Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 4ème partie ~

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

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Un monde sans cancer, Livre II, 4ème partie

 

G Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 1ère partie

Livre II, 2ème partie

Livre II, 3ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

 

Chapitre 20

… Commande la musique

L’American Medical Association (AMA) s’est mise au lit avec les intérêts de Rockefeller et de Carnégie en 1908, pour le but lucratif de mettre à jour la médecine américaine…

En premier lieu, force est de constater que les étudiants en médecines américains ne peuvent pas obtenir leur diplôme de généraliste (NdT: M.D en anglais pour “Medical Doctor” ou donc docteur en médecine) autrement que dans une école de médecine qui a été acréditée par l’AMA. Il ou elle ne peut servir comme interne que dans un hôpital qui souscrit aux standards de l’AMA en tant qu’institution enseignante. S’il / elle décide de devenir spécialiste, sa résidence doit être conforme aux requis de l’AMA. Sa license de pratique de la médecine est délivrée en accord avec les lois de l’état établies par les leaders de l’AMA en la matière. Afin de prouver sa bonne pratique professionnelle et déontologique, il /elle doit demander et être accepté(e) par les sociétés de sa circonscription et de son état en conformité avec les procédures de l’AMA. Les publications de l’AMA lui fournissent analyses et formation continue sous la forme d’articles scientifiques, de résultats de recherches, de revues et de résumés de livres médicaux, des discussions sous forme de questions-réponses sur des problèmes cliniques, des évaluations de médicaments nouveaux, de nourriture, des essais académiques, des éditoriaux, des lettres à l’éditeur, et une autre bonne centaine d’appels à sa compréhension intellectuelle de la profession qu’il / elle pratique. A la convention annuelle d’une semaine de l’AMA, le médecin est exposé(e) à ce qui est appelé “une éducation complète post-fin d’études sous le même toit”.

[…]

L’AMA dépense des millions de dollars par an en campagne publicitaire télévisuelle et en programmes de télévision pour affecter l’opinion publique, maintenir un des plus riches et des plus actifs lobby à Washington, dépense des millions en soutien de ses candidats politiques favoris, elle est instrumentale dans le choix et la sélection du commissaire responsable de la FDA (Food & Drugs Administration) et… bon, disons que l’AMA est une force plus que substantielle de la médecine américaine.

Qui contrôle l’AMA ? On pourrait penser que les membres actifs et contributeurs de l’association contrôlent leur propre association.

Rien n’est plus loin de la réalité.

L’AMA fut fondée en 1847 par les efforts principalement de trois hommes:

Le Dr. George Simmons, le Dr. J. N. McCormack et un certain Dr. Reed.

[…]

L’apparence trompeuse de démocratie est préservée par la chambre des délégués de l’AMA. Chambre des représentants qui se réunit deux fois par an…

Le président de l’AMA n’est qu’une figure symbolique. Il n’a aucun devoir administratif ou exécutif. Sa fonction principale est de délivrer des discours aux différents groupes dans le pays pour expliquer le programme et les buts de l’association. Le poste n’est qu’honoraire et ne fait pas partie du leadership permanent de l’AMA.

[…]

La clé financière de l’association est détenue par sa publication mensuelle: The AMA Journal, qui fut publié pour la première fois en 1883 à 3 500 exemplaires. En 1973, elle tirait à 200 000 exemplaires nationalement. Elle publie maintenant douze titres différents et génère plus de dix millions de dollars par an en revenus publicitaires, ce qui représente environ la moitiè des revenus de l’association.

Qui fait de la publicité dans le “AMA Journal” et ses publications subsidiaires ? La part du lion est dérivée de la Pharmaceutical Manufacturers Association dont les membres constituent 95% de l’industrie pharmaceutique américaine.

[…]

Le succès de l’AMA et de ceux qui la dirigent dépend de la prospérité et du bon vouloir de l’industrie pharmaceutique…

Les fondations et les forces de financement de l’industrie derrière elle ont certes rendu un grand service en aidant à relever les standards de la profession médicale aux Etats-Unis au-delà de ce qu’ils étaient tant en prestige qu’en compétence effective en se référant aux standards de 1910. Il est néanmoins plus que probable que la profession, à terme, aurait accompli cela d’elle-même et il est certain qu’elle l’aurait effectué de bien meilleure façon par elle-même. Le prix qu’elle a payé pour avoir écouté le chant des sirènes de l’argent est bien trop élevé. Cela a permis à la profession médicale de se fourvoyer sur les écueils d’un nouveau dogmatisme médiéval en ce qui concerne la médecine, un dogmatisme qui force tous les praticiens à obéir servilement aux saintes annonces de la soi-disant vérité scientifique, un dogmatisme qui a fermé la porte à la plus grande avancée scientifique du XXème siècle.

