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Bilan de la situation géopolitique un an après le lâche assassinat de Qassem Soleimani par Trump et la cabale sioniste usuelle (Pepe Escobar)

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La géopolitique Soleimani un an plus tard

 

Pepe Escobar

 

7 janvier 2021

 

Source de l’article:
http://www.informationclearinghouse.info/56145.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’assassinat de Major General Qassem Soleimani, commandant de la force Al Quds (Jérusalem) du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), avec à ses côtés Abou Mahdi al-Muhandis, commandant en second de la milice irakienne (chiite) des Hashd al-Sha’abi, par des missiles à guidage laser Hellfire tirés depuis deux drones MQ-9 Reaper, était un acte de guerre.

Non seulement cette attaque par drone sur l’aéroport de Baghdad, sur ordre direct du président Trump, fut unilatéral, non provoqué et totalement illégal, mais il fut aussi organisé comme une provocation éhontée afin de faire exploser une réaction iranienne, qui aurait été alors contrée par une réaction “d’auto-défense” américaine, présentée comme une “dissuasion”. Appelez ça si vous voulez une forme perverse d’attaque faux-drapeau inversée à double effet. Le puissant Wurlitzer impérial pirouetta l’affaire en un “assassinat ciblé”, une opération préventive tuant dans l’œuf la planification d’une soi-disante “attaque imminente” de Soleimani contre des diplomates américains et des troupes US de la région.

Faux. Aucune preuve de tout cela. Et puis, le premier ministre irakien Adil Abdoul-Mahdi, devant son parlement, offrit le contexte ultime : Soleimani était en mission diplomatique, sur un vol régulier entre Damas et Baghdad, impliqué dans de complexes négociations entre Téhéran et Ryad avec le premier ministre irakien faisant office de médiateur et ce… à la demande du président Trump.

Ainsi donc, la machine impériale, se moquant totalement des conventions et lois internationales, assassina un de facto envoyé diplomatique. Les trois factions principales qui poussèrent au crime de l’assassinat de Soleimani furent les nouveaux-cons(ervateurs) yankees, suprêmement ignorant de l’histoire, culture et de la politique de l’Asie du Sud-Ouest et les lobbies israélien et saoudien, qui pensent ardemment que leurs intérêts sont satisfaits à chaque fois que l’Iran est attaqué. Trump ne pouvait vraisemblablement pas voir l’image panoramique de l’affaire et ses ramifications fatales, mais ne voit seulement que ce que lui dicte son premier contributeur financier et fervent soutien du slogan Israel First, Sheldon Adelson (NdT: l’homme derrière “Donnie mains d’enfant” Trump, mafia juive en l’occurence magnat des casinos de Las Vegas, l’homme qui renfloua Trump trois fois après ses faillites… Le créancier en chef quoi…) et ce que Jared d’Arabie (NdT Jared Kushner, le beau-fils de Trump et son contrôleur rapproché, sioniste flamboyant et taupe du Mossad) lui souffla dans l’oreillette, le tout téléguidé par son proche poteau de la fine équipe saoudienne Mohammed bin Salman alias MBS (NdT: grand sioniste qui fait arrêter et torturer son opposition de la nomenklatura saoudienne, confisque les fortunes, fait arrêter et couper en morceaux des opposants dans ses consulats (Turquie), bref un chic type du Golfe de la mafia pétrolière…)

La cuirasse du “prestige” américain

La réponse iranienne mesurée à l’assassinat de Soleimani fut précautionneusement calibrée pour ne pas déclencher la “dissuasion” impériale vengeresse.

Des frappes de missiles de haute précision sur la base aérienne contrôlée par les Américains en Irak de Aïn al-Assad avec le Pentagone recevant une notification par avance des frappes.

De manière prévisible, la proximité du premier anniversaire de l’assassinat de Soleimani devait dégénérer en une litanie classique d’intimidations Etats-Unis / Iran qui, une fois de plus, se retrouvent à l’orée de la guerre.

Il est donc intéressant de regarder ce qu’a dit à la télévision libanaise Al Manar le commandant de la force aérospatiale du CGRI, le general de brigade Amir Ali Hajizadeh,

 https://www.tasnimnews.com/fa/news/1399/10/13/2423366/ 

Les Etats-Unis et le régime sioniste n’ont amené aucune sécurité où que ce soit et si quelque chose se produit ici (dans la région) et que la guerre se déclenche, nous ne ferons aucune distinction entre les bases américaines et les pays qui les abritent..

Ajoutant aux frappes de missiles de haute précision sur la base américaine l’an dernier, Hajizadeh a dit  Nous étions préparés à une réponse américaine et toute notre puissance de frappe par missiles était en état d’alerte totale. S’ils avaient répondu, nous aurions frappé et détruit toutes leurs bases militaire de la Jordanie à l’Irak en passant par le Golfe Persique, incluant même leurs navires de guerre dans l’Océan Indien.

