Archive pour USA OTAN mercenaires

Ingérence occidentale en Ukraine: 400 mercenaires d’Academi/Blackwater participent à la répression des mouvements autonomistes ukrainiens…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 mai 2014 by Résistance 71

Ce qui se passe maintenant en Ukraine est un cas d’école et confirme ce que nous avons dit à maintes reprises sur ce blog:
L’oligarchie ne peut plus faire confiance ni à ses armées ni à ses forces de police, qui, comme on vient de le voir en Ukraine en cas de crise très grave impliquant l’oligarchie contre le peuple, ont toutes les chances de se retourner contre les oligarques et le système répressif qui les emploient. Au pays du goulag levant (ex-USA), l’oligarchie est bloquée pour aller plus avant dans l’établissement du Nouvel Ordre Mondial fasciste supra-national par deux choses: le second amendement de la constitution yankee sur les armes et leur détention (en clair: le peuple américain est armé jusqu’aux dents et un grand nombre s’entraîne et sait se servir de ses armes) et la menace qu’une majorité des forces de répression se rallient au peuple (il suffit de voir le nombre d’anciens combattants démobilisés, conscients qu’ils ont été trahis et qui participent aux entrainements des milices populaires… C’est une des raisons pour lesquelles les militaires yankees sont bourrés de psychothropes, pour qu’une fois décommissionnés ils finissent par se suicider faisant d’une pierre deux coups: le gouvernement économise les retraites et élimine à terme les machines à tuer qu’il a formé et qui finiront par se retourner contre lui…).
Donc, l’oligarchie comme nous l’avions dit il y a plus de 2 ans déjà, emploie et emploiera de plus en plus de mercenaires pour faire le sale boulot, la « sale guerre » contre les peuples… Mais cela n’aura qu’un temps. La mobilisation de mercenaires est forcément limitée. Ils ne peuvent s’imposer (un temps) que par la peur et la terreur, mais devant des centaines de milliers de citoyens éveillés et décidés, ils seront balayés. C’est le cauchemar de l’oligarchie: des millions de citoyens du monde décidés et inébranlables dans leur résolution d’en finir avec elle. Pas à pas on y arrive, et il ne sera pas nécessaire de confronter physiquement les cerbères du système si les peuples court-circuitent le pouvoir coercitif par le contre-pouvoir autogestionnaire et le boycott total des institutions et s’organisent pour retrouver une gestion de la société organique, commune, communale, en participation directe, non coercitive et non-hiérarchisée… De plus en plus de gens dans le monde réalise que là réside la solution à nos problèmes et à notre destruction par une clique de psychopathes totalement coupés des réalités.

Comment vaincre la force d’inertie et la passivité des gens ? En développant et pratiquant trois choses essentielles au niveau local, puis en associations libres et volontaires:

  • L’auto-suffisance: contrôle des ressources pour défier les institutions
  • La réorganisation: canaliser les énergies
  • Le repositionnement: comprendre qu’il est vain et futile de coopérer avec toute autorité institutionnelle. L’État et les institutions font parties du problème et non pas de la solution…

— Résistance 71 —

 

400 mercenaires américains déployés dans l’opération militaire en Ukraine

 

RT

 

11 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/158212-academi-blackwater-ukraine-military/

 

~ Traduit de l’aglais par Résistance 71 ~

 

Environ 400 mercenaires d’élite de la tristement célèbre firme de sécurité Academi (ex-Blackwater) prennent part dans l’opération militaire ukrainienne contre les manifestanrs anti-gouvernement dans les régions sud-est du pays, rapporte un média allemand.

Le journal “Bild am Sonntag”, citant une source des milieux du renseignement, a écrit dimanche que des employés d’Academi sont impliqués dans la répression militaire de Kiev contre les activistes pro-autonomie de Slaviansk dans la région de Donetsk.

