Nouvel Ordre Mondial: Les « révolutions » en Tunisie, Egypte et Moyen-Orient manoeuvres de restructuration géopolitique de la région par l’Empire

Révolutions ou pétards mouillés ? La restructuration géopolitique du Moyen-Orient

Par Résistance 71 — le 23 Février 2011 —

Il est indéniable que nous assistons depuis plus d’un mois a des évenements sans précédent tant au Maghreb qu’au Moyen-Orient en général. De la chute de Ben Ali en Tunisie a celle de Moubarak en Egypte par des mouvements populaires (ne les appelons pas encore “révolutions” il est bien trop tôt pour le dire, nous y reviendrons ultérieurement); d’autres mouvements populaires en action en Algérie, Lybie, Yémen, Bahrain… Le Moyen-Orient est en émoi ou l’on parle déja de “printemps” des peuples et de “révolution jasmin”. Sale temps pour les dictateurs de nos jours, ou est-ce vraiment le cas ?

Nous allons essayer dans cet essai de prendre du recul vis a vis de la situation émotionelle que cela implique et tenter d’analyser les choses le plus objectivement possible. Notre propos ici n’est ni de défendre les régimes dictatoriaux déchus (mais l’ont-ils vraiment été?) et leurs dictateurs tous plus sanguinaires et autocrates les uns que les autres; ni non plus de sombrer dans la béatitude induite par les médias propagandistes de croire que ces évenements constituent une grande victoire des peuples par le biais de “révoltes spontanées” amenant la démocratie. Qu’on ne nous méprenne pas: nous supportons les mouvements populaires qui vont au-dela de la peur des régimes dictatoriaux et oeuvrent pour reprendre en main leur destinée. C’est par respect et amour pour le courage de ces peuples que nous les exhortons a s’ériger encore plus avant contre les manipulations et ingérences ourdies a l’égard de leur souveraineté depuis derriere le rideau de la scene du grand cirque de la géopolitique internationale. Il est de plus en plus évident au fil des jours que rien, une fois de plus, ne semble être ce qu’il paraît être.

Nous analyserons dans un premier temps le pourquoi il est prématuré pour le moins de parler de “révolutions” concernant les évenements de révoltes populaires de ces dernieres semaines, puis de comprendre et d’exposer les rouages géopolitiques qui ont menés a cette situation, ainsi que ce qu’il risque de se passer dans un futur pas si lointain. Notre vision des choses est certainement en porte a faux avec la plupart des analyses que l’on peut lire ou entendre dans les médias propagandistes, mais il nous apparaît clair que plus rien en ce monde n’arrive pas hasard. Pas plus les crises économiques globales, que les “révolutions” qui fleurissent de concert dans une région (hier l’ancien bloc de l’Est, aujourd’hui le moyen-orient).

Dans un premier temps analysons le mot “révolution”. Beaucoup de définitions proposées, mais certainement une des toutes meilleures est celle identifiant la révolution comme un changement radical et progressiste de société. Radical, c’est a dire qui en change la teneur même, sa racine. Progressiste: tendant a l’universalité émancipatrice.

Toute révolution, tout changement radical de société n’est pas forcément violent. Prenons exemples sur les révolutions industrielles. Ont-elles changé la société ? Bien sûr, radicalement ? Tres certainement. Ont-elles été violentes ? Non, pas directement en tous cas.

Pour que nous ayons une révolution sociale (politique), il faut que la société change de maniere tres importante, qu’elle soit bouleversée dans ses racines profondes. Peut-on dire que les révolutions de 1776, 1789, 1848, 1871, 1905, 1917, 1936, 1968, 1978 ayant eu cours dans différents pays ont changé la société ? Oui,sûrement, radicalement ? Pour certaines oui pour d’autres moins, de maniere progressiste ? Non pour la tres vaste majorité. Elles n’ont été en fait qu’un changement de gérance et souvent même un changement cosmétique de structure pour de fait, continuer a maintenir le statu quo oligarchique qui prévaut depuis l’avenement des Etats nations au début du XVIeme siecle. Passer des monarchies absolues aux démocraties parlementaires n’a fait que donner le pouvoir a ceux qui payaient pour les figures royales auparavant: les banquiers, qui se sont alliés ensuite aux gros industriels dans la mesure ou leurs intérêts de classe convergent.

