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La montée des états policiers: Pourquoi la police assassine t’elle aux États-unis et ailleurs ? Parce qu’elle est militarisée et est formée pour… (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juillet 2016 by Résistance 71

Excellente analyse et hypothèse de PCR sur le sujet du pourquoi des bavures et assassinats par l’ensemble des polices aux USA. Comme nous l’avons dit pour d’autres choses, ne pensez pas que “ceci n’arrive qu’aux autres”… que ceci “n’arrive que chez les Ricains”. La France en prend le chemin et à grands pas. Bientôt les stages obligatoires de nos pandores franchouillards en Israêl seront routiniers. Les ordures du pouvoir de “gauche” comme de “droite”, à la botte de la haute finance ne rêvent que de cela: réduire l’ensemble de la population française à celle de Gaza, parquer les gens pour mieux pouvoir les brutaliser et les abuser. Nous l’avons dit depuis un bon moment et le répétons, si aujourd’hui le peuple américain n’a pas encore été parqué dans les camps de la FEMA et réduit à la survie dans un goulag généralisé, c’est parce que le peuple est en arme et qu’il y a plus de 200 millions de flingues dans la nature.
Un général japonais à la fin des années 1930 avait dit à ses collègues après avoir séjourné à une époque à Yankland: “si nous envahissons les Etats-Unis, il y aura un fusil derrière chaque brin d’herbe…”
C’est toujours le cas aujourd’hui et ce n’est pas un hasard si l’oligarchie fait tout ce qu’elle peut pour faire révoquer ou mettre au placard le second amendement de leur constitution, celui qui leur donne le droit de posséder et porter des armes et de s’organiser en milice populaire.

Voici ce fameux second amendement de la constitution américaine qui emmerde l’oligarchie moderne jusqu’à la gauche:

Amendment II

A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms, shall not be infringed.

Traduction:
Une milice bien réglementée étant nécessaire à la sécurité d’un état libre, le droit pour le peuple de garder et de porter les armes ne sera pas enfreint.

C’est cet amendement qui sauve le peuple américain aujourd’hui d’une “goulagisation” totale des colonisateurs en chef. Dans l’état actuel des choses, enfreindre ou transgresser le second amendement mènerait droit à la guerre civile, si cela devait se produire, les oligarques veulent sécuriser au maximum le ralliement à leur cause des forces de police et de répression. Les évènements récents de Dallas vont dans ce sens… Mais comme en France et ailleurs et comme aussi notifié par un policier américain en activité se confiant à PCR ci-dessous, la vaste majorité des fonctionnaires de police ne sont ni des sadiques, ni des psychopathes, ni des corrompus bouffant à tous les rateliers, mais ils sont, par soucis essentiellement alimentaire, des moutons… Jusqu’à quand ? Messieurs, dames, n’oubliez jamais que vous venez du peuple que vous en faites partie intégrante, que votre mission est de protéger le peuple, pas les institutions oligarchiques et ceux qui les font fonctionner, très mal du reste et de mal en pis…

Votre seule option face à l’histoire est de rallier les peuples ! Crosses en l’air, refusez les ordres de tirer dans la foule, parce qu’au train où vont les choses, cet ordre sera donné… sans doute plus tôt qu’on ne le pense ! La France état policier est déjà là (état d’urgence, lois liberticides, répression du mécontentement populaire etc… bientôt interdiction de se rassembler, camp et goulag…), ce n’est plus de la science-fiction, tout n’est qu’une question de degré

— Résistance 71 —

 

La police assassine parce qu’elle est entraînée à assassiner

 

Paul Craig Roberts

 

11 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/11/police-murder-because-they-are-trained-to-murder-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En réponse à ma requête d’information sur l’entraînement de la police, des lecteurs ont envoyé une variété d’informations qui semble corroborer certains faits. Je vais essayer d’assembler tout cela du mieux possible en tant qu’hypothèse de travail ou de compte provisionnel. Peut-être qu’un ancien ou actuel policier préoccupé par le changement d’attitude de la police des Etats-Unis, ou un expert en entraînement et pratiques policiers, pourront vérifier l’exactitude de cette hypothèse.

