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Résistance au colonialisme: Il est grand temps de reconnaître que Palestiniens et Amérindiens = même combat…

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“En 1979 vint la révolution en Iran. A cause de notre conférence à Genève et de nos liens amicaux très étroits avec l’Organisation de Liberation de la Palestine (OLP), l’American Indian Movement (AIM) eut une certaine crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’OLP, nous sommes vitalement intéressés à retrouver notre terre et notre souveraineté.”
~ Russell Means, 1995 ~

«Élevée est notre âme et sacrés sont les pâturages.
Et les étoiles sont mots qui illuminent,
Scrute-les, et tu liras notre histoire entière  »
~ Mahmoud Darwish ~

Ces deux peuples sont tous deux victimes du dogme religieux criminel et génocidaire du « peuple élu en terre promise ». En ce qui concerna la Palestine, il s’agit en plus d’une falsification historique.

~ Résistance 71 ~

 

A lire notre traduction de très larges extraits du livre de Steven Newcomb « Païens en terre promise », version PDF, sur une mise en page de Jo de JBL1960:

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte

 

Amérindiens et Palestiniens un combat commun pour la justice

 

Ramzy Baroud

 

Septembre 2016

 

Source:

https://resistanzblog.wordpress.com/2016/10/02/amerindiens-et-palestiniens-un-combat-commun-pour-la-justice-chronicle-palestine/

 

Des milliers d’Américains autochtones (ou  » Amérindiens « ) ont ressuscité l’esprit combatif de leurs ancêtres alors qu’ils tenaient un rassemblement unitaire sans précédent pour contester la profanation par une compagnie pétrolière de leur terre sacrée dans le Dakota du Nord.

Compte tenu du poids de son contexte historique, ce moment a été l’un des événements les plus émouvants dans l’histoire récente.

Le bras de fer, impliquant 5000 manifestants autochtones américains dont les représentants de 200 tribus et groupes de défense de l’environnement, a été largement édulcoré dans les bulletins d’informations en étant réduit à une question de détails techniques – concernant les questions de permis et de poursuites judiciaires.

Un combat inégal

Au mieux, les tribus rassemblées et la compagnie pétrolière sont traitées comme si elles étaient à parties égales dans une lutte prétendument équilibrée.  » ‘Dakota’ signifie ‘amical’ et pourtant, il semble qu’aucune des parties n’a été trop amicale à l’égard de l’autre », écrit Mark Albert sur le site ouèbe du réseau de télévision US CBS.

La nation Dakota est à juste titre alarmée par la perspective que ses réserves d’eau soient polluées par l’énorme pipeline qui traversera quatre États et s’étirera sur plus de 1770 km.

L’ « autre côté » est la société Energy Transfer Partners, dont la construction du Dakota Access Pipeline au coût de 3,7 milliards de dollars, porte atteinte aux droits territoriaux des tribus amérindiennes, détruisant des cimetières sacrés et menaçant de polluer les principales ressources en eau de larges communautés amérindiennes.

Craindre de futurs déversements dans la rivière Missouri n’a rien d’une exagération. Les USA sont aujourd’hui aux prises avec des crises de l’eau, en partie à cause de l’abandon d’infrastructures mais aussi à cause de nombreux déversements de pétrole et fuites de gaz naturel.

La récente crise de l’eau à Flint dans le Michigan, et le déversement de pétrole dans un passé récent par la compagnie British Petroleum dans le Golfe du Mexique – dont le corollaire ont été de graves crises humanitaires et environnementales – ne sont que deux cas récents parmi les plus notoires.

Mais le problème est beaucoup plus profond et la situation ne cesse de s’aggraver.

La pollution des ressources en eau est devenu un problème à l’échelle nationale

Des données obtenues par le réseau d’informations CNBC auprès de l’Agence gouvernementale de protection de l’environnement, ont montré que « seuls neuf États US-américains signalent des niveaux tolérables pour la santé, de plomb dans leur approvisionnement en eau. Ces États sont l’Alabama, l’Arkansas, Hawai’i, le Kentucky, le Mississippi, le Nevada, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud et le Tennessee « .

Comme si cela n’était pas suffisamment préoccupant, le gigantesque pipeline de pétrole brut traversera plusieurs de ces mêmes États, pouvant encore limiter leur nombre.

Les débats sur les risques potentiels de la construction du pipeline sont monnaie courante depuis des années. Mais la question, a gagné une couverture nationale et internationale lorsque les tribus amérindiennes se sont mobilisées pour protéger leurs terres et leurs ressources en eau.

La mobilisation des tribus a été accueillie par une violence étatique. Au lieu de prendre en compte les importants griefs des tribus – en particulier ceux dans la réserve de Standing Rock qui se trouve à seulement 1,5 km au sud de l’oléoduc – le gouverneur de l’État a convoqué tous les  oranes de répression et mobilisé la Garde nationale. Des lacrymos ont été utilisés contre les manifestants, qui ont été tabassés, arrêtés et pourchassés par des hommes armés en uniforme.

Aux USA, quand les gens s’opposent aux grandes entreprises, la violence d’État est apparemment la réponse la plus fréquente, déployée contre des personnes désarmées, dans l’unique but de protéger le grand bizness.

Une mobilisation des plus impressionnantes

Mais n’oublions pas un élément essentiel : la mobilisation et l’unité entre les tribus amérindiennes ont été les plus impressionnantes depuis des décennies. Alors que les chefs et les représentants de tribus venus de tous les USA continuaient d’arriver sur les terrains de campement, l’esprit collectif des nations amérindiennes était relancé avec force.

En fait, la mobilisation actuelle des tribus amérindiennes dépasse de beaucoup la lutte contre une entreprise avide de profit et soutenue par l’appareil agressif de l’État. Il est question en vérité de l’esprit des peuples autochtones de cette terre, qui ont subi un long génocide visant à leur élimination complète.

Les voir debout une fois de plus, avec leurs familles, montant leurs chevaux drapés de plumes, luttant pour leur identité, est une cause de célébration. Aux peuples opprimés partout dans le monde, ils apportent l’espoir que l’esprit humain ne sera jamais détruit.

Le génocide des Amérindiens, semblable à la destruction ininterrompue de la nation palestinienne, est l’un des points les plus bas atteint par la morale humaine. Il est particulièrement décourageant de voir à quel point il est toujours nécessaire de se battre pour faire reconnaître cette grave injustice.

Un génocide qui n’a jamais cessé

Pendant 500 ans, les Américains autochtones ont subi toutes les tentatives imaginables pour les effacer de la surface de la planète. Leurs nombre est tombé de dix millions avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, à moins de trois cent mille au début du 20e siècle. Ils ont été exterminés par les guerres coloniales et ravagés par les maladies venues de l’étranger.

Les appels à détruire les Amérindiens n’étaient pas suggérés mais plutôt clairement affichés. Par exemple, Spencer Phips, lieutenant-gouverneur de la province de la Baie du Massachusetts a publié cette déclaration en 1755 au nom du roi George II: « Les sujets de Sa Majesté doivent saisir toutes les occasions de poursuivre, capturer, tuer et détruire la totalité et chacun des Indiens précités. »

La liste des prix pour les scalps des autochtones assassinés était la suivante : « 50 livres pour les scalps d’adultes de sexe masculin; 25 pour les scalps de femmes adultes, et 20 pour les scalps des garçons et des filles de moins de 12 ans.  »

Cette politique génocidaire contre les Amérindiens s’est poursuivie sans relâche.

Un siècle plus tard, en 1851, le gouverneur de Californie Peter H. Burnett, a fait cette déclaration: « Une guerre d’extermination continuera d’être menée entre les deux races jusqu’à ce que la race indienne ait totalement disparu « .

Les méthodes d’extermination étaient variées, allant de l’assassinat pur et simple et la distribution de couvertures infectées par les maladies, à, comme c’est le cas aujourd’hui, la menace sur leur ressource la plus vitale : l’eau.

Pourtant, d’une certaine manière, l’esprit de Sitting Bull et Crazy Horse et de nombreux et courageux chefs et guerriers parcourent encore les plaines, exhortant leur peuple à se lever et à poursuivre un combat très ancien pour la justice et les droits.

