Archive pour USA coup d’état vénézuéla

La guerre de Rockefeller contre le Vénézuela continue… Une brève histoire du pays de 1914 à nos jours (Dean Henderson)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 janvier 2019 by Résistance 71

En France, le petit soldat rothschildien Macron a bien entendu emboîté le pas de ses maîtres et a menacé Maduro et le peuple vénézuélien. La ligne de scission géopolitique (fictive répétons-le) se dessine toujours mieux avec la Russie et la Chine soutenant Maduro et le peuple vénézuélien. Tout est en place pour la phase 2 de l’opération Condor 2.0 en Amérique du sud et dans les Caraïbes avec toujours bien entendu les criminels de la finance pétrolière aux manettes, entité dont le quartier général est la City de Londres.

Là réside le cœur de l’hydre, ses têtes elles s’étendent dans le monde entier y compris en Chine.

Du reste la Banque d’Angleterre (reine de la City de Londres, gérée depuis bien longtemps par la famille Rothschild) vient de refuser de rendre au Vénézuéla son or à hauteur de 1,2 milliards de dollars ! Le blocus financier contre le peuple vénézuélien se met en place. (https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-25/u-k-said-to-deny-maduro-s-bid-to-pull-1-2-billion-of-gold )

Il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir. Chavez et Maduro peinent parce qu’ils tentent des réformes à terme IMPOSSIBLES, il ne faut pas chercher à rendre le système plus “vertueux” il faut s’en DEBARRASSER et créer la société des sociétés sur la base des communes libres. Chavez aurait pu mettre en place tout cela et rediluer le pouvoir dans le peuple totalement, rendre l’état totalement obsolète, il ne l’a pas fait par manque de vision ultime au bout du compte et malgré son charisme et ses bonnes intentions, il n’a fait que gérer la merdasse systémique étatico-capitaliste qui doit être abolie et non pas réformée. Maduro lui a emboîté le pas, mais à sa décharge, il n’avait pas/plus le choix. Notons à preuve de cela le nombre de fois dans l’article ci-dessous où Dean Henderson emploie le mot “réforme” ou “réformer”… Avec un esprit programmé “réforme”, on ne fait que le jeu de l’oligarchie qui peut tout corrompre à souhait, ce n’est qu’une question de temps.

Il est évident qu’il faille soutenir le peuple vénézuélien, mais il faut aussi reconnaître les erreurs commises pour cesser de les commettre. Le peuple vénézuélien, tous les peuples du monde ont un exemple à adapter à leurs besoins et leurs cultures, celui qui nous est montré depuis 1994 au Chiapas mexicain avec cette expérience zapatiste, qui ne demande qu’à être étendue dans le principe à travers le monde. C’est à nous de jouer.

Quoi qu’il en soit nous faisons tous partis d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion international. En cela nous sommes tous inter-reliés !

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat (esclavage moderne).  Tout le reste, à terme, n’est que pisser dans un violon !

Solidarité ! Union ! Persévérance ! Réflexion ! Action !

Pour une humanité SUPRA humaine.

~ Résistance 71 ~

 


La NED et associés derrière la guerre contre le Vénézuéla

 

La guerre de Rockefeller contre le Vénézuéla continue

 

Dean Henderson

 

24 janvier 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/01/24/rockefeller-war-on-venezuela-continues/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hier, quelques heures après que le président Trump ait reconnu le leader de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido comme le nouveau président du pays, le président élu dans son second mandat Nicolas Maduro a rompu toute relation diplomatique avec les Etats-Unis les accusant de soutenir un coup d’état contre son gouvernement et a donné à tout le personnel américain 72 heures pour quitter le pays. Maduro n’a été investi à la présidence qu’il y a à peine deux semaines.

La Russie a prévenu que la tentative de coup d’état américaine, qui sera par la suite soutenue par les gouvernements de droite de la Colombie, du Brésil et du Canada, résulterait en une effusion de sang si elle était poursuivie. Le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a déclaré que toute interférence extérieure au pays est “inacceptable” et que parler d’intervention militaire américaine est “dangereux”.

Eduqué à l’université Georges Washington, nid d’espion de la CIA, Guaido n’est devenu que le président de l’assemblée nationale du Vénézuéla le 5 janvier courant. Il a immédiatement déclaré que Maduro n’était pas le président du pays et a incité à la rébellion au sein de l’armée.


Nicolas Maduro de chauffeur de bus à président

Maria Iris Vadela Rangel, une leader du parti politique de Maduro du Parti Socialiste Unifié a tweeté au sujet de la sédition: “Guaido, j’ai déjà préparé ta cellule avec le bon uniforme et j’espère que tu nommeras ton cabinet rapidement afin de savoir qui te tiendra compagnie, imbécile de sale gosse.

Des hauts-fonctionnaires américains ont dit au New York Times (NdT: une des voix de la CIA de longue date…) qu’ils voyaient en Guaido un “nouveau visage” et le vice-président Pence l’a déjà publiquement soutenu. Madura a déclaré dans une adresse télévisée: “Qui choisit le président su Vénézuéla ? Mike Pence ? Je suis le seul président légitime du Vénézuéla. Nous ne voulons pas retourner au XXème siècle, période de l’intervention gringo et des coups d’état.

