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Pentagone 2015: Guerre, guerre et guerre au menu…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 7 juillet 2015 by Résistance 71

Nous avons mis en exergue une phrase extraite de la publication du Pentagone sur sa Stratégie Militaire Nationale 2015 sur la Chine. Celle-ci tend à aller dans le sens de notre analyse sur la Chine devenant un des piliers sécuritaires du Nouvel Ordre Mondial. C’est le but de l’empire, les Chinois semblent jouer le jeu… Le mot « semblent » est ici clef…

A suivre avec grand intérêt.

— Résistance 71 —

 

La stratégie du Pentagone en 2015 pour diriger le monde

 

Mike Whitney

 

4 Juillet 2015

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article42294.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mercredi, le Pentagone a publié sa Stratégie Militaire Nationale (SMN) pour 2015 ( 2015 National Military Strategy,) un plan de 24 pages pour gérer le monde au travers de la force militaire. Bien que le language du rapport soit plus subtil et moins incendiaire que les documents similaires publiés dans le passé, la détermination de poursuivre unilatéralement les intérêts des Etats-Unis au moyen d’une extrême violence demeure la pierre angulaire de toute la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront même pas l’ombre d’un remord dans ce rapport pour la vaste destruction et les centaines de milliers de vies humaines perdues par les pays attaquées, pays qui ne posaient absolument aucune menace réelle pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Au lieu de cela, le rapport démontre la résolution froide de ses auteurs et de l’élite pour continuer le carnage et les effusions de sang jusqu’à ce que tous les rivaux potentiels aient été tués ou éliminés et jusqu’à ce que Washington pense qu’il contrôle tous les leviers du pouvoir mondial et qu’il ne puisse plus être défié.

Comme on pouvait s’y attendre, le rapport cache ses intentions hostiles derrière le language trompeur de la “sécurité nationale”. Les Etats-Unis n’agressent pas des états qui possèdent de grandes quantités de ressources naturelles. Non. Les Etats-Unis ne font juste “qu’adresser des défis sécuritaires” pour “protéger la patrie” et pour “faire avancer nos intérêts nationaux”. Comment quelqu’un pourrait-il trouver quelque chose à redire à cela ? Après tout, les Etats-Unis n’essaient-ils pas d’amener la paix et la démocratie dans ces pays (sauvages) que sont l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et maintenant la Syrie ? (NdT: en attendant l’Iran et la Russie…)

Dans la préface du chef d’état major des armées, le général Martin Dempsey tente de préparer le peuple américain à une future guerre sans fin:

“De futurs conflits vont surgir plus rapidement, vont durer plus longtemps et vont se dérouler sur des champs de bataille bien plus techniquement difficiles… Nous devons être prêts à nous adapter rapidement à de nouvelles menaces tout en maintenant un avantage comparatif sur les plus traditionnels… l’application de l’instrument de pouvoir militaire contre des menaces d’état est très différente de l’application du pouvoir militaire contre des menace non étatiques. Nous sommes plus enclins à devoir faire face à des campagnes prolongées qu’à des conflits qui seront résolus rapidement… ce contrôle de l’escalade devient de plus en plus difficile et bien plus important.” (Document: 2015 U.S. National Military Strategy, USNI News)

La guerre, la guerre et encore plus de guerre, ceci est la vision du Pentagone pour le futur. A l’encontre de la Russie ou de la Chine qui ont un plan pour une zone de libre-échange entre l’UE et l’Asie (la nouvelle route de la soie), qui améliorera partout l’emploi, améliorera les infrastructures vitales et augmentera les standards de vie de manière générale, les Etats-Unis, eux, ne voient que mort et destruction sur le chemin du futur. Washington n’a aucune stratégie pour le futur, aucune vision pour un monde meilleur, pour lui il n’y a que la guerre, guerre asymétrique, guerre technologique, guerre préemptive. L’entière classe politique et ses maîtres payeurs soutiennent unanimement la règle mondiale de la force des armes. Ceci est la signification inévitable de ce document, Les Etats-Unis ont la ferme intention de maintenir leur poigne de plus en plus faiblarde sur le pouvoir mondial en maximisant l’utilisation de leur plus grand avantage: l’armée.

Et qui est dans la ligne de mire de l’armée ? Analysez cet extrait d’un article paru dans la revue Defense News:

La stratégie dénonce spécifiquement l’Iran, la Russie et la Corée du Nord comme des menaces agressives à la paix mondiale. Elle mentionne aussi la Chine, mais notablement commence ce paragraphe en disant qu’Obama et son gouvernement veulent “soutenir le développement de la Chine” et l’encourager à devenir un partenaire pour une plus grande sécurité mondiale,” continuant à flirter sur la ligne de la Chine l’alliée économique et la Chine concurrente régionale.

“Aucune de ces nations ne cherchent de conflit direct avec les Etats-Unis ou leurs alliés”, poursuit la stratégie. “Mais néanmoins, ils posent de sérieuses préoccupations concernant la sécurité que la communauté internationale adresse collectivement par le moyen de politiques communes, de messages partagés et d’action coordonnée.”

(Pentagon Releases National Military Strategy, Defense News)

Avez-vous bien saisi cette dernière partie ?

En d’autres termes, ceci dit qu’aucun de ces pays ne veut se battre avec les Etats-Unis, mais les Etats-Unis eux, veulent se battre avec eux. Les USA sentent qu’il est justifié de lancer une guerre contre ces pays parce que, bon, soit ils contrôlent de vastes ressources, ou ont une grande capacité industrielle, occupent une zone du monde d’intérêt géopolitique pour les Etats-Unis, ou simplement parce qu’ils veulent maintenir leur indépendance et leur souveraineté, ce qui bien évidemment constitue un crime aux yeux de l’empire. D’après Dempsey, toutes ces excuses minces comme un fil sont des justifications suffisantes pour entrer en conflit armé essentiellement parce qu’ils posent “de sérieuses préoccupations sécuritaires” pour les Etats-Unis, ce qui veut dire qu’ils entament le rôle de domination des USA comme seule super-puissance au monde.

