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Guerre contre l’Iran: ou sont les vrais psychopathes ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, BP et marée noire golfe du mexique, crise mondiale, guerre iran, guerres imperialistes with tags , , , on 27 septembre 2010 by Résistance 71

Les armes de destruction massive de l’occident

par le Dr. Pascal Sacré

Url de l’article original:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21175

« L’Iran voudrait se doter de l’arme nucléaire. » « Et nous devons tout faire pour l’en empêcher.» Effectivement, la majorité des médias et des gouvernements occidentaux nous pousse à craindre cette menace qui ne ferait aucun doute.  Ils sont très sûrs d’eux, péremptoires, catégoriques.  Pourtant, ces médias et gouvernements, toujours les mêmes, au Royaume Uni, et aux Etats-Unis en tête, nous ont déjà menti, de façon flagrante, ou substitué la propagande à l’information honnête et véritable [1-2].

Par rapport au passé, la France a rejoint le groupe des gouvernements soumis au complexe militaro-industriel et au système financier anglo-saxons [3]. Ce complexe militaro-industriel et ce système financier veulent conquérir des marchés, détourner pour eux-mêmes des ressources énergétiques, dominer des populations, y compris les leurs, et surtout, justifier leur existence et préserver leur place, tout en haut de la chaîne alimentaire mondiale. Ils n’ont que faire de la vérité.

Dans la version psychologique de cette guerre contre la vérité, composante très importante de la guerre mondiale et sans fin lancée par le tandem Bush-Cheney en septembre 2001, l’Iran est devenu une cible de choix, et subit des attaques de tous côtés.

Vous avez remarqué ?

Pour envahir la Yougoslavie, la faire éclater, et la soumettre au diktat occidental : diabolisation de la Serbie et de Slobodan Milosevic.

Pour envahir l’Afghanistan, en faire une colonie anglo-saxonne et pouvoir voler ses précieuses ressources : diabolisation des Talibans, autrefois décrits comme de très bons amis de l’administration US.

Pour envahir l’Irak : diabolisation de Saddam Hussein, lui aussi un très bon ami des néoconservateurs US.

Pour ces deux derniers exemples, la créature mythique Ben Laden, sorte de Kraken moderne, et son club, Al-Qaida, sortis opportunément de leur boîte par l’Empire anglo-saxon, ont servi de mèche d’allumage…

Maintenant, l’Iran.

Le gouvernement iranien aurait truqué le résultat des élections de juin 2009[4].  Le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, aurait volé la victoire à son opposant, le favori des Occidentaux, Hossein Mousavi. Pour l’électeur occidental, tellement mieux loti, lui qui a la chance d’avoir des présidents comme Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou des Premiers Ministres sincères, dévoués, et désintéressés, il est tout bonnement impensable de choisir le terrible dictateur religieux antisémite Mahmoud Ahmadinejad !

Comment est-ce possible ?

Seul un horrible bidouillage de l’élection peut l’expliquer.

Pourtant, de ce que nous savons grâce au travail de véritables journalistes et auteurs non inféodés aux puissances occidentales dominantes, il semble bien que la majorité du peuple iranien, 24,5 millions de voix (63,3% des suffrages), ait effectivement choisi de reconduire Ahmadinejad à leur tête [5].

Quelle horreur !

Bien sûr, si cela est incompréhensible pour les habitants de ‘Medialand’, de ‘Disneyland’ et de ‘Curedausteriteland’, c’est tout à fait logique pour un grand nombre d’Iraniens.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le système iranien d’accès aux soins de santé a permis de réduire de 70% la mortalité infantile dans ce pays, l’Iran islamiste, en 30 ans [6]. Contrairement aux Etats-Unis où malgré les dizaines de millions de dollars injectés par le gouvernement fédéral (où vont-ils vraiment ?), les soins médicaux primaires dans beaucoup de régions sinistrées et pauvres sont restés très peu performants, avec une mortalité infantile énorme dans certaines régions (comme le delta du Mississipi) et où l’espérance de vie reste trop faible pour un pays soi-disant si évolué.  C’est au point que des pédiatres étatsuniens s’intéressent au système des maisons de santé iranien et voudraient l’importer dans les régions du Sud des Etats-Unis, les plus frappées par la misère et les maladies [7].

De cela, les médias et gouvernements occidentaux, acharnés à répandre le bobard de l’élection truquée en Iran, ne vous disent rien.

Ahmadinejad est beaucoup plus proche, dans son programme électoral, des millions d’Iraniens habitant dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages, que Mousavi, le champion des classes moyennes et aisées minoritaires et qui voudraient imposer à tout le pays le système à l’occidentale, le meilleur (pour elles) et cela ne se discute pas [8].

L’ouragan d’austérité qui se prépare à fondre sur l’Europe, pulvérisant tous les garde-fous sociaux durement acquis et terrassant les plus faibles, les plus démunis, témoigne du contraire.

« Un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, […] montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire, c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin.

Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie [l’ethnie de Mousavi], Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre » [9]

Mahmoud Ahmadinejad est le président légitime de la République d’Iran. C’est lui que la majorité des Iraniens a choisi. Pas tous les Iraniens, mais la majorité.

Les électeurs de Ségolène Royal, en France, en 2007, ont-ils violemment manifesté dans la rue, par millions, quand le résultat du scrutin fut connu ? Par Twitter, Facebook et des millions de sms, ont-ils alerté le monde entier du vol de leurs élections, chose forcément évidente puisque leur candidat n’avait pas gagné ?

Pour ceux qui diraient qu’un trucage électoral ne risque jamais d’arriver en Occident, le pays des médias honnêtes, des cures d’austérité, des patrons et des ministres intègres, le film « Hacking Democracy » [10] (« La Démocratie Piratée ») nous démontre toutes les zones d’ombre qui entachent les élections US de 2000, celles qui ont mené au pouvoir Georges W. Bush.

En France, lors de la dernière élection présidentielle de 2007, près de 1,7 millions de Français ont voté à l’aide de machines électroniques [11], des machines à frauder selon l’association à but non-lucratif BlackBoxVoting.org.

Continuons à scruter les nouvelles de ‘Medialand’ concernant l’Iran.

Les manifestations des partisans de Mousavi ont été réprimées dans le sang.

Les minorités juives sont opprimées.

Ahmadinejad nie l’holocauste et veut détruire Israel.

Les femmes sont traitées de façon inhumaine et les condamnés à mort le sont par les moyens les plus barbares comme la lapidation.

L’enjeu n’est pas de faire de l’Iran un pays champion des droits de l’homme, d’ignorer la souffrance d’un certain nombre de femmes iraniennes, de nier que des mises à mort inhumaines y sont pratiquées…

Ceci dit, connaissez-vous une mise à mort…humaine ?

Le concept de « balle à blanc » [12], pratiqué au pays des Champions autoproclamés de la démocratie, les Etats-Unis, rend-il la mort plus humaine à nos yeux si sensibles ?

L’enjeu est de rétablir le gris et toutes ses nuances, là où les médias manipulateurs ne voudraient nous montrer que du « blanc » (le système à l’occidentale), ou que du « noir » (le système iranien d’Ahmadinejad à renverser absolument).

Les pays défenseurs du système à l’occidentale, ou présentés comme « blancs », irréprochables par ‘Medialand’, n’ont aucune leçon à recevoir de l’Iran en matière de répression violente de manifestations de populations civiles, même pacifiques.

Ainsi les Israéliens sont coutumiers de répression dans le sang de Palestiniens osant défier, même pacifiquement, leurs oppresseurs [13].  Un Palestinien, sa vie, sa dignité, valent-elles moins que celles d’un Tibétain ou celle d’un Juif ?  La réponse à cette question est fondamentale car si c’était le cas, nous ne sommes alors vraiment pas les preux chevaliers qui voudrions sauver les femmes iraniennes, ou les condamnés à mort de la lapidation, mais seulement des démagogues hypocrites pour qui la vie de certains humains, dans un certain contexte, est plus importante que celle d’autres humains.

A chaque réunion du G20, les manifestations sont réprimées en Occident avec une violence inouïe, sans distinguer hommes, femmes, enfants ou vieillards, par des forces de l’ordre de plus en plus équipées. Les policiers sont désormais encadrés par des paramilitaires, équipés de Hummers avec canons à ultra-sons et toutes sortes d’armes sophistiquées, non létales mais pouvant infliger de terribles souffrances [14].

Si la Birmanie [15] et l’Arabie Saoudite ne menacent pas ouvertement Israël et ne veulent pas devenir nucléaires, ce sont des dictatures de type militaire, intolérantes à toute forme d’opposition, écrasant toute manifestation, traitant la femme comme un objet et mettant à mort leurs condamnés (parfois pour des broutilles) de la façon la plus barbare qui soit, par exemple en les décapitant avant de les crucifier, comme en témoigne certains rapports d’Amnesty International : « En Arabie saoudite, les peines de mort sont invariablement prononcées et appliquées à l’issue de procès iniques et secrets. » [16].