Les frappes de missiles de haute précision sur la base de Aïn al-Assad il y a un an représentait une puissance de frappe bien moyenne, affaiblie par des sanctions et faisant face à une grosse crise économique et financière, répondant à une attaque en ciblant des cibles logistiques impériales, faisant partie de l’empire des bases extérieures. Ceci fut une première mondiale qu’on n’avait pas vu depuis la seconde guerre. Ceci fut clairement interprété dans le vaste sud comme le perçage de la cuirasse hégémonique du “prestige” américain depuis des décennies.

Donc Téhéran ne fut pas particulièrement impressionné par deux B-52 à capacité nucléaire survolant le Golfe récemment, ni par l’US Navy annonçant l’arrivée du croiseur nucléaire lanceur de missiles USS Georgia dans les eaux du Golfe Persique la semaine dernière. Ces déploiements de force furent effectués en réponse à une accusation sans preuve que Téhéran était derrière l’attaque par 21 roquettes contre la vaste ambassade américaine dans la zone verte de Baghdad. Quelques roquettes de 107mm non explosées, aux inscriptions en anglais au passage et non pas en farsi, peuvent virtuellement être achetées par n’importe qui dans les souks de Baghdad comme je l’ai vu de mes propres yeux depuis environ 2010.

Ceci n’est certainement pas un casus belli ou une “auto-défense” fusionnant avec une “dissuasion”. La justification du Centcom ressemble en fait à un sketch des Monty Pythons : une attaque “… presque certainement menée par un groupe de milice soutenu par l’Iran.” Notez bien que l’expression “presque certainement…” est du code pour “nous n’avons aucune idée de qui a fait ça”…

Combattre la – véritable –  guerre contre le terrorisme

Le ministre iranien des affaires étrangères, Javad Zarif, s’est fendu d’un avertissement à Trump qu’il était en train de se faire enfumer avec un faux casus belli et qu’un retour de boomerang serait inévitable.

Un cas de la diplomatie iranienne comme étant en parfait alignement avec le CGRI : après tout, la stratégie entière de cette ère post-Soleimani provient de l’Ayatollah Khamenei.

Et ceci mène à Hajizadeh du CGRI une fois de plus établissant la ligne rouge iranienne en termes de défense de la république islamique : “Nous ne négocierons plus sur le sujet de la puissance des missiles avec qui que ce soit”, prévenant ainsi toute action d’incorporer une réduction de capacité des missiles pour un retour éventuel de Washington dans le traité JCPOA. Hajizadeh a aussi insisté sur le fait que Téhéran a restreint la portée de ses missiles à 2000km.

Mon ami Elijah Magnier, sans aucun doute le top correspondant de guerre en Asie du Sud-Ouest ces quatre dernières décennies, a clairement détaillé l’importance de Soleimani. Tout le monde et pas seulement au sein de l’axe de la résistance Téhéran-Baghdad, Damas, Hezbollah, mais à travers de vastes étendues du grand sud, est parfaitement au courant de la manière dont Soleimani a mené le combat contre Daesh/EIIL en Irak en 2014 et 2015, et comment il fut instrumental dans la reprise de la ville de Tikrit en 2015.

Zeinab Soleimani, l’impressionnante fille du general, a profilé l’homme, et les sentiments qu’il inspirait. Et le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, dans un extraordinaire entretien, a insisté sur la “grande humilité de Soleimani, ce “même avec le plus commun des gens, les gens du quotidien”.

Nasrallah raconte une histoire qui est essentielle pour placer le modus operandi de Soleimani dans la véritable, et non pas la fictive, guerre contre le terrorisme et il mérite d’être cité en entier :

A ce moment, le Hajj Qassem s’est rendu de l’aéroport de Bagdad à l’aéroport de Damas, d’où il est venu (directement) à Beyrouth, dans la banlieue sud. Il est arrivé auprès de moi à minuit. Je me souviens très bien de ce qu’il m’a dit : « Il faut qu’à l’aube, tu m’aies fourni 120 commandants d’opération (du Hezbollah) ». Je lui ai répondu « Mais Hajj, il est minuit, comment pourrais-je te fournir 120 commandants ? » Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’autre solution si on voulait lutter (efficacement) contre Daech, défendre le peuple irakien, nos lieux saints (5 des 12 Imams du chiisme duodécimain ont leur mausolée en Irak), nos Hawzas (séminaires islamiques), et tout ce qui existait en Irak. Il n’y avait pas le choix. « Je n’ai pas besoin de combattants. Il me faut des commandants opérationnels (pour encadrer les forces populaires irakiennes). » C’est pour cela que dans mon discours (commémorant l’assassinat de Soleimani), j’ai déclaré que durant les quelques 22 ans de notre relation avec le Hajj Qassem Soleimani, il ne nous avait jamais rien demandé. Il ne nous a jamais rien demandé, pas même pour l’Iran. Oui, il nous a demandé une seule fois (notre aide), et c’était pour l’Irak, lorsqu’il nous a demandé ces (120) commandants d’opérations. Il est donc resté avec moi, et nous nous sommes mis à contacter nos frères (du Hezbollah) un par un. Nous avons pu faire venir près de 60 commandants opérationnels, dont certains frères qui étaient présents sur les lignes de front en Syrie, et que nous avons envoyés à l’aéroport de Damas (pour y attendre Soleimani), et d’autres qui étaient au Liban, et que nous avons réveillés de leur sommeil et fait venir (immédiatement) depuis leur maison car le Hajj a dit qu’il voulait les prendre avec lui dans l’avion qui le ramènerait à Damas après la prière de l’aube. Et de fait, après avoir prié ensemble la prière de l’aube, ils se sont envolés pour Damas avec lui, et le Hajj Qassem s’est rendu de Damas à Bagdad avec 50 à 60 commandants libanais du Hezbollah, avec lesquels il s’est rendu sur les lignes de front en Irak. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin de combattants, car Dieu merci, il y en avait abondance de volontaires en Irak. Mais il lui fallait des cadres pour diriger ces combattants, les entraîner, leur transmettre l’expérience et l’expertise, etc. Et il n’est pas parti avant de prendre mon engagement que d’ici deux ou trois jours, je lui aurais envoyé les 60 commandants restants.”

