Archive pour USAID CIA ingérence vénézuéla

Guerre impérialiste en Amérique du Sud: Maduro vire les Yankees du sol vénézuélien !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2019 by Résistance 71

Maduro sait pertinemment que ceci est le préambule d’un coup d’état, l’empire adoube sa marionnette, attaque le pays par procuration et y place son sbire pour servir ses intérêts.
Depuis l’élection du fasciste Bolsonaro au Brésil, les choses s’accélèrent et l’opération Condor 2.0 prend son essor. Des troupes mercenaires à la solde de l’empire préparent une invasion du Vénézuela dans les pays voisins de la Colombie et du Brésil, que ces pays ainsi que l’Argentine et le Paraguay aient reconnu la marionnette yankee n’est bien entendu pas du tout un  hasard. Ils suivent les ordres de leur feuille de route. L’attaque de la zone caraïbe et de l’Amérique du sud par les forces de l’empire dans cette opération Condor 2.0 se précise.
En parler et diffuser c’est en partie la déjouer…
Solidarité avec le peuple vénézuélien de nouveau attaqué par les forces impérialistes du néo-libéralisme fasciste.
~ Résistance 71 ~

 


Condor 2.0

 

“72 heures pour quitter le pays”, Maduro annonce qu’il rompt les relations diplomatiques avec les Etats-Unis

 

RT France

 

23 janvier 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/international/58310-72-heures-pour-quitter-pays-maduro-venezuela-rompt-relations-etats-unis

 

Nicolas Maduro, a déclaré qu’il rompait les relations avec les Etats-Unis, après qu’ils ont reconnu Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. Le chef d’Etat donne 72 heures aux diplomates américains pour quitter le pays.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré le 23 janvier qu’il rompait les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, après que l’administration Trump a reconnu le chef de l’opposition, Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. S’adressant à des partisans devant le palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le dirigeant socialiste a aussi annoncé qu’il donnait 72 heures au personnel diplomatique américain pour quitter le Venezuela.

«J’ai décidé de rompre les relations diplomatiques et politiques avec le gouvernement impérialiste des Etats-Unis. Dehors ! Qu’ils s’en aillent du Venezuela, ici il y a de la dignité, voyons !», a notamment proclamé Nicolas Maduro.

Sur Twitter, la Maison-Blanche a affirmé que «le président [Donald Trump] a[vait] reconnu officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme le président par intérim du Venezuela».

Dans son discours, Nicolas Maduro a accusé Washington de «coup d’Etat» et appelé les militaires à rester unis et à maintenir leur discipline. «Je demande à l’armée, aux militaires de notre patrie, aux Forces armées nationales, la plus grande loyauté, la plus grande union, la plus grande discipline, nous allons gagner aussi ce combat. Loyaux toujours, traîtres jamais !», a-t-il ainsi ajouté devant les manifestants pro-Maduro.

Des milliers de manifestants, à la fois des opposants, mais aussi des soutiens du président Nicolas Maduro, sont descendus dans les rues du pays le 23 janvier, répondant à des appels lancés par les leaders des deux camps.

13 jours après l’investiture de Nicolas Maduro, réélu pour un second mandat, l’opposant pro-américain et président de l’Assemblée nationale du Venezuela Juan Guaido s’est autoproclamé «président par intérim» du pays latino-américain le 23 janvier.

Plusieurs pays sud-américains comme La Colombie, le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Paraguay ont reconnu Juan Guaido comme le nouveau leader du Venezuela. Seuls le Mexique et la Bolivie pour l’instant ont maintenu leur soutien à l’actuel président Nicolas Maduro.

 


Condor 2.0

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Guerres impérialistes: Une intervention militaire yankee au Vénézuela semble se préparer…

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… Nous pensons que va se mettre en place (est déjà mis en place), le même type de scénario qu’en Ukraine, en Libye et en Syrie, ce sera une nouvelle intervention par procuration, forces spéciales et mercenaires à l’appui. Seul Chavez pouvait faire du Chavez et sa grande erreur fut de s’accrocher à l’État au lieu de l’abolir et de rendre le pouvoir aux assemblées populaires. Au bout du compte, le peuple vénézuélien seul, va encore payer.

= Résistance 71 ~

 

Les grandes manœuvres autour du Vénézuéla

 

Manlio Dinucci

 

22 août 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8921 

 

Les projecteurs politico-médiatiques, focalisés sur ce qui se passe à l’intérieur du Venezuela, laissent dans l’ombre ce qui se passe autour du Venezuela. Dans la géographie du Pentagone, celui-ci entre dans l’aire du U.S. Southern Command (Southcom), un des six “commandements combattants unifiés” entre lesquels les USA divisent le monde.

Le Southcom, qui couvre 31 pays et 16 territoires de l’Amérique latine et des Caraïbes, dispose de forces terrestres, navales et aériennes et du corps des marines, à quoi s’ajoutent des forces spéciales et trois spécifiques task force : la Joint Task Force Bravo, basée dans la base aérienne de Soto Cano au Honduras, qui organise des exercices multilatéraux et autres opérations ; la Joint Task Force Guantanamo, basée dans la base navale homonyme à Cuba, qui effectue des “opérations de détention et interrogatoire dans le cadre de la guerre au terrorisme” ; la Joint Interagency Task Force South, basée à Key West en Floride, avec la mission officielle de coordonner les “opérations anti-drogue” dans toute la région. L’activité croissante du Southcorn indique que ce qu’a déclaré le président Trump le 11 août -“ Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible action militaire”- n’est pas une simple menace verbale.

Une force spéciale des marines, dotée d’hélicoptères de guerre, a été déployée en juin dernier au Honduras pour des opérations régionales avec une durée prévue de six mois. Dans le cadre toujours du Southcorn s’est déroulé en juin à Trinidad et Tobago l’exercice Tradewinds, avec la participation de forces de 20 pays des Amériques et des Caraïbes. En juillet s’est déroulé au Pérou l’exercice naval Unitas, avec la participation de 18 pays, et, au Paraguay, la compétition-exercice de forces spéciales de 20 pays. Du 25 juillet au 4 août, des centaines d’officiers de 20 pays ont pris part à la Panamax, exercice officiellement destiné à la “défense du canal de Panama”. Du 31 juillet au 12 août s’est déroulé à la Joint Base Lewis-McChord (Washington) le Mobility Guardian, “le plus grand et réaliste exercice de mobilité aérienne” avec la participation de 3000 hommes et 25 partenaires internationaux, en particulier les forces aériennes colombiennes et brésiliennes qui se sont exercées dans des missions diurnes et nocturnes avec des forces étasuniennes, françaises et britanniques. Le “scénario réaliste” est celui d’une grande opération aérienne, pour transporter rapidement des forces et armements dans la zone d’intervention. En d’autres termes, la répétition de l’intervention militaire au Venezuela menacée par Trump.

