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De la mythologie au mensonge: La fable biblique de Joseph et le Titanic (Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , on 26 juin 2017 by Résistance 71

A lire: notre compilation de textes du Dr Ezzat sur « L’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites »

et notre article: « Du mythe biblique à la réalité archéologique »

~ Résistance 71 ~

 

L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic

 

Dr Ashraf Ezzat

 

22 juin 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/06/22/story-of-joseph-sinks-like-the-titanic/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans ma vie, j’ai entendu bien trop d’histoires bizarroïdes que mon esprit ne pouvait pas percevoir comme vraies. Une des plus bizarres et incroyables d’entre elles est l’histoire biblique de l’Exode. J’aurais pu la réfuter comme tous les autres contes du passé lointain qui ne demandait pas nécessairement observation et enquête pour valider son historicité et authenticité, si ce n’avait pas été une histoire biblique et si je n’avais pas été égyptien.

Le défi réside dans le fait que l’Exode est une histoire biblique et elle est peut-être l’histoire la plus dramatique jamais narrée dans la bible. L’exode, oserais-je dire, est le lit même dans lequel repose toute la construction de la foi judéo-chrétienne et peut-être même celle de l’islam. (NdT: l’islam est présenté comme la 3ème religion abramique, il est donc aussi directement connecté, en tant que “religion du livre”, aux mêmes contes des religions monothéistes antérieures…)

Si l’histoire de l’Exode a été déformée ou falsifiée, alors tous les contes israélites qui ont suivi seront estampillés du faux. Les histoires comme celles de la conquête de la terre promise et de l’établissement du temple de Salomon et du royaume de David en Palestine seront discréditées et ébranlées jusque dans leur cœur le plus profond. Dans ma recherche (et en collaboration avec de grands universitaires, érudits et historiens, spécialistes du sujet), nous argumentons et disputons le fait que la géographie des histoires bibliques et de manière plus importante, celle de l’Exode, ont été falsifiées et changées comparées aux anciennes données bibliques.

Proprement exposé, ce scenario, dont nous soutenons la validité en accord avec les preuves trouvées et exposées dans mon livre (“Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites”), transformera la bible, celle-là même qui est niché sous de nombreux oreillers bien douillets, en un vieux texte archaïque mensonger de dimension massive.

La plupart des juifs, des chrétiens et des musulmans pensent que cette histoire de l’Exode est un évènement historique réel. Plus important, ils n’ont de plus aucun doute sur le fait que l’histoire biblique de Moïse et du Pharaon s’est passée dans l’Egypte antique et c’est là que tous ces dévots se sont lourdement trompés.

D’après notre enquête, si l’histoire de Moïse et du Pharaon était vraie et donc un évènement historique, alors celle-ci a dû se passer dans l’Arabie antique et non pas dans l’Egypte antique.

L’histoire de l’Exode est un vieux conte arabe et tout à son sujet est arabe: son vocabulaire, sa culture, sa géographie et même son milieu éthique.

Dans le monde de l’écriture de script, avant de s’embarquer dans la création même de l’histoire, le rédacteur doit créer le bon “environnement” socio-historique pour son film.

L””environnement” crée l’ambiance générale qui rend l’histoire distincte et la rend  originale par son dialogue, sa géo-location et son arrière-plan culturel uniques.

Par exemple, dans un roman ou un film comme “Titanic”, vous vous attendez à ce que le script, qui va créer le bon “environnement” pour l’histoire du naufrage de ce navire géant, inclut et utilise ces choses des plus notoires pour le bien de l’histoire et de son narratif:

  • Le tournage doit avoir lieu dans un décor à l’architecture et au design similaires à celui utilisé dans la réalité de ce paquebot géant à vapeur.
  • L’Atlantique-Nord doit être omni-présent dans le script et durant le tournage.
  • L’histoire doit commencer dans le port de Southampton en Angleterre et bouger en direction de New-York en Amérique.
  • La plupart des acteurs doivent parler anglais (et dans le vocabulaire et style grammatical utilisés au début du XXème siècle)
  • La garde-robe des personnages doit refléter la mode des années 1910.
  • Les noms des principaux personnages de l’histoire doivent être britanniques et en accord avec les us et coutumes des noms les plus populaires de la fin XIXème et début XXème siècles
  • Le dialogue ayant cours entre les personnages principaux (élite et du commun) doit refléter la toile de fond socio-culturelle de l’époque précédant juste la première guerre mondiale.

Le script/film est éventuellement jugé sur la précision avec laquelle le réalisateur/écrivain a retranscrit l’évènement historique. En d’autres termes, sur le comment l’environnement du film/script reflète au plus près la réalité historique de ce que fut en l’occurence, le naufrage du Titanic.

D’après la bible hébraïque, l’histoire de l’Exode commence quelques 260 à 300 ans avant la vente du  patriarche Joseph comme esclave. Bien que notre recherche présente de très forts arguments contre le fait que l’Egypte ait été la terre sur laquelle l’histoire des Israélites se soit déroulée (incluant en cela celle de Joseph…), mettons cela de côté pour le moment et creusons un peu plus cette histoire de Joseph.

