Marée noire du golfe du Mexique: Mensonges et maquillage… Quand BP et l’administration Obama jouent de concert un air de pipeau

Nous avons traduit ici un excellent article du journaliste d’enquête américain Dahr Jamail, qui s’est illustré auparavant par sa couverture objective, sans complaisance et hors propagande de la guerre d’Irak.

Il est aujourd’hui dans le golfe du Mexique pour enquêter, recueillir les témoignages de ceux qu’on n’entend jamais, les premiers concernés: les résidents et les citoyens qui vivent dans la zone sinistrée par cette marée noire aux proportions historiques, mais dont l’impact réel est completement étouffé par les mensonges quotidiens des officines du gouvernement toutes a la solde de BP, qui agit la-bas comme le maître absolu des lieux. L’administration Obama est pieds et poings liés par la collusion et la complicité qui l’impliquent avec BP, géant transnational du pétrole qui fut tres généreux pendant la campagne présidentielle d’Obama le larbin de Wall Street… Temps de renvoyer les ascenceurs, aussitôt dit… aussitôt fait…

Résistance 71

Exposer au grand jour les mensonges qui coulent le pétrole
16 Août 2010 | T r u t h o u t

Par Dahr Jamail

Url de l’article original:

http://dahrjamailiraq.com/uncovering-the-lies-that-are-sinking-the-oil

L’utilisation intempestive de dispersants toxiques, des contracteurs privés importés du dehors de l’Etat pour les épandre et la complicité des gardes côtes US sont aujourd’hui des histoires communes dans les états les plus affectés par le désastre de BP dans le Golfe du Mexique.

Les pêcheurs professionnels, les résidents et certains membres du programme Vessels Of Opportunity (VOO) de BP en Floride, Alabama, Mississippi et Louisiane ont parlé avec Truthout a propos de ce qu’ils ont vécu avec ces incidents.

Des dispersants toxiques trouvés sur des sites de fermage de crevettes récemment ré-ouverts

Le lundi 09 août, le directeur du département des ressources maritimes de l’Etat du Mississippi (DMR), Bill Walker, en dépit des rapports établis concernant des boules de goudron et de pétrole, ainsi que de dispersants retrouvés dans les eaux du Mississippi, a déclaré qu’il « n’y aurait pas de nouvelle menace » et a donné l’ordre a tous les éléments gouvernementaux de lutte contre la marée noire d’arrêter leur travail de sauvetage, qui était payé par BP pour l’Etat.

BP a alloué 25 millions de dollars a l’Etat du Mississippi pour le désastre et le travail qui en incombe. A la date du 09 août, Walker a estimé que seulement 500 000 dollars de factures en réponse au désastre ont été envoyées a l’état. Personne ne sait a quoi va servir le reste de l’argent.

Ces derniers jours, dans les eaux du Mississippi, des pêcheurs et des scientifiques ont trouvé du pétrole dans le marais de Horn Island, des poissons morts en très grand nombre a côté de Cat Island, de « L’eau noire » dans la zone côtière du Mississippi et du pétrole submergé a Pass Christian.

Les résidents et les pêcheurs de l’état du Mississippi qui ont parlé avec truthout pensent que la décision de Walker a été sur ordre du gouverneur Haley Babour, qui a déjà été vivement critiqué ces dernières années pour son lobbying pour le compte des grosses industries du tabac et du pétrole.

Deux jours apres l’annoncement de Walker et en réponse aux allégations de l’état et des officiels fédéraux que les eaux de la côte du Golfe étaient de nouveau salubres, des pêcheurs ont pris leurs propres échantillons d’eau en divers endroits pres de la Pass Christian dans le Mississippi. Ces échantillons ont été prélevés dans des eaux qui sont maintenant officiellement réouvertes pour la pêche a la crevette, ainsi que dans les eaux ou sont les parcs a huîtres du Mississippi, qui seront ouvertes en Septembre pour la pêche.

Le marin pêcheur James « poisson chat » Miller, a embarqué les pêcheurs Danny Ross Jr. et Mark Stewart, ainsi que le scientifique Dr. Ed Cake de Gulf Environmental Associates, et d’autres pour un tour et ils ont déterminé que les lieux de pêches étaient contaminés avec les dispersants pétroliers.