Pour terminer, la dernière balle de propagande en date lancée à la face de l’Iran, par nos médias que « toute » injustice, et que « toute » barbarie dans le monde devraient insupporter, emmenés par le défenseur des opprimés, sauf ceux de Guantanamo, le « philosophe » Bernard-Henry Levy [17], serait l’intolérable condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, pour un crime aussi futile que l’adultère [18].

D’abord, cela fait étrangement penser à l’histoire des couveuses du Koweït, renversées, selon les médias de l’époque, sans ménagements par les soldats irakiens de Saddam, avant la première guerre du Golfe, en 1991, une véritable intoxication médiatique qui avait néanmoins réussi à emporter l’adhésion des peuples occidentaux bien-pensants à une effroyable guerre asymétrique de plus [19].

Cela fait aussi penser aux charniers de Timisoara [20], aux armes de destruction massives, bactériologiques de Saddam Hussein, à tous les mensonges sur le 11 septembre 2001, à toutes les morts soi-disant causées par la grippe H1N1 lorsque ‘Medialand’ fut pris de fièvre hystérique en 2009, pour le plus grand bonheur des multinationales pharmaceutiques.

Comme pour le bobard de l’élection truquée, il semble qu’on ne nous dise pas tout.

Toujours grâce au travail de véritables journalistes et auteurs non inféodés aux puissances occidentales dominantes, nous savons que Sakineh ne sera pas lapidée [21] et que sa condamnation à mort n’est pas pour adultère, mais pour meurtre, un acte particulièrement sordide en plus, puisque le mari fut drogué puis assassiné dans son sommeil par l’amant [22]. Cela ne justifie pas de mettre à mort cette dame. Rien ne justifie, nulle part, la mise à mort d’un être humain, hormis la légitime défense peut-être. Le débat devrait donc se situer à ce niveau : êtes-vous pour ou contre la peine de mort ?

Dans ce cas, nous pouvons nous intéresser à la Birmanie, à l’Arabie Saoudite, aux Etats-Unis, dont le système juridique inique et cynique est reconnu par certains acteurs de ce système lui-même, comme étant l’un des plus injustes au monde [23].

Dans ce cas, nous pouvons avec la même hargne médiatique nous en prendre à la condamnation à mort aux Etats-Unis de Teresa Lewis, une autre pauvre femme, déficiente mentale, dont la vie sera bientôt effacée de la surface de la Terre, dans l’indifférence générale…des Occidentaux [24].

A ceux qui avanceraient que finalement, peu importe, si, grâce à ce tapage, une vie, en Iran, peut-être sauvée, je réponds que ce n’est pas un point de détail, un hasard sans conséquences, si cet empathie soudaine des médias pour une femme, une meurtrière, et si leur acharnement à l’arracher à sa condamnation (qui ne sera pas la lapidation), concerne l’Iran.  Cette femme-là, cette condamnation-là, dans ce pays-là. A ce moment-là.  Il n’y a rien de fortuit. Rien de sincère. Et vos émotions en sont l’enjeu.

Si aucun référendum populaire ne précédera la mise à feu des missiles vers l’Iran, cela paraît clair, il ne faut toutefois pas sous-estimer la réaction des populations, une fois l’ampleur des pertes civiles connues, bien que ‘Medialand’ fasse tout pour en camoufler la portée. Comptez sur les journalistes « intègres » qui nous désinforment à longueur de journée, pour cela.

C’est le mouvement anti-guerre, des gens comme vous et moi, aux Etats-Unis, qui a fait cesser la boucherie au Vietnam et fait reculer Nixon [25].  Ce n’est pas le manque de balles ou d’idées dans l’esprit des meurtriers US. La réaction populaire, sa force, sa vitesse d’apparition, dans le cas d’une guerre finalement déclarée contre l’Iran, seront conditionnées par l’image que tous auront de l’Iran d’Ahmadinejad à ce moment.

Ahmadinejad et son gouvernement, démocratiquement élus, ne veulent pas détruire tous les juifs et effacer Israel de la surface de la Terre. Par contre ils veulent, comme une majorité d’Iraniens qui ont voté pour eux, faire cesser les guerres impériales menées par les Etats-Unis, et Israel, dans la région. Ils veulent que le génocide pratiqué à l’égard des Palestiniens, leur déportation, leur emprisonnement dans d’énormes enclos à ciel ouvert, sans infrastructures civiles que n’importe quel état mérite, cesse !  Il est vrai, personne ne peut le nier, que le principal obstacle entre ce souhait et la réalité, c’est Israël.

Ce n’est pas le Hamas. Ce n’est pas Ben Laden. Ce n’est pas Ahmadinejad. C’est Israel. Le dernier massacre, celui de Gaza, à coup de plomb durci et d’uranium appauvri, a ravivé la tension entre les deux pays, deux conceptions du monde, et l’a mené à son paroxysme.

Dans la région, l’Iran et ce gouvernement-là sont les défenseurs les moins hypocrites et les plus intransigeants des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza qui subissent, parce qu’ils sont dans le chemin des visées hégémoniques d’Israel, et non à cause de leurs roquettes artisanales, un véritable enfer.

Par ailleurs, plus de vingt-mille juifs vivent en Iran, sans subir la moindre humiliation de la part du régime dominant [26], même si, comme partout, en Iran moins que dans certains endroits du monde, des extrémistes se déchaînent parfois sur eux verbalement.

Ces extrémistes, comme ‘Medialand’ voudrait pourtant nous le faire croire, ne sont pas le régime au pouvoir.  Sur ce plan, si leur empathie était vraiment sincère et non un coup de poker politique, les leaders occidentaux, européens et nord-américains, devraient se joindre à l’Iran et faire cesser l’intolérable calvaire palestinien.

Un Iran nucléaire serait peut-être le meilleur antidote à la folie d’Israël (le gouvernement actuel au pouvoir), une folie aujourd’hui insensible à tous les appels à la raison.

Israel est le véritable état religieux extrémiste de la région qui utilise des prétextes religieux pour justifier ses actes, son armement nucléaire clandestin et son attitude inhumaine vis-à-vis de minorités. Ce n’est pas l’Iran. Ceci est un fait, et non une déclaration antisémite.

Quant à ce désir d’armes nucléaires dont on accuse l’Iran, refusant de les croire quand ils disent vouloir disposer d’installations à visée civile [27], comme pour les armes de destruction massive irakiennes en son temps, ce projet militaire n’est pas prouvé aujourd’hui, ni par Israël, ni par les Etats-Unis, ni par l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Déjà en 1998, à l’époque, les inspecteurs des Nations Unies pour le désarmement en Irak avaient eu beau nier l’existence de cet arsenal fantasmé par les anglo-saxons, rien n’y a fait. La guerre était programmée de toute façon [28].

Alors, avez-vous toujours aussi peur de l’Iran d’Ahmadinejad ?

Petit voyage au paradis, les armes de destructions massives de l’Occident

Quittons l’Iran « lapideur et aux sombres objectifs nucléaires », un fantasme des Etats-Unis, et visitons le fabuleux Occident, donneur de leçons et gardien de la morale mondiale.

La cure d’austérité préconisée par le FMI

Le FMI est le meilleur ami de l’homme, vous ne trouvez pas ?

Le Fonds Monétaire International, pas plus que la Banque Mondiale, n’ont rien d’International, ni de Mondial.  Menés aujourd’hui par le « socialiste » Dominique Strauss-Kahn et par Robert Zoellick, deux « philanthropes » accomplis, le FMI et la Banque Mondiale sont toutes deux des organisations sous contrôle des Etats-Unis, et des Occidentaux [29]. Appelons un chat un chat. Ce sont le Fonds Monétaire Occidental et la Banque d’Occident.  Tels sont les termes corrects, que tous les journaux honnêtes devraient utiliser.  Ces organismes appliquent des mesures injustes et malhonnêtes à tout le monde (en ce sens, ils sont international, mondial) et travaillent pour les riches, les 400 milliardaires étatsuniens et du reste du monde, un club transnational plus puissant que les gouvernements [30].

Pour que le monde comporte 400 supers milliardaires, comprenez-vous qu’il faut absolument des milliards de pauvres, et même très pauvres sur la Terre ?

Le FMI est un des nombreux moyens d’y arriver.

Après s’être occupé de nombreux pays, dont la Grèce récemment, il s’est jeté, tel un vautour affamé, sur le Pakistan déjà durement touché par des inondations [31].

Ne riez pas, Occidentaux, toute l’Europe se trouve à présent dans son collimateur.

‘Medialand’ utilise, comme à son habitude, le terme bien propre de « réformer » [32].

Entendez par là « baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. »

‘Réformer’ est en fait ‘piller’, ‘saigner’, ‘dévaliser’.

« Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution [le FMI] pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.). Il n’a jamais présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre…

Les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales.

Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger.

L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.

Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation. »

Le transfert de richesses s’opère des pauvres vers les riches. L’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme ‘international’ : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages », par des entreprises occidentales, états-uniennes [33]. La guerre économique et la corruption des élites nationales suffisent souvent à l’empire anglo-saxon, qui sert le complexe militaro-industriel et le système financier occidental,  pour arriver à ses fins.Si le FMI et les « assassins économiques » échouent, alors vient le temps des bombes et des assassinats, après une habile manipulation de l’opinion des masses populaires.

« Ce que l’on nomme ‘mondialisation’, à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire, le FMI étant une arme parmi d’autres ».

Les plans moralisateurs, culpabilisants du FMI, et les discours des « experts » chargés de lui préparer le terrain, ne doivent pas faire oublier que c’est la recherche effrénée de profits, sans limites, avec la complicité de certains ministres, qui a mené des banques à la banqueroute, et qu’au lieu de sanctionner  les irresponsables et juger les escrocs, de responsabiliser les institutions fautives et des les impliquer durement dans leur remise à niveau, c’est par un transfert de richesses publiques, appartenant à toute la population, que le sauvetage des banques et des gros actionnaires a eu lieu. Le FMI, toujours aidé par les complices du premier vol, restés en place, parfois récompensés même, voudrait nous piller une deuxième fois.

« Par ailleurs, alors que le Fonds impose des gels -voire des baisses- de salaire un peu partout, celui de son directeur général, le socialiste français Dominique Strauss-Kahn, a connu une hausse supérieure à 7% lors de son arrivée, pour se stabiliser à un demi-million de dollars par an. » [34].

Saviez-vous qu’en Ukraine, parce que le gouvernement de Viktor Iouchtchenko avait voulu augmenter de 20% le salaire minimum de sa population, fin octobre 2009, le FMI avait de suite suspendu son programme de « sauvetage » ?

La Roumanie, l’Islande sont des exemples flagrants, récents, de prédation du FMI.

Pour obtenir l’ argent du FMI, que celui-ci possède déjà par transfert des richesses des pays pauvres vers les pays riches, il faut augmenter ses impôts, tailler dans les dépenses publiques, diminuer les salaires des fonctionnaires et fermer des dizaines d’écoles et d’hôpitaux [35].

Oui, le FMI est bien le meilleur ami des 400 milliardaires du monde entier et un des pires prédateurs de l’humanité.

Corexit et globules rouges, BP, une multinationale qui vous respecte

BP, tristement célèbre avec la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique, est le symbole de toutes ces multinationales qui détruisent le monde avec arrogance et autant d’empathie qu’un requin lorsqu’il coupe une otarie en deux.

La compagnie BP, et ses partenaires, Halliburton, Anadarko, Transocean [36].

BP est le symbole de ces multinationales plus puissantes que les gouvernements, dictant leur conduite à des institutions fédérales normalement au service des populations, payées par leurs impôts, faisant de l’administration Obama, de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), de l’EPA (Environmental Protection Agency), de la Garde Côtière US, des pantins dans les mains de BP.

Le Corexit est un dispersant de surface pour marées noires.

Le Corexit 9500 décompose le pétrole brut en petites boulettes d’hydrocarbure et une bouillie de pétrole aqueux qui s’infiltre sous les barrages mis en place pour protéger les nurseries de poissons, les parcs à huîtres…Le propylène glycol, un composant majeur du Corexit 9500, est mesuré dans les eaux du Golfe à 150 fois la concentration létale [37]. Le Corexit est un pesticide neurotoxique, interdit dans d’autres pays.

Le remède est plus toxique que le problème. BP est impliqué avec la société qui fabrique le Corexit [38] utilisé sous sa version interdite en Angleterre notamment, du moins près du littoral. La doctoresse en toxicologie Susan Shaw, fondatrice et directrice de l’Institut de recherche environnementale marine dans le Golfe du Mexique a étudié les effets du produit utilisé par BP [39]. Le Corexit fait éclater les globules rouges, entraîne des hémorragies internes et des lésions hépatiques et rénales, dont souffrent des milliers de Louisianais aujourd’hui. C’est en se combinant au pétrole que le Corexit atteint sa toxicité maximale, passant directement à travers la peau. Les solvants du dispersant font rentrer le pétrole à travers la peau et le font pénétrer dans les cellules, les organes.

Le docteur en biologie et toxicologie marine Chris Pincetich affirme que le Corexit disloque les membranes cellulaires [40].  L’EPA, quant à elle, a basé ses conclusions sur la toxicité du Corexit de BP en étudiant les effets sur les poissons après seulement 96 heures d’exposition. Comme les poissons ne sont morts, tous, qu’après deux semaines, elle a conclu à l’innocuité du produit [41]!

Chez BP, comme chez toutes ses consœurs, le profit passe avant tout.

Comme le décrivait le Washington Post, sur base de documents internes provenant du pétrolier, BP « a bafoué la sécurité en négligeant l’équipement âgé, a fait pression sur ses employés afin qu’ils ne signalent pas les problèmes et a écourté voire retardé les inspections afin de réduire les coûts de production.» [42]

« Selon l’agence de santé de l’Etat de Louisiane, les ouvriers de BP deviennent de plus en plus malades après avoir respiré les vapeurs produites par les ‘dispersants’ toxiques et par le pétrole. Les émissions des deux produits combinés étant encore plus dangereuses pour la santé. En conséquence, BP a ordonné à ses employés de ne pas se présenter aux centres médicaux de l’Etat, mais à ceux de l’entreprise. Dans le même temps, la direction de BP interdisait à ces mêmes salariés, sous peine de devoir prendre la porte, de porter des appareils respiratoires pour se protéger des émanations, avec toujours le même souci, celui de l’image. »

« La plupart de ces ouvriers de nettoyage…ne peuvent pas non plus compter sur le soutien d’Obama. En dépit d’une pétition qui a recueilli les signatures de centaines d’associations et de dizaines d’hommes politiques, la Maison Blanche a refusé d’exiger de BP que ses ouvriers soient munis de respirateurs. » [43]

Quand l’EPA a essayé d’interdire à BP l’utilisation du Corexit, l’agence s’est fait remonter les bretelles et a dû baisser d’un ton et de toute façon, malgré ses recommandations revues à la baisse, les gardes-côtes fédéraux ont accordé à BP pas moins de 44 dérogations. [44] Parce que le produit est fabriqué par une entreprise de laquelle BP est proche, la multinationale préfère l’utiliser, alors que d’autres dispersants seraient beaucoup moins toxiques et dans certains cas deux fois plus efficaces [45].

Alors qui dirige vraiment les Etats-Unis ? Obama ? Ou BP ?

L’impact de cette catastrophe provoquée par les négligences d’une firme privée sans foi ni lois ne se limitera pas au Golfe du Mexique mais s’étendra au monde entier.

Ainsi,

« L’ensemble de la ‘rivière d’eau chaude’ qui s’étend des Caraïbes jusque sur les bords de l’Europe de l’Ouest se meurt à cause du Corexit que l’Administration Obama a permis à BP d’utiliser pour cacher l’ampleur de la catastrophe pétrolière du Deepwater Horizon de BP.

Les quelque deux millions de gallons du Corexit, ainsi que plusieurs millions de gallons d’autres dispersants, ont fait que la majeure partie des deux cents millions de gallons de pétrole brut, qui ont jailli depuis des mois de la tête du puits BP et des autres sites avoisinants, de surtout couler au fond de l’océan.

Cela a contribué à dissimuler une grande partie du pétrole, avec l’espoir que BP pourrait sérieusement réduire les amendes fédérales du désastre pétrolier.

Cependant, il n’existe actuellement aucune façon efficace de nettoyer le fond du Golfe du Mexique, dont environ la moitié est couverte de pétrole brut.

En outre, le pétrole s’est écoulé le long de la Côte Est de l’Amérique et jusque dans l’Atlantique Nord, et il n’y a aucun moyen de nettoyer efficacement ce pétrole des fonds marins.

Cette énorme quantité de pétrole brut recouvrant une zone aussi immense a sérieusement affecté les systèmes actuels du courant Loop, du Gulf Stream et de l’Atlantique Nord, en brisant les limites des couches du jet d’eau chaude. » [46]

Tout ce système est un des principaux processus de thermorégulation mondiale qui régularise les températures de la planète. « Nous pourrions être en train d’entrer dans une toute nouvelle ère glaciaire complète…

L’utilisation du Corexit et des autres dispersants par BP, avec la pleine coopération de l’Administration Obama, a créé le danger le plus important dans toute l’histoire de cette planète. C’est ce qui arrive quand une grande nation glisse pour devenir un type de nation du Tiers-Monde, où l’argent seul est la force motrice essentielle dans toutes les actions du gouvernement. » [47].

