentionné dans la bible hébraïque est une montagne yéménite située à 80km au sud de la ville moderne de Taa’iz et elle n’a rien à voir avec Jérusalem. D’après le Hadith musulman (tradition), la première direction pour la prière (Qibla) se trouvait vers Bayt al-Muqaddas (de manière supposée le temple de Salomon), seulement pour réaliser que cela fut construit dans le Nord-Yémen et non pas la Jérusalem de Palestine comme tout le monde le croit (plus de détails la-dessus dans le livre).

Au IIIème siècle AEC, la bible hébraïque fut traduite en grec à la bibliothèque légendaire d’Alexandrie. Soixante-dix scribes juifs furent assignés la tâche par le roi Ptolémée II (le monarque grec de l’Egypte à l’époque). Dans la traduction grecque, les scribes juifs changèrent de manière frauduleuse le théâtre des histoires bibliques du nord-Yémen et sud de l’Arabie en Egypte et en Palestine.

Dans la version grecque déformée qui devint conue sous le nom de “bible septante” ou “bible des septantes”, l’Egypte a été faussement établie comme la terre de la détention et de la mise en esclavage des Israélites et son roi le Pharaon de Moïse. Rien dans la bible hébraïque n’a en fait fonctionné de la façon dont vous pensez, rien du tout. Les croyances des masses naïves durant 23 siècles jusqu’à aujourd’hui sont entièrement fondées sur une forgerie et un mensonge perpétré par des scribes juifs.

Ainsi, les histoires originales (et en fait humbles et tribales) des Israélites se sont actuellement passées dans l’Arabie et le Yémen anciens. Tous les contes hébreus n’ont absolument rien à voir avec la culture occidentale et jamais ils ne furent présentés de la sorte. Tout le livre est très local et reflète une culture tribale (arabe) locale extrêmement intolérante et violente. Le problème n’a pas seulement résidé dans la traduction déformée et manipulée de la bible hébraïque en grec, mais dans cette opportunité en or offerte aux contes tribaux et au dogme israélite, par cette traduction, de se disséminer dans la culrure occidentale.

Retournons à la terre sainte et Al Aqsa en Palestine qui, à travers toute l’antiquité et le Moyen-Age fut considérée comme partie du Levant par les Romains et les Byzantins. Quant aux Arabes, ils ont toujours vu la Palestine comme une partie de Bilad El-Sham, la terre de Sham.

Seule Jérusalem fut nommée (Aelia) par les Arabes. Ceci fut vérifié par les termes de la rédition de la ville au calife musulman Oumar bin Al-Khattab, en 637 de notre ère et dans lesquels le calife Oumar se référait aux gens de Jérusalem comme les habitants d’Aelia (aucune mention de Jérusalem ni de Qades/Qods).

Les narratifs mentionnent que le calife Oumar durant une entrevue avec le patriarche orthodoxe Sophronius (patriarche de Jérusalem à l’époque), accepta la rédition de son peuple et se référait à lui sous le nom de peuple d’Aelia. Au contraire de l’histoire manipulée par les juifs, Jérusalem ainsi que la vaste majorité du Levant à l’époque étaient chrétien de manière prédominante en cette époque de la conquiete musulmane. Ainsi parler d’une révolte juive et d’une très brève autonomie juive en Palestine en 614 suivant une très courte invasion perse les années précédentes est historiquement invalide.

Je ne veux pas dire que le christianisme fut plus tolérant que le judaïsme à cette époque ; au contraire, la nouvelle foi était profondément engoncée dans l’extrémisme et divisée au sujet de disputes christologiques hautement insignifiantes. Peut-être que cela aida à la diffusion de l’Islam, bien que par l’épée, dans ce qui fut contrôlé auparavant par l’empire byzantin: le Levant et l’Afrique du Nord.