La base principale serait la Colombie voisine, reliée à l’Otan en 2013 par un accord de partenariat. “Du personnel militaire colombien – documente l’Otan- a pris part à de nombreux cours à l’Académie de Oberammergau (Allemagne) et au Nato Defense College à Rome, en participant aussi à de nombreuses conférences militaires de haut niveau”.

Qu’un plan d’intervention militaire au Venezuela existe déjà est confirmé par l’amiral Kurt Tidd, commandant du Southcom : dans une audition au sénat, le 6 avril 2017, il déclarait que “la crise humanitaire croissante au Venezuela pourrait rendre nécessaire une riposte régionale”. Pour réaliser la menace de l’”option militaire” de Trump, pourrait être adoptée, même dans un contexte différent, la même stratégie que celle mise en acte en Libye et Syrie : infiltration de forces spéciales et de mercenaires qui jettent de l’huile sur les foyers intérieurs de tension, en provoquant des affrontements armés ; accusation contre le gouvernement de massacrer son propre peuple et l’ “intervention humanitaire” qui en résulte par une coalition armée conduite par les USA.

Agression et tentative de coup d’état yankee au Vénézuéla… Le soutien du monde au peuple vénézuélien…

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Rejet mondial de l’agression des Etats-Unis contre le Vénézuéla

 

Salim Lamrani

 

23 mars 2015

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/rejet-mondial-de-lagression-des-etats-unis-contre-le-venezuela/5438280

 

L’annonce faite par la Maison-Blanche de décréter un état d’urgence nationale, dans le but de briser l’ordre constitutionnel au Venezuela, a unanimement été rejeté par la communauté internationale.

Le 9 mars 2015, Barack Obama a signé un ordre exécutif et a décrété un « état d’urgence » aux Etats-Unis en raison de la « menace inhabituelle et extraordinaire » que représenterait le Venezuela pour la sécurité nationale. Cette décision, hostile à l’égard d’une autre nation souveraine, est d’une extrême gravité et s’est accompagnée de nouvelles sanctions contre plusieurs fonctionnaires du gouvernement de la République latino-américaine.[1]

Pour justifier une telle décision, la Maison-Blanche évoque « l’intimidation des opposants politiques » au Venezuela, exige « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales » et demande « la libération de tous les prisonniers politiques, y compris des dizaines d’étudiants, le leader de l’opposition Leopoldo López ainsi que les maires Daniel Ceballos et Antonio Ledezma »,… mais n’évoque aucune menace concrète contre les Etats-Unis.[2]

En effet, Washington ne fait allusion à aucune menace précise portée contre sa sécurité, ni à d’éventuelles armes stratégiques d’un pays – qui n’en possède aucune – qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de ses côtes et qui, de son histoire, n’a jamais été en guerre contre les Etats-Unis, ni n’a agressé une autre nation. Au contraire, le Président vénézuélien Nicolás Maduro, démocratiquement élu en 2013 lors d’un scrutin reconnu pour sa transparence par tous les organismes internationaux, de l’Organisation des Etats américains à l’Union européenne, a toujours fait part de sa volonté d’établir des relations pacifiques et d’égal à égal avec le Voisin du Nord. Pour justifier sa décision, Obama fait uniquement référence à des faits qui relèvent de la situation interne du Venezuela et qui sont de la compétence unique et exclusive du peuple bolivarien, faisant ainsi preuve d’un acte d’ingérence – donc contraire au Droit international – dans les affaires internes d’une nation souveraine[3].

Cette nouvelle mesure marque une recrudescence de l’hostilité des Etats-Unis vis-à-vis de la démocratie vénézuélienne. En effet, depuis l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir en 1999 et l’avènement de la Révolution bolivarienne, Washington n’a eu de cesse de déstabiliser le Venezuela. Le 11 avril 2002, l’administration Bush avait orchestré un coup d’Etat contre le Président Chávez et brisé l’ordre constitutionnel. L’intervention massive du peuple avait permis de mettre un terme à la dictature militaire la plus courte de l’histoire de l’Amérique latine (48 heures). En décembre 2002, Washington avait soutenu le sabotage pétrolier qui avait coûté plus de 10 milliards de dollars à l’économie vénézuélienne. Depuis, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de soutenir l’opposition antidémocratique et putschiste, qui n’a pas hésité à recourir à la violence, comme le montre la vague meurtrière qui a frappé le pays en février 2014, pour obtenir par la force ce qu’elle a été incapable de remporter par les urnes. En effet, depuis 1998, la droite vénézuélienne a perdu 19 des 20 processus électoraux – reconnus comme transparents par toutes les instances internationales – qui se sont tenus sous la Révolution bolivarienne.

Caracas a immédiatement dénoncé une tentative de coup d’Etat à son encontre. L’annonce de Washington survient quelques semaines après que le Venezuela a révélé l’existence d’une conspiration, planifiée par l’opposition, destinée à renverser l’ordre constitutionnel, qui a conduit en prison le maire de Caracas Antonio Ledezma et plusieurs membres des forces armées, entre autres[4]. Nicolás Maduro a ainsi déclaré que Barack Obama avait « assumé personnellement la tâche de renverser [s]on gouvernement, d’intervenir au Venezuela, et d’en prendre le contrôle[5] ». « Il s’agit de la plus grave menace contre la nation de toute son histoire », a-t-il ajouté, rappelant que « personne ne peut croire que le Venezuela soit une menace pour les Etats-Unis[6] ». L’objectif de Washington est évident, selon Maduro : avec les premières réserves en hydrocarbures au monde, le Venezuela est en effet une priorité stratégique pour les Etats-Unis, qui souhaitent contrôler ces ressources.

La mesure prise par les Etats-Unis à l’encontre du Venezuela a suscité le rejet unanime de la communauté internationale, y compris de ses plus fidèles alliés. L’Union européenne a déclaré qu’il était hors de question de s’aligner sur la politique de Washington et qu’elle « n’envisage[ait] pas [d’imposer] des mesures restrictives » contre Caracas. « L’Union européenne n’a pas à prendre de décision » concernant le Venezuela, a souligné José Manuel García-Margallo, Ministre espagnol des Affaires étrangères[7].