L’orientalisme encore et toujours

Un ancien commandant sous Soleimani que j’ai rencontré en Iran en 2018 m’avait promis ainsi qu’à mon collègue Sebastiano Caputo qu’il essaierait d’arranger un entretien avec le major-general qui n’avait jamais parlé de sa vie à des médias étrangers. Nous n’avions aucune raison de douter de notre interlocuteur, ainsi, jusqu’à la dernière minute de Baghdad nous étions sur sa liste d’attente sélective.

Pour Abou Mahdi al-Muhrandis, tué aux côtés de Soleimani dans l’attaque de drones de Baghdad, je faisais partie d’un petit groupe qui passa une après-midi avec lui dans une planque dans, pas hors, de la zone verte, en novembre 2017, mon rapport complet est ici : My full report is here.

Le professeur Mohammed Marandi de l’université de Téhéran, réfléchissant sur l’assassinat  m’a dit “La chose la plus importante est que la vision occidentale de la situation est très orientaliste. Ils assument que l’Iran n’a aucune structure réelle et que tout dépend des individus. En occident, un assassinat ne détruit pas une administration, une entreprise ou une organisation.

L’ayatollah Khomeini est mort et ils ont dit que la révolution était finie. Mais le processus constitutionnel a produit un successeur en quelques heures. Le reste fait partie de l’histoire.

Ceci peut en dire long pour expliquer la géopolitique de Soleimani. Il a peut-être été une super-star révolutionnaire, un grand nombre de gens du sud global le voient comme le Che Guevara de l’Asie du Sud-Ouest, mais il était avant tout un rouage particulièrement bien articulé d’une machine bien pensée et bien huilée.

Le président adjoint de parlement iranien, Hussein Amirabdollahian a dit à la chaîne iranienne Shabake Khabar que Soleimani, deux ans avant son assassinat, avait déjà envisagé l’inévitable “normalisation” entre Israël et les monarchies du Golfe.

Dans le même temps, il était particulièrement au courant de la position de 2002 de la Ligue Arabe, partagée entre autre par L’Irak, la Syrie et le Liban : une “normalisation” ne peut même pas commencer à être envisager sans un état palestinien indépendant et viable sous des frontières d’avant 1967 avec Jérusalem Est comme capitale. Tout le monde sait maintenant que ce rêve est mort, si pas encore totalement enterré. Ce qui reste est la routine rampante : l’assassinat américain de Soleimani, l’assassinat israélien du top scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, la guerre de basse intensité sans relâche d’israël contre l’Iran, l’occupation totalement illégale par Washington de parties du nord de la Syrie pour voler du pétrole, la poussée perpétuelle pour un changement de régime à Damas et la diabolisation non-stop du Hezbollah.

Au-delà du Hellfire

Téhéran a clairement indiqué qu’un retour à au moins une mesure de respect mutuel entre l’Iran et les USA implique que Washington rejoigne de nouveau le traité JCPOA sans conditions préalables et la fin des sanctions unilatérales de l’administration Trump. Ces paramètres sont non-négociables.

Nasrallah pour sa part, dans un discours à Beyrouth dimanche dernier a insisté “Un des principaux résultats de l’assassinat du general Soleimani et d’al-Muhandis sont les appels pour mettre fin à la présence et l’expulsion des forces américaines de la région. De tels appels n’existaient pas avant l’assassinat. Le martyr des leaders de la résistance a mis les troupe américaines sur la voie de sortie d’Irak.

C’est peut-être prendre ses désirs pour des réalités parce que le complexe militaro-industriel et de la sécurité ne va jamais abandonner un havre privilégié de l’empire des bases.

Plus important est le fait que l’environnement post-Soleimani transcende Soleimani.

L’axe de la résistance Téhéran-Baghdad-Damas-Hezbollah, au lieu de s’effondrer va toujours plus se renforcer.

