Archive pour USA OTAN terrorisme d’état

Serbie: Il y a 16 ans un crime nucléaire de l’OTAN que les populations paient au prix fort…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 mars 2015 by Résistance 71

Un crime de plus contre l’humanité à mettre à l’actif de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, dont les criminels terroristes courent toujours…

— Résistance 71 —

 

Héritage de l’OTAN: La Serbie première en Europe pour le nombre de cancéreux

 

Sputnik News

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://fr.sputniknews.com/international/20150325/1015336847.html

 

Avec 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

Il y a 16 ans, l’Otan commençait à bombarder la Yougoslavie

L’opération militaire de l’Otan contre la Yougoslavie a fait jusqu’à 2.500 morts. Mais il ne s’agit là que d’un préjudice direct. Les avions de l’Otan ont largué près de 15 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire serbe. La période radioactive de l’uranium est de 4,5 milliards d’années. Depuis les bombardements otaniens, les experts ont également découvert en Serbie des traces de plutonium dont la « longévité » atteint 24.000 ans.

Deux mois et demi après les bombardements, des spécialistes grecs ont constaté une augmentation de la radioactivité en Grèce en moyenne de 20% à 30%.

Les spécialistes serbes rappellent pour leur part que même une faible dose de radiation suffit à déclencher la transformation de cellules saines en cellules cancéreuses. Un autre risque consiste dans la mutation génétique qui entraîne la naissance d’enfants présentant des incapacités mentales et physiques.

« L’utilisation de munitions contenant de l’uranium appauvri pour bombarder la province méridionale serbe du Kosovo et les régions adjacentes a provoqué une véritable «épidémie» de lymphome et de leucémie dans la partie centrale de la Serbie. Le rapport de 2014 montrera que le nombre de malades atteints de tumeurs solides a également augmenté », a déclaré à l’agence Sputnik le professeur Slobodan Cikaric, président de l’Association serbe de lutte contre le cancer.

Selon l’Institut de santé publique de Serbie, pendant la période d’avant 2012, le nombre de malades atteints de lymphome et de leucémie a augmenté de 80% dans le pays.

Réseau terroriste de l’OTAN… La liaison « djihadistes » et une opération Gladio 2.0 se confirme…

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 janvier 2015 by Résistance 71

Cet article est complémentaire de l’article sur le « 11 Septembre nucléaire » en trois volets, que nous avions traduit et publié. Il contient des révélations détonnantes ayant pour ramification entre autre, l’attentat contre Charlie Hebdo du 7 Janvier. Ceci confirme en outre notre vision exprimée sur une « renaissance » d’une « opération Gladio » 2.0 dont les barbouzes seraient un mélange de forces spéciales et d’hommes de paille « djihadistes », cadrés et éliminés pour éviter enquêtes et retombées potentielles comme ce fut le cas pour la première opération des armées secrètes de l’OTAN terroriste.

La roue tourne et le temps ne joue plus du tout pour l’oligarchie.

A suivre avec grand intérêt…

— Résistance 71 —

 

Nous sommes le nouveau shériff en ville

 

Gordon Duff

 

17 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/01/17/we-are-the-new-sheriff-in-town/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

vidéo reportage de la BBC “Time Watch”, 1992: “Operation Gladio”: durée: 2h25

http://www.youtube.com/watch?v=AUvrPvV-KQo#t=1908

 

[ Note de l’éditeur:   Les lecteurs de longue durée de VT auront compris maintenant que nous avons au fil du temps aiguiller sur la véritable histoire du 11 Septembre morceau par morceau et peut-être êtes-vous curieux de savoir pourquoi nous n’avons pas lâcher le morceau d’un coup.

La réponse est simple. Le gros morceau est trop lourd à absorber en une journée. Nous n’avons jamais imaginé que tout nous soit tombé dessus en une seule fois. Nous avons eu des années et des années de préparation, qui nous ont grandement aidé lorsque les enquêteurs trahis et frustrés ont enfin pointé le bout de leur nez.

Le grand jury qui est assis sur l’enquête officielle semble n’avoir aucune date de péremption et pourrait continuer de la sorte jusqu’à ce que tous les témoins clef soient morts de leur belle mort… ou d’autres causes. Ceux qui défendaient vraiment le pays en ce jour funeste… éprouvent un sentiment de trahison au-delà de toute description possible.

Bien sûr ils ont été trahis par un leadership corrompu et criminel, mais plus tard, lorsqu’ils ont vu le grand nombre de personnes de moyenne influence impliqué, se braquer et se focaliser sur leur sacro-sainte auto-préservation, ils ont observé avec effroi des centaines de ceux qui avaient juré de protéger le pays, violer leur serment de prise de position et ce essentiellement par fait de couardise. Les personnels de moyenne influence en tant que groupe, auraient pu exposer le 11 Septembre il y a bien des années, mais ils ont choisi de ne pas le faire.

Tout ce que les “bonnes personnes” avaient à faire était de commencer à prendre note de tous ceux qui devaient être impliqués puis entreprendre un boulot plus long et fastidieux de prende note de tous ceux qui voyaient ce qu’il se passait ou l’apprirent plus tard et qui décidèrent que cela était au dessus de leur niveau pour dire ou faire quoi que ce soit.

Il y a eu beaucoup de temps écoulé pour se figurer qui était sur ces listes… comme par exemple l’équipe qui a éparpillé des débris d’avion sur la pelouse du Pentagone pendant les heures sombres de l’évènement et ceux qui ont chargé ces débris et les ont amené sur place.

Puis il y a eu tous ceux qui ont collecté les enregistrements vidéo haute définition des caméras de surveillance placées aux alentours dans Washington et qui étaient suffisamment malins pour savoir que leurs actions aidaient à faire entrave à la justice en cachant ce que ces enregistrements auraient montré. Nous le savons parce que nous avons un enregistrement satellite de 6 séquences de la vérité.

Une autre raison pour ce filet d’information de cette énorme saga au sujet du 11 Septembre et du pillage des réussites scientifiques financées par le contribuable américain et qui sont enterrées si elles menacent les intérêts financiers de l’élite, était de laisser assez de temps pour ceux qui veulent se repentir et de faire maintenant ce qu’ls auraient dû faire à cette époque.

Nous n’avons pas peur parce que si quelque chose nous arrive, alors tout sera révéler beaucoup plus vite.. et il n’y aura aucun moyen de stopper la divulgation de l’information. C’est la moindre des choses que nous puissions faire depuis nos tombes, si notre travail doit continuer depuis cet endroit
Il est définitivement temps de tracer une ligne dans le sable. Nous ne pouvons pas retourner en arrière et défaire ce qui a été fait, mais ce que tous ces couards font nous laissent plus vulnérables à d’autres attaques, puisque les perpétrateurs principaux sont toujours parmi nous, libres… et riches.

Le public n’a aucune idée à quel point notre arsenal d’armes nucléaires a été dérobé et que ces engins volés demeurent un danger constant tant qu’ils n’ont pas été localisés. Nous avons déjà publié une liste de pays vers qui ces armes sont parties et plus viendra en temps voulu. Gordon va en dire plus plus-bas dans son article.

Nous sommes ici présents après des douzaines d’articles publiés sans aucun coup de téléphone de quelqu’un des médias de masse, ou un politicien ou d’anciens combattants ou de groupes universitaires, religieux ou des forces de l’ordre. Ceci est sans aucun doute le plus gros “ordre de non-intervention” (NdT: “stand down” en anglais…) des forces militaires et de l’ordre dans l’histoire de cette nation.

Le pays entier a reçu le traitement fait au vaisseau de l’USS Liberty en ce jour du 11 septembre 2001 et ceci nous a été administré en général, par les descendants immoraux de ceux qui l’ont fait en 1967 ; et tous ceux qui sont restès sur leurs culs de singes la tête basse lors de l’affaire du Liberty et ont continué leurs petites affaires à cette époque, nous ont laissé en héritage la même attitude aujourd’hui.

Des milliers de personnes (des administrations) n’étaient pas au courant de ce qu’il s’était produit durant l’évènement de l’USS Liberty (NdT: Un navire d’écoute électronique de la marine états-unienne, dûment “estampillé” et arborant le drapeau des Etats-Unis a été répétitivement attaqué et bombardé des heures durant par l’aviation israélienne alors qu’il patrouillait dans les eaux internationales au large de l’Egypte. L’ordre émanant des plus hautes instances de l’administration américaine était de “couler l’USS Liberty”, il ne devait pas y avoir de survivants… Le plan a échoué, sauvé par l’apparition d’un navire soviétique, le navire a pu rentrer au port endommagé, son capitaine fut décoré, sommé de se taire et muté….). Mais avec le 11 Septembre et ceux qui l’apprirent après coup le nombre de gens dans la confidence est bien plus important que vous ne le pensez. Ils ont tous abandonné leurs postes et ont laissé les Etats-Unis à la merci de plus d’attaques, ceci simplement pour avoir été petit bras et être demeuré dans leur bulle sécurisée. S’il y a encore une attaque, le temps du petit jeu de cache-cache sera bel et bien terminé et tous ceux qui pensent s’en tirer avec la sempiternelle formule du “Ah si j’avais su…” découvriront alors à quel point c’est une très faible ligne de défense.