Chapitre 21

Le racket protectionniste

… Que fait la FDA ? Comme nous allons le voir, la FDA fait essentiellement trois choses:

  • Premièrement, elle fournit un moyen par lequel les personnes clef qu’elles paient puissent obtenir pouvoir et richesse en donnant des faveurs spéciales à des groupes politiques influents qui sont sujets à sa réglementation. Cette activité est très similaire au processus de protection par le racket du crime organisé: pour une somme d’argent, quelqu’un peut inciter des administrateurs de la FDA à lui donner une “protection” contre la FDA elle-même.
  • Deuxièmement, le résultat de ce favoritisme politique fait que la FDA est devenue un facteur essentiel de la formule par laquelle les entreprises orientées en cartel de l’industrie de l’alimentaire et du médicament (NdT: rappelons que FDA veut dire “Food & Drug Administration” ou littéralement “Administration de l’Alimentation et du Médicament”) sont capables d’utiliser le pouvoir coercitif du gouvernement pour harceler et détruire la concurrence.
  • Et troisièmement, La FDA fait de temps en temps de bonnes choses pour le bien public, si cela n’interfère pas avec les conflits d’intérêtts inhérents aux deux premières activités sus-mentionnées.

Pour comprendre pleinement l’influence de cartel au sein de la FDA, regardons brièvement de façon plus panoramique, les preuves de la même influence dans d’autres agences et à tous les niveaux du gouvernement.

Nous avons parlé au préalable du succès avec lequel le cartel plaça ses amis et agents dans des zones d’influence au gouvernement comme dans les bureaux directeurs, au ministère des affaires étrangères, et à la maison blanche elle-même. En plus des noms déjà mentionnés, nous retrouvons des personnalités telles que:  le ministre des affaires étrangères Dean Rusk (ancien patron de la fondation Rockefeller, comme le fut en son temps  John Foster Dulles, ancien directeur de la CIA), le ministre des finances Douglas Dillon (un membre du comité directeur de la Chase Manhattan Bank des Rockefeller), Eugene Black (Directeur de la Banque pour la Reconstruction et de Développement, la BRED, également second directeur de la Chase Manhattan Bank), John J. McCoy (un président de la Banque Mondiale de l’ONU et aussi PDG de la Chase Manhattan Bank, trustee de la Fondation Rockefeller et président du comité exécutif de Squibb Pharmaceutical), le sénateur Nelson Aldrich (dont la fille épousa John D. Rockefeller Junior et dont le fils Winthrop devint président de la Chase Manhattan Bank et fut également nommé ambassadeur en Grande-Bretagne), le président des Etats-Unis Richard Nixon et le ministre de la justice John Mitchell (tous deux avocats à Wall Street pour Warner-Lambert Pharmaceutical), et beaucoup d’autres… Cette liste de personnes qu’on trouve ou a trouvé dans des postes clef du groupe Rockefeller, se lit comme un who’s who du gouvernement.

Il n’est pas possible de bien saisir l’extension de l’influence Rockefeller au sein du gouvernement fédéral sans en savoir un peu au sujet du Council on Foreign Relations ou CFR. Celui-ci est appelé par beaucoup le “gouvernement caché des Etats-Unis” et comme nous allons le voir, ceci est une description très juste.

Le CFR est une opération semi-secrète. Il refuse la publicité et ses membres doivent jurer de ne pas dévoiler en public les résultats de ses conférences et de ses réunions. Il représente un membership d’environ 3000 personnalités de “l’élite”.

[…]

Quand on parle de la banque de la réserve fédérale, virtuellement 100% des membres de son comité directeur sont des membres du CFR depuis 1953 ; ceci ne fait que nous renforcer dans l’idée qu’il est très important pour ces personnes d’obtenir et de perpétuer un contrôle total sur notre système monnétaire.

A la fin du premier mandat du président Bill Clinton, 166 membres du CFR étaient en poste au sein du gouvernement fédéral.

Suffit du gouvernement, analysons l’influence du CFR sur les médias.

