« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide au Canada ~ 1ère partie ~

Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada

 

Un contre-rapport de la “Commission Vérité et Réconciliation”

 

Publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

En conjonction avec des Commissions Citoyennes d’Enquête préalables

 

Le 1er Mars 2016

Toronto & Bruxelles

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Juin 2016 ~

 

Introduction de « Meurtre par décret »

Préambule, Critique de la Commission Vérité et Réconciliation & Chronologie des évènements

1ère partie A & B

2ème partie

3ème partie

 

Note de Résistance 71: Le rapport dans sa version imprimée fait plus de 400 pages. De celles-ci, les 155 premières sont narratives et explicatrices. Le reste du rapport étant une suite d’appendices regroupant les documents et témoignages ayant servi à dresser le rapport et à évaluer la commission gouvernementale et ses actions. Notre traduction ne sera donc pas exhaustive mais représentative de larges extraits sélectionnés pour être les plus significatifs. Certaines parties du rapport contiennent les témoignages recueillis de quelques survivants des pensionnats, témoignages poignants et horrifiques des brimades, expérimentations et tortures subies ainsi que des témoignages d’assassinats en règle d’enfants autochtones dans de nombreux pensionnats. Nous nous limiterons à quelques exemples choisis. Pour ceux qui peuvent lire l’anglais, nous ne pouvons qu’encourager la lecture complète du rapport qui se trouve ici:

http://murderbydecree.com/ accompagné de quelques vidéos.

Nous tenons également à préciser que tout ce qui est rapporté dans ce qui suit est documenté dans les plus de 200 pages de documents mis en appendices. Nous encourageons nos lecteurs à les consulter dans l’édition originale dont nous avons mis le lien ci-dessus.

Les emphases de texte (caractères italiques et gras) sont de notre cru.

Préambule

Ce rapport est devenu une nécessité devant le très grave avortement de justice mis en scène par le gouvernement et les églises du Canada connu sous le nom de “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). Il est écrit en réponse corrective des efforts illégaux et trompeurs de la dite commission afin de cacher la nature et l’extension du génocide délibéré qui s’est déroulé au Canada ces derniers deux siècles, génocide perpétré par l’état et l’église.

Ce rapport est publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC), une coalition internationale de juristes et de groupes humanitaires et des droits de l’Homme. Le TIDC fut formé en décembre 2015 pour enquêter sur la disparition de personnes au Canada et de traduire en justice les responsables. Le tribunal s’est créé à cause des efforts continuels du gouvernement du Canada de faire obstruction et de subvertir la justice en cachant et en falsifiant la vérité sur le génocide des populations natives/indigènes passées et présentes au Canada.

Ce que vous allez lire dans ces pages est la transcription indépendante la plus définitive jamais publiée au Canada concernant ce génocide. Ceci comprend des travaux de recherche approfondis, des témoignages d’activistes et de témoins occulaires sur une période de plus de vingt ans et ce rapport est fondé sur des documents, des preuves documentées vérifiables, qui ont été délibérément supprimées, censurées ou détruites par la CVR du gouvernement canadien entre 2008 et 2015.

Une véritable enquête indépendante s’est tenue et se tient au Canada depuis 1998: la Commission de la Vérité sur le Génocide au Canada (CVGC) et ses filiales subséquentes dans le temps. En tant que réseau autonome populaire composé de personnes autochtones et non-autochtones, celui-ci s’est battu contre un environnement défavorable pour documenter et rendre publique la vérité et l’histoire non censurée du massacre génocidaire connu sous le nom de système de pensionnats pour Indiens. La CVR fut délibérément établie par l’église et l’état en réponse à l’enquête indépendante de la CVGC et des protestations publiques qu’elle a suscitées et pour saboter et désamorcer l’énorme impact que ce mouvement a eu depuis le printemps de 1998.