Ce rapport de la défense voue une attention toute particulière à la Russie, l’ennemi du mois de Washington depuis un bail, qui a l’audace de défendre ses intérêts et sa sécurité après un coup d’état fomenté par le ministère des affaires étrangères US en Ukraine voisine. Pour cette insolence, Moscou doit-être puni. Ceci provient du rapport:.

“Certains états néanmoins tentent de réviser les aspects clef de l’ordre international et agissent de manière qui menace nos intérêts nationaux. Tandis que la Russie a contribué dans certains segments sélectionnés comme la lutte anti-drogue et le contre-terrorisme, elle a aussi continuellement démontré qu’elle ne respecre pas la souveraineté de ses voisins et qu’elle a la volonté d’utiliser la force pour parvenir à ses objectifs. Les actions militaires de la Russie endommagent la sécurité régionale directement au travers de ses forces par procuration. Ces actions violent les multiples accords que la Russie a signé et dans lesquels elle reconnaissait vouloir agir dans les normes internationales.” (2015 NMS)

La Russie est le mal incarné parce que la Russie a refusé de rester coi tandis que les Etats-Unis renversaient le gouvernement ukrainien, installaient leurs sbires à Kiev, précipitaient le pays dans une guerre civile entre différentes factions, élevaient les néo-nazis dans des positions de pouvoir dans les forces de sécurité du pays, plongeaient l’économie ukrainienne dans l’insolvabilité et la ruine et ouvraient un QG pour la CIA dans la capitale afin de gérer sur place l’ensemble de la partie de flinguage à gogo. Voilà pourquoi la Russie est le mal incarné et doit-être punie.

Ceci veut-il dire que les USA comtemplent sérieusement une guerre avec la Russie ?

Voici un extrait du document qui va clarifier l’affaire:

“Cette dernière décennie, nos campagnes militaires ont essentiellement consisté en opérations contre des réseaux extrémistes violents, mais aujourd’hui et dans le futur proche, nous devons payer plus d’attention aux défis posés par les acteurs étatiques. Ils ont de plus en plus la capacité de contester la liberté régionale de mouvement et de menacer notre patrie. Ce qui est alarmant est la prolifération des missiles balistiques, des technologies de frappes de précision, des systèmes sans humains (drones), des capacités spatiales et de cyberespace et des armes de destruction massive et leurs technologies faites pour contrer les avantages militaires américains et couper l’accès aux sources communes mondiales.” (2015 NMS)

Il me semble clair que les gugusses de Washington ont déjà pris leur décision. La Russie est l’ennemi, donc, la Russie doit-être vaincue. Comment autrement pourrait-on “contrer un état révisionniste” qui “menace notre patrie” ?

Avec des bombes faucheuses de marguerites bien sûr. Comme tous les autres.

Le rapport du Pentagone nous fait une liste d’emplettes pour justifier le lancement de guerres contre des ennemis imaginaires des Etats-Unis. Le fait est que le Pentagone voit des nains partout. Que le sujet soit les nouvelles technologies, les “changements démographiques” ou les différences cuturelles, tout est vu comme des menaces potentielles pour les intérêts américains, particulièrement tout ce qui a trait “à la concurrence pour les ressources et matières premières”. Dans cette vision barjot de la réalité, on peut parfaitement voir comment fut justifiée l’invasion de l’Irak sur la base que Saddam Hussein contrôlant l’Irak (NdT: pourtant mis en place par la CIA et le Pentagone des décennies plus tôt…) et ses réserves très importantes de pétrole, posait un défi direct à l’hégémonie américaine. Naturellement, Saddam se devait d’être viré du pouvoir et plus d’un million d’Irakiens devaient mourir pour arranger l’affaire et remettre le monde dans l’équilibre (hégémonique de Washington). Ceci est la vision primordiale de la stratégie militaire nationale américaine, et donc que tout ce que font les USA est OK parce que… et bien, ce sont les USA.

Les lecteurs ne doivent pas s’attendre à trouver quoi que ce soit de nouveau dans cette nouvelle stratégie. C’est de la piquette dans de vieilles bouteilles. Le Pentagone n’a fait qu’à peine mettre à jour la bonne vieille doctrine Bush tout en adoucissant la rhétorique. Il n’y a pas de raisons de faire flipper tout le monde en parlant d’unilatéralisme, de préemption, de balayer la loi internationale ou d’agression non provoquée. Et même si cela était, tout le monde sait bien que les Etats-Unis feront exactement ce qu’ils voudront afin de garder leur empire intact.

La Stratéie Militaire Nationale mouture 2015 ne fait que confirmer ce triste constat.

Pays du goulag levant (ex-USA): Démonter le mythe de l' »exceptionnalisme américain »…

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“Le mode de vie américain n’est pas négociable.”
~ George W. Bush ~

“Le ravivement des religions va main dans la main avec le ravivement du commerce des esclaves… L’esclavagiste donne son argent souillé de sang pour soutenir l’église et l’église en retour couvre son commerce infernal du voile de la chrétienté. Ici nous avons l’alliance de la religion et du voleur, des diables déguisés en anges, avec l’enfer se présentant comme le paradis. ”
~ Frederick Douglass ~

 

L’exceptionnalisme américain dans le nouvel âge des guildes

 

Paul Street

 

12 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2015/04/10/reflections-on-american-exceptionalism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, le président Obama a déclaré qu’il “croyait dans l’exceptionnalisme américain de chaque fibre de son être”. Ceci ne fut ni une surprise ni quelque chose d’étonnant à entendre. Dans la culture politique américaine, la foi dans “l’exceptionnalisme américain” est une obligation doctrinaire pour tout top politicien, législateur ou autre personne apartenant à l’”élite”. Pour ces personnes et bien d’autres, démontrer son allégence à “l’exceptionnalisme américain” n’est pas plus controversif que de se lever pour l’hymne national ou pour le commandant en chef des forces américaines de dire “que dieu bénisse les Etats-Unis” à la fin de chaque discours important.