Le 29 Avril, les services de renseignement allemands, le BND, ont informé la chancelière Merkel et son gouvernement au sujet de la participation de mercenaires dans l’opération militaire, a dit le journal, ceci fut rapporté par RIA Novosti. Il n’est néanmoins pas clair à l’heure actuelle, qui commande ces contractants militaires privés, ni qui paie pour leurs services.

En Mars, des rapports de médias sont apparus suggérant que le coup d’état qui a imposé les nouveaux dirigeants de Kiev aurait pu employer jusqu’à 300 mercenaires. Ceci avant que le nouveau gouvernement ne lance une opération militaire contre les activistes anti-Maïdan, ou contre les “terroristes” comme le dit Kiev, dans le sud-est de l’Ukraine.

A cette période, le ministère russe des affaires étrangères a dit que les rapports affirmant que Kiev planifiait d’impliquer “des personnels d’entreprises militaires étrangères pour s’assurer que ‘l’ordre règne’, pouvait suggérer qu’il voulait ‘supprimer la contestation civile et la dissatisfaction”.

En particulier, Greystone Limited, une entreprise enregistrée aux Barbades faisant partie de la corporation Academi, est candidate pour un tel rôle de gendarme. C’est une structure similaire et probablement affiliée à l’armée privée de Blackwater, dont les personnels ont été accusés de violations cruelles et systématiques des droits de l’Homme dans différentes régions troublées du globe en maintes occasions.

“Parmi les candidats pour ce rôle de gendarme se trouve l’entreprise des Barbades Greystone Limited, intégrée à la corporation Academi”, a déclaré le ministère des affaires étrangères. “C’est une armée privée analogue et probablement affilié à Blackwater, dont les employés ont été accusés de commettre de graves abus des droits de l’Homme dans différents endroits.”

Plus d’allégations se sont produites après que des vidéos non-vérifiées soient apparues sur Youtube (videos appeared), montrant des hommes armés non identifiés dans les rues de Donetsk, la capitale de la région industrielle et minière du pays. Dans ces vidéos, des témoins occulaires peuvent être entendus en train de crier “Mercenaires ! Blackwater !” et “sur qui allez-vous tirer ?” L’entreprise Academi a démenti toute implication en Ukraine (NdT: “Ne jamais rien croire tant que ce n’est pas officiellement nié”, disait le journaliste Claud Cockburn), clâmant sur son site internet que des “rumeurs” étaient postées par “des bloggueurs irresponsables et des journalistes en ligne”.

De tels commentaires infondés combinés avec le manque de reportage factuel pour les prouver ainsi que le manque de contexte au sujet de l’entreprise ne sont rien d’autre que des efforts sensationalistes afin de créer un climat d’hystérie et des manchettes de presse dans une époque de véritable crise”, a déclaré l’entreprise américaine.

L’entreprise américaine de sécurité Blackwater a obtenu une sinistre notoriété dans le monde pour le rôle substantiel qu’elle a joué dans la guerre d’Irak en tant que sous-traitant du gouvernement américain. Récemment, elle a changé deux fois de nom, en 2009 elle se renomma Xe Services et en 2011 de son nom actuel Academi.

La firme devint tristement célèbre pour la tuerie du 16 Septembre 2007 où ses employés tuèrent 17 civils irakiens à Bagdhad. L’attaque qui vit 20 autres personnes blessées, fut commise sans aucune justification et en totale violation des règles d’usage de l’emploi d’une force létale, chose qui était commune aux sous-traitants américains de la sécurité en Irak à l’époque. Entre 2005 et Septembre 2007, les gardes de sécurité de Blackwater furent impliqués dans au moins 195 fusillades en Irak et ouvrirent le feu en premier dans 163 cas, avait analysé un rapport du congrès des Etats-Unis datant de cette époque.

