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Résistance à l’empire: La NED virée de Russie !… La 5ème colonne yankee a du plomb dans l’aile !…

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La National Endowment for Democracy (NED) est maintenant officiellement indésirabe en Russie

William Engdahl

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/national-endowment-for-democracy-is-now.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vladimir Poutine ! Maintenant tu l’as fait ! Tu as eu la témérité de déclarer notre National Endowment for Democracy (NED), l’ONG (NdT; vraiment ??…) la plus importante des Etats-Unis “indésirable” sur le sol russe. Où cela se terminera t’il ? Ne respectes-tu pas notre droit en tant qu’ONG financée par le gouvernement US d’interférer dans les affaires intérieures russes ? Après tout, nous sommes l’ONG la plus importante de la seule super-puissance mondiale, nous pouvons aller où bon nous chante et pouvons faire ce que bon nous semble. Nous sommes vraiment fâchés !

Ceci est la claire réaction de Washington à la décision par le bureau du procureur général russe le 28 Juillet de déclarer les activités de la NED US comme étant “indésirables sur le territoire de la Russie.” La déclaration officielle disait: “la National Endowment for Democracy a utilisé des organisations commerciales et non-commerciales sous son contrôle pour prendre part à des campagnes visant et niant la légitimité des résultats des élections russes, organiser des actions politiques faites pour influencer les décisions des autorités et discréditer le service des forces armées de la Russie.” Elle allait plus loin disant: “Poursuivant ces buts, le fond a alloué environ 2,5 millions de dollars à des organisations cmmerciales et non-commerciales russes entre 2013 et 2015.

Sous la loi russe sur les ONG indésirables adoptée par la Douma et signée en loi par le président Poutine en Mai dernier, toute organisation étrangère ou internationale non-gouvernementale peut devenir “indésirable” si elle menace les fondations de l’ordre constitutionnel russe, la capacité de défense du pays et la sécurité de l’état russe.

De manière signifiante, dans une déclaration concernant cette décision, le ministère des AE russe a nommé Carl Gershman, le néo-conservateur qui est le président de la NED depuis sa création en 1983 (NdT: sous Reagan). Ils ont remarqué que Gershman a dit de manière ouverte que l’organisation de la NED était faite pour être une belle façade our distribuer des fonds parmi les cercles de l’opposition des pays étrangers. Ceci suggère qu’ils ont fait leur recherche avant que de bannir la NED.

Dans une OpEd du Washington Post répondant à l’interdiction, le président Gershman a cyniquement écrit que cette action est “la toute dernière preuve que le régime du président Poutine fait face une crise de légitimité politique empirant de jour en jour…” Il n’a pas remarqué que malgré les sanctions économiques mises en place par Victoria Nuland (NdT: Mme “Fuck the UE !” après le coup d’état en ukraine..) et ses amis néo-conservateurs de l’administration Obama, la côte de popularité de Poutine atteint aujourd’hui quelque 89% d’indice de satisfaction d’après le Levada Center indépendant de Russie.

« Faire ce que la CIA avait l’habitude de faire… »

La NED, ainsi que la Freedom House, a été au centre de toutes les “révolutions colorées” financées par le ministère des affaires étrangères américain dans le monde depuis l’an 2000, lorsqu’ele fut utilisé pour renverser le président Milosevic de Serbie. La NED fut créée sous Reagan pour fonctionner comme une de facto CIA, mais privatisée de façon à permettre plus de liberté de mouvement et d’action. Allen Weinstein, qui aida à rédiger la législation créatrice de la NED a dit dans un entretien avec le Washington Post en 1991: “Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui ouvertement “était fait en secret par la CIA il y a 25 ans.”