(Pour clarifier un peu, l’expression correcte devrait-être “l’exceptionnalisme des Etats-Unis”, car l’expression consacrée “l’exceptionnalisme américain” réfère aux Etats-Unis et non pas à “l’Amérique”, qui techniquement inclut le Canada, l’Amérique Centrale, les îles des Caraïbes et l’Amérique du Sud…)

“Les Etats-Unis sont bons”

Mais qu’est-ce que cette expression dénote vraiment ? Sa signification dépend, je le suppose, de l’identité et des valeurs de son utilisateur et du contexte dans lequel elle est utilisée, entre autres. Pour moi, observant l’utilisation habituelle de l’expression par les personnalités du monde de la politique et des médias états-uniennes et par quelques intellectuels, la phrase possède deux significations de base et inter-reliées lorsqu’elle est employée par ces “leaders” d’opinion. La première connotation implique que les Etats-Unis sont uniques dans l’histoire mondiale des grandes puissances par la nature fondamentalement bienfaisante, démocratique, humanitaire et non impérialiste, voire même anti-impérialiste de sa politique extérieure et de ses actions à l’étranger.

“Les Etats-Unis sont bons”, expliquait la ministre des affaires étrangères de Bill Clinton Madeleine Albright en 1999. “Nous essayons de faire au mieux partout.” Trois ans auparavant, Clinton expliquait que les Etats-Unis étaient “la plus grande force de paix et de liberté au monde pour la démocratie et la sécurité ainsi que pour la prospérité.” Ceci constituait de bien curieuses réflexions parmi (entre autres) les sanctions économiques appliquées qui ont tuées comme Albright l’avait reconnu sur une chaîne de télévision nationale en 1996, plus de 500 000 enfants irakiens dans les années 1990 (Albright ayant même ajouté qu’elle “pensait vraiment que ces morts étaient un prix qui valait la peine d’être payé” pour faire avancer les objectifs si nobles de la politique étrangère des Etats-Unis).

En décembre 2009, Obama annonça à l’académie militaire de West Point: “Plus que tout autre nation, Les Etats-Unis ont écrit l’agenda de la sécurité mondiale depuis plus de 6 décennies. A l’encontre des grandes puissances du passé, nous n’avons pas cherché la domination sur le monde. Nous ne cherchons pas à occuper d’autres nations. Nous sommes toujours les héritiers de la lutte morale pour la liberté.” Le magazine “The Progressive” de Matthew Rothschild donna une réponse historique informée:

Voyons un peu: Les Etats-Unis ont mené le monde au bord du gouffre de l’annihilation nucléaire durant la guerre froide. Les Etats-Unis ont envahi les pays d’Amérique Latine l’un après l’autre et y ont renversé secrètement d’autres gouvernements. Les Etats-Unis ont aidé au renversement des gouvernements du Ghana et du Congo et ont soutenu activement les forces racistes d’apartheid en Afrique du Sud. Ils ont plongé tête baissée dans la guerre de Corée et ont soutenu un dictateur après l’autre en Corée du Sud. Les Etats-Unis ont tué entre 2 et 3 millions de personnes en Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) et ont activement soutenu le régime de Suharto en Indonésie qui a tué environ un million de personnes, dont certains pour le compte de la CIA après la prise de pouvoir en 1965. Les Etats-Unis ont aussi soutenu l’invasion par Suharto du Timor Oriental dix ans plus tard (NdT: avec la Grande-Bretagne…), invasion qui tua plus de 200 000 personnes supplémentaires. Obama peut appeler cela la “sécurité globale” s’il le veut, mais cela baigne littéralement dans le sang. Que veulent donc dire plus de 1000 bases militaires américaines dans une centaine de pays ? Les Etats-Unis ont envahi et renversé des gouvernements dans des douzaines de pays ces dernières 6 décennies et ils n’ont pas besoin de les occuper s’ils y mettent des régimes marionnettes à la place (“the Progressive”, 2 décembre 2099)

“Le phare du monde pour le modèle de mode de vie”

La seconde signification de “l’exceptionnalisme américain » tient en ce que la “patrie” des Etats-Unis est un rôle modèle politique global et sans parallèle, unique et excellent ainsi qu’un paragon de société démocratique, de liberté et d’opportunité. C’est ce que veulent dire les politiciens états-uniens lorsqu’ils se réfèrent coutumièrement aux Etats-Unis comme étant “l’envie du monde” (une expression qu’Obama a beaucoup utilisé), “la plus grande des nations sur terre”, “le phare du monde libre” et on en passe et des meilleures. C’est ce que voulait dire la sénatrice républicaine texanne Kay Bailey Hutchinson lorsqu’elle appela les Etats-Unis “le phare pour le monde de ce que le mode de vie devrait-être”, durant un discours donné au sénat en soutien de l’autorisation donnée par le congrès au président W. Bush d’envahir l’Irak en 2003 s’il le voulait.