Nouvel Ordre Mondial: Les armées privées envahissent l’Amérique du Sud et bientôt le monde…

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Nous l’avons dit ici à maintes reprises… Le but ultime est le remplacement des armées et des polices étatiques par des services privés de mercenaires aux ordres des entreprises transnationales. Cela commence par la privatisation de la sécurité des aéroports par exemple, puis les citoyens se rendront compte qu’il y a de plus en plus d7Uniformes dans les rues et lieux publics, uniformes inconnus des entreprises de mercenaires privées… La crise économique pilotée par l’oligarchie met les états à genoux, sans budget, devant opérer des coupes drastiques dans les financements, la solution ?.. Le tout privé !! Fini police et gendarmerie, place à DynCorp Police et à Black Water (Xe ou Academi)… Cela nous est présenté comme l’avenir, car inévitable, inéluctable comme tout ce que l’oligarchie nous fait ingurgiter… Tout ceci n’est que fadaise pour lobotomisés, il suffit de leur dire merde en masse et le pus tôt sera le mieux…

— Résistance 71 —

 

Les entreprises militaires privées envahissent l’Amérique Latine

 

Ricardo Martinez (RT)

 

31 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/les-societes-militaires-privees-envahissent-lamerique-latine/5356293

 

 

Les services militaires de compagnies privées s’offrent et se demandent d’une manière croissante en Amérique Latine.

Selon les organisations civiles des droits humains et du milieu ambiant colombiennes, péruviennes et mexicaines, les corporations militaires d’origines étasunienne, anglaise, israélienne maintiennent des filiales et des entreprises affiliées dans la région, dédiées à promouvoir une gamme d’activité de sécurité, entraînement, appui logistique, formation de combat et vente d’armes légères et lourdes.

Des entreprises comme SY Coleman Corporation, Risk Incorporated, Dyncorp, XeServices (ex BlackWater), Global CST, entre autres, dominent ce rentable marché sous la tutelle et le contrôle des organes de sécurité des Etats-Unis et des pays alliés dans la dite « lutte contre le terrorisme », dans le cadre de la nouvelle doctrine de sécurité hémisphérique.

Ces jours-ci, la Commission Fiscale du Congrès du Pérou a rendu publique l’enquête menée sur trois ex ministres du pays Sud-Américain impliqués dans des contrats secrets avec la firme israélienne Global CST, à partir d’un décret adopté en 2009, sous le second gouvernement de l’ex-président Alan Garcia, qui consiste en « achat de services » d’entraînement des forces spéciales d’élite, de sécurité et d’équipements pour une valeur de 16 millions de dollars.

Sont également impliqués 20 autres ex fonctionnaires civils et militaires, dont on présume qu’ils ont fait partie du réseau de gestionnaires et consultants des services d’entraînement liés à la corporation militaire privée, après des années d’enquêtes légales, c’est en 2013 que surgit enfin au grand jour la toile des entreprises privées de la mort.

Global CST a des antécédents de vente de matériel et de services de type militaire dans les pays de la région. En Colombie, par exemple elle a prodigué ses entraînements en contre-insurrection aux troupes de l’Armée pendant la gestion de l’actuel président, Juan Manuel Santos, alors qu’il était Ministre de la Défense (2009) et chargé de la lutte contre la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).

D’autres entreprises israéliennes comme Alfacom, entreprise de radiocommunication et de renseignement et Sécurity and Intelligence Advising , entreprise de capacitation en sécurité, maintiennent des opérations en Colombie offrant leurs produits au Gouvernement pour son processus de restructuration du renseignement et des corps de sécurité conventionnels.

Ce type de services correspond à un processus de transformation de l’état de quelques pays latino-américain avec une plus grande aliénation aux politiques de libre marché et une dérégulation des Armées et Polices mais sous un contrôle rigide des ressorts du pouvoir politique. Il s’agit de la pénétration du privé, progressive, à usage du monopole de la force exercé par les Etats.

En Colombie, les services d’autres entreprises similaires se déploient dans des domaines comme la dite “lutte anti narcotiques”, de la même manière que dans la protection des entreprises extractives, par-dessus tout, minières et pétrolières. L’étasunienne DynCorp maintient des bases opératives dans le pays andin et reçoit des directives depuis sa base centrale en Floride.

