Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 1ère partie ~

“Avertissement, le Laétrile est officiellement un traitement non prouvé pour le cancer. L’auteur de ce livre est un chercheur et un écrivain, pas un médecin. Les faits dévoilés dans les pages qui suivent ne le sont que pour information seulement et ne sont pas des avis médicaux. Leur but est de créer la base d’un consentement informé. Bien qu’il y ait certaines chose que l’on puisse faire dans le domaine de la prévention, le traitement clinique du cancer ne doit pas se pratiquer seul. L’administration de quelque thérapie anti-cancéreuse que ce soit, incluant les thérapies nutritionnelles, doit être pratiquée sous la supervison directe de personnels médicaux professionnels, spécialistes en leur domaine.” (G. Edward Griffin)

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Un monde sans cancer Livre II, 1ère partie

 

~ 2ème partie: Livre II La politique de la thérapie du cancer  1ère partie~

 

G. Edward Griffin

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Introduction

Livre I, 1ère partie

Livre I, 2ème partie

Livre I, 3ème partie

Livre I, 4ème partie

Livre II, 2ème partie

Livre II, 3ème partie

Livre II, 4ème partie

Livre II, 5ème et dernière partie

*  *  *

Chapitre 13

Les cartels, moyen d’échapper à la concurrence

 

Dans la première partie, nous avons présenté la science de la thérapie du cancer. Avant donc que de procéder à la seconde partie ayant trait à la politique derrière la thérapie du cancer, faisons un bref point des issues majeures que nous avons couvertes.

Comme nous l’avons vu, le cancer est la croissance incontrôlée et non-naturelle de cellules trophoblastiques, qui elles-mêmes sont normales et un facteur vital du processus de la vie et de la régénéréscence. Ces cellules sont produites dans le corps comme le résultat d’une réaction en chaîne impliquant l’hormone œstrogène. L’œostrogène étant toujours présente en grande quantité sur le site des tissus endommagés, servant de manière possible d’organisateur ou de catalyseur pour la réparation cellulaire du corps.

Ainsi, le cancer peut-être déclenché par un stress ou un dégât prolongés du corps, que ceci soit provoqué par le fait de fumer ou des additifs chimiques de notre alimentation ou de certains virus, car ceci est en fait ce qui déclenche la production d’œstrogène par l’organisme, fonction normale du corps concernant le processus de cicatrisation des tissus endommagés.

La nature a fourni une barrière métabolique, un mécanisme complexe pour limiter et contrôler la croissance de ces cellules trophoblastiques. De nombreux facteurs sont impliqués, les intervenants les plus directs étant semble t’il, les enzymes pancréatiques et le facteur nutritionnel connu sous le nom de nitrolosides ou vitamine B17, un composant unique qui détruit les cellules cancéreuses tout en nourrissant et préservant les cellules saines.

La réponse au cancer est donc d’éviter des dégâts ou des stress excessifs au corps, de minimiser la nourriture qui a besoin de trop d’enzymes pancréatiques pour être digérée et de maintenir un régime alimentaire riche en tous minéraux et en vitamines, spécifiquement la vitamine B17.

L’opposition au concept nutritionnel est très forte et très assourdissante. Ce concept a été marqué du sceau de la fraude et du charlatanisme par la FDA et l’ACS ainsi que par l’AMA.

Il est néanmoins important d’insister une fois de plus sur le fait que le médecin moyen ne fait pas partie de cette opposition, à l’exception peut-être de celui qui accepte sans réticence les affirmations de ces corps constitués prestigieux. La plupart des médecins serait plus encline  à essayer le Laétrile et de juger sur pied ses effets avant que de passer ou d’endosser un jugement final.

En conséquence, un nombre croissant de médecins de par le monde est en train de tester et de donner plus de considération à la thérapie vitaminique dans leur propre clinique. Les médecins aux Etats-Unis sont pourtant interdits de par la loi et la pression de leurs pairs, d’expérimenter des thérapies non-orthodoxes. En conséquence, ils ne peuvent pas vérifier par eux-mêmes si le Laétrile fonctionne ou pas, seulement peuvent-ils entendre ce qui est dit à son sujet.