Leur méthode était simple: ils utilisèrent un tissu absorbant accroché a un hameçon plombé sur une ligne, l’ont largué par dessus bord pour une durée très courte, et l’ont remonté pour évaluer le résultat. Le tissu absorbant était gorgé d’une substance visqueuse brune que les pêcheurs ont identifée comme un mélange de pétrole brut et de dispersants toxiques. Peu de temps apres, Miller apporta les échantillons a un meeting communautaire de la ville d’Iberville pour montrer aux pêcheurs et a leurs familles.

A ce meeting, tous les pêcheurs supportèrent de maniere unanime une pétition qui demandait le limogeage de Walker, chef du DMR du Mississippi, qui était responsable de la réouverture des zones de pêche.

Le Dr Cake écrivit de cette expérience: « Quand le navire s’arrêtait pour prendre des échantillons, de petites bulles de 1 a 2cm de diamètre venaient crever la surface périodiquement et peu de temps apres elles laissaient une trace de pétrole. D’apres les pêcheurs locaux, des vaisseaux du programme VOO de BP (avec des réservoirs de dispersants… Corexit ?..) ont été vus épandre a la main la zone du delta du Mississippi vers la Pass Christian, les jours et les nuits précédentes. Il est apparu aux observateurs que les dispersants sont toujours dans la zone et continuent de réagir avec le pétrole dans les environs de Pass Christian. »

Contamination continue et les vaisseaux de la Caroline

Le 13 Août, Truthout a visité Pass Christian Harbor dans le Mississippi. Il y avait du pétrole, ses vapeurs pouvaient être senties; ceci nous causa des brûlures aux yeux. Beaucoup de bouts d’amarrage sur le ponton étaient couverts de pétrole, et la plupart de la surface de l’eau maculée. Un résident qui a un bateau dans le port de plaisance parla avec Truthout sous condition d’anonymat a cause de la peur des représailles de BP.

« La semaine dernière, nous étions assis sur notre bateau et nous pouvions sentir les produits chimiques », expliqua t’il, « cela sentait la mort. C’était comme un insecticide, mais 10 fois plus fort. Le jour d’apres j’étais patraque et mes poumons se ressentaient comme si j’avais été dans un bar emplit de fumée la nuit d’avant. »

Les barrières flottantes contre le pétrole étaient déployées dans presque tout le port. Quelques pêcheurs amateurs, qui faisaient manifestement confiance a Mr Walker qui avait dit que l’eau était nettoyée du pétrole et des dispersants, essayaient d’attrapper des poissons depuis le pont de leur bateau a l’intérieur du port de plaisance.

Un ancien martin-pêcheur ajouta: « la semaine dernière, le port était rempli de pétrole; BP a acheté tous les officiels du gouvernement et les a fait taire. Vous ne pouvez pas dire que le pétrole est parti, il est la ! Dire le contraire est une connerie monumentale ! » Truthout a parlé avec un autre homme sous condition d’anonymat; celui a récemment eu son contrat terminé avec un bateau du programme VOO de BP. « L’autre jour, un des bateaux de Caroline nous a passé en vaporisant quelque chose », dit-il. « Nous allions vers l’Ouest au lieu d’aller vers l’Est et ces bateaux pulvérisaient quelque chose dans l’eau. »

Un bateau Caroline est un bateau de 4 a 9m de long, qui peut fonctionner en haut profonde ou très peu profonde. Ils sont connus pour avoir une capacité de charge importante et beaucoup d’espace intérieur. Alarmé par ce qu’il vit, l’ex-employé du VOO appela les gardes-côtes pour rapporter ce qu’il pensait être un contracteur privé pulvérisant du dispersant. « Plus tard, les garde-côtes nous ont dit qu’ils avaient enquêté et que ce que nous avions vu était un bateau pompe qui pompait le pétrole, et qu’ils rinçaient leurs réservoirs. » dit-il, « mais nous savons que c’est un mensonge et que BP utilise ces contracteurs en dehors de l’Etat pour venir pulvériser leur dispersant la nuit; ils utilisent des avions également. »

Il travaillait pour le programme VOO et recherchait le pétrole. Quand son équipe en trouvait, ils étaient systématiquement envoyé ailleurs sans explication ou l’opportunité de le nettoyer. « Ils nous faisaient arrêter ces missions », dit-il. « Il y a deux jours, je mettais une barrière flottante sur une nappe de pétrole, au bout de 5 minutes ils m’ont dit d’avorter la mission, alors j’ai retiré la barrière souillée de pétrole. Que diable faisons nous en mer si on ne nous laisse pas nettoyer le pétrole ? »