Amérindiens et Palestiniens

Les Palestiniens ont toujours estimé que l’héritage des Amérindiens est semblable au leur.

« Nos noms: les feuilles aux branches de la parole divine; les oiseaux qui montent plus haut qu’un coup de pistolet. Vous qui venez d’au-delà de la mer, voulant la guerre; ne coupez pas l’arbre de nos noms; ne lancez pas vos chevaux enflammés à travers les plaines « .

Ce sont quelques-uns des vers du poème séminal du poète palestinien Mahmoud Darwich : « Discours de l’Indien rouge. »

Je me souviens du jour où cet impressionnant morceau de littérature arabe a été publié intégralement dans le journal palestinien « Al-Qods». A l’époque, j’étais un adolescent dans un camp de réfugiés à Gaza. Je l’ai lu avec beaucoup d’appréhension et de vertige – soigneusement, lentement, et à plusieurs reprises.

Ceux qui ont pu le lire l’ont récité à voix haute à ceux qui ne le pouvaient pas.

Beaucoup de larmes ont été versées ce jour-là, surtout parce que nous savions tous trop bien que nous étions les « Indiens rouges ». Ils étaient nous-mêmes.

Bien avant que la théorie critique féministe ait inventé le terme « intersectionnalité » qui soutient que l’oppression est interconnectée et qu’une institution oppressive ne peut pas être analysée isolément des autres, les Palestiniens, comme les autres victimes de la colonisation génocidaire, en ont toujours connu cette vérité.

Les Palestiniens perdent leurs vies, leurs terres et leurs oliviers tandis qu’ils résistent aux chars et aux bulldozers israéliens. Leur réalité est la répétition d’expériences similaires auxquelles ont fait face – et continuent de faire face – les Amérindiens. En ce 21e siècle, la lutte des Amérindiens et des Palestiniens reste une seule et même lutte.

« Élevée est notre âme et sacrés sont les pâturages.

Et les étoiles sont mots qui illuminent …

Scrute-les, et tu liras notre histoire entière  »

… a écrit Mahmoud Darwish pour les Amérindiens. Et pour les Palestiniens…

Résistance au colonialisme: Le soi-disant « pouvoir plénier » des Etats-Unis sur les nations et territoires natifs est un abus de pouvoir avéré depuis le départ! (Peter d’Errico)

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Peter d’Errico démontre ici en appui de la nation sioux Yankton et son dernier challenge juridique en date que le soi-disant « pouvoir plénier » fédéral colonial n’est qu’un abus de pouvoir total en complète contradiction avec la constitution même des Etats-Unis. Il résulte de cela que toutes les affaires impliquant les territoires des nations originelles autochtones ne sont que des ABUS DE POUVOIR avérés.

Ce que démontre d’Errico ci-dessous est énooooooorme !

~ Résistance 71 ~

 

standingrock1

 

La nation sioux Yankton défie juridiquement la doctrine du pouvoir plénier fédéral dans l’affaire du Dakota Access Pipeline (DAPL)

 

Peter d’Errico

 

27 février 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/yankton-sioux-challenges-plenary-power-doctrine-dapl-case/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (version PDF partielle en français

 

Dans une des plus profondes analyses factuelle et stratégique sur la résistance au projet du Dakota Access Pipeline (DAPL), l’auteur applaudit la plainte de la nation Yankton disant que les Etats-Unis ont violé l’article 6 de la constitution.

La nation sioux Yankton et leur leader Robert Flying Hawk ont atteint une nouvelle étape dans l’affaire du litige contre le corps du génie de l’armée américaine afin de protéger les eaux de la rivière Missouri de l’invasion et de la profanation de leurs terres par le projet d’oléoduc en construction du Dakota Access Pipeline (DAPL): leur plainte officielle défie légalement le concept de “pouvoir plénier” soi-disant établi par la loi fédérale sur les Indiens et par lequel le gouvernement américain affirme une autorité totale sur les Indiens et les terres indiennes.

A ma connaissance, un défi juridique en litigation des concepts de base de la loi fédérale indienne n’a été fait qu’une seule fois auparavant, par le Conseil National de la Nation Shoshone en 1995. Les Shoshone défièrent la structure entière fondée sur le soi-disant “droit de la découverte chrétienne”, incluant la “doctrine fiduciaire” que les Etats-Unis utilisent en conjonction avec le “pouvoir plénier”.

La nation Standing Rock et les autres parties qui ont défié le DAPL ont limité leurs arguments juridiques (NdT: quid de leurs conseillers ? Une argumentation limitée a t’elle volontairement été mise en place pour assurer l’échec de la procédure ? N’oublions jamais que ceux qui emmènent des affaires devant la justice sont les représentants légaux d’entités natives qui tirent leur “pouvoir” du gouvernement fédéral colonial. N’y a t’il donc pas quelque part un conflit d’intérêts ?…) à la loi fédérale conventionnelle sur les Indiens et les statuts fédéraux tels que le National Historic Preservation Act et le National Environmental Policy Act. Ces arguments présument que les Etats-Unis possèdent un “droit” de domination sur le pays indien, mais défient les spécifités de cette domination, comme par exemple si le gouvernement suit les procédures idoines pour son action et son affirmation de domination. La plainte de la nation Yankton adresse ces problèmes, mais va au-delà, déclarant que “les soi-disants pouvoirs pléniers violent en fait l’article 6 de la constitution des Etats-Unis, qui déclare que les traités sont la loi suprême de la terre et que le fait que le gouvernement fédéral ait approuvé à plusieurs reprises l’empiètement sur des terres protégées en vertu des traités signés avec les nations concernées, viole l’article 6 de la constitution…” (NdT: comment les autres juristes n’ont pas vu cela jusqu’ici ne peut-être considéré que comme douteux et ne peut que faire se poser bien des questions sur qui était en contrôle de toute l’affaire juridique depuis le départ ? )

La nation Yankton stipule plus avant que la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI) de l’ONU requiert “un consentement préalable libre et informé de la nation concernée” pour toute action impliquant une logistique telle celle du DAPL qui affecte les peuples indigènes sur leurs propres terres.

L’invasion américaine de Standing Rock en 1958 au moyen de la loi publique 85-915 pour construire le barrage d’Oahe, illustre l’affaire survenant du concept de “droit plénier” : ce fut l’affirmation légale de base pour l’autorisation du congrès des Etats-Unis à la construction du barrage “de fournir par l’acquisition de cette terre par le gouvernement des Etats-Unis, terre requise pour le réservoir hydraulique créé par le barrage Oahe sur la rivière Missouri.”

Avant cette loi publique, les tribunaux à la fois fédéral et du district du Dakota du Sud avaient déclaré que les traités entre le gouvernement des Etats-Unis et la nation sioux enpêchait quelque construction de barrage que ce soit sans le consentement de la nation concernée. Le tribunal a établi ensuite la base pour une invasion de la terre en disant que le congrès devait “abroger” les traités avec les Sioux, alors même que le traité dit explicitement que les terres sont “pour l’utilisation et l’occupation absolues sans entrave des terres déterminées ar ce traité par les Indiens” et qu’il n’y aura aucune sécession de terres sauf par le consentement explicite des ¾ de la population adulte mâle indienne.

Note de R71: Nous le rappelons une fois de plus ici, il s’agit du traité de Fort Laramie. Il y a eu deux traités de Fort Laramie en 1851 et en 1868. Celui auquel il est référé est l’initial de 1851, celui de 1868 ne faisant que le reconfirmer. Disons le de nouveau ici: Ce traité de Fort Laramie fut fait à la demande des Etats-Unis qui ONT PERDU MILITAIREMENT LA GUERRE DES GRANDES PLAINES contre la coalition des nations Sioux, Cheyenne et Arapaho (les autres nations sont explicitement mentionnées dans le texte du traité et ont aussi eu leurs territoires confirmés…). En 1868, de nouveau les Etats-Unis furent défaits militairement. Les Indiens ne firent absolument aucune concession sur leurs territoires. Tout ce qui fut “acquis” à une date postérieure des traités ne l’a été que frauduleusement et sans le consentement libre et informé des nations concernées, tel que c’est prévu dans les dits traités.
Les Etats-Unis ont signé plus de 400 traités avec toutes les nations autochtones de la terre de l’Île de la Grande Tortue. Ils les ont tous bafoué et trahi à terme sans aucune exception ! Que ceci serve aussi de leçon à ceux qui traitent avec cette pseudo-nation mais vraie entreprise coloniale veule et fourbe: les Yanks trahissent toujours leur promesse… TOUJOURS
!… L’histoire est édifiante à ce sujet.