Le CFR compte parmi ses membres les top exécutifs et journalistes de ces publications ou médias de l’audio-visuel: le New York Times, le New York Post, le Washington Post, le Washington Times, le Chicago Tribune, le Los Angeles Times, le Boston Globe, le Dallas Morning News, Parade, Forbes, Christian Science Monitor, National Review, Harper’s, Look, Time, Life, Newsweek, US News and World Report, Newsday, Business Week, Money, Fortune, Harvard Business Review, Wall Street Journal, Atlantic Monthly, Encyclopedia Britannica, ABC, CBS, CNN, NBC, MGM, MSNBC, Associated Press, Hearst News Service, Reuters, Motion Pictures Association of America (Hollywood) et bien d’autres encore…

Insistons sur le fait que les membres du CFR ne sont pas des “agents” infiltrés travaillant dans le staff de ces entités, ils contrôlent depuis le top de chaque entreprise. Ils sont les propriétaires et les top exécutifs(rices), qui déterminent les contenus éditoriaux et la politique éditoriale. C’est par ce réseau de communication de haut vers le bas que les membres du CFR ont été capables de manipuler la perception de la réalité de l’Amérique profonde.

Nous avons déjà mentionné le rôle des fondations exemptées d’impôts dans la consolidation des objectifs du cartel pharmaceutique, cela ne surprendra donc pas d’apprendre que ces fondations sont aussi dominées par les membres du CFR. Ceci inclut les directeurs de la Fondation Ford, de la Fondation Rockefeller, du Fond Carnegie, de la Fondation Heritage, de la Fondation Kettering, et du Sloan-Kettering Institute for Cancer Research. Elles représentent les organisations qui ont financées le CFR.

Pendant des années, David Rockefeller fut le président et le principal mécène du CFR. La continuité de son leadership est assurée par de fidèles lieutenants qui sont fermement intriqués avec les intérêts financiers des Rockefeller.

Le CFR n’étant pas l’objet de cette étude, coupons là court, mais insistons sur le fait que la vaste majorité des plus grandes universités de la nation, des compagnies d’assurance, et des entités de la banque d’affaire sont gérées par des membres du CFR. Rappelez-vous que cette organisation ne comprend que quelques 3000 personnes tout au plus. Le citoyen lambda n’a jamais entendu parlé du CFR et pourtant il est le gouvernement invisible des USA.

Le ciment qui unie les membres du CFR ensemble est le plan pour la gouvernance mondiale (NdT: qui n’est pas une théorie conspirationniste. Tous les leaders politiques modernes l’ont dit et invoqué dans leurs discours: George Bush Senior, son fils plus récemment, Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, Gehrard Schröder, Tony Blair, Gordon Brown, José Barroso, Nicolas Sarkozy…), le gouvernement mondial et le pouvoir personnel qu’ils anticipent provenir de cela. Faire de l’argent est juste derrière comme motif principal et c’est ce motif qui vient en premier lieu lorsque l’on considère la recherche contre le cancer. Oublions donc pour l’heure le CFR, passons sur la politique étrangère et revenons à la politique interne aux Etats-Unis et plus particulièrement regardons de plus près comment le cartel pharmaceutique a fait main basse sur la FDA.

Reconnaissons en premier lieu une évidence: La FDA ne pourraît pas avoir aujourd’hui la confiance publique dont elle jouit si elle n’avait pas fait de bonnes choses à un moment ou un autre. Elle a interrompu quelques rackets médicaux organisés et a réprimé des entreprises en délicatesse avec la sécurité et des procédures de fabrication insalubres, ou d’autres vendant des aliments putrides ou contaminés ou des entreprises vendant des médicaments modifiés ou frauduleusement étiquettés. La FDA se soit d’être félicitée pour certaines de ses actions correctives et sa promptitude à remédier à certaines situations. Mais comme nous allons le voir, les bonnes choses de la vitrine de l’institution font souvent pâle figure à côté de certaines de ses ineptitudes et de sa corruption.

[…]

Pendant des années la FDA a défendu l’utilisation de l’hormone Diéthylstilbestrol (DES) comme agent d’engraissement artificiel pour le bétail destiné à la consommation. Puis, après que les preuves scientifiques ne puissent plus être ignorées, elle fut interdite, car des traces de cette substance étaient retrouvées dans la viande et qu’il y avait un gros potentiel de cancérisation des humains qui en consommaient. La même semaine où la FDA interdisait l’hormone DES pour le bétail de façon à ce qu’aucune trace de ce produit ne trouve une voie vers la consommation humaine, l’association autorisait une pilule contraceptive, qui contenait 50mg du même produit par pilule, à consommer cinq jours de rang. Comme le commenta un éleveur à l’époque: “Il faudrait qu’une femme consomme 262 tonnes de foie de bœuf pour avoir la même quantité de DES dans son organisme que si elle prend la “pillule du jour d’après” de la FDA.”