En interne, et toujours sous le coup d’une “pression maximum” par les sanctions, l’Iran et la Russie vont œuvrer ensemble pour produire un vaccin contre la COVID19 et la branche iranienne de l’Institut Pasteur va co-produire un vaccin avec une compagnie cubaine.

L’Iran est incroyablement renforcé comme node clef des nouvelles routes de la soie en Asie du Sud-Ouest : le partenariat stratégique Iran-Chine est constamment revitalisé par les ministres respectifs des affaires étrangères Zarif et Wang Yi, ceci incluant la turbo-charge de l’investissement géo-économique de Pékin dans South Pars, le plus grand champ gazier de la planète.

L’Iran, la Russie et la Chine seront impliquées dans la reconstruction de la Syrie, qui inclura aussi éventuellement, une nouvelle branche de la route de la soie : le chemin de fer Iran-Irak-Syrie-Méditerranée Orientale.

Tout ceci est imbriqué, un processus en devenir qu’aucun missile Hellfire ne pourra brûler.

 

Le Gen. Soleimani était en mission diplomatique pour recevoir en Irak une lettre de… Trump et Pompeo pratiquants de la « diplomatie de l’embuscade » (Veterans Today)

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Les rédacteurs en chef de VT confirment cette information en provenance de leurs sources locales en Irak et en Syrie. Cela expliquerait la question qu’on se pose depuis le départ: pourquoi et comment cette facilité à éliminer Soleimani, homme du grand secret à la protection et sécurité irréprochable depuis tant d’années ?
Réponse: il était en mission diplomatique commandée pour son pays et à la demande, si on en croit l’info ci-dessous, de Trump et de Pompeo ni plus ni moins… L’Irak a confirmé que Soleimani était en visite officielle et qu’il devait rencontrer le premier ministre. a ce titre, il ne se méfiait pas et a semble t’il baissé la garde. Il y aurait donc bien eu trahison… mais une trahison yankee, qui peut encore être surpris et surtout qui peut encore croire et faire confiance à toute cette clique de menteurs, d’escrocs et de criminels patentés, membres de toute administration yankee que ce soit ?..

~ Résistance 71 ~

 

 

Info confirmée: Soleimani assassiné en Irak alors qu’il était en mission diplomatique pour recevoir une lettre en provenance de Trump et Pompeo…

 

VT editors

 

5 janvier 2020

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/05/breaking-confirmed-solemeini-killed-on-diplomatic-mission-to-iraq-to-receive-trump-pompeo-missive/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pas d’interception magique de renseignement ne fut nécessaire, nous l’apprenons maintenant depuis l’Irak, pour arranger l’assassinat du général Qassem Soleimani. Nous apprenons en ce moment que l’embuscade a été arrangée au travers des canaux diplomatiques, attirant Soleimani en Irak afin qu’il reçoive [pour l’Iran] une offre de réduction des sanctions de la part du président Trump.

Le général Soleimani a atterri en Irak pour y rencontrer son premier ministre Adel Mahdi, qui devait lui remettre un message pour l’Iran en provenance du président Trump. Au lieu de cela, il y fut assassiné ; la note diplomatique du ministre des affaires étrangères américain Mike Pompeo à l’envoyé iranien Soleimani fut, en fait, une invitation dans une embuscade fatale.

Soleimani s’est envolé depuis Damas et fut tué alors qu’il quittait la zone diplomatique de l’aéroport international de Bagdad. L’Irak agissait comme intermédiaire entre Téhéran et Washington, le général Soleimani agissant comme représentant diplomatique de l’Iran.

Le gouvernement irakien avait demandé au général Soleimani d’organiser et d’entrainer les forces qui ont vaincu l’EIIL / Daesh en Irak (NdT: créé par la CIA et les forces spéciales de l’armée yankee en utilisant l’organisation qu’ils avaient déjà créée au préalable: Al Qaïda en Irak et au Levant / AQIL dont l’EIIL/Daesh est l’héritier direct), un processus qui fut continué en Irak tout comme en Syrie en partenariat avec la Russie et la Turquie en tant que parties prenantes de la coalition d’Astana.

(NdT: pourtant, la Turquie n’a jamais agi contre Daesh, abritant des camps d’entrainement et de repos sur son sol; et favorisant le passage des mercenaires “djihadistes” de la CIA, du MI6 et de Mossad depuis ses frontières, même si depuis la tentative de renversement d’Erdogan par les Yanks dans le cadre de l’élimination des gouvernements des frères musulmans dans la région, Erdogan et la Turquie jouent double voire triple jeu…)

Lire notre dossier sur « L’affaire de l’assassinat de Soleimani par Trump »

Assassinat du général iranien Souleimani et 3ème guerre mondiale ? Derrière le grand n’importe quoi du cirque de la Maison Blanche… (Veterans Today)

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Point de vue et analyse intéressants, de l’intérieur de l’empire si on peut dire puisque Robert Steele est un ex-CIA qui a “mal à son pays” et qui dit tout haut ce que sans doute, bon nombre pensent tout bas au sujet de la rhétorique systémique anti-Iran et surtout donc de l’assassinat récent du général iranien Souleimani en Irak hier 3 janvier 2020.