Les Etats-Unis disent que leur “pouvoir plénier” dérive de la constitution. Bien des universitaires ont critiqué cet argument et ont montré au travers de preuves et de faits historiques que la constitution ne fournit aucun “pouvoir plénier” sur les Indiens.

Le juge de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) Clarence Thomas a rejoint la critique. Dans une opinion concourante dans l’affaire Etats-Unis contre Bryant (2016), Thomas a dit que “le supposé pouvoir plénier du congrès des Etats-Unis sur les Indiens repose sur des bases les plus fébriles. Aucun pouvoir énuméré, pas le pouvoir du Congrès à réguler le commerce… avec les tribus indiennes, ni le rôle du Sénat dans son approbation des traités, ni quoi que ce soit d’autre, ne donnent au Congrès une telle large autorité… La Cour a recherché en vain une quelconque justification constitutionnelle valide pour un tel pouvoir sans bornes.(NdT: Merde ! C’est énoooooorme !! Ce haut-juge fédéral confirme donc en 2016 que depuis tout ce temps… tout n’est qu’ABUS DE POUVOIR !… et ça continue…)

Les critiques montrant que le “pouvoir plénier” n’a aucun fondement dans la constitution des Etats-Unis sont importantes, mais elles posent une question fondamentale: Comment tout le monde, y compris les critiques, peuvent présumer que la constitution des Etats-Unis puissent gouverner les nations natives? Même lorsque le congrès des Etats-Unis a émis l’ordonnance du Nord-Ouest pour proposer de nouveaux territoires coloniaux, il a reconnu les terres des nations autochtones, qui “ne devront jamais être prises sans leur consentement.

Les nations natives existent depuis bien plus longtemps que les Etats-Unis d’Amérique. La constitution des Etats-Unis met en place une forme de gouvernement pour eux-mêmes. Les nations autochtones ne font aucunement partie de cette constitution. Comment dès lors celle-ci pourrait-elle les gouverner ? Sans parler de fournir un “pouvoir plénier” contre ces nations ?…

La CSEU a admis que les nations natives ne font pas partie de la constitution: Dans l’affaire Blatchford v. Native Village of Noatak and Circle Village (1991), le juge Scalia a réfuté un argument au sujet de l’immunité souveraine tribale en disant: “Il serait absurde de suggérer que les tribus aient rendu une immunité à une convention dont elles ne font même pas partie.

Qu’est-ce qui fournit la base du “pouvoir plénier” ? La réponse: la soi-disante “découverte chrétienne”, par laquelle les Etats-Unis affirment le droit de domination des peuples indigènes.

Pourquoi cette doctrine du “pouvoir plénier” continue t’elle d’exister dans la loi fédérale indienne, avec pourtant tant de preuve et d’évidence qu’elle n’a aucun fondement dans la constitution des Etats-Unis et avec l’admission que la constitution quoi qu’il en soit, n’inclut pas les nations natives de ce continent?

Une partie de la réponse a sa source dans l’insistance du gouvernement des Etats-Unis et quoi que puissent dire universitaires, érudits et le haut-juge Thomas, qu’ils possèdent la souveraineté sur les nations natives.
La CSEU a approuvé cette insistance en 1903, dans l’affaire Lone Wolf v. Hitchcock, quand elle déclara que “l’autorité plénière… a été exercée par le congrès des Etats-Unis depuis le début et ce pouvoir a toujours été un pouvoir politique, n’étant pas sujet à être contrôlé par le ministère de la justice du gouvernement fédéral.

En d’autres termes, le gouvernemnt des Etats-Unis affirment que le congrès ne doit pas justifier de son “pouvoir plénier” fondé sur le “droit inhérent de la découverte” !

Mais les nations natives ont aussi joué une part dans la perpétuation de cette dangereuse doctrine du “pouvoir plénier”. Elles se reposent souvent sur la doctrine quand elles la voient comme une protection contre les états locaux. Ceci se produit assez souvent. Mais pour toute “victoire indienne” sous cette doctrine, elles s’enfoncent toujours plus dans le trou juridique sous la domination du gouvernement fédéral.

Les Sioux Yankton défiant la doctrine suggère aussi une autre question: Est-ce que les nations natives doivent se reposer sur le concept dangereux et à double tranchant du “pouvoir plénier” ?

En affirmant les droits de traité et la DDPI de l’ONU, les Sioux Yankton commence à se dresser seuls dans un contexte de relations internationales. Les Sioux Yankton mettent cette position en avant comme leur “première demande de relaxe”, suivie par des demandent conventionnelles fondées sur la conservation historique et les lois de l’environnement. Malheuresement, la critique du “pouvoir plénier” des Sioux Yankton ne s’étend pas à la critique de la doctrine “fiduciaire”, ce qui a pour résultat d’inclure un élément de confusion dans leur position.

Quoi qu’il en soit, l’action judiciaire entreprise par la nation Sioux Yankton mérite un grand soutien des autres nations autochtones. Ma recherche jusqu’ici montre qu’une seule autre nation native bouge dans cette direction: la confédération de la nation Yakama.

Dans un appendice d’une directive amici curiae enregistrée par le Congrès National Amérindien (NCAI), la nation Yakama caractérise le DAPL comme “une continuation de la domination exercée par des gouvernement non-natifs d’abord soutenus par la bulle pontificale Inter Caetera de 1493 dont le prolongement moderne sont les pratiques du gouvernement des Etats-Unis. La bulle pontificale et la soi-disante doctrine de la découverte qui ont déshumanisé nos nations originelles ont une influence continuelle et extrordinaire sur le pays indiens en commençant avec la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson contre M’Intosh en 1823 et continuant dans les temps modernes avec la décision dans Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis en 1955 et la suite d’affaires impliquant la nation Oneida (iroquoise), culminant avec City of Sherrill en 2005.

La doctrine du “pouvoir plénier” fondée sur la “doctrine chrétienne de la découverte” a deux visages et l’un d’entre eux est très abrasif contre les nations natives. A chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir les terres natives ou interférer avec les gouvernements autochtones, ils se reposent sur leur affirmation de “droit plénier”. Ils l’ont déjà fait en 1958 contre Standing Rock et veulent le refaire avec cette affaire de DAPL.

Comprendre le colonialisme: Le « droit de domination » chrétien tire sa pseudo-légitimité de la bible, empire américain = théocratie (Steven Newcomb)

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De cette conclusion de Newcomb nous pouvons en tirer et dire que la nation impérialiste des Etats-Unis d’Amérique est non seulement une fausse nation établie sur des terres volées et usurpées, mais qu’elle est aussi de fait une véritable théocratie avançant masquée, fondée comme telle et établie sur le génocide et le vol au nom du “droit du peuple chrétien élu sur une terre promise” qu’il a fallu voler.

~ Résistance 71 ~

 

Nos ancêtres Lenape furent massacrés durant l’évènement du Bowling Green Massacre

Kellyanne Conway s’est trompée de Bowling Green

 

Steven Newcomb

 

6 février 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/lenape-ancestors-bowling-green-massacre-manhattan-island/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un entretien avec Chris Matthews, hôte de l’émission de télévision “Hardball” sur la chaîne MSNBC, Kellyanne Conway, une conseillère du président Donald Trump a mentionné la chose suivante: “Deux Irakiens sont venus dans ce pays, y ont été radicalisés et furent les cerveaux derrière le massacre de Green Bowling. La plupart des gens ne savent rien de cela parce qu’il n’y a eu aucune couverture médiatique de l’affaire.” Comme elle s’en est rendue compte plus tard, la plupart des gens ne savent rien de cela… parce qu’aucun massacre de la sorte n’a été commis par deux Irakiens. Elle a plus tard reconnu son erreur et s’est corrigée sur Twitter.