Radiations, le cadeau de l’Empire occidental au monde entier

Pour terminer ce panorama non exhaustif de l’Occident qui nous veut du bien, contrairement à l’Iran des Mollahs qui mériterait selon ses détracteurs qu’on risque un hiver nucléaire global, parlons de l’uranium appauvri, cadeau des civilisations évoluées et libératrices aux pays pauvres et opprimés. L’uranium appauvri permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments. Soyons certains que l’Iran aura sa ration d’uranium appauvri, si la « diplomatie » échoue.

Depuis le déferlement « libérateur » des hélicoptères et des tanks anglo-saxons, après la pluie de bombes offertes par les multinationales étatsuniennes de la même famille que BP, les habitants de Fallujah, une entité de 300 000 habitants de l’Irak dévasté, ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens.  Cette « probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans.

Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux record : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! Le « sexe ratio » (le taux comparé d’hommes et de femmes au sein d’une population) est totalement anormal dans la tranche des 0-4 ans vivant à Fallujah où l’on enregistre un déficit de naissances de garçons de 18% ! D’une manière générale, le nombre de naissances a chuté, sans que l’on sache encore si cela est dû à une baisse de la fertilité ou à un nombre plus élevé de fausses couches… Ou aux deux. »

«Les radiations provoquent en effet des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants. C’est ainsi que des malformations génétiques sont observées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima. » [48]

À Fallujah, l’Iran doit sembler bien moins menaçant, même nucléaire, que l’Empire du Bien commandé par les 400 milliardaires de la planète.

Iran ou Occident ?

De qui avez-vous le plus peur aujourd’hui ?

Des armes de destruction massives de l’Occident, bien réelles, que l’Empire anglo-saxon utilise tous les jours devant vos yeux, certaines sur les habitants de pays lointains, d’autres sur leurs propres populations ?

Du FMI, du Corexit, de l’uranium appauvri ?

De BP, d’Halliburton, de Monsanto, d’Exxon, les véritables gouvernements de l’Occident, semeurs de guerres et de produits toxiques ?

Ou d’Ahmadinejad ?

Sources :

[1] http://www.liberation.fr/monde/0101605464-irak-blair-savait-qu-il-n-y-avait-pas-d-armes-de-destruction-massive

[2] http://www.liberation.fr/monde/010123608-les-935-mensonges-de-l-administration-bush-sur-l-irak

[3] http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=925&var_recherche=arab

[4] Iran : le bobard de l’ « élection volée », http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14037

[5] Op.cit.

[6] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17799

[7] Op.cit.

[8] Iran : le bobard de l’ « élection volée », op.cit.

[9] Op.cit.

[10] http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html

[11] http://www.dailymotion.com/video/x1g877_machines-a-voter-machines-a-frauder_news

[12] http://www.legrandsoir.info/La-balle-a-blanc.html

[13] Répression israélienne sauvage contre les manifestations palestiniennes pacifiques : http://ism-france.org/news/article.php?id=13529&type=temoignage

[14] http://www.dailymotion.com/video/xam341_g20-de-pittsburgh-l-etat-policier-e_news

[15] Birmanie : répression contre les opposants, Rangoun est le théâtre de violents affrontements : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-959911,0.html

[16] En Arabie saoudite un condamné a été décapité et crucifié :

http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/saudi-arabian-man-beheaded-and-crucified-20091208

[17] Pour masquer les activités secrètes des médecins de Guantánamo, la Navy a organisé des voyages de presse à l’attention de journalistes complaisants. Ainsi, l’essayiste français Bernard Henry Lévy a-t-il volontiers joué le témoin de moralité en visitant ce qu’on a bien voulu lui montrer. Dans son livre American Vertigo, il assure que cette prison ne diffère pas des autres pénitenciers états-uniens et que les témoignages de sévices qu’on y pratiquerait « ont été plutôt gonflés » (sic) [American vertigo, par Bernard-Henry Lévy, Grasset & Fasquelle 2006.]

Le secret de Guantánamo : http://www.voltairenet.org/article162377.html

[18] Le scandale Sakineh : http://www.voltairenet.org/article166999.html

[19] 17 janvier 1991, Opération Tempête du désert, Piège et désinformation, paragraphe 5 : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19910117

[20] Le charnier de 1989, une falsification célèbre.

Article détaillé : Affaire des charniers de Timişoara.

On rapporta qu’il y aurait eu 1 104 tués et 3 352 blessés pendant l’insurrection contre le chiffre réel de 93 morts à la fin. Les images de cadavres dont l’origine véritable avait été cachée furent abondamment diffusées dans le monde entier. Ce n’est qu’en février 1990 qu’il fut officiellement enfin établi qu’il s’agissait là d’une intoxication. Le nom de Timişoara est dès lors resté associé aux manipulations dont les médias sont toujours susceptibles d’être à la fois les dupes et les relais3. Surtout les relais, car dès la première diffusion des images au public de télévision il était parfaitement visible, pour un observateur un tant soit peu attentif et les journalistes se devraient de l’être professionnellement, que les corps déterrés portaient de nombreuses cicatrices, qui plus est de plaies soigneusement recousues trahissant des interventions chirurgicales.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Timi%C5%9Foara#Le_charnier_de_1989.2C_une_falsification_c.C3.A9l.C3.A8bre

[21] Les autorités iraniennes n’ont pas l’intention de lapider Sakineh (communiqué) : http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=72231

[22] Le scandale Sakineh , op.cit.

[23] The Triumph of Evil: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20876

[24] Teresa Lewis risque d’être exécutée dans 48h aux Etats-Unis dans l’indifférence médiatique générale : http://www.futurquantique.org/?p=11560

[25] Richard Nixon, the memoirs of Richard Nixon, New York, Grosset and Dunlap, 1978. “Bien que j’aie publiquement persisté à ignorer la controverse anti-guerre, […] je savais que, après toute cette contestation et après le Moratoire [les manifestations nationales d’octobre 1969], l’opinion publique américaine serait profondément divisée à propos de toute escalade militaire. »

La loi et la justice, Law and Justice, © Howard Zinn, 1990.

[26] Nucléaire iranien, Yves Bonnet, Editions Michel Lafon, 2008, pp. 354-355

[27] Absence de l’élément clé : la preuve, dans les estimations alarmistes sur le programme nucléaire iranien :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=4378

[28] Guerre à l’Irak, ce que l’équipe Bush ne dit pas, William River Pitt, entretien avec Scott Ritter, ancien inspecteur des Nations Unies.

[29] Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations : http://www.wsws.org/francais/News/2010/sep2010/paki-s17.shtml

[30] Bill Gates, Warren Buffett et les 400 milliardaires : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21124

[31] Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations, op.cit.

[32] Le FMI attaque l’Europe : http://www.internationalnews.fr/article-le-fmi-attaque-l-europe-52161779.html

[33] Op.cit.

[34] Ouragan d’austérité sur l’Europe : http://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=5781

[35] Révolte contre l’UE et le FMI: la Grèce, l’Islande et la Lettonie pourraient montrer la voie :

http://www.oxygene.re/exportation/pdf/?id=74614&table=actualites

[36] The Gulf oil disaster truth, By Wayne Madsen: http://onlinejournal.com/artman/publish/article_6106.shtml

[37] Op.cit.

[38] Ce que les grands médias ne disent pas sur le nettoyage de la marée noire, Paul Fassa

[39] Le Dr Susan Shaw expose les dangers du Corexit : http://www.youtube.com/watch?v=OeeagOtxIPE

[40] Le Dr Chris Pincetich donne son point de vue : http://www.youtube.com/watch?v=1FxfYqnlQ50

[41] Toxicologists: Corexit “Ruptures Red Blood Cells, Causes Internal Bleeding”, « Allows Crude Oil To Penetrate “Into The Cells” and “Every Organ System » http://www.washingtonsblog.com/2010/07/toxicologists-corexit-ruptures-red.html

[42] BP, entreprise sado-mazout ! http://www.bakchich.info/BP-entreprise-sado-mazout,11435.html

[43] Op.cit.

[44] Exceptions swallow the rule: « Rare cases » turn into daily approvals for dispersant use: http://blogs.edf.org/nanotechnology/2010/07/07/exceptions-swallow-the-rule-rare-cases-turn-into-daily-approvals-for-dispersant-use/

[45] Marée noire: les dispersants utilisés par BP sont-ils toxiques pour l’environnement ?

http://www.20minutes.fr/article/405882/Planete-Maree-noire-les-dispersants-utilises-par-BP-sont-ils-toxiques-pour-l-environnement.php

[46] Le Gulf Stream et le courant de l’Atlantique Nord à l’agonie : http://pleinsfeux.com/gulf-stream-courant-atlantique-nord-agonie/

[47] Op.cit.

