Petit précis historique sur Cuba: Quand Fidel, Che écoutaient l’anarchiste Cienfuegos…

La conclusion de cet article représente  ce qui devrait être fait, mais historiquement, le communisme autoritaire d’état (les adaptations du marxisme en général) est autant l’ennemi de la liberté et de la révolution sociale que le sont la réaction fasciste ou la démocratie-sociale, tous trois chantres de l’étatisme invétéré. Rien d’étonnant après avoir lu les recherches de l’historien Antony Sutton, qui démontra que Wall Street a financé à la fois le fascisme brun, culminant avec Hitler et le fascisme rouge, culminant avec Staline et Mao.

Cette révision de l’histoire révolutionnaire cubaine est rafraîchissante !

— Résistance 71 —

 

Camilo Cienfuegos du rouge et noir à Cuba

 

I.Vergado.

 

Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://lafourmirouge.blogspot.be/2012/10/camilo-cienfuegos-du-rouge-et-noir-cuba.html

 

« Anarchie et communisme, loin de hurler de se trouver ensemble, hurleraient de ne pas se trouver ensemble, car ces deux termes, synonymes de liberté et d’égalité, sont les deux termes nécessaires et indivisibles de la révolution. », écrivait Carlo Cafiero en 1880.(1)

Le triomphe de la révolution cubaine fut une illustration plus récente de ce constat qui fait toujours hurler tant de camarades. Lisez d’abord, hurlez ensuite.

En effet et dans les faits, les anarchistes cubains étaient une composante essentielle des réseaux de lutte politique clandestine et de la guérilla contre la dictature de Batista (comme des précédentes), qui mèneront à la victoire de 1959. Beaucoup d’entre eux rallièrent le « Mouvement du 26 juillet » mené par Fidel Castro. Mouvement dont les couleurs libertaires : le rouge et le noir, étaient toujours visibles sur ses épaulettes. Avant que le Commandant n’opte pour les chemises à carreaux, choix légitime mais discutable, surtout pour les carreaux.

La tradition libertaire de Cuba est séculaire.

Les habitants originaux de l’île, les « Indiens » Ciboney et Tainos, intégraient dans leur mode de vie plusieurs principes, tels l’absence de propriété ou d’Etat, que les anars ne renieraient pas. Vient la colonisation par les Espagnols et le génocide de ces pourtant sympathiques autochtones. Les siècles suivants, les idées et les penseurs anarchistes influenceront nombre de personnages clefs de l’histoire et de la lutte d’indépendance cubaine. Le héros national, José Marti ou les mouvements anarcho-syndicalistes du début du XXem siècle qui seront à la tête du mouvement ouvrier en sont de parfaits exemples. De même certaines traditions toujours vivantes et importées par les déportés Africains victimes de l’esclavage, véhiculent elles aussi des idées libertaires comme la solidarité et la résistance à l’oppresseur.

Bref une île fertile pour la pensée anarchiste, ce qui explique qu’au moment où la révolution s’initie dans la Sierra, les anarchistes y sont déjà, et partout ailleurs aussi : dans les syndicats, les loges, les universités, les coopératives, les confréries, les villes et les campagnes.

Le plus fameux d’entre eux est Camilo Cienfuegos, anarchiste de père (Espagnol) en fils. Il participe aux luttes étudiantes avant et lors du coup d’état de Batista. Puis à celles qui précèdent la révolution. Blessé par balle puis arrêté et fiché, il rejoint Mexico.

Avec Fidel, Raoul et le Che, il fait partie des quelques rescapés, survivants au débarquement qui les ramène sur l’île de Cuba. Précisément là où l’armée de Batista informée du projet, les attendait de pied ferme. Sur quatre-vingt deux volontaires guérilleros embarqués au Mexique, moins d’une vingtaine en réchapperont.