Ironiquement, la phrase de Mme Conway “Bowling Green massacre” nous donne l’opportunité de mentionner le massacre de notre peuple Lenape dans le district de Bowling Green dans le bas de l’île de Manhattan par les colons hollandais pendant la guerre de Kieft (1643-45). Pendant cette période, les Hollandais ont massacré des centaines de personnes de notre peuple Lenape. Un de ces incidents génocidaires notoires se produisit dans le bas de Manhattan, près de ce qui est aujourd’hui l’American Indian Museum et pas loin du site ou se tint Fort Amsterdam. Cet épisode fut narré par un Hollandais du nom de David Pietersz de Vries.

Au début des années 1640, le gouverneur hollandais William Kieft essaya d’imposer un impôt sur nos ancêtres Lenape. Ils refusaient de payer les étrangers pour avoir le “privilège” de vivre sur leur propre territoire. D’après de Vries, le gouverneur Kieft jugea les “relativement non belligérents Hackensack de Pavonia être en position de faiblesse.” Kieft promit de les faire se soumettre (Herbert C. Kraft, The Lenape: Archaeology, History, and Ethnography, Newark, 1986, p. 223).

De Vries n’eut aucun succès dans ses tentatives de faire renoncer le gouverneur Kieft à massacrer nos ancêtres Lenape. Le gouverneur refusait d’en être dissuadé. De Vries rapporta l’atrocité qui se produisit le 25 février 1643. L’évènement sanglant est difficile à lire et pour cause:

Je suis resté cette nuit là chez le gouverneur, ne pouvant dormir, j’allais m’assoir près du feu de la cuisine, lorsque vers minuit, j’ai entendu un grand hurlement ; je me suis précipité sur les ramparts du fort et y ai observé Pavonia. Je ne n’entendis rien que des coups de feu, entendis les hurlements des sauvages assassinés dans leur sommeil… Au petit jour, les soldats retournèrent au fort, après avoir massacrés 80 Indiens tout en considérant avoir rempli leur mission de valeur guerrière romaine en les assassinant pour la plupart dans leur sommeil. Des enfants furent arrachés du sein de leurs mères et taillés en pièces devant leurs parents. Les morceaux des enfants furent jetés au feu ou dans l’eau. D’autres bébés furent attachés sur des planches et furent découpés, percés et misérablement massacrés d’une manière à émouvoir même le plus dur des cœurs de pierre.

Certains furent jetés dans la rivière et lorsque les pères et les mères se précipitèrent pour les sauver, les soldats ne les laissaient pas revenir sur la terre ferme et ils les laissèrent tous se noyer, des enfants de 5 ou 6 ans ainsi que des vieillards. Ceux qui s’enfuirent du massacre et se cachèrent, revinrent le matin mendier un bout de pain et pour être autorisés à venir se réchauffer. Ils furent assassinés de sang froid et jetés au feu ou dans la rivière. Certains arrivèrent chez nous dans la campagne avec des mains ou des jambes amputées, certains tenaient leurs entrailles dans leurs mains, d’autres avaient de telles coupures et plaies béantes qu’il n’était pas possible que ce soit pire.” (Kraft, pp. 223-224)

Une trentaine ou plus de nos ancêtres Lenape furent aussi massacrés cette même nuit sur Corlaer Hook, ailleurs sur l’île de Manhattan. Les assaillants hollandais “retournèrent à fort Amsterdam avec 30 prisonniers et les têtes de plusieurs Indiens.” (Ibid. p 224)

Sheldon Wolfchild (Lakota) et moi-même avons inclus ceci et autres horribles incidents dans notre film documentaire The Doctrine of Discovery: Unmasking the Domination Code (2016). Ces incidents ne sont que quelques uns des inombrables exemples de la domination et de la déshumanisation qui furent utilisées contre nos nations autochtones et nos peuples par les envahisseurs coloniaux de la chrétienté, puis éventuellement par le gouvernement et les colonisateurs des Etats-Unis d’Amérique.

Peut-être devons-nous remercier Mme Conway d’avoir employé de manière erronée le terme de “Bowling Green massacre”. Elle nous a ainsi aidé à faire plus de publicité pour notre documentaire. Celui-ci documente les méthodes utilisées par le gouvernement des Etats-Unis contre nos nations et peuples autochtones, méthodes perpétuées par la loi et politique fédérales indiennes, basées sur la bible et le christianisme.

Un des exemples les plus récents d’utilisation par les Etats-Unis de l’affirmation chrétienne d’un droit de domination contre nos nations indigènes, est l’utilisation par le gouvernement Trump d’un décret d’approuvement du Dakota Access Pipeline. Des efforts sont entrepris pour finaliser la construction de cet oléoduc sur le territoire sioux de l’Oceti Sakowin (la Grande Nation Sioux), territoire du conseil des sept feux. Ceci est fait sans le consentement de la nation Oceti Sakowin et en violation directe du traité de Fort Laramie de 1851.

La doctrine de la domination chrétienne, comme elle est utilisée par les Etats-Unis, au nom de la “loi américaine”, argumente que nos nations sont de droit sujettes aux idées et aux règles développées par “les premiers chrétiens” (dixit la cour suprême des Etats-Unis) pour “découvrir” les terres non-chrétiennes des “natifs, qui étaient des païens” (des mots mêmes de la Cour Suprême). En accord avec le dictionnaire anglais d’Oxford, “païen” est “un mot d’origine chrétienne” ce qui veut dire que c’est un mot d’origine biblique, mot utilisé par la Cour Suprême des Etats-Unis.

Comment les Etats-Unis ont-ils pu échapper à l’accusation d’officiellement utiliser des doctrines de fondamentalisme chrétien et de la bible pour affirmer un droit de propriété sur nos terres et territoires ?

Réponse: Ils affirment “un droit de domination” sur nos peuples et nations fondé sur le modèle de l’Ancien Testament du “peuple élu et de la terre promise”. En d’autres termes, parce que la bible leur a dit de le faire.

Réfuter et rejeter l’hypocrisie criminelle coloniale (Steven Newcomb)

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« Quand nous disons aux colons: ‘rendez-le’, voulons-nous dire que nous voulons qu’ils nous rendent le pays et qu’ils s’en aillent ? Non. Ceci n’est pas la vision de nos peuples. Lorsque nous disons ‘rendez-le’, nous parlons de ce que les colons établis montrent du respect pour ce que nous partageons, la terre et ses ressources et corrigent les torts en nous offrant la dignité et la liberté qui nous sont dûes et nous rendent notre pouvoir et suffisamment de terre pour que nous soyions totalement auto-suffisant en tant que nations… […] La restitution est purification. […] Il est impossible de soit transformer la société coloniale de l’intérieur de ses institutions ou de parvenir à la justice et à une coexistence pacifique sans transformer fondamentalement les institutions de la société coloniale elles-mêmes. Simplement, les entreprises impérialistes opérant sous le déguisement d’états démocratiques libéraux (NdT: USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique, tous les pays d’Amériques centrale et du sud…) sont par construction et culture, incapables de relations justes et pacifiques avec les peuples autochtones. Le changement ne se produira que lorsque les colons seront forcés à reconnaître ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait et ce qu’ils ont hérité ; alors seulement ils ne pourront plus fonctionner comme des coloniaux et commenceront à respecter les autres personnes et à les considérer comme des êtres humains… »
~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, université de Victoria, CB, Canada, nation Mohawk, 2009 ~

A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (de Steven Newcomb version PDF française)

 

Défier les idées et les arguments des envahisseurs

Nous n’avons été ni conquis ni subjugués

 

Steven Newcomb

 

11 janvier 2017

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/challenging-ideas-arguments-invaders/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons eu des dizaines de millions de nos ancêtres ayant vécu sur ce sous-continent d’Amérique du Nord avant l’invasion chrétienne. Lorsque les envahisseurs de la chrétienté arrivèrent par bateaux sur notre partie de la planète, ils assumèrent immédiatement que nos ancêtres et nos nations étaient sujets et devaient se soumettere à leurs idées européennes chrétiennes.

Est-ce que nos ancêtres furent obligés d’obéir aux idées des envahisseurs ? Sur quel standard de jugement pouvons-nous répondre ? Sur la base des standards de l’envahisseurs ? Ou répondrons-nous sur la base de nos propres standards ? Considérant le fait que nos nations et nos ancêtres vivaient librement au-delà de la juridiction de la chrétienté avant l’invasion chrétienne, il s’ensuit donc que nos ancêtres vivaient donc libres de droit de la juridiction des envahisseurs, de leurs standards, de leurs idées et de toute leur argumentation.