La Génèse, 37 (Genesis – 37, ), nous raconte l’histoire de Joseph et de son drôle de rêve, comment il fut le fils préféré de son père, les tentatives de le tuer venant de ses frères jaloux, l’abandon de Joseph dans une citerne dans le désert, son sauvetage par un Midianite, ses frères observant une caravane d’ismaélites approchant, la vente de Joseph comme esclave et lorsque leur caravane chargée de myrrhe et d’encens arriva dans une ville appelée “Mizraïm”, et non ! Mizraïm n’est pas le mot hébreu pour “Egypte” comme on vous a bourré le crâne, Joseph fut de nouveau vendu à Potiphar, les chef des gardes de la ville.

Analysons l’histoire de Joseph comme celle du script d’un film. Creusons le texte et essayons de trouver des mots clefs spécifiques qui nous aiderons à construire son environnement géographique et culturel et même l’époque probable à laquelle cette histoire aurait dû se passer.

Pour vous donner un exemple de notre méthodologie, examinons le texte suivant tiré de la Génèse, 38 (Genesis – 38:):

Judas a choisi une épouse pour son fils aîné Er. Son nom était Tamar. Er mit dieu en colère. Alors dieu lui enleva la vie. Puis Judas dit à Onan, ‘couche avec la veuve de ton frère.’ Mais Onan savait que le descendant ne lui appartiendrait pas, il ne coucha alors jamais avec la veuve de son frère, il gaspilla son sperme sur le sol afin de ne pas donner de descendant à son frère. Ce qu’Onan fit mit dieu tant en colère que celui-ci prit aussi la vie d’Onan.

En appliquant une analyse textuelle et une comparaison éthique du texte ci-dessus, nous pouvons parfaitement comprendre et identifier quelques normes éthiques et sociales des patriarches israélites et même de leur dieu. L’analyse révèle une conduite sociale très primitive consistante avec une tribu nomade luttant pour sa survie dans un désert cruel, contrôlée par un dieu non moins cruel.

Une norme sociale importante qui est aussi décrite dans le texte est le droit/devoir d’un frère de coucher avec l’épouse de son frère décédé. Le but de cette conduite inhabituelle (comparé aux normes morales modernes) était de soutenir la tribu en augmentant le nombre de ses membres coûte que coûte. Cet objectif était atteint en maintenant les femmes de la tribu constamment dans le processus de reproduction, par tous les moyens possibles.

Cette norme socialement et moralement acceptée, un prototype de la polygamie, était historiquement très commune dans l’Arabie antique and dans les terres africaines sub-sahariennes.

Ce qui est aussi intéressant est le nom de “Tamr/Tamar”, qui était très populaire pour les filles dans l’Arabie antique. Tamar veut dire “les dates de palmiers/datiers”, le fruit et l’arbre caractéristiques et symboliques de toute l’Arabie et du Yémen. Dans le texte de la Génèse 37-38, nous trouvons quelques mots clefs très intéressants, qui nous aident à identifier l’environnement de cette histoire biblique. En fait, il y a plein de ces mots clefs, en voici quelques-uns des plus significatifs:

Troupeaux, Shechem, Joseph/Youssef, Dothan, citernes, animal sauvage, citerne dans le désert, caravane d’Ismaélites, dromadaires transportant myrrhe et encens, marchands midanites, ishmaélites, chèvre tuée, Shelah, Onan, Tamar, Hirah, Adullam, Kezib et tout le jargon des bergers.

Les mots “troupeaux, animal sauvage, dromadaires, chèvre et berger”, indiquent clairement que ces versets de la bible décrivent un environnement nomade. En d’autres termes, quelques grandes tribus vivant dans le désert aride et élevant des chèvres et des dromadaires.

Le “dromadaire” est ici un mot clef exceptionnel, car l’Arabie antique est l’endroit où le chameau à une bosse (dromadaire) a été domestiqué en premier lieu et ce ne fut pas avant le 9ème siècle Av. JC. En d’autres termes, les dromadaires n’avaient rien à faire non seulement dans l’histoire de Joseph mais de fait, dans tout le livre de la Génèse.

Au fait, l’Egypte antique n’a pas connu les dromadaires et certainement pas la culture nomade. Les dromadaires furent introduits en Egypte ancienne après la conquête d’Alexandre le Grand en 332 Av.JC. Et quand je dit l’Egypte antique, je veux dire l’Egypte et les territoires qu’elle contrôlait, de la Nubie au sud jusqu’à la Palestine dans l’extrême nord-est. Oui, la Palestine, où (d’après la bible) la plupart des histoires impliquant les Israélites se sont soi-disant tenues.

A ce point de notre recherche, nous avons été confrontés à un terrible anachronisme qui rendait l’historicité de cette histoire de Joseph, une théorie impossible à soutenir, car en accord avec la chronologie biblique, Joseph aurait été vendu comme esclave vers 1546 Av.JC.

Historiquement, la caravane de dromadaires qui aurait emmené Joseph à Mizraïm (confondue avec l’Egypte…), n’aurait pas pu exister avant le 7ème siècle Av.JC pour deux raisons:

Premièrement, comme nous venons de le mentionner, les dromadaires furent en premier lieu domestiqués en Arabie et au Yémen antiques vers le 9ème siècle Av.JC et deuxièmement, la route antique de l’encens qui transportait  épices, myrrhe, encens, ivoire et textiles de l’ancien Yémen (où se situe le Midian biblique), vers le Nord et la Mésopotamie et la Syrie (Assyrie) n’a commencé que vers le 7ème-5ème siècles Av.JC.