Ensemble ils allument le premier feu de guérilla dans la Sierra. Rapidement le mouvement prend une ampleur irrésistible. Remarqué pour ses talents, Camilo devient vite capitaine et s’illustre comme chef de l’avant-garde de la première colonne, commandée par le Che. Ses exploits lui vaudront le surnom de « Señor de la Vanguardia« . Quand vient le moment de lancer plusieurs colonnes pour libérer le pays, Fidel Castro n’hésite pas. Il confie le commandement de la seconde à son proche camarade, Cienfuegos le libertaire. Les autres étant menées par Ernesto Guevara, Raoul Castro et Juan Almedia.

Les faits d’armes de Camilo, ses victoires, son audace, toujours en première ligne, sa générosité et son humour lui valent rapidement le respect et l’amour des Cubains. Sa modestie, son charme et ses origines humbles achèvent de séduire l’ensemble de l’île.

Pour beaucoup de ses contemporains, c’est cet engagement, cette témérité frisant souvent l’inconscience qui lui furent fatals.

Quand un jour d’octobre ’59, le 28, il monte à bord de son Cezna en piteux état, son pilote est tout comme lui épuisé, pour rallier la Havane qu’il n’atteindra jamais.

Il disparaît sans laisser de trace, ce malgré les recherches massives et nationales qui seront organisées.

Certains à Cuba et ailleurs y voient la main de la CIA, que cet anarchiste radical et son influence sur Castro, inquiétaient bien plus que Fidel lui-même. Ce dernier ne s’étant à ce moment pas encore allié au camp socialiste, ni déclaré communiste.

Les USA se méfiaient de Camilo, de Raoul et du Che mais pensèrent dans un premier temps qu’ils pourraient composer avec Castro, qui cherchait une troisième voie, non alignée. Ce qui explique qu’ils furent parmi les premiers à reconnaître le nouveau gouvernement. Le ton des premiers reportages ou interviews diffusés aux USA montre même un certain engouement pour le jeune et charismatique Fidel. Ce n’est qu’ensuite qu’ils réalisèrent leur erreur et tenteront de l’assassiner plus de 600 fois(2) sans succès et imposeront à la population entière divers embargos (toujours en cours) ou attaques militaires et terroristes.

Paradoxe, à la même époque le KGB se méfiait plutôt de Castro. Des témoignages indiquent que certains y redoutaient que Fidel ne soit un « aventurier bourgeois », voire pire un libertaire et lui préféraient son frère Raoul, un marxiste labellisé.

Beaucoup ignorent qu’historiquement et contrairement aux anarchistes, le parti communiste cubain avait tardé à apporter un réel appui aux révolutionnaires du M26. Ce n’est que bien après la victoire et les premières rétorsions États-uniennes que Fidel déclarera le caractère socialiste de la révolution, et présidera le parti communiste remanié.

D’autres au contraire voient dans la disparition de Camilo, la main de Castro lui-même. Cienfuegos aurait refusé la condamnation d’un camarade, argumentent-ils. De plus sa popularité, supérieure à celle du Che et de Raoul, aurait inquiété les Castro, ajoutent-ils. (Faut-il s’étonner que ce soient les mêmes qui vous expliqueront que c’est le même Fidel qui « envoya Guevara à la mort » en Bolivie?)

Ce scénario semble peu probable et trahit une méconnaissance de la situation qui prévalait alors. D’une part l’état des avions qu’utilisaient les commandants était réellement catastrophique, le ministre de l’aviation lui-même venait d’en faire l’expérience. Lors de la disparition de son avion c’est celui de Raoul Castro qui se portait à sa recherche qui disparaît à son tour, provoquant inquiétudes et recherches en cascades.

D’autre part Camilio était un soutien indéfectible et un allié politique trop précieux pour Fidel Castro, le poste de chef de l’état major de l’armée qu’il occupait en témoigne.

Il est un fait qu’après la victoire des divergences apparurent entre le pouvoir centralisé de Castro et les anarchistes. Mais les rapports que Camilo entretenait avec les frères Castro et le Che, ses discours, ses actes et écrits, semblent indiquer qu’il faisait probablement partie des libertaires qui firent le choix de poursuivre l’expérience révolutionnaire avec le M26. Tandis que les divergences deviendront désaccords, certains anarchistes entreront dans l’opposition puis rejoindront l’exil, d’autres participeront ou iront plus tard jusqu’à rallier le parti communiste et d’autres organisations issues de la révolution.