En 2017, Maduro a fait organiser des élections pour une assemblée constituante. Plus de 8 millions de personnes participèrent, créant un rampart de protection pour la révolution socialiste bolivarienne contre la violence constante de l’oligarchie vénézuélienne basée à Miami en Floride. (NdT: tout comme l’opposition terroriste cubaine…).

Le 9 octobre 2012, le président vénézuélien Hugo Chavez avait été réélu pour la 3ème fois en 14 ans, battant le champion de l’opposition Henrique Capriles avec 54% des voix. Le bouillant Chavez, qui venait de critiquer sévèrement le harcèlement de l’OTAN sur le gouvernement syrien d’Assad, devait servir un autre terme présidentiel de six ans.

Mais le 25 mars 2013, Chavez décéda d’un “cancer” ultra rapide, plus que probablement administré par des agents des banquiers de la City de Londres.

 (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/08/28/did-the-cia-poison-hugo-chavez/)

La réélection de Chavez fut remarquable considérant le fait que moins de deux ans auparavant, l’oligarchie vénézuélienne et ses soutiens de la CIA/Big Oil propageaient des manifestations à Caracas sous le terme “d’opération Vénézuéla”. Ces évènements qui furent bien contrés par les supporteurs de Chavez, marquèrent l’anniversaire du remplacement de Marcos Perez Jimenez au Vénézuéla en 1958.

Mais, comme avec toutes les révolutions orange/de velours/du cèdre fomentées par la CIA, la contradiction se situe dans le livre d’histoire. Jimenez voyez-vous, était un dictateur d’extrême droite, à l’opposé de ce qu’était Chavez le socialiste.

En 1914, la succursale de la compagnie pétrolière de la Royal Dutch Shell: Caribbean Petroleum, découvrit le vaste champ pétrolier du Mena Grande au Vénézuéla. Les compagnies pétrolières étrangères commencèrent à affluer dans la région. Lorsque fut découvert du pétrole au lac Maracaibo en 1922, le dictateur local Juan Vincente Gomez autorisa les Etats-Unis à écrire les lois pétrolières pour le Vénézuéla.

Le 27 novembre 1948, le premier président vénézuélien démocratiquement élu Romulo Gallegos fut renversé par un coup d’état mené par des sbires de Jimenez. La démocratie ne fut pas restauré avant 1958 lorsque Jimenez fut renversé. Le président Romulo Ernesto Betancourt Bello remporta l’élection cette année là. Le populiste Betancourt avait été président de 1945 à 1948. Il avait transféré le pouvoir au romancier Gallegos peu de temps avant le coup d’état fasciste.

Jimenez a privatisé l’économie du Vénézuéla tout en ruinant Caracas avec les grattes-ciel des multinationales et des banques. Il était en termes très étroits avec l’homme le plus riche du pays, Gustavo Cisneros et Creole Petroleum. Cisneros est un lieutenant des Rockefeller qui siège à la banque Nova Scotia (Banque de Nouvelle-Ecosse, canadienne), une des 5 plus grosses banques canadiennes. Cette banque a possédé quelques 200 tonnes d’or qui furent exfiltrées des sous-sols du WTC  après les attentats du 11 septembre.

Creole Petroleum est une succursale d’ExxonMobil (Rockefeller) et fut fondée par la CIA. Creole Petroleum et la CIA partagent le même espace de bureaux à Caracas. L’entreprise ExxonMobil des intérêts Rockefeller EST la CIA au Vénézuéla (NdT: et au Qatar, petit pays qui est un protectorat ExxonMobil, mieux même: ExxonMobil est le propriétaire du Qatar). L’entreprise Bechtel a construit l’oléoduc Mena Grande pour servir les intérêts pétroliers de Creole Petroleum du lac Maracaibo.

Peu de temps après les élections de 1958, le vice-président Richard Nixon visita le Vénézuéla pour tenter de conserver Betancourt dans le giron de Big Oil et du FMI. Nixon fut accuelli par des millions de manifestants en colère. Betancourt, qui avait déjà tiré au forceps un partage des bénéfices 50-50 avec Big Oil lors de son premier mandat, prit alors un autre virage à gauche. Il commença à financer les révolutionnaires de Castro à Cuba et tenta de nationaliser complètement le pétrole vénézuélien.

Betancourt s’embarqua dans un programme ambitieux de réforme agraire et parla de soutenir les rebelles de gauche des FARC en Colombie voisine. Plus tard en 1960, il survécut à une tentative d’assassinat par des agents de Rafael Trujillo, le dictateur de la République Dominicaine installé par la CIA. Il est très probable que l’agence elle-même fut impliquée.