[48] L’héritage cancérigène de l’armée américaine en Irak : http://www.bastamag.net/article1165.html

Marée noire du golfe du Mexique: Mensonges et maquillage… Quand BP et l’administration Obama jouent de concert un air de pipeau

Posted in actualité, écologie & climat, BP et marée noire golfe du mexique, désinformation with tags , , on 23 août 2010 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un excellent article du journaliste d’enquête américain Dahr Jamail, qui s’est illustré auparavant par sa couverture objective, sans complaisance et hors propagande de la guerre d’Irak.

Il est aujourd’hui dans le golfe du Mexique pour enquêter, recueillir les témoignages de ceux qu’on n’entend jamais, les premiers concernés: les résidents et les citoyens qui vivent dans la zone sinistrée par cette marée noire aux proportions historiques, mais dont l’impact réel est completement étouffé par les mensonges quotidiens des officines du gouvernement toutes a la solde de BP, qui agit la-bas comme le maître absolu des lieux. L’administration Obama est pieds et poings liés par la collusion et la complicité qui l’impliquent avec BP, géant transnational du pétrole qui fut tres généreux pendant la campagne présidentielle d’Obama le larbin de Wall Street… Temps de renvoyer les ascenceurs, aussitôt dit… aussitôt fait…

Résistance 71

Exposer au grand jour les mensonges qui coulent le pétrole
16 Août 2010 | T r u t h o u t

Par Dahr Jamail

Url de l’article original:

http://dahrjamailiraq.com/uncovering-the-lies-that-are-sinking-the-oil

L’utilisation intempestive de dispersants toxiques, des contracteurs privés importés du dehors de l’Etat pour les épandre et la complicité des gardes côtes US sont aujourd’hui des histoires communes dans les états les plus affectés par le désastre de BP dans le Golfe du Mexique.

Les pêcheurs professionnels, les résidents et certains membres du programme Vessels Of Opportunity (VOO) de BP en Floride, Alabama, Mississippi et Louisiane ont parlé avec Truthout a propos de ce qu’ils ont vécu avec ces incidents.

Des dispersants toxiques trouvés sur des sites de fermage de crevettes récemment ré-ouverts

Le lundi 09 août, le directeur du département des ressources maritimes de l’Etat du Mississippi (DMR), Bill Walker, en dépit des rapports établis concernant des boules de goudron et de pétrole, ainsi que de dispersants retrouvés dans les eaux du Mississippi, a déclaré qu’il « n’y aurait pas de nouvelle menace » et a donné l’ordre a tous les éléments gouvernementaux de lutte contre la marée noire d’arrêter leur travail de sauvetage, qui était payé par BP pour l’Etat.

BP a alloué 25 millions de dollars a l’Etat du Mississippi pour le désastre et le travail qui en incombe. A la date du 09 août, Walker a estimé que seulement 500 000 dollars de factures en réponse au désastre ont été envoyées a l’état. Personne ne sait a quoi va servir le reste de l’argent.

Ces derniers jours, dans les eaux du Mississippi, des pêcheurs et des scientifiques ont trouvé du pétrole dans le marais de Horn Island, des poissons morts en très grand nombre a côté de Cat Island, de « L’eau noire » dans la zone côtière du Mississippi et du pétrole submergé a Pass Christian.

Les résidents et les pêcheurs de l’état du Mississippi qui ont parlé avec truthout pensent que la décision de Walker a été sur ordre du gouverneur Haley Babour, qui a déjà été vivement critiqué ces dernières années pour son lobbying pour le compte des grosses industries du tabac et du pétrole.

Deux jours apres l’annoncement de Walker et en réponse aux allégations de l’état et des officiels fédéraux que les eaux de la côte du Golfe étaient de nouveau salubres, des pêcheurs ont pris leurs propres échantillons d’eau en divers endroits pres de la Pass Christian dans le Mississippi. Ces échantillons ont été prélevés dans des eaux qui sont maintenant officiellement réouvertes pour la pêche a la crevette, ainsi que dans les eaux ou sont les parcs a huîtres du Mississippi, qui seront ouvertes en Septembre pour la pêche.

Le marin pêcheur James « poisson chat » Miller, a embarqué les pêcheurs Danny Ross Jr. et Mark Stewart, ainsi que le scientifique Dr. Ed Cake de Gulf Environmental Associates, et d’autres pour un tour et ils ont déterminé que les lieux de pêches étaient contaminés avec les dispersants pétroliers.

Leur méthode était simple: ils utilisèrent un tissu absorbant accroché a un hameçon plombé sur une ligne, l’ont largué par dessus bord pour une durée très courte, et l’ont remonté pour évaluer le résultat. Le tissu absorbant était gorgé d’une substance visqueuse brune que les pêcheurs ont identifée comme un mélange de pétrole brut et de dispersants toxiques. Peu de temps apres, Miller apporta les échantillons a un meeting communautaire de la ville d’Iberville pour montrer aux pêcheurs et a leurs familles.

A ce meeting, tous les pêcheurs supportèrent de maniere unanime une pétition qui demandait le limogeage de Walker, chef du DMR du Mississippi, qui était responsable de la réouverture des zones de pêche.

Le Dr Cake écrivit de cette expérience: « Quand le navire s’arrêtait pour prendre des échantillons, de petites bulles de 1 a 2cm de diamètre venaient crever la surface périodiquement et peu de temps apres elles laissaient une trace de pétrole. D’apres les pêcheurs locaux, des vaisseaux du programme VOO de BP (avec des réservoirs de dispersants… Corexit ?..) ont été vus épandre a la main la zone du delta du Mississippi vers la Pass Christian, les jours et les nuits précédentes. Il est apparu aux observateurs que les dispersants sont toujours dans la zone et continuent de réagir avec le pétrole dans les environs de Pass Christian. »

Contamination continue et les vaisseaux de la Caroline

Le 13 Août, Truthout a visité Pass Christian Harbor dans le Mississippi. Il y avait du pétrole, ses vapeurs pouvaient être senties; ceci nous causa des brûlures aux yeux. Beaucoup de bouts d’amarrage sur le ponton étaient couverts de pétrole, et la plupart de la surface de l’eau maculée. Un résident qui a un bateau dans le port de plaisance parla avec Truthout sous condition d’anonymat a cause de la peur des représailles de BP.

« La semaine dernière, nous étions assis sur notre bateau et nous pouvions sentir les produits chimiques », expliqua t’il, « cela sentait la mort. C’était comme un insecticide, mais 10 fois plus fort. Le jour d’apres j’étais patraque et mes poumons se ressentaient comme si j’avais été dans un bar emplit de fumée la nuit d’avant. »

Les barrières flottantes contre le pétrole étaient déployées dans presque tout le port. Quelques pêcheurs amateurs, qui faisaient manifestement confiance a Mr Walker qui avait dit que l’eau était nettoyée du pétrole et des dispersants, essayaient d’attrapper des poissons depuis le pont de leur bateau a l’intérieur du port de plaisance.

Un ancien martin-pêcheur ajouta: « la semaine dernière, le port était rempli de pétrole; BP a acheté tous les officiels du gouvernement et les a fait taire. Vous ne pouvez pas dire que le pétrole est parti, il est la ! Dire le contraire est une connerie monumentale ! » Truthout a parlé avec un autre homme sous condition d’anonymat; celui a récemment eu son contrat terminé avec un bateau du programme VOO de BP. « L’autre jour, un des bateaux de Caroline nous a passé en vaporisant quelque chose », dit-il. « Nous allions vers l’Ouest au lieu d’aller vers l’Est et ces bateaux pulvérisaient quelque chose dans l’eau. »

Un bateau Caroline est un bateau de 4 a 9m de long, qui peut fonctionner en haut profonde ou très peu profonde. Ils sont connus pour avoir une capacité de charge importante et beaucoup d’espace intérieur. Alarmé par ce qu’il vit, l’ex-employé du VOO appela les gardes-côtes pour rapporter ce qu’il pensait être un contracteur privé pulvérisant du dispersant. « Plus tard, les garde-côtes nous ont dit qu’ils avaient enquêté et que ce que nous avions vu était un bateau pompe qui pompait le pétrole, et qu’ils rinçaient leurs réservoirs. » dit-il, « mais nous savons que c’est un mensonge et que BP utilise ces contracteurs en dehors de l’Etat pour venir pulvériser leur dispersant la nuit; ils utilisent des avions également. »

Il travaillait pour le programme VOO et recherchait le pétrole. Quand son équipe en trouvait, ils étaient systématiquement envoyé ailleurs sans explication ou l’opportunité de le nettoyer. « Ils nous faisaient arrêter ces missions », dit-il. « Il y a deux jours, je mettais une barrière flottante sur une nappe de pétrole, au bout de 5 minutes ils m’ont dit d’avorter la mission, alors j’ai retiré la barrière souillée de pétrole. Que diable faisons nous en mer si on ne nous laisse pas nettoyer le pétrole ? »

Il dit a truthout que lui et ses autres collègues de VOO partaient au travail sur l’eau le matin et ils croisaient les bateaux des contracteurs hors Etat dans leurs vaisseaux Caroline, qui revenaient de ce qu’il pense être une opération de pulvérisation de dispersant clandestine afin de couler le pétrole. Il pense que ceci est fait délibérément pour éviter que les équipes du VOO trouvent et collectent le pétrole. De cette maniere, la responsabilité de BP sera moindre dans la mesure ou le géant pétrolier sera a l’amende au pro rata du pétrole trouvé et pompé. « BP amene les bateaux de nuit pour pulvériser le dispersant » ajouta t’il, « et ils ne rendent de compte a personne, même pas aux gardes-Côtes. »

James Miller, qui a piloté le groupe vers la zone côtière du Mississippi ou ils ont trouvé le pétrole et les dispersants le 11 Août a déclaré a truthout que les équipes de vaisseaux Caroline qui épandent les dispersants sont un fait courant et que cela « se passe tout le temps ». Miller, qui faisait partie de l’équipe de VOO est un témoin oculaire d’avions pratiquant les épandages de dispersants, de même que les vaisseaux participant a la même mission.