D’abord nous savons que les polices ont été ou sont en train d’être militarisées. Elles sont armées d’armes de guerre qui ont été testés sur les champs de bataille (NdT: ceci représente le slogan des firmes d’armement israéliennes qui vendent des armes en disant: “elles ont été testées sur le terrain”, c’est à dire sur les cobayes de labo que sont devenus les Palestiniens dans les rues de leurs villes et villages…). Nous ne savons pas pourquoi la police est armée de cette façon, car ce type d’armes n’est pas utile pour remplir les fonctions de maintien de l’ordre aux Etats-Unis et ne sont pas utilisées pour ce type de travail de police sauf en Palestine occupée par les Israéliens.

Il y a un agenda non déclaré derrière cet armement et ni le congrès, ni les medias pressetitués n’ont un quelconque intérêt apparent à dévoiler cet agenda caché.

Quoi qu’il en soit, la militarisation de la police est concordante avec ce que nous savons de son entraînement.

Il y a des rapports sourcés qui disent que les forces de police reçoivent un entrainement de la part d’Israël, à la fois en se rendant sur place et aux Etats-Unis de la part de firmes de sécurité et de formation israéliennes ou d’entreprises américaines utilisant des méthodes israéliennes.

L’entraînement de la police américaine par les forces d’occupation israéliennes n’est pas une rumeur émanant de l’internet ou une “théorie de la conspiration” ; c’est un fait reconnu par la presse israélienne elle-même (lien dans l’article original)

Les pratiques policières israéliennes émanent de décennies d’occupation et de contrôle d’une population palestinienne hostile tout en volant sa terre et en isolant la population dans des ghettos et des enclaves. Essentiellement, les méthodes de police israéliennes consistent en intimidation et violence illégitime.

Nous savons par d’inombrables rapports de presse sur bien des années que l’attitude de l’armée israélienne envers la population palestinienne est, pour le fire en deux mots lapidaires: extrêmement brutale.

Pour un soldat, spécifiquement une femme soldat, exécuter un enfant et sa mère dans les rues palestiniennes ou dans une maison familiale, demande que ce soldat ait été particulièrement désensibilisé au préalable pour toute vie humaine qui n’est pas israélienne. Ceci demande que les Palestiniens aient été déshumanisés, tout comme le furent auparavant les habitants de ce que sont aujourd’hui les Etats-Unis, et l’Australie, par les immigrants colons européens qui volèrent leurs terres. (NdT: PCR oublie ici les habitants indigènes du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de toute l’Amérique du Sud, des îles du Pacifique…)

Sur la base de cette information, nous pouvons inférer que l’entrainement israélien de la police américaine enseigne la police à ne concevoir que les vies policières comme étant de valeur et les vies du public en général comme des menaces potentielles aux vies des policiers. C’est pourquoi les policiers aux Etats-Unis assasinent souvent des personnes suspectées à tort et presque toujours désarmées. Les exemples sont nombreux. Vous pouvez passer une bonne partie de votre vie éveillée à regarder sur YouTube les vidéos existantes des assassinats gratuits de citoyens américains par leur police.

Les policers américains sont entraînés aux frais du contribuable pour penser que leurs vies sont plus importantes, ont plus de valeur que les notres. Ainsi, à chaque interaction avec un citoyen, il est automatiquement supposé que le citoyen essaie de nuire à la police et doit être immédiatement et coercitivement maîtrisé, menotté ou alternativement abattu (NdT: parfois les deux… menottés et abattus ou abattus et menottés…). Les policers sont entraînés à penser et à agir sur le mode que la meilleure sécurité pour des policiers est de terminer le suspect même s’il s’agit d’une mère de famille conduisant son fils au foot et qui a oublié de mettre son clignotant pour tourner.

En d’autres termes, la police américaine n’a pas plus d’obligations de respecter les vies et les droits des citoyens américains que les forces d’occupation israéliennes ne doivent respecter les vies et les droits des Palestiniens.

Ceci paraît être une description juste et précise de la sitiation. Même le New York Times a lancé l’alerte sur William J. Lewinski qui entraîne la police à tirer en premier et qui dit qu’il répondra aux questions pour ses fonctionnaires après devant les tribunaux, dans les rares occasions où un de ces assassinats gratuits que ses policiers ont commis se termine devant un tribunal.

Qu’en est-il du racisme ? Le racisme est la réponse mise en avant par les libéraux et progressistes, la gauche bobo et par les noirs eux-mêmes.