Aujourd’hui il existe toujours plusieurs courants libertaires Cubains, autant sur l’île qu’en dehors. De simples citoyens, membres ou non du parti, expriment de l’intérêt ou de la sympathie et plus pour les thèses anarchistes.Certains opposants déclarés et résidents, d’autres émigrés ou exilés s’en réclament, beaucoup de jeunes habitants des grandes villes cubaines aussi. Il s’agit souvent chez ces derniers d’une mode superficielle visant presque exclusivement les plus pâles, mêlant musique rock et attitude anti-autoritaire. Porter du noir et du cuir par plus de 30° à l’ombre peut forcer le respect, ou pas. D’autres poussent la réflexion et la démarche plus en avant et créent des collectifs artistiques ou autres. Les scènes hip-hop et reggaeton ne sont pas en reste -et souvent plus (im)pertinentes- en ce qui concerne la critique sociale.

Exceptionnellement cela débouche sur des accrochages très limités avec la police après un concert, ou à l’opposé sur le choix d’un groupe de jeunes musiciens de rock se déclarant anarchistes de passer plusieurs mois de travail volontaire aux champs « pour suivre l’exemple de révolutionnaires authentiques comme Camilo ou le Che », sic.

Une analyse binaire ne suffit plus quand il s’agit d’aborder l’expérience cubaine.

Comme ailleurs ou ici même, il existe des opposants. Certains, très rares à présent et dont le statut exact est souvent discutable, sont toujours emprisonnés, par contre pas de disparition, de torture ou d’assassinat comme chez tant des « alliés » ou « protégés » de l’empire.

Si l’objectif des barbus et de Castro était réellement la dictature si chère aux médias occidentaux, pour quelles raisons auraient-ils pris les risques, insensés dans cette optique, d’abolir l’apartheid, d’alphabétiser, d’éduquer, de soigner ou encore d’armer le peuple?!

Ces victoires indéniables de la révolution, comme la fin du racisme et du sexisme institutionnalisés, la santé et l’éducation pour tous, sont aussi celles des libertaires qui participèrent à la lutte et la victoire.

Si de nombreux aspects du système actuel sont à l’opposé de l’idée anarchiste, il est troublant de constater sur place combien l’esprit, le caractère cubain en est pourtant emprunt.

Dans l’esprit créatif et la mise en pratique du collectivisme vécu au quotidien, qui s’accomplit autant avec que sans l’aide de l’État. Dans l’implication concrète des Cubains dans la chose politique, loin des clichés qui ont cours ici.

Camilo vivant aurait-il pu éviter cet énième divorce entre libertaires et communistes aux lendemains de la victoire, permettant à Cuba de trouver un équilibre entre le rouge et le noir?

De rompre enfin cette funeste malédiction qui se répète depuis qu’un certain Marx expulsa les anarchistes de la première Internationale?

Nombreux sont les Cubains qui se posent la question chaque 28 octobre en lançant une rose à la mer en hommage au « Señor de la Vanguardia« .

Pour conclure en dépassant le cas cubain. Face à l’offensive décomplexée que mène la réaction, la gauche, entendez : socialistes, syndicalistes et communistes sincères, ne gagnerait-elle pas à se ressourcer ou se radicaliser au contact vivifiant de ses camarades libertaires d’hier et d’aujourd’hui?

(1) Anarchie et Communisme.

(2) 638 façons de tuer Castro

9 Réponses to “Petit précis historique sur Cuba: Quand Fidel, Che écoutaient l’anarchiste Cienfuegos…”

  1. On sait desormais que ces combats entre les communistes et les libertaires pour le pouvoir, ( « pouvoir » du peuple pour les libertaires ) est mortifère et ce ne sont pas les communistes de base qui luttent à la base, pour des droits essentiels économiques ou sociaux, qui sont à mettre en cause car souvent ouvriers et paysans et intellectuels idéalistes sont toujours les dindons de la farce.