Il dit a truthout que lui et ses autres collègues de VOO partaient au travail sur l’eau le matin et ils croisaient les bateaux des contracteurs hors Etat dans leurs vaisseaux Caroline, qui revenaient de ce qu’il pense être une opération de pulvérisation de dispersant clandestine afin de couler le pétrole. Il pense que ceci est fait délibérément pour éviter que les équipes du VOO trouvent et collectent le pétrole. De cette maniere, la responsabilité de BP sera moindre dans la mesure ou le géant pétrolier sera a l’amende au pro rata du pétrole trouvé et pompé. « BP amene les bateaux de nuit pour pulvériser le dispersant » ajouta t’il, « et ils ne rendent de compte a personne, même pas aux gardes-Côtes. »

James Miller, qui a piloté le groupe vers la zone côtière du Mississippi ou ils ont trouvé le pétrole et les dispersants le 11 Août a déclaré a truthout que les équipes de vaisseaux Caroline qui épandent les dispersants sont un fait courant et que cela « se passe tout le temps ». Miller, qui faisait partie de l’équipe de VOO est un témoin oculaire d’avions pratiquant les épandages de dispersants, de même que les vaisseaux participant a la même mission.

« Nous arrivions sur une nappe de pétrole d’une longueur de un mile nautique sur 1/2 mile (1600m sur 800m environ) et ils nous mettaient en attente pour le pompage », déclare Miller a Truthout depuis sa maison d’Iberveille dans le Mississippi, « Nous quittions la zone et des embarcations Caroline arrivaient et commençaient a pulvériser le dispersant sur le pétrole. Les gars qui travaillaient sur les bateaux avaient des respirateurs et des masques de protection. Leurs bateaux avaient des réservoirs de produit chimique de 375 gallons chacun, remplis de dispersant et ils pouvaient pulvériser jusqu’à 50m du bateau. Le lendemain, on trouvait de la mousse blanche qui est toujours présente quand ils épandent sur le pétrole. » Certaines nuits, les équipes du VOO dormaient pres de leur zone de travail.

« Nous dormions sur place, et certaines nuits, les avions passaient si pres que cela nous réveillait de notre sommeil profond. » ajouta Miller, « La encore, nous identifions les zones souillées de jour et la nuit, les avions venaient épandre le dispersant. Voila toute l’affaire. Nous identifions les zones, ils nous disaient de rester en dehors et ils envoyaient leurs bateaux ou avions pour faire couler le pétrole. »

Mark Stewart d’Ocean Springs, Mississippi, travaillait pour le programme VOO. Il y resta 70 jours avant d’être décommissionné le 02 Août. Les dernières semaines, BP a réduit le nombre de sauveteurs de 45 000 a 30 000. Le nombre décroit de jour en jour.

Stewart, troisième génération marin-pêcheur, a dit a Truthout qu’il a vu régulièrement « une sorte de gel mauve d’un metre d’épaisseur flotter un peu partout, dans des zones de la taille d’un terrain de football et des boules de goudron aussi grosses que des voitures. » Il est, a l’instar de Miller, un témoin oculaire des épandages aériens durant la nuit, ainsi que des vaisseaux répandant les dispersants. « J’ai travaillé au large des îles barrières du Mississippi. Ils répandaient des dispersants sur le pétrole que l’on trouvait avec les avions jour et nuit. » dit Stewart.

Il confirme ce que les employés du programme VOO disent a travers toute la zone souillée du golfe. Il dit a Truthout que son équipe trouvait régulièrement du pétrole, envoyait un rapport par radio, était envoyée a l’écart, et observait avions et bateaux balancer les dispersants, ou s’ils retournaient le jour d’apres, trouvaient des résidus de pétrole émulsifiés en surface apres que le pétrole ait été aspergé de dispersant.

Stewart ajouta: « A chaque fois que des gens du gouvernement, de l’Etat ou de l’Etat fédéral, volaient au dessus de nous, nous recevions les instructions de sortir les barrières et de commencer a filtrer, comme si nous collections le pétrole, même si nous étions dans une zone qui n’en avait pas. »

Depuis qu’ils agissent comme sonneurs d’alerte, Miller et Stewart ont tous deux été accusés d’être des fauteurs de trouble et des menteurs par le gouvernement de l’état du Mississippi, ainsi que par les médias locaux, malgré le fait qu’ils agissent de la sorte a cause de leur sens de la responsabilité profond pour leurs pairs marin-pêcheurs et l’environnement.

