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L’origine du mal profond raciste américain… L’institutionnalisation de la domination et de la suprématie (Tony Cartalucci)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 9 juin 2020 by Résistance 71

 

 

Dans le texte ci-dessous, Cartalucci analyse lucidement le racisme yankee profondément ancré dans une vision hégémonique, colonialiste et coercitive du monde. Nous ajouterons ici qu’il en va de même pour tout l’occident, qui voit le reste du monde comme son terrain de jeu et d’exploitation, peuplé de gens racialement et culturellement inférieurs qui doivent être dominés, exploités, amenés à la raison du plus fort, bien entendu “pour leur plus grand bien et leur plus grand avantage”…
L’occident colonial n’est pas une chose du passé, il est toujours des plus vivaces, actifs et meurtriers. La dernière mouture en date et se mourant s’appelant l’empire anglo-américano-sioniste. Une alliance dans la folie de peuples se croyant “élus” d’un dieu aussi illusoire que sanguinaire.
N’oublions jamais que l’Europe chrétienne a conquis le monde au nom de la  “doctrine chrétienne de la découverte”, qui a été intégrée au “droit américain” par décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, Johnson vs McIntosh, Marshall, 1823… Le tout fondé sur 3 bulles pontificales “Dum Diversas” (1452), “Romanus Pontifex” (1455) et “Inter Caetera” (1493).

La racine profonde du mal colonial est là… La racine profonde du marasme de la société humaine réside en la division historique de la société humaine en une entité dominante et une entité dominée au gré de la séparation du pouvoir du corps social. Cet évènement a mis en branle les mécanismes politiques puis économiques de la domination et de l’exploitation d’un groupe par un autre. Quand on connaît le mal, on entrevoit son remède…

~ Résistance 71 ~

 

 

Pour l’Amérique, la vie des Noirs n’a que parfois une importance

 

Tony Cartalucci

 

6 juin 2020

 

url de l’article:

https://landdestroyer.blogspot.com/2020/06/to-america-black-lives-only-sometimes.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il ne fait aucun doute que le colonialisme et le racisme siègent à la racine des problèmes domestiques des Etats-Unis. La poussée constante pour dominer l’autre à l’étranger est directement liée à la croyance que ceux qui sont aussi différents à la maison doivent aussi être dominés.

Il y a toujours aujourd’hui des Américains vivants qui se rappellent des lois ségrégationnistes qui nièrent aux noirs Américains leurs droits fondamentaux et leur dignité humaine. Avant cela, ce n’était qu’esclavage direct.

Aujourd’hui même, le racisme est toujours institutionnalisé. Il suinte de la culture américaine, se situant juste sous une couche bien superficielle de tolérance et d’égalité.

Ceci n’est pas seulement au sujet des blancs qui demeurent racistes envers les noirs et autres minorités, produit de la culture en phase terminale de l’Amérique malade, mais c’est aussi au sujet de ce racisme fondamental qui siège toujours au cœur même de la politique étrangère et interne des Etats-Unis, qui n’est pas seulement contre les noirs, mais aussi contre toutes les races de cette planète des Africains aux Asiatiques en passant même par les Slaves.

Les Etats-Unis sont une nation qui encouragent leur peuple à détester des groupes entiers de gens à l’étranger afin de justifier des guerres si injustes et autrement injustifiables. Arabes, Chinois, Russes, tous sont diabolisés avec une haine et une bigoterie encouragées et mises en place par la culture populaire américaine. Ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi dans une telle nation, la haine des autres groupes est facilement justifiée dans les esprits racistes et des injustes.