On pourrait aussi interpréter cette intervention de Steele comme une “couverture” pour Trump, le déclarant “irresponsable” car manipulé. C’est sans doute en partie vrai, mais aussi Steele n’accorde t’il pas trop de crédit à Trump ? Pourquoi lui avoir fait confiance jusqu’ici alors que VT a révélé le passé des plus douteux de “Donnie mains d’enfant” et son inféodation à la “Kasher Nostra” dès le début du mandat présidentiel ? Trump est de plus empêtré dans une procédure de destitution et des longueurs de casseroles qu’il traîne au cul depuis des lustres, au moment où l’empire est à bout de souffle… Moment rêvé par les banquiers pour une guerre mondiale (non thermonucléaire ?)… Les pions sont en place.

Il y a plusieurs tiroirs dans cette affaire… comme à l’accoutumée. Le fait est qu’hier, l’Irak est redevenu la poudrière du Moyen-Orient et pourrait bien devenir le théâtre des opérations d’une guerre directe ou par procuration entre l’empire anglo-americano-sioniste et l’Iran, dernière carte de la région à faire tomber, mais l’Iran est résiliente et intelligente et table sur une stratégie de longue haleine. Gageons que la riposte interviendra quand et où les Yanks et les sionistes l’attendront le moins… Posons toujours la même question: Cui bono ? A qui profite le crime ?…

~ Résistance 71 ~

 

 

3ème guerre mondiale ? Le président Trump a t’il perdu la raison ?

 

Robert David Steele

 

3 janvier 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/01/03/world-war-iii-has-president-donald-trump-lost-his-mind-may-god-give-us-a-moment-to-reflect-for-peace/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce fut mon devoir et mon honneur d’avoir pu travailler avec des gens aussi intelligents que le colonel Doug Macgregor, candidat à la fois aux postes de ministre de la défense et de conseiller à la sécurité nationale pendant la toute première administration Trump et d’être le fidèle supporteur et admirateur du général Michael Flynn, premier conseiller à la sécurité de Trump et qui a été piégé par le FBI et les sionistes afin qu’il soit retiré de la Maison Blanche. Les observations que je fait ci-dessous émanent de mon passé d’agent de la CIA et de co-fondateur du Marine Corps Intelligence Activity (MCIA), ainsi que de toutes les lectures non-fictionnelles que j’ai faites, ces centaines de lectures de livres sur les personnalités et les institutions de la sécurité nationale corrompues, disfonctionnelles, voire même traîtresses. 

Voici mes conclusions:

1) Israël a essayé de forcer une guerre avec l’Iran avec l’énergie du désespoir, en partie pour sauver le criminel de guerre Benjamanin Natanyahou et en partie pour continuer sa longue stratégie de déstabilisation de division et de conquête du Moyen-Orient.

2) L’essentiel du maintient de la guerre en Irak est fait par Israël et les Kurdes (NdT: clan Barzani americano-sioniste), avec les forces américaines soutenant ce cirque en bon numéro de clown établi.

3) Les “campeurs” de l’ambassade des Etats-Unis à Baghdad, heureusement dispersés maintenant, eurent pour mission de tromper le président Trump et le forcer à penser qu’une prise de l’ambassade US était imminente, de la même manière que cela se produisit en Iran sous la présidence Carter. Quelques uns d’entre nous ont aidé à mettre fin à cette pièce de théâtre.

4) Si Trump a approuvé cet assassinat, il a été trompé pour croire que cela était le même type d’opération que celle contre Ben Laden au Pakistan (oublions que Ben Laden, AQ et l’EIIL / Daesh, ont été créés par les sionistes et la CIA avec financement et logistique occultes du Pentagone…) et on ne lui a pas dit que l’assassinat d’une personnalité comme le général Qassem Souleimani en Irak est en parité avec l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo en 1914, qui fut le casus belli pour la première guerre mondiale.

5) Trump est entouré de quatre réseaux de menteurs pathologiques : la classe de la promotion 1986 de l’école d’officiers de l’armée de terre de West Point (Esper, Pompeo, Urban), des sionistes chrétiens (Pompeo et autres), des agents sionistes (les Kushner, les deux…) et des sionistes de la CIA (Brennan, Haspel et autres…). Alors que son conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien fait un excellent boulot pour éliminer la clique des va t’en guerre de l’ère Obama et autres agents de puissances étrangères, il ne possède néanmoins pas une connaissance et compréhension nuancées de l’histoire et des biographies courantes dont on aurait besoin pour protéger le président de ces quatre réseaux de menteurs qui poussent pour la guerre contre l’Iran à tout prix.