Et à tous ceux du monde judiciaire à qui une assistance a été demandée pour savoir quel forum pourrait être mis en place pour mettre en accusation et juger ceux responsables et qui nous ont dit que ceci était impossible, vous avez aussi aidé et participé au crime. Vous avez choisi de servir le petit nombre au lieu de grand nombre, de l’intérêt commun, vous porterez donc ce linceul.

Jim W. Dean ]

“A ceux qui sont restés silencieux depuis trop longtemps… Le temps est venu de choisir votre camp.”

En Syrie, j’ai informé des représentants participant à une conférence sur la sécurité que le terrorisme et l’extrémisme faisaient partie des composants d’un réseau de crime organisé multi-générationnel qui transcende les conspirations traditionnelles impliquant les “banquiers” et les “sionistes”.

L’attaque récente de Paris et son opération d’exploitation bien plus sérieuse est totalement attribuable à ce qui pourrait être nommé “Gladio”, car il n’y a pas d’attaque terroriste sans “mensonge, trucage et couverture”.

Conseil paternel

Cette semaine, nous avons rencontré des commandants des forces américaines, sous la supervision desquels nos écoles de renseignement opèrent. Deux de ces écoles ont été prises la main dans le sac de hacker le site internet de VT, d’interférer avec des émissions de radio et un peu plus. La réunion qui a eu lieu sur une base militaire des Etats-Unis, fut dirigée par un éditeur de VT, qui est un commandant en retraite des opérations spéciales de l’armée des Etats-Unis et le général commandant la base.

Il a été averti qu’il ‘y avait un nouveau shériff en ville” et que ses “poulains” devaient être bridés. Non, nous n’avons pas dit “ou alors…”. Nous l’avons peut-être impliqué, mais ne l’avons pas dit. Les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre les lâches et les incompétents “de garde”. Ceci est simplement ce qui s’est passé.

VT est maintenant très important pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Des gouvernements clef auxquels les Etats-Unis ne peuvent pas parler, ne font confiance qu’aux gens qui sont liés avec VT et les facteurs dissidents qui ne font que grossir au sein de notre armée, de nos services de renseignement et de la communauté de la technologie et qui de manière très signifiante ont choisi VT comme plateforme de source d’information de confiance sur les menaces dont bien d’autres ont peur de discuter à cause du fait de qui se trouve derrière eux.

Les réseaux actuels du Gladio (NdT: réseau terroriste de l’OTAN) contrôlent la plus grande partie de l’Amérique Latine, gère totalement l’EIIL/EI et ont pris le contrôle de l’Ukraine, de la Libye et sont parfois appelés “L’État Islamique”.

Temps de recadrer

L’évènement parisien est un très bon exemple. Alors que j’étais à Damas, j’ai discuté de la véritable nature du terrorisme et des organisations se trouvant derrière “l’entropie de déstabilisation”. A mes côtés, le colonel Hanke expliqua bien plus en détail.

La plupart de ce qui fut dit n’a pas été rendu public et peut-être de manière juste, mais on en a entendu parlé ici et là. Ce qui fut entendu peut vous donner une idée d’où tout cela a mené. Nous avions “le matos” sur tout le monde, chaque opération gangster, chaque cartel de la drogue, chaque cellule terroriste bidon.

Nous allons rafraîchir la mémoire des gens au fur et à mesure.

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La Libye

C’est une histoire qui commence il y a bien des années dans les années 1970. Certains d’entre nous étaient alors impliqués dans des affaires de renseignement, avec l’armée ou une ou plusieurs agences de renseignement. Il y a une raison pour que j’en parle.

Nous commençons à traquer des opérations en Europe (EUCOM) et au Moyen-Orient (CENTCOM) vers la Libye. Il semble que l’instabilité actuelle en Libye soit orchestrée de manière à peu près similaire qu’elle l’était en 1969.

Considérez l’assassinat de Kadhafi comme l’équivalent de la mise au trou de Noriega, de la “chasse à Ben Laden” ou une litanie d’autres choses qui ne sont pas ce qu’elles semblent être. Vous croyez vraiment que Cuba et la Corée du Nord ne sont pas d’utilité ?

En 1969, on avait besoin de la Libye comme d’un front de la guerre froide contre l’URSS, les Etats-unis étaient embourbés au Vietnam, étirés militairement et les régimes marionnettes de l’Amérique que sont Israël, l’Iran et le Pakistan à cette époque, étaient trop mauvais pour soutenir la doctriner Truman de l’encerclement qui, en réalité s’effondra au moment où Chang Kaï Chek s’est enfuit à Taïwan.

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Insanité de la guerre froide

Le statu quo en Corée, l’effondrement de l’Asie du Sud-Est, l’Inde clairement dans la sphère soviétique, la politique américaine devait pousser pour une guerre entre l’URSS et la Chine et à se préparer pour l’inévitable chute de l’Europe.

Mettre Kadhafi au pouvoir, abandonner une base aérienne et créer un dictateur de papier était le meilleur plan de l’époque. Beaucoup ne s’en rendent pas compte, mais la Libye de 1979 n’avait que 2 millions d’habitants et n’avait absolument aucune importance si ce n’est d’être “mise dans le jeu”.

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EDWIN WILSON

A cette fin, La Libye reçût alors l’aide américaine. Edwin Wilson fut envoyé. Wilson, un agent de longue date de la CIA qui “passa du côté obscur” en 1971, était supposé avoir été envoyé là-bas pour garder trace de “Carlos le chacal”. Sa véritable mission est toujours en cours aujourd’hui, une que nous suspectons qu’il n’avait jamais compris et appréhendé.

L’idée même d’une surveillance d’un homme seul du “chacal” en guise de couverture est stupide. Wilson a été envoyé en Libye afin de mettre en place un dispositif de réseau clandestin pour des opérations secrètes, en liaison avec les services de renseignement libyen et israélien ainsi que des grouoes francs-maçons en Europe. (NdT: Probalement la Loge P2 italienne qui sera cruciale dans l’exécution des opérations de “Gladio” en Italie et en Europe, comme cela a été depuis prouvé par diverses enquêtes en Italie notamment…)

Wilson a été libéré de prison en 2003 après y avoir passé plus de 20 ans, sa condamnation pour avoir introduit des explosifs a été prouvée avoir été une manipulation du FBI et de la CIA. Wilson est mort en 2012 et ses tourmenteurs criminels doivent toujours être condamnés alors même qu’ils sont cités comme étant totalement coupables. En 2007, le juge fédéral Lee Rosenthal ajourna l’attaque en justice de Wilson contre les procureurs qui conspirèrent pour le réduire au silence. John Roberts avait promis au juge Rosenthal une nomination à la cour d’appel fédérale en échange de cette faveur.

Pendant les années 1970, la Libye fut pratiquement renversée par les groupes de l’IRA (Irish Republican Army), une autre triste et puérile histoire de couverture. Le chef d’équipe des forces spéciales US/CIA Billy Waugh, qui a 85 ans aujourd’hui et en toujours bonne santé, alla en Libye avec ceux qui gérèrent et menèrent à bien l’opération Phœnix du Vietnam. Ils étaient supposés entraîner l’agence de renseignement libyenne.

Ceci est une autre salade de couverture que vous pouvez trouver étalée sur Wikipédia. La Libye était en réalité, utilisée comme station de départ pour l’Operation Gladio.

Prenez ici note que le concept de se tourner vers une société secrète aux racines bizarres, à la “noblesse noire”, les “illuminatis”, Skull & Bones, toutes les organisations d’”enluminement/lucifériennes”, capables de rituels haineux bizarres, était un signe de désespoir.

Le gouvernement et l’administration Reagan a vu ces groupes déferler sur Washington, qui n’était plus un havre de paix pour la foule de la “cocaïne et des putes de luxe”. Maintenant l’heure était aux bougies noires, aux enfants drogués et à la sodomie.

Il n’y a absolument rien de spéculatif là-dedans et des personnels clef du Pentagone y étaient toujours, toujours prêts à “rester plus tard” ou “allez voir en haut” dans les évènements de DC. Vous ne pensez pas que nous y avions des gens ?