Il y a environ 3000 additifs alimentaires qui sont utilisés par l’industrie alimentaire, additifs servant à colorer, aromatiser, préserver/conserver, et de manière générale à altérer d’une manière ou d’une autre les caractéristiques du produit. La plupart de ces produits sont sains pour la consommation, mais d’autres posent un sérieux risque pour la santé lorsqu’ils sont utilisés à répétition dans le temps. La réponse à cela de la FDA est très intéressante. Au lieu de se ruer à la défense du consommateur et de “protéger les citoyens”, comme elle l’a fait à plusieurs reprise dans le passé et aussi comme elle le fait contre ces dangereux produits alimentaires que sont la nourriture bio et les vitamines, elle vole en fait au secours du cartel agro-alimentaire et des entreprises chimiques qui les fournissent, qui seraient autrement forcées de subir des baisses de bénéfices.

Ces déclarations sans équivoques de la FDA sont recueillies d’un de ses formulaires d’information:

  • De manière générale, il y a peu de différences entre la nourriture fraîche et la nourriture industrielle. Les méthodes industrielles modernes permettent de retenir la plupart des vitamines et des minéraux.
  • Des recherches nutritionnelles ont démontré qu’un régime alimentaire à base de pain blanc enrichi a presque la même valeur nutritionnelle qu’un régime alimentaire au pain complet.
  • Les engrais chimiques n’empoisonnent pas nos sols. Les engrais modernes sont utiles pour produire suffisamment de nourriture pour nourrir notre population.
  • Quand les pesticides épandus sur les récoltes laissent des résidus, la FDA et l’Environemnt Protection Agency (EPA) s’assurent que les taux sont propres à une consommation en toute sécurité.
  • Les vitamines sont des composés chimiques spécifiques et le corps humain peut les utiliser de manière équivalente qu’elles soient naturelles ou synthétisées par un chimiste.

Dans une de ses notices de 1971, la FDA écrivait au sujet du “charlatanisme”: “Le terme de charlatanisme comprend à la fois les gens et les produits…De manière large, le charlatanisme est une mauvaise information intentionnelle au sujet de la santé.”

Si les fadaises à propos de la DES et de la glorification de l’alimentation industrielle, des engrais chimiques, des pesticides et des vitamines synthétiques ne représentent pas “une mauvaise information intentionnelle au sujet de la santé”, alors rien ne pourrait être étiquetté de la sorte !

Le dictionnaire universel Oxford définit un “charlatan” comme suit: “quelqu’un qui affirme des connaissances sur un sujet sur lequel il est ignorant.” Quelle que soit la définition adoptée, les portes-parole de la FDA sont les plus grands charlatans que le monde ait jamais vus.

[…]

En 1960, au cours d’une enquête du sénat sur l’industrie pharmaceutique, il fut révélé que quelques top exécutifs de la FDA avaient reçu des “incentifs” hors du “circuit” reconnu, de la part d’entreprises qu’il étaient supposés réguler et règlementer.

Par exemple le Dr Henry Welch, directeur du département “antibiotiques” de la FDA, avait reçu 287 000 dollars en pots-de-vin qu’il appelait “honoraires”, qui étaient dérivés d’un pourcentage de la publicité pour les médicaments sécurisée dans des journaux et magazines médicaux. Ses supérieurs étaient parfaitement au courant de cela et du conflit d’intérêts que cela générait, mais ne firent rien pour y mettre fin. Ce ne fut qu’après que les faits furent rendus public et qu’ils causèrent un embarras à la hiérarchie et à la FDA que le Dr Welch fut contraint à démissionner.

[…]

Note des traducteurs: S’ensuit ici sur plusieurs pages d’autres exemples de cas de corruption et de malhonnêteté de la part des cadres de la FDA, couverts par leur hiérarchie.

[…] une fois de plus nous trouvons la forme classique de pouvoir bureaucratique du gouvernement dans toute sa splendeur, utilisé non pas pour la protection du public comme cela devrait être le cas en toute circonstance, mais pour la croissance du pouvoir personnel et de ceux qui détiennent ce pouvoir ainsi que pour l’élimination de la concurrence honnête sur le marché. Les électeurs approuvent une extension du pouvoir du gouvernement après l’autre, toujours avec cette attente naïve du fait que quelque part, les citoyens en profiteront. Mais au bout du compte, ils ne font que supporter toujours plus de pouvoir bureaucratique par l’augmentation de leurs impôts, en payant toujours plus pour leurs biens de consommation et en perdant un morceau de leur liberté individuelle l’un après l’autre.