Dans le même temps, avec la preuve continuant d’être établie en faveur de la thérapie vitaminique, l’opposition et la controverse continuent également de grandir. La raison de cela est à la fois simple et très dérangeante. Le cancer, du moins aux Etats-Unis, est devenu une entreprise multi-miliardaire. Non seulement des fortunes sont faites dans les domaines de la recherche, des médicaments, et du rayonnement, mais des carrières politiques sont avancées en promettant de développer des programmes et des financements gouvernementaux payés par les contribuables.

Il est de notoriété publique que chaque année, il y a plus de gens vivant (financièrement) du cancer, que de gens qui meurent de la maladie. Si cette énigme devait être résolue par un simple composant vitaminique que l’on trouve en grande abondance et pour rien dans la nature, cette gigantesque industrie commerciale et politique serait balayée du jour au lendemain. Il n’est pas attendu en l’occurrence, que les intérêts qui sont en conflit, aident à éclaircir les faits scientifiques.

Ceci ne veut pas du tout dire que les chirurgiens, les radiologues, les pharmaciens, les chercheurs et les milliers de personnes qui les soutiennent et les épaulent dans leur travail, cacheraient à dessein un moyen de contrôle du cancer. Ils, elles sont, pour la plupart, des gens hautement motivés et consciencieux qui ne désirent rien de plus que de mettre fin à la souffrance humaine. De plus, eux-mêmes et leur famille succombent au cancer de la même manière que la population normale. Ils ne gardent donc pas de “cures miracles” pour eux-mêmes.

Mais doit-on en déduire que toute opposition est innocente ? Devons-nous croire que les gains et intérêts personnels ne sont pas un facteur à un moment donné dans le processus ? Le but de la seconde partie de ce livre est de répondre à ces questions. Il sera démontré, qu’au sommet de la pyramide du pouvoir et de la politique, il y a un groupe d’intérêts économiques, politiques, financiers et industriels convergents, qui par la nature même de ses objectifs, est l’ennemi naturel d’une approche nutritionnelle de la santé. Il sera démontré que ces intérêts ont créé le climat de partialité nécessaire et suffisant pour rendre l’objectivité scientifique presque impossible et qu’eux-mêmes deviennent souvent les victimes de leur propre partialité.

Il sera montré que ces forces exercent une influence énorme sur la profession médicale, les facultés de médecine, et les publications médicales et que le médecin de base est le dernier à suspecter que la vaste majorité de sa connaissance et de son jugement a été subtilement façonnée par ces intérêts non-médicaux.

Il sera également démontré que ce groupe élitiste peut utiliser de puissants leviers politiques qui activent des agences gouvernementales en leur faveur et que ces agences, qui sont supposées être les servantes et les protectrices du peuple, sont devenues le mécanisme pour la satisfaction d’intérêts particuliers.

Ceci constitue de sérieuses accusations. Elles ne sont pas faites à la légère, ni ne doivent elles être acceptées sans avoir été mises à l’épreuve. Tournons-nous donc maintenant vers les archives pour voir quelle(s) preuves(s) il y a pour les supporter.

L’information qui va suivre trouve sa source essentiellement dans les auditions faites par le gouvernement et les rapports variés publiés par le sénat et les comités de la chambre basse (NdT: parlement américain) entre 1928 et 1946. Les principaux étant: le sous-comité parlementaire pour enquêter sur la propagande nazie en 1934, le comité spécial du sénat enquêtant sur l’industrie des munitions en 1935, le rapport sur les cartels diffusé par le comité temporaire parlementaire sur l’économie nationale en 1941, le comité sénatorial d’enquête sur le programme de la défense en 1942, la rapport du sénat sur les patentes de 1942 et le sous-comité sénatorial sur la mobilisation de guerre de 1946.