Mais les condamnations les plus fermes sont venues du Nouveau Monde. Cuba a été la première nation à fustiger le décret présidentiel le jour même de sa divulgation. La Havane a utilisé un langage diplomatique fort et a réaffirmé « son soutien inconditionnel […] au gouvernement légitime du Président Nicolás Maduro », montrant ainsi que le rapprochement avec les Etats-Unis n’interférait en aucune manière dans sa politique étrangère. La déclaration émise le 9 mars 2015 est édifiante :

« Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba a pris connaissance du Décret Présidentiel arbitraire et agressif émis par le Président des Etats-Unis contre le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, qui qualifie ce pays comme une menace pour sa sécurité nationale […]

De quelle manière le Venezuela menace-t-il les Etats-Unis ? A des milliers de kilomètres de distance, sans armes stratégiques et sans employer de ressources ou de fonctionnaires pour conspirer contre l’ordre constitutionnel étasunien, la déclaration est peu crédible et met à nu les objectifs de ses auteurs. […]

Personne n’a le droit d’intervenir dans les affaires internes d’un Etat souverain ni de le déclarer, sans fondement aucun, comme étant une menace à sa sécurité nationale.

Tout comme Cuba n’a jamais été seule, le Venezuela ne le sera pas non plus[8] ».

Lors du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’Alliance bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), tenu le 17 mars 2015, le Président cubain Raúl Castro a réaffirmé son soutien au Venezuela et a lancé un message explicite à Washington :

« Les Etats-Unis devraient comprendre une fois pour toutes qu’il est impossible de séduire ou d’acheter Cuba, ni d’intimider le Venezuela. Notre unité est indestructible.

Nous ne cèderons pas non plus d’un pouce dans la défense de la souveraineté et de l’indépendance, et ne nous tolèrerons aucun type d’ingérence, ni de conditionnement dans nos affaires internes.

Nous ne renoncerons pas à la défense des causes justes de Notre Amérique et du monde, et nous n’abandonnerons jamais nos frères de lutte. Nous sommes venus serrer les rangs avec le Venezuela et l’ALBA et ratifier que les principes ne sont pas négociables […].

Nous ne permettrons que l’on porte atteinte à la souveraineté ou que l’on brise la paix en Amérique latine[9] ».

Pour sa part, l’Argentine a publié une longue déclaration rejetant les mesures hostiles adoptées par Washington et apportant son soutien à la démocratie vénézuélienne :

« Le Gouvernement argentin a pris connaissance avec inquiétude du contenu du Décret exécutif émis par le Gouvernement des Etats-Unis […]. La gravité d’une telle dénonciation cause non seulement de la consternation en raison de la dureté inhabituelle de ses termes, presque menaçants, mais elle provoque également de la stupeur et de la surprise.

Il est absolument invraisemblable pour toute personne moyennement informée que le Venezuela, ou n’importe quel autre pays sud-américain ou latino-américain, puisse constituer une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique du Nord.

Le caractère absurde et injuste de l’accusation est source de consternation […]. L’Argentine, tout comme les autres pays de la région […], rejette toute ingérence dans les affaires internes des autres Etats. En ce sens, l’Argentine lance un appel au Gouvernement des Etats-Unis pour qu’il évite l’usage d’un langage impropre pour un pays de son importance et de sa responsabilité en tant que puissance mondiale, ou de sanctions qui ont déjà démontré, dans d’autres cas, qu’elles conduisent uniquement à l’échec et à l’inimitié entre les peuples et leurs gouvernements[10] ».

De son côté, le Président bolivien Evo Morales a exigé des Etats-Unis qu’ils « demandent pardon à l’Amérique latine, et en particulier au Venezuela ». L’Amérique latine refuse « toute intervention militaire [ou] menace contre la démocratie et contre nos révolutions », a-t-il ajouté[11].

L’Equateur a qualifié la décision de Washington de « grotesque » et de « grave risque pour la paix et la démocratie dans la région ». « Il ne manque plus que l’on sanctionne les électeurs vénézuéliens », a annoncé sur un ton sarcastique son président Rafael Correa. Pour sa part, le Nicaragua a exprimé «  son profond rejet et indignation face à cette déclaration inacceptable de facture impériale[12] ».

L’ancien président de l’Uruguay, Pepe Mujica, considéré comme étant la conscience morale du continent latino-américain, a condamné l’attitude agressive des Etats-Unis  : « Je n’ai pas besoin de preuves pour savoir que les Etats-Unis s’immiscent dans les affaires internes du Venezuela. Il faut être fou pour oser dire que le Venezuela peut être une menace. Ils [les Vénézuéliens] ont une Constitution merveilleuse, la plus audacieuse d’Amérique latine. Nous avons besoin d’une Venezuela indépendante[13] ».

Les organismes latino-américains ont également stigmatisé le décret présidentiel d’Obama. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR), qui regroupe les 12 pays d’Amérique du Sud, a unanimement rejeté l’ingérence étasunienne. Dans une déclaration commune, l’UNASUR a dénoncé un acte hostile :

« Les Etats membres de l’Union des nations sud-américaines font part de leur rejet du Décret exécutif du Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, approuvé le 9 mars 2015, car il constitue une menace d’ingérence contre la souveraineté et le principe de non-intervention dans les affaires internes des autres Etats.

Les Etats membres de l’UNASUR réaffirment leur engagement en faveur de la pleine application du Droit International, de la Solution pacifique des controverses et du principe de Non-intervention, et réitèrent leur appel aux gouvernements afin qu’ils s’abstiennent d’appliquer des mesures coercitives unilatérales qui contreviennent au Droit International.

L’UNASUR réitère son appel au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique afin qu’il évalue et mette en pratique des alternatives de dialogue avec le gouvernement du Venezuela, sous les principes de respect de la souveraineté et de l’autodétermination des peuples. En conséquence, elle sollicite la dérogation dudit Décret Exécutif[14] ».

Le Parlement du Marché commun du Sud (Mercosur), qui regroupe 10 pays sud-américains (5 membres permanents et 5 membres associés), a fait part de son « rejet le plus énergique et le plus catégorique » des sanctions annoncées par les Etats-Unis, dénonçant une « menace réelle d’agression contre la souveraineté, la paix et la stabilité démocratique de ce pays sud-américain et donc contre le Mercosur ». Ces mesures « constituent en elles-mêmes un danger d’intervention armée contre le Venezuela, et cela doit déclencher une alerte nationale et internationale[15] ».

L’Association latino-américaine d’intégration (ALADI) a exprimé sa solidarité « avec le peuple vénézuélien » et « son gouvernement légitime et rejette cette déclaration qui est inexplicable et arbitraire. Le monde sait qu’aucun pays d’Amérique latine ne représente une menace pour la paix ». Le secrétariat général de l’entité a rejeté l’intromission de Washington : « L’Amérique latine et la Caraïbe ont été proclamées par le Second sommet de la CELAC (Communauté des Etats latino-américains et caribéens) comme zone de paix et c’est pourquoi cette attitude constitue une agression inacceptable pour la Région[16] ».

