Archive pour USA crimes de guerre

Le Gen. Soleimani était en mission diplomatique pour recevoir en Irak une lettre de… Trump et Pompeo pratiquants de la « diplomatie de l’embuscade » (Veterans Today)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 janvier 2020 by Résistance 71

Les rédacteurs en chef de VT confirment cette information en provenance de leurs sources locales en Irak et en Syrie. Cela expliquerait la question qu’on se pose depuis le départ: pourquoi et comment cette facilité à éliminer Soleimani, homme du grand secret à la protection et sécurité irréprochable depuis tant d’années ?
Réponse: il était en mission diplomatique commandée pour son pays et à la demande, si on en croit l’info ci-dessous, de Trump et de Pompeo ni plus ni moins… L’Irak a confirmé que Soleimani était en visite officielle et qu’il devait rencontrer le premier ministre. a ce titre, il ne se méfiait pas et a semble t’il baissé la garde. Il y aurait donc bien eu trahison… mais une trahison yankee, qui peut encore être surpris et surtout qui peut encore croire et faire confiance à toute cette clique de menteurs, d’escrocs et de criminels patentés, membres de toute administration yankee que ce soit ?..

~ Résistance 71 ~

 

 

Info confirmée: Soleimani assassiné en Irak alors qu’il était en mission diplomatique pour recevoir une lettre en provenance de Trump et Pompeo…

 

VT editors

 

5 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/05/breaking-confirmed-solemeini-killed-on-diplomatic-mission-to-iraq-to-receive-trump-pompeo-missive/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pas d’interception magique de renseignement ne fut nécessaire, nous l’apprenons maintenant depuis l’Irak, pour arranger l’assassinat du général Qassem Soleimani. Nous apprenons en ce moment que l’embuscade a été arrangée au travers des canaux diplomatiques, attirant Soleimani en Irak afin qu’il reçoive [pour l’Iran] une offre de réduction des sanctions de la part du président Trump.

Le général Soleimani a atterri en Irak pour y rencontrer son premier ministre Adel Mahdi, qui devait lui remettre un message pour l’Iran en provenance du président Trump. Au lieu de cela, il y fut assassiné ; la note diplomatique du ministre des affaires étrangères américain Mike Pompeo à l’envoyé iranien Soleimani fut, en fait, une invitation dans une embuscade fatale.

Soleimani s’est envolé depuis Damas et fut tué alors qu’il quittait la zone diplomatique de l’aéroport international de Bagdad. L’Irak agissait comme intermédiaire entre Téhéran et Washington, le général Soleimani agissant comme représentant diplomatique de l’Iran.

Le gouvernement irakien avait demandé au général Soleimani d’organiser et d’entrainer les forces qui ont vaincu l’EIIL / Daesh en Irak (NdT: créé par la CIA et les forces spéciales de l’armée yankee en utilisant l’organisation qu’ils avaient déjà créée au préalable: Al Qaïda en Irak et au Levant / AQIL dont l’EIIL/Daesh est l’héritier direct), un processus qui fut continué en Irak tout comme en Syrie en partenariat avec la Russie et la Turquie en tant que parties prenantes de la coalition d’Astana.

(NdT: pourtant, la Turquie n’a jamais agi contre Daesh, abritant des camps d’entrainement et de repos sur son sol; et favorisant le passage des mercenaires “djihadistes” de la CIA, du MI6 et de Mossad depuis ses frontières, même si depuis la tentative de renversement d’Erdogan par les Yanks dans le cadre de l’élimination des gouvernements des frères musulmans dans la région, Erdogan et la Turquie jouent double voire triple jeu…)

Lire notre dossier sur « L’affaire de l’assassinat de Soleimani par Trump »

3ème guerre mondiale ? Trump a t’il pété un câble en ordonnant l’assassinat en Irak du général iranien de la force Qods Souleimani ?…

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… ou est-ce une mesure désespéré pour sauver ses flasques fesses et sa présidence de l’impasse dans laquelle il se trouve, toujours poussé plus loin par les cerbères sionistes qui l’entourent ?
Toujours est-il que cet assassinat commandité du #3 iranien peut avoir (aura ?…) l’effet ni plus ni moins de l’assassinat du grand duduche François Ferdinand à Sarajevo en 1914… Quand toujours plus de psychopathes sont mis aux manettes, faut pas s’étonner que la maison brûle.

A suivre avec grand intérêt, 2020 part sur les chapeaux de roues… Il est bien triste de faire passer devant le beau texte de Camus une telle nouvelle en direct du Wakoland yankee… Ci-dessous quelques infos de l’autre côté du miroir histoire de contre-balancer la propagande atlanto-sioniste qui ne va pas manquer de se déchaîner en provenance des merdias à la botte pour couvrir cet assassinat / déclaration de guerre dans la meilleure cuvée des méthodes de l’empire au bout du rouleau.

~ Résistance 71 ~

 

MAJ du 4 janvier 2020: « Derrière le grand n’importe quoi de la Maison Blanche » (VT)

 

 

Trump déclare la guerre à l’axe de la résistance : assassinat / martyre du général iranien Souleimani et du no2 du Hachd Chaabi (milices populaires irakiennes)

 

Al Manar avec Press TV, Al Mayadeen et l’AFP

 

3 janvier 2020

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1601679

 

Le général Qassem Soleimani a été assassiné, dans la nuit de jeudi à  vendredi 3 janvier dans un raid aérien en Irak perpétré par les forces d’occupation américaines. Raid qui a aussi couté la vie au numéro deux du Hachd al-Chaabi Abou Mahdi al-Mohandes.

Dans un communiqué publié ce matin le Corps des gardiens de la Révolution islamique a confirmé l’assassinat du haut commandant iranien par les hélicoptères Apache de l’armée américaine, non loin de l’aéroport de Bagdad.

« Le haut commandant Soleimani a été tué en martyr dans une lâche attaque aux roquettes tirés par des hélicoptères américains. Cette attaque a également coûté la vie au commandant en chef adjoint des Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi Mohandes » .

Plutôt dans la soirée, les sources irakiennes ont fait état d’une triple attaque aux roquettes des hélicoptères américains contre des objectifs non loin de l’aéroport de Bagdad. Les hélicoptères ont survolé pendant toute la journée de jeudi le ciel de Bagdad y compris l’ambassade iranienne dans la zone verte.

Selon l’ambassade iranien en Irak, les 10 passagers à bord du véhicule dans lequel se trouvait Soleimani sont tous tombés en martyrs.

Le Pentagone revendique l’assassinat de Soleimani

Dans un communiqué publié ce vendredi matin, le Pentagone a revendiqué l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods affirmant que l’ordre de l’assassinat est venu de la personne de président américain.

» Sur l’ordre du président, l’armée américaine a assassiné Soleimani dans un acte destiné à défendre le personnel américain en dehors des frontières américaines ».

Le texte totalement diffamatoire accuse par la suite la Force Al-Qods d’être à l’origine de l’assaut  mardi par des foules des Irakiens en colère contre l’ambassade américaine à Bagdad.

Et de prétendre que : « le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région », attribuant au puissant général iranien la mort de « centaines » de soldats américains et alliés.

Le président américain n’a pas immédiatement fait de commentaire mais il a tweeté un drapeau américain.

Un bâton de dynamite dans une poudrière

Cette frappe contre un dirigeant d’un pays auquel les Etats-Unis n’ont pas formellement déclaré la guerre a été fermement critiquée par plusieurs personnalités américaines.

« Le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière, et il doit au peuple américain une explication », a dénoncé l’ancien vice-président Joe Biden, en lice pour la primaire démocrate en vue de l’élection présidentielle de novembre. « C’est une énorme escalade dans une région déjà dangereuse », a-t-il insisté, dans un communiqué.

Pelosi : une « escalade dangereuse »

L’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, par une frappe américaine, a déclaré vendredi

Pour la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, cet assassinat représente « une escalade dangereuse dans la violence ».

« L’Amérique – et le monde – ne peuvent pas se permettre une escalade des tensions qui atteigne un point de non-retour », a estimé Mme Pelosi dans un communiqué.

« Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », a en outre fustigé le sénateur démocrate Tom Udall.