Il y a des problèmes avec l’explication raciste. Un de ces problèmes est que la police brutalise et assassine gratuitement des blancs aussi. Juste l’autre jour, la police a assassiné un jeune blanc de 19 ans alors qu’il était allongé au sol. La TSA (NdT: Transportation Security Authority, les gestapistes des aéroports yankees…) harcèle et abuse bien plus de blancs que de noirs. Voyez sur mon site internet pour des exemples récents des deux.

Un ex-policier noir nous donne une vision révélatrice de la véritable situation. Il dit qu’environ 15% d’un département de police consistent en des gens qui sont là pour les bonnes raisons et représentent véritablemet une culture de service public. Un autre 15% sont de véritables psychopathes qui abusent de leurs pouvoirs de manière routinière. Les 70% restant suivent laquelle de ces deux culture prévaut. Malheureusement, “les brebis galeuses corrompent le département” et la police de Chicago (CPD) sous son ancien chef Jon Burge prouve cela parfaitement.

L’ex-policier noir blâme un “racisme institutionnel”. Mais, au vu de ce que nous avons appris au sujet de l’entrainement israélien de la police, le biais de la police contre les noirs américains n’est peut-être pas raciste ou totalement raciste. Les noirs aux Etats-Unis ont un historique d’avoir été déshumanisés. Aux yeux d’un formateur de la police, les noirs du public américain sont parfaitemet dans le moule des Palestiniens. Il est plus facile de commencer l’entrainement en rendant la police américaine indifférente aux vies d’un élément qui a déjà été déshumanisé au sein de la population américaine (NdT: A ce titre les Amérindiens sont probablement logés à pire enseigne que les afro-américains…). Lorsque les policiers ont été endoctrinés à se percevoir non pas comme les serviteurs du public mais comme des “gens exceptionnels et indispensables” dont les vies ne doivent jamais être mises en danger, ce n’est plus qu’une simple tâche que de généraliser le sentiment de supériorité de la police sur la population blanche également.

J’ai toujours été très suspicieux de l’explication raciste. C’est une explication qu’on donne à ronger au public afin de diviser une fois de plus celui-ci en factions opposantes qui ne peuvent pas s’unifier contre de véritables oppresseurs ; endoctrinés que nous sommes à nous détester et à nous craindre les uns les autres, ainsi ceux qui nous dirigent, nous harcèlent et nous abusent, pouvant le faire à volonté.

Il est très clair que seul un tout petit pourcentage de la population blanche américaine fait partie des tristement célèbre 1%. Le reste d’entre nous n’est de pas plus de conséquence pour ceux qui dirigent que ne le sont les afro-américains. Et pourtant, nous sommes divisés, apeurés et opposés les uns aux autres. Quel triomphe pour le 1% !!

Que je sois bien clair. De la même manière que nous nous opposons à la violence qui est inculquée à nos forces de police qui vivent de nos rémunérations taxées, beaucoup de juifs et d’israéliens s’opposent à la mentalité coloniale d’occupation que le gouvernement israélien a fini par représenter ; les juifs sont parmi les plus ardents défenseurs des droits de l’Homme de notre époque. Pensez à des gens comme Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Illan Pappe et l’ American Civil Liberties Union mieux connue sous son acronyme de l’ACLU. Pensez aux courageuses associations israéliennes qui s’opposent au vol des territoires et villages palestiniens. Nous ne pouvons pas condamner l’ensemble de ces gens pour les crimes de leurs maîtres politiques. Si c’est le cas, alors après Clinton, Bush et Obama, les Américains sont foutus.

Les deux plus grandes menaces pour le monde aujourd’hui sont les “exceptionalismes” américain et israélien C’est le succès de l’endoctrination par cette doctrine nazie qu’est l’exceptionalisme qui est la source de la violence dans le monde aujourd’hui.

Le problème avec la violence de la police américaine est que les forces de l’ordre sont maintenant définies comme étant exceptionnelles et au-delà de toute responsabilité. Ils peuvent tous nous tuer impunément, tout comme Washington massacre sans relâche un nombre incalculable de personnes en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen et au Pakistan. Les gens exceptionnels sont indispensables (croient-ils…) et par là-même, les gens non-exceptionnels ne le sont pas et donc jetables.

Il est tout à fait paradoxal que l’entrainement de la police américaine aux méthodes violentes des forces d’occupation israéliennes soit justifié par l’argument qu’il soit nécessaire pour sauver des vies américaines des terroristes, de procéder de la sorte alors que le résultat réel aboutit au fait que bien plus de citoyens américains sont tués par la police que par des terroristes.