« Nous arrivions sur une nappe de pétrole d’une longueur de un mile nautique sur 1/2 mile (1600m sur 800m environ) et ils nous mettaient en attente pour le pompage », déclare Miller a Truthout depuis sa maison d’Iberveille dans le Mississippi, « Nous quittions la zone et des embarcations Caroline arrivaient et commençaient a pulvériser le dispersant sur le pétrole. Les gars qui travaillaient sur les bateaux avaient des respirateurs et des masques de protection. Leurs bateaux avaient des réservoirs de produit chimique de 375 gallons chacun, remplis de dispersant et ils pouvaient pulvériser jusqu’à 50m du bateau. Le lendemain, on trouvait de la mousse blanche qui est toujours présente quand ils épandent sur le pétrole. » Certaines nuits, les équipes du VOO dormaient pres de leur zone de travail.

« Nous dormions sur place, et certaines nuits, les avions passaient si pres que cela nous réveillait de notre sommeil profond. » ajouta Miller, « La encore, nous identifions les zones souillées de jour et la nuit, les avions venaient épandre le dispersant. Voila toute l’affaire. Nous identifions les zones, ils nous disaient de rester en dehors et ils envoyaient leurs bateaux ou avions pour faire couler le pétrole. »

Mark Stewart d’Ocean Springs, Mississippi, travaillait pour le programme VOO. Il y resta 70 jours avant d’être décommissionné le 02 Août. Les dernières semaines, BP a réduit le nombre de sauveteurs de 45 000 a 30 000. Le nombre décroit de jour en jour.

Stewart, troisième génération marin-pêcheur, a dit a Truthout qu’il a vu régulièrement « une sorte de gel mauve d’un metre d’épaisseur flotter un peu partout, dans des zones de la taille d’un terrain de football et des boules de goudron aussi grosses que des voitures. » Il est, a l’instar de Miller, un témoin oculaire des épandages aériens durant la nuit, ainsi que des vaisseaux répandant les dispersants. « J’ai travaillé au large des îles barrières du Mississippi. Ils répandaient des dispersants sur le pétrole que l’on trouvait avec les avions jour et nuit. » dit Stewart.

Il confirme ce que les employés du programme VOO disent a travers toute la zone souillée du golfe. Il dit a Truthout que son équipe trouvait régulièrement du pétrole, envoyait un rapport par radio, était envoyée a l’écart, et observait avions et bateaux balancer les dispersants, ou s’ils retournaient le jour d’apres, trouvaient des résidus de pétrole émulsifiés en surface apres que le pétrole ait été aspergé de dispersant.

Stewart ajouta: « A chaque fois que des gens du gouvernement, de l’Etat ou de l’Etat fédéral, volaient au dessus de nous, nous recevions les instructions de sortir les barrières et de commencer a filtrer, comme si nous collections le pétrole, même si nous étions dans une zone qui n’en avait pas. »

Depuis qu’ils agissent comme sonneurs d’alerte, Miller et Stewart ont tous deux été accusés d’être des fauteurs de trouble et des menteurs par le gouvernement de l’état du Mississippi, ainsi que par les médias locaux, malgré le fait qu’ils agissent de la sorte a cause de leur sens de la responsabilité profond pour leurs pairs marin-pêcheurs et l’environnement.

De plus, les deux hommes ont déclaré a Truthout qu’ils vivent avec des maux de tête récurrents ainsi que d’autres symptômes qu’ils ont commencés a avoir apres avoir été exposés aux dispersants toxiques durant leur temps avec le programme VOO. Les voyages récents pour enquêter sur les eaux de la région pour la présence de pétrole et de dispersants ont empiré leur état.

« Pourquoi mentirions nous sur le pétrole et les dispersants dans nos eaux, alors que notre vie dépend de notre capacité a pêcher ici », demanda Miller, « Je veux que tout  cela soit nettoyer afin que nous puissions recommencer une vie normale, mais cela n’a de sens pour personne de pêcher dans nos eaux toxiques. Je ne sais pas pourquoi les gens sont en colère apres nous pour dire la vérité. Nous ne sommes pas ceux qui ont mis ce pétrole dans l’eau. »

Miller est pessimiste avec son évaluation de la situation. Il pointa vers la côte et dit: « Tout est mort la-bas. Le plancton est mort. Nous avons remonté beaucoup de plancton mort hier. Il y a très peu d’oiseaux. Nous n’en avons vu que quelques uns alors que d’habitude il y en a des milliers. Nous n’avons vu que deux dauphins, alors que d’habitude on ne les compte plus. Nous n’avons rien vu sauf la mort. »

Complicité des gardes-côte

« Les avions de Lockheed Martin, incluant des C-130 et P-3, ont été déployés dans la zone du Golfe par l’armée de l’air, les gardes-côte et d’autres clients du gouvernement pour accomplir différentes tâches telles qu’observer, cartographier et épandre des dispersants », dit un bulletin d’information publié en Juillet par Lockheed Martin.

Une note par le bureau des affaires publiques de la 910eme base aérienne de Youngstown dans l’Ohio stipule que des appareils Hercules C-130H ont commencé les opérations d’épandages le samedi 1er Mai 2010 sous la direction du président des Etats-Unis et du secrétaire a la défense. « L’objectif des épandages aériens est de neutraliser la marée noire avec des agents chimiques de dispersion du pétrole », le communiqué rajoute.

Joseph Yerkes, ainsi que d’autres marins-pêcheurs de Floride et des résidents de l’Etat de Floride ont vu des C-130 épandre des dispersants sur le pétrole qui flottait au large de la côte de Floride, et ce en plusieurs occasions. Mais les gardes-côtes réfutent ces témoignages.

Dans un meeting du programme VOO a Destin le 03 Août, le commandant d’escadre Dale Vogelsang, un officier de liaison des gardes-côtes du gouvernement américain déclara: « Je peux affirmer qu’il n’y a aucun dispersant utilisé dans les eaux de la Floride. » La pièce, remplie presque exclusivement par des pêcheurs qui étaient tous des membres en activité ou passé du programme VOO, éclata en protestations et en commentaires incrédules. Quand Vogelsang fur immédiatement et directement confronté sur sa déclaration, il répliqua: « Je vais me renseigner sur les C-130.. »

Deux représentants de BP qui étaient avec Vogelsang se retrouvèrent confrontés a un groupe de pêcheurs en colère pendant plus d’une heure. A un moment donné, le meeting ressemblait plus a une émeute qu’a une session de questions et réponses; ce qu’ il était supposé être.

Yerkes, qui vit sur l’île de Okaloosa, a été marin-pêcheur et capitaine de bateau presque la totalité de sa vie professionnelle. Ces douzes dernières années il a été propriétaire et a travaillé dans le business de la pêche au vif. Employé par BP comme opérateur pour le programme VOO pendant plus de deux mois, Yerkes ainsi que de nombreux autres marins-pêcheurs du programme ont été décommissonnés le 20 Juillet, car BP et les gardes-côtes pensent qu’il n’y a plus de pétrole susceptible d’être pompé dans la zone de la Floride.

Malgré cela, résidents, pêcheurs, nageurs, plongeurs et les surfers de Floride, d’Alabama, du Mississippi et de Louisiane ont rapporté que du pétrole flotte sur l’eau, recouvre les fonds marins ou flotte dans la colonne d’eau, souvent en très grande quantité, et ce depuis les deux dernières semaines. Il y a eu beaucoup de comptes-rendus sur des avions divers, incluant des C-130, pratiquant des épandages de dispersants sur le pétrole.

Yerkes a fourni a Truthout une lettre qu’il écrivit relatant ce qu’il a vu des C-130 pulvérisant ce qu’il pense être des dispersants.