Pour capitaliser sur sa victoire rapide sur tout le Levant, le calife Oumar décida de construire la première mosquée à Aelia (appelée Jérusalem dans les livres d’histoire). Oumar étant complètement étranger à cette ville nouvellement conquise et à son environnement, demanda à son conseiller principal de l’aider à choisir le bon endroit pour ériger la mosquée. Devinez qui s’en vint à l’aide du calife ? Oui, un autre scribe rabbin. Comme attendu, le rabbin d’Oumar s’ensuivit sur les traces des 70 rabbins et leur œuvre mensongère connue sous le nom de bible septante.

Le conseiller principal d’Oumar était Ka’ab al-Ahbaar, un rabbin juif de devinez où ? Et oui, encore du Yémen. Ka’ab est crédité pour avoir infiltré la littérature islamique avec une litanie d’histoires déformées et de narratifs, qui disent que l’endroit commença à être appelé “Al Aqsa” et “Bayt al-Muqaddas” à partir de ce moment.

Le rabbin d’Oumar provenait de la patrie des premiers Israélites: le Yémen, là où toutes les histoires et les guerres des Israélites se passerent. Et oui, les histoires de Joseph, David et Salomon, et Moïse, toutes ces histoires se passèrent au Yémen. Les contes si dramatiques de captivité et d’esclavage qui commencèrent avec Joseph jusqu’à l’Exode de Moïse et ses suiveurs, tout cela ne se produisit pas en Egypte, mais dans un obscur village tribal yéménite du nom de “Mizraïm” (faussement traduit et vendu depuis longtemps, y compris de nos jours sur internet, par des scribes juifs comme étant l’Egypte).

L’histoire d’Abraham et la promesse d’Isaac/Ismaël (dans la version musulmane) est l’exception, car cette histoire particulière (d’après un bon nombre d’anciennes archives arabes sans mentionner le narratif islamique) se passa à Hijaz, près de ce qui est aujourd’hui la Mecque en Arabie Saoudite. Bien qu’ils ont besoin de toujours plus de travail archéologique, les narratifs islamiques nous disent que le père des Israélites est parti d’Hijaz (près de La Mecque donc) et a traversé la ligne de montagnes de l’Asir du Nord-Yémen.

Dans l’ancienne tradition et langue arabe, celui qui entreprend l’acte de traverser une barrière naturelle est appelé Aber et ceci constitue l’origine linguistique du comment “Abraham” et les juifs furent appelés Aberos/hebreus (l’histoire d’UR la mésopotamienne, patrie d’Abraham et Hebron en Palestine le lieu de sa sépulture ne sont que mythes et un mensonge éhonté des orientalistes)

En fait l’histoire inhabituelle du sacrifice de l’enfant d’Abraham (un rite païen de l’ancienne Arabie soit dit en passant..) est supposée, d’après les narratifs islamiques et la tradition orale arabe, s’être passée sur le mont Moriah, cela vous rappelle t’il quelque chose ? De fait, cette montagne existe toujours à La Mecque que des millions de pèlerins musulmans visitent chaque année comme faisant partie de leur pèlerinage (Hajj): le Mont Moriah ou Marwah en arabe. Donc si nous devons garder la définition de la bible hébraïque du Mont Moriah, alors nous devons considérer la (probable) véracité du narratif islamique de l’histoire d’Abraham.

Une fois de plus, cela nous ramène à Al Aqsa et le soi-disant Mont du Temple ou le Mont Moriah en hébreu. Dans mon livre, j’explique clairement que les deux langues de l’hébreu et de l’arabe sont deux dialectes très proches de la même langue commune qu’était l’arabe ancien. Beaucoup de mots, de noms sonnent phonétiquement de la même manière et sont assez similaires à la fois en hébreu et en arabe, comme c’est le cas des noms des patriarches Abraham/Ibrahim, Joseph/Youssef, Moïse/Mossa, etc…

Maintenant que nous savons que le mont Moriah est l’endroit où se produisit l’histoire d’Isaac, mais quand on cherche un tel mont dans ou autour de la ville de Jérusalem, on ne trouve rien, même en cherchant bien et longtemps. Il n’y a pas de Mont Moriah à Jérusalem, mieux… Il n’y a pas de mont Moriah dans toute la Palestine.