« Soleimani était un ennemi des Etats-Unis, la question n’est pas là », a pour sa part noté le sénateur démocrate Chris Murphy dans un tweet. « La question est celle-ci: est ce que l’Amérique a assassiné, sans autorisation du Congrès, la deuxième personnalité d’Iran, provoquant consciemment une guerre régionale massive? ».

L’Iran va réagir et probablement à différents endroits. Pensée à tout le personnel américain dans la région en ce moment », a quant à lui estimé Ben Rhodes, ancien proche conseiller de Barack Obama.

« Un président qui a juré de tenir les Etats-Unis à l’écart d’une autre guerre au Moyen-Orient vient dans les faits de faire une déclaration de guerre », a réagi le président de l’organisation International Crisis Group Robert Malley.

En Iran, le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a appelé, ce matin, à une réunion extraordinaire.

 

 

Général Soleimani, vie et parcours

 

Al Manar avec Press TV

 

3 janvier 2020

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1602328

 

À la tête de la Force Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani a joué un rôle indéniable dans la défaite définitive de Daech en Irak, puis en Syrie.

Né en 1956 à Kermân, Qassem Soleimani est entré dans le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) après la victoire de la Révolution islamique dès sa création en 1979. Pendant la Défense sacrée du peuple iranien (guerre Iran-Irak de 1980 à 1988), Qassem Soleimani est devenu un haut commandant du CGRI et a commandé des troupes lors d’importantes opérations.

Après la fin de la guerre irano-iranienne, le général Soleimani a été en mission pendant plusieurs années dans l’est du pays dans les zones situées près de la frontière de l’Afghanistan, jusqu’à ce qu’il a été nommé en 1997 au poste de commandant de la Force Qods du CGRI par le commandant en chef des forces armées iraniennes, l’honorable Ayatollah Khamenei.

À ce poste, le général Soleimani a contribué aux efforts pour renforcer les rangs de l’axe de la Résistance face au bellicisme et l’expansionnisme d’Israël, en Palestine occupée et au Liban. En 2010, Qassem Soleimani est monté en grade par un décret du Leader de la Révolution islamique, et est devenu général de division.

Le général de division Qassem Soleimani est devenu célèbre après les événements liés à l’apparition des organisations takfiristes comme Daech en Syrie (2011) et en Irak (2014), où le commandant de la Force Qods a reçu l’ordre de soutenir les forces syriennes et irakiennes à mieux s’organiser pour le combat contre le terrorisme.

Le général Qassem Soleimani et les conseillers de la Force Qods ont entamé leur mission à la demande officielle des gouvernements syrien et irakien, et leurs conseils ont joué un rôle de premier plan pour permettre aux forces militaires de la Syrie et de l’Irak pour empêcher la chute de Damas et de Bagdad face aux assauts des organisations terroristes forts du soutien tous azimuts que les États-Unis, le régime israélien et leurs alliés européens et régionaux leur ont accordé pour démembrer la Syrie et l’Irak.

La visite officielle du commandant de la Force Qods à Moscou et ses consultations avec les hautes autorités politiques et militaires russes ont eu un effet indéniable dans la décision prise le 30 septembre 2015 par le président Vladmir Poutine de déployer les forces russes en Syrie en soutien à l’armée syrienne, pour répondre à la demande officielle du président syrien Bachar al-Assad d’aide militaire.

Les analystes indépendants s’accordent à dire que l’une des principaux objectifs du plan du démembrement de la Syrie était de couper la communication via la Syrie entre la République islamique d’Iran et le Hezbollah libanais. Cependant, la défaite de Daech en Irak et en Syrie, avec le rôle irréfutable de la Force Qods, a empêché la réalisation de ce complot.

Pour louer le rôle de la Force Qods dans le combat contre le terrorisme et après la défaite définitive de Daech en Irak, le Leader de la révolution islamique a décerné, le 10 mars 2019, la plus haute distinction militaire de l’Iran, celle de l’ordre de Zoulfakar.

En réponse d’une lettre que le général Qassem Soleimani avait adressée au Leader de la Révolution islamique pour annoncer la défaite définitive de Daech en Irak, l’honorable Ayatollah Khamenei a écrit : « En anéantissant la tumeur cancéreuse et mortelle qu’était Daech, vous avez rendu un immense service aux peuples de la région, aux nations musulmanes, à toutes les nations et à l’humanité tout entière. »

Le général de division Qassem Soleimani, haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique, a été assassiné ce vendredi matin 3 janvier lors d’une attaque d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine à Bagdad.

 


Les pères fondateurs de Daesh…

Pays du goulag levant (ex-USA): Démonter le mythe de l' »exceptionnalisme américain »…

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“Le mode de vie américain n’est pas négociable.”
~ George W. Bush ~

“Le ravivement des religions va main dans la main avec le ravivement du commerce des esclaves… L’esclavagiste donne son argent souillé de sang pour soutenir l’église et l’église en retour couvre son commerce infernal du voile de la chrétienté. Ici nous avons l’alliance de la religion et du voleur, des diables déguisés en anges, avec l’enfer se présentant comme le paradis. ”
~ Frederick Douglass ~

 

L’exceptionnalisme américain dans le nouvel âge des guildes

 

Paul Street

 

12 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2015/04/10/reflections-on-american-exceptionalism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, le président Obama a déclaré qu’il “croyait dans l’exceptionnalisme américain de chaque fibre de son être”. Ceci ne fut ni une surprise ni quelque chose d’étonnant à entendre. Dans la culture politique américaine, la foi dans “l’exceptionnalisme américain” est une obligation doctrinaire pour tout top politicien, législateur ou autre personne apartenant à l’”élite”. Pour ces personnes et bien d’autres, démontrer son allégence à “l’exceptionnalisme américain” n’est pas plus controversif que de se lever pour l’hymne national ou pour le commandant en chef des forces américaines de dire “que dieu bénisse les Etats-Unis” à la fin de chaque discours important.

(Pour clarifier un peu, l’expression correcte devrait-être “l’exceptionnalisme des Etats-Unis”, car l’expression consacrée “l’exceptionnalisme américain” réfère aux Etats-Unis et non pas à “l’Amérique”, qui techniquement inclut le Canada, l’Amérique Centrale, les îles des Caraïbes et l’Amérique du Sud…)

“Les Etats-Unis sont bons”

Mais qu’est-ce que cette expression dénote vraiment ? Sa signification dépend, je le suppose, de l’identité et des valeurs de son utilisateur et du contexte dans lequel elle est utilisée, entre autres. Pour moi, observant l’utilisation habituelle de l’expression par les personnalités du monde de la politique et des médias états-uniennes et par quelques intellectuels, la phrase possède deux significations de base et inter-reliées lorsqu’elle est employée par ces “leaders” d’opinion. La première connotation implique que les Etats-Unis sont uniques dans l’histoire mondiale des grandes puissances par la nature fondamentalement bienfaisante, démocratique, humanitaire et non impérialiste, voire même anti-impérialiste de sa politique extérieure et de ses actions à l’étranger.

“Les Etats-Unis sont bons”, expliquait la ministre des affaires étrangères de Bill Clinton Madeleine Albright en 1999. “Nous essayons de faire au mieux partout.” Trois ans auparavant, Clinton expliquait que les Etats-Unis étaient “la plus grande force de paix et de liberté au monde pour la démocratie et la sécurité ainsi que pour la prospérité.” Ceci constituait de bien curieuses réflexions parmi (entre autres) les sanctions économiques appliquées qui ont tuées comme Albright l’avait reconnu sur une chaîne de télévision nationale en 1996, plus de 500 000 enfants irakiens dans les années 1990 (Albright ayant même ajouté qu’elle “pensait vraiment que ces morts étaient un prix qui valait la peine d’être payé” pour faire avancer les objectifs si nobles de la politique étrangère des Etats-Unis).