Les racines de Gladio

La vidéo de la BBC attachée à cet article a été enlevée. Elle est replacée de manière temporaire et on peut y accéder en haut de l’article, du moins pour un moment (nous suggérons de la télécharger…)

Pendant que Wilson (et Waugh) étaient en Libye, la CIA a mis en place une fausse opération pour les piéger et les amener devant la “justice”, une opération similaire à celle de cette “unité Ben Laden” qui a traqué l’agent de la CIA décédé depuis plus d’une décennie après sa mort survenue en décembre 2001.

A un moment donné, la fausse “unité Wilson” de la CIA, une opération avec laquelle je suis quelque peu familier, a pris contact directerment avec Kadhafi et a établi sa propre unité opérationnelle en Libye malgré qu’on lui mentait et qu’aucune ressource ne lui fut donnée. Le chef d’unité fut promu et réassigné et on lui rappela de toujours souffrir de “perte de mémoire”.

S’ils avaient été autorisés, cette fausse unité Wilson aurait pu stopper Gladio, opération qui est toujours bien vivante et qui opère de nouveau depuis la Libye, au travers de l’Ukraine, de la Pologne et qui assassine des gens en Europe jusqu’à aujourd’hui.

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“COLONEL TIM”

A la fin des années 1990. Bin Laden, recevant un traitement médical au centre médical naval de Bethesda juste en dehors de Washington, gardait une suite à l’hôtel Mayflower de Washington et il rencontrait régulièrement des figures de l’opération Iran-Contras, tous libres après un pardon présidentiel.

(Bush 41) L’éditeur de VT, Lee Wanta était présent à plusieurs de ces réunions tenues dans le cercle semi-privé de Metropolitan Club.

L’agent Kadhafi

Wilson passa 22 ans en prison pour avoir donné des explosifs à la Libye qui furent transbahutés aux agents de Gladio qui les utilisèrent dans des attaques terroristes embarrassantes à travers l’Europe. Vous pensiez vraiment que les “Brigades Rouges” étaient vraiment “rouges” ?

Waugh accomplît une illustre carrière à la CIA et en tant que contractant privé dans la “guerre contre la terreur” tandis que Wilson lui, allait en prison comme terroriste.

Peu comprennent la signifiance toute particulière de la Libye, alors et aujourd’hui. Pendant des décennies, tandis que Kadhafi se plaignait à tout le monde, les Etats-Unis et Israël opéraient depuis le pays en toute impunité.

Pendant la guerre froide, les agents russes et américains se télescopaient en permanence à Tripoli, Malte et à Monaco, la “ratière” entre la Libye et l’Europe.

Kadhafi tenait des conférences anti-impérialistes, invitant des terroristes et des dissidents et les “livrait” à la CIA. Un de mes bons amis a assisté à une de ces conférences en 1986 et y a vu le processus exactement comme décrit.

Noriega a pensé qu’il pouvait dénigrer le monde parce qu’il était un associé des Bush dans le business de la drogue. Pour Kadhafi, cela commença avec les attentats à la bombe de Gladio mais cela alla plus loin.

A partir de 1975, Israël, l’Afrique du Sud et la Libye commencèrent un programme de développement d’armes de destruction massive, développant des armes nucléaires et des armes chimiques et biologiques. Kadhafi a construit ses derniers labos chimiques en 2006 ( bio-weapons lab in 2006. )

From Veterans Today, including a copy of a Wikileaks US State Department cable: Voir l’article original en anglais.

Que fait la Libye maintenant dans l’ère post-Kadhafi ? L’attaque de Bengazi a été une opération Gladio très classique avec des forces spéciales amenées, les brouilleurs israéliens brouillant les communications, PJ Meida et la Jamestown Foundation qui coordinaient “mensonge et couverture” ainsi que le côté “exploitation” de l’affaire.

Le système de transport basé à Tripoli qui a transbahuté les prisonniers du programme de rendition de la CIA et la drogue vers les goulags et les marchés mondiaux, transbahute maintenant les djihadistes et les missiles Stinger vers l’EIIL/EI.

Ces avions noirs C130 sans marquages qui sont régulièrement vus larguant des marchandises aux brigades de l’EIIL/EI volent depuis la Libye, juste au dessus d’Israël et de la Jordanie, juste au dessus du “rideau de fer” israélien et de la base aérienne secrète américaine juste en dehors d’Amman en Jordanie.

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“Houston, Houston, nous avons un problème!…”

Il y a des gens à qui on doit parler peut–être “un peu plus”. On avait l’habitude de convaincre des idiots utiles que chasser le communisme justifiait le soutien de la tyrannie et du crime organisé. Ceci est maintenant allé bien plus loin.

Certains succombent à la menace, des menaces très réelles de violence tout aussi réelle. L’empoisonnement est commun, l’assassinat d’enfants est aussi commun. Ceux qui parlent sont assassinés, emprisonnés, tourmentés, drogués ou détruits financièrement, peut-être même tout ce qui précède…

Un agent du FBI a été mis sur la liste des personnes “armées et dangereuses” tandis que Fox News balançait sa photo partout, au moins pendant 24 heures, lorsqu’il fut découvert que tout ceci n’était qu’une “regrettable erreur”…

Le temps des idiots utiles, des lâches et des traîtres touche pour ainsi dire à sa fin. Ce n’est pas que nous manquions de tels personnages, bien au contraire, la propagande de l’Amérique, de son “morale” conservatrice, des ses “valeurs” familiales, de sa “droiture évangélique”, a laissé un sol fertile pour des armées vrtuelles de voyous et de tyrans en herbe.

Les Etats-Unis ont activement transformé leur communauté des forces de l’ordre à cet effet depuis pas mal d’années.

En 2001, le général Myers alors chef d’état major des armées (NdT: l’équivalent à la même époque du général Léonid Ivachov du côté russe, pas le même genre de types assurément..), a commencé à faire la chasse au sein de l’armée, éliminant tous ceux présentant des signes de compétence et de courage.

Ses efforts sont contrecarrés aujourd’hui, avec la “droite” hurlant, alors que les traîtres et les couards sont virés, arrêtés et mutés par centaines.

Quel type d’armée resterait silencieuse au sujet du 11 septembre ? Qui pourrait ne rien faire ? Nous savons combien savaient en avance, qui savait tout, les chiffres sont saisissants.

L’attente est simple. Les Etats-Unis ne peuvent pas survivre sans risque et sans sacrifice. Ceci veut dire que, par exemple, lorsque l’armée envoie des équipes en Turquie pour entraîner ceux qu’ils savent pertinemment deviendront des cadres de l’EI, quelqu’un va devoir l’ouvrir.

Des contrôleurs aériens et personnels de radar américains ont observé le vol MH17 de la Malaysian se faire abattre par un avion de Kiev, ils sont non seulement restés silencieux, mais se sont rendus complètement complices en fabriquant ces histoires à dormir debout de missiles (tirés par les forces du Donbass)

Les Etats-Unis ne peuvent pas survive à ce genre de trahison.

Dans chaque département, chaque service, chaque agence, il est plus que temps de dire “nous ne pêcherons plus”. Juste parce que nous avons vu la police et les forces de sécurité de la Grande-Bertagne lors des attentats de 7/7 ou de la Norvège durant le massacre commis par Breivik ou le fiasco récent de Paris, toutes des opérations franc-maçonnes, toutes des “boulots de l’intérieur”, survivre la scrutinité de la presse sous contrôle et des gouvernements marionnettes, il y a ceux qui peuvent se dresser pour quelque chose.

Il y a une raison pour laquelle nous avons publié la photo de la maison refuge de l’opération Able Danger la semaine dernière. Nous espérons que, malgré la “compartimentalisation”, nous pourrons toucher quelqu’un qui sait combien d’information nous avons en notre possession, combien nous savons vraiment. Nous savons tout.

Une des plus grande menace à la liberté aujourd’hui est que notre gouvernement et ses services, tous, au travers d’une “compartimentalisation”, fonctionnent actuellement comme des cellules terroristes. Les gens en savent suffisamment pour faire ce qu’ils ont à faire, on leur donne des histoires puériles de couverture, on leur raconte des contes de fée à la “bin Laden” et à la “Boko Haram”.

Il se peut parfaitement que, à quelque niveau que ce soit, peu importe aussi haut soit-il, en tout cas pas au sein des services gouvernementaux, que quelqu’un ne sache pas la vérité. Çà n’a pas été toujours le cas.