Le Parlatino, Parlement latino-américain intégré par 23 pays, a également condamné l’action hostile de Barack Obama et a exigé le retrait du décret présidentiel étasunien contre le Venezuela. « Ce qui est en jeu, c’est la défense de notre souveraineté, le contrôle de nos ressources naturelles et la liberté de décider de notre propre destin », a souligné Angel Rodríguez, le représentant vénézuélien[17].

L’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) a exprimé « son rejet le plus énergique du Décret exécutif ». « Cette agression viole toute norme internationale qui régit la vie des Etats égaux et souverains, ignore la tradition antiimpérialiste qui nos peuples ont historiquement revendiqué, et constitue une menace pour la paix et la tranquillité de nos pays[18] ».

La politique agressive de Washington a également été dénoncée aux Nations unies, au sein du Conseil des droits de l’homme de Genève. La Communauté des Etats latino-américains et caribéens – qui regroupe les 33 pays–, la Russie et la Chine, entre autres, ont dénoncé « l’imposition de mesures coercitives unilatérales comme mécanisme de pression politique et économique, fait qui viole les principes de la Charte des Nations unies[19] ».

Face au rejet unanime de la communauté internationale, les Etats-Unis ont été contraints d’effectuer une déclaration affirmant que leur objectif n’était pas de renverser le gouvernement démocratique de Nicolás Maduro. Le Département d’Etat a ainsi assuré que les « Etats-Unis ne cherchent pas à obtenir la chute du gouvernement vénézuélien et ne tentent pas non plus de saboter l’économie vénézuélienne ». Mais l’Amérique latine n’a pas été convaincue par ces propos, tant Washington a multiplié les actes hostiles envers le Venezuela depuis l’avènement de la Révolution bolivarienne[20].

A moins d’un mois du Sommet des Amériques qui se tiendra les 10 et 11 avril 2015 au Panama, le Président des Etats-Unis vient de s’aliéner toute l’Amérique latine en imposant une politique hostile et agressive au Venezuela, violant le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’une nation souveraine. Alors qu’il avait l’opportunité de se présenter face à la communauté latino-américaine paré du prestige que lui a conféré sa décision de rétablir un dialogue historique avec Cuba, Barack Obama sera accueilli par les pays du Sud avec suspicion et rejet, tout comme son prédécesseur à la Maison-Blanche… un certain George W. Bush.

 Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

 

[1] Antonio María Delgado, « Obama aplica sanciones y declara emergencia nacional por amenaza de Venezuela », El Nuevo Herald, 10 mars 2015.

[2] The White House, “Statement by the Press Secretary on Venezuela”, 9 mars 2015. https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2015/03/09/statement-press-secretary-venezuela (site consulté le 13 mars 2015).

[3] Ultimas Noticias, « Maduro : Le tiendo la mano al gobierno de EEUU”, 13 mars 2015.

[4] Ignacio Ramonet, “La tentative du coup d’Etat contre le Venezuela”, Medelu, 10 mars 2015.

[5] Fabiola Sánchez, “Maduro: EEUU asumió la tarea de derrocar a mi gobierno”, The Associated Press, 10 mars 2015

[6] Agencia Venezolana de Noticias, “Presidente llama a la unidad para vencer la amenaza más grave en la historia de Venezuela”, 11 mars 2015.

[7] Agence France Presse, « La Unión Europea ‘no está considerando’ sanciones contra Venezuela », 10 mars 2015.

[8] Gobierno Revolucionario de la República de Cuba, “Declaración”, Cubadebate, 9 mars 2015.

[9] La Iguana TV, “Raúl Castro: Es imposible comprar a Cuba, ni intimidar a Venezuela. Nuestra unidad es indestructible”, 17 mars 2015.

[10] Presidencia de Argentina, “Declaración sobre las medidas adoptadas por Estados Unidos contra Venezuela”, 11 mars 2015. http://www.presidencia.gob.ar/eventos-destacados/28443-la-argentina-mostro-su-preocupacion-por-sanciones-de-estados-unidos-a-venezuela (site consulté le 18 mars 2015)

[11] Página 12, Suma apoyos el gobierno de Venezuela”, 14 mars 2015.

[12] El Nuevo Herald, “Latinoamérica defiende a Venezuela y EEUU niega promover inestabilidad”, 10 mars 2015.

[13] El Observador, “Mujica no duda de que “los gringos se meten en Venezuela”, 12 mars 2015.

[14] UNASUR, « Comunicado de la Unión de Naciones Suramericanas sobre el Decreto Ejecutivo del Gobierno de los Estados Unidos sobre Venezuela », 14 mars 2015. http://www.unasursg.org/node/169 (site consulté le 17 mars 2015).

[15] EFE, « Presidencia de Parlasur dicta su ‘enérgico y categórico’ rechazo a medidas EEUU », 11 mars 2015.

[16] EFE, « Aladi y Parlasur rechazan sanciones de EEUU a funcionarios de Venezuela », 11 mars 2015.

[17] Parlatino, « Parlamento Latinoamericano en Panamá exhorta a EEUU a derogar decreto contra Venezuela », 17 mars 2015. http://www.parlatino.org.ve/index.php/noticias/politica-nacional-e-internacional (site consulté le 18 mars 2015).

[18] Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América, “Alba rechaza toda agresión de Estados Unidos que busque vulnerar la soberanía de Venezuela”, 9 mars 2015.

[19] PSUV, « Venezuela recibe apoyo en ONU ante sanciones de EEUU », 13 mars 2015.

[20] EFE, « EEUU insiste en que no busca la caída de Maduro y pide soluciones regionales », 17 mars 2015.

Résistance à l’empire: Coup d’arrêt à l’arrogance du pays du goulag levant (ex-USA) en Amérique Latine…

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Défaite d’Obama: La totalité des gouvernements sud-américians lui demande de retirer son décret contre le Vénézuéla

 

Thierry Deronne

 

14 Mars 2015

 

url de l’article original:

http://venezuelainfos.wordpress.com/2015/03/15/la-totalite-des-gouvernements-sud-americains-demande-a-barack-obama-de-retirer-son-decret-contre-le-venezuela/

 

Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

Chargé de lire la déclaration finale, le chancelier de l’Uruguay a expliqué que les douze gouvernements ont réaffirmé leur engagement “avec la pleine actualité du droit international, la solution pacifique des controverses et le principe de non-intervention” et, dans une claire allusion à la possibilité d’un blocus économique ou d’une invasion militaire, ont appelé tout gouvernement “à s’abstenir de mesures coercitives unilatérales qui violent le droit international”. Les participants à la réunion de Quito ont demandé instamment aux États-Unis d’évaluer et de mettre en pratique “des alternatives de dialogue avec le Gouvernement du Venezuela basée sur les príncipes de souveraineté des peuples« .