En décembre 2009, Obama annonça à l’académie militaire de West Point: “Plus que tout autre nation, Les Etats-Unis ont écrit l’agenda de la sécurité mondiale depuis plus de 6 décennies. A l’encontre des grandes puissances du passé, nous n’avons pas cherché la domination sur le monde. Nous ne cherchons pas à occuper d’autres nations. Nous sommes toujours les héritiers de la lutte morale pour la liberté.” Le magazine “The Progressive” de Matthew Rothschild donna une réponse historique informée:

Voyons un peu: Les Etats-Unis ont mené le monde au bord du gouffre de l’annihilation nucléaire durant la guerre froide. Les Etats-Unis ont envahi les pays d’Amérique Latine l’un après l’autre et y ont renversé secrètement d’autres gouvernements. Les Etats-Unis ont aidé au renversement des gouvernements du Ghana et du Congo et ont soutenu activement les forces racistes d’apartheid en Afrique du Sud. Ils ont plongé tête baissée dans la guerre de Corée et ont soutenu un dictateur après l’autre en Corée du Sud. Les Etats-Unis ont tué entre 2 et 3 millions de personnes en Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) et ont activement soutenu le régime de Suharto en Indonésie qui a tué environ un million de personnes, dont certains pour le compte de la CIA après la prise de pouvoir en 1965. Les Etats-Unis ont aussi soutenu l’invasion par Suharto du Timor Oriental dix ans plus tard (NdT: avec la Grande-Bretagne…), invasion qui tua plus de 200 000 personnes supplémentaires. Obama peut appeler cela la “sécurité globale” s’il le veut, mais cela baigne littéralement dans le sang. Que veulent donc dire plus de 1000 bases militaires américaines dans une centaine de pays ? Les Etats-Unis ont envahi et renversé des gouvernements dans des douzaines de pays ces dernières 6 décennies et ils n’ont pas besoin de les occuper s’ils y mettent des régimes marionnettes à la place (“the Progressive”, 2 décembre 2099)

“Le phare du monde pour le modèle de mode de vie”

La seconde signification de “l’exceptionnalisme américain » tient en ce que la “patrie” des Etats-Unis est un rôle modèle politique global et sans parallèle, unique et excellent ainsi qu’un paragon de société démocratique, de liberté et d’opportunité. C’est ce que veulent dire les politiciens états-uniens lorsqu’ils se réfèrent coutumièrement aux Etats-Unis comme étant “l’envie du monde” (une expression qu’Obama a beaucoup utilisé), “la plus grande des nations sur terre”, “le phare du monde libre” et on en passe et des meilleures. C’est ce que voulait dire la sénatrice républicaine texanne Kay Bailey Hutchinson lorsqu’elle appela les Etats-Unis “le phare pour le monde de ce que le mode de vie devrait-être”, durant un discours donné au sénat en soutien de l’autorisation donnée par le congrès au président W. Bush d’envahir l’Irak en 2003 s’il le voulait.

Qu’importe si le courant “Nouvel Age des guildes” états-unien est la société la plus sauvage et la plus inégalitaire de tout le monde industrialisé, une nation toujours plus ploutocratique où les 1% d’en haut possède plus de 90% des richesses et probablement autant des représentants de cette nation soi-disants “démocratiquement élus”. Qu’importe si juste 6 des héritiers de la famille Wal-Mart possèdent plus de richesse combinée entr’eux que les 42% des citoyens les moins bien lotis du pays, tandis que 16 millions d’enfants aux Etats-Unis vivent en dessous d’un seuil de pauvreté au chiffre falsifié et si 1 citoyen sur 7 dépend des tickets de nourriture pour l’alimentation de base (incidemment, la moitié de ces gens ont un emploi…) et qui se soucie de savoir que ces terribles faits énumérés et bien d’autres ne sont que le reflet de plus de 30 ans d’ingénierie sociale pour pomper les richesses vers le haut: une concentration de capitalisme d’état sans scruple et sans pitié, de richesses et de pouvoir, qui ont amené la “patrie” vers un “Nouvel Age des Guildes” d’abjecte oligarchie et de plus, au bord d’une catastrophe environnementale sans précédent? Qui se soucie de ce que le revenu moyen d’une famille de la classe moyenne blanche est 22 fois supérieur à celui de son homologue noire ou que les Afro-Américains constituent plus de 40% des 2,4 millions de détenus du pays, qui est le champion du monde toutes catégories confondues de l’incarcération de masse (un résultat très bizarre pour une nation qui clâme être “la patrie des hommes libres” et terre de liberté !). 1 adulte noir sur 3 porte le sceau de l’infâmie d’avoir un casier judiciaire.

La cité sur la colline

Les deux significations basiques de l’expression “exceptionnalisme américain” se complémentent et se renforcent l’une l’autre bien évidemment. Les Etats-Unis sont si bons et excellents à l’étranger parce qu’ils sont si bons et excellents à la maison. Sa magnificence en dehors ne fait qu’étendre sa magnificence domestique. La planète a tout à apprendre de cet exemple flamboyant que sont les Etats-Unis. Le modèle n’a rien à apprendre du reste de l’humanité: Qu’est-ce que les autres nations et peuples pourraient bien enseigner au “phare du monde sur ce que la vie devrait-être”? Et surtout, qui pourrait bien penser qu’un tel modèle de brillance et de bienfaisance puisse commettre des crimes impériaux à l’étranger ?

Cette image auto-persuasive grandiose remonte à bien longtemps. Elle a ses racines chez les religieux fondamentalistes de la Nouvelle-Angleterre et leurs colonies décrites par un des protestants puritains fondateurs comme étant une “cité sur la colline” ordonnée par dieu. Incluant une bonne portion de riches propriétaires d’esclaves, les architectes de l’indépendance états-unienne se vantaient de leur détermination à “recréer le monde”. Ils construisirent un “empire de liberté” repoussant sans cesse la frontière avec les territoires Indiens pour leurs camps de travaux forcés où trimaient leur propriété noire torturée. Ils se contemplaient avec stupeur alors qu’ils écrivaient un nouveau “modèle” pour la liberté sur des terres “vierges” hors de portée du vieux et fade monde féodal, aristocratique, monarchique et saturé de paysans de l’Europe. Ils prirent le carnage épidémique qui tuait les peuples indigènes, infectés et décimés par des germes pathogènes venus d’Europe, comme un message divin les signifiant et les confortant dans leur splendeur sans parallèle.

“Masquer ces crimes qui disgracieraient une nation de sauvages”

Les élites américaines se pavanaient du succès de leur magnifique mission dès la guerre d’indépendance. Un de ceux qui ne fut pas du tout impressionné par tout cela fut l’esclave évadé et leader des abolitionnistes Frederick Douglass, qui pensait de la sorte à l’été 1852:

Que représente le 4 Juillet pour l’esclave américain ?… Un jour qui lui révèle, plus que tous les autres jours de l’année, la grosse injustice et grande cruauté dont il est quotidiennement la victime. Pour lui, votre célébration est une honte et une imposture, votre soi-disante liberté, une licence impie ; votre grandeur nationale, vanité sans bornes ; vos sons de réjouissances sont vides et sans cœur ; votre dénonciation des tyrans, une impudence ; vos cris pour la liberté et l’égalité, une farce ; vos prières et hymnes, sermons et fêtes d’action de grâce, toutes vos parades religieuses et votre solennité ne sont pour lui que des fraudes, des mensonges, de l’impiété et une vaste hypocrisie, un fin voile pour masquer ces crimes qui disgrâcieraient une nation de barbares et de sauvages. Il n’y a pas une nation sur terre coupable de pratiques plus choquantes et plus sanglantes, que celle de ce peuple des Etats-Unis à cette heure-ci…

… Américains ! Vous vous gargarisez de votre amour de la liberté, de votre civilisation supérieure, et de votre christianisme pur, tandis que l’entier pouvoir politique de la nation (comme personnalisé dans les deux grands partis politiques) a juré solennellement de soutenir et de perpétuer la mise en esclavage de trois milions de vos concitoyens. Vous vous enflammez tous à la mention de la liberté pour la France ou l’Irlande, mais vous êtes froids comme un iceberg à la pensée de libérer l’Amérique esclave. Vous faites de beaux discours sur la dignité du travail ; et pourtant, vous maintenez un système qui, dans son essence même, stigmatise le travail. Vous pouvez avancer la poitrine dénudée devant l’artillerie britannique pour vous débarrasser d’un impôt de trois pennies sur le thé et pourtant reculer toujours le gain d’une vie décente pour les travailleurs noirs de votre pays. Vous déclarez au monde et le monde vous entend lorsque vous clâmez que “nous tenons ces vérités pour acquise que tous les hommes sont créés égaux et ont reçu de leur créateur des droits inhérents et inaliénables et que parmi ceux-ci figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur” et pourtant vous tenez enchaîné dans des conditions qui selon votre propre Thomas Jefferson “sont pires que celles dans lesquelles vivaient vos pères se rebellant pour s’y opposer”, un septième de la population de ce pays.