L’OTAN ou voir le terrorisme les yeux dans les yeux…

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Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN  

Entretien de l’historien suisse Daniele ganser avec la journaliste suisse Silvia Cattori, décembre 2006

Le carnage qui a frappé Charlie Hebdo et l’onde de choc et l’émotion qu’il a soulevés ne doivent pas nous rendre aveugles. Il convient de se garder de toute instrumentalisation. Avec la participation de nombreux chefs d’Etat, la protestation contre cet attentat est en train de se transformer en un sommet de guerre contre un terrorisme que la politique de ces mêmes Etats n’a fait qu’alimenter. Des Etats qui, comme Israël, sont en guerre permanente contre le peuple palestinien sous occupation et contre les pays musulmans qui lui résistent ; ou qui, comme la Turquie, les Etats-Unis et la France, arment les groupes de terroristes « modérés » qui, depuis 2011, décapitent les syriens fidèles au gouvernement Assad. Dans son livre « Les Armées secrètes de l’OTAN », l’historien suisse Daniele Ganser a démontré que des attentats, comme les guerres « contre le terrorisme », peuvent être manipulés.  Qu’il ne faut pas céder aux instrumentalisations visant à susciter la peur et à faire croire que les « terroristes » sont toujours les musulmans. Que la stratégie de la tension est une réalité. Pour preuve, durant 50 ans, dans le cadre de leur guerre contre le communisme, les États-Unis se sont appuyés sur l’OTAN pour organiser en Europe des attentats meurtriers qu’ils ont faussement attribués à la gauche. Cette stratégie visant à susciter la peur de l’islam et à justifier de nouvelles guerres n’est-elle pas en train de se remettre en place ? Nous reproduisons ici quelques extraits des propos, tenus par le Dr. Ganser en décembre 2006, recueillis par la journaliste suisse Silvia Cattori.

 

Silvia Cattori : Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la « stratégie de la tension » [2et les « False flags » [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide – en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone – s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression « stratégie de la tension » veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme « tension » on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme « stratégie », on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La » stratégie de la tension » devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif.

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la « stratégie de la tension », comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la « stratégie de la tension ». Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan – ce que j’ai fait pendant plusieurs années – ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la « stratégie de la tension », donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées « Stay behind » [4], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

[…]

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces « Stay behind » dont l’objectif était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées du but initial pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [5], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [6] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6.

[…]

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan ont continué de développer la « stratégie de la tension » et les « False flags » sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des « False flags » où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [7], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la « stratégie de la tension » et les « false flags » ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie.

Silvia Cattori : Ces structures clandestines de l’Otan, n’ont finalement servi qu’à mener des opérations criminelles contre des citoyens européens ? Tout porte à penser que les États-Unis visaient eux tout autre chose !

Daniele Ganser : Vous avez raison de soulever cette question. Les États-Unis étaient intéressés par le contrôle politique. Ce contrôle politique est un élément essentiel de la stratégie de Washington et de Londres. Le général Geraldo Serravalle, chef du Gladio, le réseau italien Stay-behind, en donne un exemple dans son livre. Il raconte qu’il a compris que les États-Unis n’étaient pas intéressés par la préparation de cette guérilla en cas d’invasion soviétique, quand il a vu que, ce qui intéressait les agents de la CIA, qui assistaient aux exercices d’entraînement de l’armée secrète qu’il dirigeait, était de s’assurer que cette armée fonctionne de façon à contrôler les actions des militants communistes. Leur crainte était l’arrivée des communistes au pouvoir dans des pays comme la Grèce, l’Italie, la France. C’est donc à cela que devait servir la « stratégie de la tension » : à orienter et à influencer la politique de certains pays de l’Europe de l’Ouest.

Silvia Cattori : Vous avez parlé de l’élément émotionnel comme facteur important dans la « stratégie de la tension ». Donc, la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas aujourd’hui aux mêmes procédés ? Hier, on attisait la peur du communisme, aujourd’hui n’attise-t-on pas la peur de l’islam ?

Daniele Ganser : Oui, il y a un parallèle très net. Lors des préparatifs de guerre contre l’Irak, on a dit que Saddam Hussein possédait des armes biologiques, qu’il y avait un lien entre l’Irak et les attentats du 11 septembre, ou qu’il y avait un lien entre l’Irak et les terroristes d’Al Qaida. Mais tout cela n’était pas vrai. Par ces mensonges, on voulait faire croire au monde que les musulmans voulaient répandre le terrorisme partout, que cette guerre était nécessaire pour combattre la terreur.

[…]

Silvia Cattori : En somme, ces structures clandestines ont pu être dissoutes, mais la « stratégie de la tension » a pu continuer ?

Daniele Ganser : C’est exact. On peut avoir dissout les structures, et en avoir formé de nouvelles. Il est important d’expliquer comment, dans la « stratégie de la tension », la tactique et la manipulation fonctionnent. Tout cela n’est pas légal. Mais, pour les États, c’est plus facile de manipuler des gens que de leur dire que l’on cherche à mettre la main sur le pétrole d’autrui. Toutefois, tous les attentats ne découlent pas de la « stratégie de la tension ». Mais il est difficile de savoir quels sont les attentats manipulés. Même ceux qui savent que nombre d’attentats sont manipulés par des Etats pour discréditer un ennemi politique, peuvent se heurter à un obstacle psychologique. Après chaque attentat, les gens ont peur, sont confus. Il est très difficile de se faire à l’idée que la « stratégie de la tension », la stratégie du « False flag », est une réalité. Il est plus simple d’accepter la manipulation et de se dire : « Depuis trente ans je me tiens informé et je n’ai jamais entendu parler de ces armées criminelles. Les musulmans nous attaquent, c’est pour cela qu’on les combat ».

Silvia Cattori : Dès 2001, l’Union européenne a instauré des mesures anti-terroristes. Il est apparu ensuite que ces mesures ont permis à la CIA de kidnapper des gens, de les transporter dans des lieux secrets pour les torturer. Les États européens ne sont-ils pas devenus un peu otages de leur soumission aux États-Unis ?

Daniele Ganser : Les États européens ont eu une attitude assez faible à l’égard des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir affirmé que les prisons secrètes étaient illégales, ils ont laissé faire. Même chose avec les prisonniers de Guantanamo. Des voix se sont élevées en Europe pour dire : « On ne peut pas priver les prisonniers de la défense d’un avocat ». Quand Madame Angela Merkel a évoqué cette question, les États-Unis ont clairement laissé entendre que l’Allemagne était un peu impliquée en Irak, que ses services secrets avaient contribué à préparer cette guerre, donc qu’ils devaient se taire.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, où il y a encore beaucoup de zones d’ombre, quelle sécurité peut apporter l’Otan aux peuples qu’elle dit protéger si  par un autre côté elle permet à des services secrets de les manipuler ?

Daniele Ganser : En ce qui concerne les attentats terroristes manipulés par les armées secrètes du réseau Gladio durant la Guerre froide, il est important de pouvoir déterminer avec clarté quelle est l’implication réelle de l’Otan là-dedans, de savoir ce qui s’est réellement passé. S’agissait-il d’actes isolés ou d’actes organisés secrètement par l’Otan ? Jusqu’à ce jour, l’Otan a refusé de parler de la « stratégie de la tension » et du terrorisme durant la Guerre froide, l’Otan refuse toute question concernant Gladio.

Aujourd’hui, on se sert de l’Otan comme d’une armée offensive, alors que cette organisation n’a pas été créée pour jouer ce rôle. On l’a activée dans ce sens, le 12 septembre 2001, immédiatement après les attentats de New York. Les dirigeants de l’Otan affirment que la raison de leur participation à la guerre contre les Afghans est de combattre le terrorisme. Or, l’Otan risque de perdre cette guerre. Il y aura, alors, une grande crise, des débats. Ce qui permettra alors de savoir si l’Otan mène, comme elle l’affirme, une guerre contre le terrorisme, ou si on se trouve dans une situation analogue à celle que l’on a connue durant la Guerre froide, avec l’armée secrète Gladio, où il y avait un lien avec la terreur. Les années à venir diront si l’Otan a agi en dehors de la mission pour laquelle elle a été fondée : défendre les pays européens et les États-Unis en cas d’invasion soviétique, évènement qui ne s’est jamais produit. L’Otan n’a pas été fondée pour s’emparer du pétrole ou du gaz des pays musulmans.

Silvia Cattori : On pourrait encore comprendre qu’Israël, qui a des intérêts à élargir les conflits dans les pays arabes et musulmans, encourage les États-Unis dans ce sens. Mais on ne voit pas quel peut être l’intérêt des États européens à engager des troupes dans des guerres décidées par le Pentagone, comme en Afghanistan ?