En outre, le porte-parole a rappelé que l’UNASUR poursuivra sa mission d’accompagnement du “plus large dialogue politique avec toutes les forces démocratiques vénézuéliennes, dans le plein respect de l’ordre constitutionnel, des droits humains et de l’État de droit”. La semaine passée la délégation de l’UNASUR s’était rendue à Caracas pour enquêter sur la tentative de coup d’État du 12 février contre le gouvernement de Nicolas Maduro, avait invité les diverses forces politiques à un réunion et s’était entretenue avec les autorités du Centre National Électoral. Au terme de ces travaux, le président de l’UNASUR, l’ex–président colombien Ernesto Samper, avait rejeté toute ingérence extérieure et recommandé à l’opposition de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence.

Une position réaffirmée ce samedi par le chancelier uruguayen : “L’Unasur considère que la situation intérieure du Venezuela doit être résolue par les mécanismes prévus dans la Constitution vénézuélienne” et offre son plein appui dans le cadre de l’observation des prochaines élections législatives prévues cette année au Venezuela,  “convaincue de l’importance de maintenir l’ordre constitutionnel, la démocratie et la plus totale permanence des droits humains fondamentaux de l’Unasur”.

Pour rappel, le lundi 9 mars 2015, le gouvernement des États-Unis avait franchi un nouveau seuil dans les menaces vis-à-vis du Venezuela lorsque le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif décrétant “l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure” (sic). Ce document avait, en peu de jours, suscité une solidarité active avec le Venezuela de la part des mouvements sociaux latino-américains et de collectifs du monde entier qui ont défilé à Buenos Aires, à Brasilia, à La Paz, á Managua, La Havane, etc.. jusqu’à Madrid : collectifs citoyens, mouvements étudiants, syndicats de travailleurs, mouvements paysans comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil…

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré : “Comment ne pas rejeter avec indignation cette barbarie ! A l’époque des dictatures des années 70, c’était quelque chose de commun mais aujourd’hui, en plein XXIème siècle ! Le droit international existe ! Que l’on soit ou non d’accord avec le gouvernement de Nicolas Maduro, la plus élémentaire des dignités nous oblige, en tant que latino-américains, à rejeter tant d’arrogance, tant d’unilatéralisme, tant d’impérialisme. Nous en avons assez ! Quelle honte !”. Pour l’ex-Président Mujica, dire que « le Venezuela est une menace est une folie, nous en avons assez de l’intromission permanemte des États-Unis ! » et  le président bolivien Evo Morales a exigé au président Obama de présenter ses excuses à l’Amérique Latine.

Des théologiens brésiliens de la Libération comme le père franciscain Leonardo Boff et l’évêque Pedro Casaldáliga, le Père nicaraguayen Miguel d’Escoto, ex-Président de l’Assemblée des Nations-Unies, ainsi que l’évêque Thomas Gumbleton et l’ex-Procureur Général des États-Unis Ramsey Clark, ont  écrit au président Obama pour lui demander de retirer son décret. “Nous qualifions d’honteux et de profondément hypocrite votre décret. Il constitue également une violation flagrante du droit international en tant que menace d’usage de la force contre le Venezuela et en tant qu’encouragement à vos agents vénézuéliens pour qu’ils continuent à déstabiliser le pays”.

Impérialisme et ingérence occidentale: Le coup d’état yankee loupé au Vénézuéla…

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Et bien sûr, le tout dans un silence assourdissant des merdias pressetitués occidentaux à la botte…

— Résistance 71 —

 

Obama rate son coup d’état au Vénézuéla

 

Thierry Meyssan

 

23 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article186802.html

 

Une nouvelle fois, l’administration Obama a tenté de changer par la force un régime politique qui lui résiste. Le 12 février, un avion d’Academi (ex-Blackwater) maquillé en aéronef de l’armée vénézuélienne devait bombarder le palais présidentiel et tuer le président Nicolas Maduro. Les comploteurs avaient prévu de placer au pouvoir l’ex-députée María Corina Machado et de la faire immédiatement acclamer par d’anciens présidents latino-américains.

Le président Obama avait prévenu. Dans sa nouvelle doctrine de Défense (National Security Strategy), il écrivait : « Nous nous tenons aux côtés des citoyens dont le plein exercice de la démocratie est en danger, tel que les Vénézuéliens ». Or, le Venezuela étant, depuis l’adoption de la constitution de 1999, l’un des États les plus démocratiques au monde, cette phrase laissait présager du pire pour l’empêcher de poursuivre dans sa voie d’indépendance et de redistribution des richesses.

C’était le 6 février 2015. Washington terminait de mettre au point le renversement des institutions démocratiques du Venezuela. Le coup d’État avait été planifié pour le 12 février.

L’« Opération Jéricho » était supervisée par le Conseil national de sécurité (NSC), sous l’autorité de Ricardo Zuñiga. Ce « diplomate » est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane (2009-11) où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro tout en négociant la reprise des relations diplomatiques avec Cuba (finalement conclue en 2014).

Comme toujours dans ce type d’opération, Washington veille à ne pas paraître impliqué dans les événements qu’il dirige. La CIA agit au travers d’organisations prétendument non-gouvernementales pour organiser les putschistes : la National Endowment for Democracy et ses deux pseudopodes de droite (International Republican Institute) et de gauche (National Democratic Institute), Freddom House, et l’International Center for Non-Profit Law. En outre, les États-Unis sollicitent toujours leurs alliés pour sous-traiter certaines parties du coup, en l’occurrence au moins l’Allemagne (chargée de la protection des ressortissants de l’Otan durant le coup), le Canada (chargé de contrôler l’aéroport international civil de Caracas), Israël (chargé des assassinats de personnalités chavistes) et le Royaume-uni (chargé de la propagande des putschistes). Enfin, ils mobilisent leurs réseaux politiques qui se tiennent prêts à reconnaître les putschistes : à Washington le sénateur Marco Rubio, au Chili l’ancien président Sebastián Piñera, en Colombie les anciens présidents Álvaro Uribe Vélez et Andrés Pastrana, au Mexique les anciens présidents Felipe Calderón et Vicente Fox, en Espagne l’ancien président du gouvernement José María Aznar.