Elle se dédie à la recherche et à la destruction de culture de stupéfiants dans des opérations sous couvertures. Elle développe des stratégies de couverture militaire et apporte un support technique aux mobilisations des troupes en louant ses propres hélicoptères et avions.

En février de l’année en cours, la firme a été confrontée à une action en justice – pour des tortures et violations de droits humains – menée par les familles des victimes, qui s’étaient opposées aux entreprises minières et à l’exploitation pétrolière dans des zones naturelles du pays ayant le cinquième rang parmi ceux qui vendent le plus de ressources énergétiques aux Etats-Unis.

Le contrôle de sites stratégiques d’entreprises multinationales fait partie des objectifs des firmes de la branche “nouvelle sécurité et développement”. Il va de pair avec le harcèlement des opposants sociaux, comme les syndicalistes, les défenseurs du milieu ambiant et les paysans.

Au Mexique, le Centre d’Etude du la Sécurité Publique dénonce la mise en route d’opérations de Sy Coleman Corporation, ouvrant un appel d’offre a des ex militaire étasuniens pour l’accomplissement de travaux de surveillance aérienne dans la zone pétrolière de l’état de Veracruz, dans le golfe du Mexique.

L’organisation civile enregistre également des actions d’entraînement de la police du groupe spécial tactique de la municipalité de Léon, dans l’état de Guanajuato, zone centrale du pays aztèque, de la part de la compagnie Risk Incoporated dont le siège est à Miami.

Selon l’organisation des Etats Américains (OEA) en Amérique Latine le marché des biens et services de sécurité privé atteint 11% du total estatal et d’autre part, sans calcul exact, en contrat de “outsourcing” (logistique), armement, systèmes technologiques de pointe et intelligence opérative et cybernétique.

Pendant que cela se produit en Amérique Latine, les cas les plus notables dans le monde, de crimes de lèse humanité récents, commis par ces compagnies sous couverture de l’état, par dessus tout des Etats-Unis, restent impunis en Irak et en Afghanistan.

Les corporations militaires privées fournirent leurs services avant, pendant et après les invasions en 2001 et 2003 des pays asiatiques. Là, fut employé environs 1 contractant privé pour chaque soldat étasunien. En réalité, il s’agissait d’une armée d’invasion à deux têtes, une privée et l’autre de l’état, les mêmes qui sévissent aujourd’hui dans l’hémisphère américain.

Ricardo Martinez

Source en espagnol : Alternativa Latinoamericana: Las empresas militares privadas penetran Latinoamérica

Traduction Anne Wolff

Texte complet en espagnol :

http://actualidad.rt.com/blogueros/ricardo-martinez/view/109320-empresas-militares-privadas-penetran-latinoamerica

 

Note de la traductrice

Ce texte prend place parmi une série d’autres décrivant les modes actuels de la militarisation de l’Amérique Latine qui font apparaître toujours plus clairement

1) Que les dits « intérêts et sécurité des Etats-Unis » se confondent toujours d’avantage avec ceux de méga transnationales qui instrumentalisent autant le régime de Washington qu’un Pentagone doté de toujours plus de pouvoirs sans nécessité de recours à l’aval des élus de la « démocratie », président inclus.

Que les dites « lutte contre le narco trafic et contre le terrorisme » se confondent toujours d’avantage avec la répression des résistants à la main mise des transnationales sur les ressources de leur pays, avec la complicité des oligarchies locales et de certains gouvernements de la région.

2) Que les armées privées et celles de plusieurs états – à commencer par les Etats-Unis sont  et Israël, sont toujours plus imbriquées l’une dans l’autre, du personnel circulant des unes aux autres qui fréquentent également les mêmes clubs de loisirs ou d’entraînement, des entraînements conjoints étant pratiqués aussi officiellement par des troupes disposant de matériel similaire fourni par les mêmes marchands d’armes, étasuniens et israéliens en tête.