« J’ai vu depuis ma maison un C-130 militaire voler et de maniere évidente épandre au dessus du golfe du Mexique le 30 Juillet, voler du nord vers le sud, descendre a basse altitude et épandre une substance inconnue depuis l’arriere de l’appareil. Cette substance a commencé a sortir de l’avion lorsqu’il était environ entre un demi-mile et un mile au large, avec un flot continue jusqu’à ce qu’il soit hors de vue, volant plein sud. »

La substance, écrivit Yerkes, « n’était pas de la fumée, car les résidus tombaient dans l’eau alors que de la fumée se serait volatilisée ». Il ajouta « que l’avion était très bas au dessus de l’eau et le vol était très similaire a ceux que j’ai vus les dernières semaines qui épandaient des dispersants dans le Golfe pres de notre zone. »

Un membre du programme VOO donna des informations opportunes sur un « incident étrange », sous condition d’anonymat.

Il observait la faune sauvage le même jour que Yerkes vit le C-130, lorsqu’il reçut un appel de son superviseur. Il lui dit que lui et ses collègues ne se sentaient pas bien, il fut ainsi instruit de retourner « pour une visite médicale, parce qu’un avion avait été reporté avoir largué une substance dans notre zone 10 a 20 minutes auparavant. » Les employés se plaignaient de terribles maux de tête et de congestion nasale, tandis qu’un membre d’équipage disait qu’il avait un goût métallique dans la bouche. Apres avoir rempli un rapport d’incident, tous deux furent dirigés sur l’hôpital. Le lendemain, ils furent instruits de se rendre de nouveau a l’hôpital pour des tests sanguins.

Une semaine apres le meeting sus-mentionné, le « Destin Log » reporta que Vogelstang avait contacté l’unité de commandement et qu’on confirma que des dispersants « n’étaient pas utilisés dans les eaux de la Floride ». Vogelsang ajouta même que les dispersants n’étaient utilisés qu’au dessus des têtes de puits en Louisiane; une annonce que Truthout a entendu réfutée par des douzaines de marins-pêcheurs des états de Floride, Alabama, Mississippi et Louisiane.

Yerkes a dit a Truthout qu’il était également au courant des vaisseaux Caroline qui venaient du dehors de l’état pour faire les épandages de dispersants sur le pétrole.

Dans le plus récent meeting de la VOO a Destin, Vogelsang fut questionné sur la question des services contractés en dehors de l’état pour travailler dans les eaux de la Floride. Il répondit « Les seule bateaux que nous utilisons pour e programme sont locaux. »

« Sa réponse provoqua un hurlement de protestation de la foule, qui comprenait un nombre important de marins-pêcheurs et d’employés de VOO criant que des vaisseaux Caroline étaient importés d’en dehors de l’état de Floride. A cela, Vogelsang répondit: « les vaisseaux qui viennent d’ailleurs sont ceux contractés pour leur savoir-faire spécial ». Vogelsang dit ensuite que le volume de pétrole trouvé en Floride est quotidiennement sur le déclin. Ceci eut pour effet un nouveau cri de rage de la pièce remplie de pêcheurs.

« Je peux emmener quiconque la-bas et lui montrer le pétrole, chaque jour », dit David White « J’étais dans le programme VOO, navigant alentours, appelant quand on trouvait du pétrole, jamais personne ne venait. Je n’ai jamais vu de pompage la-bas et je parle de quantités très sérieuses de pétrole. Je peux vous montrer des boules de goudrons qui se baladent sur le fond aussi grosses que des tumbleweeds (ndt: les buissons séchés qui roulent au gré du vent dans les villes de westerns…) ».

Yerkes a produit a Truthout, un compte-rendu écrit par Lawrence Byrd, un capitaine de bateau local qui était un leader de mission séciale VOO du 4 Juin au 21 Juillet 2010. Les 27 et 27 juillet, Byrd a emmené des officiels de BP et des gardes-côtes ainsi qu’un officiel de l’EPA pour une mission spécifique de trouver du pétrole. « Les gardes-côtes nous ont dit que si on leur trouvait du pétrole, ils nous remettraient au travail. » « Donc Byrd est sorti avec eux et leur a trouvé et montré du pétrole. »

Le CR de Byrd contient de nombreux passages ou ils trouvèrent du pétrole dans l’eau au cours du voyage: « Dans un intervalle de 30 minutes dans le Rocky Bayou et le Boggy Bayou, nous avons trouvé 4 zones de la taille d’un terrain de football avec du pétrole sur l’eau… Nous naviguions vers l’Est et juste apres le pont de Mid Bay, nous avons trouvé 2 âcres de pétrole et une bouteille d’eau pleine de pétrole brut. A ce stade, le lieutenant des gardes-côtes en avait vu assez pour ordonner un deuxième trip avec les officiel de BP et de l’EPA.

Le jour savant, 28 juillet, Byrd écrivit:

« A bord avec des officiels de BP, un officiel de Parson, deux lieutenants des gardes-côtes et un officiel d’EPA. Premier arrêt, l’île aux crabes de Destin ou nous avons trouvé des boules de goudron, des poissons morts et une quantité importante d’algues sargasses mortes également. Tous les officiels ont eu l’air très préoccupés de nos trouvailles. »

Le rapport continue a lister plus de découvertes de pétrole et ajoute: « Aux yeux des officiels de BP, des gardes-côtes et d’EPA, cela était bien assez de produits pétroliers découverts pour ré-ordonner plus de vaisseaux du programme VOO pour servir de premiere ligne de défense contre cette pollution toxique. Aujourd’hui, la VOO de Destin est toujours opérationnelle avec la moitié de ses effectifs dans la baie et la moitié dans le golfe avec des endroits comme par exemple Walton County demeurant complètement a découvert sans protection aucune ! Je me doute que les parties impliquées ont de bonnes intentions, mais rien n’a été fait. »

« Quelqu’un est en train d’arrêter ce processus », a dit Yerkes a Truthout, « Ce gars Allen s’est insurgé a la base aérienne de Tyndall la même nuit qu’ils ont épandu les dispersants sur le pétrole devant Destin, et il a dit que nous allions utilisé les bateaux de pêche de chaque zone pour faire le boulot, même au-delà de nettoyer le pétrole. Le lendemain, tous les bateaux Caroline étaient équipés de barrières flottantes, et personne d’autre n’a été réactivé. »

« Ils mentent a propos de cette affaire, et cela me rend furieux », dit il, « Je suis seul, je suis le seul qui ait la volonté de se battre. J’ai beaucoup d’amis qui veulent aussi dire ce qu’ils pensent et parler. Ils savent que les gardes-côtes et BP mentent; mais ils ne parleront pas car ils sont payés et ils ne veulent pas perdre cela aussi. Ils disent qu’ils trouvent toujours plus de pétrole, tout le temps; mais les gardes-côtes disent qu’ils testent les eaux et que tout va bien, c’est en sécurité. Je sais très bien qu’ils ne testent rien, et nous avons entendu les C-130 toutes les nuits en Juillet. »

Il y a une séquence claire que tous les travailleurs du programme VOO rapportent de maniere consistante:

-Les employés du VOO reperent le pétrole.
-Ils sont ensuite envoyés quelque part ailleurs par quelqu’un de la chaîne de commande.
-Les dispersants sont ensuite épandus par des contractés du dehors sur les vaisseaux Caroline, généralement de nuit, ou des avions sont utilisés pour les épandages ayant pour but de couler le pétrole.
– Le pétrole paraît avoir « disparu », ainsi plus aucune autre mesure n’est appliquée.

« Des surfers reviennent avec du pétrole sur eux. » continua Yerkes, « Il y a des plongeurs qui nous disent qu’il est sur le fond. Nous avons des employés du VOO qui sont venus nous parler apres avoir trouvé une couche de pétrole de 7cm d’épaisseur a la surface de l’eau la semaine dernière; ils y retournèrent, et le pétrole avait disparu. »

« Nous avons des témoignages de gens qui ont des messages malveillants sur leur voiture, des menaces au téléphone. Je ne veux pas devenir l’une de ces personnes. J’essaies de développer mon profil individuel, ainsi ils ne déconneront pas avec moi », ajouta Yerkes, « Je désire que la vérité soit dite, que le public sache. J’essaies que BP et le gouvernement viennent dire ce qu’il en est au lieu de mentir au public sur ce qui se passe. Je veux savoir combien de dispersant ils utilisent, ou est le pétrole, et quels sont les effets que tout cela a sur nous. Quelqu’un ment… et nous voulons la vérité. »

BP le vrai visage de la catastrophe écologique du Golfe du Mexique

Posted in actualité, écologie & climat, économie, crise mondiale with tags , , , , , on 15 juillet 2010 by Résistance 71

La vérité sur la catastrophe pétroliere dans le golfe du Mexique

Par Wayne Madsen

Le long de la côte du Golfe, venant des écologistes et des spécialistes de la faune aux pêcheurs et aux hommes d’affaires, le message est partout le même : la compagnie BP n’est pas seulement submergée d’informations concernant ce qui se trame réellement dans le désastre pétrolier du Golfe du Mexique, elle a aussi réquisitionné les organismes clés de supervision et de réglementation du gouvernement fédéral pour faire avancer son ordre du jour et celui de ses partenaires pétroliers, notamment Halliburton, Anadarko, et Transocean.