Parce que nos ancêtres vivaient au-delà de la juridiction de la chrétienté, ils n’étaient aucunement sujets aux idées et arguments des envahisseurs chrétiens. Et pourtant, le statut original de liberté de nos nations n’est pas typiquement énoncé parce que bon nombre d’entre nous ont passé leur vie à internaliser les idées de l’envahisseur, sa perspective, ses arguments, sans désir de vraiment les défier.

Etant donné que nos ancêtres ne furent pas capables d’écrire leurs idées anti-coloniales et leur argumentation dans la langue des envahisseurs, les archives écrites les plus anciennes contiennent des comptes-rendu, des arguments et des narratifs de la seule perspective des envahisseurs chrétiens. Au lieu de pouvoir lire les archives d’un débat entre nos ancêtres et les envahisseurs, nous ne sommes en fait maintenant que restreints à lire les documents rédigés par les envahisseurs, comme les décisions de tribunaux de la société dominante qui n’ont été écrites que favorisant exclusivement le point de vue des colons et des colonisateurs.

Etant donnée notre capacité actuelle d’écrire nos pensées dans la langue de l’envahisseur, nous avons l’opportunité de critiquer et de directement défier ainsi que de rejeter les vieux arguments de l’envahisseur. Nous pouvons le faire en écrivant ses idées et arguments d’une manière qui l’aurait été originellement si nos ancêtres avaient pu le faire. (il y a en fait quelques exemples de cela).

Un des défis auquel nous devons faire face a rendu très difficile l’attaque des arguments de l’envahisseur: notre esprit a été capturé par la langue des colonisateurs, tout autant que les idées et nous devons ainsi réaliser que nous avons le devoir et l’obligation de défier les arguments et les assomptions fondateurs de la colonisation, le tout en utilisant la langue même des envahisseurs.

Voici un argument que nous pouvons tenir aujourd’hui: parce que les envahisseurs chrétiens n’avaient aucune juridiction sur nos nations et sur nos ancêtres, ils n’avaient pas non plus le droit de projeter mentalement leurs mots invasifs, leurs idées, leurs arguments de domination sur nos ancêtres, nos nations et nos territoires. Parce que leurs projections mentales étaient fausses, malfaisantes et inacceptables alors, elles le sont encore et toujours aujourd’hui.

Prenez par exemple la déclaration erronée de la cour suprême des Etats-Unis dans son rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh en 1823, décision qui a déclaré que “les droits de souveraineté complète [de nos ancêtres], en tant que nations indépendantes avait été nécessairement diminué”, par la découverte chrétienne. Combinez ceci avec la déclaration du juge Joseph Story au sujet de nos ancêtres: “En tant qu’infidèles, païens et sauvages, ils ne furent pas autorisés [par les chrétiens] à posséder les prérogatives appartenant aux nations absolues, souveraines et indépendantes.

Parce que nos ancêtres et nos nations n’avaient pas de maîtrise suffisante du langage anglais (NdT: ou du français ou de l’espagnol ou du portugais selon les différentes parties impliquées…) et ne pouvaient pas lire les décisions de justice, ils ne savaient du reste probablement pas que ce tribunal colonial avait émis ces jugements. Ils n’eurent aucune opportunité ni le temps de rejeter ces arguments par écrits. Aujourd’hui nous avons la possibilité de répondre à la société dominante en déclarant “Vos arguments contre nos nations ont débuté avec quelques bulles pontificales sur lesquelles ils se fondent. Nous conservons notre droit de demeurer libres de toute fausse déclaration d’un droit de domination quelconque. Nous rejetons l’assomption faite que la cour suprème des Etats-Unis ait jamais eu le droit de mentalement projeter ses idées sur notre existence et sur nos nations sur nos propres territoires.

Comme le dit le dicton: “on vit une époque formidable”. Aujourd’hui nous sommes capables d’explicitement rejeter cet argument pour dire que “le droit de nos nations à la souveraineté complète et à l’indépendance à toute domination ne fut JAMAIS diminué par la soi-disante ‘découverte chrétienne’”. Nous pouvons aussi répondre: “Vous ne pouvez pas ‘découvrir’ la maison d’une autre nation avec la permission d’un pape à Rome et ainsi imposer de droit votre dôme du capitole en tant que symbole de votre affirmation d’un droit de domination sur nos terres et nos vies.”

Le système de domination fédéral indien, typiquement nommé “la loi fédérale indienne” (NdT: aux USA et l’Indian Act au Canada…) est fondé sur l’assertion des envahisseurs qu’ils ont le droit d’opprimer nos nations originellement et légalement libres et indépendantes. Nous continuons à être libres de droit de cette affirmation des envahisseurs et de leur affirmation de droit de domination. La réponse des Etats-Unis pourrait être: “Nous avons un droit de domination sur vous et vos nations parce que vous avez été conquis et subjugués.

Nous sommes capables de dire: “Votre réponse est une faible tentative de recadrer votre affirmation d’un droit de domination. Votre argument est une tentative de valider l’affirmation de vos ancêtres disant que les nations chrétiennes de la chrétienté avaient le droit d’utiliser leurs idées pour contrôler l’existence de nations non-chrétiennes. Vous fondant sur des bulles pontificales et des chartes royales vous avez continuellement et péremptoirement utilisé cette affirmation contre nos nations. Ce système idéologique d’oppression que vous avez utilisé contre nos peuples et nos nations depuis plus de 200 ans est inacceptable et nous le rejetons de facto, tout comme nous rejetons la fausse affirmation que nous avons été conquis et subjugués.

Résistance au colonialisme: Standing Rock et la nième trahison par l’état colonial yankee des édits de ses propres lois… (Steven Newcomb)

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La méthodologie coloniale, même si perfectionnée sous la dictature chrétienne, existe depuis l’antiquité. Voici ce que nous en dit l’anthropologue politique (Yale) James C. Scott dans son remarquable ouvrage “The Art of not Being Governed”, Yale University Press, 2009:
“Où que possible les Romains créèrent des territoires, promulguèrent plus ou moins arbitrairement des distinctions ethniques et nommèrent ou reconnurent un chef unique qui était de fait le vecteur local de l’autorité romaine et répondait pour le ‘bien de son peuple’… Les barbares administrés dans les provinces gérées par les Romains perdirent leur désignation éthnique et devinrent tout comme les aysans, redevables de l’impôt et de la conscription. Tous ceux au-delà de cette sphere étaient invariablement étiquetés ethniquement, on leur donnait des chefs, et furent rendus responsables de payer le tribut (obsequium) distinctement des impôts, spécifiquement lorsqu’ils étaient perçus commes des peuples non agriculteurs.”
~ James C. Scott ~

Toutes les administrations coloniales de l’histoire n’ont pas fait autre chose. C’est ce que font toujours aujourd’hui les états coloniaux états-unien et canadien…

~ Résistance 71 ~

L’ordonnance du Nord-Ouest et les brutales actions de police du Nord-Dakota à Standing Rock

Un dédain flagrant du système légal organique des Etats-Unis est placardé à la vue de tous

 

Steven Newcomb

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/northwest-ordinance-north-dakotas-brutal-standing-rock/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est enrageant de voir les photos des gens blessés par les actions d’une brutalité inouïe de la police du Dakota du Nord à Standing Rock. La police a utilisé des canons à eau sur les protecteurs de l’eau de Standing Rock et ce dans des conditions climatiques sub-zéro, les soumettant ainsi à un stress physique d’hypothermie mettant en danger la sécurité et la vie des manifestants. Ils ont tiré dans la foule avec des balles de caoutchouc et les ont aspergé de mace, un agent chimique irritant. 167 personnes ont été blessées en une nuit, plusieurs gravement. Une jeune-femme de 21 ans, Sophia Wilansky a été horriblement blessée et a perdu un bras après avoir été touchée par une grenade à concussion tirée par les forces de police. Les médecins disent qu’elle va avoir besoin de 20 opérations chirurgicales et qu’elle pourrait perdre complètement son bras malgré cela. Un jeune cheval fut également tué.