Pour faire le lien entre la Palestine, laboratoire d’un nouveau mode de génocide et d’un nouvel apartheid et les propos ci-dessus, pour mettre en évidence le type de mentalité dont sont victimes aujourd’hui en même temps que les Palestiniens, indigènes et résistants en Amérique Latine, quelques extraits d’un texte dont je vous recommande vivement la lecture : Comment Israël fait de l’argent avec du sang,  surtout à ceux qui n’auraient par encore compris quel sorte d’état criminel est l’état d’Israël,

[…] Le mastodonte de l’armement israélien a un chiffre d’affaires de plus de 7 milliards de $ et comme le révèle Feldman, ce succès phénoménal est dû à l’expérience, acquise en testant l’armement sur la population palestinienne dans les laboratoires militaires israéliens que sont Gaza et la Cisjordanie.

« Je pense que le principal produit que vendent les Israéliens, en particulier au cours de la dernière décennie, c’est l’expérience … le fait que les produits ont été testés, l’expérience : c’est la chose essentielle qu’ils [les clients] viennent acheter.Ils veulent le missile qui a été tiré dans la dernière opération à Gaza, ou le fusil utilisé lors du dernier raid en Cisjordanie ». […]

[…]Général (retr.) Amiran Levin : « Je voudrais mentionner un point, parlant de Gaza, parlant du Liban et d’autres endroits que nous occuperons dans le futur. Puisque nous voulons maintenir l’équilibre, comme un pays développé, le châtiment comme stratégie devrait être l’élément majeur … C’est la chose la plus importante, la quantité est plus importante que la qualité. La faute que l’armée commet, c’est de juger chaque cas individuellement, que la personne mérite de mourir ou non. La plupart de ces gens sont nés pour mourir, nous avons juste à les aider ».

Nouvel Ordre Mondial: l’ère du mercenariat revient…

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Tout comme au temps du Moyen-Age et de la Renaissance, le mercenariat revient en grande pompe. Il est à terme la solution pour la gouvernance mondiale car l’oligarchie ne pourra plus faire confiance en sa chair à canon habituelle pour réprimer les citoyens de nations s’évaporant. Seules des compagnies de mercenaires privées pourront faire le sale boulot pour leurs payeurs privés: le cartel banquier et de la grosse industrie.

Au XVIème siècle Machiavel prévenait déjà le « prince » que l’emploi de mercenaires condamne à la guerre perpétuelle. Nous y sommes… et bien pire à venir…

— Résistance 71 —

 

 

« Recherchons mercenaires »
l’Australie paie $200,000 de bonuses afin de recruter des soldats étrangers

 

Le 8 Juin, 2012 « Information Clearing House » –

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article31536.htm

 

~ Traduit ce l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Australie est en train de gonfler les effectifs de son armée avec des soldats étrangers en offrant des bonuese cash de 200 000 dollars australiens et une citoyenneté australienne accélérée. Des retraités de l’armée ont dénoncé l’emploi de “mercenaires” de pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne, Singapour au lieu de recruter plus d’Australiens. Le nombre obtenu par le Herald Sun montre que 726 personnels militaires internationaux sont venus en Australie depuis 2006. Cela a coûté aux environs de 100 millions de dollars australiens afin de les aider à venir.

L’avocat John Saddington a questionné la loyauté de ces recrues étrangères. “C’est une disgrâce totale”, a t’il dit. “Nous employons des mercenaires”. Ces revrues proviennent des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Nouvelle-Zélande, du Canada, d’Afrique du Sud, d’Italie, de Singapour, de Pologne, de Grèce et d’Allemagne. Un porte-parole du ministère de la défense a dit que “la force de défense australienne contribue aux coûts de relocation des recrues. Le coût varie selon la compisition des familles et de leur taille. Mais cela coûte environ entre 150 000 et 200 000 dollars par famille.”