Le président américain Dwight Eisenhower répondit en introduisant des quotas sur le pétrole vénézuélien tout en donnant la préférence au pétrole brut mexicain et canadien. Betancourt contra cela en septembre 1960 lorsque le Vénézuéla rejoignit l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite et le Koweit dans une réunion à Baghdad qui lança l’organisation de l’OPEP en tant que cartel des producteurs de pétrole pour contrer la main mise globale sur l’économie des 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière (NdT: ExxonMobil – Royal Dutch Shell – Texaco et BP Amoco) et leurs tentacules variées.

Dans les quatre décennies qui s’ensuivirent, le Vénézuéla entreprit une re-privatisation de son secteur pétrolier et de son expansion, devenant la source principale du pétrole des 4 cavaliers à destination des Etats-Unis. Lorsque le cours des prix du pétrole s’effondra dans les années 90,  le Vénézuéla, un temps la nation la plus moderne de l’Amérique du Sud, souffrit d’un effondrement économique. Sa classe moyenne auparavant si aisée fut largement prolétarisée. Ce fut un pénible réveil.

En 1998, le candidat de la 5ème république Hugo Chavez fut élu président avec le soutien des ouvriers et des paysans vénézuéliens. Il fustigea l’hégémonie américaine sur le pays, annonça qu’il vendrait du pétrole à son ami Fidel Castro de Cuba en des termes favorables et établirait des relations diplomatiques avec l’Irak. Il annonça un programme de réforme agraire et installa des économistes marxistes à la tête de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne. Chavez parla de détourner la richesse issue du pétrole vénézuélien hors de portée des grandes banques occidentales et vers le développement d’un grand programme pour l’Amérique du Sud. Le talentueux et érudit secrétaire général de l’OPEP jusqu’en 2002 fut le ministre vénézuélien du pétrole, Ali Rodriguez.

Au début 2002, l’élite dominante du Vénézuéla, emmenée par le sbire des Rockefeller Gustavo Cisneros et la clique de la banque of Nova Scotia, tentèrent de renverser Chavez. Il y eut des rapports d’une implication navale et aérienne américaine. En avril, Chavez partit. En quelques jours, après des manifestations massives de la classe travailleuse du pays, il revint au pouvoir. Le général pro-américain qui mena cette tentative de coup fut accusé de trahison.

El jeffe se sauva en Colombie où il fut accueilli par le gouvernement du narco-terroriste Uribe, soutenu par les Etats-Unis. En octobre, l’oligarchie vénézuélienne attaqua de nouveau Chavez. Une fois de plus le putsch échoua. Le 5 décembre 2002, Chavez déclara que les troubles au Vénézuéla faisaient partie d’un complot “pour s’accaparer les richesses et l’industrie pétrolières du pays”.

Le 16 janvier 2003, Chavez quitta le Vénézuéla au milieu d’une grève par l’oligarchie des exécutifs du pétrole. Il demanda de l’aide à l’ONU où il rendit le leadership du groupe radical des G-77 des pays en voie de développement au Maroc. Fin février, après avoir tenu durant la grève, Chavez, sachant parfaitement qui était derrière elle et les grévistes, demanda au gouvernement américain de “cesser toute influence néfaste”.

Le 17 avril 2003, le directeur général de l’armée Melvin Lopez proclama dans le journal USA Today, que le gouvernement des Etats-Unis avait été directement impliqué dans la tentative du putsch manqué de février et qu’il avait la preuve que trois hélicoptères Faucons Noirs américains furent aperçu dans l’espace aérien vénézuélien durant cette période.

Le jour de Noël 2005, Chavez fit un discours à la nation dans lequel il dit alors: “… minorités, des descendants de ceux qui ont tué Jesus Christ, contrôlent les richesses du monde”. Il y proclama également que les attentats du 11 septembre 2001 à New York étaient un boulot, une trahison de l’intérieur.

En juin 2007, Chavez ordonna à Big Oil d’accepter le rôle d’associés mineurs dans l’entreprise PDVSA ou alors de quitter le Vénézuéla. ExxonMobil et Conoco Philipps partirent toutes deux. Il devint l’ami de l’Iran et une vague d’amis présidents de gauche arrivèrent au pouvoir en Amérique du Sud. Les plus radicaux furent Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Equateur et le sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua. Ensemble, ils utilisèrent la manne du pétrole vénézuélien pour lancer la tant attendue Banco del Sur en tant que contre-mesure à l’hégémonie du FMI sur leur continent.

Alors que l’attitude de Chavez devint de plus en plus frontale envers les banquiers internationaux, les 4 cavaliers commencèrent à acheter du pétrole de nations plus facilement corruptibles comme le Mexique et la Colombie. En 1990, Exxon obtenait quelques 16% de son pétrole de Colombie, tandis que Chevron produisait 26% de son pétrole brut à destination des USA du Mexique.