D’autres sources d’information incluent: le comité sénatorial d’enquête sur le lobbying, le comité sénatorial sur le secteur banquier et des changes, les archives du tribunal de Nuremberg et des douzaines de volumes trouvés comme références standard dans toute grande bibliothèque. En d’autres termes, bien que l’histoire que nous allons dévoiler maintenant ne soit pas connue de manière extensive, elle est quoi qu’il en soit, partie intégrale du domaine public aux Etats-Unis et peut-être vérifiée par quiconque en exprime le désir.

Voici cette histoire.

Note des traducteurs: Nos lecteurs retrouveront ici certaines similitudes avec la recherche de l’historien Antony Sutton que nous avons traduite et publiée sur ce blog, la raison en est simple: Sutton comme Griffin ont utilisé les même sources et archives, même si Sutton en tant que membre du Hoover Institute de l’université de Stanford avait sans doute un plus grand accès aux archives du Nuremberg qui sont stockées dans cet institut.

Dans les années qui ont précédées la seconde guerre mondiale, s’est créé un cartel international, centralisé en Allemagne, qui domina les industries mondiales de la chimie et du médicament. Il étendit ses opérations dans 93 pays et était une grande force politique et économique sur tous les continents. Ce cartel était connu sur le nom d’I.G Farben.

I.G veut dire en allemend: Interessen Gemeinschaft ce qui veut dire “communauté d’intérêts” ou plus simplement: “cartel”. Farben veut dire “couleurs” ou “teintures”, parce que l’industrie chimique moderne avait ses origines dans la fabrication de teintures, ceci est une consonance trompeuse pour ce qui en réalité, comprend la totalité du domaine de la chimie, incluant les munitions et les médicaments.

Les médicaments et les munitions peuvent être de très grands facteurs de motivation humains. L’un offre la promesse de la santé et d’une vie prolongée, alors que le second peut-être porteur de mort et de destruction. Il ne peut pas y a voir de plus grand désir terrestre que d’avoir le premier et d’éviter le second. Ainsi, celui ou ceux qui contrôlent les munitions et les médicaments, contrôle(nt) la carotte et le bâton ultimes.

L’ingrédient de base pour presque tous les produits chimiques, de ceux qui blessent comme de ceux qui soignent est le goudron de charbon ou le pétrole. […]

[…] I.G Farben fut créée en 1926 par le génie de deux personnes: l’industriel allemand Hermann Schmitz et un banquier suisse,  Eduart Greutert… Schmitz était aussi un des directeurs de la Reichsbank allemande et de la Bank for International Settelments (BIS ou Banques des Règlements Internationaux en français la BRI), basée à Bâle en Suisse. Ainsi depuis le départ du cartel, les leaders d’I.G Farben étaient des membres de la structure internationale banquière.

Au début de la seconde guerre mondiale, I.G Farben était devenue la plus grande entreprise industrielle d’Europe et la plus grande industrie chimique au monde, ainsi qu’elle faisait partie d’un des plus puissants cartels de l’histoire. Ce cartel a compté à un moment donné plus de 2000 entreprises dans le monde inter-reliées avec lui. […]

En Allemagne, la cartel incluait les six plus grosses entreprises chimiques et étendait son influence sur virtuellement toute l’industrie lourde, spécifiquement l’industrie de l’acier. Hermann Schmitz était un personnage important des usines d’acier Krupp et était au comité directeur ainsi qu’à celui de la plus grosse entreprise de l’acier allemand: Vereinigte Stahlwerke. En tout, 380 entreprises allemandes étaient sous contrôle du cartel.