Les étranges libérateurs et les trois maux

La rhétorique gonflée et auto-satisfaite de l’exceptionnalisme américain se propage au travers les réalités laides et imbriquées de la “politique étrangère” des Etats-Unis (impérialisme) et son ordre domestique à ce jour. Cela a été depuis longtemps renforcé par le statut des Etats-Unis, et définitivement établi dans le sillage des suicides de l’Europe et du japon durant les deux guerres mondiales, comme la plus puissante des nations sur terre, quelque chose qui quelque part est souvent pris comme une preuve de la magnificence des Etats-Unis.

Un autre grand Africain-Américain qui rejeta et même renversa le narratif exceptionnaliste, fut le Dr. Martin Luther King Jr., pour qui l’empire meurtrier des Etats-Unis à l’extérieur était intimement relié aux inégalités sauvages et les injustices domestiques de la nation. Dans les dernières années de sa vie, King référa souvent à ce qu’il appelait les “trois maux inter-reliés” de la nation; le racisme, l’exploitation économique (capitalisme) et le militarisme/impérialisme. King sortît de la version impérialiste (relations étrangères) du narratif exceptionnaliste lorsque, après avoir étudié les actions des Etats-Unis au Vietnam, il décrivit le 4 Avril 1967, les Etats-Unis comme “le leader de la violence dans le monde” et mentionna quelques unes des atrocités qu’il avait apprises au sujet des actions des Etats-Unis en Asie du Sud-Est:

Les Vietnamiens doivent regarder les Américains comme de bien étranges libérateurs… Les gens lisent nos prospectus et reçoivent des promesses de paix et de démocratie de manière très régulière… ainsi que les réformes de la terre. Maintenant il languissent sous nos bombes alors que nous les chassons de la terre de leurs ancêtres pour les conduire dans des camps de concentration. Ils savent qu’ils doivent soit accepter d’être déplacés ou soit accepter de mourir sous les bombes. Ils regardent alors que nous empoisonnons leur eau, que nous tuons des dizaines de milliers d’hectares de leurs cultures avec nos armes chimiques (agent orange). Ils doivent pleurer alors que les bulldozers pénètrent dans leur zone pour défricher la terre et abattre les arbres précieux. Ils èrent dans les hôpitaux avec au moins 20 victimes de la puissance de feu américaine pour une blessure infligée par le Vietcong. Jusqu’ici nous avons dû tuer environ un million d’entre eux, dont un grand nombre d’enfants. Que pensent-ils alors que nous testons nos dernières armes horribles sur eux tout comme les nazis expérimentèrent de nouveaux médicaments et de nouvelles tortures sur les détenus des camps de concentration d’Europe ?

King défia la version domestique de l’exceptionnalisme américain par une carrière dédiée à essayer de faire en sorte que les Etats-Unis finissent par remplir les fausses promesses faites sur l’égalité et sur la démocratie, promesses toutes trahies il le savait par “le triple mal inter-relié”, les maux résidant au plus sombre du cœur de la “civilisation occidentale” au travers des âges. Socialiste démocrate, King défia explicitement l’exceptionnalisme patriotique à l’été 1966, lorsqu’il fit remarquer la plus grande pauvreté existant aux Etats-Unis comparée aux autres états industrialisés d’europe. “Il y a peut-être quelque chose qui ne va pas avec notre système capitaliste”, avait dit King à un journaliste, observant qu’il n’y avait pas ou peu de pauvreté, pas de bidonvilles et de chômage dans les pays “socio-démocrates” comme la Suède. “Le “phare du monde” et la “cité sur la colline” avait quelque chose à apprendre des autres nations, suggérait King. Imaginez donc cela …

La comparaison révélatrice d’Obama

Barack Obama, qui a clâmé pendant longtemps que King était son inspiration, a approché l’exceptionnalisme américain de manière différente et militante dans son livre de campagne autobiographique nauséeux de 2006 “L’audacité de l’espoir”. Dans ce livre, Obama divague de manière rhapsodique sur la façon dont les pauvres de ce pays l’ont “si bonne” en comparaison des pauvres de pays africains ou d’Amérique du sud. Obama prit cette comparaison comme preuve que le capitalisme (la “logique de marché”, la “propriété privée nichée au cœur même de notre système de liberté” et “notre système d’organisation sociale”) a amené à ses citoyens américains si chanceux “une prospérité sans égale dans l’histoire de l’humanité”. Obama bien sûr ommit les contrastes considérablement moins favorables aux Américains lorsque comparés avec l’Europe, le Japon et même Cuba, où les politiques publiques et sociales créent bien plus d’égalité sociale et de sécurité qu’on puisse en trouver dans des nations plus hiérarchiquement organisée (toutes à haut coefficient Gini, mesurant l’inégalité) comme Haïti ou le Brésil, le Botswana, le Chili, le Nigéria, le Pérou, l’Afrique du Sud, et au passage… les Etats-Unis.

Le révérend Wright et la règle d’or

Le titre du livre de campagne d’Obama a été volé du nom d’un sermon qui fut donné par le prêcheur du Black South Side de Chicago, Jeremiah Wright, un maître sermoneur dans la tradition de la vérité de parole issue de la chrétienté prophétique noire américaine, une tradition partagée par des gens comme Frederick Douglass et Martin Luther King ainsi que Cornell West aujourd’hui. Le lecteur pourrait se rappeler que Wright fut un temps le prêcheur et conseiller religieux personnel d’Obama, ceci faisant partie de l’effort d’Obama et de son équipe pour atteindre l’identité politique de l’électorat noir de Chicago. Il fut aussi un sévère critique et remetteur en question de la doctrine narcissique de l’exceptionnalisme américain à la fois de manière domestique et dans ses dimensions mondialistes, quelqu’un qui dénonça les structures inter-reliées et pratiques de la nation comme impérialistes à la fois domestiquement qu’internationalement. Dans un sermon qui inclût alors l’expression: “Que dieu bénisse les Etats-Unis ?… Non que dieu maudisse les Etats-Unis !…

Wright a eu le culot de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis ne faisait pas exception à la règle de l’échec gouvernemental dans les grandes largeurs et que les “gouvernements se plantent”.Après avoir rappelé les échecs antérieurs des gouvernements impérialistes romain, britannique, russe, allemand, japonais, Wright eut l’audace sans nom de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis, lui aussi, avait échoué quant à donner un traitement juste et équitable aux Indiens, aux citoyens d’ascendence japonaise et africaine. Dans un autre sermon, Wright eut une audace toute connectée de noter que les Etats-Unis avaient aidé à préparer le terrain pour les attaques du 11 septembre 2001 en s’engageant dans la terreur impérialiste de terrain avant les attentats. Il eut l’insolence impardonnable de noter que “l’’Amérique” (USA) n’avait aucune exemption de la loi universelle qui veut que qui sème le vent récolte la tempête ni de la règle d’or de la loi naturelle instruisant les gens de traiter autrui comme on désirerait nous-mêmes être traités.

Les règles doctrinaires de l’exceptionnalisme américain demandaient à Obama de se débarrasser de toute connexion avec son ancien prêtre/prêcheur s’il voulait qu’on lui donne une chance d’être élu au boulot suprême. Il se plia à cette démarche en Mars 2008 avec un “discours racial” superficiel mais qui fut instantanément mis au pinacle à Philadelphie. Le discours lui pava la route vers son ascenscion à un poste dont les occupants fonctionnent toujours comme des agents du triple mal et de quelques autres comme le patriarcat, l’état policier et la destruction environnementale. Ces maux sont tous inter-connectés. Depuis le tout début du “phénomène” Obama, depuis son discours carriériste qu’il fit à la Convention Nationale du parti démocrate en Juillet 2004, Obama s’est en fait promu lui-même comme l’incarnation et l’épitôme de l’exceptionnalisme américain, qui fournit une protection déceptive à ces maux inhérents qu’il a servi de manière avide tandis qu’un buste de Martin Luther King Jr trône derrière lui dans son bureau ovale de la Maison Blanche et ce dans une honte incommensurable.