Pour justifier du putsch, la Maison-Blanche avait encouragé de grandes sociétés vénézuéliennes à entreposer plutôt qu’à distribuer des marchandises de première nécessité. L’idée était de provoquer des files d’attente devant des commerces, puis d’infiltrer des agents dans la foule pour provoquer des émeutes. En réalité, s’il y a bien eu des problèmes d’approvisionnement en janvier-février et des queues devant des magasins, jamais les Vénézuéliens n’attaquèrent de commerces.

Pour renforcer son action économique, le président Obama avait signé, le 18 décembre 2014, une loi imposant de nouvelles sanctions contre le Venezuela et plusieurs de ses dirigeants. Officiellement, il s’agissait de sanctionner les personnalités ayant réprimé les protestations estudiantines. En réalité, depuis le début de l’année, Washington payait un salaire —quatre fois supérieur au revenu moyen— à des gangs pour qu’ils attaquent les forces de l’ordre. Les pseudos-étudiants avaient ainsi tué 43 personnes en quelques mois et semaient la terreur dans les rues de la capitale.

L’action militaire était supervisée par le général Thomas W. Geary, depuis le SouthCom à Miami, et Rebecca Chavez, depuis le Pentagone, et sous-traitée à l’armée privée Academi (ex-Blackwater) ; une société désormais administrée par l’amiral Bobby R. Inman (ancien patron de la NSA) et John Ashcroft (l’ancien Attorney General de l’administration Bush). Un Super Tucano, immatriculé N314TG, acheté par la firme de Virginie en 2008 pour assassiner Raul Reyes, le n°2 des Farc de Colombie, devait être maquillé en avion de l’armée vénézuélienne. Il devait bombarder le palais présidentiel de Miraflores et d’autres cibles parmi une douzaine pré-déterminée, comprenant le ministère de la Défense, la direction du Renseignement et la chaîne de télévision de l’ALBA, TeleSur. L’avion étant stationné en Colombie, le QG opérationnel de « Jéricho » avait été installé à l’ambassade des États-Unis à Bogota avec la participation de l’ambassadeur Kevin Whitaker et de son adjoint Benjamin Ziff.

Quelques officiers supérieurs, en active ou à la retraite, avaient enregistré à l’avance un message à la Nation dans lequel ils annonçaient avoir pris le pouvoir afin de rétablir l’ordre. Ils était prévu qu’ils souscrivent au plan de transition, publié le 12 février au matin par El Nacional et rédigé par le département d’État US. Un nouveau gouvernement aurait été formé, conduit pas l’ancienne députée María Corina Machado.

María Corina Machado fut la président de Súmate, l’association qui organisa et perdit le référendum révocatoire contre Hugo Chávez Frias, en 2004, déjà avec l’argent de la National Endowment for Democracy (NED) et les services du publicitaire français Jacques Séguéla. Malgré sa défaite, elle fut reçue avec les honneurs par le président George W. Bush, dans le Bureau ovale, le 31 mai 2005. Élue représentante de l’État de Miranda en 2011, elle était soudain apparue, le 21 mars 2014 comme chef de la délégation du Panama à l’Organisation des États américains (OEA). Elle avait immédiatement été démise de ses fonctions de député pour violation des articles 149 et 191 de la Constitution.

Pour faciliter la coordination du coup, María Corina Machado organisa à Caracas, le 26 janvier, un colloque, « Pouvoir citoyen et Démocratie aujourd’hui », auquel participèrent la plupart des personnalités vénézuéliennes et étrangères impliquées.

Pas de chance, le Renseignement militaire vénézuélien surveillait des personnalités soupçonnées d’avoir fomenté un précédent complot visant à assassiner le président Maduro. En mai dernier, le procureur de Caracas avait accusé María Corina Machado, le gouverneur Henrique Salas Römer, l’ancien diplomate Diego Arria, l’avocat Gustavo Tarre Birceño, le banquier Eligio Cedeño et l’homme d’affaire Pedro M. Burelli, mais ils récusèrent les e-mails, prétendant qu’ils avaient été falsifiés par le Renseignement militaire. Bien sûr, ils étaient tous de mèche.

En pistant ces conspirateurs, le Renseignement militaire découvrit l’« Opération Jéricho ». Dans la nuit du 11 février, les principaux leaders du complot et un agent du Mossad étaient arrêtés et la sécurité aérienne renforcée. D’autres étaient récupérés le 12. Le 20, des aveux obtenus permirent d’arrêter un complice, le maire de Caracas, Antonio Ledezma.

Le président Nicolas Maduro intervenait immédiatement à la télévision pour dénoncer les conspirateurs. Tandis qu’à Washington, la porte-parole du département d’État faisait rire les journalistes qui se souvenaient du coup organisé par Obama au Honduras en 2009 —pour l’Amérique latine—, ou plus récemment de la tentative de coup en Macédoine, en janvier 2015 —pour les reste du monde—, en déclarant : « Ces accusations, comme toutes les précédentes, sont ridicules. C’est une question de politique de longue date, les États-Unis ne soutiennent pas les transitions politiques par des moyens non constitutionnels. Les transitions politiques doivent être démocratiques, constitutionnelles, pacifiques et légales. Nous avons vu à plusieurs reprises que le gouvernement vénézuélien tente de détourner l’attention de ses propres actions en accusant les États-Unis ou d’autres membres de la communauté internationale pour les événements à l’intérieur du Venezuela. Ces efforts reflètent un manque de sérieux de la part du gouvernement du Venezuela pour faire face à la grave situation à laquelle il est confronté. »

Pour les Vénézuéliens, ce coup d’État manqué pose une grave question : comment faire vivre la démocratie, si les principaux leaders de l’opposition se retrouvent en prison pour les crimes qu’ils s’apprêtaient à commettre contre la démocratie ?

Pour ceux qui pensent, à tort, que les États-Unis ont changé, qu’ils ne sont plus une puissance impérialiste et qu’ils défendent désormais la démocratie dans le monde, l’« Opération Jéricho » est un sujet de réflexion inépuisable.

 

Les États-Unis contre le Venezuela 
 En 2002, les États-Unis avaient organisé un coup d’État contre le président élu Hugo Chávez Frias [1], puis ils assassinèrent le juge chargé de l’enquête, Danilo Anderson [2]. 
 En 2007, ils tentèrent de changer le régime en organisant une « révolution colorée » avec des groupes trotskistes [3]. 
 En 2014, ils semblèrent renoncer à leur objectif et soutinrent des groupes anarchistes pour vandaliser et déstabiliser le pays, c’est la Guarimba [4] .

