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Les chiens de l’empire: pour en finir avec les Al-Saoud…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 janvier 2016 by Résistance 71

Pour en finir aussi avec nos États criminels soutenant ces monarchies rétrogrades et sanguinaires du Golfe, avec nos politiciens corrompus, vendus, achetés, puis jetés après emploi, avec l’asservissement forcé du peuple français aux diktats des émirats du Golfe par le truchement d’investissements de ces derniers dans les campagnes politiques et les entreprises du CAC40. Pour en finir avec l’impérialisme occidental qui met en place et utilise les pires dictateurs pour maintenir son emprise et hégémonie mondiale.

— Résistance 71 —

 

Régime saoudien ou la kleptocratie en décomposition

 

Georges Stanechy

 

14 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2016/01/regime-saoudien-kleptocratie-en-decomposition.html

 

A coups de sabre, dans la même journée, les bourreaux du régime saoudien ont tranché la tête de 47 condamnés à mort.

Pourquoi s’en offusquer ?… Pratique favorite de notre allié et ami, dira-t-on.

C’est ainsi que personne ne s’en est ému sous nos latitudes. Même pas nos zélés barytons et cantatrices des Droits de l’Homme. Laissant les protestations aux habitants de la région qui se sentiraient concernés…

Protestations et agitations n’ont pas manqué. Aussi bruyantes que violentes. Sur fond de gesticulations et ruptures diplomatiques musclées. Jusqu’à incendier ou bombarder des ambassades : saoudienne à Téhéran, iranienne à Sanaa au Yémen, etc. (2)

Nous savons que nos « démocraties » soutiennent sans faille cette tyrannie moyenâgeuse. Depuis sa création artificielle. « Ex nihilo », comme on disait dans le temps : à partir de rien… Notre propagande, devant ce qui commençait à faire désordre pour l’image de ce clan familial despotique, ne cesse donc de se répandre en doctes explications. Tentant de nous convaincre, combien ce ramassis de « princes », aussi sanguinaires que dépravés, agit selon les normes internationales en vigueur et dans la juste défense de ses légitimes intérêts.

Autrement dit, pour ne rien changer, voulant nous faire prendre un grille-pain à manivelle pour une imprimante laser.

D’après nos propagandistes, l’Arabie saoudite serait ainsi une puissance régionale en mesure de rivaliser dans une guerre à l’encontre de l’Iran… Ou encore, dans une martiale posture d’égal à égal vis-à-vis de son partenaire US, souhaitant assumer un rôle historique dans le destin, ou le « reformatage », de la région. Et, cerise sur le gateau de l’imposture : exerçant un magistère religieux sur l’ensemble des musulmans sunnites. Face aux méchants chiites, dans une guerre religieuse comparable à celle que notre continent a connue entre catholiques et protestants. Et, blablabla…

De quoi rire de ce charlatanisme informationnel, si le contexte n’était aussi dramatique…

Pour remettre les pendules à l’heure, et garder en mémoire que l’Arabie Saoudite n’est qu’un décor en carton-pâte animé par des polichinelles dont les ficelles sont tirées par les occidentaux, rappelons quelques points clés :

  1. Guillotiner l’Abbé Pierre ou Jaurès

Parmi ces suppliciés, figurait un éminent religieux musulman d’obédience chiite, Nimr al-Nimr, accusé de « sédition » par les dirigeants saoudiens. Argumentaire complaisamment relayé par notre industrie de la désinformation en Occident, pour justifier cette exécution. Qui n’est, en fait, que l’assassinat d’un opposant, pacifique, non violent, mais redoutable pour les despotes en place par son influence morale et politique.

Exemple : Euronews (3). N’hésitant pas, en copié-collé de la rhétorique de l’extrême-droite US, à caricaturer, ou à noircir, cette personnalité aimée et respectée, pour son intelligence et son courage mais aussi pour sa quiétude et sa compassion, en employant tous les qualificatifs mensongers possibles. Jusqu’à le faire passer pour un fanatique agitateur à la solde de l’Iran… :
« … défendait la cause chiite… prêchant en 2011 en faveur d’une sécession de l’est de l’Arabie Saoudite et de sa fusion avec le royaume proche de Bahreïn, alors en ébullition, etc. ».

Ce qui est faux.

Dans la sphère francophone, un des rares portraits sérieusement documenté sur Nimr al-Nimr, a été esquissé par Salah Lamrani dans un article où il cite les passages essentiels de son célèbre discours du 7 octobre 2011, à la suite duquel il a été emprisonné et sauvagement torturé. (4) Si atrocement que les « autorités » ont refusé de rendre le corps à la famille. Certains « milieux bien informés » affirment qu’il serait, en fait, mort sous la torture…

Nimr al-Nimr était saoudien. Il n’avait même pas la double nationalité iranienne. Il n’a jamais prêché la sédition, n’a jamais prôné la séparation de sa province natale, Qatif, avec le reste du pays.