Le Mont du Temple est en fait une forteresse romaine

Largement embarrassés par une telle bavure narrative, les sionistes essayèrent de trouver une manière de contourner l’affaire en affirmant que le Mont Moriah et le Mont du Temple étaient en fait la même chose (bien que tout à fait ironiquement, le site n’a jamais été appelé de la sorte avant l’occupation israélienne). Pas même avant la conquête musulmane de l’endroit d’Al Aqsa, ne fut l’endroit appelé Mont du Temple, ni même Al Aqsa du reste.

Il est factuellement établi que ce même endroit que tout le monde pense être celui où le Temple fut érigé est le moins probable des endroits, car c’est au cœur même de l’histoire de Jérusalem, que l’on trouve les secrets les plus sombres du sionisme: la tromperie

Au temps du nouveau testament, cet endroit, maintenant occupé par Al Aqsa et le Mont du Temple, était une forteresse romaine et un camp fortifié militaire romain appelé Fort Antonia (le temple d’Hérode était quelques kilomètres au sud). Après le siège de Jérusalem en 70 EC, l’empereur Titus a complètement fait détruire la ville et ses murs, la plupart des murs du temple d’Hérode. Donc les fidèles de la religion judaïque qui se lamentent sur le mur Ouest du soi-disant Mont du Temple (le mur des lamentations), offrent en fait des prières au mur d’un empereur romain païen.

La pierre centrale élevée est dite avoir été utilisée comme une plateforme pour des fonctions publiques par les gouverneurs et les préfets romains comme Pontius Pilate, qui l’aurait utilisé durant son procès de Jésus. C’est pourquoi les chrétiens bâtirent une église dessus au temps de l’empereur Constantin.

Le fait que les murs de ce fort ont toujours quelques 10 000 pierres prouve que ceci ne fut pas le mur qui entourait le temple. Comme attesté par l’historien juif romain du 1er siècle Titus Flavius Josephus, les Romains démolirent tous les murs, ils enlevèrent toutes les pierres, non seulement du temple, mais aussi de ses murs. Ceci n’est en aucun cas une hypothèse, c’est un robuste fait historique vérifié au moyen d’excavations archéologiques et de trouvailles (trois inscriptions honorant les leaders romains Vespasien et Titus furent trouvées en dessous du mur de la forteresse). Beaucoup d’universitaires et érudits spécialistes de la bible et d’archéologues sont parfaitement au courant de ce fait, comme l’archéologue britannique Kathleen Kenyon et l’historien israélien Benjamin Mazar.

Pour en revenir à notre rabbin juif yéménite, Ka’ab, répondant à la question du calife Oumar au sujet du meilleur endroit en Palestine (Aelia) pour construire une nouvelle mosquée, le rabbin malin montra du doigt la pierre (maintenant sanctifiée dans le dôme doré comme la relique de la pierre dans le complexe d’Al Aqsa).

Honorable calife, cette pierre, parmi les ruines de ce temple, est le bon endroit pour que soit construite une nouvelle mosquée, car c’est de là que Mohamed partit pour son voyage miraculeux dans les cieux.” répondit le rabbin Ka’ab.

C’est ainsi que les musulmans ont appris à connaître et à honorer cette pierre comme relique islamique depuis 637 EC et ceci au travers du seul témoignage non vérifié d’un rabbin juif yéménte (qui se convertît à l’Islam plus tard). Beaucoup de théologiens musulmans disputent ce témoignage de Ka’ab et la secte chi’te de l’Islam le dénonce carrément.

Le témoignage habile du rabbin a en fait fait d’une pierre deux coups (si on ose dire…): maintenir vivant la tromperie de la bible septante en solidifiant le concept de la Palestine comme étant la terre promise aux juifs et la terre sacrée. La deuxième chose fut de parvenir à ce que les musulmans honorent aussi l’endroit (les musulmans avaient le vent en poupe à cette époque).

Visitez la véritable Jérusalem

Si nous voulons vraiment trouver l’endroit réel de Jérusalem, alors réexaminons ce que la bible hébraïque nous dit au sujet de la conquête de la ville par David.