Daniele Ganser : Je pense que l’Europe est confuse. Les États-Unis sont dans une position de force, et les Européens ont tendance à penser que la meilleure chose est de collaborer avec le plus fort. Mais il faudrait réfléchir un peu plus. Les parlementaires européens cèdent facilement à la pression des États-Unis qui réclament toujours davantage de troupes sur tel ou tel front. Plus les pays européens cèdent, plus ils se soumettent, et plus ils vont se trouver confrontés à des problèmes toujours plus grands. En Afghanistan, les Allemands et les Britanniques sont sous le commandement de l’armée américaine. Stratégiquement, ce n’est pas une position intéressante pour ces pays. Maintenant, les États-Unis ont demandé aux Allemands d’engager leurs soldats également au sud de l’Afghanistan, dans les zones où la bataille est la plus rude. Si les Allemands acceptent, ils risquent de se faire massacrer par ces forces afghanes qui refusent la présence de tout occupant. L’Allemagne devrait sérieusement se demander si elle ne devrait pas retirer ses 3000 soldats d’Afghanistan. Mais, pour les Allemands, désobéir aux ordres des États-Unis, dont ils sont un peu les vassaux, c’est un pas difficile à faire.

Silvia Cattori : Que savent les autorités qui nous gouvernent aujourd’hui de la « stratégie de la tension » ? Peuvent-elles continuer comme cela à laisser des fauteurs de guerres fomenter des coups d’État, kidnapper et torturer des gens sans réagir ? Ont-elles encore les moyens d’empêcher ces activités criminelles ?

Daniele Ganser : Je ne sais pas. Comme historien, j’observe, je prends note. Comme conseiller politique, je dis toujours qu’il ne faut pas céder aux manipulations qui visent à susciter la peur et à faire croire que les terroristes sont toujours les musulmans…

[…]

Le jour où les gens réaliseront que ces guerres contre le terrorisme sont manipulées, et que ces accusations contre les musulmans sont, en partie, de la propagande, ils vont être surpris. Les États européens doivent se réveiller et comprendre enfin comment la « stratégie de la tension » fonctionne. Et ils doivent aussi apprendre à dire non aux États-Unis. En plus, aux États-Unis aussi, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas de cette militarisation des relations internationales.

[…]

On est manipulable si on a peur ; peur de perdre son travail, peur de perdre le respect des gens que l’on aime. On ne peut pas sortir de cette spirale de violence et de terreur si on se laisse gagner par la peur. C’est normal d’avoir peur, mais il faut parler ouvertement de cette peur et des manipulations qui la génèrent. Nul ne peut échapper à leurs conséquences. Cela est d’autant plus grave que les responsables politiques agissent souvent sous l’effet de cette peur. Il faut trouver la force de dire : « Oui j’ai peur de savoir que ces mensonges font souffrir des gens ; oui j’ai peur de penser que ce terrorisme dont on parle est la conséquence de manipulations, mais je ne vais pas me laisser intimider ».

[…]

Silvia Cattori : Cette manière de penser et de couvrir les mensonges qui découlent de la « stratégie de la tension », ne rend-elle pas tout un chacun complice des crimes qu’elle entraîne ? À commencer par les journalistes et les partis politiques ?

Daniele Ganser : Je pense, personnellement, que tout le monde – journalistes, universitaires, politiciens – doit réfléchir sur les implications de la « stratégie de la tension » et des « False flags ». Nous sommes là, il est vrai, en présence de phénomènes qui échappent à tout entendement. C’est pourquoi, chaque fois qu’il y a des attentats terroristes, il faut s’interroger et chercher à comprendre ce que cela recouvre. Ce n’est que le jour où l’on admettra officiellement que les « False flags » sont une réalité, que l’on pourra établir une liste des « False flags » qui ont eu lieu dans l’histoire et se mettre d’accord sur ce qu’il faudrait faire.

La recherche de la paix est le thème qui m’intéresse. Il est important d’ouvrir le débat sur la « stratégie de la tension » et de prendre acte qu’il s’agit d’un phénomène bien réel. Car, aussi longtemps que l’on n’a pas accepté de reconnaître son existence, on ne peut pas agir. C’est pour cela qu’il est important d’expliquer ce que la « stratégie de la tension » signifie réellement. Et, une fois que l’on a compris, de ne pas se laisser gagner par la peur et la haine contre un groupe. Il faut se dire que ce n’est pas uniquement un pays qui est impliqué là-dedans ; que ce ne sont pas seulement les États-Unis, l’Italie, Israël ou les Iraniens, mais que cela se produit partout, même si certains pays y participent de manière plus intense que d’autres. Il faut comprendre, sans accuser tel pays ou telle personne. La peur et la haine n’aident pas à avancer mais paralysent le débat. Je vois beaucoup d’accusations contre les États-Unis, contre Israël, contre la Grande Bretagne, ou alternativement, contre l’Iran, la Syrie. Mais la recherche sur la paix nous enseigne qu’il ne faut pas se livrer à des accusations basées sur le nationalisme, et qu’il ne faut ni haine ni peur ; que le plus important est d’expliquer. Et cette compréhension sera bénéfique pour nous tous.

[…]

Silvia Cattori | 29 décembre 2006

Lire l’entier de l’entretien  ici 

 

[1Nato’s secret Armies : Terrorism in Western Europepar Daniele Ganser, préface de John Prados. Frank Cass éd., 2005. ISBN 07146850032005

[2] C’est après l’attentat de Piazza Fontana à Milan en 1969 que l’expression « stratégie de la tension » a été entendue pour la première fois.

[3False flag operations (opérations faux drapeaux) est l’expression utilisée pour désigner des actions terroristes, menées secrètement par des gouvernements ou des organisations, et que l’on fait apparaître comme ayant été menées par d’autres.

[4Stay behind (qui veut dire : rester derrière en cas d’invasion soviétique) est le nom donné aux structures clandestines entraînées pour mener une guerre de partisans.

[5] Gladio désigne l’ensemble des armées secrètes européennes qui étaient sous la direction de la CIA.

[6] Président du Conseil des ministres, membre de la démocratie chrétienne.

[7] Affaire Lavon, du nom du ministre de la Défense israélien qui a dû démissionner quand le Mossad a été démasqué comme ayant trempé dans ces actes criminels

Source:

http://arretsurinfo.ch/le-carnage-qui-a-frappe-charlie-hebdo-et-londe-de-choc-quil-a-soulevee-ne-doivent-pas-nous-rendre-aveugles/

Ukraine, Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et guerre du gaz…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 août 2014 by Résistance 71

Ne jamais oublier… OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Tout est dit !…

— Résistance 71 —

 

Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur

 

Interview de Daniele Ganser

 

21 Août 2014

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4924

 

Selon Daniele Ganser, spécialiste dans le domaine de l’OTAN, nous assistons en Ukraine à la prochaine étape de l’extension de cet organisme. L’Allemagne devrait suivre le pas parce que les Américains disposent du commandement en chef et veulent empêcher la naissance d’un nouvel axe Moscou-Berlin. Les USA dressent à cette fin les Etats européens les uns contre les autres – afin de continuer à les contrôler.
L’OTAN est la plus grande et la plus puissante alliance militaire depuis nombre d’années. Les « Deutsche Wirtschafts Nachrichten » ont parlé avec l’historien et le spécialiste en matière de l’OTAN, Daniele Ganser à propos de la structure de celle-ci, du rôle de l’Allemagne dans l’organisation, de son influence dans l’UE et de son implication dans le conflit de l’Ukraine.

Deutsche Wirtschafts Nachrichten : Le Danois Rasmussen démissionne bientôt en tant que Secrétaire général. Son successeur sera probablement le Norvégien Stoltenberg. Quelle est selon vous, l’influence des Européens au sein de l’OTAN ?

Daniele Ganser : Je pense que l’influence des Européens au sein de l’OTAN est petite, parce que celle-ci est menée par les USA. On le voit à travers le fait que les Européens peuvent toujours désigner le Secrétaire général et celui-ci apparaît très souvent dans les médias en Europe. C’est pourquoi, on a l’impression que le Secrétaire général est la personne la plus importante de l’OTAN. Toutefois, ce n’est pas vrai ! La personne encore beaucoup plus influente au sein de l’OTAN est le SACEUR (Commandant suprême des forces alliées en Europe) et c’est toujours un général américain. Ce commandement militaire est encore plus puissant que le poste officiel de Secrétaire général. L’ancien Président Nixon l’a formulé une fois de cette façon : « Le seul organisme international qui n’ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes ».

Par quelles voies l’OTAN impose-t-elle ses intérêts à l’UE ?