6) A la fois les médias de masse et les médias sociaux (#GoogleGestapo) se sont engagés aux désirs de guerre sionistes contre l’Iran et sont très attentifs à couvrir les véritables coûts de notre guerre au Moyen-Orient, y compris ce qui est maintenant connu sous le vocable des “bébés de Faloujah” (NdT: les milliers d’enfants nés déformés, suite à la massive contamination de la zone urbaine par l’uranium appauvri des munitions utilisées sur ce champ de bataille irakien, par l’armée américaine…) résultats des munitions anti-blindages.

7) Une réponse proportionnelle de l’Iran ne serait pas une frappe sur les forces américaines de la région, mais plutôt l’assassinat, aux Etats-Unis, de Mark Esper. Je ne dis pas cela pour encourager une telle réaction, mais pour rendre clair à ceux qui lisent cet article que c’est en fait ce que les Etats-Unis ont fait à l’Iran toute proportion gardée, tout en violant une fois de plus la souveraineté de l’Irak, de manière telle que cela devrait sans problème se terminer à la CPI. Ci-dessous, vous trouverez ma lettre adressée au président Trump via la Maison Blanche, ce matin à 05:42 Est.


Etats-Unis… Ministère Affaires Etrangères

Prévention de la guerre sensible au temps

Mr. President,

Vous avez été “couillonné” (NdT: dans le texte original, l’auteur utile le mot yiglish (yiddish + anglais) qu’utilise Trump: “schlonged”, c’est un clin d’œil à la terminologie vulgaire “Trump”) par le ministère de la défense, la CIA et la classe 86 de l’armée de terre. L’assassinat du Major General iranien Qassem Souleimani au sein du territoire irakien va de paire avec l’assassinant de l’archiduc François Ferdinand qui fut utilisé comme casus belli pour la première guerre mondiale. Si vous avez de fait donner cet ordre de l’assassiner, vous devez considérer la possibilité que tous ceux qui vous ont conseillé de le faire, sont des agents d’influence pour Israël la sioniste et vous devez les virer.

Dès maintenant, vous devez penser à contrôler les dégâts. Vous n’êtes pas en contrôle du gouvernement des Etats-Unis (tout comme il fut dit par Schlesinger à JFK lorsque celui s’énerva que ses ordres de retirer les missiles américains de Turquie ne furent pas suivis…). La règle #1 à Washington d’après Mort Halperin et son livre “Bureaucratic Politics and Foreign Policy” est: “Mentez au président si vous pouvez vous en tirer…”

Mike Flynn est bien meilleur avec tout ça que votre équipe actuelle. Je vous conjure de savoir si ce fut un drone de la CIA ou du MD qui a procédé à l’assassinat (NdT: les sources officielles irakiennes et iraniennes font état d’une attaque par des hélicoptères “Apache” américains et non pas d’un drone…) et de virer le plus publiquement possible votre ministre de la défense et le directeur de la CIA, de transférer les machines de la CIA au ministère de la défense et de mettre un terme à leur utilisation en tant que machines d’assassinat à distance (la plupart de leur soi-disant succès ne sont que des mensonges, on vous ment en permanence…). Je prie pour que ce message vous parvienne mais je ne pense pas qu’il le fera. Je ne fais que mon devoir. Pour arrêter la guerre contre l’Iran, vous devez virer Esper et Haspel et montrer le chemin de la porte à Pompeo. Sonner l’ambassadeur israélien ne ferait pas non plus de mal.

La classe 1986 de West Point vous couillonne en long en large et en travers. Dans le même temps je pense que Gina Haspel (NdT: directrice actuelle de la CIA) couvre John Brennan et ne coopère pas pleinement en donnant les archives disponibles sur les appels “verts” de Brennan vers et depuis la Grande-Bretagne et ses contacts avec le MI6 et le GCHQ (NdT: QG du renseignement britannique). Combinez tout ça avec une impression de la NSA de toutes les mises en évidence comme Bill Binney et moi-même l’avons recommandé au ministre de la justice (Attorney General) et vous avez la totale. Je prie pour vous. Quiconque a soutenu cette frappe / assassinat folle est un ennemi des Etats-Unis.

Semper Fidelis,

Robert David Steele

https://robertdavidsteele.com

En ces temps les plus délicats de l’histoire du Moyen-Orient, je réitère ma vision du fait que la restauration de la Palestine aux Palestiniens est inévitable ; l’évacuation des forces américaines et la fermeture des bases militaires américaines au Moyen-Orient (et espérons-le dans le monde) est inévitable ; et le degré avec lequel notre président est un prisonnier au sein même de la Maison Blanche, qu’on lui ment par quatre réseaux pathologiques, devraient être considérés par les leaders de l’Iran, de l’Irak, de la Chine et de la Russie.

A mon avis, la réponse la plus appropriée en ce moment serait que l’Irak insiste que toutes les forces américaines et tous les “diplomates” américains aussi bien que les contractants (particulièrement les employés d’ExxonMobil), quittent l’Irak. L’Irak devrait également travailler avec l’Iran et la Russie pour faire virer les forces israéliennes de la zone kurde de l’Irak.