Un rapport datant de mai 2010 documentant une assistance étrangère à des groupes politiques au Vénézuéla, commissionnés par la tristement célèbre NED ou National Endowment for Democracy (NdT: une façade connue de la CIA…) a révélé que plus de 40 millions de dollars étaient envoyés à des groupes anti-Chavez d’agences américaines. Le fondateur de la NED Allen Weinstein se vanta dans le Washington Post: “Ce que nous faisons aujourd’hui [avec la NED] était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans…

En janvier 2011 l’administration Obama révoqua le visa diplomatique de l’ambassadeur à Washington après que Chavez eut rejeté la nomination de Larry Palmer comme ambassadeur américain à Caracas. Palmer était ouvertement critique de Chavez et avait un CV pour le moins barbouzard.

Il avait travaillé avec celui qui devait être l’assassin de Betancourt Rafael Trujillo en république dominicaine et était comme cul et chemise avec des dictateurs uruguayens, paraguayens, du Sierra leone, de Corée du Sud et du Honduras. Palmer devait remplacer Patrick Duddy qui était impliqué dans la tentative de coup d’état sur Chavez en 2002.

Le pierre suivante du programme “du socialisme du XXIème siècle” de Chavez fut de réformer le secteur financier, depuis longtemps dominé par le cartel des banques transnationales. L’assemblée nationale vénézuélienne avait passé une loi qui définissait le secteur banquier comme un service public.

La loi requiert que les banques au Vénézuéla contribuent plus aux programmes sociaux, aux efforts de construction de l’habitat et autres besoins sociaux. Elle protège les dépositaires en imposant aux institutions superintendantes de la finance de travailler dans l’intérêt des clients des banques plutôt que de celui des actionnaires.

Dans une tentative de contrôler la spéculation, la loi limite à un maximum de 20% de capital que les banques peuvent avoir en crédit. La loi aussi limite la formation des groupes financiers et interdit aux banques d’avoir un quelconque intérêt dans les entreprises boursières et les compagnies d’assurance. La loi Glass-Steagal datant de la grande dépression (1929) avait fait la même chose jusqu’à ce que le président Clinton ne la révoque en 1995.

La loi vénézuélienne stipule également que 5% des bénéfices des banques vont aux projets approuvés par les conseils communaux tandis que 10% du capital des banques doivent être investis dans un fond pour payer les salaires et les retraites en cas de banqueroute.

D’après le Wall Street Journal “Chavez a menacé d’exproprier les grandes banques dans le passé si elles n’augmentaient pas les prêts aux petites affaires et aux gens désirant devenir propriétaires de leur maison, cette fois-ci il augmente la pression publiquement pour montrer sa préoccupation concernant le manque  d’habitation pour les 28 millions de Vénézuéliens.

Avant sa mort, Chavez était devenu bien plus vocal dans son opposition à l’intervention de l’occident au Moyen-Orient, s’alliant avec l’Iran et la Syrie tout en faisant l’éloge du socialisme arabe. Il appela le président syrien Assad “un humaniste et un frère” et décrivit le président socialiste libyen Mouammar Kadhafi comme étant “un ami”.

Quant aux banksters, Chavez confirma la plus grande peur de leur porte-voix du WSJ en disant: “Toute banque qui dérape… Je vais l’exproprier…Les banquiers ont tué Hugo Chavez et ont essayé d’empêcher l’élection de Maduro en 2013 et la mise en œuvre en 2017 d’une assemblée constituante populaire.


La City de Londres aux commandes…

En désespoir de réinstaller leur monopole pétrolier sur la nation par l’axe Rockefeller/Rothschild via la filière ExxonMobil / Royal Dutch Shell, la reconnaissance par Trump du bon écolier Guaido comme président n’est juste que la dernière manœuvre en date à cet effet.

Mais ces sbires des Rockefeller et consort continuent de sous-estimer le peuple vénézuélien, qui continuera sa lutte (r)évolutionnaire et demeurera le phare de l’espoir pour le reste du monde.

= = =

Lecture complémentaire:

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

 


Vénézuela et Opération Condor 2.0


Solidarité avec le peuple vénézuélien

Publicités

Guerre impérialiste en Amérique du Sud: Maduro vire les Yankees du sol vénézuélien !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2019 by Résistance 71

Maduro sait pertinemment que ceci est le préambule d’un coup d’état, l’empire adoube sa marionnette, attaque le pays par procuration et y place son sbire pour servir ses intérêts.
Depuis l’élection du fasciste Bolsonaro au Brésil, les choses s’accélèrent et l’opération Condor 2.0 prend son essor. Des troupes mercenaires à la solde de l’empire préparent une invasion du Vénézuela dans les pays voisins de la Colombie et du Brésil, que ces pays ainsi que l’Argentine et le Paraguay aient reconnu la marionnette yankee n’est bien entendu pas du tout un  hasard. Ils suivent les ordres de leur feuille de route. L’attaque de la zone caraïbe et de l’Amérique du sud par les forces de l’empire dans cette opération Condor 2.0 se précise.
En parler et diffuser c’est en partie la déjouer…
Solidarité avec le peuple vénézuélien de nouveau attaqué par les forces impérialistes du néo-libéralisme fasciste.
~ Résistance 71 ~

 


Condor 2.0

 

“72 heures pour quitter le pays”, Maduro annonce qu’il rompt les relations diplomatiques avec les Etats-Unis

 

RT France

 

23 janvier 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/international/58310-72-heures-pour-quitter-pays-maduro-venezuela-rompt-relations-etats-unis

 

Nicolas Maduro, a déclaré qu’il rompait les relations avec les Etats-Unis, après qu’ils ont reconnu Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. Le chef d’Etat donne 72 heures aux diplomates américains pour quitter le pays.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré le 23 janvier qu’il rompait les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, après que l’administration Trump a reconnu le chef de l’opposition, Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. S’adressant à des partisans devant le palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le dirigeant socialiste a aussi annoncé qu’il donnait 72 heures au personnel diplomatique américain pour quitter le Venezuela.