Ailleurs en Europe, IG Farben dominait des géants de l’industrie comme Imperial Chemical de Grande-Bretagne, Kuhlmann en France, et Allied Chemical en Belgique…

Aux Etats-Unis, le cartel avait établi des accords très importants avec un spectre très vaste d’industries américaines incluant:

Abbott Laboratories, Alcoa, Anaconda, Atlantic Oil, Belle & Owell, Borden Company, Carnation Company, Ciba-Geigy, Dow Chemical, DuPont, Eastman Kodak, Firestone rubber, Ford Motor, General Drug Company, General Electric, General Mills, General Motors, General Tire, Glidden Paint, Goodyear Rubber, Gulf Oil, M.W. Kellog Company, Monsanto Chemical, National Lead, Nestle’s, Owl Drug Company, Parke-Dawis and Co, Pet Milk, Pittsburg Glass, Proctor & Gamble, Pure Oil, Remimgton Arms, Richfiels il, Shell Oil, Sinclair Oil, Socony Oil, Standard Oil, texaco Union Oil, US Rubber et des centaines d’autres moins connues. […]

[…] Dès 1929, IG Farben avait effectué toute une série d’accords limités de cartel avec son plus grand concurrent américains: DuPont.

DuPont était une puissance majeure et avait toujours été peu disposée à s’engager dans des accords avec Farben, ce dernier insistant toujours pour être le partenaire dominant de la relation. En conséquence, bon nombre de ces accords furent signés par le truchement des sociétés subsidiaires de Farben telles: Winthrop Chemical, par Imperial Chemical et au travers Mitsui, cartel japonais. En 1937, la branche IG Farben USA possédait de grosses parts d’actions de DuPont et d’Eastman Kodak. L’Olin Corporation, un holding de Farben, entra dans la fabrication de cellophane sous une license de DuPont.

La raison principale pour laquelle un géant comme DuPont entra dans ce partenariat de cartel avec IG Farben était la Standard Oil du New Jersey des Rockefeller (NdT: aujourd’hui Exxon-Mobil), qui venait juste de le faire. La combinaison de ces deux Goliath industriels présentait à DuPont un gros défi et une sérieuse concurrence domestique. DuPont aurait peut-être pu lutter contre IG seule… mais c’était sans espoir que de s’attaquer à l’alliance incluant le grand empire Rockefeller. La Standard Oil fut donc le facteur décisif qui rassembla l’ultime communauté d’intérêts”: IG Farben, DuPont, la Standard Oil, Imperial Chemical et la Shell Oil également. L’accord entre IG Farben et la Shell Oil fut consommé en 1929…

Un des facteurs qui mena à la défaite de l’Allemagne durant la 1ère guerre mondiale, fut le manque de pétrole. Les leaders allemands se promirent de ne plus jamais manquer de carburant et d’être dépendants du pétrole extérieur. L’Allemagne n’avait sans doute pas de pétrole dans ses frontières mais elle possédait de vastes réserves de charbon. Une des toutes premières préoccupation des chercheurs allemands après la guerre fut de convertir le charbon en carburant. […]

Quand Henry Ford établit une branche de son entreprise en Allemagne, IG Farben acheta immédiatement les 40% d’actions qui étaient mises en vente. Le mariage Ford-IG Farben fut complété lorsque Carl Bosch, le président d’IG Farben et Carl Krauch, le président du comité exécutif d’IG, rejoignirent tous deux le comité directeur de l’entreprise Ford-Allemagne. Aux Etats-Unis, Edsel Ford rejoignît le comité directeur d’IG Farben USA, ainsi que le fit Walter Teagle, président de la Standard Oil et bras droit des Rockefeller, ainsi que Charles Mitchell, président de la National City Bank des Rockefeller de New York et Paul M. Warburg, le frère de Max Warburg qui lui, était un directeur de la maison mère en Allemagne.