De plus, les deux hommes ont déclaré a Truthout qu’ils vivent avec des maux de tête récurrents ainsi que d’autres symptômes qu’ils ont commencés a avoir apres avoir été exposés aux dispersants toxiques durant leur temps avec le programme VOO. Les voyages récents pour enquêter sur les eaux de la région pour la présence de pétrole et de dispersants ont empiré leur état.

« Pourquoi mentirions nous sur le pétrole et les dispersants dans nos eaux, alors que notre vie dépend de notre capacité a pêcher ici », demanda Miller, « Je veux que tout  cela soit nettoyer afin que nous puissions recommencer une vie normale, mais cela n’a de sens pour personne de pêcher dans nos eaux toxiques. Je ne sais pas pourquoi les gens sont en colère apres nous pour dire la vérité. Nous ne sommes pas ceux qui ont mis ce pétrole dans l’eau. »

Miller est pessimiste avec son évaluation de la situation. Il pointa vers la côte et dit: « Tout est mort la-bas. Le plancton est mort. Nous avons remonté beaucoup de plancton mort hier. Il y a très peu d’oiseaux. Nous n’en avons vu que quelques uns alors que d’habitude il y en a des milliers. Nous n’avons vu que deux dauphins, alors que d’habitude on ne les compte plus. Nous n’avons rien vu sauf la mort. »

Complicité des gardes-côte

« Les avions de Lockheed Martin, incluant des C-130 et P-3, ont été déployés dans la zone du Golfe par l’armée de l’air, les gardes-côte et d’autres clients du gouvernement pour accomplir différentes tâches telles qu’observer, cartographier et épandre des dispersants », dit un bulletin d’information publié en Juillet par Lockheed Martin.

Une note par le bureau des affaires publiques de la 910eme base aérienne de Youngstown dans l’Ohio stipule que des appareils Hercules C-130H ont commencé les opérations d’épandages le samedi 1er Mai 2010 sous la direction du président des Etats-Unis et du secrétaire a la défense. « L’objectif des épandages aériens est de neutraliser la marée noire avec des agents chimiques de dispersion du pétrole », le communiqué rajoute.

Joseph Yerkes, ainsi que d’autres marins-pêcheurs de Floride et des résidents de l’Etat de Floride ont vu des C-130 épandre des dispersants sur le pétrole qui flottait au large de la côte de Floride, et ce en plusieurs occasions. Mais les gardes-côtes réfutent ces témoignages.

Dans un meeting du programme VOO a Destin le 03 Août, le commandant d’escadre Dale Vogelsang, un officier de liaison des gardes-côtes du gouvernement américain déclara: « Je peux affirmer qu’il n’y a aucun dispersant utilisé dans les eaux de la Floride. » La pièce, remplie presque exclusivement par des pêcheurs qui étaient tous des membres en activité ou passé du programme VOO, éclata en protestations et en commentaires incrédules. Quand Vogelsang fur immédiatement et directement confronté sur sa déclaration, il répliqua: « Je vais me renseigner sur les C-130.. »

Deux représentants de BP qui étaient avec Vogelsang se retrouvèrent confrontés a un groupe de pêcheurs en colère pendant plus d’une heure. A un moment donné, le meeting ressemblait plus a une émeute qu’a une session de questions et réponses; ce qu’ il était supposé être.

Yerkes, qui vit sur l’île de Okaloosa, a été marin-pêcheur et capitaine de bateau presque la totalité de sa vie professionnelle. Ces douzes dernières années il a été propriétaire et a travaillé dans le business de la pêche au vif. Employé par BP comme opérateur pour le programme VOO pendant plus de deux mois, Yerkes ainsi que de nombreux autres marins-pêcheurs du programme ont été décommissonnés le 20 Juillet, car BP et les gardes-côtes pensent qu’il n’y a plus de pétrole susceptible d’être pompé dans la zone de la Floride.

Malgré cela, résidents, pêcheurs, nageurs, plongeurs et les surfers de Floride, d’Alabama, du Mississippi et de Louisiane ont rapporté que du pétrole flotte sur l’eau, recouvre les fonds marins ou flotte dans la colonne d’eau, souvent en très grande quantité, et ce depuis les deux dernières semaines. Il y a eu beaucoup de comptes-rendus sur des avions divers, incluant des C-130, pratiquant des épandages de dispersants sur le pétrole.