La NED a été pensée par le directeur de la CIA de Ronald Reagan, Bill Casey (NdT: qui fut jusqu’en 1981 le conseiller en chef de la firme Cap Cities Broadcasting qui acheta ABC News en 1985 faisant de la chaîne ABC le de facto “réseau de la CIA”… Nous l’avons dit précédemment, les liens entre Wall Street et les directeurs de la CIA font de l’agence de renseignement le bras armé de Wall Street dans le monde…). Casey voulait créer un mécanisme de financement pour soutenir des groupes qui s’engageraient dans de la propagande et l’action politique que la CIA organisait traditionnellement dans les pays étrangers. Remplacer partiellement la CIA dans ce rôle, l’idée a emergé pour une entité financée par le congrès qui servirait de pipeline pour cet argent de la subversion. La plus grosse part des revenus servant à déstabiliser des pays où le régime ne joue pas la musique de Washington à 100% comme la Russie, le Myanmar, le Vénézuéla, la Chine, l’Ouzbékhistan et autres, provient du congrès des Etats-Unis (donc du budget officiel). Ceci est aggrémenté des fonds d’organisations douteuses comme celles de l’Open Society Foundation de George Soros, qui semble toujours apparaître là où a NED veut renverser un régime comme en Ukraine en 2013-2014.

Casey voulait s’assurer de cacher les ficelles qui étaient tirées en coulisse par la CIA. Dans une lettre au conseiller de la Maison Blanche de Reagan, Edwin Meese III, Casey écrivit: “De manière évidente, nous, à la CIA, ne devrions pas être sur le devant de la scène dans le développement d’une telle organisation, ni ne devrions apparaître comme un de ses sponsors ou soutien.” Pour cacher le rôle de la CIA, Casey poussa pour la création d’une “Dotation Nationale” ou “National Endowment”.

Le président de la NED depuis 1984 a été Carl Gershman, auparavant avec la Freedom House, une autre vitrine de la “démocratie” de la communauté du renseignement américain, qui fut impliquée dans toutes les révolutions colorées à l’étranger. Le général américain, ancien patron des opérations militaires de l’OTAN et ancien candidat à la présidentielle, Wesley Clark, l’homme qui mena les bombardements sur la Serbie en 1999 et qui récememnt a appelé à une réponse militaire agressive des Etats-Unis contre la Russie (NdT: et qui la semaine dernière, a suggéré que tous les dissidents et opposants politiques de l’empire soient internés dans des camps…), a aussi été dans le comité directeur de la NED.

La vaste majorité des figures historiques liées aux actions clandestines de la CIA ont été à un moment donné des membres du comité directeur du consel administratif de la NED, incluant Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliot Abrams. Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, bailleur de fonds de la campagne électorale de George W. Bush en 2000. Gershman, patron de la NED depuis sa création, a travaillé en étroite collaboration avec Richard Perle, Elliot Abrams et Frank Gaffney. Gershman fut en un sens “présent à la création” de la faction de renseignement politique connue sous le nom de néo-conservatisme.

Le 26 Septembre 2013, quelques semaines avant que le président uktainien Viktor Yakounovitch annonça qu’il allait rejoindre la Russie et son Union Economique Eurasienne plutôt que de devenir membre de l’UE, Gershman écrivit une OpEd pour le Washington Post où il nommait l’Ukraine “le plus grand des prix”, expliquant que tirer l’Ukraine dans le camp occidental pourrait contribuer à la défaire ultime de Poutine. Gershman écrivit: “Le choix de l’Ukraine de rejoindre l’UE va accélérer la chute de l’idéologie de l’impérialisme russe (sic!) que Poutine représente. Les Russes également doivent faire face à un choix, et Poutine pourrait biern se retrouver du côté perdant pas seulement dans le voisinage immédiat mais aussi en Russie.

En d’autres termes, la NED est une entité financée par le gouvernement US qui a l’intetnion de renverser le président élu de la Russie parce que celui-ci ne plaît pas à la faction néo-conservatrice de Washington.

Parmi les projets de la NED en Russie figure le financement de l’opposition russe anti-Poutine de l’activiste Alexeï Navalny, membre d’un groupe appelé Russian Opposition Coordination Council, ou Conseil de Coordination de l’Opposition Russe. Navalny a reçu de l’argent de la NED.