Il en va de même pour les “révolutions” actuelles au Moyen-Orient. Si ces révoltes populaires actuelles survivent ce sera sûrement pour simplement être forcées de changer de gérance dans une structure quasi-identique. A qui cela profitera t’il ?

Voyons le cas de la Tunisie. Si la révolte populaire de la rue fut réelle et organique pour chasser l’autocrate Ben Ali du pouvoir, qu’avons nous depuis ? Un consortium de politiques, tous issus de l’ancien régime qui pour l’heure promeut le statu quo et joue la montre afin de calmer les ardeurs et forcer les compromis.

Pour l’Egypte, ce fut un peu plus compliqué, mais penser que le peuple a regagné son autonomie et qu’un changement radical progressiste est ou sera en Egypte est, a notre sens, se leurrer en tous points. Analysons la situation égyptienne sous un angle différent de celui des médias de masse, qui nous assenent en boucle le refrain du “peuple qui a mis a bas le tyran et regagne sa souveraineté”. Il y a bien plus a dire que l’oeil ne perçoit.

En premier lieu, resituons Moubarak dans son contexte: il prend le pouvoir apres l’assassinat de Sadate en 1981, il vient de l’armée (de l’air) égyptienne, tout comme Sadate et Nasser avant lui venaient également de l’armée. Bref, l’armée est en contrôle en Egypte depuis la chute du roi Farouk, même si la période Nasser fut, et de loin, la plus progresssite pour le peuple égyptien. Moubarak a été l’homme de Washington et de Tel Aviv toutes ces années, jusqu’a un certain point. Il fut un dictateur, réprimant cruellement son opposition, donnant son accord pour le programme de “kidnaping et de rendition” de la CIA, hébergeant et torturant les suspects livrés par les américains dans le cadre de la “guerre contre le terrorisme” et dont le patron n’était autre que Souleiman, vice-président de Moubarak sur le tard et maintenant en charge de la junte militaire au pouvoir, soutenue par les Etats-Unis.

D’apres le journaliste d’enquête, historien et économiste Webster Tarpley dans un article du 18 Février 2011, la raison essentielle pour laquelle Moubarak devait quitter le pouvoir n’a en fait pas grand chose a voir avec un quelconque “mécontentement populaire” (même si celui-ci est réel et est monté en puissance au fil des trente années de régime dictatorial), mais a comme nous allons le voir, bien plus a voir avec le refus de Moubarak depuis quelques années de renforcer la “coalition sunnite” contre l’Iran.

Les sanctions économiques contre l’Iran ont échoué, la révolution “verte” de l’été 2009 dite “révolution twitter” a échoué, pour contrôler l’Iran et ses ressources pétrolieres et gazieres; l’option militaire est donc la derniere solution, en d’autres termes: la guerre !

Les insurections dans les pays arabes ont été déclanchées afin de changer les régimes dictatoriaux qui étaient réticents a prendre une position plus radicale envers l’Iran (et ses de facto alliés la Russie, la Chine et la Syrie). L’empire anglo-américain a besoin de sang neuf aux pouvoirs au Moyen-Orient pour les suivre sans rechigner sur le sentier de la guerre.

Certains évenements n’ont pas été rapportés par la presse occidentale ou alors de maniere marginale, enfouis (a dessein) sous des dizaines de dépêches: pour bon nombre d’observateurs et d’analystes, Moubarak était déja une marionnette des Etats-Unis, cela n’a donc aucun sens de croire que les USA déboulonneraient leur propre homme fort a la tête du régime égyptien. Qu’en est-il de cette hypothese ?

Moubarak, tout dictateur qu’il était s’était fermement opposé a plusieurs choses qui allaient a l’encontre des intérêts états-unis dans la région:

  • Il était fermement opposé a ce que le Hezbollah se retrouve piégé dans la trappe du tribunal international bâtie a cet effet suite a l’assassinat de Rafic Hariri au Liban. Moubarak voyait cela comme étant la source d’une nouvelle guerre civile au Liban et la déstabilisation de toute la région.
  • Moubarak percevait l’Iran comme partie de la solution des problemes au Moyen-Orient. Moubarak déclara en Octobre 2010 que “Téhéran peut devenir partie des solutions aux crises du Moyen-Orient au lieu d’être vue comme partie des problemes.” Déclarer l’Iran comme partie des solutions au Moyen-Orient alors que le “consensus” américain et israélien vise a l’isoler, était une direction totalement opposée a celle de l’administration Obama et au credo martelé par Hillary Clinton durant toute l’année 2010 aux quatre coins de la planete. Ceci était inacceptable pour l’Empire.
  • Moubarak a rejeté “le parapluie nucléaire américain” ainsi qu’une alliance des pays arabes sunnites avec Israel contre un front chi’ite iranien et ses alliés. En effet, accepter la protection militaire américaine présuppose que les américains aient des bases militaires en Egypte, ce qu’ils n’ont toujours pas (mis a part les quelques centaines de militaires basés dans le Sinai et partie d’une coalition multinationale d’observateurs suite au traité de Camp David sous Carter). Moubarak y a toujours été opposé, même si l’armée égyptienne perçoit 1,3 milliards de dollars par an d’aide militaire des Etats-Unis, faisant de l’Egypte le second seulement d’Israel en ce secteur au monde. Accepter le “parapluie nucléaire “ américain signifie aussi recevoir sur le sol égyptien des avions américains ET israéliens a cet effet. Ce qui est inacceptable pour un nationaliste pour qui la normalisation avec Israel a des limites établies.
  • En dernier lieu et non des moindres évenements, Moubarak avait commencé un certain rapprochement de l’Egypte avec l’Iran. En 2010, les Etats-Unis ont poussé a l’ONU pour plus de sanctions contre l’Iran et également pour que les pays passent plus de sanctions par eux-mêmes en dehors du cadre de l’ONU. Moubarak choisit ce moment critique pour rétablir un pont aérien entre Le Caire et Téhéran, qui n’avait plus existé depuis plus de 30 ans. Ceci fut interprété par Steven Cook, analyste au CFR en Octobre 2010 comme une indication potentielle que le gouvernement égyptien est en train de se distancer de l’approche jusque la adoptée par les Etats-Unis et l’Egypte. Dans le sillage de Moubarak, l’Arabie Saoudite et la Jordanie devinrent prêtes a coopérer plus avec l’Iran. La politique d’isolation de “l’ennemi mortel” de l’Oncle Sam commençait a sérieusement s’effriter. La décision fut vraisemblablement prise que c’était game over pour Moubarak. La manipulation de la jeunesse égyptienne par les réseaux sociaux commença des lors a s’intensifier.
  • Apres la guerre infructueuse d’Israel au Liban en 2006, Moubarak se pose en médiateur entre les israeliens d’un côté et les les Libanais et Syriens de l’autre. Ceci allait a l’encontre de la volonté de la clique Bush-Cheney qui voulaient plus de guerre et envenimer la situation plus avant. Dans le London Daily Mail du 5 Janvier 2007 on peut lire: “Le président égyptien Hosni Moubarak a accusé les Etats-Unis de faire obstacle a la paix entre Israel et la Syrie.”
  • Moubarak condamna l’exécution de Saddam Hussein exigé par les américains comme étant “illégale, révoltante et barbare”. Il condamna l’attaque US contre l’Irak en 2003 et refusa de donner des troupes a la coalition.

K R Bolton dans une interview nous éclaire sur l’implication d’entités telles la National Endowment for Democracy (NED), vitrine renommée de la CIA dans le monde et d’autres ONG financées par des fonds privés telle la fondation Soros, dans la manipulation des peuples en Egypte, Tunisie et autres pays en révolte.

K R Bolton– Les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte et celles qui font boule-de-neige au Moyen-Orient actuellement, présentent tous les stigmates des “révolutions colorées” fomentées par la NED et Georges Soros dans les anciens pays du bloc de l’Est, le Myanmar (Birmanie) et ailleurs. Elles suivent toutes la même planification, des années de planification, d’entrainement et de financement sont investis dans ce qui est ridiculement appelé les “révoltes spontanées”.

Les organisations qui ont passées des années et depensées beaucoup d’argent a créer des organisations révolutionnaires en Tunisie, Egypte et ailleurs, incluent la NED, l’USAID, l’Institut International Républicain, Freedom House, l’Open Society Institute and toute une pléïade de vitrines a cet effet comme le National Democratic Institute for International Affairs, le Centre for International Private Enterprise et the American Center for Internatiomal Labor Solidarity.

Ces organisations ont épaulé les “activistes” égyptiens depuis des années. Freedom House par exemple a entrainé 16 jeunes Egyptiens en 2009 a l’aide d’une bourse d’étude. Il y a quelques jours, le New York Times a rapporté la relation entre le mouvement de la jeunesse du 6 Avril égyptien et Optor, le mouvement de la jeunesse serbe qui fut instrumental a renverser Milosevic pour les bénéfices du globalisme et du libre échange.