    Nous le voyons en Chine et nous l’avons vu en URSS, c’est l’appareil au pouvoir qui le confisque et qui renvoie paysans à leurs campagnes en les privant de tous droits en URSS, sauf à nourrir chichement les ouvriers en URSS ( cause : industrialisation forcée ) et en Chine à privant de tous droits ces 2 catégories. ( pour la même cause ) et maintenant ayant été dupés, ouvriers et paysans demandent à participer au festin qui est leur bien et qu’on leur a pris !

    On va maintenant pour perpétuer l’ignominie leur vendre du nationalisme et monter ces classes les unes contre les autres.

    C’est ainsi que les enfants de migrants et à fortiori les enfants de paysans venus des provinces lointaines n’ont pas accés à l’université et demandent à y accéder : droit dont on est en train de concéder le principe, mais les urbains conscients de perdre leurs avantages s’y opposent ! car il n’y a pas assez d’universités et cela necessiterait que des fonds importants y soient consacrés.

    Et la corruption du parti s’étend du sommet à la base !

    Et les rares fois où ils ont vécu en à peu près bonne intelligence, que ce soit à Cuba ou en Espagne, un troisiéme larron Franco et derrière toute la puanteur capitaliste européenne et les USA pour Cuba s’invite au festin et c’est là qu’on commence à dépouiller la bête !

    • Les rancœurs sont profondes… Le militant communiste suit la voix de son maître: le parti.
      Les assassins de Cronstadt, et pourfendeurs du mouvement makhnoviste d’Ukraine étaient des paysans et ouvriers de l’armée rouge commandée par l’agent de Wall Street trotski. Les militants communistes, ont flingué les anarchistes et les POUM à partir de 1938 en Espagne… La base peut dire non si elle veut.
      Ce ne fut pas le cas non plus.

      A suivre… notre traduction du pamphlet d’Isaac Puente de 1932 « El communismo libertario ». Il illustre parfaitement tes propos. Il sera publié en deux parties et vaut la peine d’être lu.
      C’est un plan (ni fixe ni rigide) de l’établissement d’une société libertaire. Puente fut à la base du programme de la CNT de Saragosse en 1933.

  2. arndebian Says:

    Un texte interessant qui soulève quelques remarques.

    Il est très difficile sinon impossible de qualifier un système économique-politique avec un seul mot, cela reste peut être une nécessité du language mais comment justifier l’appellation de « communiste » le système stalinien en totale contradiction avec le modèle de Marx et que même Trotsky a eu du mal à qualifier en moins de 2 phrases (et encore, des phrases de Trotsky …)
    .
    Utilisons la logique et regardons alors l’aboutissment théorique, le communisme dit « intégral » d’après Marx et Lénine, un système où « l’état s’éteint » qui aurait plutôt un air de famille avec un systeme anarchique.
    Si les mots ont un sens, alors il serait alors souhaitable de veiller au sens ce ces derniers et arrêter d’utiliser le lexique et la sémantique de la propagande d’un camp ou d’un autre.

    Il serait salutaire d’être préci.

    Merci Resistance71.

  3. Le modéle du communisme en Russie, comme en Chine s’est dévoyé et partout où on a tenté de l’exporter en Algérie par exemple où on a importé la propriété collective des moyens de production dans l’agriculture a échoué également.

    En Russie comme en Chine, les paysans ont été sacrifié de la même manière, par le modéle l’industrialisation à marche forcée où les ouvriers avaientr un meilleur sort que les paysans : blocage des prix pour nourrir les urbains et droits réduits : ils ne pouvaient s’installer en ville. on rencontre ce modéle en Chine où ce modéle est reproduit à l’extrême avec spoliation des terres pour les agriculteurs et les ouvriers salaires très bas qui confinent à l’esclavagisme et aucun droit : ils ne peuvent s’installer en ville et les enfants n’ont pas d’accès à l’université.