“Le roi et ses hommes marchèrent sur Jérusalem pour attaquer les Jébusites qui y vivaient. Les Jébusites dirent à David, “tu n’entreras pas ici ; même les aveugles et les infirmes peuvent vous repousser.” Ils pensèrent “David ne peut pas entrer ici.” Quoi qu’il en soit, David captura la forteresse de Sion, qui est la ville de David” 2 Samuel 5:6-7

Dans le verset, le scribe juif clarifie que pour capturer “Jérusalem”, David doit d’abord prendre la forteresse montagneuse appelée “Sion”, habitée par les Jébusites. En d’autres termes, la véritable Jérusalem (israélite) se trouvait très proche d’une montagne appelée “Zion/Sion” où une communauté locale païenne du nom de “Jébusites” vivaient dans cette forteresse montagneuse, depuis des siècles.

Mais là encore tout le paysage de la Palestine n’a jamais connu de quelconques Jébusites (malgré ce qui fut écrit dans les livres d’histoire déformés) ni non plus aucune montagne Sion, que les archéologues sionistes ont identifié jusqu’ici dans trois endroit différent (ce qui est typique d’un naratif concocté). De fait, toute la topogaphie de l’actuelle Jérusalem montre qu’il n’y a là aucune montagnes.

C’est juste, la ville de Jérusalem, là où le temple est supposé être érigé pour la troisième fois, n’a aucune montagne sur laquelle le construire. Il est connu que Jérusalem est construite sur deux collines, mais pas de montagne environnante. Ce qui a été appelé par les indigènes palestiniens de l‘endroit, montagnes, comme Zaïtoun, n’est qu’un écart de langage (regardez des vues aériennes de Jérusalem pour vous en convaincre)

Revenons au Yémen et spécifiquement à sept kilomètres au sud de la capitale, Sanaa, là nous trouvons facilement la cité historique de “David”, où les anciens Jébusites / Jebus / Yabosites / Yebus (en arabe) ont vécu pendant des siècles dans leur forteresse montagneuse connue aujourd’hui sous le nom de Beit-Bos (patrie de Jabus). Aussi pas loin sommes-nous face à face avec la montagne Zion/Sion (partie du massif montagneux de Sarawat qui s’étend le long de la côte ouest de la péninsule arabique.

Jérusalem (Deir Salem en arabe) veut dire la ville de la paix ou ville pacifique. Comme les Jébusites/Yebusites étatient bien protégés des raids des Arabes par la force de leur forteresse montagneuse très isolée, ils avaient le plaisir de vivre dans une ville de paix ou Deir/Dar Salem. Un autre narratif fait remonter le nom de Salem/Shalom à un des patriarques juifs. Quoi qu’il en soit, j’espère sincèrement que Beit-Bos/Deir Dalem, la Jérusalem yéménite, pourra survivre les bombardements qui se produisent actuellement au Yémen. Bombarder, attaquer et détruire les sites archéologiques anciens semble être une des cibles (secrètes) de ce qu’il se passe actuellement au Moyen-Orient.

Il y a un dicton yéménite très commun qui dit ceci: “Tout Yabosi/Yabosite est juif et tout juif est Yabosi.” Beit-Bos a toujours été le point d’attention pour les juifs au Yémen durant des centaines d’années, voire des milliers. Les ruines de la forteresse des Yabosi/Yabosite, aujourd’hui un site archéologique yéménite, étaient très riches en inscriptions yéménites qui documentaient la conquête de l’époque de David (essentiellement détruites ou volées par quiconque a pour intérêt de cacher la véritable origine des Israélites et de leurs contes bibliques.)