Maintenant, le mouvement du 6 Avril communique avec la jeunesse de Lybie, d’Iran, du Maroc et de l’Algérie.

(“A Tunisian-Egyptian Link that Shook Arab History,” New York Times: http://www.nytimes.com/2011/02/14/world/middleeast/14egypt-tunisia-protests..html)

De plus, le mouvement Kefaya (“Assez” en arabe), tres impliqué dans le mouvement de contestation, est tres proche des freres musulmans, eux-mêmes une création des services de renseignement britanniques il y a plus de 60 ans. La NED et autres ONG américaines qui ont supportées financierement et logistiquement les mouvements “de révolte spontanée” un peu partout et notemment en Géorgie en 2003, avait financé le mouvement “Kmara” qui veut dire… “Assez” en géorgien ! Jusqu’au logo du poing fermé du mouvement Optor serbe a celui du mouvement du 6 Avril Eegyptien. Décidément beaucoup de coïncidences a ce niveau n’est-il pas ?

Comme le dit William Engdahl, journaliste d’enquête dans un de ses derniers articles:

“La NED est l’agence de coordination de Washington pour déstabiliser les régimes politiques et induire un changement forcé. Elle est active du Tibet a l’Ukraine en passant par le Vénézuéla, la Tunisie, le Koweit, Le Maroc, afin de restructurer le monde apres l’effondrement de l’URSS en ce qu’a appelé George H. W. Bush en 1991 dans un discours au congres américain, proclamant l’aube d’un Nouvel Ordre Mondial. L’architecte et premier directeur de la NED Allen Weinstein a déclaré au Washington Post en 1991 que “beaucoup de ce que faisait la CIA en secret il y a 25 ans, nous le faisons au grand jour aujourd’hui.”

Il est de plus en plus clair au fur et a mesure que le temps passe, que les “révolutions” en cours au Moyen-Orient, ne sont en fait qu’une restructuration coordonnée et planifiée du paysage politique de la région avec pour but ultime de former une coalition de jeunes gouvernements sunnites a la botte de l’empire anglo-américain afin d’établir la base du support de la guerre contre l’Iran. Guerre qui est revenue de maniere décisive sur la table de la géopolitique. Les enjeux géopolitiques sont clairs et Washington, comme toutes les capitales occidentales n’ont cure des peuples et de leur devenir. Elles les exploitent a des fins bien particulieres et pour le profit de la même clique oligarchique du haut du panier de crabes. Qu’avons-nous aujourd’hui en Tunisie ? Un gouvernement par intérim constitué des proches et de la clique du dictateur déchu. Qu’avons-nous en Egypte ? Une junte militaire a la botte des américains, qui a suspendu la constitution et qui est dirigée par un tortionnaire tres proche, trop proche des Etats-Unis et d’Israel et dont on peut se demander s’il aura autant de scrupules que le dictateur qu’il remplace a avancer son pays et son peuple plus avant sur le chemin de la guerre contre l’Iran ?

Comment sortir de cette spirale infernale ? En faisant en sorte que les peuples concernés ne soient plus manipulés et qu’ils décident de gérer leur destinée eux-mêmes, sans délégation de pouvoir aux nouveau managers locaux de l’Empire. Nous vivons des temps a la fois dangereux et excitants. Si l’oligarchie transnationale impose ses desideratas au Moyen-Orient. La guerre sera inévitable dans la région, puis vraisemblablement mondialement.

Rien n’est inéluctable, il suffit de dire NON a l’oligarchie la-bas… et ici.

 

Références ayant servi a la rédaction de cet article:

http://tarpley.net/2011/02/18/mubarak-toppled-by-cia-because-he-opposed-us-plans-for-war-with-iran/

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=BOL20110219&articleId=23282

http://www.infowars.com/middle-east-uprisings-order-out-of-chaos/print/

http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/print/Creative%20Destruction%20Washington%20Style.pdf

https://resistance71.wordpress.com/2011/02/20/egypte-ingerence-georges-soros-et-la-constitution-egyptienne-made-in-wall-street/

https://resistance71.wordpress.com/2011/02/17/resistance-politique-reflexion-sur-lavenir-du-monde-arabe/

https://resistance71.wordpress.com/2011/02/16/revolution-egyptienne-puisse-le-peuple-egyptien-briser-lingerence/

http://www.voltairenet.org/article12196.html

15 Réponses vers “Nouvel Ordre Mondial: Les « révolutions » en Tunisie, Egypte et Moyen-Orient manoeuvres de restructuration géopolitique de la région par l’Empire”