Qu’importe si le courant “Nouvel Age des guildes” états-unien est la société la plus sauvage et la plus inégalitaire de tout le monde industrialisé, une nation toujours plus ploutocratique où les 1% d’en haut possède plus de 90% des richesses et probablement autant des représentants de cette nation soi-disants “démocratiquement élus”. Qu’importe si juste 6 des héritiers de la famille Wal-Mart possèdent plus de richesse combinée entr’eux que les 42% des citoyens les moins bien lotis du pays, tandis que 16 millions d’enfants aux Etats-Unis vivent en dessous d’un seuil de pauvreté au chiffre falsifié et si 1 citoyen sur 7 dépend des tickets de nourriture pour l’alimentation de base (incidemment, la moitié de ces gens ont un emploi…) et qui se soucie de savoir que ces terribles faits énumérés et bien d’autres ne sont que le reflet de plus de 30 ans d’ingénierie sociale pour pomper les richesses vers le haut: une concentration de capitalisme d’état sans scruple et sans pitié, de richesses et de pouvoir, qui ont amené la “patrie” vers un “Nouvel Age des Guildes” d’abjecte oligarchie et de plus, au bord d’une catastrophe environnementale sans précédent? Qui se soucie de ce que le revenu moyen d’une famille de la classe moyenne blanche est 22 fois supérieur à celui de son homologue noire ou que les Afro-Américains constituent plus de 40% des 2,4 millions de détenus du pays, qui est le champion du monde toutes catégories confondues de l’incarcération de masse (un résultat très bizarre pour une nation qui clâme être “la patrie des hommes libres” et terre de liberté !). 1 adulte noir sur 3 porte le sceau de l’infâmie d’avoir un casier judiciaire.

La cité sur la colline

Les deux significations basiques de l’expression “exceptionnalisme américain” se complémentent et se renforcent l’une l’autre bien évidemment. Les Etats-Unis sont si bons et excellents à l’étranger parce qu’ils sont si bons et excellents à la maison. Sa magnificence en dehors ne fait qu’étendre sa magnificence domestique. La planète a tout à apprendre de cet exemple flamboyant que sont les Etats-Unis. Le modèle n’a rien à apprendre du reste de l’humanité: Qu’est-ce que les autres nations et peuples pourraient bien enseigner au “phare du monde sur ce que la vie devrait-être”? Et surtout, qui pourrait bien penser qu’un tel modèle de brillance et de bienfaisance puisse commettre des crimes impériaux à l’étranger ?

Cette image auto-persuasive grandiose remonte à bien longtemps. Elle a ses racines chez les religieux fondamentalistes de la Nouvelle-Angleterre et leurs colonies décrites par un des protestants puritains fondateurs comme étant une “cité sur la colline” ordonnée par dieu. Incluant une bonne portion de riches propriétaires d’esclaves, les architectes de l’indépendance états-unienne se vantaient de leur détermination à “recréer le monde”. Ils construisirent un “empire de liberté” repoussant sans cesse la frontière avec les territoires Indiens pour leurs camps de travaux forcés où trimaient leur propriété noire torturée. Ils se contemplaient avec stupeur alors qu’ils écrivaient un nouveau “modèle” pour la liberté sur des terres “vierges” hors de portée du vieux et fade monde féodal, aristocratique, monarchique et saturé de paysans de l’Europe. Ils prirent le carnage épidémique qui tuait les peuples indigènes, infectés et décimés par des germes pathogènes venus d’Europe, comme un message divin les signifiant et les confortant dans leur splendeur sans parallèle.

“Masquer ces crimes qui disgracieraient une nation de sauvages”

Les élites américaines se pavanaient du succès de leur magnifique mission dès la guerre d’indépendance. Un de ceux qui ne fut pas du tout impressionné par tout cela fut l’esclave évadé et leader des abolitionnistes Frederick Douglass, qui pensait de la sorte à l’été 1852:

Que représente le 4 Juillet pour l’esclave américain ?… Un jour qui lui révèle, plus que tous les autres jours de l’année, la grosse injustice et grande cruauté dont il est quotidiennement la victime. Pour lui, votre célébration est une honte et une imposture, votre soi-disante liberté, une licence impie ; votre grandeur nationale, vanité sans bornes ; vos sons de réjouissances sont vides et sans cœur ; votre dénonciation des tyrans, une impudence ; vos cris pour la liberté et l’égalité, une farce ; vos prières et hymnes, sermons et fêtes d’action de grâce, toutes vos parades religieuses et votre solennité ne sont pour lui que des fraudes, des mensonges, de l’impiété et une vaste hypocrisie, un fin voile pour masquer ces crimes qui disgrâcieraient une nation de barbares et de sauvages. Il n’y a pas une nation sur terre coupable de pratiques plus choquantes et plus sanglantes, que celle de ce peuple des Etats-Unis à cette heure-ci…

… Américains ! Vous vous gargarisez de votre amour de la liberté, de votre civilisation supérieure, et de votre christianisme pur, tandis que l’entier pouvoir politique de la nation (comme personnalisé dans les deux grands partis politiques) a juré solennellement de soutenir et de perpétuer la mise en esclavage de trois milions de vos concitoyens. Vous vous enflammez tous à la mention de la liberté pour la France ou l’Irlande, mais vous êtes froids comme un iceberg à la pensée de libérer l’Amérique esclave. Vous faites de beaux discours sur la dignité du travail ; et pourtant, vous maintenez un système qui, dans son essence même, stigmatise le travail. Vous pouvez avancer la poitrine dénudée devant l’artillerie britannique pour vous débarrasser d’un impôt de trois pennies sur le thé et pourtant reculer toujours le gain d’une vie décente pour les travailleurs noirs de votre pays. Vous déclarez au monde et le monde vous entend lorsque vous clâmez que “nous tenons ces vérités pour acquise que tous les hommes sont créés égaux et ont reçu de leur créateur des droits inhérents et inaliénables et que parmi ceux-ci figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur” et pourtant vous tenez enchaîné dans des conditions qui selon votre propre Thomas Jefferson “sont pires que celles dans lesquelles vivaient vos pères se rebellant pour s’y opposer”, un septième de la population de ce pays.