“Considérant le fait du coût de formation et de construction de l’expérience de nouvelles recrues militaires, ceci représente en fait un bon investissement”. Parmi d’autres facilités, les nouvelles recrues bénéficient d’une procédure de naturalisation accélérée après juste trois mois de service.

Nouvel Ordre Mondial: le temps des mercenaires… Comme au XIVème siécle, le néo-féodalisme est en marche !

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 16 décembre 2011 by Résistance 71

Roulements de tambour contre l’Iran. Mais qui donc est en train de jouer?

 

par Terry Jones

 

Url de l’article original en français:

 

http://www.voltairenet.org/Roulements-de-tambour-contre-l

 

 

Pour Terry Jones, le complexe militaro-industriel n’est pas étranger aux campagnes actuelles contre l’Iran. Selon l’artiste britannique, nous nous retrouvons exactement dans la même situation que les contribuables des cités médiévales italiennes, et nous voyons notre argent disparaitre au profit d’un appareil militaire insatiable.

 

Le 14ème siècle a connu deux grandes épidémies. L’une fut celle de la peste noire et l’autre fut celle de la commercialisation de la guerre.

Il y a toujours eu des mercenaires, mais sous le règne d’Edward III, ils devinrent le pilier de l’Armée Anglaise, au cours des vingts premières années de ce qui allait devenir la Guerre de Cent Ans. Quand Edward signa le Traité de Brétigny en 1360 et qu’il dit à ses soldats d’arrêter le combat et de rentrer chez eux, beaucoup d’entre eux n’avaient pas de chez eux où rentrer. Ils s’étaient habitués à combattre et c’est ainsi qu’ils savaient gagner leur vie. Alors, ils se constituèrent en armées indépendantes, appelées très justement « compagnies libres », et commencèrent à écumer la France en pillant, tuant et violant.

Une de ces armées s’appelait « La Grande Compagnie ». Elle totalisait, selon une estimation, 16 000 soldats et était de fait plus nombreuse que toute autre armée nationale de l’époque. Elle alla attaquer le pape à Avignon et le pris en otage. Le pape commit l’erreur de payer les mercenaires avec de grosses sommes d’argent, ce qui eu pour conséquence de les inciter d’avantage à poursuivre leurs pillages. Il leur suggéra également de passer en Italie où ses plus grands ennemis, les Visconti, étaient à la tête de Milan. Ils s’exécutèrent sous la bannière du Marquis de Monferrato, là encore subventionné par le pape.

Le cauchemar venait de commencer. Seule la peste fût plus catastrophique que ces énormes armées de brigands qui se déchaînèrent à travers l’Europe. C’était comme si le Génie était sorti de sa bouteille et qu’il était désormais impossible de l’y faire rentrer. La guerre venait de devenir une affaire rentable. Les villes-États italiennes s’appauvrirent au fur et à mesure que l’argent des contribuables servait à payer les « compagnies libres ». Et comme ceux qui tiraient leur subsistance de la guerre souhaitaient naturellement pouvoir continuer à le faire, on n’arrivait plus à en voir le bout.

Projetons-nous environ 650 ans plus tard. Les États-Unis, sous George W. Bush, ont décidé de privatiser l’invasion de l’Irak en ayant recours à des « entrepreneurs » privés comme Blackwater, désormais rebaptisé Xe Services. En 2003, Blackwater gagna sans appel d’offre un contrat de 27 millions de dollars pour la protection de Paul Bremer, alors à la tête de l’Autorité de la Coalition Provisoire. Pour la protection des fonctionnaires dans les zones de conflit depuis 2004, la société a reçu plus de 320 millions de dollars. Et, cette année, l’administration Obama s’est engagée à payer à Xe Services 250 millions de dollars pour assurer la sécurité en Afghanistan. Et il ne s’agit que d’une société parmi tant d’autres qui tirent leurs profits à partir de la guerre.