Il est évident que cet entrainement policier est contre-productif…

Il semblerait également que les familles de ceux qui ont été assassinés et abusés par la police aient de très bonnes bases légales pour attaquer les maires des villes en justice, les mairies, les chefs de police locaux, les gouverneurs et les législateurs d’état pour cas grave de négligence dans le contrôle et la supervision de la police. Les preuves sont là. La police prend des vies, ne les sauve pas. L’entrainement est un échec total et pourtant il continie de plus belle. Ceci est un cas de haute négligence et d’échec de la part des autoritees publiques.

Nouvel Ordre Mondial et état policier: Habituer le public à la violence policière quotidienne…

Posted in actualité, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 1 juin 2015 by Résistance 71

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles…”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

Un rapport dénonce 385 personnes abattues par la police aux Etats-Unis depuis le début 2015

 

Press TV

 

31 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/05/31/413627/US-POLICE-SHOOTING-KILLING-BLACK-PEOPLE-African-Americans

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un nouveau rapport montre que la police américaine a abattu 385 personnes durant les cinq premiers mois de l’année 2015, ce qui représente une moyenne de plus de 2 personnes flinguées par jour…

La mortalité est plus de deux fois le taux le plus élevé relevé par le gouvernement fédéral durant les dix dernières années, ce que les officiels admettent être des données incomplètes, d’après une analyse publié par le Washington Post samedi.

“Ces flingages sont largement sous-mentionnés”, a dit Jim Bueermann, un ancien patron de police et président de la fondation de la police états-unienne basée à Washington, une association à but non lucratif qui œuvre à l’amélioration de l’action policière.

“Nous ne réduirons jamais le nombre de flingages par la police si nous ne commençons pas par mieux tracer cette information,” a dit Bueermann au Post.

L’analyse est le résultat de la compilation par le Post de l’information recueillie sur chaque abattage par arme à feu de la police en 2015, en plus des données de chaque policier tué par arme à feu dans l’exercice de ses fonctions.

L’étude montre que près de la moitié des victimes font partie des minorités ethniques. Néanmoins, la démographie des victimes s’est remarquablement déplacée parmi les victimes non armées avec les deux-tiers étant afro-américians ou hispanisant.

Dans l’ensemble, la police états-unienne a tué des noirs à un ratio trois fois plus élevé que celui des blancs ou autres minorités en ajustant les données par rapport au ratio de population où les abattages eurent lieu.

Un grande proportion des victimes, plus de 80%, étaient armés d’objets allant de couteaux aux révolvers en passant par des machettes, des véhicules (à grande vélocité) et dans un cas particulier, d’un pistolet à clous

49 personnes étaient totalement désarmées, tandis que les armes utilisées par 13 autres personnes étaient des jouets. Dans l’ensemble, 16% étaient en possession d’un jouet ou étaient désarmés, d’après le Post.

Plusieurs chefs de police en poste et autres officiels de la justice criminelle ont dit qu’il était grand temps que la police accepte la responsabilité de ce massacre en cours. Ils ont argumenté que la vaste majorité des meurtres examinés par le Post, étaient le résultat d’une très mauvaise gestion de la police de voie publique.

“Nous devons aller au-delà de ce qui est légal et commencer à nous concentrer sur ce qui est anticipable,” a dit Ronald L. Davis, un ancien chef de police qui est à la tête du Justice Department’s Office of Community Oriented Policing Services.

“La police doit arrêter de chasser des suspects, de sauter des barrières et d’aterrir sur les gens avec l’arme à la main,” a dit Davis. “Lorsqu’ils font cela, ils n’ont plus d’autre choix que de tirer…”

Le rapport est tombé alors que bon nombre de villes américaines ont été les théâtres de morts de plusieurs afro-américains désarmés par des policiers blancs et secouées par la décision de grand-juries de ne pas inculper les policiers incriminés.

Une autre analyse du Post et des chercheurs de la Bowling Green State University, publiée la semaine dernière, a montré que seulement 54 policiers avaient été inculpés dans les milliers et milliers de flingages meurtriers perpétrés par la police au travers des Etats-Unis cette dernière décennie.