«J’ai décidé de rompre les relations diplomatiques et politiques avec le gouvernement impérialiste des Etats-Unis. Dehors ! Qu’ils s’en aillent du Venezuela, ici il y a de la dignité, voyons !», a notamment proclamé Nicolas Maduro.

Sur Twitter, la Maison-Blanche a affirmé que «le président [Donald Trump] a[vait] reconnu officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme le président par intérim du Venezuela».

Dans son discours, Nicolas Maduro a accusé Washington de «coup d’Etat» et appelé les militaires à rester unis et à maintenir leur discipline. «Je demande à l’armée, aux militaires de notre patrie, aux Forces armées nationales, la plus grande loyauté, la plus grande union, la plus grande discipline, nous allons gagner aussi ce combat. Loyaux toujours, traîtres jamais !», a-t-il ainsi ajouté devant les manifestants pro-Maduro.

Des milliers de manifestants, à la fois des opposants, mais aussi des soutiens du président Nicolas Maduro, sont descendus dans les rues du pays le 23 janvier, répondant à des appels lancés par les leaders des deux camps.

13 jours après l’investiture de Nicolas Maduro, réélu pour un second mandat, l’opposant pro-américain et président de l’Assemblée nationale du Venezuela Juan Guaido s’est autoproclamé «président par intérim» du pays latino-américain le 23 janvier.

Plusieurs pays sud-américains comme La Colombie, le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Paraguay ont reconnu Juan Guaido comme le nouveau leader du Venezuela. Seuls le Mexique et la Bolivie pour l’instant ont maintenu leur soutien à l’actuel président Nicolas Maduro.

 


Condor 2.0

Agression et tentative de coup d’état yankee au Vénézuéla… Le soutien du monde au peuple vénézuélien…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 30 mars 2015 by Résistance 71

Rejet mondial de l’agression des Etats-Unis contre le Vénézuéla

 

Salim Lamrani

 

23 mars 2015

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/rejet-mondial-de-lagression-des-etats-unis-contre-le-venezuela/5438280

 

L’annonce faite par la Maison-Blanche de décréter un état d’urgence nationale, dans le but de briser l’ordre constitutionnel au Venezuela, a unanimement été rejeté par la communauté internationale.

Le 9 mars 2015, Barack Obama a signé un ordre exécutif et a décrété un « état d’urgence » aux Etats-Unis en raison de la « menace inhabituelle et extraordinaire » que représenterait le Venezuela pour la sécurité nationale. Cette décision, hostile à l’égard d’une autre nation souveraine, est d’une extrême gravité et s’est accompagnée de nouvelles sanctions contre plusieurs fonctionnaires du gouvernement de la République latino-américaine.[1]

Pour justifier une telle décision, la Maison-Blanche évoque « l’intimidation des opposants politiques » au Venezuela, exige « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales » et demande « la libération de tous les prisonniers politiques, y compris des dizaines d’étudiants, le leader de l’opposition Leopoldo López ainsi que les maires Daniel Ceballos et Antonio Ledezma »,… mais n’évoque aucune menace concrète contre les Etats-Unis.[2]

En effet, Washington ne fait allusion à aucune menace précise portée contre sa sécurité, ni à d’éventuelles armes stratégiques d’un pays – qui n’en possède aucune – qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de ses côtes et qui, de son histoire, n’a jamais été en guerre contre les Etats-Unis, ni n’a agressé une autre nation. Au contraire, le Président vénézuélien Nicolás Maduro, démocratiquement élu en 2013 lors d’un scrutin reconnu pour sa transparence par tous les organismes internationaux, de l’Organisation des Etats américains à l’Union européenne, a toujours fait part de sa volonté d’établir des relations pacifiques et d’égal à égal avec le Voisin du Nord. Pour justifier sa décision, Obama fait uniquement référence à des faits qui relèvent de la situation interne du Venezuela et qui sont de la compétence unique et exclusive du peuple bolivarien, faisant ainsi preuve d’un acte d’ingérence – donc contraire au Droit international – dans les affaires internes d’une nation souveraine[3].