Yerkes a fourni a Truthout une lettre qu’il écrivit relatant ce qu’il a vu des C-130 pulvérisant ce qu’il pense être des dispersants.

« J’ai vu depuis ma maison un C-130 militaire voler et de maniere évidente épandre au dessus du golfe du Mexique le 30 Juillet, voler du nord vers le sud, descendre a basse altitude et épandre une substance inconnue depuis l’arriere de l’appareil. Cette substance a commencé a sortir de l’avion lorsqu’il était environ entre un demi-mile et un mile au large, avec un flot continue jusqu’à ce qu’il soit hors de vue, volant plein sud. »

La substance, écrivit Yerkes, « n’était pas de la fumée, car les résidus tombaient dans l’eau alors que de la fumée se serait volatilisée ». Il ajouta « que l’avion était très bas au dessus de l’eau et le vol était très similaire a ceux que j’ai vus les dernières semaines qui épandaient des dispersants dans le Golfe pres de notre zone. »

Un membre du programme VOO donna des informations opportunes sur un « incident étrange », sous condition d’anonymat.

Il observait la faune sauvage le même jour que Yerkes vit le C-130, lorsqu’il reçut un appel de son superviseur. Il lui dit que lui et ses collègues ne se sentaient pas bien, il fut ainsi instruit de retourner « pour une visite médicale, parce qu’un avion avait été reporté avoir largué une substance dans notre zone 10 a 20 minutes auparavant. » Les employés se plaignaient de terribles maux de tête et de congestion nasale, tandis qu’un membre d’équipage disait qu’il avait un goût métallique dans la bouche. Apres avoir rempli un rapport d’incident, tous deux furent dirigés sur l’hôpital. Le lendemain, ils furent instruits de se rendre de nouveau a l’hôpital pour des tests sanguins.

Une semaine apres le meeting sus-mentionné, le « Destin Log » reporta que Vogelstang avait contacté l’unité de commandement et qu’on confirma que des dispersants « n’étaient pas utilisés dans les eaux de la Floride ». Vogelsang ajouta même que les dispersants n’étaient utilisés qu’au dessus des têtes de puits en Louisiane; une annonce que Truthout a entendu réfutée par des douzaines de marins-pêcheurs des états de Floride, Alabama, Mississippi et Louisiane.

Yerkes a dit a Truthout qu’il était également au courant des vaisseaux Caroline qui venaient du dehors de l’état pour faire les épandages de dispersants sur le pétrole.

Dans le plus récent meeting de la VOO a Destin, Vogelsang fut questionné sur la question des services contractés en dehors de l’état pour travailler dans les eaux de la Floride. Il répondit « Les seule bateaux que nous utilisons pour e programme sont locaux. »

« Sa réponse provoqua un hurlement de protestation de la foule, qui comprenait un nombre important de marins-pêcheurs et d’employés de VOO criant que des vaisseaux Caroline étaient importés d’en dehors de l’état de Floride. A cela, Vogelsang répondit: « les vaisseaux qui viennent d’ailleurs sont ceux contractés pour leur savoir-faire spécial ». Vogelsang dit ensuite que le volume de pétrole trouvé en Floride est quotidiennement sur le déclin. Ceci eut pour effet un nouveau cri de rage de la pièce remplie de pêcheurs.

« Je peux emmener quiconque la-bas et lui montrer le pétrole, chaque jour », dit David White « J’étais dans le programme VOO, navigant alentours, appelant quand on trouvait du pétrole, jamais personne ne venait. Je n’ai jamais vu de pompage la-bas et je parle de quantités très sérieuses de pétrole. Je peux vous montrer des boules de goudrons qui se baladent sur le fond aussi grosses que des tumbleweeds (ndt: les buissons séchés qui roulent au gré du vent dans les villes de westerns…) ».

Yerkes a produit a Truthout, un compte-rendu écrit par Lawrence Byrd, un capitaine de bateau local qui était un leader de mission séciale VOO du 4 Juin au 21 Juillet 2010. Les 27 et 27 juillet, Byrd a emmené des officiels de BP et des gardes-côtes ainsi qu’un officiel de l’EPA pour une mission spécifique de trouver du pétrole. « Les gardes-côtes nous ont dit que si on leur trouvait du pétrole, ils nous remettraient au travail. » « Donc Byrd est sorti avec eux et leur a trouvé et montré du pétrole. »

Le CR de Byrd contient de nombreux passages ou ils trouvèrent du pétrole dans l’eau au cours du voyage: « Dans un intervalle de 30 minutes dans le Rocky Bayou et le Boggy Bayou, nous avons trouvé 4 zones de la taille d’un terrain de football avec du pétrole sur l’eau… Nous naviguions vers l’Est et juste apres le pont de Mid Bay, nous avons trouvé 2 âcres de pétrole et une bouteille d’eau pleine de pétrole brut. A ce stade, le lieutenant des gardes-côtes en avait vu assez pour ordonner un deuxième trip avec les officiel de BP et de l’EPA.