Rappelons que Qatif est située sur les rives du Golfe Persique, dans une province qui contient les plus grandes réserves de pétrole de l’Arabie Saoudite. Les chiites y sont persécutés par la minorité wahhabite au pouvoir (et non pas la majorité  sunnite), exclus en grande partie de tout emploi, notamment des postes de responsabilité, dans la fonction publique, les forces armées, et les sociétés pétrolières. Au point même qu’il est toujours refusé, à Qatif, la création d’une université, entre autres mesures de persécution, d’humiliation et d’oppression.

Nimr al-Nimr n’a, encore moins, encouragé la violence. Au contraire, sachant que le régime n’attend que ce prétexte pour déchaîner sa terreur.

Avec calme, une impressionnante sérénité, il dénonçait les atteintes systématiques à la dignité humaine, par ce régime policier, clan mafieux et « hyperviolent » au pouvoir, notamment l’emprisonnement arbitraire et la torture. Contre l’injustice sociale et économique. Rejoignant ces grandes figures courageuses, à l’exceptionnelle force morale, que nos sociétés de brutes génèrent, heureusement, de temps en temps : un Abbé Pierre ou un Jaurès en France, un Gandhi en Inde…

Son prestige était considérable, tant en Arabie Saoudite, que dans les autres pays du Golfe Persique et au-delà. Jusqu’au Pakistan, ou en Indonésie. Dans toutes les communautés musulmanes écrasées de spoliation, par des régimes corrompus au service de la prédation  des pays occidentaux.

Ce qui devenait intolérable pour les despotes saoudiens et leurs protecteurs occidentaux. Entendre les revendications présentées par Nimr al-Nimr les faisait trembler de rage :

« Nous avons trois revendications essentielles :

–  des réformes politiques dans le sens de plus de liberté et de dignité pour le peuple,

–  la libération des prisonniers politiques arrêtés pour leur simple participation à des manifestations, dont certains sont emprisonnés depuis plus de 16 ans,

–  et la fin de la répression au Bahreïn. »  (5)

D’autant plus qu’il les présentait non seulement au nom de la communauté chiite persécutée, mais aussi au nom de la majorité sunnite spoliée des richesses du pays par les « princes » wahhabites :

« Qui a prétendu que les chiites sont les seuls à être opprimés ?
Devrions-nous nous taire parce que nous ne sommes pas les seules victimes des arrestations et de la répression ?
Mais c’est pire encore ! En quoi cela serait-il une excuse (pour le régime) ?
Devrions-nous tolérer qu’ils arrêtent (injustement) des sunnites ? Sur quelle base ? Pourquoi arrêtent-ils ces milliers de personnes (sunnites et chiites) ?
Nous sommes tous victimes (de ce régime). Où est l’argent, où sont les milliards ?
Le chômage, l’emprisonnement, le dénuement touchent toute la population… Nous continuerons à réclamer les droits de tous les opprimés. » (6)

Que l’on comprenne bien le symbole et sa portée.

Que l’on mesure, par la même occasion, l’étendue du cynisme et de l’ignominie de nos gouvernements, avec leurs médias. Complices. Seuls, ceux « achetés », soudoyés, corrompus, par l’argent saoudien peuvent défendre, soutenir, promouvoir, un régime aussi abject.

Trancher la tête de Nimr al-Nimr c’est guillotiner l’Abbé Pierre ou Jaurès, pour « terrorisme » et « sédition »…

  1. Une Chevauchée de Pillards

Les Saoud forment un clan familial, adepte de ce type de violence depuis des décennies. Ils se sont emparés de l’Arabie, qu’ils considèrent comme leur propriété familiale, par la sauvagerie. Ils la conservent par la terreur.

Bédouins du désert du Nejd, haut plateau quasi désertique, au centre de la péninsule arabique, hormis quelques oasis. Pendant des siècles la région était relativement prospère grâce à l’important trafic caravanier qui la traversait à longueur d’année. Le développement du transport maritime et la découverte de nouveaux continents provoquèrent, progressivement, la disparition de ce fructueux transport terrestre.

L’Histoire en témoigne… Le Prophète Mohamed (Mahomet, pour les ringards) trouva son premier CDI de l’époque dans une de ces florissantes sociétés de transport et de commerce caravaniers, dont le siège social était à La Mecque et le PDG une femme : Khadija Bint Khuwaylid… Elle devint sa  première épouse (en 595), sa première disciple dès le début de sa prédication, lui donna six enfants, et le laissa veuf après 25 ans de vie commune.