Paul Street’s latest book is They Rule: The 1% v. Democracy (Paradigm, 2014)

Crimes de guerre de l’occident: La vérité sur l’Irak sort… Bientôt un nouveau Nüremberg pour l’Irak, la Libye et la Syrie ??…

Posted in actualité, désinformation, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 février 2014 by Résistance 71

Les complices des crimes de guerres sont ceux payés pour maintenir le narratif

 

John Pilger

 

8 Février 2014

 

url de l’article:

http://johnpilger.com/articles/the-accessories-to-war-crimes-are-those-paid-to-keep-the-record-straight

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le programme de la BBC “Today” est crédité de bien des satisfactions et les journaux du Mail et du Telegraph attaquent, comme d’habitude, l’entreprise comme étant gauchiste. Le mois dernier, une édition de “Today” fut éditée par l’artiste et musicien P.J Harvey. Ce qui se passa fut lumineux.

Les invités de Polly Harvey causèrent un moment de panique dès le moment où elle proposa d’inviter des gens comme Mark Curtis, un historien rarement entendu sur la BBC, qui chronique et étudie les crimes de l’empire britannique, l’avocat Phil Shiner, le journaliste Ian Cobain, qui révèlent comment les Britanniques kidnappent et torturent, le fondateur de Wikileaks Julian Assange et moi-même.

Il y eut des semaines de négociations absurdes à la maison de diffusion et de la part des “choristes” de l’establishment de “Today”, au sujet de la façon de nous “contrer” et même de savoir si oui ou non nous devrions être autorisés de parler sans être interrompus. Ce que cette brève insurrection démontra, fut la peur d’une reconnaissance. Les crimes des états occidentaux comme ceux de la Grande-Bretagne, ont rendu complices ceux dans les médias, qui suppriment ou minimisent le carnage.

Les pactes faustiens qui contribuèrent à une guerre mondiale il y a un siècle résonnent aujourd’hui à travers le Moyen-Orient et l’Asie: de la Syrie au Japon. A cette époque, comme maintenant, le camouflage était l’arme principale (de déception). En 1917, le premier ministre Lloyd George déclara: “Si les gens savaient la vérité, la guerre s’arrêterait demain. Mais bien sûr ils ne savent pas et ne doivent pas savoir.”

Dans le programme de “Today” de Polly Harvey, je me suis référé à un sondage qui fut fait l’an dernier en GB par l’agence Comres et qui demandait aux britanniques combien d’Irakiens avaient été tués en résultat de l’invason de 2003. Un majorité a dit que moins de 10 000 personnes avaient été tuées: un chiffre si bas que çà en était une insulte.

J’ai comparé cela avec une estimation scientifique d’ “un million d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont morts dans cet enfer allumé par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.” En fait la fourchette est de 500 000 à plus d’un million de victimes. John Tirman, chercheurs principal au Centre des Etudes Internationales du MIT, qui a examiné toutes les estimations crédibles, m’a dit qu’un chiffre moyen “suggère environ 700 000 morts”. Il fit néanmoins remarquer que ceci était à l’exclusion des morts parmi les millions d’Irakiens déplacés et qui représentent 20% de la population.

Le lendemain du programme de Harvey, “Today” contra avec Toby Dodge du LSE et ancien conseiller du général américain David Petraeus, un des architectes des désastres à la fois en Irak et en Afghanistan, ainsi que Mowaffak al-Rubaie, un ancien “conseiller irakien à la sécurité” dans le régime d’occupation, l’homme qui mena Saddam Hussein à son lynchage.

Ces “experts” accrédités par la BBC, réfutèrent sans aucune preuve contraire les études et réduisirent le nombre de morts de centaines de milliers. L’interviewer Mishal Husain n’offrit aucune contradiction à leur propagande. Puis ils “débattirent” de qui était responsable. Les dires de Lloyd George se tinrent: la culpabilité fut détournée.

Mais pour combien de temps ? Il ne fait aucun doute que la magnitude du crime commis en Irak s’est enfouie dans la conscience publique. Beaucoup se rappellent que l’opération Choc et Stupeur fut l’extension d’un embargo meurtrier imposé à l’Irak pendant 12 ans par la GB et les Etats-Unis et qui fut étouffé par les médias de masse, incluant la BBC. 500 000 enfants irakiens moururent des causes directes de cet embargo d’après l’UNICEF. J’ai vu de mes yeux des enfants mourant dans des hôpitaux en Irak à qui on ne pouvait donner un simple analgésique (anti-douleur).

Dix ans plus tard, à New York, j’ai rencontré le patron britannique responsable de ces “sanctions” contre l’Irak. Son nom est Carne Ross, connu à une époque à l’ONU sous le sobriquet de “Mr Irak”. Il est maintenant un diseur de vérité. Je lui ai lu la déclaration qu’il avait faite à un comité de sélection de l’assemblée britannique en 2007: “Le poids des évidences indique clairement que les sanctions ont causé une énorme souffrance humaine parmi les Irakiens ordinaires, particulièrement chez les enfants. Nous, les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, furent les principaux ingénieurs et briseurs de sanctions et nous étions parfaitement au courant de cette évidence à l’époque mais nous l’avons largement ignoré et l’avons blâmé sur le gouvernement de Saddam Hussein. Nous avons nié à une population entière les moyens de vivre.”

Je lui ai dit: « Ceci est un terrible aveu. »

“Oui, je suis d’accord”, a t’il répliqué. “J’en ai honte…” Il décrivit alors comment le ministère des affaires étrangères britannique manipula des médias consentants. “Nous contrôlions l’accès au ministre des affaires étrangères comme une forme de récompense pour les journalistes. S’ils étaient critiques, nous ne leur donnions pas les nouvelles des voyages autour du monde. Nous leur donnions des factoïdes pré-fabriqués et du renseignement aseptisé, ou nous les gelions hors du système.”

Dans la course à l’invasion de 2003, d’après des études de l’université du Pays de Galles et de Media Tenor, La BBC suivit la ligne politique du gouvernement Blair ainsi que ses mensonges et mit une restriction sur le temps de parole de tous ceux qui s’opposaient à l’invasion. Quand Andrew Galligan présenta de manière fameuse un rapport dissident sur “Today”, il fut écrasé, ainsi qu’un co-directeur général.

La vérité au sujet du bain de sang en Irak ne peut pas être “contrée” tout le temps et indéfiniment. Tout comme ne peut pas l’être “notre” soutien pour les féodaux d’Arabie Saoudite, les prédateurs nucléairement armés d’Israël, les nouveaux fascistes d’Egypte et les “libérateurs” djihadistes de Syrie, dont la propagande fait maintenant l’information de la BBC. Il y aura un jour de jugement, pas seulement pour les Blair, Straw et Campbell, mais aussi pour tous ceux qui les ont aidé à garder la ligne droite.

Hypocrisie internationale: Armes chimiques… vous avez dit armes chimiques ?..

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Et si on parlait des armes chimiques en Israël ?

 

Jonathan Cook

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article :

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14015

 

Le plan d’inspection et de destruction des armes chimiques de la Syrie attire l’attention sur les armes de destruction massive (ADM) non déclarées d’Israël.

Les responsables israéliens semblent de plus en plus nerveux, craignant que les efforts internationaux pour détruire les armes chimiques syriennes ne servent de prélude à des exigences pour qu’Israël élimine ses propres ADM non déclarées.

Israël maintient ce qu’il appelle « une posture de l’ambiguïté » sur la question de savoir s’il dispose d’armes nucléaire ou chimiques. Mais ce État est très fortement soupçonné de disposer d’un grand arsenal de bombes nucléaires, soustrait à toute surveillance internationale, et il existe de forts soupçons qu’il ait secrètement développé un programme d’armes chimiques.

Ces préoccupations se sont renforcées après la divulgation ce mois-ci d’un rapport confidentiel de la CIA suggérant qu’Israël avait constitué un stock important d’armes chimiques dans les années 1980. Israël a refusé à la fois de signer le Traité de non-prolifération de 1968, portant sur la réglementation des armes nucléaires, et de ratifier la Convention sur les armes chimiques de 1993, laquelle oblige les États à soumettre à une surveillance internationale et à détruire les agents chimiques en leur possession.