La forteresse Yabosite/Beit Bos fut une très active communauté juive ainsi que bien d’autres villes du Yémen et ce jusqu’en 1949 lorsque plus de 49 000 juifs furent secrètement transportés en Israël par une flotte aérienne américano-britannique dans une des plus grandes opérations de ce type sous le nom de code “Tapis Volant” (“Magic Carpet” en anglais)

Plus de 250 000 juifs de par le monde furent transférés en Israël cette même année. Toutes ces opérations de transfert de masse faisaient parties du plan international sioniste d’inventer une nouvelle terre juive au moyen d’une histoire fabriquée (celle qu’on nous enseigne dans les écoles). Il va sans dire que pour que ce nouveau plan sioniste fonctionne, il devait aussi y avoir une nouvelle et fausse Jérusalem, celle qu’aujourd’hui nous regardons à la télé en suivant les infos comme celle du début de cet article.

23 Réponses to “Mythologie et falsification biblique… Si Jérusalem m’était contée (Ashraf Ezzat)”

  1. C’est é-pous-tou-flant !
    Et on comprend mieux maintenant pourquoi le Bibi est vent debout contre cette résolution de l’UNESCO sur Jérusalem… On est vraiment en capacité de faire exploser les mythes, non ?

    • oui par effet cumulatif. C’est là où il faut attaquer les dogmes. Par exemple la doctrine chrétienne de la découverte et les dogmes yankees embrassant les textes bibliques et les fadaises de « peuple élu » et de « terre promise » etc… i y a un chassé croisé colonial américano-anglo-sioniste qui se démonte politiquement et historiquement. çà ne sert à rien d’attaquer les contes mythologiques eux-mêmes car un croyant croit sans se poser de question, par contre démonter l’historicité, le narratif de toute çà, oui… C’est là la force aussi d’Ezzat à notre sens, il n’attaque pas la religion, mais l’histoire fabriquée…
      Démonter la pyramide du pouvoir pierre par pierre passe par là.
      Après à nous de connecter les travaux de Newcomb, d’Errico, Ezzat, Zinn entre eux pour une critique cohérente qui attaque les fondements mêmes des dogmes coloniaux.
      On ne traduit rien par hasard !…😉

      • Mais vous « prêchez » une convaincue ! Ezzat nous donne les moyens de connecter le tout ensemble je trouve et c’est cela qui est fabuleux. Et cette image de déconstruire, pierre par pierre la pyramide du pouvoir devient possible et surtout réelle. On sent qu’ainsi on est dans le concret et plus dans l’abstrait. Jo

  2. […] Mythologie et falsification biblique… Si Jérusalem m’était contée (Ashraf Ezzat) […]

  3. Tenez, le résultat final = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/11/13/un-divin-mensonge-de-plus/
    En toute fin, le rappel de l’opération Tapis Volant. Mais aussi celle du Député affirmant que les séismes furent une punition divine. Ainsi qu’un extrait d’Infochrétienne.com dénonçant le vote de l’UNESCO sur Jérusalem et c’est parfaitement raccord ! Merci à vous pour la traduc Ezzat est bouleversant ! Jo

    • Bien vu le rappel des inepties des guignols de service sioniste et vaticard en réponse à la décision de l’UNESCO et autre.
      Plus on étudie l’histoire et plus on se rend compte que le monde « moderne » est entravé d’un carcan idéologique scientifico-historico-religieux qui façonne une image factice, une sorte d’hologramme masquant la réalité historique.
      Sur bien des choses on a fait et on continue (« on » étant l’oligarchie en place bien entendu) à faire avaler des couleuvres au public dans les grandes largeurs.
      Il est plus que grand temps de faire péter les verrous de toute cette fumisterie à grande échelle à commencer par la mythologie historique aux racines religieuses sécularisées, qui gangrène nos sociétés depuis des siècles.
      Hop ! Un coup de balais pour y voir plus clair. Quand on dit que tout çà n’est qu’un boulot de technicien de surface on n’exagère pas vraiment…

      • Pour enfoncer le clou, je réfléchie à un billet qui démonterait pierre par pierre l’AWoL dont se prévaut ce peuple américain qui vient de voter Trump. Car cela se débunke fort bien à l’aune de ce que nous savons aujourd’hui. C’est un peuple entier qui se sent « Supérieur » et cela a été rendu possible par l’AWoL. L’amérique moderne est restée la tête dans le système esclavagiste des noirs, les pieds rougies sur les terre volées aux natifs. Oblabla n’a été que la caution noire donnée au peuple américain qu’il n’était pas raciste, la preuve par Oblabla… Maintenant, il faut essayer de craker un nouveau code. Ce n’est pas le plus facile… On se croirait dans Stargate, au moment où Jackson découvre le 7ème symbole… Pour le côté fantastique… Jo