Ainsi, en gardant à l’esprit ces faits historiques tout à fait vérifiés, nous parlons ici d’une différence de quelques 800 ans entre les temps bibliques de l’histoire de Joseph et un environnement historique plausible…

Dans son ouvrage à succès “The Bible Unearthed”. le professeur Israël Finkelstein, un archéologue israélien, a confirmé que les histoires des Israélites (incluant celles de Joseph et de Moïse) ne pouvaient pas avoir été écrites/composées avant le 7ème siècle Av.JC. La découverte de Finkelstein ne jette pas seulement un doute sur la chronologie biblique et le quand furent écrites les histoires des Israélites, mais aussi sur le fait de savoir si ces faits représentent bien la réalité historique dans un premier temps.

Cette conclusion de Finkelstein vérifiée officiellement va sûrement ajouter plus d’évidence pour notre thèse de recherche disant que l’Egypte antique ne fut pas la terre qui vit l’Exode des Israélites et que la Palestine n’était pas leur terre promise.

Si l’histoire de Joseph n’a pas pu se produire avant le 7ème siècle Av.JC, ceci renverrait automatiquement l’histoire de l’Exode dans cette nouvelle chronologie biblique vers le milieu du 4ème siècle Av.JC, en d’autres termes durant la période grecque de la direction de l’Egypte, ce qui représente une autre impossibilité théorique.

Revenons à l’environnement de la saga de Joseph et glânnons-y des mots clefs du langage utilisés dans le livre de la Génèse:

  • Les noms de “Youssef (traduit en langues occidentales comme “Joseph”), Shelah, Onan, Tamar, Hirah et Adullam” sont tous de véritables noms arabes qui étaient très commun dans l’antiquité arabe et yéménite.
  • La mention des ismaélites (traduit en anglais en Ishmaelites) a fortement confirmé l’origine arabe de l’histoire.
  • Il est très connu (au travers de la tradition orale et des archives historiques) qu’Ismaël est l’ancêtre de toutes les tribus arabes (incluant les tribus israélites).
  • Par une analyse littéraire des psaumes/versets bibliques, nous pourrions facilement détecter une culture arabe de l’esclavage et du commerce des esclaves profondément impliquée.
  • Esclave en arabe se dit Abd. Savez-vous ce qu’est sa transcription en hébreu ? C’est Abad (dans la bible hébraïque, ce terme se retrouve partout…). Ceci ne peut pas être une surprise, car l’Hébreu, aussi loin que la phonétique soit concernée, est une des langues ou plutôt dialectes de l’arabe ancien, tout comme l’histoire de Joseph n’est qu’un des vieux contes arabes antiques.
  • L’alternative au meurtre de Joseph (dans l’histoire) était simplement de l’abandonner de façon à ce qu’il soit récupéré et vendu comme esclave.
  • Ce scénario est tellement révélateur de la culture très répandue du commerce des esclaves dans l’Arabie antique, où cette histoire s’est déroulée.
  • Comme nous venons de l’élaborer, la mention des dromadaires et des caravanes de dromadaires a aussi aidé à identifier l’Arabie antique comme la théâtre/la patrie de l’histoire de Joseph.

Dans l’Egypte antique, de jeunes enfants perdus n’étaient JAMAIS capturés et vendus comme esclaves pour la simple et bonne raison que le commerce des esclaves n’y était pas commun du tout. De plus, la terre du Nil n’a jamais eu de marchés publics pour le commerce des esclaves comme nous l’avons expliqué dans la véritable histoire de l’esclavage dans l’Egypte antique dans un essai et une vidéo.

Si l’Egypte antique n’avait pas de marchés publics aux esclaves, alors nous devons nous demander comment diable Joseph, le patriarche israélite, a bien pu être introduit en Egypte en tant qu’esclave ?…

De manière regrettable, en ce qui concerne l’archéologie biblique, la plupart des gens se fie sur les résultats d’expéditions archéologiques et universitaires biaisés, partiaux, honteusement et grassement financées, qui n’ont rien fait d’autre que de déranger l’histoire antique du proche-orient, et ce juste pour corroborer leurs croyances et préjudices bibliques. Ces archéologues bibliquement corrects et ces universitaires ont manipulés les faits et plantés de fausses reliques et de faux vestiges afin de soutenir leur (fausse) conviction que toutes les histoires des Israélites se sont déroulées en Egypte antique et que la Palestine est leur soi-disante “terre promise”.

Les universitaires et archéologues bibliques vont toujours nier toute autre explication de l’historicité des histoires de la bible.

Bien que beaucoup d’historiens des temps bibliques soient parfaitement au courant de l’origine arabe (et non pas palestinienne) de l’histoire des Israélites, ils n’en parleront seulement qu’à huis-clos.

Ce déni des faits me rappelle ceux qui n’accepteront jamais, jusqu’à aujourd’hui, que le Titanic a fait naufrage depuis longtemps et repose maintenant au fond de l’océan Atlantique.