Pas seulement pour la police, mais aussi pour la politique étrangère des Etats-Unis, le racisme est une caractéristique clef

Ce fut sous le (1er président noir-américain) Barack Obama que les Etats-Unis ont décimé la nation nord-africaine de la Libye, déposant son leader Mouammar el Kadhafi, un champion de la dignité africaine et du progrès et le champion de dizaines de milliers de noirs Africains qui voyagèrent vers la Libye pour y travailler et y trouver une vie meilleure, du travail et une meilleure vie Kadhafi et la Libye leur donnèrent, jusqu’à ce qu’il soit brutalement assassiné et son gouvernement remplacé par des terroristes racistes et lourdement armés, soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés européens.

Ces militants soutenus, financés et armés par les USA en Libye traquèrent sans merci la population noire de Libye, les tuant, les torturant et même les vendant comme esclaves sur des marchés en plein-air, chose pourtant jugée impensable au XXIème siècle, mais rendu possible par les Etats-Unis, sa politique étrangère criminelle et son racisme profondément enraciné ainsi que son sens de la suprématie et ce malgré le fait d’avoir un “président noir” à l’époque.

Obama n’est pas loin s’en faut le seul à blâmer, il a simplement continué là où les autres avaient arrêté et son successeur, Donald Trump, est simplement le suivant dans la lignée de simplement continuer cette injustice américaine dans le monde entier. Le fait qu’Obama soit noir n’a fait aucune différence et a simplement servi à illustrer que bien que des simili-changements se produisirent, la pourriture fondamentale de l’injustice, du racisme et de la suprématie d’une nation, persiste.

Quand une nation est capable de justifier le fait de refuser à un groupe de gens toute sa dignité et ses droits en tant qu’êtres humains, elle est sur une sérieuse pente savonneuse qui mène à tous les abus possibles et imaginables.

Si les vies noires ont de l’importance (Black Lives Matter), elles doivent en avoir toujours, partout et à tout moment

Tout cas de brutalité policière est tragique et doit être adressé en tant que problème de plein droit. Si des policiers ont tué George Floyd parce qu’il était noir de surcroit , cela représente un problème supplémentaire qui doit aussi être traité.

Si les Américains croient vraiment que les vies noires ont une importance, alors ils doivent s’impliquer dans le combat contre cette injustice et aussi pour toutes les autres victimes du racisme et de la suprématie américains. S’ils ne se manifestent que lorsque cela est “mode” et très “in” de le faire, alors cela revient à ne pas en parler du tout.

S’ils sont silencieux lorsque l’Amérique massacre en masse des noirs à l’étranger, assassinant des gens bronzés à travers la planète ou tentant de normaliser le racisme contre les Asiatiques, en particulier les Chinois, alors ils sont complices d’un racisme profondément enraciné et institutionnalisé soulignant la politique étrangère américaine et l’injustice industrielle s’étendant au monde entier qu’elle représente et cette sorte de racisme qui se manifeste comme injustice totale envers les Américains de couleur à la maison.

L’Amérique a besoin d’une authentique opposition à son racisme et non pas d’une de ces poses toujours des plus opportunistes.

Des politiciens américains à l’image d’Alexandria Ocasio-Cortez, posent comme des gens motivés envers l’égalité raciale et contre le racisme, et pourtant elle soutient régulièrement les agressions de l’armée américaine à l’étranger qui pourtant ne cible que des nations peuplées de gens noirs, bronzés ou asiatiques.

Sa plus récente démonstration d’hypocrisie fut son soutien à l’ingérence américaine à Hong Kong, une extension de la saisie et de la subjuguation de territoire chinois par l’empire britannique.

L’empire britannique a aussi, bien entendu, poursuivi sa politique étrangère de manière entièrement basée sur la croyance que les occidentaux blancs étaient supérieurs à tous les autres et que c’était leur droit, même leur devoir (NdT: tout comme le déclara également en France le raciste, colonialiste Jules Ferry devant la chambre des députés de la IIIème République…), d’imposer la “civilisation” britannique sur les races “païennes”, La Chine ne fit pas exception à cette croyance.