Pour compenser la perte de leurs ressources, les bédouins prirent pour habitude d’effecteur des raids, assortis de massacres et de pillages sur les oasis et les ports de la région. Divisés en clans rivaux, aussi mafieux que sanguinaires, ils s’entretuaient à intervalles réguliers pour la répartition des zones de pillage. L’Empire Ottoman occupa les côtes, succédant aux Portugais dans le Golfe Persique, et contint, tant bien que mal, ces pillards à l’intérieur du Nejd ; qui ne l’intéressait pas du fait de sa configuration désertique et son manque de ressources.

Le clivage, ou l’inconscient collectif, entre des bédouins incultes, vivant en vase clos, dans la frugalité et la violence du désert, et les populations côtières du Golfe Persique ouvertes au monde extérieur, aux fructueux échanges avec d’autres nations, marque fortement l’évolution historique de la péninsule arabique. Souvent d’intrépides navigateurs, leurs habitants ouvrirent des comptoirs sur toutes les côtes de l’Océan indien. Comme Oman, avec son implantation à Zanzibar ; carrefour de son commerce d’épices, le clou de girofle en particulier.

En 1727, les Saoud réussirent enfin à exterminer les clans rivaux et devenir seuls maîtres des lieux. Dariya, près de la capitale actuelle Riyad, devint leur fief.  Pressentant le déclin de l’empire Ottoman, les Saoud décidèrent de prendre sa place en Arabie. Cette expansion à partir du désert du Nejd ne pouvait se justifier, comme toute conquête, qu’habillée d’une idéologie.

Un prédicateur illuminé, ou un tartufe sans foi ni loi assurent certains, Mohammed ben Abdelwahhab, la leur fournit sur un plateau : « le retour » à une pratique « fondamentaliste » de l’Islam. Où puritanisme, rigorisme, farouche opposition à toute innovation ou réflexion, forment une bouillie similaire à celle du prêcheur dominicain  Savonarole, qui plongea Florence dans la terreur au XV° siècle…

Ainsi fut créé le « Wahhabisme », par une alliance officielle avec les Saoud en 1744. Secte ultraviolente, qui devint la religion officielle du régime, n’ayant qu’un lointain rapport avec l’Islam vécu par ses deux grandes obédiences : Sunnisme et Chiisme. (7)

Les Ottoman, en difficulté, donnant la priorité à leurs intérêts en méditerranée et sur le continent européen, allégeaient leurs garnisons dans le Golfe Persique, laissant des cités quasiment sans défense, du fait qu’ils interdisaient aux populations locales d’avoir équipement et entraînement militaires. Tendance qui s’accéléra avec leur rapide déclin au début du XX° siècle.

Aidés des britanniques « par l’odeur du pétrole alléchés« , ce fut alors la ruée des Saoud prônant « l’union de l’Arabie », dans une sauvagerie indescriptible. Destinée à épouvanter ceux qui prétendraient résister. Des villes entières ont été pillées, les hommes massacrés, femmes et enfants emmenés en esclavage, comme à Taëf au Hedjaz en 1803.

Entre 1901 et 1932, outre 40.000 exécutions publiques et 350.000 amputations, cette « réunification » aurait provoqué au moins 500.000 morts ; chiffre plus que considérable, pour des régions faiblement peuplées. (8)

Suite à cette avalanche de sang et d’horreurs, l’union de l’Arabie est réalisée. Prenant le nom du clan Saoud, pour bien officialiser « l’acte de propriété » de la possession familiale, « l’Arabie Saoudite » est fondée le 22 septembre 1932, avec pour premier roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud ; plus connu sous le nom Ibn Saoud.

  1. La Caverne d’Ali Baba des Ferrailleurs

Au XX° siècle, on assistait donc à la création d’une féroce féodalité architecturée sur un clan familial et une théocratie. Constituée dans la terreur et la spoliation des ressources du pays,  au seul profit d’une famille. Sur fond d’effondrement de l’Empire Ottoman, dépecé par les puissances victorieuses de la 1ere guerre mondiale ; les Turcs ayant eu la malencontreuse idée de s’allier aux Allemands.

Ce fut le Traité de Sèvres du 10 août 1920, révisé par le Traité de Lausanne du 24 juillet 1923. La Grande-Bretagne prenait l’Irak et ses champs de pétrole, la Jordanie et la Palestine. Les autres champs pétrolifères du Golfe Persique, sous l’administration directe des compagnies pétrolières anglo-américaines, étaient érigés en protectorats de micro-Etats artificiellement créés, dont « l’indépendance théorique » fut tardive : Koweït (19 juin 1961), Bahreïn (15 août 1971), Qatar (3 septembre 1971), Emirats Arabes Unis (2 décembre 1971).