  1. Emma Berhmann Says:

    Article excellent

    , il y a toutes les solutions dans ce qui se passe au Proche Orient, il ne faut pas seulement surveiller l’Iran à qui on ne peut enlever le droit de faire circuler ses bateaux au large des côtes israêliennes ( c’est une excellente chose) mais également au large des autres cêtes où c’est beaucoup plus incertain et dangereux, car même pour eux le temps des mollahs est compté, mais en dernier lieu.
    Que font toutes ces armadas françaises, américaines elles depuis des décennies si ce surveiller et provoquer des tensions, l’un contient l’autre. c’est pourquoi la Lybie et le Barhein doivent tomber et ne précipitons pas les choses, car nous ne sommes que spectateurs et les peuples sont en première ligne. Pour ce faire les Egyptiens et les Tunisiens qui sont les plus proches ont un droit et un devoir d’ingérence y compris par les armes partout où il y a répression sanglante et surtout pas les européens et américains, car nous avons des gouvernements tellement corrompus qu’il y aurait tout à craindre.

    Les soulévements continuenet et les stratégies se précisent, même en Algérie et au Maroc. il faut simplement maintenir la pression et être nombreux dans la rue sous le regard du monde entier où tous les vrais démocrates sont du côté de ces gens-là et consigner toutes les preuves d’exaction.

    Il n’y a qu’un seul plan marshall qui tienne, c’est celui qui consistera à confisquer les biens de tous ceux qui se sont accaparé des terres et des biens jusqu’au plus petit village, car toutes lers privatisations ont été faites avec le concours du FMI et le mettre en cause puisqu’on a le khan au FMI qu’il serve à quelque chose et qu’on se constitue de l’argent frais confisqué pour constituer une banque centrale Proche Orientale et qu’on ne tarde pas à identifier les biens volés, même dans les pays où la révolution n’a pas eu lieu, car les méthodes de confiscation étaient grossières dans ces pays-là. On a beaucoup plus de facilités à identifier que chez nous où les méthodes sont beaucoup plus sophistiquées.

    • Quand le peuple est dans la rue et veut réellement un changement (pas une pantalonade contrôlée par les « élites »), il se doit de saisir l’ensemble de la structure étatico-économique et commencer l’autogestion zone par zone des le premier jour. Laisser les structures étatiques en place est une erreur grossiere qui ne peut mener qu’a l’éternel recommencement du statu quo oligarchique.

      « L’Etat et son gouvernement ne peuvent être révolutionnaires par le simple fait… qu’ils sont Etat et gouvernement. »
      — Pierre Joseph Proudhon —

      Il n’y a pas de solutions au sein du systeme.

  2. Bravo ! Super article !

  3. […] Source: resistance71 Share | Posted 28 fév 2011 in nouvel ordre mondialby ledbusqueurdebombes previousCitation de Norman Montagu ex-gouverneur de la Banque d’Angleterre […]

  4. yoamkalina Says:

    Merci pour cet article ! Qui nous offre une belle lecture du monde actuel !
    Je me permets de vous partager le lien de mon blog egalement !
    http://yoamkalina.wordpress.com/
    Il est moins axé « commentaire de l’actualité » (pour l’instant, même si…) mais il rejoint tout à fait l’esprit de votre travail !
    Encore merci et à bientôt !

    • merci beaucoup ! Cela fait toujours tres plaisir de se sentir apprécier et donc peut-être pas si inutile…
      Merci du lien de blog. Tres bien et tres créatif.

      C’est la solidarité et la convergence des esprits qui nous sauvera de la logique de mort des apprentis sorciers parasitaires qui nous imposent leur vision du monde.

      Notre lutte représente la vie, la volonté de vivre unis et libérés des chimeres nécrophiles de nos pathétiques « élites ».

      « Mitakuye oyasin » comme disent notre freres Sioux Lakota, ce qui peut se traduire par « Nous sommes tous inter-reliés ».

  5. charlotte Says:

    Merci pour cet article tres interessant, il faut continuer a diffuser une information réfléchie et documentée.
    Et ça me donne de l’espoir à chaque fois que je tombe sur des « resistants ».