En 2000, le Project for the New American Century a publié le rapport Rebuilding America’s Defenses, dont le but avoué était d’accroître les dépenses de défense de 3 % à 3.5 %, ou 3.8 % du Produit Intérieur Brut américain. En fait, elles représentent désormais 4.7 % du PIB. Au Royaume Uni, nous dépensons environ 57 milliards de dollars par an pour la défense, ou 2.5 % du PIB.

Tout comme les contribuables des villes-états de l’Italie médiévale, nous voyons notre argent détourné dans le business de la guerre. Toute société responsable se doit de faire des profits pour ses actionnaires. Au 14ème siècle les actionnaires des « compagnies libres » étaient les soldats eux-mêmes. Si la compagnie n’était pas engagée par l’un pour faire la guerre à l’autre, les actionnaires étaient contraints de renoncer à leurs dividendes. Alors Ils devaient chercher à créer des marchés par leurs propres moyens.

La « White Company » de Sir John Hawkwood offrait ses services au Pape ou à la ville de Florence. Si tous les deux refusaient son offre, Hawkwood faisait simplement une offre à leurs ennemis. Comme Francis Stonor Saunders l’écrit dans son remarquable ouvrage Hawkwood – Diabolical Englishman : « La valeur de ces compagnies était purement négative, et résidait uniquement dans leur capacité à maintenir l’équilibre des forces militaire entre les cités » Exactement comme ce qu’il s’est passé durant la Guerre froide.

Il y a deux décennies, je suis tombé sur une revue interne de l’industrie de l’armement. Son éditorial s’intitulait « Merci Dieu pour Saddam ». Il expliquait que depuis la chute du communisme et la fin de la Guerre froide, les carnets de commande de l’industrie de l’armement étaient vides. Mais que désormais il y avait un nouvel ennemi, et que l’industrie pouvait se réjouir de cette aubaine. L’invasion de l’Irak s’est faite sur un mensonge : Saddam n’avait pas d’armes de destruction massive, mais l’industrie de la défense avaient besoin d’un ennemi et les politiciens lui en ont fourni un.

Et maintenant, les mêmes tambours de guerre, encouragés par l’assaut de l’ambassade britannique à Téhéran la semaine dernière, résonnent pour une attaque contre l’Iran. Seymour Hersh écrit dans le New Yorker : « On tient maintenant la comptabilité exacte de tout l’uranium faiblement enrichi produit en Iran ». Le récent rapport de l’IAEA, qui a provoqué un tel tollé contre les ambitions nucléaires de l’Iran, continue-t-il, « ne contient rien qui prouve que l’Iran est en train de développer des armes nucléaires ».

Au 14ème siècle c’était l’Église qui vivait en symbiose avec le militaire. Désormais, ce sont les politiciens. Le gouvernement états-unien a dépensé en 2010 un montant astronomique de 687 milliards de dollars pour la « Défense ». Imaginez ce qu’on pourrait faire avec cet argent s’il était mis dans les hôpitaux, les écoles ou pour rembourser les prêts hypothécaires et ainsi éviter les expulsions.

Le président Dwight D Eisenhower avait saisit l’occasion lors de son fameux discours d’adieu à la nation de 1961, pour mettre en garde ses concitoyens face au danger d’autoriser des relations trop proches entre les politiciens et l’industrie de la défense.

« Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une énorme industrie de l’armement est un fait nouveau en Amérique » disait-il. « Au sein des conseils gouvernementaux, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro- industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. »

Et il existe encore. Le Génie est sorti de la bouteille, à nouveau.

 

Terry Jones

 

Source

The Guardian (Royaume-Uni)

« War drums are beating for Iran. But who’s playing them ? » par Terry Jones, The Guardian 6 décembre 2011

 

Source : « Roulements de tambour contre l’Iran. Mais qui donc est en train de jouer ? », par Terry Jones, The Guardian (Royaume-Uni), Réseau Voltaire, 10 décembre 2011, http://www.voltairenet.org/a172081