Plusieurs personnes ont reçu de sévères blessures à la tête à cause des actions de police protégeant les intérêts corporatistes liés au projet du Dakota Access Pipeline. Une chose est sûre: de telles actions de police déshumanisantes ne suivent pas la promesse de “la plus sincère bonne foi” que les congrès continental et fédéral ont fait aux nations natives en 1787, 1789 et 1861.

Le vendredi 13 juillet 1787, le congrès continental des Etats-Unis a adopté l’ordonnance du nord-ouest. Le 3ème article de cette ordonnance stipile: “La meilleure des bonne fois devra toujours être observée envers les Indiens et leurs terres, leurs propriétés ne devront jamais leur être enlevée sans leur consentement préalable et dans leurs droits, propriétés et liberté, ils ne devront jamais être envahis, perturbés, à moins que ce ne soit sous le coup de guerres justes et légales autorisées par le Congrès…

Quelqu’un devrait informer le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota, qui, de manière très rusée a fait détourner la route de l’oléoduc de son propre voisinage, que le Congrès des Etats-Unis n’a pas autorisé une guerre légale et juste contre l’Oceti Sakowin (le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux). Ses actions inconsidérées dans un territoire oceti Sakowin reconnu par les traités constituent de fait la plus grande des mauvaises fois et sont entièrement injustes et illégales.

Assurez-vous de bien (re)penser à la promesse “d’ultime bonne foi” du Congrès envers les Indiens quand vous regardez les photos ou vidéos de la police blessant physiquement les protecteurs de l’eau autochtones et non-autochtones et lorsqu’elle s’engage dans des actes oppresseurs et terroristes.

Lorsque vous voyez les corps meurtris et les visages tuméfiés des protecteurs de l’eau, faisant du mieux qu’ils peuvent pacifiquement pour défendre les eaux de la rivière Missouri qui suppléent des millions de personnes non-autochtones, de la malfaisance et des dégâts d’un oléoduc, pensez à cette “ultime bonne foi” professée dans l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest. Lorsque vous voyez ces ingaes très perturbantes, pensez à la promesse du congrès des Etats-Unis de ce que “les Indiens dans leurs droits, propriétees et liberté, ne devront jamais être envahis ni perturbés.”

Le tout premier acte du nouveau congrès des Etats-Unis sous sa nouvelle constitution de 1789 a réaffirmé l’ordonnance du nord-ouest de 1787. Cette ordonnance fait partie intégrante de la fondation même des Etats-Unis d’Amérique. L’ordonnance du nord-ouest sert de constitution pour tous les nouveaux territoires ou colonies US, incluant la promesse que les “Indiens, leurs terres et propriétés ne leur seront jamais retirés sans leur consentement.” Soixante-quatorze ans après l’adoption initiale de l(ordonnance du nord-ouest, le Congrès inclua la promesse “de bonne foi ultime” de la loi de 1861 pour établir le territoire du Dakota.

Une provision clef de la loi territoriale du Dakota de 1861 suit l’article 3 de l’ordonnance du nord-ouest de 1787. C’est la clause disant qu’aucune terre indienne ne deviendra partie du territoire de l’état du Dakota avant que les Indiens n’aient donné leur consentement dans un traité avec les Etats-Unis. Les Oceti Sakowin n’ont JAMAIS consenti pour que ceci ne se produise.

L’oceti Sakowin, le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux a eu les deux traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 avec les Etats-Unis. Ces documents de traités reconnaissent le territoire oceti sakowin qui n’a pas été abandonné, donné ou cédé aux Etats-Unis.

Laissez-moi répéter cela clairement:
La loi organique des Etats-Unis requiert que l’oceti sakowin donne d’abord sa permission afin que son territoire ne devienne partie du territoire fédéral et de l’état du Dakota. Une telle permission des Indiens (nations natives originelles) est requise avant que toute partie ou totalité du territoire oceti sakowin ne devienne partie intégrante du Nord-Dakota et du Sud-Dakota. De fait, jusqu’à aujourd’hui, le territoire traditionnel de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin n’est JAMAIS devenu quelconque partie des états du nord ou sud-Dakota !!

En conséquence, la violence et la brutalité pratiquées par la police du Nord-Dakota contre les protecteurs de l’eau pacifiques à Standing Rock rappelle l’article 6, section 2 de la constitution des Etats-Unis. Ce langage nous dit que “les traités établis et ceux qui seront établis par les Etats-Unis, sont la loi suprême de la terre du pays, les juges des états y étant liés de droit”. Il est ici important de noter que les traités des nations indiennes avec les Etats-Unis sont des traités établis entre des nations indépendantes. (NdT: ceci est d’autant plus évident avec les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, tous deux résultants de défaites militaires des Etats-Unis face aux nations d’Oceti Sakowin et de leurs alliés Cheyennes et Arapaho, aucune concession ne fut faite aux Etats-Unis, absolument aucune bien au contraire…)

Résumons maintenant les éléments mentionnés ci-dessus:

1) Le territoire d’Oceti Sakowin n’est jamais devenu partie du territoire fédéral du Dakota ou partie des états du nord et dus-Dakota. Pourquoi ? Parce qu’Oceti Sakowin n’a pas donné son consentement sur un traité ratifié pour que ceci se produise.

2) Les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868 reconnaissent la nation libre, indépendante et de plein droit d’Oceti Sakowin ; ces traités constituent la loi suprême de la terre pour les Etats-Unis et les juges des états du nord et sud-Dakota sont de ce fait liés à ces traités pour toutes leurs décisions.

3) Sans le consentement d’Oceti Sakowin, le gouverneur Dalrymple du Nord-Dakota et les forces de police de cet état n’ont absolument aucune juridiction légale au sein des territoires délimités par les traités de Fort Laramie de 1851 et 1868, qui jusqu’à ce jour et pour les raisons citées ci-dessus, sont toujours le territoire de la Grande Nation Sioux Oceti Sakowin.

Qu’est-ce que le système judiciaire des Etats-Unis a  employé dans un effort de détourner l’attention de l’ordonnance du nord-ouest, de la clause de suprémacie territoriale et de la loi d’établissement du territoire de l’état du Dakota ? Voici un argument exprimé par un juge fédéral des Etats-Unis en 1975:

“Il est indéniable que la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à au moins la fin du XIXème siècle, fut motivée par une volonté résolue de contrôler tout territoire substantiel pour ses gens s’établissant vers l’Ouest. Tout ce qui pouvait empêcher ce mouvement migratoire, incluant les Indiens, devait être balayé, dominé ou détruit. Des guerres, maladies, des traités tissés de emnsonges et de duplicité et la décimation des bisons par les blancs, poussèrent les Sioux vers les réserves, firent décliner leur population et ont éviscéré leurs corps constitués. Ils devinrent [par force] un peuple involontairement dépendant et de fait, dominé par les Etats-Unis.”

(United States v. Consolidated Wounded Knee Cases, Judge Warren Urbom, 1975)

Avec ces mots, le juge Urbom a montré, tout comme le gouverneur Darymple aujourd’hui, le plus grand dédain pour le système légal organique des Etats-Unis, la provision de “bonne foi ultime” de l’ordonnance du nord-ouest et de la loi établissant le territoire du Sakota. Ce qui fut et continue d’être démontré contre les peuples Lakota et Dakota et leurs supporteurs est la “pire, l’ultime mauvaise foi” contre le peuple autochtone et ses alliés non-autochtones.

La décision d’Urbom et ce qui se passe maintenant à Standing Rock sont fondés sur le principe que “sur leurs droits, propriétés et liberté, les Indiens seront TOUJOURS envahis et perturbés, même quand il n’y a aucune guerre juste et légale déclarée par le congrès. Les abus policiers sur les protecteurs de l’eau à Standing Rock est le type d’attitude qui suit parfaitement les documents du Vatican datant du XVème siècle qui stipulent d’aller de l’avant, de localiser et de dominer, subjuguer toutes les nations non-chrétiennes.