Pays du goulag levant (ex-USA): L’État policier raciste programmé contre les Africains-Américains…

Posted in actualité, colonialisme, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 mai 2015 by Résistance 71

Les Etats-Unis sont un état colonial par essence, leur création même provient de la colonisation et du vol des terres et des ressources d’un sous-continent qu’ils occupent illégalement par la force. Par définition, tout état colonial est raciste et suprématiste.

Cet article ne démontre ce fait que plus avant…

La France a dangereusement emboité le pas de la dictature yankee. Citoyens soyez vigilants !

Non à la “loi scélérate et liberticide sur le renseignement”!…

 

~ Résistance 71 ~

 

La montée de l’état policier anti Afro-Américains

 

Garikai Chengu

 

4 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2015/05/04/the-rise-of-the-african-american-police-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Afro-Américains aux Etats-Unis vivent dans un état policier au sein de l’État. L’état policier pour les afro-américains exerce son autorité sur la minorité noire au travers un vaste spectre oppresseur de lynchages modernes par la police, augmentant l’incarcération de masse devenue un business et la surveillance sanctionnée par le gouvernement ainsi que l’assassinat des leaders noirs. L’état policier pour afro-américains est indubitablement un crime moderne contre l’humanité.

Les premières forces de police qui virent le jour aux Etats-Unis furent les patrouilles à esclaves et les veilles de nuit, qui furent toutes deux créées pour contrôler le comportement des Afro-américains.

L’historien Victor Kappeler note qu’en 1704, la colonie de Caroline a développé la première patrouille à esclaves de la nation. L’historiographie est claire pour dire qu’avant la guerre de sécession, une force de police officielle n’existait que pour le but très précis d’opprimer la population esclave et pour protéger les intérêts et la propriété des blancs propriétaires d’esclaves. Les similitudes frappantes entre les Patrouilles à Esclaves du XVIIIème siècle et la brutalité de la police américaine moderne dans la communauté noire sont par trop évidentes pour être ignorées ou balayées d’un revers de la main.

Les Etats-Unis furent fondés en tant que république esclavagiste et les esclaves ne prirent pas très bien le fait d’être réduits en esclavage et ils se révoltaient souvent, devenant ainsi les ennemis de l’État. Les patrouilles à esclaves furent créées afin de persécuter et d’interroger les noirs évadés, sans aucune forme de procès ni d’enquête officielle. Jusqu’à ce jour, la police ne sert ni ne protège la communauté noire, elle traite les afro-américains comme des criminels inhérents et des sous-humains.

Depuis l’établisseemnt des forces de police aux Etats-Unis, les lynchages ont été essentiels à l’état-policier contre les Africains-Américains.

La majorité des Américains croient que les lynchages sont une une forme démodée de terrorisme racial qui gangréna la société états-unienne jusqu’à la fin de l’ère des lois de Jim Crow (NdT: lois ségrégationnistes qui furent en vigueur aux Etats-Unis entre 1877 et 1954) ; mais l’inclinaison des Etats-Unis envers le massacre débridé d’Africain-Américains n’a fait qu’empirer avec le temps. Le quotidien britannique du Guardian de Londres a récemment noté que les historiens pensent que durant la période de la fin XIXème et début XXème siècles, il y avait en moyenne deux lynchages de noirs Américains par semaine.

Comparez cela avec des données incomplètes du FBI qui montrent qu’une personne noire est tuée par un policier blanc plus d’une fois par semaine en moyenne et il devient clair que la brutalité policière envers les noirs et leurs communautés empire et ne s’améliore pas.

Le terrorisme racial a donné naissance aux Etats-Unis d’Amérique. Cela ne devrait pas être une surprise de constater que les agents des forces de l’ordre de l’état s’engagent de manière routinière dans le terrorisme des lynchages de l’ère moderne.

Les lynchages traditionnels n’étaient pas précédés de procès, de jugement et se produisaient le plus souvent pour des raisons des plus triviales de la vie quotidienne comme par exemple un noir adressant la parole à une femme blanche, un noir n’enlevant pas son chapeau ou ayant un sourire sarcastique. Les lynchages modernes ne sont pas non plus précédés de formes judiciaires officielles (NdT: ce ne sont en général que des exécutions sommaires avec plus ou moins de souffrance pour la victime…). Un grand nombre d’enfants afro-américians comme récemment Tamir Rice, ont été abattus par la police pour des futilités comme par exemple jouer avec un pistolet en plastique sur la voie publique.