    Ce sont ces modéles qu’il faut condamner, d’autant plus que ceux qui détiennent le pouvoir, le parti se sont devenus des spoliateurs au service du sommet et c’est pour cela que les maifestations sont si nombreuses en Chine !

    • Cela fonctionne si le peuple travaille pour et par lui-même autogéré pour le bien commun et non pas pour engraisser un capitaliste (que l’état protège c’est sa fonction) ou un état collectiviste, qui n’est que le revers de la même médaille du capitalisme monopoliste, ce à quoi le capitalisme tend et est voué, nous en vivons un des épisodes les plus dramatique en ce moment même.
      John D. Rockefeller Sr. avait dit au début du XXème siècle: « la concurrence est un pêché », c’est l’histoire et le défi même du capitalisme: être monopoliste en faisant croire aux gogos qu’il est progressiste et redistribue par l’investissement alors qu’il ne fait qu’escroquer et à terme concentrer richesse et pouvoir dans toujours moins de mains possible.

      L’autogestion ne peut avoir de succès que si elle est exercée dans une société égalitaire, non-hiérarchique, on ne parle plus de « collectivisme » mais de « gestion commune » dans des communes libres et fédérées entre elles.

      De plus le communisme d’état a été créé de toute pièce et financé par les mêmes financiers, qui faisaient mine de le combattre. La spoliation était « génétiquement induite ». Le but: réduire la Russie en un marché captif comme Sutton l’a très bien démontré.

      • Nous avons des modèles de ce qu’il ne faut pas faire, la Chine et la Russie qui ont toutes deux bafoué le peuple et les peuples, car nous nous sommes laissé berné avec cette mondialisation heureuse pour tous, qui n’a aboli l’Etat que pour s’en emparer et le faire fonctionner à son propre profit, en abolissant les frontières donc les droits des citoyens : à savoir une immense colonie, les peuples qu’on a esclavagisé.

        Alors il faut se donner les moyens d’abattre ce gouvernement mondial d’abord, qui gouverne depuis Wall Street et la City et divers endroits dans le monde, selon les désiratas de ces gens là et c’est pour cela qu’ils ont transporté des Etats vers Bruxelles, les centres de décision, avec leurs implants les agences, Anses et autres et l’ONU et autres Otan.

        Il faut déjà identifier ces centres de décision qui sont des centres de décision réels et poursuivre ce qui dans notre vie peut échapper à tout cela et édifier le local, par une autonomie qui devrait commencer par nous autonomiser des pouvoirs locaux que ce soit les marchés ou les institutions.

  4. La bataille des OGM sur laquelle Séralini a ouvert une brèche est une des batailles les plus emblématiques de ce que nous pouvons faire est une des batailles à mener et je la suis au jour le jour.

    Je précisais que la levée de boucliers de Monsanto et des chimistes qui avait pour le coup enrégimenté une armée de scientifiques n’était que « des scientifiques » qui travaillaient au service de Monsanto et des chimistes sont en fait et on vient de le prouver, car tous ont fait l’objet d’une enquête de la part des journalistes et ceux qui se présentaient comme indépendants et rattachés à une université ne sont en fait pas indépendants et bien au service de Monsanto et de ses séides.

    Cette étude a aussi eu un effet majeur, c’est de discréditer les agences de sécurité sanitaire après que les agences du médicament l’aient été par le scandale du médiator et tant d’autres scandales.

    les commissions parlementaires mises en place ont fait du bon travail, mais il faut que cela aille jusqu’au niveau européen, car c’est là que le vrai pouvoir est, mais l’opinion publique est durablement ébranlée et c’est ce qui compte.

    C’est là que la bête immonde se cache, à Bruxelles et beaucoup de combats doivent être gagné à ce niveau là !

    j’ai le sentiment ces derniers jours que Monsanto et les chimistes entreprennent de faire donner une seconde vague et certainement dans la sphère publique de faire donner d’autres scientifiques qu’ils pourront corrompre.

    Il faut suivre l’affaire !

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