La NED possède des sous-unités: le National Republican Institute, qui est mené par le sénateur républicain va t’en guerre John McCain, l’homme qui a joué un rôle clef dans le coup d’état américain de 2014 en Ukraine. Le National Democratic Institute, lié au parti démocrate US et présidée maintenant prs l’ancienne ministre des AE de Bill Clinton et avovate du bombardement de la Serbie, Madeleine Albright (NdT: la même qui déclara dans un entretien avec CNN que 500 000 enfants morts en Irak des causes des 10 ans d’embargo, était un juste prix à payer pour amener la démocratie en Irak !… Des propos à rendre Gandhi ou MLK hyper-violents !…). Le comité directeur de la NED inclut le noyau dur des néo-conservateurs de Bush-Cheney, les faucons va t’en guerre tels Elliott Abrams, Francis Fukuyama, Zalmay Khalitzad, l’ancien ambassadeur en Irak et en Afghanistan et architecte de la guerre afghane ; Robert Zoellick, proche de la famille Bush et ancien président de la Banque Mondiale.

Parmi les projets de la NED en Russie, elle a financé en 2014 en accord avec son rapport abrégé, 530 067 US$ sous la catégorie de “transparence en Russie”: “Améliorer la prise de conscience de la corruption” (re-sic). Travaille t’elle avec la police ou le procureur général russe ? Comment trouvent-ils cette corruption afin d’en attirer l’attention ? Ceci possède l’avantage de donner à Washington des détails intimes sur la corruption, réelle ou imaginaire, qui pourront ensuite être utilisés pour former les activistes des ONG comme ceux des groupes Navalny. (NdT: ceci fonctionne comme une véritable 5ème colonne US en Russie..). Un autre projet de la NED: Les Idées et Valeurs Démocratiques: 400 000 US$ pour quelque chose appelé: “Point de rencontre des droits de l’Homme et de l’Histoire, élever les consciences sur l’usage et le mauvais usage de la mémoire historielle et stimuler la discussion publique sur les problèmes politiques et sociaux urgents.” Ceci ressemble à s’y méprendre à une campagne récente du State Department pour la réécriture de l’histoire de la seconde guerre mondiale et du fait que l’URSS a payé de 27 millions de mort le prix d’avoir défait Hitler.

La seule véritable question n’est pas de savoir pourquoi le gouvernement russe a banni la NED de son territoire comme la première des ONG indésirables sous le coup de sa nouvelle loi. La question est de savoir pourquoi il ne l’a pas fait il y a 20 ans, ou du moins en 1999 lorsque Poutine est devenu président ? L’OTAN aujourd’hui est dans un état de guerre larvée avec la Russie, dans un tel cas, bannir des ONG hostiles comme la NED n’est que prudente auto-défense.

En Mai dernier, se référant au passage de la nouvelle loi russe sur les ONG indésirables, la porte-parole du ministère des AE US Marie Harf a dit que les Etats-Unis étaient “profondément troublés” par la nouvelle loi, l’appelant “un exemple additionnel de l’augmentation de la répression du gouvernement russe sur les voix indépendantes (sic) et une voie intentionnelle d’isoler le peuple russe du reste du monde.” Avant d’occuper sa position actuelle, Harf était la… porte-parole médiatique de la CIA, où elle a commencé sa carrière. Étonnant non ?…

De manière notable, en même temps que la Russie bannit la NED sous sa nouvelle loi des ONG indésirables, la Chine vient de signer une loi, celle de l’Overseas NGO Management Law, qui restreint les ONG étrangères sur son territoire. En Octobre dernier, la même NED avait financé les manifestions de la “révolutions des parapluies” à Hong Kong et la NED finance directement les séparatistes Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang, comme par hasard le carrefour de tous les oléoducs et gazoduc majeurs venant de Russie et du Kazakhstan.

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Résistance à l’empire: Coup d’arrêt à l’arrogance du pays du goulag levant (ex-USA) en Amérique Latine…

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Défaite d’Obama: La totalité des gouvernements sud-américians lui demande de retirer son décret contre le Vénézuéla

 

Thierry Deronne

 

14 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://venezuelainfos.wordpress.com/2015/03/15/la-totalite-des-gouvernements-sud-americains-demande-a-barack-obama-de-retirer-son-decret-contre-le-venezuela/

 

Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

Chargé de lire la déclaration finale, le chancelier de l’Uruguay a expliqué que les douze gouvernements ont réaffirmé leur engagement “avec la pleine actualité du droit international, la solution pacifique des controverses et le principe de non-intervention” et, dans une claire allusion à la possibilité d’un blocus économique ou d’une invasion militaire, ont appelé tout gouvernement “à s’abstenir de mesures coercitives unilatérales qui violent le droit international”. Les participants à la réunion de Quito ont demandé instamment aux États-Unis d’évaluer et de mettre en pratique “des alternatives de dialogue avec le Gouvernement du Venezuela basée sur les príncipes de souveraineté des peuples« .