Lyncher ne veut pas nécessairement dire pendre. Cela incluait très souvent des humiliations, des tortures, les bûchers, des démembrements et la castration. Un lynchage était la quintescence du rituel public américain qui se déroulait le plus souvent devant de grandes foules de plusieurs milliers de personnes. L’historien Marc Gado note que “les spectateurs tiraient souvent des coups de fusils ou de révolvers des centaines de fois dans le corps de la victime tandis que les gens manifestaient leur joie et les enfants jouaient durant les festivités.

Le journalisme à sensation américain n’épargnait aucun détail au public même les plus horribles et en 1899 le “Springfield Weekly” (Springfield Hebdo) décrivit un lynchage en chroniquant comment “le nègre fut privé de ses oreilles, puis de ses doigts et de ses parties génitales. Il supplia et implora pour sa vie alors que les mutilations se déroulaient… avant que son corps ne soit refroidi, il fut coupé en morceaux… le cœur du nègre fut découpé en plusieurs parties ainsi que son foie… de petits fragments d’os se vendirent 25 cents pièce…” De tels récits graphiques étaient la norme dans le sud des Etats-Unis et des photos des corps lynchés étaient réglulièrement prises, exhibées, imprimées en cartes postales qui étaient envoyées au quatre coins du pays.

De nos jours, le public américain participe dans les lynchages modernes en partageant des vidéos qui deviennent virales sur la toile, montrant des policiers exécutant des hommes, femmes et enfants noirs. Les vidéos d’aujourd’hui dans les médias servent le même objectif que les récits détaillés d’hier en ajoutant à la souffrance psychologique des Africains-Américains. De tels comptes-rendus graphiques se répandant sur internet servent aussi à désensibiliser la communauté blanche à un tel niveau que cela donne encore plus de pouvoir aux policiers et les encourage à en faire toujours plus.

Un des traits de caractère des états fascistes du XXème siècle, comme l’Italie sous Mussolini ou l’Espagne de Franco, est le manque d’incrimination de la police pour ses crimes. Malgré les circonstances choquantes qui entourent ces lynchages et ces assassinats effectués par la police, les policiers et leur hiérarchie ne sont que très rarement tenus pour responsables.

Le comité de l’ONU pour les droits de l’Homme a récemment publié un rapport sur les abus sur les droits de l’Homme commis aux Etats-Unis, ce rapport condamnait rondement l’épidémie de brutalité policière. Le rapport disait: “Le comité est concerné par le grand nombre de personnes tuées par armes à feu par la police ce qui a un impact adverse sur la population afro-américaine.

Dans les Etats-Unis modernes, l’état policier anti-noir assassine les victimes de couleur deux fois. Une fois par lynchage pur et simple et une nouvelle fois en assassinant le personnage public de la victime de façon à pouvoir justifier de son exécution sur la voie publique. Bien trop souvent des archives scolaires, des statuts d’emploi et une présence sur les médias sociaux sont traînés par les médias devant l’opprobe publique, comme si quoi que soit de tout cela pouvait avoir une influence sur le droit de l’agent de l’état à lyncher purement et simplement un citoyen américain de couleur noire. (NdT: Il suffit de regarder un grand nombre de ces vidéos pour se rendre compte qu’il y a manifestement un schéma d’exécution publique, de liquidation systématique, méthode “escadron de la mort”… La militarisation des forces de police partout n’est sûrement pas étrangère à ce fait, menant à la question: qui forme la police et dans quel but ?)

Les arrestations arbitraires et l’incarcération de masse ont été des élements essentiels des états policiers allant de L’Allemagne de l’Est au Chili d’Augusto Pinochet.

Les Etats-Unis à l’heure où nous écrivons ces lignes incarcèrent en pourcentage, plus de noirs que ne le fit jamais l’Afrique du Sud au summum de la période de l’apartheid.

Une audition sénatoriale sur le Bureau Fédéral des Prisons a rapporté que la population carcérale américaine a stagné dans la zone des 25 000 détenus au travers des années 1900 jusqu’aux années 1980. A ce moment les Etats-Unis ont vécu un bond dans le chiffre d’incarcérations montant jusqu’a 250 000, c’est à dire 10 fois plus. Ceci fut la cause de la “guerre contre la drogue” lancée par l’administration Reagan qui ciblait intentionnellement et de manière totalement disproportionnée les noirs américains. La guerre contre la drogue est maintenant la propagande de justification principale de l’état policier pour la brutalisation policière des noirs et de leur discrimination judiciaire.