Cette nouvelle mesure marque une recrudescence de l’hostilité des Etats-Unis vis-à-vis de la démocratie vénézuélienne. En effet, depuis l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir en 1999 et l’avènement de la Révolution bolivarienne, Washington n’a eu de cesse de déstabiliser le Venezuela. Le 11 avril 2002, l’administration Bush avait orchestré un coup d’Etat contre le Président Chávez et brisé l’ordre constitutionnel. L’intervention massive du peuple avait permis de mettre un terme à la dictature militaire la plus courte de l’histoire de l’Amérique latine (48 heures). En décembre 2002, Washington avait soutenu le sabotage pétrolier qui avait coûté plus de 10 milliards de dollars à l’économie vénézuélienne. Depuis, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de soutenir l’opposition antidémocratique et putschiste, qui n’a pas hésité à recourir à la violence, comme le montre la vague meurtrière qui a frappé le pays en février 2014, pour obtenir par la force ce qu’elle a été incapable de remporter par les urnes. En effet, depuis 1998, la droite vénézuélienne a perdu 19 des 20 processus électoraux – reconnus comme transparents par toutes les instances internationales – qui se sont tenus sous la Révolution bolivarienne.

Caracas a immédiatement dénoncé une tentative de coup d’Etat à son encontre. L’annonce de Washington survient quelques semaines après que le Venezuela a révélé l’existence d’une conspiration, planifiée par l’opposition, destinée à renverser l’ordre constitutionnel, qui a conduit en prison le maire de Caracas Antonio Ledezma et plusieurs membres des forces armées, entre autres[4]. Nicolás Maduro a ainsi déclaré que Barack Obama avait « assumé personnellement la tâche de renverser [s]on gouvernement, d’intervenir au Venezuela, et d’en prendre le contrôle[5] ». « Il s’agit de la plus grave menace contre la nation de toute son histoire », a-t-il ajouté, rappelant que « personne ne peut croire que le Venezuela soit une menace pour les Etats-Unis[6] ». L’objectif de Washington est évident, selon Maduro : avec les premières réserves en hydrocarbures au monde, le Venezuela est en effet une priorité stratégique pour les Etats-Unis, qui souhaitent contrôler ces ressources.

La mesure prise par les Etats-Unis à l’encontre du Venezuela a suscité le rejet unanime de la communauté internationale, y compris de ses plus fidèles alliés. L’Union européenne a déclaré qu’il était hors de question de s’aligner sur la politique de Washington et qu’elle « n’envisage[ait] pas [d’imposer] des mesures restrictives » contre Caracas. « L’Union européenne n’a pas à prendre de décision » concernant le Venezuela, a souligné José Manuel García-Margallo, Ministre espagnol des Affaires étrangères[7].

Mais les condamnations les plus fermes sont venues du Nouveau Monde. Cuba a été la première nation à fustiger le décret présidentiel le jour même de sa divulgation. La Havane a utilisé un langage diplomatique fort et a réaffirmé « son soutien inconditionnel […] au gouvernement légitime du Président Nicolás Maduro », montrant ainsi que le rapprochement avec les Etats-Unis n’interférait en aucune manière dans sa politique étrangère. La déclaration émise le 9 mars 2015 est édifiante :

« Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba a pris connaissance du Décret Présidentiel arbitraire et agressif émis par le Président des Etats-Unis contre le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, qui qualifie ce pays comme une menace pour sa sécurité nationale […]

De quelle manière le Venezuela menace-t-il les Etats-Unis ? A des milliers de kilomètres de distance, sans armes stratégiques et sans employer de ressources ou de fonctionnaires pour conspirer contre l’ordre constitutionnel étasunien, la déclaration est peu crédible et met à nu les objectifs de ses auteurs. […]

Personne n’a le droit d’intervenir dans les affaires internes d’un Etat souverain ni de le déclarer, sans fondement aucun, comme étant une menace à sa sécurité nationale.

Tout comme Cuba n’a jamais été seule, le Venezuela ne le sera pas non plus[8] ».

Lors du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’Alliance bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), tenu le 17 mars 2015, le Président cubain Raúl Castro a réaffirmé son soutien au Venezuela et a lancé un message explicite à Washington :

« Les Etats-Unis devraient comprendre une fois pour toutes qu’il est impossible de séduire ou d’acheter Cuba, ni d’intimider le Venezuela. Notre unité est indestructible.

Nous ne cèderons pas non plus d’un pouce dans la défense de la souveraineté et de l’indépendance, et ne nous tolèrerons aucun type d’ingérence, ni de conditionnement dans nos affaires internes.

Nous ne renoncerons pas à la défense des causes justes de Notre Amérique et du monde, et nous n’abandonnerons jamais nos frères de lutte. Nous sommes venus serrer les rangs avec le Venezuela et l’ALBA et ratifier que les principes ne sont pas négociables […].

Nous ne permettrons que l’on porte atteinte à la souveraineté ou que l’on brise la paix en Amérique latine[9] ».

Pour sa part, l’Argentine a publié une longue déclaration rejetant les mesures hostiles adoptées par Washington et apportant son soutien à la démocratie vénézuélienne :

« Le Gouvernement argentin a pris connaissance avec inquiétude du contenu du Décret exécutif émis par le Gouvernement des Etats-Unis […]. La gravité d’une telle dénonciation cause non seulement de la consternation en raison de la dureté inhabituelle de ses termes, presque menaçants, mais elle provoque également de la stupeur et de la surprise.