Au cours des derniers jours, d’autres pays du Moyen-Orient ont pris une série d’initiatives pour attirer l’attention internationale sur les ADM d’Israël.

Ces efforts ont suivi la ratification de la Convention sur les armes chimiques par Damas la semaine dernière, et l’annonce ce week-end d’un calendrier convenu entre la Russie et les États-Unis pour débarrasser la Syrie de ses stocks de substances chimiques d’ici le milieu de l’année prochaine.

Israël est aujourd’hui l’un des seuls six États qui refusent d’appliquer la Convention, avec dans la liste l’Égypte, le Myanmar, l’Angola, la Corée du Nord et le Sud Soudan. Cela a suscité des inquiétudes qu’Israël ne devienne rapidement un État paria sur la question.

Le journal quotidien Haaretz a rapporté cette semaine que la perspective que des pressions internationales ne s’exercent sur Israël pour connaître la vérité sur ses stocks d’ADM « tenait éveillés toute la nuit pas mal de hauts responsables de la défense israélienne ».

Shlomo Brom , un ancien général israélien et maintenant chercheur à l’Institut d’études de sécurité nationale à l’Université de Tel Aviv, a qualifié « d’imprudente » la politique actuelle d’Israël sur les armes chimiques.

« La réalité au Moyen-Orient a changé depuis qu’Israël a refusé de ratifier la convention. Il n’y a plus aucune bonne raison pour Israël de rester avec la poignée de régimes qui s’opposent à lui. »

Cette semaine, les États arabes ont présenté une résolution devant l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies, l’Agence internationale de l’énergie atomique, demandant à Israël de placer ses installations nucléaires sous le régime d’inspection de l’AIEA dans le cadre du projet d’instaurer une zone sans armes nucléaires dans la région.

Le Traité de non- prolifération des armes nucléaires, qu’Israël a refusé de signer, a été élaboré en 1968, un an après Israël ait très certainement produit sa première ogive nucléaire.

« Mesures graves »

Un rapport publié ce dimanche par deux experts en prolifération a évalué qu’Israël avait construit un total de 80 bombes nucléaires jusqu’à 2004, année où il a semble-t-il avoir interrompu la production. Le même rapport conclut qu’Israël avait des stocks de matières fissiles suffisamment importants pour doubler le nombre de bombes à court terme.

Les responsables américains se sont cependant opposés aux États arabes à l’AIEA. Joseph Macmanus, le représentant américain à l’agence, a déclaré que la résolution « ne fait pas avancer notre objectif partagé de progrès vers une zone exempte d’ADM au Moyen-Orient. Au lieu de cela, elle sape les efforts d’un dialogue constructif vers cet objectif commun. »

Un plan égyptien préparant le terrain pour l’établissement d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient avait été parrainée par les États-Unis en 2010, malgré l’opposition d’Israël. Cependant, Washington a annoncé l’an dernier qu’il reportait toute action à un date ultérieure. Dans le même temps, dimanche dernier, le ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté la communauté internationale à « prendre des mesures sérieuses » pour forcer Israël à ratifier la Convention sur les armes chimiques.

Suite à la ratification de la convention par la Syrie, son ambassadeur à l’ONU, Bachar Jaafari, a déclaré : « le principal danger des armes de destruction massive, c’est l’ arsenal nucléaire israélien », ajoutant qu’Israël possédait des armes chimiques, mais que la plupart des autres États ne sont pas prêts à en parler.

Cela peut encore changer. Les représentants du gouvernement israélien se sont dits inquiets que le secrétaire d’État américain, John Kerry, puisse exiger d’Israël la ratification du traité de non prolifération dans le cadre des efforts américains pour effacer les armes chimiques du Moyen-Orient. « Maintenant, Kerry peut expliquer que les USA ont besoin de l’aide d’Israël avec une ratification du traité interdisant l’utilisation d’armes chimiques », a rapporté le journal Haaretz .

Selon des informations parues dans les médias israéliens, les ambassades israéliennes à l’étranger ont reçu des instructions pour éluder les questions posées par les journalistes et les diplomates et liées aux armes chimiques israéliennes.

Le ministère israélien de la Défense a refusé de faire des commentaires pour Al-Jazeera, renvoyant les questions au bureau du Premier ministre. David Baker, un porte-parole de Netanyahu, a également refusé de répondre, traitant de « spéculations » toutes les interrogations. Il n’a pas voulu dire si le gouvernement israélien avait donné des directives aux responsables politiques.

Dans une déclaration publique inhabituelle, Amir Peretz, ancien ministre de la Défense, a déclaré à Radio Israël cette semaine : « J’espère beaucoup, et je suis certain, que la communauté internationale ne va pas en faire une question centrale et que nous allons maintenir le statu quo ». Contrairement à la Syrie, a-t-il prétendu, Israël était un « régime démocratique et responsable ».

Uri Avnery , un journaliste israélien et ancien homme politique, a déclaré que les Israéliens sont persuadés que leur pays possède secrètement de telles armes. « Le gouvernement israélien a toujours maintenu que Israël était une exception, qu’il s’agissait d’un gouvernement responsable et qu’il n’avait donc pas besoin de se soumettre aux conventions internationales, qu’elles soient nucléaires, biologiques ou chimiques. Les Israéliens croient qu’en raison de l’Holocauste, ils ont droit à une protection supplémentaire, ce qui signifie en pratique l’accès à tout type d’arme. »

Le secret d’Israël est, en partie, motivée par la promesse d’éviter d’embarrasser les États-Unis en déclarant posséder des armes de destruction massive. Washington en effet viole la législation américaine en continuant à verser à Israël des milliards de dollars chaque année, alors qu’Israël possède des armes nucléaires hors de tout traité de non- prolifération.

Une position à courte vue

Le refus d’Israël de ratifier la Convention sur les armes chimiques aux côtés de la Syrie « est une position à courte vue et d’utilité douteuse » , dit un éditorial du Haaretz, ajoutant qu’un changement de politique montrerait qu’Israël était prêt « à faire sa part dans l’effort général pour débarrasser la région des armes de destruction massive ».

Les soupçons qu’Israël puisse dissimuler un programme d’armes chimiques se sont renforcés à la suite d’un récent rapport du magazine américain Foreign Policy, révélant que des satellites espions américains avaient découvert une zone de stockage d’armes chimiques dans le désert du Néguev en Israël pour la première fois en 1982.

Un rapport confidentiel de la CIA de 1983 et divulgué par le même magazine, avait identifié « une probable installation de production et stockage d’agent innervant », près de la ville israélienne de Dimona, elle-même proche du réacteur nucléaire israélien. Le magazine ajoute que les industries chimiques d’Israël sont également soupçonnées d’être impliquées dans la production d’armes.

Selon des communications militaires israéliennes captées et divulguées par l’Agence de sécurité nationale américaine à cette époque, les bombardiers israéliens ont mené des missions simulant des bombardements par armes chimiques dans le Néguev .

Le rapport suggère que « plusieurs indicateurs nous amènent à croire [que les Israéliens] ont à leur disposition au moins des agents neurotoxiques persistants et non persistants, du gaz moutarde et plusieurs agents toxiques de lutte antiémeute, insérés dans des systèmes appropriés de diffusion ».

Bien qu’il ne soit pas possible de savoir si fonctionne encore le site de stockage d’armes chimiques identifié par la CIA au début des années 1980, il y a des indications sérieuses qu’Israël a continué à travailler sur des agents neurotoxiques dans les années qui ont suivi.

Israël est connu pour avoir un institut de recherche biologique à Ness Ziona, à environ 20km au sud de Tel Aviv, qui se présente comme un centre de recherche du gouvernement. Officiellement, l’institut effectue de la recherche pour la médecine et pour la défense, notamment en aidant Israël à se prémunir contre les effets d’une attaque au moyen d’ armes chimiques ou biologiques.

L’institut est cependant soupçonné d’avoir également et secrètement développé des capacités offensives, le plus célèbre de ses agents toxiques ayant été utilisé dans une tentative d’assassinat du dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, en Jordanie en 1997.

Mechaal, à qui des agents du Mossad avait injecté un produit toxique dans une oreille, ne fut sauvé que parce que les deux agents impliqués ont été capturés alors qu’ils étaient encore en Jordanie. Binyamin Netanyahu, le premier ministre israélien de l’époque, avait décidé de remettre un antidote en échange de la libération des deux espions.