L’escalade dans toute cette affaire sert et servira les sionistes et personne d’autre. Considérant la “capture” de notre président et sa vulnérabilité aux menteurs, aux ennemis de l’Amérique au sein de la Maison Blanche, à tous ces traîtres, je recommande humblement et respectueusement la plus grande prudence de la part de l’Iran et de toute action décisive de la part de l’Irak. Expulsez tous les étrangers. Travaillez avec la Russie pour chasser et tuer les forces israéliennes qui resteraient derrière. Mettez les têtes israéliennes sur des piquets en place publique à Bagdhad. Cet assassinat, s’il a été perpétré par les Etats-Unis, ne le fut qu’en notre capacité “d’idiots utiles” au service des sionistes.

Que ceci soit ma contribution à la paix en ce triste jour.

 

3ème guerre mondiale ? Trump a t’il pété un câble en ordonnant l’assassinat en Irak du général iranien de la force Qods Souleimani ?…

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… ou est-ce une mesure désespéré pour sauver ses flasques fesses et sa présidence de l’impasse dans laquelle il se trouve, toujours poussé plus loin par les cerbères sionistes qui l’entourent ?
Toujours est-il que cet assassinat commandité du #3 iranien peut avoir (aura ?…) l’effet ni plus ni moins de l’assassinat du grand duduche François Ferdinand à Sarajevo en 1914… Quand toujours plus de psychopathes sont mis aux manettes, faut pas s’étonner que la maison brûle.

A suivre avec grand intérêt, 2020 part sur les chapeaux de roues… Il est bien triste de faire passer devant le beau texte de Camus une telle nouvelle en direct du Wakoland yankee… Ci-dessous quelques infos de l’autre côté du miroir histoire de contre-balancer la propagande atlanto-sioniste qui ne va pas manquer de se déchaîner en provenance des merdias à la botte pour couvrir cet assassinat / déclaration de guerre dans la meilleure cuvée des méthodes de l’empire au bout du rouleau.

~ Résistance 71 ~

 

MAJ du 4 janvier 2020: « Derrière le grand n’importe quoi de la Maison Blanche » (VT)

 

 

Trump déclare la guerre à l’axe de la résistance : assassinat / martyre du général iranien Souleimani et du no2 du Hachd Chaabi (milices populaires irakiennes)

 

Al Manar avec Press TV, Al Mayadeen et l’AFP

 

3 janvier 2020

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1601679

 

Le général Qassem Soleimani a été assassiné, dans la nuit de jeudi à  vendredi 3 janvier dans un raid aérien en Irak perpétré par les forces d’occupation américaines. Raid qui a aussi couté la vie au numéro deux du Hachd al-Chaabi Abou Mahdi al-Mohandes.

Dans un communiqué publié ce matin le Corps des gardiens de la Révolution islamique a confirmé l’assassinat du haut commandant iranien par les hélicoptères Apache de l’armée américaine, non loin de l’aéroport de Bagdad.

« Le haut commandant Soleimani a été tué en martyr dans une lâche attaque aux roquettes tirés par des hélicoptères américains. Cette attaque a également coûté la vie au commandant en chef adjoint des Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi Mohandes » .

Plutôt dans la soirée, les sources irakiennes ont fait état d’une triple attaque aux roquettes des hélicoptères américains contre des objectifs non loin de l’aéroport de Bagdad. Les hélicoptères ont survolé pendant toute la journée de jeudi le ciel de Bagdad y compris l’ambassade iranienne dans la zone verte.

Selon l’ambassade iranien en Irak, les 10 passagers à bord du véhicule dans lequel se trouvait Soleimani sont tous tombés en martyrs.

Le Pentagone revendique l’assassinat de Soleimani

Dans un communiqué publié ce vendredi matin, le Pentagone a revendiqué l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods affirmant que l’ordre de l’assassinat est venu de la personne de président américain.

» Sur l’ordre du président, l’armée américaine a assassiné Soleimani dans un acte destiné à défendre le personnel américain en dehors des frontières américaines ».

Le texte totalement diffamatoire accuse par la suite la Force Al-Qods d’être à l’origine de l’assaut  mardi par des foules des Irakiens en colère contre l’ambassade américaine à Bagdad.

Et de prétendre que : « le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région », attribuant au puissant général iranien la mort de « centaines » de soldats américains et alliés.

Le président américain n’a pas immédiatement fait de commentaire mais il a tweeté un drapeau américain.

Un bâton de dynamite dans une poudrière

Cette frappe contre un dirigeant d’un pays auquel les Etats-Unis n’ont pas formellement déclaré la guerre a été fermement critiquée par plusieurs personnalités américaines.

« Le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière, et il doit au peuple américain une explication », a dénoncé l’ancien vice-président Joe Biden, en lice pour la primaire démocrate en vue de l’élection présidentielle de novembre. « C’est une énorme escalade dans une région déjà dangereuse », a-t-il insisté, dans un communiqué.