En outre, le porte-parole a rappelé que l’UNASUR poursuivra sa mission d’accompagnement du “plus large dialogue politique avec toutes les forces démocratiques vénézuéliennes, dans le plein respect de l’ordre constitutionnel, des droits humains et de l’État de droit”. La semaine passée la délégation de l’UNASUR s’était rendue à Caracas pour enquêter sur la tentative de coup d’État du 12 février contre le gouvernement de Nicolas Maduro, avait invité les diverses forces politiques à un réunion et s’était entretenue avec les autorités du Centre National Électoral. Au terme de ces travaux, le président de l’UNASUR, l’ex–président colombien Ernesto Samper, avait rejeté toute ingérence extérieure et recommandé à l’opposition de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence.

Une position réaffirmée ce samedi par le chancelier uruguayen : “L’Unasur considère que la situation intérieure du Venezuela doit être résolue par les mécanismes prévus dans la Constitution vénézuélienne” et offre son plein appui dans le cadre de l’observation des prochaines élections législatives prévues cette année au Venezuela,  “convaincue de l’importance de maintenir l’ordre constitutionnel, la démocratie et la plus totale permanence des droits humains fondamentaux de l’Unasur”.

Pour rappel, le lundi 9 mars 2015, le gouvernement des États-Unis avait franchi un nouveau seuil dans les menaces vis-à-vis du Venezuela lorsque le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif décrétant “l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure” (sic). Ce document avait, en peu de jours, suscité une solidarité active avec le Venezuela de la part des mouvements sociaux latino-américains et de collectifs du monde entier qui ont défilé à Buenos Aires, à Brasilia, à La Paz, á Managua, La Havane, etc.. jusqu’à Madrid : collectifs citoyens, mouvements étudiants, syndicats de travailleurs, mouvements paysans comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil…

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré : “Comment ne pas rejeter avec indignation cette barbarie ! A l’époque des dictatures des années 70, c’était quelque chose de commun mais aujourd’hui, en plein XXIème siècle ! Le droit international existe ! Que l’on soit ou non d’accord avec le gouvernement de Nicolas Maduro, la plus élémentaire des dignités nous oblige, en tant que latino-américains, à rejeter tant d’arrogance, tant d’unilatéralisme, tant d’impérialisme. Nous en avons assez ! Quelle honte !”. Pour l’ex-Président Mujica, dire que « le Venezuela est une menace est une folie, nous en avons assez de l’intromission permanemte des États-Unis ! » et  le président bolivien Evo Morales a exigé au président Obama de présenter ses excuses à l’Amérique Latine.

Des théologiens brésiliens de la Libération comme le père franciscain Leonardo Boff et l’évêque Pedro Casaldáliga, le Père nicaraguayen Miguel d’Escoto, ex-Président de l’Assemblée des Nations-Unies, ainsi que l’évêque Thomas Gumbleton et l’ex-Procureur Général des États-Unis Ramsey Clark, ont  écrit au président Obama pour lui demander de retirer son décret. “Nous qualifions d’honteux et de profondément hypocrite votre décret. Il constitue également une violation flagrante du droit international en tant que menace d’usage de la force contre le Venezuela et en tant qu’encouragement à vos agents vénézuéliens pour qu’ils continuent à déstabiliser le pays”.

Impérialisme et ingérence occidentale: Le coup d’état yankee loupé au Vénézuéla…

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Et bien sûr, le tout dans un silence assourdissant des merdias pressetitués occidentaux à la botte…

— Résistance 71 —

 

Obama rate son coup d’état au Vénézuéla

 

Thierry Meyssan

 

23 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article186802.html

 

Une nouvelle fois, l’administration Obama a tenté de changer par la force un régime politique qui lui résiste. Le 12 février, un avion d’Academi (ex-Blackwater) maquillé en aéronef de l’armée vénézuélienne devait bombarder le palais présidentiel et tuer le président Nicolas Maduro. Les comploteurs avaient prévu de placer au pouvoir l’ex-députée María Corina Machado et de la faire immédiatement acclamer par d’anciens présidents latino-américains.