Paul Warburg était un des architectes du système de la réserve fédérale qui avait placé le contrôle du système monétaire américain dans les mains des mêmes banques qu’il représentait. (NdT: l’auteur de ce livre Edward Griffin est plus connu pour son œuvre maîtresse: “The creature of Jekyll Island”, qui raconte par le menu et de manière incroyablement documentée, la création de la fameuse réserve fédérale américaine qui n’a de “fédérale” que le nom puisqu’elle est un cartel de banque privé, comme toutes les banques centrales du reste…) […]

[…] Pour mieux comprendre cet aspect, il est nécessaire de comprendre la nature des cartels. Un cartel est un groupe d’entreprises qui sont liées entre elles par des contrats ou des accords, qui sont établis pour promouvoir la coopération inter-entreprises et ainsi réduire la concurrence entre elles… De manière générale, un cartel est un moyen d’échapper aux rigueurs de la concurrence dans un marché ouvert de libre-entreprise. Le résultat est toujours des prix plus élevés et moins de produits parmi lesquels on peut choisir. Les cartels sont des monopoles, et ne sont donc pas le résultat de la libre-entreprise, mais un moyen d’y échapper.

[…]

Les cartels et les monopoles auraient beaucoup de mal à exister, du moins au niveau où ils le font maintenant, sans une aide appropriées des gouvernements. Regardez n’importe quel marché mondial: celui du sucre, du thé, du chocolat, du café, du blé, du caoutchouc, de l’acier, du pétrole, des hydrocarbures, de l’automobile, de l’alimentaire, tous autant qu’ils sont et vous trouverez une montagne de restrictions gouvernementales, de quotas, et de subsides. Accrochée à cette montagne se trouve une armée de lobbyistes, de représentants d’intérêts spéciaux, mettant la pression sur les politiciens, qui à leur tour, font passer les lois qui sont supposées protéger les peuples.[…]

Chapitre 14

Le monopole ultime

A ce point de notre recherche, le lecteur peut se demander ce que tout cela a à voir avec la médecine contre le cancer et sa politique. La réponse, comme cela va devenir de plus en plus clair au fur et à mesure de l’exposé, est que cela a tout à y voir… Comme nous l’avons vu, les cartels et les monopoles résultent d’un effort concerté d’échapper aux rigueurs de la libre entreprise. Sur le long terme, le meilleur moyen d’y parvenir est de s’assujettir l’aide du gouvernement, de faire en sorte que des lois passent qui mettront le pouvoir régulateur de l’état du côté des intérêts de certaines entreprises et contre leur concurrence. De fait, les cartels et monopoles ne pourraient pas fleurir comme ils le font s’ils devaient exister dans un environnement de gouvernement très limité. Plus le gouvernement est important et s’exerce fortement et plus les cartels et les monopoles sont forts. Plus de gouvernement est donc bien mieux pour ces entités, le gouvernement total est le nirvana. C’est pour cette raison qu’à travers toute leur histoire, les cartels ont toujours été derrière toutes les formes de totalitarisme possibles et imaginables. Les cartels ont soutenu les nazis en Allemagne, ils étaient la main dans la main avec les fascistes en Italie, ils ont financé les bolcheviques en Russie et ils sont la force motrice derrière ce totalitarisme sans nom qui devient de plus en plus une réalité aux Etats-Unis.

Au premier abord, il apparaît paradoxal que les “super-riches” se soient souvent trouvés à soutenir le socialisme ou des mesures socialisantes, il semblerait que ce soit en fait les personnes qui auraient le plus à perdre dans l’opération. Mais sous le socialisme ou toute autre forme de gouvernement tentaculaire, il n’y a pas de concurrence et pas de libre-entreprise. Ceci est le parfait environnement pour celui qui opère au sein d’une industrie cartelisée et qui a aussi une forte influence politique au sommet de la pyramide. Ainsi on peut faire d’énormes profits et faire partie de la classe dirigeante par la même occasion. Ces gens n’ont pas peur du schéma de taxation progressiste qui oppresse la classe moyenne. Leur influence politique leur permet de créer des fondations exonérées d’impôts afin de préserver et de multiplier leur grande richesse sans l’inconvénient de lourds impôts. Voilà pourquoi les monopolistes ne peuvent et ne pourront jamais être de vrais capitalistes. […]

[…] Les monopolistes ne peuvent donc pas être des capitalistes de libre-entreprise. Sans aucune exception, ils acceptent tous soit le socialisme, soit tout autre forme de collectivisme, parce que cela représente la forme étatique ultime du monopole… La réalité est donc que le gouvernement devient l’outil des forces qu’il est supposé réguler pour protéger le peuple. Les régulations existantes sont toujours celles qui ont été au préalable approuvées par les cartels et maintenant à ce moment ils ont la police et les forces répressives de l’état pour les faire appliquer.