        • oui la trame en serait de faire se connecter les points entre la supercherie historique ultime de la falsification biblique (Ezzat) pour le fondement de l’affaire qui torpille la mythologie biblique et le narratif hébreu repris par les chrétiens et les musulmans, torpille le mythe du « peuple élu » et de la « terre promise », que ce soit Canaan et plus tard le « nouveau monde » et sa « nation exceptionnelle indispensable », les fondements religieux fondamentalistes chrétiens de la « loi de la terre » sur le nouveau monde et ailleurs (doctrine chrétienne de la découverte: Newcomb + d’Errico), sécularisés au fil du temps par la loi de « l’héritage » de pays chrétien à pays chrétien en se foutant royalement des autochtones affectés par cette domination criminelle.
          Tout ceci constitue la base fondamentale de TOUTE LUTTE réelle anti-colonialiste et anti-impérialiste.
          çà fait un moment que çà tourne dans nos têtes, on va s’y atteler, mais on t’en prie, vas-y écris un truc là-dessus aussi. Plus on sera nombreux à écrire là-dessus et plus on illuminera l’affaire sous le plus d’angles possibles. Le CHANGEMENT D’ATTITUDE dont parle Landauer vis à vis de l’État pour pouvoir créer de manière plus fluide la société des sociétés… On pense de + en + qu’il est LÀ ! C’est ce point, cette convergence qui peut fournir l’étincelle (clin d’œil à Zénon tu verras pourquoi très bientôt…) et le point de bascule, le point de ralliement des peuples. Les gens doivent se rassembler sur quelque chose de positif, on y est presque…

        • Oui nous arrivons à lire les uns dans les autres et notre synchronicité nous permet de tutoyer les étoiles, au moins dans la magie des mots… D’ailleurs, l’étincelle de Zénon a jailli jusqu’à moi pour illuminer le jour de ma naissance… Merci à lui et merci à vous pour nous permettre d’aller chercher en nous l’effort nécessaire à ce changement de paradigme qui nous changera tout autant et à jamais… Jo

        • Bon anniversaire Jo…😉 😀

        • Merci bien, je suis touchée… :,-) Jo

        • Tenez, Zénon m’ayant fait ce merveilleux cadeau pour mon anniversaire, son dernier texte « Médiocratie » est en format PDF dans la page que je lui ai dédié sur mon blog = https://jbl1960blog.wordpress.com/les-chroniques-de-zenon/
          Je l’intégrerai demain dans un billet et pour appuyer sa très lucide analyse je rajouterais des liens vers des infos et ça manque pas et vers des billets ad hoc de mon blog et du votre et d’autres, car on ne sera pas de trop pour « embraser l’Empire »… Jo

        • on le publiera aujourd’hui également, reçu. On t’en laissait la primeure…

        • Encore merci ! Car le texte de Zénon est vraiment au-delà des mots. Et je le redis, pour moi la puissance, la force de ses textes agissent comme un détonateur et en les intégrant dans nos réflexions cela concrétise la poussée primordiale nécessaire pour vaincre l’inertie du départ… Ainsi nous devenons tous flammèche ou feu-follet puis véritable « étincelle » capable d’embraser tout l’empire… Jo

        • Grâce à ce « Médiocratie » là en extrait dans ce billet de blog = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/11/15/les-replicants/
          Nous sommes en mesure de cracker les codes et ainsi toute nouvelle lecture prend un sens différent. Ce texte nous éclaire de l’intérieur, et fait jaillir ce feu qui couve… Je parle d’écobuage dans ce billet, qui est une pratique agricole ancestrale de débroussaillement par le feu ! On y arrive, tel des grains de sable ou des lucioles… Jo