Les étranges libérateurs et les trois maux

La rhétorique gonflée et auto-satisfaite de l’exceptionnalisme américain se propage au travers les réalités laides et imbriquées de la “politique étrangère” des Etats-Unis (impérialisme) et son ordre domestique à ce jour. Cela a été depuis longtemps renforcé par le statut des Etats-Unis, et définitivement établi dans le sillage des suicides de l’Europe et du japon durant les deux guerres mondiales, comme la plus puissante des nations sur terre, quelque chose qui quelque part est souvent pris comme une preuve de la magnificence des Etats-Unis.

Un autre grand Africain-Américain qui rejeta et même renversa le narratif exceptionnaliste, fut le Dr. Martin Luther King Jr., pour qui l’empire meurtrier des Etats-Unis à l’extérieur était intimement relié aux inégalités sauvages et les injustices domestiques de la nation. Dans les dernières années de sa vie, King référa souvent à ce qu’il appelait les “trois maux inter-reliés” de la nation; le racisme, l’exploitation économique (capitalisme) et le militarisme/impérialisme. King sortît de la version impérialiste (relations étrangères) du narratif exceptionnaliste lorsque, après avoir étudié les actions des Etats-Unis au Vietnam, il décrivit le 4 Avril 1967, les Etats-Unis comme “le leader de la violence dans le monde” et mentionna quelques unes des atrocités qu’il avait apprises au sujet des actions des Etats-Unis en Asie du Sud-Est:

Les Vietnamiens doivent regarder les Américains comme de bien étranges libérateurs… Les gens lisent nos prospectus et reçoivent des promesses de paix et de démocratie de manière très régulière… ainsi que les réformes de la terre. Maintenant il languissent sous nos bombes alors que nous les chassons de la terre de leurs ancêtres pour les conduire dans des camps de concentration. Ils savent qu’ils doivent soit accepter d’être déplacés ou soit accepter de mourir sous les bombes. Ils regardent alors que nous empoisonnons leur eau, que nous tuons des dizaines de milliers d’hectares de leurs cultures avec nos armes chimiques (agent orange). Ils doivent pleurer alors que les bulldozers pénètrent dans leur zone pour défricher la terre et abattre les arbres précieux. Ils èrent dans les hôpitaux avec au moins 20 victimes de la puissance de feu américaine pour une blessure infligée par le Vietcong. Jusqu’ici nous avons dû tuer environ un million d’entre eux, dont un grand nombre d’enfants. Que pensent-ils alors que nous testons nos dernières armes horribles sur eux tout comme les nazis expérimentèrent de nouveaux médicaments et de nouvelles tortures sur les détenus des camps de concentration d’Europe ?

King défia la version domestique de l’exceptionnalisme américain par une carrière dédiée à essayer de faire en sorte que les Etats-Unis finissent par remplir les fausses promesses faites sur l’égalité et sur la démocratie, promesses toutes trahies il le savait par “le triple mal inter-relié”, les maux résidant au plus sombre du cœur de la “civilisation occidentale” au travers des âges. Socialiste démocrate, King défia explicitement l’exceptionnalisme patriotique à l’été 1966, lorsqu’il fit remarquer la plus grande pauvreté existant aux Etats-Unis comparée aux autres états industrialisés d’europe. “Il y a peut-être quelque chose qui ne va pas avec notre système capitaliste”, avait dit King à un journaliste, observant qu’il n’y avait pas ou peu de pauvreté, pas de bidonvilles et de chômage dans les pays “socio-démocrates” comme la Suède. “Le “phare du monde” et la “cité sur la colline” avait quelque chose à apprendre des autres nations, suggérait King. Imaginez donc cela …

La comparaison révélatrice d’Obama

Barack Obama, qui a clâmé pendant longtemps que King était son inspiration, a approché l’exceptionnalisme américain de manière différente et militante dans son livre de campagne autobiographique nauséeux de 2006 “L’audacité de l’espoir”. Dans ce livre, Obama divague de manière rhapsodique sur la façon dont les pauvres de ce pays l’ont “si bonne” en comparaison des pauvres de pays africains ou d’Amérique du sud. Obama prit cette comparaison comme preuve que le capitalisme (la “logique de marché”, la “propriété privée nichée au cœur même de notre système de liberté” et “notre système d’organisation sociale”) a amené à ses citoyens américains si chanceux “une prospérité sans égale dans l’histoire de l’humanité”. Obama bien sûr ommit les contrastes considérablement moins favorables aux Américains lorsque comparés avec l’Europe, le Japon et même Cuba, où les politiques publiques et sociales créent bien plus d’égalité sociale et de sécurité qu’on puisse en trouver dans des nations plus hiérarchiquement organisée (toutes à haut coefficient Gini, mesurant l’inégalité) comme Haïti ou le Brésil, le Botswana, le Chili, le Nigéria, le Pérou, l’Afrique du Sud, et au passage… les Etats-Unis.

Le révérend Wright et la règle d’or

Le titre du livre de campagne d’Obama a été volé du nom d’un sermon qui fut donné par le prêcheur du Black South Side de Chicago, Jeremiah Wright, un maître sermoneur dans la tradition de la vérité de parole issue de la chrétienté prophétique noire américaine, une tradition partagée par des gens comme Frederick Douglass et Martin Luther King ainsi que Cornell West aujourd’hui. Le lecteur pourrait se rappeler que Wright fut un temps le prêcheur et conseiller religieux personnel d’Obama, ceci faisant partie de l’effort d’Obama et de son équipe pour atteindre l’identité politique de l’électorat noir de Chicago. Il fut aussi un sévère critique et remetteur en question de la doctrine narcissique de l’exceptionnalisme américain à la fois de manière domestique et dans ses dimensions mondialistes, quelqu’un qui dénonça les structures inter-reliées et pratiques de la nation comme impérialistes à la fois domestiquement qu’internationalement. Dans un sermon qui inclût alors l’expression: “Que dieu bénisse les Etats-Unis ?… Non que dieu maudisse les Etats-Unis !…