Un homme afro-américain sur trois sera arrêté et expérimentera le système judiciaire discriminatoire des Etats-Unis à un moment donné de sa vie, principalement pour des inculpations pour détention de drogue sans violence et ce malgré le fait que de nombreuses études montrent que la jeunesse blanche utilise les drogues sur une plus grande échelle que sa contrepartie noire.

Depuis des décennies, le taux de crimes dans la population afro-américaine a été en déclin constant, mais l’emprisonnement des noirs bat des records inégalés. A part la guerre contre la drogue, l’augmentation de la population carcérale peut bien avoir une toute autre cause: la privatisation graduelle mais certaine de l’industrie carcérale, avec ses objectifs de faire du fric sur le dos du système judiciaire. Si les lits ne sont pas remplis dans les prisons, les États sont requis de payer aux entreprises carcérales privées les lits vides, ce qui veut dire que le contribuable de l’état en question doit payer la facture d’un taux de crimes et de délits et donc d’incarcérations, moindre…

Les prisons privées sont crées par les riches et pour les riches. Le système carcéral privé dépend de l’incarcération des noirs (NdT: et des Amérindiens, latinos etc) pour sa survie même, de la même manière que furent crées les Etats-Unis.

Après tout, il y a aujourd’hui plus de noirs en prison ou libérés sur parole qu’il y avait d’esclaves aux Etats-Unis avant la guerre de sécession.

L’histoire de la Gestapo allemande possède plus de parallèles avec ce qu’est devenu le maintien de l’ordre dans les communautés noires aux Etats-Unis.

La tristement célèbre politique de “contrôle palpation de sécurité” qui permet aux flics new-yorkais de vous contrôler sur une simple suspicion est une politique assimilée nazie. Les Latinos et les Blacks constituent 84% de ceux qui sont stoppés, bien qu’ils ne représentent respectivement que 29 et 23% de la population de New-York. De plus, les statisques montrent clairement que les policiers du NYPD sont bien plus enclins à utiliser la force contre les Blacks et les Latinos durant leurs contrôles de routine.

La Gestapo opérait sans contrôle judiciaire, juste sur une loi imposée par l’État (NdT: le décret/loi d’Autorisation promulgué après l’incendie du Reichstag, le grand-père du patriot Act et du NDAA américains en vigueur de nos jours…)

Les programmes de contre-espionnage du FBI (COINTELPRO) des années 1950-60 et 70 furent une des initiatives domestiques les plus sombres de l’histoire des Etats-Unis, ciblant les organisations afro-américaines ainsi que les individus que le FBI jugeait être menaçants pour le statu quo capitaliste et raciste en place.

COINTELPRO fut une série de projets gouvernementaux secrets, très souvent illégaux, visant à surveiller, infiltrer, discréditer et brutaliser les communautés noires américaines (NdT: et les communautés amérindiennes et les dirigeants, activistes de l’American Indian Movement dans les années 1970…)

Après cette période COINTELPRO, le directeur William C. Sullivan conclua en 1963 dans un memo que Martin Luther King Jr était “le nègre le plus dangereux pour le futur de cette nation”, il écrivit: “Ce serait irréaliste de limiter nos actions contre King à une collecte de preuves légales que nous pourrions produire devant la justice ou devant des comités du congrès”.

Le FBI mena une guerre intense contre Martin Luther King. Les agents de l’état policier anti-noir truffèrent ses chambres d’hotel de micro, essayèrent de lui mettre le Fisc aux fesses et harcelèrent les journaux et magazines qui publiaient des articles sur lui. En 1999, un procès civil conclua que les Etats-Unis et leurs forces coercitives étaient responsables de l’assassinat de Martin Luther King.

La perpétuation de l’état policier contre les Africains-américains est un crime moderne contre l’humanité. Les incessantes manifestations et émeutes émanant des communautés noires sont une réponse directe et juste aux siècles d’incarcération, situation qui empire aujourd’hui, aux lynchages des temps modernes et la démonstration par l’État qu’ils sont des citoyens de seconde classe. Loin d’être une nation “post-raciale”, les relations raciales américaines sont à nouveau au plus bas. Le mécontentement bouillonne danses communautés noires et continuera à grossir vers un point d’ébullition très dangereux à moins que l’état policier racial ne soit complètement exposé et démantelé.