Ce rapport actuel du TIDC est basé sur sa propre recherche originale tout autant que sur les découvertes et le travail antérieur de la CVGC et d’autres enquêtes indépendantes qui furent entreprises au sujet de l’holocauste canadien. Le but de ce présent rapport est de mettre à jour le faux narratif sur le génocide canadien construit par le gouvernement et sa CVR ainsi que de fournir un véritable compte-rendu du plus grand des crimes de l’histoire canadienne.

Ce rapport est une précieuse source d’archives qui sera utilisée comme base de toute action légale et politique à venir, non seulement contre les perpétrateurs individuels de ce crime contre l’humanité, mais aussi contre le système de pouvoir ainsi que les institutions qui ont massacré des nations entières et continuent de le faire.

A cet égard, il a été jugé approprié de publier ce rapport l’année du 15ème anniversaire de la publication de la première étude indépendante de la CVGC se rapportant aux crimes commis contre les Indiens dans les pensionnats: “Hidden from History: the Canadian Holocaust”, Kevin Annett, 2001. Longtemps avant qu’une quelconque CVR sponsorisée par l’état n’essaie de contrôler et de “pirouetter” la vérité, ainsi cette étude à elle seule, a commencé un processus de mise sous les projecteurs du nombre énorme d’enfants disparus et a enfin donné une voix à un très grand nombre de survivants de ces pensionnats.

Les auteurs ont composé le présent rapport pour les générations futures des peuples du Canada et comme une première étape de sortie de cet héritage meurtrier qui les détruit toujours aujourd’hui. Les Canadiens doivent savoir le crime avec lequel on attend d’eux qu’ils vivent avec, qu’ils financent et qu’ils soient complices, s’il y a un seul espoir pour eux qu’un jour ils puissent enfin répudier ce système et bâtir une nouvelle et juste fédération de nations égales. Car “quiconque ne comprend pas et n’assimile pas son propre passé est voué à le répéter.

Une critique de la “Commission Vérité et Réconciliation”

Une obstruction de la justice et de la vérité du début à la fin

“La Commission Vérité et Réconciliation ne doit pas tenir des auditions formelles, ni agir en tant qu’enquête publique, ni procéder à un processus judiciaire formel ; elle ne devra pas posséder de pouvoir de contrainte à audition, ni de mandater une quelconque participation à aucune de ses activités ou évènements… Elle ne devra pas établir de conclusions ou de recommandations en regard du mauvais comportement de quelque personne ou sur les possibles activités ou responsabilités criminelles de quelque personne ou organisation que ce soit… Elle ne devra pas citer nominalement les personnes dans aucune de ses activités, de ses déclarations publiques, rapports ou recommandations, ou utiliser quelque information personnelle ou déclarations faites qui identifient une personne… Les commissaires siégeant ne devront ni noter ni archiver les noms des personnes identifiées.” ~ De la seconde section “Etablissement, pouvoirs, devoirs et procédures de la commission”, Commission Vérité et Réconciliation, Ottawa, 2008

“J’ai vu beaucoup de nourriture gratuite, de beaux costumes et des groupes de Rock à la CVR de Winnipeg, mais ils n’avaient pas d’argent pour venir nous chercher et nous ramener de notre réserve pour raconter notre histoire à leur réunion. Le pire, c’est que lorsque nous avons essayé de nous lever et de venir au micro pour parler et pour expliquer les choses au sujet des enfants qui sont enterrés dans les pensionnats pour Indiens, on nous a dit que nous ne pouvions pas et les micros furent fermés. Et ce Murray Sinclair (président de la Commission) nous a même ri au nez en disant: “Oh non, pas encore ces barjots de Sandy Bay !”” ~ Ernie White, survivant des pensionnats pour Indiens, 2011 ~

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) du Canada fut une réponse intérieure rapide de l’église et de l’état taillée sur mesure pour présenter leur propre narratif sur les crimes ayant eu lieu dans les pensionnats pour Indiens.. Ce fut, en rapport à tout standard d’objectivité, une falsification élaborée d’un crime monumental.