Wright a eu le culot de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis ne faisait pas exception à la règle de l’échec gouvernemental dans les grandes largeurs et que les “gouvernements se plantent”.Après avoir rappelé les échecs antérieurs des gouvernements impérialistes romain, britannique, russe, allemand, japonais, Wright eut l’audace sans nom de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis, lui aussi, avait échoué quant à donner un traitement juste et équitable aux Indiens, aux citoyens d’ascendence japonaise et africaine. Dans un autre sermon, Wright eut une audace toute connectée de noter que les Etats-Unis avaient aidé à préparer le terrain pour les attaques du 11 septembre 2001 en s’engageant dans la terreur impérialiste de terrain avant les attentats. Il eut l’insolence impardonnable de noter que “l’’Amérique” (USA) n’avait aucune exemption de la loi universelle qui veut que qui sème le vent récolte la tempête ni de la règle d’or de la loi naturelle instruisant les gens de traiter autrui comme on désirerait nous-mêmes être traités.

Les règles doctrinaires de l’exceptionnalisme américain demandaient à Obama de se débarrasser de toute connexion avec son ancien prêtre/prêcheur s’il voulait qu’on lui donne une chance d’être élu au boulot suprême. Il se plia à cette démarche en Mars 2008 avec un “discours racial” superficiel mais qui fut instantanément mis au pinacle à Philadelphie. Le discours lui pava la route vers son ascenscion à un poste dont les occupants fonctionnent toujours comme des agents du triple mal et de quelques autres comme le patriarcat, l’état policier et la destruction environnementale. Ces maux sont tous inter-connectés. Depuis le tout début du “phénomène” Obama, depuis son discours carriériste qu’il fit à la Convention Nationale du parti démocrate en Juillet 2004, Obama s’est en fait promu lui-même comme l’incarnation et l’épitôme de l’exceptionnalisme américain, qui fournit une protection déceptive à ces maux inhérents qu’il a servi de manière avide tandis qu’un buste de Martin Luther King Jr trône derrière lui dans son bureau ovale de la Maison Blanche et ce dans une honte incommensurable.

Paul Street’s latest book is They Rule: The 1% v. Democracy (Paradigm, 2014)

Nouvel Ordre Mondial: Quand la « loi martiale » devient « continuité du gouvernement »… Obama va mettre le goulag en marche…

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Tout ce qui se passe au pays du goulag levant arrive en occident, nous en sommes à une ou deux autres attaques faux-drapeau pour que soit mis en place un Patriot Act de l’UE et ce qui est expliqué ci-dessous sera alors également mis en application en Europe… La dictature est réelle, réveil citoyens ! Auschwitz 2.0 est pour demain…

— Résistance 71 —

 

Obama va utiliser le DHS (Département de la sécurité de la Patrie, NdT: la Stasi yankee) pour une attaque éclair sur les dissidents américains

Il n’y aura pas de déclaration de “loi martiale” mais celle de la “continuité du gouvernement”

 

Jim Fetzer & David Hodges

 

14 février 2015

url de l’article original:
http://www.veteranstoday.com/2015/02/14/obama-to-use-dhs-for-lightning-strikes-on-american-dissidents/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dave Hodges a mis le doigt sur un aspect crucial d’un des derniers decrets émis par le dictateur Obama, qui transfère la responsabilité de la surveillance du peuple américain (alias “les terroristes intra muros”) de la NSA vers le DHS pour la simple raison que tandis que la NSA a l’autorité de collecter tout le renseignement nécessaire sur les gens, elle n’a pas l’autorité d’agir sur la base de ces informations, ce qui demande plusieurs niveaux d’évaluation, d’analyse et de mise à disposition d’agences pour prendre action. Le DHS par contre, peut à la fois collecter le renseignement et agir par lui-même (NdT: Exactement comme la Gestapo ou la Stasi…).

Ceci crée une recette parfaite pour utiliser le DHS pour attaquer et terroriser les citoyens états-uniens sous le couvert de mettre en application des lois contre le terrorisme domestique. Nous savons qu’il n’y a quasiment aucun “terroristes domestiques” bona fide après avoir étudié une recherche du comité sénatorial sur la sécurité de la patrie (diffusé le 3 Octobre 2012 et qui est fondée sur la revue d’information de 680 “centres de fusion de l’information” au travers de la nation et qui n’ont pas trouvé un seul exemple d’action terroriste interne en 2009 et en 2010: Zéro ! Zilch ! Nada ! Nichts ! rien de de rien ! pas une seule ! Rien !

Ce que Hodges a aussi observé est que le décret EO 13603, lui donne aussi le contrôle de toutes formes d’énergie, toutes formes de transport civil, toutes sources d’eau utilisable, tous les produits et commodités consommables et plus, ce qui seraient des pouvoirs tyranniques seulement recherchés par un gouvernement autoritaire, en fait totalitaire. Le public a été trompé par un jeune noir américain, éduqué, qui a désarmé ses critiques à travers la force de la pression sociale et du politiquement correct et qui est devenu un outil pour la suppression de l’exercice de la pensée critique et un instrument pour promouvoir des politiques et des actions non-démocratiques.