Il est tout aussi regrettable que le fait qu’aucun universitaire régulier de l’histoire biblique ne veuille enquêter sur les faits culturels, anthropologiques et géographiques sous-jacents de ces histoires. Seuls quelques chercheurs indépendants ont fouillé profondément dans ce contexte biblique, si profond que le véritable environnement arabe de ces contes bibliques ont commencé à se révéler devant leurs yeux investigateurs.

Tout comme l’environnement de l’histoire du Titanic nous a aidé à revisiter, à recréer un des plus dramatiques naufrages des temps modernes, l’environnement de l’histoire de Joseph, la culture et la géographie arabes, ont aussi produit une des histoires les plus importantes de la bible et pourtant bien mal interprétée.

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Aux origines de la fraude biblique… Nos traductions du Dr. Ashraf Ezzat en PDF…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 26 décembre 2016 by Résistance 71

Merci à JBL1960 pour ce document compilé en version PDF de nos traductions des recherches du Dr. Ashraf Ezzat (Egyptien) concernant la falsification de la traduction de la bible de l’ancien hébreu au grec au second siècle avant notre ère par les 70 rabbins mandatés par le roi Ptolémée II d’Egypte, dans la grande et célèbre bibliothèque d’Alexandrie ; bible grecque qui fut la « mère » de quasiment toutes les autres traductions de la bible depuis, et nommée « bible septante ».

Dans quelques autres textes, Ezzat nous fait découvrir les liens profonds entre le judaïsme et les formes religieuses ancestrales tribales de la péninsule arabe ainsi que l’escroquerie de la « judéïté » de la vieille ville de Jérusalem, escroquerie reconnue par la récente résolution de l’UNESCO la concernant.

Les textes du Dr Ashraf Ezzat en version PDF, traduction Résistance 71, mise en page JBL1960:

Traduction de la Bible et Escroquerie Historique (pdf)

Mythologie et falsification biblique… Si Jérusalem m’était contée (Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2016 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog
, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

« Par la tromperie tu feras la guerre. »
~ Devise du Mossad rapporté par Victor Ostrovsky ~

 

Jérusalem, rien de saint à propos de la ville sainte

C’est au cœur même de l’histoire de Jérusalem qu’on trouve le plus sombre des secrets du sionisme: la tromperie…

 

Dr Ashraf Ezzat

 

24 août 2015

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2015/08/24/jerusalem-nothing-holy-about-the-holy-city/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire également:
« Textes bibliques… De la mythologie à la réalité archéologique »

« L’Egypte antique n’a jamais connu de pharaons »

 

Le dimanche 26 juillet (2015), la ville de Jérusalem a été témoin d’un autre clash mortel entre Palestiniens et Israéliens. Cette fois-ci, l’émeute se tint dans la mosquée Al Aqsa.

Tout a commencé à cause de la colère des Palestiniens à l’encontre de l’accès des juifs au complexe durant une journée annuelle de deuil juif. Des Palestiniens lancèrent des pierres et des pétards tandis que la police tiraient des grenades à effet de choc. Ceci se produisit après que les forces de sécurité forcèrent le passage dans le complexe d’Al Aqsa avant que d’entrer brièvement dans la mosquée elle-même.

Des protestations éclatèrent dans les allées et ruelles de la vieille ville autour de la mosquée, les manifestants affrontant la police en chantant “Allahu Akbar” (Dieu est grand). Quelques fondamentalistes religieux juifs entrèrent dans le complexe tandis que la police répondait en tirant des grenades à effet de choc et bloquait l’entrée du site.

Le complexe Al Aqsa de la vieille ville de Jérusalem, un des points les plus chauds du Moyen-Orient, est dit être le site le plus sacré du judaïsme et le 3ème de l’Islam après La Mecque et Médine. Les musulmans appellent le site Al Haram Al-Sharif (noble sanctuaire) et se réfère à la mosquée comme celle la plus lointaine, ou Al Aqsa et “Bayt al-Muqaddas” en arabe, tandis que les juifs se réfèrent à l’endroit comme étant le Mont du Temple ou Har Hamoriya, la montagne Moriya.

Il y a deux raisons principales pourquoi Al Aqsa est considérée sainte pour les musulmans: en premier lieu, parce que les musulmans croient que la mosquée fut la première Qibla (direction vers laquelle les musulmans se dirigent pour faire leur prière) dans l’histoire de l’Islam et deuxièmement, elle est pensée être l’endroit duquel le prophète Mohamed fit son voyage nocturne miraculeux (Isra et Miraj) au paradis.. Les narrations évoquent le voyage de Mohamed sur un coursier ailé vers la “mosquée la plus lointaine” où il mena d’autres prophètes comme Moïse, Abraham et Jésus dans une prière de style islamique (une indication claire de la proéminence de Mohamed sur les autres prophètes abrahamiques…). Puis Mohamed fit une ascencion au paradis où il eut une brève rencontre avec Dieu qui lui donna des instructions à ramener aux musulmans fidèles.

En ce qui concerne les juifs, les narrations et aussi la bible hébraïque disent que le complexe Al Aqsa est identifié avec trois montagnes bibliques de location incertaine mais de la plus grande importance:

Le Mont Moriah où est supposé s’être produite l’histoire d’Isaac, le Mont Sion lieu de la forteresse des Jébusites originaux et le village qui fut celui de David et le Mont du Temple où le 3ème temple est supposé être réétabli au même endroit où Salomon construisit le premier. Quoi qu’il en soit, les trois interprétations sont controversives et controversées si pas carrément fausses.