Des armes expérimentales

Israël est fortement soupçonné d’avoir utilisé une toxine très difficile à détecter dans la mort encore inexpliquée du dirigeant palestinien Yasser Arafat en 2004.

La connexion entre Israël et les armes chimiques a également fait surface suite à un crash d’un avion israélien près d’Amsterdam en 1992.

Les médias néerlandais avaient rapporté que l’avion d’El Al transportait des quantités importantes d’un composant chimique majeur du gaz sarin, le gaz neurotoxique utilisé près de Damas le dernier mois, le gouvernement syrien ayant été largement accusé d’être responsable de l’attaque. La société américaine qui avait fourni [en 1992] le produit chimique en question, avait déclaré que la livraison devait se faire à l’Institut de recherche biologique à Ness Ziona.

Une série de rapports, dont un de la BBC au début de la deuxième Intifada palestinienne il y a dix ans, a également accusé Israël d’utiliser ce qui semblait être une forme expérimentale de gaz lacrymogène produisant des convulsions graves pour beaucoup de ceux qui l’ont inhalé.

Plus récemment, les attaques répétées d’Israël sur Gaza ont été l’occasion d’utiliser des munitions Dense Inert Metal Explosive ( DIME), un type d’arme expérimentale qui n’est pas encore couvert par les traités internationaux. Son explosion provoque de graves dommages internes aux victimes et laisse des traces de métaux cancérigènes, tels que le tungstène, dans les corps de ceux qui survivent.

En hiver 2008-09 , Israël a été largement condamné pour avoir utilisé du phosphore blanc sur des zones habitées de Gaza. Même si ce gaz est autorisé à être utilisé sur un champ de bataille pour créer un écran de fumée, le phosphore blanc est considéré comme une arme chimique lorsqu’il est utilisé dans des zones où des civils sont présents. Les éléments de cette substance chimique brûlent à travers la chair et les poumons et ils sont particulièrement difficiles à éteindre.

Sous la pression internationale, l’armée israélienne s’est engagée plus tôt cette année à mettre fin à l’utilisation de ce type de produit toxique.

* Jonathan Cook a remporté le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jkcook.net.

Attaque unilatérale sur la Syrie: Ne nous réjouissons pas trop vite et maintenons vigilance et pression sur les criminels des gouvernements…

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Excellente analyse ici de Paul Craig Roberts qui nous fait toucher du doigt ce qui pourrait bien se produire maintenant qu’Obama ait décidé de s’en remettre au congrès pour « valider » son attaque de la Syrie, qui demeurera quoi qu’il en soit un crime de guerre, avec ou sans l’aval du congrès yankee, tout comme le sont les attaques de la Libye, de l’Irak, de la Serbie, etc, etc…

Une fois de plus nous réitérons ce que nous avons dit précédememnt: C’est l’aval (ou non) des banquiers qui importe, pas celui de quelque parlement fantoche que ce soit. Les Rotschild, Rockefeller, Morgan, Goldman Sachs and co ont ils décidé de la guerre ?

C’est la seule question qui mérite une attention. La décision (limite) du parlement britannique, marionnette de la City, peut-être vue comme le verdict des banquiers. Mais il y a fort à parier qu’il n’y a pas d’unanimité au sommet de la pyramide… Méfiance et maintenons la pression sur le théâtre des guignols !

— Résistance 71 —

 

Obama a décidé qu’il est plus sûr d’acheter le congrès que d’y aller tout seul

 

Paul Craig Roberts

 

1er Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/01/obama-has-decided-that-it-is-safer-to-buy-congress-than-to-go-it-alone-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout en continuant à clâmer des pouvoirs dictatoriaux en commençant une guerre de son propre chef, Obama a mis son attaque unilatérale sur la Syrie en position d’attente après avoir reçu une lettre signées par plus de 160 députés lui rappelant qu’emmener le pays en guerre sans le consentement du congrès est un acte passible de destitution, il vît qu’aucun des pays susceptibles de fournir une couverture pour un nouveau crime de guerre, pas même le gouvernement marionnette britannique et les états narionnettes de l’OTAN, ne soutiendraient l’agression militaire annoncée par l’Amérique.

Obama s’en est sorti concernant l’attaque sur la Libye sans avoir l’accord du congrès, car il a utilisé les marionnettes de l’OTAN et non pas les forces militaires américaines. Ainsi Obama a pu dire que les Etats-Unis n’étaient pas directement impliqués.

Maintenant que le manque de couverture et le défi lancé par le congrès ont fait que l’apprenti tyran Obama ait mis en sourdine son attaque sur la Syrie, à quoi devons-nous nous attendre ?

Si Obama était intelligent, et clairement quiconque est capable de nommer Susan Rice comme conseillère à la sécurité nationale, n’est pas intelligent, il laisserait simplement cette attaque sur la Syrie s’estomper dans le fond politique pour y mourir alors que le congrès retourne au boulot le 9 Septembre pour faire face aux problèmes insolubles du déficit du budget et du plafond de la dette.

Un gouvernement compétent réaliserait qu’un gouvernement qui est incapable de payer ses factures sans l’utilisation massive de la planche à billets est bien trop avancé dans les problèmes majeurs pour s’occuper de ce qu’il va faire en Syrie. Aucun gouvernement compétent ne se risquerait à une attaque militaire au Moyen-Orient qui pourrait résulter en un conflit majeur et une hausse massive des prix du pétrole, faisant empirer ainsi la situation économique auquelle fait face Washington (NdT: Logique, mais l’autre logique est la suivante: L’oligarchie ne souhaite t’elle pas le chaos général et l’effondrement de la société américaine afin d’imposer leur grille totalitaire du Nouvel Ordre Mondial ?… en ce cas, tout ceci est d’une logique implacable, si une fois de plus, les banquiers l’ont décidé…).

Mais Obama et sa clique d’incompétents ont démontré qu’ils n’ont de fait aucune compétence. Le régime est également corrompu, l’édifice entier ne repose que sur des mensonges.

Maintenant que la Maison blanche réalise qu’Obama ne peut pas commettre un nouveau crime de guerre sans couverture préalable, voici ce à quoi nous pouvons décemment nous attendre. La dispute va s’éloigner de savoir si oui ou non Assad a utilisé des armes chimiques et va se transformer en une dispute sur le fait que le congrès ne doit pas miner le prestige des Etats-Unis et sa crédibilité en ne soutenant pas le président Obama, le dernier homme de main pour l’agression des guerres américaines.

La Maison Blanche va soudoyer, cajoler et intimider le congrès. La base de l’argument du régime sera que le prestige et la crédibilité des Etats-Unis sont en jeu et que le Congrès se doit de soutenir le président. Celui-ci et le ministre des affaires étrangères ont déclaré de manière non équivoque la culpabilité d’Assad et leur détermination à le punir. Devant l’évidence de l’insanité de Washington, la façon dont Washington va punir Assad pour avoir soi-disant tué des Syriens avec des armes chimiques, sera de tuer encore plus de Syriens avec des missiles de croisière.

Si cela n’a aucun sens pour vous, alors vous ne faites pas partie du gouvernemet Obama ou des médias américains et vous ne pourrez jamais (NdT: Honte à nous !!) être des néo-conservateurs. La Maison Blanche va argumenter qu’Obama a fait un compromis avec le congrès en laissant celui-ci voter la décision et que la part du congrès dans ce compromis est de lui donner son soutien. Rencontrons-nous à mi-chemin dira la Maison Blanche.

Le lobby israélien, Susan Rice, les néocons et les va t’en guerre comme les sénateurs McCain et Graham vont argumenter que le manque de soutien à Obama pour attaquer la Syrie touche à la crédibilité des Etats-Unis, que cela “aide les terroristes” et “laisse l’Amérique sans défense”. C’est déjà mal, vont-il dire, qu’Obama ait montré de l’indécision en attendant l’accord du congrès et aussi son manque d’engagment en substituant des frappes limitées au plus original de changement de régime.