D’entrée, la commission a été créée et constituée par ces mêmes institutions de l’église et de l’état qui furent responsables des crimes perpétrés par les pensionnats pour Indiens et maintenant en charge de l’enquête ; ce simple fait disqualifie totalement la CVR comme étant un corps neutre et crédible. De fait, la CVR n’a commencé son travail qu’une fois que les deux institutions se fussent elles-mêmes légalement immunisées de toute responsabilité possible pour ces crimes: une manœuvre qui clairement constitue une obstruction flagrante à la justice.

[…]

Similairement, les avocats de l’église et du gouvernement qui construisirent le mandat de la CVR, le cadrèrent de telle façon que la commission soit en fait un corps ne représentant aucun danger et dont les trouvailles ne pourraient pas être utilisées pour amener devant la justice et encore moins faire condamner, quelque personne ou groupe (lisez église et état) que ce soit et dont les archives furent censurées afin d’exclure toute preuve d’actes criminels ou de décès dans les pensionnats. Le mandat déclarait même que la CVR “ne devra pas tenir d’auditions formelles, ni agir en tant qu’enquête publique… et ne devra pas nommer les personnes dans leurs évènements…” Ainsi donc, comme la CVR a nié d’entrée qu’elle fut une commission d’enquête, qu’était-elle en fait ?

Des propres mots d’un universitaire sud-africain qui visita et observa trois évènements publics séparés de la CVR en 2011 et 2012, il déclara:

“Tout cela n’était qu’une énorme mise en scène ayant très peu de substance. Ses soi-disants “forums publics” étaient des évènements contrôlés mettant en scène des conférenciers sous contrôle et tout était structuré de façon à éviter que tout témoignange dérangeant ne fasse surface. Je n’ai jamais entendu une seule fois qu’un enfant avait été torturé ou tué. C’était tout à fait remarquable de voir comment le gouvernement [canadien] réussissait un tel blanchiment de responsabilité. Comparer cette commissions avec la CVR qui a eu lieu en Afrique du Sud est de l’ordre du comique.” ~ Dr. Neil Kruger, d’un entretien qu’il a eu avec Kevin Annett le 12 Avril 2013 ~

Une bonne partie de ce subterfuge élaboré fut le nom délibérément emprunté à l’ “Enquête sur la Vérité et la Réconciliation” du gouvernement sud-africain, enquête sur les crimes de l’apartheid ; ainsi la CVR canadienne se parait-elle de l’aura d’une véritable enquête ayant eu lieu, alors qu’elle n’était en rien similaire à celle-ci. Les médias canadiens assistèrent dans cette supercherie dès le départ, cadrant continuellement la CVR comme étant un effort légitime de raconter la véritable histoire des crimes des pensionnats pour Indiens tout en ne mentionnant jamais la nature restreinte et sans pouvoir de la CVR en tant que “non-enquête”.

Privés de toute alternative et commandés par leur propre “leaders” financés par l’état colonial de l’Assemblée des Premières Nations (APN) de participer aux évènements de la CVR, beaucoup de survivants indigènes des pensionnats initialement regardèrent la CVR comme allant au moins leur donner une chance de “raconter leur histoire” publiquement, mais même cette opportunité leur fut refusée dans les différents forums de la CVR.

Aucun survivant des pensionnats pour Indiens ne fut autorisé à parler à moins que sa déclaration ne fusse au préalable examinée et autorisée par les “commissaires” appointés par l’église et l’état canadien ; la déclaration était alors dépouillée de toute référence à un crime, à un meurtre ou du ou des noms des perpétrateurs. Ainsi baillonnés, les survivants n’avaient que 10 minutes pour parler tandis que quasiment aucune restriction de temps n’était imposée aux officiels des églises qui avaient commis ces crimes et qui étaient régulièrement autorisés à utiliser les évènements de la CVR pour publiquement justifier et minimiser les atrocités commises dans les pensionnats.