L’OTAN a ses ambassadeurs dans tous les pays membres. Ce sont des ambassadeurs envoyés par chaque pays afin d’être informés des projets de l’OTAN dans les étapes suivantes. Les voies sont opérationnelles de telle façon que l’OTAN – et en premier les USA – disent : C’est comme ça et maintenant vous devez faire ça. Cela était ainsi en particuliers lors du 11-Septembre et de la Guerre contre l’Afghanistan. La plupart du temps, les Européens obéissent tout simplement. Ils n’ont jamais dit : Nous devons nous développer indépendamment. Une politique extérieure et de sécurité européenne commune ne fonctionne pas vraiment. On est toujours indécis : doit-on aller en Irak avec les Américains ? Les Anglais l’ont fait, pas les Français. Ou bien doit-on bombarder avec les Américains la Lybie, pays membre de l’OPEC ? Les Français l’ont fait, pas les Allemands. Les USA réussissent très bien à dresser les différents pays européens les uns contre les autres. En ce moment, on se sert de l’Allemagne contre la Russie, bien sûr pour des intérêts américains. C’est l’ancien système du « divide et impera » – « diviser pour régner ». Ce n’est pas dans l’objectif de Washington que l’UE et la Russie coopèrent et construisent un grand espace économique, disposant en plus des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Ce ne serait pas dans l’intérêt des Etats-Unis.

En raison du manque de transparence, il est difficile de savoir comment se présente le financement de l’OTAN en détail. Des députés néerlandais ont dû le constater récemment. Savez-vous quelque chose de concret à ce sujet ?

Non, parce que l’OTAN n’est effectivement pas une organisation transparente. Je partage cette frustration des députés néerlandais, parce que je me suis efforcé d’obtenir des informations sur les armées secrètes de l’OTAN. On a simplement ignoré mes questions et on ne m’a fait part de rien. Quelques personnes pensent que l’OTAN est une organisation démocratique et transparente. Cependant, ce n’est pas le cas. C’est une organisation militaire qui tente continuellement à garder ses secrets. Le budget du Pentagone est finalement pertinent pour le financement et il comprend environ 700 milliards de dollars par an ou deux milliards par jour. Alors la question est bien sûr de savoir si ici une journée du Pentagone équivaut à une journée de l’OTAN et comment on calcule cela. Mais ce sont des opérations comptables et on peut calculer cela de différentes manières.

Quel rôle joue l’OTAN dans le conflit en Ukraine ?

Mon avis est que la guerre en Ukraine est centrée autour de l’OTAN et du gaz naturel. L’OTAN a depuis 1990 entrepris un mouvement en direction de l’Est. La première étape a été de retirer en Allemagne la RDA au Pacte de Varsovie et de l’accueillir dans l’OTAN. Pour cela, on a eu besoin à cette époque de l’accord de Gorbatchev. C’est-à-dire que cette fusion entre la RFA et la RDA – qui est très précieuse et que je salue beaucoup – n’était possible qu’avec l’acceptation de la Russie, de la reprise de l’Allemagne réunie, par l’OTAN. Mais les Russes ont aussi affirmé leur refus d’une extension de l’OTAN. Et Gorbatchev a dit que l’OTAN le lui avait garanti.
Cependant, l’OTAN n’a pas tenu parole. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont été accueillies dans l’OTAN, de même la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Slovénie, la République Tchèque et la Slovaquie. Plus tard ont suivi encore l’Albanie et la Croatie. Si vous le considérez du point de vue russe, alors l’OTAN a rompu sa parole et maintenant, elle tente encore de prendre les éléments manquants – l’Ukraine et la Géorgie – et d’encercler ainsi la Russie. 
Dans les médias occidentaux, on dit toujours : les Russes sont complètement irrationnels et se comportent bizarrement. Mais en fait ils se comportent comme un joueur d’échecs qui déplacement après déplacement, perdent ici une tour, là un cavalier et là encore un pion. Les Russes se sentent harcelés. Et cette extension de l’OTAN n’est aucunement mentionnée par les médias occidentaux, pas même prise en compte. On peut communiquer ceci tout simplement en prenant une carte de l’OTAN en 1990 et une de 2014.

S’agit-il de la part de l’OTAN uniquement d’un encerclement militaire de la Russie ou bien en veut-elle aussi aux ressources de ce pays ?

C’est la même chose. L’Arabie Saoudite et la Russie se partagent la première place au niveau international quant à l’exploitation du pétrole. Les Russes produisent environ 10 millions de barils par jour. Les Saoudiens produisent également environ 10 millions de barils par jour. La Russie est au niveau de sa superficie le plus grand pays de la terre et dispose de très grandes réserves de gaz naturel. La lutte mondiale pour les réserves de pétrole et de gaz naturel est aussi une lutte contre la Russie. Poutine ne veut en aucun cas que l’Ukraine adhère à l’OTAN. Du point de vue russe, la chute de Ianoukovytch a été orchestrée par les services secrets occidentaux. Qu’on le voit ou non comme Poutine, cela ne joue aucun rôle. Mais pour lui, il est légitime de dire : quand l’hiver viendra, je pourrais aussi vous couper le gaz. Ou bien je peux dire : Vous me devez davantage d’argent pour le gaz. Cela veut dire que dans le conflit ukrainien on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur.

Quels sont les indices montrant que le coup d’Etat en Ukraine a été orchestré par les services secrets occidentaux ?

Ce que nous savons jusqu’à présent est que 2014 est l’année de la destitution de Ianoukovytch et de l’installation au pouvoir de Poro­schenko. C’est un fait. Et si l’on observe un peu de plus près, alors on voit les finesses. Quand est-il destitué ? Il est renversé en février 2014. Et maintenant, on en vient au nœud du débat, c’est-à-dire à l’aggravation des protestations par les tireurs d’élite de Maïdan. Il est intéressant de constater : les tireurs d’élite – selon les informations en ma possession – tiraient aussi bien sur les manifestants que sur les policiers. Cela est très inhabituel. Ici, on peut très bien penser que c’était une action des services secrets pour précipiter l’Ukraine dans le chaos. Ce que nous avons ici comme indice, c’est l’entretien téléphonique entre Urmas Paet, ministre des Affaires étrangères de l’Estonie et Catherine Ashton, Haute représentante des Affaires étrangères de l’UE. Dans cet entretien, il est question que derrière les tireurs d’élite de Maïdan ne se cache pas Ianoukovytch, mais quelqu’un de la nouvelle coalition. Celle-ci est le groupe autour de Klitschko, Jazenjuk et Poroschenko, qui est arrivé au pouvoir après le coup d’Etat.
S’il s’avère que Poroschenko est venu au pouvoir grâce aux tireurs d’élite, alors nous avons donc affaire avec un putsch du gouvernement sans nous en apercevoir. Cela allait si vite que l’on doit vraiment avouer : nous sommes trop bêtes pour le comprendre réellement. Il se peut que Poutine soit moins stupide et ait vu ceci correctement. Je ne veux pas dire que l’on doit croire Poutine aveuglément, car lui aussi possède son agenda. La question à laquelle nous devons répondre dans l’histoire économique et aussi dans l’histoire contemporaine : s’agit-il d’un évènement comme en 1953 lorsque la CIA, le service secret américain, et le MI6, le service secret britannique ont renversé le gouvernement de Mossadegh en Iran, parce qu’il voulait nationaliser le pétrole ? A l’époque, on a déguisé des agents en terroristes, qui ont commis des attentats et ainsi déclenché un chaos dans tout le pays. On appelle cela la « stratégie de la tension », donc on crée volontairement un chaos et des tensions pour renverser de cette manière un gouvernement, cela fonctionne, c’est prouvé historiquement.

Les derniers mois, l’OTAN a intensifié les manœuvres. A la suite d’un manœuvre de l’OTAN dans plusieurs Etats européens la sécurité aérienne est même tombée en panne. Est-ce qu’il s’agit là seulement de présence militaire ou est-ce qu’il y a d’autres raisons pour les mouvements des troupes ?

Que ce soit du côté de la Russie ou de l’OTAN je ne peux qu’affirmer qu’il y ait une augmentation de la présence militaire. Mais contrairement à l’opinion de beaucoup de commentateurs, je pense que nous ne nous trouvons pas au bord de la troisième guerre mondiale comme au temps de la crise de Cuba en 1962. Pourtant, nous sommes dans un climat de méfiance. Moscou et Washington se méfient l’un de l’autre, et Berlin est coincé entre les deux.

En Allemagne se trouvent plusieurs bases militaires de l’OTAN, dont la base aérienne américaine Ramstein et le centre de commandement Africom à Stuttgart. Quel est le rôle actuel et futur de l’Allemagne dans la stratégie de l’OTAN ?