Il est absolument invraisemblable pour toute personne moyennement informée que le Venezuela, ou n’importe quel autre pays sud-américain ou latino-américain, puisse constituer une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique du Nord.

Le caractère absurde et injuste de l’accusation est source de consternation […]. L’Argentine, tout comme les autres pays de la région […], rejette toute ingérence dans les affaires internes des autres Etats. En ce sens, l’Argentine lance un appel au Gouvernement des Etats-Unis pour qu’il évite l’usage d’un langage impropre pour un pays de son importance et de sa responsabilité en tant que puissance mondiale, ou de sanctions qui ont déjà démontré, dans d’autres cas, qu’elles conduisent uniquement à l’échec et à l’inimitié entre les peuples et leurs gouvernements[10] ».

De son côté, le Président bolivien Evo Morales a exigé des Etats-Unis qu’ils « demandent pardon à l’Amérique latine, et en particulier au Venezuela ». L’Amérique latine refuse « toute intervention militaire [ou] menace contre la démocratie et contre nos révolutions », a-t-il ajouté[11].

L’Equateur a qualifié la décision de Washington de « grotesque » et de « grave risque pour la paix et la démocratie dans la région ». « Il ne manque plus que l’on sanctionne les électeurs vénézuéliens », a annoncé sur un ton sarcastique son président Rafael Correa. Pour sa part, le Nicaragua a exprimé «  son profond rejet et indignation face à cette déclaration inacceptable de facture impériale[12] ».

L’ancien président de l’Uruguay, Pepe Mujica, considéré comme étant la conscience morale du continent latino-américain, a condamné l’attitude agressive des Etats-Unis  : « Je n’ai pas besoin de preuves pour savoir que les Etats-Unis s’immiscent dans les affaires internes du Venezuela. Il faut être fou pour oser dire que le Venezuela peut être une menace. Ils [les Vénézuéliens] ont une Constitution merveilleuse, la plus audacieuse d’Amérique latine. Nous avons besoin d’une Venezuela indépendante[13] ».

Les organismes latino-américains ont également stigmatisé le décret présidentiel d’Obama. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR), qui regroupe les 12 pays d’Amérique du Sud, a unanimement rejeté l’ingérence étasunienne. Dans une déclaration commune, l’UNASUR a dénoncé un acte hostile :

« Les Etats membres de l’Union des nations sud-américaines font part de leur rejet du Décret exécutif du Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, approuvé le 9 mars 2015, car il constitue une menace d’ingérence contre la souveraineté et le principe de non-intervention dans les affaires internes des autres Etats.

Les Etats membres de l’UNASUR réaffirment leur engagement en faveur de la pleine application du Droit International, de la Solution pacifique des controverses et du principe de Non-intervention, et réitèrent leur appel aux gouvernements afin qu’ils s’abstiennent d’appliquer des mesures coercitives unilatérales qui contreviennent au Droit International.

L’UNASUR réitère son appel au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique afin qu’il évalue et mette en pratique des alternatives de dialogue avec le gouvernement du Venezuela, sous les principes de respect de la souveraineté et de l’autodétermination des peuples. En conséquence, elle sollicite la dérogation dudit Décret Exécutif[14] ».

Le Parlement du Marché commun du Sud (Mercosur), qui regroupe 10 pays sud-américains (5 membres permanents et 5 membres associés), a fait part de son « rejet le plus énergique et le plus catégorique » des sanctions annoncées par les Etats-Unis, dénonçant une « menace réelle d’agression contre la souveraineté, la paix et la stabilité démocratique de ce pays sud-américain et donc contre le Mercosur ». Ces mesures « constituent en elles-mêmes un danger d’intervention armée contre le Venezuela, et cela doit déclencher une alerte nationale et internationale[15] ».

L’Association latino-américaine d’intégration (ALADI) a exprimé sa solidarité « avec le peuple vénézuélien » et « son gouvernement légitime et rejette cette déclaration qui est inexplicable et arbitraire. Le monde sait qu’aucun pays d’Amérique latine ne représente une menace pour la paix ». Le secrétariat général de l’entité a rejeté l’intromission de Washington : « L’Amérique latine et la Caraïbe ont été proclamées par le Second sommet de la CELAC (Communauté des Etats latino-américains et caribéens) comme zone de paix et c’est pourquoi cette attitude constitue une agression inacceptable pour la Région[16] ».

Le Parlatino, Parlement latino-américain intégré par 23 pays, a également condamné l’action hostile de Barack Obama et a exigé le retrait du décret présidentiel étasunien contre le Venezuela. « Ce qui est en jeu, c’est la défense de notre souveraineté, le contrôle de nos ressources naturelles et la liberté de décider de notre propre destin », a souligné Angel Rodríguez, le représentant vénézuélien[17].

L’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) a exprimé « son rejet le plus énergique du Décret exécutif ». « Cette agression viole toute norme internationale qui régit la vie des Etats égaux et souverains, ignore la tradition antiimpérialiste qui nos peuples ont historiquement revendiqué, et constitue une menace pour la paix et la tranquillité de nos pays[18] ».