“J’ai été dégoûtée par ce que nous avons traversé. On m’a empêché de parler, directement, et quand j’ai défié cet état de fait on m’a menacé d’expulsion physique de la salle de conférence. Il n’y avait qu’une petite douzaine de survivants de pensionnats dans le forum le jour où j’y étais et tous avaient l’air bien misérables. Ils ne furent aucunement honorés, on ne leur donna aucune aide, aucun conseil ni même aucune reconnaissance et tout ce qu’ils pouvaiewnt faire fut de parler dans le micro pendant quelques minutes. Mais un gros porc d’évêque de l’église catholique fut autorisé lui de déverser sa diarrhée verbale pendant plus d’une demie-heure pour expliquer qu’ils n’essayaient que de faire le bien dans ces écoles.

A ce moment, une vieille femme qui avait été au pensionnat de Kuper Island a commencé à crier vers le type de l’église: “arrêtez de mentir, dites la vérité !” et alors le président de la CVR, Murray Sinclair, s’est levé et lui a hurlé de se tenir tranquille et de montrer du respect envers l’évêque ! Montrez du respect à votre violeur ! et ce Sinclair est supposé être un Indien. Cette pauvre vieille dame avait l’air totalement effondrée. On aurait dit que quelque chose venait de mourir en elle. C’était comme si on la regardait se faire encore abuser…” ~Shawna Green, nation Cree, deuxième génération de survivant qui essaya de parler au forum de la CVR à Victoria, CB en 2011 mais en fut empêchée ~

[…]

Le premier président de la commission, le juge Harry Laforme, démissionna juste quelques mois après le lancement de la CVR (rapporté sur CBC News le 20 octobre 2008).

Citant des différences de vue avec ses commissaires associés, Laforme “a fait part de ses craintes que des interférences politiques et bureaucratiques puissent compromettre le panel.Mais Laforme se référa plus tard aux pratiques questionables des officiels de la CVR et supputa que sa position en tant qu’officier de la justice était compromise par son association avec la CVR.

Une telle implication déconcertante par un juge en activité que la CVR opérait de manière illégale n’a pas fait bouger la commission de sa trajectoire sous le nouveau leadership de Murray Sinclair, un politicien de la nation Cree du Manitoba qui prit alors la succession de la présidence de la CVR du juge Laforme.

[…]

comme dans tout processus contrôlé, chaque employé de la CVR était requis de signer un accord de confidentialité qui les restreignait de partager quoi que ce soit qu’il découvrirait au cours de leur fonction. Toutes les églises qui gérèrent les pensionnats pour Indiens (catholique, anglicane et unifiée du canada) requérirent aussi une décharge signée similaire de la part de leurs employés après que des poursuites judiciaires commencèrent à affluer contre elles dès le printemps de 1995.

[…] Un des aspects les plus flagrants de ce maquillage officiel des preuves par la CVR fut révélé. La commission a permis aux églises qui gérèrent les pensionnats. d’éditer, de changer, de cacher ou de faire disparaître les preuves incriminantes de leurs propres archives. La CVR n’avait aucun mandat pour sommer devant elle des personnes ou forcer la divulgation de documents ou de preuves ni même de forcer quiconque à assister ou à faire venir témoigner à ses évènements, des personnes des églises et ces dernières se virent octroyer des mois après le commencement de la CVR, pour avoir la possibilité de réorganiser leurs archives et d’enlever de celles-ci toute preuve incriminatoire.

En fait la CVR ne fut qu’une opération d’assainissement de l’énorme crime du Canada contre l’humanité. Ce qui est en revanche moins compréhensible, est le pourquoi le monde et tant de Canadiens ont donné à cette commission un gramme de crédibilité.