Le président Obama avait prévenu. Dans sa nouvelle doctrine de Défense (National Security Strategy), il écrivait : « Nous nous tenons aux côtés des citoyens dont le plein exercice de la démocratie est en danger, tel que les Vénézuéliens ». Or, le Venezuela étant, depuis l’adoption de la constitution de 1999, l’un des États les plus démocratiques au monde, cette phrase laissait présager du pire pour l’empêcher de poursuivre dans sa voie d’indépendance et de redistribution des richesses.

C’était le 6 février 2015. Washington terminait de mettre au point le renversement des institutions démocratiques du Venezuela. Le coup d’État avait été planifié pour le 12 février.

L’« Opération Jéricho » était supervisée par le Conseil national de sécurité (NSC), sous l’autorité de Ricardo Zuñiga. Ce « diplomate » est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane (2009-11) où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro tout en négociant la reprise des relations diplomatiques avec Cuba (finalement conclue en 2014).

Comme toujours dans ce type d’opération, Washington veille à ne pas paraître impliqué dans les événements qu’il dirige. La CIA agit au travers d’organisations prétendument non-gouvernementales pour organiser les putschistes : la National Endowment for Democracy et ses deux pseudopodes de droite (International Republican Institute) et de gauche (National Democratic Institute), Freddom House, et l’International Center for Non-Profit Law. En outre, les États-Unis sollicitent toujours leurs alliés pour sous-traiter certaines parties du coup, en l’occurrence au moins l’Allemagne (chargée de la protection des ressortissants de l’Otan durant le coup), le Canada (chargé de contrôler l’aéroport international civil de Caracas), Israël (chargé des assassinats de personnalités chavistes) et le Royaume-uni (chargé de la propagande des putschistes). Enfin, ils mobilisent leurs réseaux politiques qui se tiennent prêts à reconnaître les putschistes : à Washington le sénateur Marco Rubio, au Chili l’ancien président Sebastián Piñera, en Colombie les anciens présidents Álvaro Uribe Vélez et Andrés Pastrana, au Mexique les anciens présidents Felipe Calderón et Vicente Fox, en Espagne l’ancien président du gouvernement José María Aznar.

Pour justifier du putsch, la Maison-Blanche avait encouragé de grandes sociétés vénézuéliennes à entreposer plutôt qu’à distribuer des marchandises de première nécessité. L’idée était de provoquer des files d’attente devant des commerces, puis d’infiltrer des agents dans la foule pour provoquer des émeutes. En réalité, s’il y a bien eu des problèmes d’approvisionnement en janvier-février et des queues devant des magasins, jamais les Vénézuéliens n’attaquèrent de commerces.

Pour renforcer son action économique, le président Obama avait signé, le 18 décembre 2014, une loi imposant de nouvelles sanctions contre le Venezuela et plusieurs de ses dirigeants. Officiellement, il s’agissait de sanctionner les personnalités ayant réprimé les protestations estudiantines. En réalité, depuis le début de l’année, Washington payait un salaire —quatre fois supérieur au revenu moyen— à des gangs pour qu’ils attaquent les forces de l’ordre. Les pseudos-étudiants avaient ainsi tué 43 personnes en quelques mois et semaient la terreur dans les rues de la capitale.

L’action militaire était supervisée par le général Thomas W. Geary, depuis le SouthCom à Miami, et Rebecca Chavez, depuis le Pentagone, et sous-traitée à l’armée privée Academi (ex-Blackwater) ; une société désormais administrée par l’amiral Bobby R. Inman (ancien patron de la NSA) et John Ashcroft (l’ancien Attorney General de l’administration Bush). Un Super Tucano, immatriculé N314TG, acheté par la firme de Virginie en 2008 pour assassiner Raul Reyes, le n°2 des Farc de Colombie, devait être maquillé en avion de l’armée vénézuélienne. Il devait bombarder le palais présidentiel de Miraflores et d’autres cibles parmi une douzaine pré-déterminée, comprenant le ministère de la Défense, la direction du Renseignement et la chaîne de télévision de l’ALBA, TeleSur. L’avion étant stationné en Colombie, le QG opérationnel de « Jéricho » avait été installé à l’ambassade des États-Unis à Bogota avec la participation de l’ambassadeur Kevin Whitaker et de son adjoint Benjamin Ziff.