Alexandria Ocasio-Cortez comprendra ou pas que son soutien de l’ingérence américaine à Hong Kong aide à perpétuer cette infâme tradition et cet ignoble agenda, croyant que soutenir la “démocratie” à Hong Kong n’est simplement pas la même mouture de racisme anglo-américain qui n’est en fait que maquillée pour une audience plus large et plus sensible à l’échelle mondiale. Elle ne fait que soutenir le racisme, l’hégémonie et la suprématie, de la même manière.

Les vies noires n’auront jamais d’importance aussi longtemps que “Black Lives Matter” demeure un slogan politiquement creux scandé par des intérêts capables d’ignorer ou même de soutenir une injustice colportée par les Etats-Unis contre les autres à l’étranger, incluant des noirs.

Le racisme profondément ancré est juste un des nombreux symptômes d’un désir général hégémonique et de notions de suprématie raciale, culturelle et politique sous-jacente. Jusqu’à ce que ce grave problème ne soit pris en compte, le racisme continuera, n’ayant que des efforts superficiels et futiles pour le contrecarrer.

Aussi longtemps que l’Amérique croira qu’elle est meilleure que tout ce qu’il y a à l’extérieur, qu’elle justifiera l’exploitation, la coercition et même l’agression militaire forcenée pour s’affirmer et poursuivre ce qu’elle voit comme “ses intérêts”, le racisme et l’injustice perdureront domestiquement. Les mêmes intérêts financiers et entrepreneuriaux qui pilotent l’injustice à l’extérieur voient la population américaine, blanche et noire confondue, comme un autre segment de marché à utiliser, exploiter et abuser, à diviser et conquérir, à écraser pour leur propre intérêt.

Les vies noires ont une importance, qu’elles soient étouffées par un flic blanc raciste en Amérique ou bombardées par des avions yankees (NdT: et français…) en Libye. Dès que les Américains pourront s’unifier en compréhension et en opposition à ce racisme et cette injustice omni-présents, alors quelque chose pourra être fait, autre que de shooter dans la boîte de conserve en descendant la rue pendant quelques mois encore… jusqu’à la prochaine vidéo d’un abus policier émergeant en ligne.

L’Amérique ne guérira jamais de sa haine et de sa division domestiques si tout cela demeure entièrement construit sur la projection et le profit de la haine et de la division que nous menons à l’étranger. Ce ne fut jamais une coïncidence si les champions légendaires de l’égalité, des gens comme Martin Luther King Jr, étaient toutes et tous opposés au racisme et à l’injustice intra muros et n’eurent de cesse que de s’opposer également à l’agression et à l’hégémonie américaines à l’étranger.  Les deux sont intimement liés par le fil commun de l’injustice fondamentale. Tant que les deux ne sont pas exposés et totalement écrasés, tous deux continueront indéfiniment.

 

De l’origine religieuse chrétienne du colonialisme occidental et sa continuité contemporaine… (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 16 novembre 2016 by Résistance 71

Lutter contre l’empire actuel anglo-américain c’est lutter contre tous les empires, il est l’héritier des empires précédents et dans son fondement même de la doctrine chrétienne de la découverte, représente la domination colonialiste et hégémonique du monde par une culture dominante ethnocidaire et génocidaire: la « civilisation » occidentale judéo-chrétienne.

Les peuples du monde ne pourront JAMAIS se libérer sans considérer et attaquer la racine profonde du mal qui ronge nos sociétés, mal qui prend racine sous sa forme moderne dès le XVème siècle et possède toujours aujourd’hui de profondes origines religieuses, sécularisées dans le temps pour mieux endormir les foules. On est passé de la brutalité coloniale de la croix et du gibet à l’intervention « humanitaire » et au « droit d’ingérence » que s’arrogent les nations occidentales au nom de « l’humanité » (hier au nom de la « civilisation »…).

Parce que nous sommes tous des colonisés… Combattons ensemble le fléau colonial et colonialiste, qui ruine le monde.