La personne la plus haïe dans le Golfe est le commandant superviseur des incidents nationaux du président Obama, Thad Allen, qui a pris sa retraite de commandant de la Garde côtière le 30 juin. Allen est considéré comme trop proche de BP, et il existe des rapports locaux selon lesquels, longtemps avant l’explosion de Deepwater Horizon le 20 avril, Allen discutait d’un emploi de cadre supérieur avec BP.

La logistique du nettoyage de la marée noire est critiquée à cause de la confiance excessive mise dans les navires spécialisés dans l’écrémage du pétrole en eau profonde. Aucune procédure n’est prévue pour utiliser des récupérateurs capables d’opérer en eaux peu profondes, entre 45 et 60 centimètres. Un certain nombre de bateaux capables d’écrémer les eaux peu profondes sont amarrés au port et ils ne sont pas utilisés par BP.

Les pêcheurs, qui ont de l’expérience dans le sauvetage des tortues de mer empêtré dans les filets de pêche, ne sont pas invités dans les opérations de sauvetage des tortues. En fait, ils risquent de se faire arrêter seulement en touchant une tortue menacée.

Comme la plupart des pêcheurs n’ont pas été embauchés par BP, environ 3.000 d’entre eux se retrouvent désœuvrés à cause du désastre. Les pêcheurs oisifs ont été informés par BP qu’ils seront appelés quand leur aide sera nécessaire. Mais BP leur a dit plus tard que beaucoup ne seront probablement jamais appelés. Or, BP a engagé une armée de prestataires et de sous-traitants qui flambent beaucoup d’argent pour apaiser certaines entreprises locales. En tout cas, j’ai remarqué un grand nombre de vendeurs de fruits de mer et de restaurants fermés en conduisant vers Venice.

Ceux qui sont engagés par BP pour nettoyer les plages et les eaux ne sont pas autorisés à porter des appareils respiratoires et beaucoup tombent malades et même crachent du sang. Tout en conduisant vers Venice, j’ai moi-même éprouvé des brûlures et un larmoiement des yeux. Cette irritation a duré des heures après mon retour sur la rive ouest de la Nouvelle-Orléans.

Propagée par BP, la désinformation est accentuée par un certain nombre de journalistes de la télévision locale intégrés aux unités de la Garde côtière dans les eaux au large de la côte et dans les marais et les estuaires. Par-dessus le marché, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), accusée par de nombreux écologistes et pêcheurs locaux d’être complice de la dissimulation des mauvaises nouvelles, a publié un rapport affirmant que les vérifications de 600 poissons pêchés dans les eaux « aux abords des limites du pétrole » se sont avérées être négatives aux produits chimiques toxiques. Les pêcheurs que j’ai interrogés ont déclaré que cette affirmation est ridicule puisqu’il n’y a pas de poisson dans les eaux de la zone pétrolière ou à proximité.

Les poissons partis des eaux du Golfe au large de la Louisiane sont les mérous, les vivaneaux, les sérioles, les thons, et même les petites blennies colorées qui se nourrissent normalement autour des pylônes des plates-formes pétrolières du Golfe et que l’on trouve seulement dans le bassin de l’Amazone, en plus des eaux du Golfe en Louisiane.

Les eaux du Golfe se transforment lentement en une soupe d’hydrocarbures d’une couleur noirâtre translucide, faite de bulles de pétrole dispersées. Les propriétaires, dont les bateaux de pêche ont servi aux efforts de nettoyage et qui ont leur coque de fibre de verre endommagées à cause de la pénétration des hydrocarbures, ont été informés par BP que leurs bateaux devront être détruits par la suite et leurs coques broyées. Pourtant, même les bateaux qui n’ont pas servi au nettoyage seront détruits sans avoir l’assurance que BP indemnisera les propriétaires.

La NOAA ne s’occuperait pas non plus des cartes bathymétriques du fond de la mer du Golfe. Elles montrent une énorme fissure du fond marin, située à 11 kilomètres du site de Deepwater Horizon. Cette fissure libère 120.000 gallons (550 mètres cubes) de brut par jour, avec du gaz méthane.

Le pétrole dispersé par le Corexit s’est infiltré sous les barrages installés pour protéger le lac de Ponchartrain, au nord de la Nouvelle-Orléans. On trouve à présent des poissons morts et des boulettes de goudron dans le lac.

Plus loin, dans le Golfe et le long des refuges sensibles comme l’île d’Elmer, d’énormes rassemblements de poissons morts sont signalés par les résidents locaux. La Garde côtière et BP ont établi une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’île d’Elmer, qui est un grand sanctuaire d’oiseaux.

D’autre part, les pêcheurs locaux ont déclaré que les zones de reproduction du Golfe, à l’origine de 40 pour cent des produits de la mer en Zunie, sont détruites par le pétrole et la soupe chimique créée par la mixture de pétrole et de Corexit 9500. Le Corexit décompose le pétrole brut en petites boulettes d’hydrocarbure et une bouillie de pétrole aqueux qui s’infiltre sous les barrages mis en place pour protéger les nurseries de poissons, les parcs à huîtres, et les autres zones immaculées sensibles. De nombreuses espèces de poissons de l’Atlantique se multiplient également dans le Golfe et elles sont aussi menacées par la marée noire.

Même les bernacles, l’une des créatures de mer les plus résistantes aux situations extrêmes, meurent en grand nombre, avec les éponges et le corail.

Près de Venice, dans la paroisse de Plaquemines en Louisiane, on trouve l’ancien fort de la guerre civile, Fort Jackson. Fort Jackson, site historique et parc national, a été transformé en base majeure commune de BP et de la Garde côtière pour les déversements de Corexit sur le pétrole dans le Golfe. J’ai été témoin de cinq hélicoptères transportant des sacs blancs de Corexit suspendus au-dessus des eaux du Golfe. Installés à la hâte aux entrées de Fort Jackson, des panneaux avertissent que le site est fermé aux visiteurs en raison de « travaux. » Fort Jackson sert en réalité de base principale pour les opérations de BP et les activités de la Garde côtière. L’administration Obama, qui avait déclaré sa volonté d’un « gouvernement ouvert, » est embringuée dans ce qui équivaut à des opérations semi-secrètes de BP et de la Garde côtière dans le Golfe.

J’ai aussi été informé par une source digne de confiance que BP s’est engagée de nuit dans la pulvérisation d’un agent blanchissant sur les plages de Louisiane pour faire croire qu’elles ont été nettoyées. En volant toute lumière éteinte, les avions qui volent la nuit ne tiennent aucun compte des règlements de vol. Les opérations ont été approuvées par la Garde côtière et la Federal Aviation Administration (FAA).

Est aussi critiquée, l’Environmental Protection Agency (EPA) qui a gardé le silence quand les commandants fédéraux ont ordonné de rentrer aux employés sauveteurs de la faune du Texas et des autres États. Un groupe à qui il a été dit de faire ses bagages était Wildlife Rescue & Rehabilitation, Inc., une organisation bénévole du Texas qui a 20 ans d’expérience dans les soins de sauvetage pour animaux des marées noires. BP a engagé O’Brien Group, une filiale de SEACOR Holdings de Fort Lauderdale en Floride, comme coordonnateur du sauvetage de la faune. Les écologistes locaux considèrent O’Brien comme un complice de BP.

L’EPA est également restée muette à propos des rapports sur la qualité de l’air à Venice, qui montrent que l’hydrogène sulfuré dans l’air a été mesuré à 1192 parties par milliard le 7 mai. Cinq parties par milliard sont considérées dangereuses pour la santé humaine. Les rapports du 7 mai montrent en outre que le taux de benzène dans l’air a été mesuré à 5000 parties par milliard, à nouveau un niveau dangereux pour la santé.

Le propylèneglycol, un composant majeur du Corexit 9500, est mesuré dans les eaux du Golfe à 150 fois la concentration létale.

BP a engagé cette même entreprise qui a effectué le suivi de la qualité de l’air suite à la marée noire provoquée par le cyclone Katrina à la rafinerie Murphy de Chalmette, pour assurer le suivi du désastre pétrolier actuel. Cette firme a été qualifiée de « menteuse invétérée » lors des deux incidents par les écologistes et les planificateurs des urgences.

Les agents de nettoyage de BP ont aussi été trouvés en train de décharger des boulettes de goudron provenant de l’eau et des plages sur des sites d’enfouissement du Mississippi et de la paroisse de Saint Tammany en Louisiane. Le pétrole de la boue s’infiltre dans les nappes phréatiques locales.

Relayé par : onlinejournal.com/artman/publish/article_6106.shtml Traduction copyleft de Pétrus Lombard