Avant toute chose et avant même de commencer à patauger dans la dispute boueuse au sujet de la sainteté et de l’historicité des trois montagnes bibliques, ne commettons pas le pêché perpétuel qui consiste à prendre le narratif hébraïque pour argent comptant. En d’autres termes, employons ici un peu de pensée critique et arrêtons de prendre pour une fois tant le narratif hébreu que musulman pour vérités. Nous devrions enquêter sur tout ce qui rend cette ville sainte pour les juifs et les musulmans, même les détails les plus acceptés de tous comme pourquoi Jérusalem est appelée Yerushalayim en hébreu et “Qods/Qadas” en arabe.

Aliyah

Toute l’idéologie sioniste est fondée sur un simple mot hébreu qui porte une vieille connotation historique: Aliyah. Le mot veut dire “aller” (mieux même “migrer”) vers le haut, là où la nouvelle terre d’Israël est supposée se trouver. Aliyah fut et est toujours un des tenets le plus essentiel du sionisme qui appelle la diaspora juive de migrer (retourner) sur la terre d’Israël (Eretz Yisrael).

La question ici n’est pas de savoir si la diaspora juive devrait ou pas migrer vers Israël (bien évidemment qu’elle ne le devrait pas) ; mais plutôt nous devrions nous demander pourquoi le mot hébreu, Aliyah, spécifie t’il de manière unéquivoque que la direction de la migration devrait se faire vers le haut.

Après réflexion, nous devrions facilement en venir à la conclusion que les hébreus originaux, avant de migrer vers la moderne Jérusalem, devaient venir d’une terre située au sud de la Palestine.

Et comme le livre hébraïque et la langue sont très anciens, alors Aliyah (en tant qu’ancien mot d’un monde ancien) voulait dire que les migrants juifs devaient avoir erré (avant de migrer) non pas en Europe ni en Amérique, mais dans le sud du Levant, là où se situent l’Arabie et le Yémen. C’est dans ce sens qu’ils allèrent plus haut (vers le nord) ou Aliyah, vers la Palestine (à partir du 4ème siècle AEC d’après nos recherches).

Comme je l’ai expliqué dans mon livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites”, la totalité du livre israélite (incluant ses histoires de patriarques) est un cas de géographie perdue. Une bible hébraïque falsifiée (à sa traduction en grec) a gavé le monde d’une histoire falsifiée et d’une fausse géographie et ce depuis maintenant 2300 ans. Malheureusement, cette déception, cette falsification de masse a toujours effet en ce moment même.

Mon investigation de trois ans sur l’histoire de l’Egypte ancienne et sur les Israélites, combinée avec la recherche d’une communauté des plus sérieuse d’universitaires renommés (incluant la recherche pionnière du professeur Kamal Salibi “La bible s’en vint d’Arabie”), ont donné la même conclusion fondée sur les preuves disponibles: la bible hébraïque et ses histoires eurent lieu dans le sud de l’ancienne Arabie et au Yémen, comme ceci fut méticuleusement décrit par des historiens arabes classiques et qui offre de manière le théâtre réel des histoires israélites, des ses montagnes (monts), vallées, tribus (comme écrit et décrit dans la bible).

L’endroit actuel d’à la fois le Mont du Temple et la totalité de l’état d’Israël est fondé sur une idéologie, foncièrement fausse et mensongère. Toute l’affaire de la soi-disante terre sainte est tellement fausse et impie que même la vision musulmane d’Al Aqsa et Qods/Qadas est également fondée sur des narratifs déformés et faux.

Qades, comme mentionné dans la bible hébraïque est une montagne yéménite située à 80km au sud de la ville moderne de Taa’iz et elle n’a rien à voir avec Jérusalem. D’après le Hadith musulman (tradition), la première direction pour la prière (Qibla) se trouvait vers Bayt al-Muqaddas (de manière supposée le temple de Salomon), seulement pour réaliser que cela fut construit dans le Nord-Yémen et non pas la Jérusalem de Palestine comme tout le monde le croit (plus de détails la-dessus dans le livre).

Au IIIème siècle AEC, la bible hébraïque fut traduite en grec à la bibliothèque légendaire d’Alexandrie. Soixante-dix scribes juifs furent assignés la tâche par le roi Ptolémée II (le monarque grec de l’Egypte à l’époque). Dans la traduction grecque, les scribes juifs changèrent de manière frauduleuse le théâtre des histoires bibliques du nord-Yémen et sud de l’Arabie en Egypte et en Palestine.

Dans la version grecque déformée qui devint conue sous le nom de “bible septante” ou “bible des septantes”, l’Egypte a été faussement établie comme la terre de la détention et de la mise en esclavage des Israélites et son roi le Pharaon de Moïse. Rien dans la bible hébraïque n’a en fait fonctionné de la façon dont vous pensez, rien du tout. Les croyances des masses naïves durant 23 siècles jusqu’à aujourd’hui sont entièrement fondées sur une forgerie et un mensonge perpétré par des scribes juifs.