Il n’y a quasiment pas d’exception à cette règle. Ce serait évident à tout à chacun si nous prenions le temps d’y réfléchir; de réflèchir à l’intervention toujours plus importante du gouvernement dans des domaines d’activités économiques…

La FDA fut ajoutée à la déjà longue liste des agences fédérales en 1906, essentiellement grâce aux efforts de croisé d’un chimiste du gouvernement du nom de Harvey Washington Wiley. Il devint célèbre pour ses discours contre “la fraude et les poisons” dans notre nourriture. Il fut en cela le pionnier d’un combat repris des années plus tard par Ralph Nader, le résultat fut le vote de la loi sur l’alimentation et les médicaments purs de 1906. Une premiere révision de la FDA fut faite en 1938. Suite au décès de 107 personnes après avoir consommé un médicament non testé pour sa sécurité, le public accepta une augmentation des pouvoirs de la FDA demandant que tous les laboratoires pharmaceutiques et entreprises agro-alimentaires testent chaque nouveau composant pour leur sécurité à la consommation et de soumettre les résultats des tests à l’agence avant leur marketing. La FDA reçut également le pouvoir de retirer du marché tout produit ou substance qu’elle croirait impropre à la consommation et nuisible à la santé.

[…] Donner à une agence gouvernementale le pouvoir d’interdire le marketing d’une substance parce qu’elle “pense” que la substance présente un danger pour la santé est une fissure dans la digue qui détruisit éventuellement la barrière qui retenait les flots nauséabonds du favoritisme et de la corruption. Après tout, la vaste majorité des médicaments pourrait être retirée des étagères de vente sur le doute légitime qu’ils ne sont pas sains et comme nous l’avons vu la décision d’en retirer certains plus que d’autres n’est pas toujours scientifiquement fondée.

Comme le magazine “Science” l’a écrit: “La FDA n’est pas un endroit de travail heureux pour les scientifiques… Plusieurs chercheurs ont montré à leurs élèves (qui collectaient des données sur la FDA) des atrocités connues et répertoriées qui relatent de nombreux assauts répétés sur leur intégrité scientifique… La plainte la plus fréquente est celle que la FDA interfère sans arrêt avec l’environnement et les projets de recherche à long-terme, ceci est en grande partie motivée par la peur que les résultats soient un embarras pour l’agence. Les étudiants ont aussi critiqué la FDA pour avoir répliqué contre des scientifiques qui ne sont pas d’accord avec elle et dispute ses prises de position.” […]

Chapitre 22

L’arsenal pour forcer le consentement

Une des armes principale de l’arsenal de la FDA pour forcer les décisions est le communiqué de presse et l’arrangement au préalable de la couverture médiatique à donner à ses raids et ses arrestations. Le procès par l’opinion publique peut souvent avoir bien plus de conséquences qu’un procès judiciaire… C’est ce qui se tient derrière l’information erronée de “la peur du cyanure” concernant le laétrile et les noyaux d’abricots. Le verdict scientifique honnête est que ces substances sont bien plus sûres que la plupart des médicaments même vendus sans ordonnance. Pourtant, le public ne connaît que ce qui a été étiqueté comme “dangereux” et que ceux qui font la promotion de leur utilisation ne doivent pas être crus et ne peuvent avoir la confiance du public.

Les médias ont participé allègrement dans cette aventure, non pas parce que les différentes agences de presse sont contrôlées par les mêmes sbires qui dominent dans le gouvernement fédéral, même si cela est vrai, mais le plus souvent dû au fait que le journaliste de base, comme la plupart d’entre nous, ne désire pas travailler plus quIl ne se doit et par conséquent, est plus enclin à accepter des histoires toutes pré-digérées pour lui / elle ne demandant qu’un strict minimum de recherche personnelle. De plus la plupart de ces journalistes n’ont jamais eu de véritables raisons de douter de l’intégrité des portes-parole de la FDA. En d’autres termes, tout comme le reste de la population, la plupart des journalistes ont toujours énormément à apprendre concernant les défauts inhérents des gouvernements plus importants que de raison.

[…]

A suivre …

4 Réponses to “Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 4ème partie ~”

  1. […] “Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin.  […]

    • DE LA CROCHAIS Says:

      Je cherche à me procurer le livre :  » un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17  » Ed de poche 2010 en français
      Je ne le trouve pas ?
      Merci pour votre réponse !

      • La seule version poche existante (à notre connaissance) est en anglais chez Amer Media en deux tomes (1977).
        La seule traduction française existante (non complète, larges extraits) est la notre, que vous avez déjà trouvé ici-même. Désolé de ne pas pouvoir être plus utile.
        Merci de nous lire.

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