Une telle duplicité organisée au plus haut niveau du pouvoir au Canada n’est pas confinée au seul brouillage de cartes concernant les crimes passés du Canada, mais s’étend égalememt aux récents efforts du gouvernement de faire lever un brouillard similaire autour des affaires croissantes de disparitions de femmes et enfants aborigènes. La troisième partie de ce rapport va analyser comment la police, le gouvernement et les intérêts entrepreneuriaux étrangers non seulement cachent, mais aussi facilitent ces disparitions en tant que partie d’une bien plus vaste campagne de dépossession et d’élimination de ce qu’il reste des peuples indigènes du Canada.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et un appel urgent au monde et à tous les Canadiens qui refusent de vivre plus longtemps sous un tel régime génocidaire. Pour vraiment honorer et se commémorer ceux qui sont tombés en victimes, tous les gens de bonne conscience doivent reclâmer leur véritable histoire ainsi que leur futur.

Chronologie du génocide au Canada par les églises et l’état de 1840 à 2015

Note de Résistance 71 : Cette partie est en fait une mise à jour de la chronologie déjà publiée dans le livre de Kevin Annett “Hidden no Longer: Genocide in Canada”, que nous avons traduit en 2013.

(https://resistance71.wordpress.com/2013/11/04/genocide-des-nations-autochtones-au-canada-le-cas-sanglant-des-ecoles-residentielles-pour-indiens-de-1850-a-1996-mis-au-grand-jour-1ere-partie/ )

Nous reprenons donc la chronologie pour la compléter à partir de 2011. Se référer au lien ci-dessus pour la période 1850-2010

10 Avril 2011: Dix anciens de la nation Mohawk invitent Kevin Annett sur leur territoire à Brantford (Ontario) pour les assister à récupérer les restes d’enfants enterrés dans des fosses communes près du plus ancien pensionnat pour Indiens du Canada, l’Institut Mohawk qui fut géré par l’église d’Angleterre/anglicane. Le mois suivant, le 29 Mai, alors qu’il faisait des recherches archivales à Londres, Kevin Annett est expulsé d’Angleterre sans aucune raison.

Octobre-décembre 2011: Le TICEE (Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État) et les anciens de la nation mohawk commencent leur enquête commune sur les enfants disparus de Brantford en employant un radar à grande pénétration. Des fosses communes sont presque immédiatement détectées sur la base de rapports de témoins occulaires. Des fouilles sur un de ces sites commencent en Novembre et y sont découverts des boutons d’uniforme de l’école et 16 échantillons d’ossements dont l’un est confirmé par un expert légiste comme étant un ossement en provenance d’un jeune enfant. Cette toute première découverte d’ossements sur le site d’un des pensionnats pour Indiens est complètement ignorée par les médias canadiens et ce malgré une conférence de presse tenus par les Mohawk en novembre.

Janvier 2012: Les fouilles en territoire mohawk sont sabotées par des agents payés du gouvernement au sein du conseil local de bande ; mais deux anciens demeurant attachés au projet, publient leurs trouvailles. Le même mois, la CVR du gouvernement publie son “rapport intérimaire” qui confirme qu’un nombre non déclaré d’enfants sont morts dans les pensionnats sans donner de noms ni sans établir qui était responsable.

1er juillet 2012: Encouragée par ce qui fut découvert à Brantford, Le TICEE réunit le Tribunal International de Droit Coutumier (TIDC) à Bruxelles. Celui-ci commence un procès criminel qui inculpe le Canada et ses églises, la couronne d’Angleterre et le Vatican de génocide et de crimes contre l’humanité et de s’être engagés dans une conspiration criminelle. 30 personnes sont inculpés et sommées de se présenter devant le tribunal, incluant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le pape Benoît XVI et le premier ministre canadien Stephen Harper, aucun d’entre eux ne répond ni ne conteste les accusations ou preuves apportées contre eux dans la procédure judiciaire.

11 février 2013: L’inculpé principal du procès du TIDC, le pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, démissionne soudainement de sa position pontificale juste cinq jours après que le Vatican ait reçu une note diplomatique du gouvernement espagnol annonçant que, basé sur l’affaire mené par le TIDC, un mandat d’arrêt pourrait être émis contre Ratzinger s’il entrait en territoire espagnol.