 

[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « Notre ami Danilo Anderson assassiné à Caracas », « La CIA derrière l’assassinat de Danilo Anderson ? », par Marcelo Larrea, Réseau Voltaire, 19 novembre et 1er décembre 2004. “FBI and CIA identified as helping Plan Venezuelan Prosecutor’s Murder”, by Alessandro Parma, Voltaire Network, 11 November 2005.

[3] « Venezuela : conclusion d’une année déterminante », par Romain Migus, Réseau Voltaire, 10 octobre 2008. Voir aussi la réponse Gene Sharp à nos accusations : « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[4] « États-Unis contre Venezuela : la Guerre froide devient chaude », par Nil Nikandrov, Traduction Roger Lagassé, Strategic Culture Foundation (Russie), Réseau Voltaire, 10 mars 2014. « Las “guarimbas” de Venezuela : derecha embozada », por Martín Esparza Flores, Contralínea (México), Red Voltaire , 28 de abril de 2014.

Ingérence de l’empire au Vénézuela: L’Espagne et ses services de renseignement en mission commandée pour l’empire…

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L’Espagne et la tertiarisation du chaos au Vénézuéla

 

Carlos Fazio

 

3 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/L-Espagne-et-la-tertiarisation-du.html?lang=fr

 

La nouveauté , désormais, est la tertiarisation du chaos, avec le Centre National d’Intelligence (CNI) d’Espagne avec la tache de subroger les actions cachées de déstabilisation de la CIA, et de la FAES, du Parti Populaire de l’ex-président du gouvernement espagnol José Marie Aznar, comme articulation d’un réseau international de think tanks et d’ONGs néoconservatrices qui poussent vers un changement de régime au Venezuela.

L’irruption inhabituelle d’une campagne internationale de nouvelles légères, axée sur le manque de produits de beauté, de Botox, de prothèses pour des implants mammaires et de matériel pour chirurgie esthétique dans un pays qui arbore le record de 13 couronnes de Miss Monde et de Miss Univers, pourrait faire partie d’un nouveau « tour de chauffe » médiatique dirigé à générer de nouvelles actions de violence dans la rue afin de ne donner aucun répit « au gouvernement chaviste » de Nicolás Maduro au Venezuela.

La nouveauté , désormais, est la tertiarisation du chaos, avec le Centre National d’Intelligence (CNI) d’Espagne avec la tache de subroger les actions cachées de déstabilisation de l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA), et de la Fondation pour l’Analyse et les Études sociales (FAES), du Parti Populaire de l’ex-président du gouvernement espagnol José Marie Aznar comme articulation d’un réseau international de think tanks et d’ONGs néoconservatrices qui poussent vers un changement de régime au Venezuela.

Inscrite dans la guerre non conventionnelle ou de quatrième génération, la nouvelle offensive qui pourrait se déchaîner ces jours-ci, a été projetée dans le cadre d’une série de conférences nommées Campus FAES 2014 [ESP/ENG], qui ont eu lieu dans la localité madrilène de Guadarrama à la fin juin et début juillet 2014.

L’événement, clos par le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy, a compté avec la participation du député putschiste vénézuélien Julio Borges et du maire guarimbero de Chacao, Ramón Muchacho, tous deux appartenant au parti corrompu Primero Justicia, et avec un discours de l’ex-député de l’opposition Maria Corina Machado [1] fondatrice de Súmate (financée par l’Agence des États-Unis pour le développement international USAID) et signataire du Décret Carmona pendant le coup d’État de 2002, à qui le procureur de son pays a interdit de sortir du Venezuela dans le cadre d’une enquête pour terrorisme.

Pendant la durée du Campus FAES 2014, les deux opposants vénézuéliens ont eu des rencontres parallèles secrètes avec Aznar et des fonctionnaires et analystes du CNI, le service espagnol de l’intelligence que dirige Félix Sanz Roldán. Tous deux auraient reçu des instructions concrètes sur les procédures tactiques et stratégiques pour déchaîner une nouvelle phase d’affrontements dans la rue, de guerre psychologique, d’ingouvernabilité et d’actions d’usure du gouvernement de Nicolás Maduro.

Le CNI aurait garanti l’entrainement et le financement nécessaire pour l’exécution des nouveaux plans subversifs au Venezuela, qui seraient coordonnés en secret en collaboration étroite avec le gouvernement de Barack Obama et la CIA.

On peut rappeler qu’en 2013, grâce aux informations sur la surveillance mondiale d’Edward Snowden, on a pris connaissance que le Centre National d’Intelligence (CNI) espagnol avait collaboré de manière très proche avec l’Agence Nationale de Sécurité (NSA) des États-Unis d’Amérique, dans l’espionnage massif de millions de citoyens espagnols, et avait intercepté de manière directe ou avait aidé à intercepter des millions de mega-données des registres d’appels, des messages texto et de courriers électroniques.

A cette étape, la tertiarisation de la déstabilisation, le chaos et la violence séditieuse au Venezuela via l’Espagne, essaie de ne pas montrer comme évidents les liens du CNI avec les services d’intelligence et d’espionnage US, pour que l’opposition vénézuélienne ne soit pas l’objet d’une campagne de discrédit gouvernemental.

Dans les réunions de Borge et Muchacho avec des fonctionnaires du CNI, l’accent aurait été mis sur l’organisation et la mobilisation de la rue par de jeunes étudiants vénézuéliens, et auraient été discutés les sujets et les dits talking points qui doivent être abordés lors de chacun des discours, des conférences de presse et campagnes médiatiques qui sont organisés dans la nouvelle phase de guerre psychologique et de terrorisme médiatique.

Comme actions prioritaires de la nouvelle offensive, le CNI espagnol et la CIA auraient décidé de stimuler les spéculations sur les divisions internes au sein du gouvernement du Venezuela, avec un axe autour de messages de désinformation qui signalent le blocage économique, le manque de produits de première nécessité (dont les médicaments et l’alimentation), le manque de gouvernabilité dans le pays et la baisse supposée de la popularité du président Maduro.

Un autre axe capital de la campagne est de maintenir les rues au « rouge vif » et de ne pas laisser mourir la présence de l’opposition dans celles-ci, ce pourquoi il semble fondamental de réanimer le mouvement de la jeunesse.

Dans ce sens, un plus grand appui politique et logistique serait facilité aux manifestations estudiantines dans les états où l’opposition a la majorité. Dans cette stratégie, les états frontaliers avec la Colombie, contrôlés par des gouverneurs d’opposition, jouent un rôle de première importance. Durant les réunions aurait été considérée comme vitale la dite stratégie du « croissant », dirigée de façon à ce que l’opposition réussisse à obtenir et garder le contrôle des dits territoires.