Ainsi, les histoires originales (et en fait humbles et tribales) des Israélites se sont actuellement passées dans l’Arabie et le Yémen anciens. Tous les contes hébreus n’ont absolument rien à voir avec la culture occidentale et jamais ils ne furent présentés de la sorte. Tout le livre est très local et reflète une culture tribale (arabe) locale extrêmement intolérante et violente. Le problème n’a pas seulement résidé dans la traduction déformée et manipulée de la bible hébraïque en grec, mais dans cette opportunité en or offerte aux contes tribaux et au dogme israélite, par cette traduction, de se disséminer dans la culrure occidentale.

Retournons à la terre sainte et Al Aqsa en Palestine qui, à travers toute l’antiquité et le Moyen-Age fut considérée comme partie du Levant par les Romains et les Byzantins. Quant aux Arabes, ils ont toujours vu la Palestine comme une partie de Bilad El-Sham, la terre de Sham.

Seule Jérusalem fut nommée (Aelia) par les Arabes. Ceci fut vérifié par les termes de la rédition de la ville au calife musulman Oumar bin Al-Khattab, en 637 de notre ère et dans lesquels le calife Oumar se référait aux gens de Jérusalem comme les habitants d’Aelia (aucune mention de Jérusalem ni de Qades/Qods).

Les narratifs mentionnent que le calife Oumar durant une entrevue avec le patriarche orthodoxe Sophronius (patriarche de Jérusalem à l’époque), accepta la rédition de son peuple et se référait à lui sous le nom de peuple d’Aelia. Au contraire de l’histoire manipulée par les juifs, Jérusalem ainsi que la vaste majorité du Levant à l’époque étaient chrétien de manière prédominante en cette époque de la conquiete musulmane. Ainsi parler d’une révolte juive et d’une très brève autonomie juive en Palestine en 614 suivant une très courte invasion perse les années précédentes est historiquement invalide.

Je ne veux pas dire que le christianisme fut plus tolérant que le judaïsme à cette époque ; au contraire, la nouvelle foi était profondément engoncée dans l’extrémisme et divisée au sujet de disputes christologiques hautement insignifiantes. Peut-être que cela aida à la diffusion de l’Islam, bien que par l’épée, dans ce qui fut contrôlé auparavant par l’empire byzantin: le Levant et l’Afrique du Nord.

Pour capitaliser sur sa victoire rapide sur tout le Levant, le calife Oumar décida de construire la première mosquée à Aelia (appelée Jérusalem dans les livres d’histoire). Oumar étant complètement étranger à cette ville nouvellement conquise et à son environnement, demanda à son conseiller principal de l’aider à choisir le bon endroit pour ériger la mosquée. Devinez qui s’en vint à l’aide du calife ? Oui, un autre scribe rabbin. Comme attendu, le rabbin d’Oumar s’ensuivit sur les traces des 70 rabbins et leur œuvre mensongère connue sous le nom de bible septante.

Le conseiller principal d’Oumar était Ka’ab al-Ahbaar, un rabbin juif de devinez où ? Et oui, encore du Yémen. Ka’ab est crédité pour avoir infiltré la littérature islamique avec une litanie d’histoires déformées et de narratifs, qui disent que l’endroit commença à être appelé “Al Aqsa” et “Bayt al-Muqaddas” à partir de ce moment.

Le rabbin d’Oumar provenait de la patrie des premiers Israélites: le Yémen, là où toutes les histoires et les guerres des Israélites se passerent. Et oui, les histoires de Joseph, David et Salomon, et Moïse, toutes ces histoires se passèrent au Yémen. Les contes si dramatiques de captivité et d’esclavage qui commencèrent avec Joseph jusqu’à l’Exode de Moïse et ses suiveurs, tout cela ne se produisit pas en Egypte, mais dans un obscur village tribal yéménite du nom de “Mizraïm” (faussement traduit et vendu depuis longtemps, y compris de nos jours sur internet, par des scribes juifs comme étant l’Egypte).

L’histoire d’Abraham et la promesse d’Isaac/Ismaël (dans la version musulmane) est l’exception, car cette histoire particulière (d’après un bon nombre d’anciennes archives arabes sans mentionner le narratif islamique) se passa à Hijaz, près de ce qui est aujourd’hui la Mecque en Arabie Saoudite. Bien qu’ils ont besoin de toujours plus de travail archéologique, les narratifs islamiques nous disent que le père des Israélites est parti d’Hijaz (près de La Mecque donc) et a traversé la ligne de montagnes de l’Asir du Nord-Yémen.

Dans l’ancienne tradition et langue arabe, celui qui entreprend l’acte de traverser une barrière naturelle est appelé Aber et ceci constitue l’origine linguistique du comment “Abraham” et les juifs furent appelés Aberos/hebreus (l’histoire d’UR la mésopotamienne, patrie d’Abraham et Hebron en Palestine le lieu de sa sépulture ne sont que mythes et un mensonge éhonté des orientalistes)

En fait l’histoire inhabituelle du sacrifice de l’enfant d’Abraham (un rite païen de l’ancienne Arabie soit dit en passant..) est supposée, d’après les narratifs islamiques et la tradition orale arabe, s’être passée sur le mont Moriah, cela vous rappelle t’il quelque chose ? De fait, cette montagne existe toujours à La Mecque que des millions de pèlerins musulmans visitent chaque année comme faisant partie de leur pèlerinage (Hajj): le Mont Moriah ou Marwah en arabe. Donc si nous devons garder la définition de la bible hébraïque du Mont Moriah, alors nous devons considérer la (probable) véracité du narratif islamique de l’histoire d’Abraham.