[…] La définition du dictionnaire pour le mot fascisme est “contrôle du gouvernement sur les moyens de production avec la propriété demeurant dans des mains privées”. Cette définition pourrait peut-être suffire dans un examen de Lycée sur la science politique, mais est bien loin de dire toute la vérité. En fait le fascisme allemand du XXème siècle était un monopole privé du gouvernement qui lui ,contrôlait l’industrie, mais de telle façon que cela favorisait toujours les monopolistes au détriment de leur concurrence.

L’économiste américain Robert Brady a correctement décrit l’état fasciste allemand comme étant “une dictature de capitalisme monopoliste. Son « fascisme » réside dans les affaires entrepreneuriales organisées sur une base monopoliste en ayant le commandement total de toute l’armée, la police et la propagande légale du pouvoir étatique.”

Stocking et Watkins ont résumé cet état de fait de la façon suivante:

“Les industries allemandes de la chimie ont été aussi proches de finaliser la cartellisation, que les efforts combinés et les talents organisationnels du monde des affaires allemand et de l’état nazi pouvaient le permettre et ce fut très très proche en effet. Avant même 1933, la réunification industrielle avait progressé, peut-être de façon la plus significative au sein de l’industrie chimique. Le fascisme ne fit que compléter le programme et intégra la structure entière… Dans les cartels établis sur les industries par l’état nazi, il était très souvent bien difficile de savoir quand l’état et son contrôle s’arrêtait et quand le contrôle des cartels commençait. Le totalitarisme, ultimement, impliqua la presque totale unification des affaires et de l’état.” (de “Cartels in Action”, Stocking et Watkins, 1946)

Cette unification ne s’est pas produite de manière inopinée au gré de forces naturelles. Ceci se produisit après de longs et patients efforts de la part des chefs de cartels en plus de la corruption des politiciens et de la naïveté abyssale des électeurs. Bien avant qu’Hitler ne devienne une figure politique importante, le cartel a été la force dominante de derrière le rideau, dans une longue succession de gouvernements allemands. Le président de Farben, Hermann Schmitz a été le conseiller personnel du Chancelier Brünning. Le Dr Karl Duisberg, premier président du conseil d’IG Farben et aussi fondateur de American Bayer and Co. et Carl Bosch, le prédécesseur de Schmitz, avaient créé un comité secret de quatre personnes. Un comité politique ayant pour but de forcer un lien de contrôle dans chacun des partis politiques allemands. […]

[…] Dans un premier temps, le cartel ne fut pas convaincu qu’Hitler était “l’homme fort”, qui servirait au mieux leurs intérêts. Mais son programme national-socialiste et sa faculté exceptionnelle de motiver et de captiver de larges foules par son talent oratoire le singularisa comme l’homme à surveiller et à financer de manière d’abord prudente… Ce ne fut pas avant 1931 que le cartel commença à offrir de larges contributions financières dans les coffres du parti nazi. Max Ilgner, neveu d’Hermann Schmmitz, fut le premier à prendre contact avec Hitler; il était souvent référé comme étant le “directeur des finances” d’IG Farben. Sa véritable fonction était en fait d’être un des chefs d’un vaste réseau d’espionnage, originellement conçu pour collecter des informations sur la concurrence industrielle, l’opération s’étendit vite à des préoccupations plus politiques, qui a depuis été peu égalée même par les agences de renseignement modernes…

“Hitler reçut alors un soutien encore plus puissant qu’il n’avait jamais osé l’imaginer. Les leaders de la finance et de l’industrie allemands, IG Farben en tête, se tinrent la main et donnèrent à Hitler leur soutien inconditionnel… Avec ce soutien, il établit très vite un état fasciste assoiffé de sang.”