    « In Lak Ech » pour les Mayas = « Je suis un autre toi »

    • Merci. Cela est récurrent dans les cultures aborigenes.
      Les Sioux disent: « Mitakuye Oyasin » ce qui peut se traduire par « nous sommes tous inter-reliés » ou « nous sommes tous parents »…
      Ils disent aussi: « Nous n’héritons pas la Terre de nos parents, nous l’empruntons a nos enfants ».
      Les Iroquois disent: « Avant de prendre une décision d’importance, il convient d’analyser les répercussions que cela aura sur les 7 générations a venir ».

      Nous sommes les « civilisés » ?… Quelle farce ! L’occident oligarchique et autocrate n’est qu’un barbarisme qui feint de s’ignorer.

  6. le pacificateur Says:

    excellent article !
    comment pensez-vous résister face au pouvoir que détient lces allies du diables ? ya-t’il une forme de resistance ?!?

    • Merci du support.

      Dans un premier temps il nous faut gagner la guerre de l’information et pomper les rideaux de fumée propagandistes afin d’avoir des citoyens informés et non lobotomisés.. Il y a du boulot, mais cela avance très bien depuis quelques deux ans en France.
      Ensuite une fois les gens mieux informés hors propagande, solidarité… Nous sommes tous dans le même navire. Il faut comprendre que le « clivage gauche-droire » et un leurre fait pour diviser le peuple et mieux le contrôler. Pas plus de « clivage gauche-droite » que de beurre en branche… Par contre il y a un clivage oligarchie-peuple.
      Prise de conscience collective par l’information non filtrée, solidarité et désobéissance civile / boycott pour mettre l’oligarchie a genoux et permettre aux peuples de reprendre le pouvoir et de l’exercer sans délégation.

      Il n’y a pas de solutions au sein du système, nous l’avons dit à maintes reprises. Il faut faire table rase et repartir sur des bases et fondations saines, celle de l’égalité sociale, de la solidarité et donc de l’éradication du capitalisme privé et d’état, seule condition pour un progressisme social l’avènement de la Liberté dans la société et donc de son émancipation finale pour le bien commun de l’humanité.

      Nous vivons aujourd’hui sous le joug oligarchique et dictatorial de l’infime minorité qui exerce les pleins pouvoirs pour un intérêt particulier commun aux seuls nantis. Il faut renverser la vapeur de manière irréversible.

      Il suffit de dire NON ! haut et fort, en masse !

  7. J’apprécie cette analyse plutôt anti conformiste mais je ne crois pas à la possibilité d’un changement radical émanant d’une minorité opprimée, bref je ne crois pas à une résistance libératrice, mais plutôt à la perpétuation des systèmes de pouvoir. On est soit un rouage efficace du pouvoir, soit une cacahuète « matrixienne », avec tous les dégradés possibles. Plutôt que raisonner sur une possible résistance qui nous libérerait du joug de l’asservissement, je propose d’observer rationnellement le pouvoir dans sa globalité actuelle et historique. On le voit, la résistance est importante, mais seulement en tant qu’elle est utile à la puissance désincarnée comme ressort de sa pérennité. Nous sommes soumis aux lois naturelles de l’équilibre des sociétés humaines. Bien sûr, le pouvoir peut évoluer dans sa forme, il peut changer de main, mais sa définition reste la même : l’asservissement des masses.
    Donc ceux qui ont conscience de cela et prônent la résistance ne cherchent finalement qu’un accès masqué au pouvoir au dépend de ceux, les plus nombreux, qui n’en n’ont pas conscience, et qui ne sont que les outils des premiers.

    • Non, nous pensons que seule la société libertaire, égalitaire est la solution viable pour l’humanité, sans état, sans intermédiaires parasitaires, sans gardes-chiourme institurionnels garants du statu quo oligarchique.
      La résistance des peuples fera qu’à un moment la masse critique sera atteinte et les peuples reprendront le pouvoir, sans le redéléguer. Les humains entreront dans l’ère de la coopération (qui est la nature de l’Homme) et de l’autogestion.
      Nous vivons peut-être les moments historiques catalyseurs de ce changement radical de concept sociétaire. L’état et le capitalisme sont des étapes inhérentes, l’heure sonne bientôt qu’ils disparaissent, c’est leur destinée dans le cours de l’Histoire…

  8. MERCI POUR CET ARTICLE INTERRESSANT…

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