Une fois de plus, cela nous ramène à Al Aqsa et le soi-disant Mont du Temple ou le Mont Moriah en hébreu. Dans mon livre, j’explique clairement que les deux langues de l’hébreu et de l’arabe sont deux dialectes très proches de la même langue commune qu’était l’arabe ancien. Beaucoup de mots, de noms sonnent phonétiquement de la même manière et sont assez similaires à la fois en hébreu et en arabe, comme c’est le cas des noms des patriarches Abraham/Ibrahim, Joseph/Youssef, Moïse/Mossa, etc…

Maintenant que nous savons que le mont Moriah est l’endroit où se produisit l’histoire d’Isaac, mais quand on cherche un tel mont dans ou autour de la ville de Jérusalem, on ne trouve rien, même en cherchant bien et longtemps. Il n’y a pas de Mont Moriah à Jérusalem, mieux… Il n’y a pas de mont Moriah dans toute la Palestine.

Le Mont du Temple est en fait une forteresse romaine

Largement embarrassés par une telle bavure narrative, les sionistes essayèrent de trouver une manière de contourner l’affaire en affirmant que le Mont Moriah et le Mont du Temple étaient en fait la même chose (bien que tout à fait ironiquement, le site n’a jamais été appelé de la sorte avant l’occupation israélienne). Pas même avant la conquête musulmane de l’endroit d’Al Aqsa, ne fut l’endroit appelé Mont du Temple, ni même Al Aqsa du reste.

Il est factuellement établi que ce même endroit que tout le monde pense être celui où le Temple fut érigé est le moins probable des endroits, car c’est au cœur même de l’histoire de Jérusalem, que l’on trouve les secrets les plus sombres du sionisme: la tromperie

Au temps du nouveau testament, cet endroit, maintenant occupé par Al Aqsa et le Mont du Temple, était une forteresse romaine et un camp fortifié militaire romain appelé Fort Antonia (le temple d’Hérode était quelques kilomètres au sud). Après le siège de Jérusalem en 70 EC, l’empereur Titus a complètement fait détruire la ville et ses murs, la plupart des murs du temple d’Hérode. Donc les fidèles de la religion judaïque qui se lamentent sur le mur Ouest du soi-disant Mont du Temple (le mur des lamentations), offrent en fait des prières au mur d’un empereur romain païen.

La pierre centrale élevée est dite avoir été utilisée comme une plateforme pour des fonctions publiques par les gouverneurs et les préfets romains comme Pontius Pilate, qui l’aurait utilisé durant son procès de Jésus. C’est pourquoi les chrétiens bâtirent une église dessus au temps de l’empereur Constantin.

Le fait que les murs de ce fort ont toujours quelques 10 000 pierres prouve que ceci ne fut pas le mur qui entourait le temple. Comme attesté par l’historien juif romain du 1er siècle Titus Flavius Josephus, les Romains démolirent tous les murs, ils enlevèrent toutes les pierres, non seulement du temple, mais aussi de ses murs. Ceci n’est en aucun cas une hypothèse, c’est un robuste fait historique vérifié au moyen d’excavations archéologiques et de trouvailles (trois inscriptions honorant les leaders romains Vespasien et Titus furent trouvées en dessous du mur de la forteresse). Beaucoup d’universitaires et érudits spécialistes de la bible et d’archéologues sont parfaitement au courant de ce fait, comme l’archéologue britannique Kathleen Kenyon et l’historien israélien Benjamin Mazar.

Pour en revenir à notre rabbin juif yéménite, Ka’ab, répondant à la question du calife Oumar au sujet du meilleur endroit en Palestine (Aelia) pour construire une nouvelle mosquée, le rabbin malin montra du doigt la pierre (maintenant sanctifiée dans le dôme doré comme la relique de la pierre dans le complexe d’Al Aqsa).

Honorable calife, cette pierre, parmi les ruines de ce temple, est le bon endroit pour que soit construite une nouvelle mosquée, car c’est de là que Mohamed partit pour son voyage miraculeux dans les cieux.” répondit le rabbin Ka’ab.

C’est ainsi que les musulmans ont appris à connaître et à honorer cette pierre comme relique islamique depuis 637 EC et ceci au travers du seul témoignage non vérifié d’un rabbin juif yéménte (qui se convertît à l’Islam plus tard). Beaucoup de théologiens musulmans disputent ce témoignage de Ka’ab et la secte chi’te de l’Islam le dénonce carrément.

Le témoignage habile du rabbin a en fait fait d’une pierre deux coups (si on ose dire…): maintenir vivant la tromperie de la bible septante en solidifiant le concept de la Palestine comme étant la terre promise aux juifs et la terre sacrée. La deuxième chose fut de parvenir à ce que les musulmans honorent aussi l’endroit (les musulmans avaient le vent en poupe à cette époque).

Visitez la véritable Jérusalem

Si nous voulons vraiment trouver l’endroit réel de Jérusalem, alors réexaminons ce que la bible hébraïque nous dit au sujet de la conquête de la ville par David.