Pelosi : une « escalade dangereuse »

L’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, par une frappe américaine, a déclaré vendredi

Pour la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, cet assassinat représente « une escalade dangereuse dans la violence ».

« L’Amérique – et le monde – ne peuvent pas se permettre une escalade des tensions qui atteigne un point de non-retour », a estimé Mme Pelosi dans un communiqué.

« Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », a en outre fustigé le sénateur démocrate Tom Udall.

« Soleimani était un ennemi des Etats-Unis, la question n’est pas là », a pour sa part noté le sénateur démocrate Chris Murphy dans un tweet. « La question est celle-ci: est ce que l’Amérique a assassiné, sans autorisation du Congrès, la deuxième personnalité d’Iran, provoquant consciemment une guerre régionale massive? ».

L’Iran va réagir et probablement à différents endroits. Pensée à tout le personnel américain dans la région en ce moment », a quant à lui estimé Ben Rhodes, ancien proche conseiller de Barack Obama.

« Un président qui a juré de tenir les Etats-Unis à l’écart d’une autre guerre au Moyen-Orient vient dans les faits de faire une déclaration de guerre », a réagi le président de l’organisation International Crisis Group Robert Malley.

En Iran, le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a appelé, ce matin, à une réunion extraordinaire.

 

 

Général Soleimani, vie et parcours

 

Al Manar avec Press TV

 

3 janvier 2020

 

url de l’article: https://french.almanar.com.lb/1602328

 

À la tête de la Force Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani a joué un rôle indéniable dans la défaite définitive de Daech en Irak, puis en Syrie.

Né en 1956 à Kermân, Qassem Soleimani est entré dans le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) après la victoire de la Révolution islamique dès sa création en 1979. Pendant la Défense sacrée du peuple iranien (guerre Iran-Irak de 1980 à 1988), Qassem Soleimani est devenu un haut commandant du CGRI et a commandé des troupes lors d’importantes opérations.

Après la fin de la guerre irano-iranienne, le général Soleimani a été en mission pendant plusieurs années dans l’est du pays dans les zones situées près de la frontière de l’Afghanistan, jusqu’à ce qu’il a été nommé en 1997 au poste de commandant de la Force Qods du CGRI par le commandant en chef des forces armées iraniennes, l’honorable Ayatollah Khamenei.

À ce poste, le général Soleimani a contribué aux efforts pour renforcer les rangs de l’axe de la Résistance face au bellicisme et l’expansionnisme d’Israël, en Palestine occupée et au Liban. En 2010, Qassem Soleimani est monté en grade par un décret du Leader de la Révolution islamique, et est devenu général de division.

Le général de division Qassem Soleimani est devenu célèbre après les événements liés à l’apparition des organisations takfiristes comme Daech en Syrie (2011) et en Irak (2014), où le commandant de la Force Qods a reçu l’ordre de soutenir les forces syriennes et irakiennes à mieux s’organiser pour le combat contre le terrorisme.

Le général Qassem Soleimani et les conseillers de la Force Qods ont entamé leur mission à la demande officielle des gouvernements syrien et irakien, et leurs conseils ont joué un rôle de premier plan pour permettre aux forces militaires de la Syrie et de l’Irak pour empêcher la chute de Damas et de Bagdad face aux assauts des organisations terroristes forts du soutien tous azimuts que les États-Unis, le régime israélien et leurs alliés européens et régionaux leur ont accordé pour démembrer la Syrie et l’Irak.

La visite officielle du commandant de la Force Qods à Moscou et ses consultations avec les hautes autorités politiques et militaires russes ont eu un effet indéniable dans la décision prise le 30 septembre 2015 par le président Vladmir Poutine de déployer les forces russes en Syrie en soutien à l’armée syrienne, pour répondre à la demande officielle du président syrien Bachar al-Assad d’aide militaire.

Les analystes indépendants s’accordent à dire que l’une des principaux objectifs du plan du démembrement de la Syrie était de couper la communication via la Syrie entre la République islamique d’Iran et le Hezbollah libanais. Cependant, la défaite de Daech en Irak et en Syrie, avec le rôle irréfutable de la Force Qods, a empêché la réalisation de ce complot.

Pour louer le rôle de la Force Qods dans le combat contre le terrorisme et après la défaite définitive de Daech en Irak, le Leader de la révolution islamique a décerné, le 10 mars 2019, la plus haute distinction militaire de l’Iran, celle de l’ordre de Zoulfakar.

En réponse d’une lettre que le général Qassem Soleimani avait adressée au Leader de la Révolution islamique pour annoncer la défaite définitive de Daech en Irak, l’honorable Ayatollah Khamenei a écrit : « En anéantissant la tumeur cancéreuse et mortelle qu’était Daech, vous avez rendu un immense service aux peuples de la région, aux nations musulmanes, à toutes les nations et à l’humanité tout entière. »

Le général de division Qassem Soleimani, haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique, a été assassiné ce vendredi matin 3 janvier lors d’une attaque d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine à Bagdad.

 


Les pères fondateurs de Daesh…