Faisant face à une menace de coupure de fonds en provenance du lobby israélien et du complexe militaro-industriel et de la sécurité, le parlement et le sénat peuvent être ramenés dans la “ligne du parti” de “soutenir le pays” alors qu’il commet un  nouveau crime de guerre. La combinaison de pots-de-vin, d’intimidation et d’appels patriotiques à soutenir le prestige de l’Amérique peut ramener le congrès en ligne pour la guerre. Personne ne sait vraiment si les 160 membres du parlement étaient sincères au sujet de donner un avertissement à Obama ou s’ils voulaient simplement quelque chose. Peut-être voulaient-ils simplement qu’Obama se brûle les lèvres pour demander leur accord.

Si le congrès donne son aval pour un autre crime de guerre américain, le premier ministre britannique Cameron pourra retourner au parlement et leur dire qu’Obama “a maintenant ramené le congrès à bord, ayant ainsi une couverture et que si le parlement ne revient pas sur sa décision, nous aurons nos financements coupés.”

Très peu de politiciens britanniques, à part George Galloway, sont confortables avec le fait d’avoir leur financement coupé.

Si Cameron remène le parlement britannique dans la ligne belliciste, les autres pays de l’OTAN pourraient décider alors de retourner dans le train du financement, car la règle suprême de la civilisation occidentale est que toujours plus d’argent vaut mieux que pas d’argent du tout…

Washington et ses marionnettes de l’OTAN critiqueront alors la Russie et la Chine pour utiliser leur veto au CS de l’ONU afin de bloquer l’apport de justice, de liberté et de démocratie en Syrie. Ces arguments bidons seront utilisés par la pressetituée occidentale pour miner l’importance de l’opposition du CS de l’ONU à l’attaque de Washington sur la Syrie. Pourquoi Washington devrait-il être diminué par des membres du CS qui soutiennent l’utilisation par Assad d’armes chimiques, demanderont les putes de service des médias américains. Ces prostitués que constituent les médias feront tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer que Washington puisse tuer encore plus de Syriens, car tuer, est l’action emblématique des Etats-Unis.

Comme l’histoire de l’humanité le prouve (NdT: Non, une partie de l’histoire de l’humanité seulement, celle qui vit l’avènement de l’état-nation moderne au XVIème siècle…), les gens feraient n’importe quoi pour de l’argent. Sauf pour des gens comme Edward Snowden, Bradley Manning, et Julian Assange. Si chacun de ces diseurs de vérité avait demandé à Washington de les acheter en échange de leur silence, Washington leur aurait fourni de larges fortunes avec lesquelles ils auraient pu vivre dans un excellent confort.

Considérant le niveau de corruption des gouvernements américains et à quel point Washington est déterminé a toujours avoir raison et à faire ce qu’il veut, les inspecteurs de l’ONU pour les armes chimiques sont en danger. Il est fort peu probable qu’ils aient un accident comme les membres du commando des Navy SEALs Team six (NdT: Responsable du soi-disant flingage de Ben Laden, et qui périrent tous dans un “accident” d’hélicoptère en Afghanistan…) ; mais à moins qu’ils ne soient reclus comme un jury de tribunal, ils sont les cibles faciles de toute corruption. Si le rapport de l’ONU sur l’attaque chimique ne soutient pas la position de Washington, le secrétaire général sera mis sous pression afin qu’il dise que le rapport est inconclusif. Après tout, Washington signe les chèques qui maintiennent l’ONU dans le business…

Personne ne doit s’attendre à ce que le congrès vote sur la base de preuves. De plus, le congrès n’a jusqu’ici démontré aucune compréhension du fait qu’Assad ait ou non utilisé des armes chimiques, c’est un crime de guerre pour les Etats-Unis que de commettre une agression non provoquée contre la Syrie, un pays qui n’a pas attaqué les Etats-Unis. Ce n’est aucunement le problème de Washington de savoir comment le gouvernement syrien annihile les efforts des extrémistes d’al-Nousra de le renverser.

L’argument d’Obama qui dit qu’il est acceptable de tuer des gens avec du phosphore blanc et de l’uranium appauvri comme le font les Etats-Unis et Israël, mais pas avec de gaz sarin, n’a absolument aucune logique inhérente.

http://www.washingtonsblog.com/2013/08/the-u-s-and-israel-have-used-chemical-weapons-within-the-last-8-years.html


Washington a un plan contingent d’utiliser des bombes nucléaires destructrices de bunkers (bunker busters) contre les facilités nucléaires énergétiques iraniennes souterraines. Si Washington pense que les armes de destruction massive ne sont pas permises, alors pourquoi Washington en a t’il autant ainsi que des plans pour leur utilisation future ? Washington manifeste t’il des regrets d’avoir largué deux bombes nucléaires sur des villes civiles japonaises dans le même temps où le gouvernement japonais faisait tout pour remettre sa rédition ?

Depuis la fin de la dangereuse guerre froide, la guerre chaude a été la ligne de conduite politique des Etats-Unis. George H.W. Bush a attaqué l’Irak après que son ambassadeur ait donné le feu vert à Saddam pour attaquer le Koweït. Clinton a attaqué la Serbie sous de faux prétextes et sans aucune autorité constitutionnelle ou légale. George W. Bush a attaqué l’Afghanistan et l’Irak sur la base de mensonges éhontés. Obama a renouvelé l’attaque sur l’Afghanistan et a aussi attaqué le Yémen, le Pakistan, la Somalie. Obama a envoyé ses marionnettes de l’OTAN attaquer la Libye, a envoyé des mercenaires en Syrie et maintenant a l’intention d’empêcher la défaite de ses mercenaires en attaquant la Syrie.

Washington construit un cordon de bases militaires autour de la Russie et de la Chine, ces bases sont extrêment provocatrices et sont le présage d’une guerre nucléaire.

Les Etats-Unis, pays possédant un arsenal nucléaire, dont les leaders politiques sont fous et corrompus, est un grand danger pour la planète et la vie sur Terre. Que Washington soit aujourd’hui le danger #1 au monde est maintenant universellement reconnu, sauf par les Américains qui portent leur patriotisme sur leur manche. Ces dupes si naïfs sont ceux qui permettent la chute de l’humanité par la guerre.

Jusqu’à ce que l’éconmie américaine ne s’effondre, Washington va imprimer de l’argent et ainsi pourra acheter l’accord pour ses crimes. Washington peut compter sur la pressetituée pour expliquer ses mensonges comme s’ils étaient des faits. Le monde ne sera pas en sécurité tant que le château de cartes états-unien ne se sera pas effondré.

Je ressens une certaine pitié pour les Américains non informés qui pensent qu’ils vivent dans le “meilleur pays du monde”. Trop peu d’Américains se soucient que leurs gouvernements ont détruit un nombre incalculable de vies en Amérique Centrale, au Vietnam, au Moyen-Orient et en Afrique. L’armée américaine massacre de manière routinière des civils en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie et est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens et de 4 millions de déplacés/réfugiés. La définition américaine de “meilleur pays au monde” est celle d’un pays qui peut massacrer le plus d’innocents, de gens qui n’ont jamais attaqué l’Amérique, de gens qui autrefois regardaient l’Amérique comme l’espoir du monde et qui la voient maintnenant comme une menace mortelle.

Trop d’Américains n’ont aucune idée qu’un cinquième de leurs concitoyens dépendent aujourdhui du soutien et des subsides du gouvernement pour survivre, et s’ils le savent, ils blâment cela sur les infortunés qui ne sont à leurs yeux que des sangsues suçant l’argent des contribuables. Aux Etats-Unis, les opportunités d’emploi et de salaires décents diminuent dramatiquement ; il n’y a aucun frein au pillage des citoyens par les institutions financières. Il n’y a aucune obstruction à la brutalité et les actes hors-la-loi de la police et aucune limite aux mensonges qui maintiennent la population américaine piégée dans la Matrix, insouciante de la réalité.

Comment un tel peuple peut rester libre ou mettre un frein à un gouvernement ne désirant que la guerre dépasse l’imagination.

Ces républicains qui se soucient du fardeau de la dette pour leurs enfants et petits-enfants, se préoccupent d’un futur qu’on ne verra peut-être pas. L’arrogance imbécile de Washington pousse le monde vers l’apocalypse nucléaire.

“Le meilleur pays du monde” est la force maléfique qui détruit les vies et les espoirs de bien des gens différents et qui pourrait bien en plus, détruire toute vie sur Terre.