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En rapport avec les bulles pontificales Romanus Pontifex et surtout Inter Caetera de 1455 et 1493, qui devinrent le fondement, la base “légale” de la colonisation du monde “païen”, l’auteur de l’article a publié un livre en 2008 que nous avons traduit en très grande partie en 2015 et que nous avons republié en version pdf suite à la réalisation de Jo de JBL1960

Ce livre: “Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte” est disponible en version PDF gratuite en cliquant sur le lien du titre.

A lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’empire et comment le détruire.

~ Résistance 71 ~

Résistance au colonialisme: Empire et terrorisme… Bas les masques !

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“Nous ne retournerons pas, nous n’abandonnerons pas. Ils devront nous tuer pour construire ce serpent noir !… Merci à tous d’être de si bons membres de la famille !”
~ Grand-mère Lakota, Standing Rock, nov. 2016 ~

“Vous avez tué le fils de votre dieu lors de sa venue sur terre et seulement après l’avoir tué, avez-vous commencé à le vénérer et à tuer ceux qui ne le faisaient pas.”

“Formons un corps, un cœur et un esprit et défendons jusqu’au dernier notre terre, nos maisons, notre liberté et les sépultures de nos ancêtres.”

~ Tecumseh, chef de guerre Shawnee ~

“L’amour de la propriété est une maladie de l’homme blanc… Si j’acquiesce à céder une partie de notre terre, je serai alors coupable de retirer la nourriture de la bouche de nos enfants et je ne désire pas ètre aussi méchant…”

“Mettons nos esprits en commun et voyons ce que la vie peut donner à nos enfants.”
~ Chef Sitting Bull, Lakota, Hunkpapa ~

 

haudenosaunee

 

La diplomatie de la “bombe”

 

Mohawk Nation News

 

24 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/24/bomb-diplomacy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Comme ce fut démontré à Standing Rock le 20 novembre dernier, les forces du mal ont commis un acte de guerre en attaquant des gens désarmés en utilisant leur technologie. Pour l’entreprise corporatiste, la violence paie. Ils n’apprécient pas que les Lakota et nos alliés révèlent au monde le pire de la nature des Etats-Unis.
Quelle est la mère qui donna naissance à ces monstres qui visent délibérément les gens pour les tuer ou les estropier ? Leurs stratèges sont assis au chaud dans des burlingues et tirent les ficelles. Ils ont essayé de nous démoraliser. Ils ne peuvent pas détruire notre volonté ni notre ténacité.

Les Etats-Unis résolvent leurs problèmes à coup de massacres, ils l’ont toujours fait. Du moment où les colons arrivèrent ici sur l’Île de la Grande Tortue, ils se sont entretués, nous ont massacré, puis s’en allèrent massacrer autour du monde.

La solution à tous les problèmes planétaires est la Loi de la Grande Paix: Kaia’nere:kowa qui fait de nous des êtres humains naturels. Les envahisseurs pensent qu’ils sont des dieux, créés par eux-mêmes pour se servir eux-mêmes et pour ignorer tout le reste de la création.

Les Lakota sont un vrai peuple en accord avec la fabrique naturelle des choses, un peuple qui va dans le sens de l’unité et de la création. Tout ce qui vit est égal, pas de différence. La loi humaine n’est en aucun cas supérieure ni ne peut supplanter notre droit naturel de naissance. Nous utilisons notre cerveau pour penser et nos yeux pour voir. Nous n’écoutons pas ceux qui ne font que protéger leurs propres intérêts.
On ne peut pas imposer la paix avec des bombes. Les Etats-Unis ne font que maintenir leur pouvoir par la tyrannie. Ils utilisent cette fabrication doctrinaire de “l’exceptionnalisme américain” pour étendre leurs guerres à travers le monde (NdT: action typiquement impérialiste). Les Etats-Unis se moquent complètement de toutes considérations humanitaires. Leurs tribunaux de l’amirauté leur permettent de le faire et de s’en sortir sans ambage. Ils violent en permanence la convention de Genève et les autres conventions et devraient être jugés pour crimes de guerre et contre l’humanité.

Les Etats-Unis affirment qu’ils œuvrent pour la paix mais ils nous font tous chanter en maintenant leur doigt sur le bouton nucléaire. Le véritable gouvernement des Etats-Unis est en fait partie des 13 familles de sang. Nous, rotino’shonni (Iroquois) leur ont rendu visite en Angleterre en 1710 pour essayer de leur faire entrevoir et de leur enseigner la paix. Ils continuent depuis tout ce temps à l’ignorer et maintenant ces familles tentent de faire la promotion de leur guerre perpétuelle.

Les Lakota et tous les peuples naturels n’ont pas d’autre choix que de se dresser et de défendre notre terre pour toujours, nous n’avons nulle part d’autre où aller. Nous appartenons à cette terre où nous sommes.

Les Etats-Unis (NdT: et l’oligarchie en contrôle du monde occidental) sont terrifiés de l’unification du peuple, des peuples, afin que nous mettions un terme à la bombe et à la destruction de notre mère la terre. Nous devons nous dresser comme un seul homme et clâmer: “NON !” car nous faisons tous partie de la Nature et de l’ordre naturel des choses.

Les cinq flèches rotino’shonni en sont le symbole (voir ci-dessus)

Notre esprit commun pour toujours. Nous demandons aux gens de nous rejoindre.

Résistance au colonialisme: Standing Rock et la vérité légale…

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Une fois de plus, il importe peu qui a été, est et sera à la Maison Blanche, le viol constant de la terre et des traités établis avec les nations autochtones est et demeurera la préoccupation principale des politiciens vendus et achetés depuis belle lurette par le système marchand et son oligarchie aux commandes. Trump n’en étant-il pas le plus superbe des exemples ?…
Le gouvernement fédéral scélérat et usurpateur des “Etats-Unis” a signé plus de 400 traités depuis 1776 avec les nations indigènes originellement libres et indépendantes hors de la domination chrétienne et occidentale. Tous ces traités ont été bafoués, violés et ignorés pour le profit de l’état colon lui-même propriété privée des banques et grosses entreprises désormais transnationales.
Cet empire est construit sur le vol, le meurtre de masse (génocide), la déshumanisation et la coercition du plus grand nombre par le plus petit nombre. Sa population colonisatrice est elle-même colonisée, sous l’emprise totale du totalitarisme marchand.
Abattre l’empire, abattre tout empire, c’est unifier les peuples dans l’intérêt commun des peuples de cette planète et éradiquer l’empire factice de la division et du chaos généré par le capitalisme et son arme de destruction massive qu’est la société du spectacle marchand.
Ce n’est pas un Standing Rock qu’il nous faut, mais 10, 15 Standing Rocks simultanés à travers cette empire du chaos d’Amérique du Nord et ses ramifications mortifères dans le monde. Standing Rock ce sont les ZAD. Il y a un Standing Rock potentiel dans chaque ville et village de France et d’occident, parce que nous sommes tous des colonisés de ce système dégénéré assassin mais aussi parce que nous sommes tous inter-reliés.
Mitakuye Oyasin !

 

~ Résistance 71 ~

 

Les actions de déshumanisation par la police du Nord Dakota viole le traité de Fort Laramie de 1851

 

Steven Newcomb

 

16 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/11/16/dehumanizing-actions-north-dakota-police-violate-1851-treaty-fort-laramie

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les camps pour la protection de l’eau à Standing Rock en opposition au projet du Dakota Access Pipeline sont sis en territoires reconnus par traités d’Oceti Sakowin (Le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux). Le peuple Sioux Standing Rock, faisant partie de la plus grande nation d’Oceti Sakowin, a parfaitemt le droit d’héberger les protecteurs de l’eau dans ces camps. Ce projet de construction d’oléoduc du Dakota Access devant traverser le territoire d’Oceti Sakowin sans le consentement préalable et informé de cette nation se déroule en violation totale du traité de Fort Laramie de 1851. Ainsi, les actions de la police de l’état du Dakota du Nord et de la Garde Nationale US en faveur du projet d’oléoduc sont en violation DIRECTE des territoires d’Oceti Sakowin reconnus expressément dans ce traité de Fort Laramie de 1851 (NdT: qui fut consolidé de mieux dans le second traité de Fort Laramie de 1868, après la seconde défaite de l’armée américaine face aux nations Sioux et Cheyenne)

Il est choquant de regarder les vidéos des interventions de ces forces de police militarisées du Dakota du Nord utilisant des triques, des massues, des balles en caoutchouc (infligeant de sérieuses blessures) et des engins à ultra-sons contre des protecteurs de l’eau pacifiques et non-armés à Standing Rock. Il y a déjà des rapports de fouilles à corps et d’humiliation perpétrées par les forces étatiques. Ceci représente la domination coloniale et la déshumanisation en action. Ce qui se passe à Standing Rock est aussi une illustration on ne peut plus claire d’un traité avec une nation indienne, celui de Fort Laramie en 1851, être une fois de plus complètement bafoué et ignoré par le gouvernement fédéral des Etats-Unis.