La politique agressive de Washington a également été dénoncée aux Nations unies, au sein du Conseil des droits de l’homme de Genève. La Communauté des Etats latino-américains et caribéens – qui regroupe les 33 pays–, la Russie et la Chine, entre autres, ont dénoncé « l’imposition de mesures coercitives unilatérales comme mécanisme de pression politique et économique, fait qui viole les principes de la Charte des Nations unies[19] ».

Face au rejet unanime de la communauté internationale, les Etats-Unis ont été contraints d’effectuer une déclaration affirmant que leur objectif n’était pas de renverser le gouvernement démocratique de Nicolás Maduro. Le Département d’Etat a ainsi assuré que les « Etats-Unis ne cherchent pas à obtenir la chute du gouvernement vénézuélien et ne tentent pas non plus de saboter l’économie vénézuélienne ». Mais l’Amérique latine n’a pas été convaincue par ces propos, tant Washington a multiplié les actes hostiles envers le Venezuela depuis l’avènement de la Révolution bolivarienne[20].

A moins d’un mois du Sommet des Amériques qui se tiendra les 10 et 11 avril 2015 au Panama, le Président des Etats-Unis vient de s’aliéner toute l’Amérique latine en imposant une politique hostile et agressive au Venezuela, violant le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’une nation souveraine. Alors qu’il avait l’opportunité de se présenter face à la communauté latino-américaine paré du prestige que lui a conféré sa décision de rétablir un dialogue historique avec Cuba, Barack Obama sera accueilli par les pays du Sud avec suspicion et rejet, tout comme son prédécesseur à la Maison-Blanche… un certain George W. Bush.

 Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

 

[1] Antonio María Delgado, « Obama aplica sanciones y declara emergencia nacional por amenaza de Venezuela », El Nuevo Herald, 10 mars 2015.

[2] The White House, “Statement by the Press Secretary on Venezuela”, 9 mars 2015. https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2015/03/09/statement-press-secretary-venezuela (site consulté le 13 mars 2015).

[3] Ultimas Noticias, « Maduro : Le tiendo la mano al gobierno de EEUU”, 13 mars 2015.

[4] Ignacio Ramonet, “La tentative du coup d’Etat contre le Venezuela”, Medelu, 10 mars 2015.

[5] Fabiola Sánchez, “Maduro: EEUU asumió la tarea de derrocar a mi gobierno”, The Associated Press, 10 mars 2015

[6] Agencia Venezolana de Noticias, “Presidente llama a la unidad para vencer la amenaza más grave en la historia de Venezuela”, 11 mars 2015.

[7] Agence France Presse, « La Unión Europea ‘no está considerando’ sanciones contra Venezuela », 10 mars 2015.

[8] Gobierno Revolucionario de la República de Cuba, “Declaración”, Cubadebate, 9 mars 2015.

[9] La Iguana TV, “Raúl Castro: Es imposible comprar a Cuba, ni intimidar a Venezuela. Nuestra unidad es indestructible”, 17 mars 2015.

[10] Presidencia de Argentina, “Declaración sobre las medidas adoptadas por Estados Unidos contra Venezuela”, 11 mars 2015. http://www.presidencia.gob.ar/eventos-destacados/28443-la-argentina-mostro-su-preocupacion-por-sanciones-de-estados-unidos-a-venezuela (site consulté le 18 mars 2015)

[11] Página 12, Suma apoyos el gobierno de Venezuela”, 14 mars 2015.

[12] El Nuevo Herald, “Latinoamérica defiende a Venezuela y EEUU niega promover inestabilidad”, 10 mars 2015.

[13] El Observador, “Mujica no duda de que “los gringos se meten en Venezuela”, 12 mars 2015.

[14] UNASUR, « Comunicado de la Unión de Naciones Suramericanas sobre el Decreto Ejecutivo del Gobierno de los Estados Unidos sobre Venezuela », 14 mars 2015. http://www.unasursg.org/node/169 (site consulté le 17 mars 2015).

[15] EFE, « Presidencia de Parlasur dicta su ‘enérgico y categórico’ rechazo a medidas EEUU », 11 mars 2015.

[16] EFE, « Aladi y Parlasur rechazan sanciones de EEUU a funcionarios de Venezuela », 11 mars 2015.

[17] Parlatino, « Parlamento Latinoamericano en Panamá exhorta a EEUU a derogar decreto contra Venezuela », 17 mars 2015. http://www.parlatino.org.ve/index.php/noticias/politica-nacional-e-internacional (site consulté le 18 mars 2015).

[18] Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América, “Alba rechaza toda agresión de Estados Unidos que busque vulnerar la soberanía de Venezuela”, 9 mars 2015.

[19] PSUV, « Venezuela recibe apoyo en ONU ante sanciones de EEUU », 13 mars 2015.

[20] EFE, « EEUU insiste en que no busca la caída de Maduro y pide soluciones regionales », 17 mars 2015.