Je me suis fait avoir par cet homme durant sa première candidature à la présidence, lorsque j’ai naïvement cru à son passé d’avocat et de professeur de droit constitutionnel à la faculté de droit de Chicago. J’ai eu tort. Nous avons maintenant le modèle qui explique pourquoi le DHS a acquis un énorme arsenal de munitions .40 à têtes creuses qui ne sont pas autorisées dans le combat sous les conventions de Genève et de La Haye (parce qu’elles sont faites pour estropier et tuer) ainsi que l’activation de centaines de camps de la FEMA (à propos desquels moi-même et Dennis Cimino avons écrit…)

La capacité de détenir la nourriture et l’eau sera le mécanisme de la mise en esclavage. La plupart des Américains, confrontés avec le dur choix de la famine ou de l’esclavage choisiront l’esclavage, tandis que ceux qui résistent auront leurs cervelles explosé par ces munitions .40 à têtes creuses que le DHS a dit n’utiliser que pour des entrainements sur cibles. De plus, comme Hodges l’observe si bien, il n’y a pas besoin d’évènement faux-drapeau pour saisir la nourriture et mettre en péril la survie des gens: La section 201(b) du décret d’Obama stipule clairement que ce décret est valide à la fois sous des conditions d’urgence ou pas. Tout ceci nous sera imposé par un gouvernement qui ne répond plus du tout, qui ne sert plus du tout, le peuple américain.

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Le Département de la Sécurité de la Patrie (DHS, la Stasi du pays du goulag levant) se positionne pour arrêter les dissidents américains en préparation de la 3ème guerre mondiale

 

Par Dave Hodges

 

Dans mon article de ce matin, j’ai dit que les Américains sont fatigués de la guerre et lorsque la colère liée à la mort tragique de Kayla Mueller va se dissiper, les Américains vont résister à soutenir l’implication que la 3ème guerre mondiale nous demandera en termes de travail, de capital et de sacrifices de nos libertés individuelles. Ne vous y trompez pas, la guerre à venir n’est pas au sujet de Kayla Mueller dans la mesure où une guerre n’est jamais au sujet d’une personne décédée. Lorsque les forces américaines pourchasseront l’EIIL en Syrie, Poutine répondra avec force. Poutine a déjà menacé d’atomiser les Etats-Unis si ceux-ci envahissaient la Syrie en violation de la loi internationale. La Syrie est déterminante pour les Russes sur bien des points. Ceci représenterait le début de la 3ème guerre mondiale.

Au XXème siècle, les Etats-Unis ont été une nation qui a mis en prison des manifestants en nombre croissant (cf 1ère guerre mondiale, l’internement des citoyens américano-japonais dans des camps durant la seconde guerre mondiale et bien sûr durant la guerre du Vietnam où une force excessive fut exercée contre le mouvement anti-guerre, culminant avec l’incident de Kent State en 1970). Même Lincoln fit jeter en prison des citoyens et des journalistes qui protestaient contre la conscription pour la guerre civile.

L’histoire va bientôt se répéter

Les Etats-Unis vont s’engager dans le même système d’attitude de subjugation des citoyens en préparation de la guerre à venir. Seulement cette fois-ci, manifester et protester ne sera pas permis et les manifestants seront “gérés”. Je suis le récipiendaire de ceci qui est assez troublant:

“San Francisco – Le président Obama va annoncer un nouveau décret ayant trait au partage de l’information sur les menaces cybernétiques au sommet de la cybersécurité qui se tiendra à l’Université de Stanford, a dit la Maison Blanche.
Spécifiquement pour Silicon Valley, la proposition du président doit cimenter le rôle du DHS, plutôt que la NSA, alors que le gouvernement désire un partage de l’information avec le secteur privé.”

Un de mes collègues des médias m’a envoyé cette dépêche. En moins de 15 minutes, j’ai eu deux confirmations de haut niveau de ce que cela voulait dire. Une des sources est un officiel haut-placé au gouvernement qui supervise des responsabilités et l’autre est un ancien officier du renseignement militaire ayant de multiples et profondes connexions avec des personnels militaires dissidents aujourd’hui. Mais ceci est une histoire qui s’écrit d’elle-même je n’ai pas besoin de sources secrètes pour démontrer où cela nous mène. L’intention du président de faire transférer l’information du renseignement sur les citoyens américains de la NSA au DHS est d’une évidence transparente. Mes sources ne servent qu’à renforcer cette intention évidente. De plus, cette information commence à fuiter dans les médias indépendants.

Quiconque a lu mes articles ces deux dernières années, sait que j’ai obtenu l’information que la collecte massive de la NSA sur chaque personne est inextricablement liée à la création d’une évaluation de menace (note individuelle) dans la Matrix et chaque américain est évalué, classé, basé sur des analyses de mots clés dans ses conversations téléphoniques, ses emails, ses déclarations dans les médias sociaux etc… Il y a aussi un fichier “d’affiliés” qui est mis en place pour déterminer la quantité de portée sociale qu’a un dissident potentiel. Par exemple, plus forte est l’audience sur Facebook, au plus haut est le score de la personne sur le Threat Matrix Score (TMS).

Ceci est du réchauffé

Des visionnaires comme Steve Quayle ou Doug Hagmann nous ont prévenu de tout cela il y a des décennies au sujet de la création de la soi-disante “liste rouge”. La liste rouge est l’interprétation moderne de ce que Nixon appelait “la liste des ennemis”. Mais, ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et dangereux. La “liste rouge” est une “liste de suppression de la dissidence” et elle sera gérée sans pitié. Les gens qui ont fait référence à de telles listes et ceux qui sont assez courageux pour les exposer en tant que “terroriseurs”, vont bientôt changer de refrain. Après avoir lu cet article, ces gens vont commencer à trouver le sommeil plus difficilement.

Pourquoi Obama est-il en train de transférer la collecte d’infos sur les citoyens américains de la NSA au DHS ?