Le jour savant, 28 juillet, Byrd écrivit:

« A bord avec des officiels de BP, un officiel de Parson, deux lieutenants des gardes-côtes et un officiel d’EPA. Premier arrêt, l’île aux crabes de Destin ou nous avons trouvé des boules de goudron, des poissons morts et une quantité importante d’algues sargasses mortes également. Tous les officiels ont eu l’air très préoccupés de nos trouvailles. »

Le rapport continue a lister plus de découvertes de pétrole et ajoute: « Aux yeux des officiels de BP, des gardes-côtes et d’EPA, cela était bien assez de produits pétroliers découverts pour ré-ordonner plus de vaisseaux du programme VOO pour servir de premiere ligne de défense contre cette pollution toxique. Aujourd’hui, la VOO de Destin est toujours opérationnelle avec la moitié de ses effectifs dans la baie et la moitié dans le golfe avec des endroits comme par exemple Walton County demeurant complètement a découvert sans protection aucune ! Je me doute que les parties impliquées ont de bonnes intentions, mais rien n’a été fait. »

« Quelqu’un est en train d’arrêter ce processus », a dit Yerkes a Truthout, « Ce gars Allen s’est insurgé a la base aérienne de Tyndall la même nuit qu’ils ont épandu les dispersants sur le pétrole devant Destin, et il a dit que nous allions utilisé les bateaux de pêche de chaque zone pour faire le boulot, même au-delà de nettoyer le pétrole. Le lendemain, tous les bateaux Caroline étaient équipés de barrières flottantes, et personne d’autre n’a été réactivé. »

« Ils mentent a propos de cette affaire, et cela me rend furieux », dit il, « Je suis seul, je suis le seul qui ait la volonté de se battre. J’ai beaucoup d’amis qui veulent aussi dire ce qu’ils pensent et parler. Ils savent que les gardes-côtes et BP mentent; mais ils ne parleront pas car ils sont payés et ils ne veulent pas perdre cela aussi. Ils disent qu’ils trouvent toujours plus de pétrole, tout le temps; mais les gardes-côtes disent qu’ils testent les eaux et que tout va bien, c’est en sécurité. Je sais très bien qu’ils ne testent rien, et nous avons entendu les C-130 toutes les nuits en Juillet. »

Il y a une séquence claire que tous les travailleurs du programme VOO rapportent de maniere consistante:

-Les employés du VOO reperent le pétrole.
-Ils sont ensuite envoyés quelque part ailleurs par quelqu’un de la chaîne de commande.
-Les dispersants sont ensuite épandus par des contractés du dehors sur les vaisseaux Caroline, généralement de nuit, ou des avions sont utilisés pour les épandages ayant pour but de couler le pétrole.
– Le pétrole paraît avoir « disparu », ainsi plus aucune autre mesure n’est appliquée.

« Des surfers reviennent avec du pétrole sur eux. » continua Yerkes, « Il y a des plongeurs qui nous disent qu’il est sur le fond. Nous avons des employés du VOO qui sont venus nous parler apres avoir trouvé une couche de pétrole de 7cm d’épaisseur a la surface de l’eau la semaine dernière; ils y retournèrent, et le pétrole avait disparu. »

« Nous avons des témoignages de gens qui ont des messages malveillants sur leur voiture, des menaces au téléphone. Je ne veux pas devenir l’une de ces personnes. J’essaies de développer mon profil individuel, ainsi ils ne déconneront pas avec moi », ajouta Yerkes, « Je désire que la vérité soit dite, que le public sache. J’essaies que BP et le gouvernement viennent dire ce qu’il en est au lieu de mentir au public sur ce qui se passe. Je veux savoir combien de dispersant ils utilisent, ou est le pétrole, et quels sont les effets que tout cela a sur nous. Quelqu’un ment… et nous voulons la vérité. »

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