“Le roi et ses hommes marchèrent sur Jérusalem pour attaquer les Jébusites qui y vivaient. Les Jébusites dirent à David, “tu n’entreras pas ici ; même les aveugles et les infirmes peuvent vous repousser.” Ils pensèrent “David ne peut pas entrer ici.” Quoi qu’il en soit, David captura la forteresse de Sion, qui est la ville de David” 2 Samuel 5:6-7

Dans le verset, le scribe juif clarifie que pour capturer “Jérusalem”, David doit d’abord prendre la forteresse montagneuse appelée “Sion”, habitée par les Jébusites. En d’autres termes, la véritable Jérusalem (israélite) se trouvait très proche d’une montagne appelée “Zion/Sion” où une communauté locale païenne du nom de “Jébusites” vivaient dans cette forteresse montagneuse, depuis des siècles.

Mais là encore tout le paysage de la Palestine n’a jamais connu de quelconques Jébusites (malgré ce qui fut écrit dans les livres d’histoire déformés) ni non plus aucune montagne Sion, que les archéologues sionistes ont identifié jusqu’ici dans trois endroit différent (ce qui est typique d’un naratif concocté). De fait, toute la topogaphie de l’actuelle Jérusalem montre qu’il n’y a là aucune montagnes.

C’est juste, la ville de Jérusalem, là où le temple est supposé être érigé pour la troisième fois, n’a aucune montagne sur laquelle le construire. Il est connu que Jérusalem est construite sur deux collines, mais pas de montagne environnante. Ce qui a été appelé par les indigènes palestiniens de l‘endroit, montagnes, comme Zaïtoun, n’est qu’un écart de langage (regardez des vues aériennes de Jérusalem pour vous en convaincre)

Revenons au Yémen et spécifiquement à sept kilomètres au sud de la capitale, Sanaa, là nous trouvons facilement la cité historique de “David”, où les anciens Jébusites / Jebus / Yabosites / Yebus (en arabe) ont vécu pendant des siècles dans leur forteresse montagneuse connue aujourd’hui sous le nom de Beit-Bos (patrie de Jabus). Aussi pas loin sommes-nous face à face avec la montagne Zion/Sion (partie du massif montagneux de Sarawat qui s’étend le long de la côte ouest de la péninsule arabique.

Jérusalem (Deir Salem en arabe) veut dire la ville de la paix ou ville pacifique. Comme les Jébusites/Yebusites étatient bien protégés des raids des Arabes par la force de leur forteresse montagneuse très isolée, ils avaient le plaisir de vivre dans une ville de paix ou Deir/Dar Salem. Un autre narratif fait remonter le nom de Salem/Shalom à un des patriarques juifs. Quoi qu’il en soit, j’espère sincèrement que Beit-Bos/Deir Dalem, la Jérusalem yéménite, pourra survivre les bombardements qui se produisent actuellement au Yémen. Bombarder, attaquer et détruire les sites archéologiques anciens semble être une des cibles (secrètes) de ce qu’il se passe actuellement au Moyen-Orient.

Il y a un dicton yéménite très commun qui dit ceci: “Tout Yabosi/Yabosite est juif et tout juif est Yabosi.” Beit-Bos a toujours été le point d’attention pour les juifs au Yémen durant des centaines d’années, voire des milliers. Les ruines de la forteresse des Yabosi/Yabosite, aujourd’hui un site archéologique yéménite, étaient très riches en inscriptions yéménites qui documentaient la conquête de l’époque de David (essentiellement détruites ou volées par quiconque a pour intérêt de cacher la véritable origine des Israélites et de leurs contes bibliques.)

La forteresse Yabosite/Beit Bos fut une très active communauté juive ainsi que bien d’autres villes du Yémen et ce jusqu’en 1949 lorsque plus de 49 000 juifs furent secrètement transportés en Israël par une flotte aérienne américano-britannique dans une des plus grandes opérations de ce type sous le nom de code “Tapis Volant” (“Magic Carpet” en anglais)

Plus de 250 000 juifs de par le monde furent transférés en Israël cette même année. Toutes ces opérations de transfert de masse faisaient parties du plan international sioniste d’inventer une nouvelle terre juive au moyen d’une histoire fabriquée (celle qu’on nous enseigne dans les écoles). Il va sans dire que pour que ce nouveau plan sioniste fonctionne, il devait aussi y avoir une nouvelle et fausse Jérusalem, celle qu’aujourd’hui nous regardons à la télé en suivant les infos comme celle du début de cet article.

Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur la mythologie biblique

 

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Egypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Egypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

24 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Egypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Egypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Egypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantannément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Egypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité innamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Egypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Egypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Egypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Egypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Egypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Egypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Egypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Egypte. Associer le mot pharaon à l’Egypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Egypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Egypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Egypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Egypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disantes histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Egypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Egypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Egypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Egypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Egypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Egypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Egypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques?
Préparez-vous à une surprise: seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Egypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre “Egypt knew no Pharaos nor Israelites”).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Egypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Egypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Egypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clâme que les Israélites séjournèrnet 400 ans en Egypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Egypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancient, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Egypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Egypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreue, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie summérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Egypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Egypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences summériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Egypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat: “Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites” (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à têter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.