25 février 2013: Le jury du TIDC trouve Joseph Ratzinger et les autres défendants du procès, coupables de crimes contre l’humanité et de s’être engagés dans une conspiration criminelle. Les prévenus sont condamnés in abstentia (par défaut) à 25 ans de prison sans possibilité de remise de peine, à la perte de tout leurs biens et de leur autorité. Des mandats d’arrêts sont émis contre les coupables le 25 février.

Avril-août 2013: Trois autres prévenus officiels du Vatican du procès sont aussi trouvés coupables et démissionnent de leurs positions respectives: Tarcisio Bertone, le secrétaire d’état du Vatican, le cardinal irlandais Sean Brady et aussi le chef des jésuites Adolfo Pachon ainsi que l’archevêque de Canterbury Justin Welby. Basés sur les témoignages de 29 témoins occulaires les trois inculpés de la secte du culte du 9ème cercle sont tous trouvés coupables et condamnés à la prison à vie in abstentia. Des mandats d’arrêt à leur encontre sont émis.

15 janvier 2015: Fondé sur la condamnation et la nullification légale de l’autorité de la couronne d’Angleterre en résultat du verdict du TIDC du 25 février 2013, des patriotes canadiens déclarent l’établissement de la république souveraine du Kanata

sous l’autorité de la loi internationale et du droit coutumier. Des ordres de cessation d’activité sont donnés à tous les agents de la couronne au Canada et une convention constitutionnelle est annoncée.

3 juin 2015: Le Canada reconnaît qu’un génocide s’est produit au sein du système des pensionnats pour Indiens et que des milliers d’enfants en sont morts (New York Times du 6 Mars 2015). En réponse à cette déclaration, le TICEE réunit une nouvelle coalition qui va établir le Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC) en décembre 2015.

1er Mars 2016: Le contre rapport à la CVR et sa désinformation est publié par the TIDC.

A suivre…

5 Réponses to “« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide au Canada ~ 1ère partie ~”

  1. Et l’église, aujourd’hui encore, sait faire silence pour cacher et taire les crimes dont ses représentants se rendent coupables ; http://www.marianne.net/silence-eglise-affaire-du-pere-preynat-si-tu-etais-civil-tu-pourrais-te-retrouver-prison-100243456
    Et ad vitam aeternam…

  2. J’ai choisi de mettre en lien votre article en fin de ce billet = https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/25/toi-dabord/
    J’ai intégré votre préambule et la dernière chronologie des faits qui permet de bien comprendre l’importance de ce contre rapport à la CVR. Dans ce billet de blog, j’avais déjà intégré le film de Kevin Annett en vostfr « The Unreapentant » et j’ai développé ma réflexion sur l’importance d’initier un changement de paradigme en lien avec les natifs et indigènes de la Terre. Merci pour votre travail. JBL1960

  3. Tenez, je vous mets ce lien vers le N° 4 sur 7 des entretiens avec Etienne Chouard sur Nuit Debout. Dans cet opus, Chouard fait référence à la société Amérindienne matramillénaire sans chefferie, ni police et soumise au vote à l’unanimité. Franchement, ça fait un bien fou d’écouter ce Monsieur dans le bordel ambiant :

    Les 7 épisodes sont bien, mais celui-ci est très bien.

    • oui Chouard est bien. Ce qui nous turlupine est le pourquoi, alors qu’il a une vaste connaissance de l’affaire politique, continue t’il à encenser « Athènes » et le processus de réécriture de la « constitution » qui ne peut-être qu’une affaire étatique une fois de plus.
      Pourquoi ne glisse t’il pas vers le confédéralisme communaliste qui verrait l’écriture de chartes confédérales ?
      Pourquoi n’a t’il pas encore compris que l’État ne PEUT PAS être vertueux, il est oligarchique par essence, par sa construction institutionnelle même, ce n’est qu’une question de degré.
      Il y viendra, mais il perd un temps précieux à notre avis… Dommage…

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