C’est la question à 64 millions de dollars… Lorsque la NSA collecte des infos sur Dave Hodges, l’information peut–être partagée sur différents centres de fusion de l’info et différentes agences de sécurité. Néanmoins l’information de la NSA ne déclenche pas directement une mise en action. Pour que de l’info de la NSA fasse l’objet d’une action, il doit y avoir la mise en branle d’un second niveau d’agences gouvernementales. Ceci est lent et peu pratique. Qui a la capacité de collecter l’info sur les personnes et d’agir directement si besoin est ? Personne d’autre que le DHS. C’est ce même département à la sécurité qui a acquis ces dernières années plus de 2,2 milliards de cartouches (NdT: oui, oui, vous avez bien lu !!) et 2700 véhicules blindés, pas la NSA. Il est très clair aujourd’hui que le DHS est l’armée des banquiers centraux et privés, qui ont détourné notre gouvernement et qui se préparent à agir et à éliminer la dissidence. Gardez présent à l’esprit que la guerre qui vient est une guerre de préservation du pétrodollar et que cette guerre sera menée quel qu’en soit le prix. Toute opposition sera éliminée. (NdT: c’est le plan en tout cas, la résistance sera néanmoins féroce, car au pays du goulag levant il y a plus d’un milliard de flingues dans la nature…). Mon petit côté optimiste voudrait me dire que tout cela n’est en fait accompli que pour améliorer la collecte d’info sur l’ennemi qui compose la “guerre contre le terrorisme”, mais on me rappelle vivement qui a commencé et créé Al Qaïda et l’EIIL/EI ??…

Les raffles de dissidents arrivent…

Au travers de quelques conversations que j’ai eu dans les 45 minutes qui ont précédé ma rédaction de cet article, j’ai appris ceci:

Il y a deux programmes faits pour rafler les gens qui sont vus comme étant un danger pour le consensus du statu quo. Ces deux opérations sont étiquetés “Operation BOA”, comme dans boa constricteur et “Operation Lightening” (Opération Éclair). J’ai obtenu quelques détails opérationnels, mais à ce point ce ne sont que des ébauches. L’opération éclair consiste en la raffle à 3 heures du mat’ de tous les journalistes et politiciens locaux perçus comme étant dissidents. Ceci sera accompli en une seule nuit de terreur. L’opération BOA est un processus plus lent et systémique et focalisera sur les menaces non-médiatiques comme les anciens combattants l’ouvrant trop, les activistes pour le droit à la possession d’armes etc…

Il n’y aura aucune déclaration de loi martiale…

La loi martiale ne sera pas appelé loi martiale, mais sera appelée “continuité du gouvernement”. L’annonce des procédures faites pour mettre en place cette “continuité du gouvernement” sera faite par un général 4 étoiles du NORTHCOM.

Il n’y a pas de fenêtre temporelle pour cette annonce. La logique voudrait que ceci soit déclenché quasiment en même temps que le lancement de nouvelles opérations terrestres au Moyen-Orient contre la création de la CIA qu’est l’EIIL/EI.

Que peut-on faire ?…

Il n’y a plus de raison pour vous d’être concernés de ce que vous dites sur Twitter, Facebook, au téléphone ou sur papier, ce vaisseau est déjà arrivé à bon port. Vous avez déjà votre score Threat Matrix (TMS) et ce score pourrait éventuellement avoir des conséquences significatives pour vous et votre famille.

Y a t’il quelque chose à faire ? Probablement pas. Mais ce qui pourrait néanmoins être fait serait que le plus de gens possible expriment leur connaissance et leur fureur de ces violations des 4ème et 5ème amendements. Comme je l’ai écrit dans mon article du matin, cette mise en action de information collectée sera soutenue par la loi NDAA et le décret EO 13603, qui implique les rafles de civils (NDAA) et la conscription civile (EO13603).

 

Pays du Goulag Levant (ex-USA): Un Africain-Américain exécuté par 8 policiers sur un parking… RAS pour le ministère de l’injustice

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 29 octobre 2014 by Résistance 71

Militarisation et fascisation des forces de l’ordre, eugénisme et génocide, trois concepts qui vont si bien ensemble… Bientôt dans votre voisinage.

— Résistance 71 —

 

Une nouvelle video montre des policiers états-uniens tirer 45 fois sur un Africain-Américain dans le style d’un peloton d’exécution

 

Press TV

 

28 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/28/383912/us-police-shot-black-man-45-times/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une nouvelle vidéo montre la brutalité de la police états-unienne contre les noirs Américains alors que huit policiers tirent 45 fois sur un Africain-Américain, déficient mental, dans l’état du Michigan.

La victime âgée de 49 ans, Milton Hall, a été tuée par les policiers dans la ville de Saginaw en 2012.

L’affaire avait déclenché une fureur locale et une enquête fédérale il y a deux ans.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) qui a diffusé la vidéo ce Lundi a présenté un témoignage au sujet des tirs de la police.

La vidéo montre les huit policiers appeler l’homme se tenant dans un parking, un chien grognant sur l’infortuné. Hall ne portait aucune arme sauf un canif. Il a été ensuite abattu par les policiers de 45 coups de feu, 14 balles le touchant et le tuant.

L’ACLU a donné la vidéo prise du tableau de bord d’un véhicule de police aux représentants de l’Organization of American States afin de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il analyse une fois de plus la scène de la mise à mort de Mr Hall.

En Février, le ministère de la justice a dit qu’il ne pouvait pas “trouver suffisamment de preuves de mauvaise conduite des policiers” pour inculper les huit policiers.

Pendant l’audition de Lundi, Mark Fancher, un avocat affilié avec l’ACLU du Michigan, a dit que les policiers étaient organisés “comme un peloton d’exécution” et a villipendé le ministère pour ne pas avoir inculpé les policiers.

Fancher a déclaré que l’incident “n’était pas seulement insensé, mais clairement injuste et a grandement violé le droit à la vie de Mr Milton Hall.”

Dans un entretien avec Press TV le mois dernier, l’analyste politique américain Randy Short a dit que la politique de Washington concernant la population noire américaine inclut l’avortement de masse, l’incarcération de masse et un “génocide croissant” de la part de la police.

Short a dit a dit que non seulement les policiers n’étaient pas punis pour avoir tué des noirs, mais qu’ils étaient souvent “récompensés pour tuer des noirs.”