Ce traité de Fort Laramie est totalement ignoré par les Etats-Unis qui sont en faveur [au service ?…] d’intérêts spéciaux très puissants avec les industries du pétrole et de la finance. Standing Rock est un exemple au XXIème siècle de la méthodologie et des techniques d’oppression qui furent instiguées par les bulles pontificales du XVème siècle (NdT: Dum Diversas (1452), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493) ). En voici quelques étapes bien caractéristiques: “envahir, capturer, vaincre et subjuguer” les nations originelles de ce continent (et de tout continent, terre non-chrétiens), comme l’Oceti Sakowin. Réduire les “nations barbares” sous la domination (dominium) de “l’empire chrétien” ou ce qui est maintenant “l’empire américain”.

Quelle serait donc une bonne compréhension de ce traité de Fort Laramie de 1851 que les Etats-Unis signèrent avec la nation Oceti Sakowin / Grande Nation Sioux ?
Une information importante aux sujets des traités fut fournie par le tout premier patron de la Cour Suprême des Etats-Unis, John Jay. Il fut l’auteur de l’article Fédéraliste 64, qu’il publia en 1788 sous le nom de plume de Publius. Les articles fédéralistes furent écrits dans un effort particulier de renforcer le cas de la ratification de la constitution proposée, celle qui fut écrite à Philadelphie en 1787. Jay a eu quelque chose à dire à propos des traités dans le 64ème article fédéraliste.

Jay répondait à l’argument soutenant que les traités ne devraient pas être considérés comme la loi suprême de la terre au sein du cadre constitutionnel proposé. En discutant des traités, Jay dit alors: “Il serait impossible de trouver une nation qui pourrait traiter avec nous [les Etats-Unis] et les liant absolument au traité tandis que nous [les Etats:Unis] ne considérerions être liés au traité qu’autant que nous le désirions et dans la mesure où cela nous serait favorable.” Ceci décrit fort justement l’attitude générale des Etats-Unis en ce qui concerne les traités avec les nations natives comme l’Oceti Sakowin. Ce que Jay considérait comme impossible en regard des traités est en fait exactement comment les Etats-Unis ont vu le traité de Fort Laramie en 1851 (NdT: et tous les traités précédents et ceux qui s’en suivirent…). L’état colonial a considéré ce traité comme n’obligeant en rien les Etats-Unis.

Jay continua en parlant des législateurs (NdT: à savoir le congrès des États-Unis: chambre basse + sénat): “Ceux qui font les lois peuvent, sans aucun doute, les amender ou les abroger.” De plus Jay a dit: “il ne sera aucunement disputé que ceux qui font les traités peuvent les altérer ou les annuler.” Jay exhorta les gens à néanmoins ne pas oublier quoi qu’il en soit, que “les traités ne sont pas seulement faits par une des parties contractantes, mais par les deux.” Le consentement des deux parties prenantes d’un traité est essentiel à sa réalisation a dit Jay. Ainsi, le consentement des deux parties est toujours nécessaire ultérieurement pour “altérer ou annuler” un traité.

En d’autres termes, l’Oceti Sakowin doit d’abord donner son consentement avant que le traité de Fort Laramie de 1851 ne soit altéré ou annulé. Les Etats-Unis par conséquent n’ont absolument aucun droit d’altérer ou d’annuler unilatéralement le traité de Fort Laramie de 1851 (NdT: ou tout autre traité) par législation du congrès. Les Etats-Unis n’ont également aucun droit d’imposer validement à la nation Oceti Sakowin leur interprétation américano-centriste du traité.

Jay déclara que la constitution proposée “n’a donc pas étendu l’obligation des traités le moins du monde.” Les traités “sont juste tout autant liant et juste hors de la portée légale des actes législatifs maintenant ou dans quelque future période que ce soit ou sous toute forme de gouvernement que ce soit.Donc depuis 1851, le traité de Fort Laramie est “hors de portée de tout acte législatif” du congrès des Etats-Unis, comment fut-il donc possible pour ces mêmes Etats-Unis d’utiliser validement un acte législatif du congrès en 1958 pour, de manière supposée, donner au corps du génie de l’armée des Etats-Unis le droit de “prendre” la terre Oceti Sakowin sans la permission de cette dernière ?

D’après John Jay, il n’est pas possible pour le congrès de donner VALIDEMENT, LEGALEMENT, au corps du génie de l’armée quelque permission que ce soit de “prendre” la terre Oceti Sakowin sans leur consentement. La loi de 1958 est une fraude en accord avec les règles de traité que John Jay, grand patron de la Cour Suprême avait si brillamment et clairement exprimées.

La loi territoriale des Etats-Unis sur le Dakota dit explicitement que le territoire indien qui n’a pas été cédé aux Etats-Unis par traité ne peut pas être considéré comme partie de ce que les Etats-Unis déclarent être le territoire du Dakota des Etats-Unis d’Amérique. Ainsi, le territoire d’Octi Sakowin n’est aucunement une “terre fédérale”. Il n’est pas non plus “territoire de l’état du Dakota”. Il demeure le pays distinct et séparé de la nation Oceti Sakowin. Ceci est le raisonnement qui s’ensuit de l’explication de John Jay faite sur la constitution proposée des Etats-Unis. Jusqu’à ce jour, la nation Oceti Sakowin n’a JAMAIS donné l’autorisation dans un traité ratifié par les Etats-Unis, de permettre que son territoire soit considéré comme partie de l’état du Dakota du Nord ou du sud et de l’état fédéral (colonial) des Etats-Unis d’Amérique.

Le raisonnement ci-dessus a été savamment caché parce qu’en 1823, la décision de la CS dans l’affaire Johnson contre M’Intosh et la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination sous-jacente, furent déclarées prévalentes et s’affirmèrent comme le paradigme invalide et usurpateur de la loi et de la politique fédérales indiennes. Les lois scélérates votées par les Etats-Unis et qui n’ont pas eu de résultats positifs pour la grande nation Sioux sont documentées plus avant dans cet article de Peter Cozzens qui vient juste d’être publié par le magazine de la société smithsonienne dans son édition de novembre 2016 et intitulé: “Ulysses S. Grant Launches an Illegal War Against the Plains Indians, Then Lied About It.” (Note de R71: Nous avons lu ce long article au demeurant excellent, trop long pour être traduit, mais Ô combien édifiant sur la fourberie et l’infâmie répétées du gouvernement fédéral colonial yankee… Cliquez sur le lien ci-dessous pour y avoir accès en anglais désolé).

Illegal War

Ce que tout le monde a su est que l’extension géographique et les frontières politiques des Dakota du nord et du sud sont fausses. Les frontières de ces deux états n’incluent en rien quelque partie que ce soit du territoire Oceti Sakowin qui n’a pas été cédé, abandonné ou rétrocédé aux Etats-Unis par un traité ratifié par les Etats-Unis eux-mêmes. Ceci constitue le territoire d’un pays séparé, celui de Lakotiah ou de Dakotiah.

Note de Résistance 71:

Les territoires Oceti Sakowin couverts par le traité de Fort Laramie de 1851 ainsi que les territoires non cédés par traités couvrent une énorme superficie qui s’étend au cœur des grandes plaines sur les 6 états du Dakota du nord et du sud, du Montana, du Wyoming, du Colorado et du Nebraska. Ce territoire représente quelques 220 000 km2 soit un peu moins de la moitié de la superficie de la France, qui appartiennent et sont PAR DROIT NATUREL le territoire de la Grande Nation Sioux usurpé par cet empire sans terre que sont les Etats-Unis.

Voir carte ci-dessous.

siouxmap