Quelques officiers supérieurs, en active ou à la retraite, avaient enregistré à l’avance un message à la Nation dans lequel ils annonçaient avoir pris le pouvoir afin de rétablir l’ordre. Ils était prévu qu’ils souscrivent au plan de transition, publié le 12 février au matin par El Nacional et rédigé par le département d’État US. Un nouveau gouvernement aurait été formé, conduit pas l’ancienne députée María Corina Machado.

María Corina Machado fut la président de Súmate, l’association qui organisa et perdit le référendum révocatoire contre Hugo Chávez Frias, en 2004, déjà avec l’argent de la National Endowment for Democracy (NED) et les services du publicitaire français Jacques Séguéla. Malgré sa défaite, elle fut reçue avec les honneurs par le président George W. Bush, dans le Bureau ovale, le 31 mai 2005. Élue représentante de l’État de Miranda en 2011, elle était soudain apparue, le 21 mars 2014 comme chef de la délégation du Panama à l’Organisation des États américains (OEA). Elle avait immédiatement été démise de ses fonctions de député pour violation des articles 149 et 191 de la Constitution.

Pour faciliter la coordination du coup, María Corina Machado organisa à Caracas, le 26 janvier, un colloque, « Pouvoir citoyen et Démocratie aujourd’hui », auquel participèrent la plupart des personnalités vénézuéliennes et étrangères impliquées.

Pas de chance, le Renseignement militaire vénézuélien surveillait des personnalités soupçonnées d’avoir fomenté un précédent complot visant à assassiner le président Maduro. En mai dernier, le procureur de Caracas avait accusé María Corina Machado, le gouverneur Henrique Salas Römer, l’ancien diplomate Diego Arria, l’avocat Gustavo Tarre Birceño, le banquier Eligio Cedeño et l’homme d’affaire Pedro M. Burelli, mais ils récusèrent les e-mails, prétendant qu’ils avaient été falsifiés par le Renseignement militaire. Bien sûr, ils étaient tous de mèche.

En pistant ces conspirateurs, le Renseignement militaire découvrit l’« Opération Jéricho ». Dans la nuit du 11 février, les principaux leaders du complot et un agent du Mossad étaient arrêtés et la sécurité aérienne renforcée. D’autres étaient récupérés le 12. Le 20, des aveux obtenus permirent d’arrêter un complice, le maire de Caracas, Antonio Ledezma.

Le président Nicolas Maduro intervenait immédiatement à la télévision pour dénoncer les conspirateurs. Tandis qu’à Washington, la porte-parole du département d’État faisait rire les journalistes qui se souvenaient du coup organisé par Obama au Honduras en 2009 —pour l’Amérique latine—, ou plus récemment de la tentative de coup en Macédoine, en janvier 2015 —pour les reste du monde—, en déclarant : « Ces accusations, comme toutes les précédentes, sont ridicules. C’est une question de politique de longue date, les États-Unis ne soutiennent pas les transitions politiques par des moyens non constitutionnels. Les transitions politiques doivent être démocratiques, constitutionnelles, pacifiques et légales. Nous avons vu à plusieurs reprises que le gouvernement vénézuélien tente de détourner l’attention de ses propres actions en accusant les États-Unis ou d’autres membres de la communauté internationale pour les événements à l’intérieur du Venezuela. Ces efforts reflètent un manque de sérieux de la part du gouvernement du Venezuela pour faire face à la grave situation à laquelle il est confronté. »

Pour les Vénézuéliens, ce coup d’État manqué pose une grave question : comment faire vivre la démocratie, si les principaux leaders de l’opposition se retrouvent en prison pour les crimes qu’ils s’apprêtaient à commettre contre la démocratie ?

Pour ceux qui pensent, à tort, que les États-Unis ont changé, qu’ils ne sont plus une puissance impérialiste et qu’ils défendent désormais la démocratie dans le monde, l’« Opération Jéricho » est un sujet de réflexion inépuisable.