Une autre priorité de la campagne médiatique antigouvernementale est l’augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux. À cet effet des cours seront donnés en Espagne pour entraîner des membres de l’opposition vénézuélienne à de nouvelles stratégies de communication et à l’emploi de nouvelles technologies dans la matière.

Dans ces cours, la participation de 50 jeunes Vénézuéliens a été prévue, qui après avoir reçu un entraînement devront partager ce qu’ils ont appris et diffuser leurs connaissances à la masse des jeunes de l’opposition.

Un autre point clef de la nouvelle phase de destabilisation est la poursuite du développement d’actions conspiratrices au sein des Forces Armées Nationales Bolivarienes (FANB), avec l’objectif de fragmenter le secteur militaire et de faciliter ainsi le fait que le gouvernement perde son appui chez les militaires. Dans les conversations l’accent aurait été mis sur la nécessité de maintenir une discrétion totale et de prendre des mesures de sécurité nécessaires pour éviter d’être détecté par le gouvernement.

A aussi été abordée avec Borge et Muchacho, la nécessité de réaliser des études sur les mouvements des dirigeants du Parti socialiste Unifié de la Venezuela (PSUV) et du gouvernement de Maduro, et spécialement sur des personnalités artistiques et sportives reconnues, dans le but de planifier des actions éventuelles d’enlèvement et d’autres actions violentes qui génèrent terreur et chaos dans la population et en même temps confortent la campagne sur l’insécurité dans le pays.

À ces réunions il a été stipulé que grâce à sa position à la tête du FAES et ses liens étroits avec divers secteurs latinoaméricains et vénézuéliens, José Marie Aznar, qui fut impliqué dans le coup d’État de 2002 contre le président Hugo Chavez et la Révolution Bolivarienne, sera le principal lien avec les dirigeants de l’opposition.

Le FAES est soutenu par de grandes entreprises proches idéologiquement, qui ont des intérêts économiques en Amérique Latine, comme BBVA, Santander et ENDESA. Parmi les intimes collaborateurs de la Fondation il y a des personnages éminents, universitaires, journalistes et diplomates de la droite latinoaméricaine et européenne, dont l’ex-maire de Chacao Leopoldo López, actuellement en prison, et un réseau d’intellectuels « amis » qui soutiennent la vision néolibérale et néoconservatrice en vogue, comme le Mexicain Enrique Krause, le Cubano-espagnol Carlos Alberto Montaner, le Chilien Jorge Edwards et le Péruvien Álvaro Vargas Llosa.

Le rôle du FAES dans la nouvelle offensive en gestation réside en son articulation avec un groupe de « think-tanks » néoconservateurs comme le Cato Institute, American Interprise Institute, Heritage Fundation, International Republican Institute (IRI) et un réseau de partis, d’ ONGs et de fondations latinoaméricaines.

Cependant, ce qui se voit le plus dans l’articulation est la participation ouverte du Centre National d’Intelligence espagnol. Les fonctions du CNI sont de fournir de l’information, des études et de l’analyse au gouvernement espagnol et à son président. À ses activités d’espionnage, de contre-espionnage et de contre-terrorisme s’additionne le fait d’être l’interlocuteur habituel des services de l’intelligence et des organisations supranationales (comme la NSA, la CIA et les services de l’OTAN).

Comme l’ancien Centre Supérieur d’Information de la Défense CESID, on dit qu’ à l’extérieur les principales zones d’opération du CNI sont en Afrique du nord et en Amérique Latine.

En résumé, lors des conversations secrètes du Campus FAES 2014, la logistique a été préparée pour une nouvelle phase de déstabilisation subversive, de sale guerre et de terrorisme médiatique des États-Unis d’Amérique et de ses alliés européens contre la Révolution Bolivarienne du Venezuela.

Carlos Fazio

Notes

[1] « María Corina Machado : « Al Gobierno venezolano le fue arrebatada la máscara pseudodemocrática »

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Source : El Correo. Paris, le 29 septembre 2014.

Ingérence de l’empire dans trois pays suite…

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Ukraine et Vénézuéla

 

Mohawk Nation News

 

25 fevrier 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/02/25/ukraine-venezuela/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis sont le serpent noir dont Dekanawida (Le faiseur de paix) nous avait averti. Il a pris la succession des serpents blanc et rouge, l’Union Européenne et l’OTAN. Ils sont très occupés à fomenter la guerre partout dans le monde, comme ils l’ont toujours fait. Voir le lien: “From Wounded Knee to Libya”.

Leur liste d’attaque actuelle a inscrit toutes les nations qui n’ont pas de banque centrale Rothschild: l’Ukraine, la Libye, la Syrie, le Vénézuéla et l’Iran.

Seul le peuple des Etats-Unis a le pouvoir d’arrêter toute cette folie. Les leaders sont supposés travailler pour le peuple. Lorsqu’ils ne le font pas, ils doivent partir, comme le dit Kaianereko:wa ou la loi de la Grande Paix. Nous avons tous reçu “onikonra”, ce qui nous rend souverain à notre façon. Le peuple américain peut utiliser le “Guswenta” (wampum deux rangées) et Kaianereko:wa et suivre les racines blanches de l’arbre de la paix jusqu’à leur source ; il peut nous aider à diffuser la paix sur terre et pour de bon. La porte a toujours été ouverte pour les peuples canadien et américain depuis 1754 et la toute première conférence de la paix qui s’est tenue à Albany et appelé le “plan Albany” (”.“Albany Plan”.). Les gens qui vivent aux Etats-Unis peuvent tirer des leçons des autres peuples du monde. Les criminels seront tous emportés par les flots lorsque les grandes eaux de la paix surviendront.

La liberté du peuple du Vénézuéla était impressionnante. Libre de tout impérialisme américain. Deux des éditeurs de Mohwak Nation News (MNN) ont vécu un an avec le peuple au Vénézuéla. Les gens sont remarquables, robustes et apprécient leur liberté. En 1812, el Libertador, Simon Bolivar, traversa les Andes avec une armée et battit les Espagnols en Colombie, en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Il leur apprît comment être libre.

La débâcle ukrainienne actuelle est maintenant révélée comme étant une opération fausse-bannière, mise en œuvre par le serpent noir. Le même modus operandi se déroule au Vénézuéla.

Le vénézuéla a donné au monde la Salsa, Merenge et Mamba. Chantons et dansons tous sur l’air de “La vida es un carnavale” de Celia Cruz. “Carnavale”.