L’Allemagne est dans l’OTAN une jeune associée parce que les USA commandent l’OTAN. Du point de vue des USA, l’Allemagne est un pays occupé. Certes, cela fait mal en lisant cela en tant que lecteur allemand, mais c’est la situation actuelle. Les Etats-Unis ont des bases militaires en Allemagne et le téléphone mobile de la chancelière Merkel est mis sur écoute par le service secret militaire américain NSA. Et lorsque les Américains disent : nous partons vers l’Hindou Kouch, les soldats allemands doivent s’y rendre et abattre les Afghans bien qu’ils n’aient jamais eu de problèmes avec eux auparavant. Cela veut dire que malheureusement l’Allemagne a pris la position d’un vassal. Et on a de la peine en Allemagne à se libérer de cette position. 
La raison est toute simple : les USA sont l’empire. Un empire se distingue toujours par le fait qu’il est la plus grande économie nationale du monde, mesuré au PIB. Ce sont les USA. Il a le plus grand nombre de porte-avions et la force aérienne la plus puissante quant au nombre, au type et à la modernité. Ce sont également les USA. Il détient la monnaie de réserve mondiale. C’est le dollar, donc encore une fois les USA. Et finalement, les USA disposent du plus grand nombre de bases militaires dans le monde, donc pas seulement à Guantànamo, à Diego Garcia et en Afghanistan, mais aussi à Ramstein etc. Ce qui importe en outre : l’empire domine les médias et veille à ce qu’ils informent de manière bienveillante. Voilà donc la position de l’Allemagne : elle se trouve dans une position inférieure dans l’empire américain, et la plupart des médias allemands n’osent pas parler ouvertement de ce fait. La Suisse n’est d’ailleurs pas mieux lotie se trouvant également sous la pression de l’empire US, mais au moins nous ne sommes pas membre de l’OTAN et nous n’avons pas non plus de bases militaires américaines – nous les Suisses ne voulons pas de cela.

En revanche, la Suisse est, tout comme la Finlande, membre d’un stade préliminaire de l’OTAN …

… du « Partnership for Peace », c’est vrai. C’est vivement critiqué en Suisse, et à juste titre, car nous ne voulons en aucun cas devenir membre de l’OTAN. Cela veut dire que certains politiciens le veulent bien, mais pas la population suisse. Lors d’une votation le Non emporterait largement, car les citoyens suisses rejettent les guerres d’agression de l’OTAN. L’opinion publique par rapport aux Etats-Unis a tourné en mal ces dernières années. 
Les USA apparaissent comme des menteurs parce qu’ils mènent dans le monde entier des guerres économiques. Ils ont écouté les transferts de données du monde – surtout les données SWIFT – à l’aide du service secret américain NSA et abusent de ces données au détriment des banques suisses UBS et Credit Suisse. Ils dénigrent les Suisses parce que des banques suisses ont aidé en effet des citoyens américains à frauder le fisc ce qui n’était pas juste. Mais en même temps les Suisses observent avec étonnement que la fraude fiscale aux USA – soit en Delaware soit en Angleterre, par des trusts – est toujours possible. C’est pourquoi les Suisses ne comprennent pas que les USA jouent aux redresseurs de torts contre la fraude fiscale tout en négligeant les failles dans leur propre pays. C’est pourquoi l’opinion publique est ici de plus en plus anti-américaine.

Le 11-Septembre 2001 joue aussi un rôle-clé par rapport à l’OTAN car à ce moment-là la clause de défense mutuelle d’après l’article 5 est entrée en vigueur. Est-ce que la clause de défense mutuelle est toujours en vigueur ?

C’est une question intéressante. On devrait la poser à l’OTAN. Après le 11-Septembre, il y eu un large débat là-dessus. En tout cas, la clause de défense mutuelle a été proclamée après le 11-Septembre, cela c’est clair. Les Américains sont venus en Europe et ont dit : c’était comme cela, et maintenant on y va dans l’Hindou Kouch. Puis 9/11 était une histoire fixe qu’on pouvait avaler ou pas. En outre, c’était le premier cas de défense mutuelle de l’OTAN dans l’histoire. Là aussi, le rôle de l’empire se manifeste. La plus importante souveraineté d’interprétation dont l’empire dispose est d’interpréter lui-même chaque événement historique. Les attentats du 11-Septembre sont contestés parmi les historiens – ils existent différents avis à ce sujet. Mais dès qu’un historien ne lève la tête qu’un tout petit peu, il est hué comme théoricien conspirateur. Et cela signifie que nous n’avons pas le droit de dire : attention, lors de la mise en vigeur de l’article 5, certaines questions se posent. L’OTAN ne veut pas en parler. Elle ne veut pas de débats critiques au sujet du 11-Septembre et de l’Opération Gladio. Elle essaie simplement de supprimer ces sujets. Mais je crois, qu’elle n’y arrivera pas à long terme parce que nous vivons à l’époque de l’information. Les gens sont de plus en plus en mesure de s’acquérir différentes perspectives par rapport à un thème, et ça c’est bien.

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Daniele Ganser est historien et chercheur dans le domaine de la paix. Il analyse les thèmes de l’énergie, de la guerre et de la paix d’une perspective géopolitique. Il met l’accent sur l’histoire internationale contemporaine depuis 1945, les services secrets, les unités spéciales, la stratégie de guerre secrète et la géostratégie ainsi que le pic pétrolier et des guerres de ressources. Son livre « Nato-Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung » a été publié en 2005 (« Les Armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest » a été publié en 2011) et traduit en dix langues.

Source : Deutsche Wirtschafts Nachrichten DWN du 29/7/2014 (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/07/14/nato-experte-aus-sicht-der-usa-ist-deutschland-ein-besetztes-land/)
(Traduction Horizons et débats)
Horizons et debats > 2014 > N° 19, août 2014

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Daniel Ganser sur Résistance 71:

https://resistance71.wordpress.com/2014/05/18/la-strategie-de-la-tension-et-le-terrorisme-detat-ou-quand-lhistoire-prouve-letat-terroriste/

Article connexe sur l’OTAN:

https://resistance71.wordpress.com/2012/11/03/nouvel-ordre-mondial-lorganisation-terroriste-de-latlantique-nord-et-son-ideologie-totalitaire-ruine-le-monde/

Guerres impérialistes occidentales: Les forces armées du pays du goulag (ex-USA) levant sur les genoux…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 14 mai 2014 by Résistance 71

Très intéressante analyse de l’intérieur par des anciens combattants sur l’état réel des forces militaires yankees. Cela veut-il dire qu’ils sont finis ? Pas encore, car s’est opéré par nécessité logistique, un glissement de la force de masse vers une force létale plus spécialisée. Le Pentagone est passé maintenant au renforcement et à une mondialisation des forces spéciales, combinée avec le développement de l’appareil de surveillance et de frappe électronique (NSA + drones) et l’utilisation généralisée de mercenaires (Blackwater et consorts + Al Qaïda, la légion arabo-musulmane de la CIA et de l’Arabie Saoudite dont le grand patron depuis 2001 est le prince saoudien Bandar bin Sultan, ancien ambassadeur d’Arabie au pays du goulag levant et patron des services de renseignement saoudiens…). La stratégie de la guerre par proxy, par intermédiaire, est revenue au premier plan. On reconnait là la patte de Zbigniew Brzezinski, père fondateur avec Robert Gates (CIA et ministre de la défense en remplacement de Rumsfeld sous Bush ET Obama) des moudjahidines arabo-afghans/Al Qaïda.

Le monde est passé de la guerre ouverte (Afghanistan, Irak, Libye) à la guerre larvée, secrète de style nicaraguéen avec escadrons de la mort, enlèvements, torture, disparitions et autres joyeusetés du genre (phase préparatoire de l’agression de l’OTAN en Libye, Syrie, Tchétchénie, Nicaragua, El Salvador auparavant et bientôt… l’Ukraine), que la France avait inauguré avec la « bataille d’Alger » en 1957.

La fin prochaine de la guerre en Syrie annonce l’envoi des psychopathes exfiltrés vers l’Ukraine et à terme, chez nous en Europe occidentale. Rapellons-nous toujours les paroles de George Orwell: « es guerres modernes ne sont pas faites pour être gagnées mais pour durer »… Ajoutons à cela la devise du N.O.M « Ordo ab Chao » et nous savons ce qui attend l’Europe. Les paysages de désolation syriens et ukrainiens se verront en France et dans l’Europe occidentale dans moins de 10 ans si nous, les peuples ne mettons pas un terme définitif à cette machine de destruction étatico-capitaliste.

— Résistance 71 —

 

Des Etats-Unis affaiblis incapables de faire plus la guerre

 

Gordon Duff

 

10 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/05/10/weakened-us-unable-to-fight-more-wars/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Tandis que l’Amérique parle d’aller en guerre en Europe, ceux qui suivent la condition réelle des forces militaires américaines, forces actives, réserves et anciens combattants, savent que tout ceci n’est que verbiage creux. Plus d’une douzaine d’années de guerre ont laissé les ressources humaines militaires des Etats-Unis dans un état d’épuisement, physique, mental et “politique”.