 

Les États-Unis contre le Venezuela 
 En 2002, les États-Unis avaient organisé un coup d’État contre le président élu Hugo Chávez Frias [1], puis ils assassinèrent le juge chargé de l’enquête, Danilo Anderson [2]. 
 En 2007, ils tentèrent de changer le régime en organisant une « révolution colorée » avec des groupes trotskistes [3]. 
 En 2014, ils semblèrent renoncer à leur objectif et soutinrent des groupes anarchistes pour vandaliser et déstabiliser le pays, c’est la Guarimba [4] .

 

[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « Notre ami Danilo Anderson assassiné à Caracas », « La CIA derrière l’assassinat de Danilo Anderson ? », par Marcelo Larrea, Réseau Voltaire, 19 novembre et 1er décembre 2004. “FBI and CIA identified as helping Plan Venezuelan Prosecutor’s Murder”, by Alessandro Parma, Voltaire Network, 11 November 2005.

[3] « Venezuela : conclusion d’une année déterminante », par Romain Migus, Réseau Voltaire, 10 octobre 2008. Voir aussi la réponse Gene Sharp à nos accusations : « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[4] « États-Unis contre Venezuela : la Guerre froide devient chaude », par Nil Nikandrov, Traduction Roger Lagassé, Strategic Culture Foundation (Russie), Réseau Voltaire, 10 mars 2014. « Las “guarimbas” de Venezuela : derecha embozada », por Martín Esparza Flores, Contralínea (México), Red Voltaire , 28 de abril de 2014.

Impérialisme et Nouvel Ordre Mondial: La machine à s’ingérer dans les affaires des autres (USAID) est hors de contrôle…

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Cela fait longtemps que c’est le cas, çà a au moins le mérite d’être officiel maintenant, mais rassurons-nous… rien ne changera. L’USAID et sa succursale de la NED font au grand jour ce que la CIA faisait sous couvert il y a 30 ans et plus… C’est l’empire et son soutien étatico-entrepreneurial qu’il faut abattre si on veut que quelque chose change vraiment.

— Résistance 71 —

 

L’administrateur de l’USAID ignore qui dépense l’argent du contribuable

 

Réseau Voltaire

 

10 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article183184.html

 

L’administrateur de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a affirmé au Senat qu’il ignore d’où est surgie l’idée de créer un « réseau social » destiné à provoquer une révolte à Cuba.

Interrogé à ce sujet, le 8 avril 2014, au cours d’une audience sur le budget de l’USAID au sous-comité du Sénat aux opérations extérieures, l’administrateur de l’agence, Rajiv Shah (Sur la photo), a tenté de démentir les révélations de l’Associated Press [1] en affirmant que la création d’un « réseau social » pour les Cubains n’était pas une opération clandestine mais « discrète ».

Le programme en question s’était concrétisé en 2009 sous la forme d’un réseau social appelé « Zunzuneo », qui avait fonctionné jusqu’en 2012, depuis un pays tiers, afin d’attirer des usagers résidant à Cuba dans l’espoir d’arriver à les manipuler pour déclencher une révolte dans l’île.

Pendant l’audience, M. Rajiv Shah a voulu éluder une question directe du sénateur Patrick Leahy sur la paternité du projet, qui s’était caractérisé surtout par des envois massifs de SMS non souhaités à des centaines de milliers de personnes à Cuba.

A la question du sénateur Leahy sur « Qui a eu cette idée ? », M. Shah balbutia que le projet avait été conçu en 2007-2008 et voulut passer à d’autres aspects secondaires malgré les rappels à l’ordre du sénateur, qui finit par perdre patience. L’administrateur de l’USAID finit alors par déclarer : « Je ne sais pas, spécifiquement. » [2].

Au cours de l’audience, le sénateur Leahy souligna à plusieurs reprises que le projet était une absurdité et, en plus, « facile à découvrir » et il rappela que l’Etats-unien Alan Gross est en train de purger 15 ans de prison à Cuba, où il avait tenté de monter illégalement un réseau de télécommunications numériques… sur ordre de l’USAID [3].