~ Résistance 71 ~

 

La domination chrétienne est à la racine même de la loi fédérale américaine sur les Indiens

 

Steven Newcomb

 

8 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/11/08/christian-dominionism-root-us-federal-indian-law

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1954, au début de l’ère de la Termination, le ministère de la justice états-unien délivra sa directive à la Cour Suprême des Etats-Unis (CS) et plus tard des arguments oraux au tribunal sur cette base. L’affaire devant la cour était de savoir si les Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska étaient en droit de recevoir une compensation financière pour le bois qui était pris de leur territoires par le ministère de l’intérieur des Etats-Unis.

Le ministère de la justice introduisit le contexte pour son argument de la sorte: “Les nations découvreuses acquérirent le titre absolu sur les terres de ce continent sujet à ce que les Indiens aient le droit d’occupation des sols. Avant la grande ère de la découverte commençant dans la dernière partie du XVème siècle, les nations chrétiennes d’Europe acquérirent la juridiction sur les terres nouvellement découvertes par vertu des dons faits par les papes, qui s’arrogèrent le pouvoir de donner aux monarques chrétiens le droit d’acquérir des territoires étant en possession de païens et d’infidèles.” Ceci est langage (à peine) codé pour dire que les monarques chrétiens clâmaient le droit de dominer tout territoire en possession des soi-disants païens et infidèles.

Le ministère de la justice remonta jusqu’au XIVème siècle pour trouver un exemple. “Par exemple”, écrivit le ministre de la justice US, “En 1344, le pape Clément VI avait donné les Îles Canaries au roi d’Espagne sur la promesse de celui-ci de convertir les insulaires au christianisme et suivant la découverte du nouveau monde par Colomb, le pape Alexandre VI émît en 1493 et en 1495, des bulles garantissant à l’Espagne toutes les terres non dominées par les chrétiens.”

Le ministère de la justice a dit qu’il était éventuellement “nécessaire pour les nations chrétiennes civilisées d’Europe de développer un nouveau principe que tout le monde pourrait reconnaître comme la loi par laquelle elles devraient régler, entre elles, le droit d’acquisition du territoire du nouveau monde, qu’elles trouvèrent habité par les Indiens païens et non-civilisés en accord avec les standards européens.” De notre perspective, le terme de “non-civilisés” voulait dire: pas encore sous domination de la chrétienté. Le ministère américain de la justice (sic) continuait:

D’abord, la simple découverte fut considérée comme suffisante pour créer un titre de propriété valide et complet, mais à cause d’affirmations extravagantes et conflictuelles fondées sur la seule découverte, on trouva bientôt qu’une base plus stricte, plus précise était nécessaire… Après plusieurs années, le principe finalement évolua sur ce que ‘la découverte donnait le titre de propriété au gouvernement établi par ses sujets ou son autorité, contre tous les autres gouvernements européens, dont le titre pouvait être consummé par la possession.” Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573; Martin v. Waddell, 16 Pet. 367, 409-410

En 1954, la même année où la CS renversa les lois Jim Crow en renversant la décision dans l’affaire Plessy contre Ferguson, le ministère de la justice réaffirma le cadre conceptuel de la découverte et de la domination chrétiennes. On trouve ceci dans le passage suivant de la directive du ministère:

Bien que les nations d’Europe cessèrent ainsi de reconnaître les papes comme la source de leurs titres des terres nouvellement acquises, le nouveau concept du titre de propriété par la découverte était basé sur la même idée que les dites terres étaient occupées par des païens et des infidèles et qu’elles étaient en conséquence ouvertes à l’acquisition [domination] par les nations chrétiennes (note de bas de page #4). Comme déclaré dans Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573.

Après cette déclaration que “les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes”, le ministère de la justice des Etats-Unis plaça cette note:

Ceci [le nouveau concept du titre de propriété par la découverte, que les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes] est démontré par le fait que le souverain anglais a donné une commission aux Cabot (John Cabot et son fils) et s’appliquait à la découverte de pays et de terres alors inconnus du peuple chrétien et d’en prende possession au nom du roi d’Angleterre. Des commissions (chartes) similaires furent donnés à Gilbert et à Raleigh. Voir Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 576-577.