 

Une nouvelle guerre devra être combattue sans sous-officiers expérimentés ou professionnels des opérations spéciales. Des études montrent qu’ils n’ont pas simplement abandonné le service militaire, mais qu’une génération militaire américaine entière est morte, mourante ou handicapée.

L’escroquerie de la guerre

De moins en moins d’Américains sont enclins à croire, enclins à suivre aveuglément, enclins à mourir pour ce qui est de plus en plus clairement les guerres de Wall Street (NdT: elles l’ont TOUTES été, ce n’est pas une découverte, cf “War is a Racket” du général Smedley Butler écrit en…1933). Peut-être que l’impact le mieux caché sur la capacité de l’Amérique à entrer en guerre est la véritable épidémie de suicide parmi les anciens combattants et parmi les forces armées actives. Les chiffres sont bien plus élevés que ce que quiconque aurait pu imaginer. Le nombre de suicidés excède le nombre total de militaires morts au combat durant à la fois les guerres de Corée et du Vietnam.

“L’échec épique” actuel

Il y a une raison pour laquelle le déploiement de troupes américaines en Pologne et en Estonie est si pathétique et ce malgré le fait que les troupes américaines sont en grande partie hors du Moyen-Orient. Le déploiement de style “jeu de guerre, grande manœuvre” était fait pour intimider la Russie de Poutine et ne fait qu’accentuer un fait terrible que peu de personnes imagine: “l’inventaire” des personnels militaires entraînés américain est presque totalement épuisé.

Ces personnels ne sont pas juste “partis” ou en retraite, les Etats-Unis ont eu au delà de 100 000 morts liés au combat entre Desert Storm en 1991 et la “guerre contre le terrorisme” (menée depuis 2001), décès que les Etats-Unis n’ont pas rapporté. Plus de 10 000 de ces décès proviennent de ce mystérieux “Syndrome de la Guerre du Golfe”, qui serait un cocktail mortel d’expositions aux radiations (uranium appauvri), aux agents chimiques et à des vaccins expérimentaux testés sur les troupes. Quoi qu’il en soit, la grande majorité de ces décès est dûe aux suicides. En 2009, un communiqué de presse de ministère des anciens combattants citait 30 000 suicides d’anciens combattants parmi ceux qui ont servi en zone de guerre après le 11 Septembre 2001. Dans la journée qui a suivi ce communiqué, ce chiffre ne fut plus jamais divulgué et la grosse machine de désinformation enclencha la surmultipliée. Ces cinq dernières années, il n’y a plus eu que de sporadiques rapports évoquant un “nombre de mort par minute” ou une comptabilité fractionnée provenant de personnels en service actif (NdT: et donc muselés…)

Des chiffres assourdissants

Il y a deux semaines, Russia Today (RT) a fait une analyse de données de recensement de l’année 2010. Ils trouvèrent que 116 000 Américains s’étaient suicidés cette année là. De ce chiffre, 82000 avaient rapportés s’ils avaient servi ou non dans les forces armées. De ces 82000, 27000 étaient des anciens combattants. Si on prend en compte les 35000 restant n’ayant pas rapporté leur statut et si on introduit un facteur d’errerur moyen, entre 18 500 et 22 000 plus jeunes anciens combattants sont morts, tous de manière attribuable aux “guerres d’utilité” de Bush 41/43. Ainsi, ces guerres qui a t’on dit au public n’ont pas coûté plus de 6000 vies, comptent en fait pour 6000 soldats morts au combat, de là s’ajoutent les plus de 100 000 morts indirectes liées au combat et les plus de 1 million de militaires anciens combattants estropiés, handicapés, rendus totalement inaptes à une vie normale.

Ce qu’il reste, après avoir pris en compte toutes ces pertes humaines, de cette idée de guerre multi-fronts, comme décrite dans la nouvelle stratégie militaire du Pacific Rim (région pacifique), n’est que pure imagination. Est-ce ceci la logique derrière les milliards dépensés dans le développement des drones ?

La leçon du Vietnam

Un autre chiffre fut divulgué au public en 2009, rapidement puis tout aussi rapidement “évaporé” des yeux du public. Une opération de levée de fonds de charité pour la cause des anciens combattants a montré le véritable chiffre de survivants de la guerre du Vietnam. Des 2,9 millions soldats qui servirent dans cette guerre, pour certans juste quelques jours ou semaines, seulement 780 000 ont pu être véritablement identifiés par le ministère de la défense et son département des anciens combattants, comme ayant survécu à la guerre (NdT: environ donc 27%…). Après ceci, plus aucun chiffre ne fut divulgué au public. Mais les dégâts avaient été occasionnés et les statisticiens ont extrapolé quelques informations intéressantes du peu qui avait été fuité. Les anciens combattants américains ont une espérance de vie de 46 ans.

Complicité du gouvernement/apathie publique

A la fin de chaque guerre, le public américain est en général fatigué d’en entendre parler. Avec le Vietnam, une guerre qui reçût une opposition massive de la part du public, accuser ceux qui combattent dans les guerres des échecs de la société américaine et de sa culture devint la règle (NdT: Le “syndrome Rambo”…)

“Les héros de guerre” devinrent rapidement des “tueurs d’enfants”. Les anciens combattants ne purent pas trouver d’emploi, furent soumis à la vindicte populaire et des milliers souffrirent de l’empoisonnement à l’agent orange (défoliant) et de stress lié au combat, ceux-ci furent catalogués comme des boulets à la charge de la société.

Il devint une cause conservatrice que d’étiquetter les anciens combattants comme “parasites” et une charge pour la société. Les organisations du service militaire, qui avaient un pouvoir politique étendu, étaient toujours dominées par les anciens combattants de la seconde guerre mondiale et voyaient les jeunots comme une menace à leur “manne”. Cette politique a non seulemet continué mais dans le climat politique diviseur américain, les anciens combattants sont des cibles. Des vidéos de la police tuant des anciens combattants, généralement dépeints et montrés comme agressifs, souvent un ancien combattant en colère dans un fauteuil roulant tenant en main un cellulaire que les policiers “pensent être” une arme ou une bombe et le tuent… Ces vidéos sont légion sur Youtube Récemment, un fait divers mît en scène un ancien combattant de la seconde guerre mondiale âgé de 95 ans qui aurait attaqué des policiers d’une équipe SWAT (NdT: genre GIPN chez nous) avec une machette. Une fois abattu, ils se rendirent compte que l’ancien les chargeait avec un chausse-pied. Les policiers qui se trouvaient à moins de 2 mètres de l’intéressé au moment des faits furent “incapables” de voir la différence…

La semaine dernière, un rapport de CNN cita le ministère des anciens combattants, en charge de fournir des soins médicaux à ceux-ci, disant qu’ils avaient une liste d’attente secrète. Dans un hôpital de Phœnix, Arizona, il fut révélé que 40 anciens combattants mourrurent dans l’attente de recevoir des soins pour ce qui s’est révélé être des “conditions mettant en danger la vie”, qui auraient pu facilement être diagnostiquées et soignées.

Il est assumé qu’on a menti à des anciens combattants qui devaient recevoir des soins coûteux et que ceux-ci furent renvoyés chez eux pour y mourir. De plus, ceux qui se plaignent, les “lanceurs d’alerte” font face à autre chose. D’après l’avocat Robert Walsh du Veterans Pro-Bono Legal Project, il y a plus de 200 anciens combattants qui sont maintenant emprisonnés illégalement, ayant été accusé à tord après s’être plaints de fraude dans des programmes du gouvernement pour les anciens combattants.

Il n’y a plus personne pour combattre les guerres d’agression

Les Etats-Unis ont violé une “confiance sacrée”. Lorsque la stratégie du “Choc et Stupeur” est devenue une décennie de guerre ne parlant plus d’Al Qaïda mais “d’extrémistes” ou d’”Insurgés”, il devint de plus en plus clair que les guerres de l’Amérique pour la “sécurité” étaient en fait des guerres coloniales de conquête. Aucune personne rationnelle ne pourrait en croire autrement, bien que des années d’ingénierie sociale aient tenté de fabriquer une génération d’acolytes dociles, entraînés dès la naissance à ne pas poser de questions et de ne jamais remettre en cause la propagande, même la plus absurde et la plus infondée.

Tout simplement, l’idée de l’Amérique réassumant le rôle de protecteur de l’OTAN est complètement absurde. Les quelques bases européennes restantes n’ont que des forces rachitiques. Les barraques et bâtiments sont vides, les bowlings ont fermé leurs portes, les sous-traitants civils gardent la coquille vide de ce que fut l’OTAN.