Au début de ses questions à l’administrateur de l’USAID, le sénateur démocrate Patrick Leahy – qui occupe depuis décembre 2012 la présidence pro-tempore du Sénat US – rappela que :

« Les Etats-Unis consacrent entre 15 et 20 millions de dollars aux soi-disant programmes pour la démocratie à Cuba. » (sic) [4]

Présentée par Washington comme une institution indépendante qui s’efforce de favoriser le développement de par le monde, l’USAID est en fait une agence fédérale, financée par des fonds fédéraux – donc, par le contribuable US – approuvés par le Congrès et ses objectifs sont fixés par le Département d’Etat.

De nombreux Etats, dont la Bolivie [5], Cuba, Haïti, le Honduras, l’Uruguay, le Venezuela et la Russie [6], ont signalé l’USAID comme un écran de la CIA.

 

[1] Associated Press, « US Secretly Built ‘Cuban Twitter’ to Stir Unrest », par Desmond Butler, Jack Gillum et Alberto Arce ; et « US Secretly Created ‘Cuban Twitter’ to Stir Unrest », par Desmond Butler, Jack Gillum et Alberto Arce, 3 et 4 avril 2014.

[2] « Angry Exchange on Capitol Hill over Cuban Twitter », Associated Press, 8 avril 2014.

[3] « Alan Gross Case Spotlights U.S. Democracy Programas in Cuba », The National Security Archive, 18 janvier 2013.

[4] « The U.S. rise 15 to 20 million dollars for so-called democracy programs in Cuba… »

[5] « Le président Morales expulse l’USAID de Bolivie », 7sur7.be, 1er mai 2013.

[6] « Moscou interdit l’USAID, mais veut poursuivre la coopération économique », Ria Novosti, 21 septembre 2012.

Ingérence de l’empire dans trois pays suite…

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Ukraine et Vénézuéla

 

Mohawk Nation News

 

25 fevrier 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/25/ukraine-venezuela/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis sont le serpent noir dont Dekanawida (Le faiseur de paix) nous avait averti. Il a pris la succession des serpents blanc et rouge, l’Union Européenne et l’OTAN. Ils sont très occupés à fomenter la guerre partout dans le monde, comme ils l’ont toujours fait. Voir le lien: “From Wounded Knee to Libya”.

Leur liste d’attaque actuelle a inscrit toutes les nations qui n’ont pas de banque centrale Rothschild: l’Ukraine, la Libye, la Syrie, le Vénézuéla et l’Iran.

Seul le peuple des Etats-Unis a le pouvoir d’arrêter toute cette folie. Les leaders sont supposés travailler pour le peuple. Lorsqu’ils ne le font pas, ils doivent partir, comme le dit Kaianereko:wa ou la loi de la Grande Paix. Nous avons tous reçu “onikonra”, ce qui nous rend souverain à notre façon. Le peuple américain peut utiliser le “Guswenta” (wampum deux rangées) et Kaianereko:wa et suivre les racines blanches de l’arbre de la paix jusqu’à leur source ; il peut nous aider à diffuser la paix sur terre et pour de bon. La porte a toujours été ouverte pour les peuples canadien et américain depuis 1754 et la toute première conférence de la paix qui s’est tenue à Albany et appelé le “plan Albany” (”.“Albany Plan”.). Les gens qui vivent aux Etats-Unis peuvent tirer des leçons des autres peuples du monde. Les criminels seront tous emportés par les flots lorsque les grandes eaux de la paix surviendront.

La liberté du peuple du Vénézuéla était impressionnante. Libre de tout impérialisme américain. Deux des éditeurs de Mohwak Nation News (MNN) ont vécu un an avec le peuple au Vénézuéla. Les gens sont remarquables, robustes et apprécient leur liberté. En 1812, el Libertador, Simon Bolivar, traversa les Andes avec une armée et battit les Espagnols en Colombie, en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Il leur apprît comment être libre.

La débâcle ukrainienne actuelle est maintenant révélée comme étant une opération fausse-bannière, mise en œuvre par le serpent noir. Le même modus operandi se déroule au Vénézuéla.

Le vénézuéla a donné au monde la Salsa, Merenge et Mamba. Chantons et dansons tous sur l’air de “La vida es un carnavale” de Celia Cruz. “Carnavale”.