Comment les nations chrétiennes étaient-elle supposées “acquérir” des terres “occupées par des païens et des infidèles” ? En saisissant ces terres non-chrétiennes de leurs possesseurs non-chrétiens. Le ministère de la justice américain cita même la bible Génèse 1:28:

Les nations découvrant les terres se sont arrogées le titre elles-mêmes, contre les natifs païens, ceci est bien illustré par les écritures des législatures coloniales. Dans l’état du Massachussetts, dès la période 1633-37, le tribunal général avait déclaré:

Que toutes terres que les Indiens avaient possédées et améliorées par identique subjugation en ont acquis le droit en accord avec Génèse 1:28 et chapitre 9, 1, psaumes 115-116.

Une note de bas de page sur la directive lit:

Génèse 1:28: “Et dieu les bénit et dieu leur dit, croissez et multipliez, restaurez la terre et subjuguez la… Chapitre 9:1 “Et dieu bénit alors Noë et ses fils et leur dit, croissez et multipliez et restaurez la terre.” Psaume 115:16 ‘Le paradis et mêmes les cieux appartiennent à dieu, mais la terre l’a t’il donné aux enfants des hommes.”

Jusqu’à aujourd’hui, à chaque fois que la CS des Etats-Unis cite ses précédents présupposés sur le christianisme rendus explicites par la directive du ministère de la justice de 1954, les Etats-Unis utilisent toujours cette forme présupposée de raisonnement de la domination chrétienne contre nos nations et peuples originels. Cette forme de raisonnement est la base même sur laquelle se repose le député démocrate du Maryland Raul Ruiz lorsqu’il a déclaré récemment au sujet de la dispute territoriale faisant rage avec l’affaire du Dakota Access Pipeline: “je voudrais juste rappeler à tout le monde que ce bout de terrain dont nous discutons est sur la terre fédérale.

Ruiz, qui est médecin généraliste, est un membre du comité parlementaire sur les ressources naturelles. Il est vu, comme il se voit lui-même, comme un allié des peuples autochtones dans la dispute de Standing Rock et pourtant, sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, il affirme que les terres d’Oceti Sakowin (Les Sept Feux de la Grande Nation Sioux) sont terres fédérales: “Donc c’est la terre qui est sous la juridiction du gouvernement fédéral et ce de quoi nous parlons ici n’est pas juste une question de droit. C’est la loi.

Dans sa directive de 1954 du ministère de la justice, le gouvernement fédéral a expliqué la forme biblique et injuste de raisonnement appliquée à toutes les nations originelles du continent. Cette forme de raisonnement, qui a induit même des “alliés” des nations natives comme ce député Ruiz, à affirmer que les terres des nations autochtones sont supposément “fédérales” et existant SOUS la juridiction “fédérale”.

D’après le traité de Fort Laramie de 1851 (NdT: renouvelé en 1868 après la nouvelle défaite militaire des Etats-Unis contre les nations Sioux et Cheyenne…), la terre qui fut démarquée dans ce traité est Oceti Sakowin de plein droit et territoire de cette nation. C’est la patrie d’Oceti Sakowin de plein droit et non pas des Etats-Unis, ce sont des terres non cédées. C’est une terre sous la juridiction totale d’Oceti Sakowin. Cela n’est pourtant pas vu comme cela à cause de la forme religieuse de raisonnement fondée sur le dogme de la domination chrétienne, qui dit que nos nations n’ont pas le droit d’exister librement hors de la domination des Etats-Unis parce que nos ancêtres n’avaient jamais été baptisés dans un rituel chrétien et n’étaient donc pas humains lorsque les envahisseurs chrétiens arrivèrent sur leurs terres.