Non seulement les fonds arrivèrent en quantité illimitée, mais tous les journaux allemands, qui étaient soit la propriété ou soit sous contrôle du cartel a cause de l’argent de la publicité, se mirent à soutenir Hitler. Ils créèrent ainsi l’image nécessaire de popularité universelle, qui a son tour conditionna le peuple allemand de l’accepter comme un grand leader. L’homme fort de l’Allemagne était soudain apparu.

La même tactique fut utilisée aux Etats-Unis. Si un journal américain devenait inamical avec Mr. Hitler, IG Farben annulait aussitôt ses contrats publicitaires, ce qui représentait un énorme levier financier.

[…]

Schmitz fut le conseiller du chancelier Brünning; après l’accession d’Hitler au pouvoir, il devint un membre honoraire du Reichstag et un Geheimrat, ou conseiller secret. Un autre officiel d’IG Farben, Carl Krauch, devint le fidèle conseiller d’Hermann Göring et fit appliquer le plan quadriennal… De fait, le régime nazi était le monstre Frankenstein créé par IG Farben.

[…]

Au procès de Nüremberg, les leaders de Farben ne furent pas accusés comme des nazis et criminels de guerre, comme leurs sbires qui portaient l’uniforme, mais simplement comme des hommes d’affaires trop zélés qui ne poursuivaient qu’un but lucratif. A la fin du procès quelques uns d’entre eux reçurent des peines légères de prison, mais la plupart d’entre eux sortirent de la cour de justice libre comme l’air. Oui, leur stratégie de rester derrière le rideau était très, très sage.

Nous ne pouvons pas nous empêcher de tracer un parallèle avec les réalités politiques aux Etats-Unis. Nous apprenons de plus en plus que les hommes qui ont le plus de pouvoir en Amérique ne sont pas ceux dont les noms apparaissent sur les bulletins de vote, mais ceux dont la signature apparaît au bas des chèques, particulièrement des chèques donnés pour les campagnes électorales…

Néanmoins nous sommes rassurés d’entendre que ces personnes ne sont pas politiquement motivées, car si elles l’étaient, elles participeraient elles-mêmes aux élections ou accepteraient des postes d’importance au sein des administrations et des gouvernements (NdT: Nelson Rockefeller fut le vice-président de Gerald Ford, mais ceci constitue une grande exception…). S’ils ont une idéologie politique, ils vont sans aucun doute s’opposer au socialisme, car enfin vous voyez bien qu’ils sont de riches capitalistes ! Ils sont sûrement coupables d’être veules et gourmands, mais rien de bien plus sérieux.

Espérons que le souvenir d’Auschwitz et de Buchenwald dispersera un tel non sens avant qu’il ne soit trop tard…

A suivre…

4 Réponses to “Santé: G. Edward Griffin « Un monde sans cancer, l’histoire de la vitamine B17 » ~ Livre II, 1ère partie ~”

  1. […] idée panoramique de l’état actuel de la science. Nous référons également nos lecteurs au Livre II de notre traduction d’ « Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17″ […]

  2. […] une idée panoramique de l’état actuel de la science. Nous référons également nos lecteurs au Livre II de notre traduction d’ « Un monde sans cancer, histoire de la vitamine B17″ d’Edward […]

  3. […] nos traduction des livres de Griffin et Allen sur ce blog pour mieux comprendre les tenants et aboutissements de toute cette […]

  4. 33reboot Says:

    http://www.idrive.com/idrive/sh/sh?k=x1g2c8q2d8

    merci pour cette traduction ./!!
    je l’ai compilée en Pdf , facilement lisible avec tablette par ex ,j’espere que le lien i.drive fonctionnera .

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