        • Y zont encore supprimé le film docu « Ni dieu ni maitre l’histoire de l’anarchie » !!! Je vais essayer de voir si je peux pas retrouver un lien ! Ah les saligauds…

        • rien de surprenant du tout…😀 😀

  4. Bien sur qu’il y a une manipulation de l’histoire, mais sa théorie ne tient pas car l’ancien testament est un regroupement d’histoires sumériennes et égyptiennes retravaillées, réecrites.
    ex :
    Le professeur Alexander Heidel de l’Oriental Institute of Chicago a établi un tableau pour nous permettre de comparer un texte sumérien qui décrit la création du monde, l’Enuma Elish et le Livre de la Genèse, le résultat est extrêmement troublant :

    Épopée de la création (env. 2000 av JC)

    L’Esprit Saint et la matière cosmique sont coexistante et coéternelles.

    Le chaos primordial : Tiamat enveloppée par l’obscurité.
    La lumière provient des dieux.

    Création du firmament.

    Création de la terre sèche.

    Création des luminaires.

    Création de l’homme.

    Les dieux se reposent et font la fête.

    Livre de la Genèse (env.900 av JC)

    L’esprit Saint créé la matière cosmique et existe indépendamment d’elle.

    La terre est un lieu désolé, avec l’obscurité recouvrant la profondeur.

    La lumière est créé par dieu

    Création du firmament.

    Création de la terre sèche.

    Création des luminaires.

    Création de l’homme.

    Dieu se repose et sanctifie le 7e jour.

    Et on sait aujourd’hui que la Kabbale vient d’Egypte, que c’est un enseignement des écoles de mystère et que l’alphabet hebraique viens de l’Alphabet protosinaïtique qui viens lui même des hiéroglyphes égyptien.

    Comme le reconnaissent même des spécialistes de la Kabbale comme Marc Alain Ouaknin dans son livre « Mystère de la Kabbale » (p 296).

    On retrouve dans la Bible un poème du pharaon Akhenaton, dédié à la base à Aton le Dieu solaire.

    Vers -1200, le sage égyptien Aménémopé écrivit une liste d’une trentaine de maximes et recommandations pour éduquer son fils. Quelques siècles plus tard, ce texte sera repris pratiquement tel quel dans la Bible, en Proverbes 22:17 à 23:11.

    Donc l’histoire biblique est liée à l’Égypte et à Sumer et ils le savent depuis bien longtemps, c’est les secrets qui se transmettent dans les loges…

    Même le nouveau testament est lié à Sumer, Jésus connaissais le livre d’Enoch, texte renié par les juifs et les chrétiens car il raconte l’histoire des Eloims différemment et ce livre d’Enoch viens aussi de Sumer.

    • tout çà ce sont les contes, les histoires qui pour nous ne sont que de la mythologie, pour d’autres ils y croient. Le but n’est pas tant de critiquer cette mythologie (l’histoire de « Jésus » remonte bien sûr aux Egyptiens, au delà, aux Summériens, c’est une histoire réchauffée..) que de démontrer l’escroquerie historique, en se fondant sur des recherches archéologiques de terrain. C’est le but d’Ezzat, montrer que l’histoire a été falsifié, que ces histoires d’Israélites, si elles ont bien eu lieu, se sont passées en Arabie et au Yémen et non pas en Egypte-Canaan/Palestine.
      Dans l’absolu on ne pourra jamais prouver ni l’existence ni la non-existence de « dieu », mais on peut prouver que ce qui est dit, écrit et raconté sur le narratif, l’historiographie, depuis plus de 2000 ans est faux, et si la base est fausse, alors il est permis de douter de tout.

  5. eh bien je dis que de toute façon, il faut savoir douter de tout, et que si je ne crois pas en DIEU, je sais bien qu’il existe, alors les désidératas des archéos, bien que respectables dans leurs travaux, ne valent pas plus ni moins que les écrits qui nous ont été transmis, sinon, pour qui se prennent-ils, et surtout…. pour qui nous prennent-ils? cherchent-ils à augmenter la pagaille, je crois bien que oui, escrocs eux-mêmes alors….

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