Pas de pétrole pour la France, les britanniques s’y opposant habilement, mais un lot de consolation : la « Grande Syrie » dont la province la plus riche, à l’époque, était le Liban !… De quoi satisfaire l’ego déjanté de nos traîneurs de sabre se prenant pour des Templiers, au temps des Croisades…

Dans ce contexte, le Régime Saoudien ne pouvait monopoliser à son seul avantage les colossales richesses pétrolières de la région dont il s’était emparé par la force. Une telle aberration historique et géopolitique n’avait de chance de survie que si elle s’intégrait dans un rapport mafieux multinational.

Tout comme le « silence », une « protection » s’achète. D’ordinaire, quelle que soit la nature du « trafic », spoliation criminelle, ou source de revenu facile, une mafia locale ou internationale l’assure. L’essentiel étant que tout le monde y trouve son compte.

Grosso modo, le modèle économique ou le « business plan » mafieux s’appliquant à « une boutique » ou à un « business » (suivant les cas : armes, drogue, voitures volées, discothèque, contrebande, prostitution, blanchiment d’argent, évasion fiscale, exploitations minières clandestines, et autres « fontaines à cash »…) repose sur une répartition égale des revenus. En trois volets : 1/3 pour les poches du tenancier de la boutique, 1/3 pour le fonctionnement de la boutique et 1/3 pour les protecteurs de la boutique.

Les rapports internationaux, les occupations de pays par des puissances étrangères, sont régis par cette règle. Souvent, si ce n’est « toujours », avec l’aide d’authentiques mafieux.

Un exemple ?…

Lisez le livre passionnant (20 ans de recherches…) de David Kaplan et Alec Dubro, « Yakuza – La Mafia Japonaise » : l’occupation américaine au Japon et en Corée du Sud s’est réalisée en étroite collaboration avec les mafias locales. Dont les représentants sont au pouvoir… Tout particulièrement, dans le cadre de la Guerre Froide, pour briser grèves, revendications sociales et exigences d’élections libres (non truquées…), etc. (9)

Cette « protection » fut instaurée le 14 février 1945, sous forme d’un accord entre les USA et les Saoud, connu sous le nom de Pacte du Quincy. La Grande-Bretagne, affaiblie par la deuxième guerre mondiale, empêtrée dans les problèmes de liquidation de son Empire, avec le soulèvement de l’Inde, leur avait passé la main sur l’Arabie Saoudite.

Officiellement, il s’agissait de l’échange d’une protection militaire des occidentaux, et plus particulièrement des USA, contre un « accès » aux immenses ressources pétrolières  du pays.

En fait, cette « protection-racket » avait des ramifications, un engrenage, une finalité, beaucoup plus complexes et profonds, en termes géopolitiques pour la région que le simple prétexte énoncé. L’observation des évolutions socio-économiques, depuis la signature de cet accord, en éclaire les composantes réelles. Car, la stratégie des occidentaux était rigoureusement circonscrite.

Une comparaison, pour comprendre les subtilités de cette mécanique…

A la suite de leur échec pour s’emparer de la Corée du nord, au lendemain de la 2eme guerre mondiale, les USA avaient décidé d’ériger la Corée du sud en vitrine du merveilleux « Libéralisme Economique ». Face, non seulement, à la Corée du nord, mais surtout à la Chine de Mao. Les Philippines, par exemple, trop éloignées du balcon chinois, n’ont pas eu ce privilège et sont restés plongées dans la misère, en dépit de ce même « Libéralisme Economique » qui en assure la gestion depuis des siècles…

La Corée du sud (aujourd’hui 50 millions d’habitants), entièrement détruite à la fin de la guerre dite « de Corée » en 1953, sans aucune ressource au départ, devint en peu de temps, grâce à des investissements massifs, un géant, un « dragon », de la croissance économique. Rien à voir avec la vulgate destinée aux imbéciles heureux croyant en la miraculeuse « main invisible du marché et de l’esprit d’entreprise »…

D’abord dans l’industrie lourde : sidérurgie, construction automobile, énormes chantiers navals (1er rang mondial pour la construction navale), tout particulièrement. Ensuite, dans les nouvelles technologies : électronique grand public, informatique, télécommunications, etc.

Pas question d’appliquer ce modèle pour le Moyen-Orient !…

Au contraire, l’objectif premier était qu’aucune puissance industrielle, économique, technologique, et donc militaire, ne puisse émerger ; et, affirmer potentiellement la moindre velléité d’indépendance par rapport au projet colonial occidental. Les énormes flux financiers, générés par l’exploitation du sous-sol de l’Arabie, ne devaient surtout pas être réinvestis dans la région.

En conséquence, le Pacte du Quincy s’articulait sur l’instauration d’un modèle de « Non Développement » au Moyen-Orient.

Amplifié par d’incessantes opérations de « déstabilisation », de guerres suscitées, civiles ou entre voisins, voire de « chaos » entretenus. Un des effets collatéraux majeur, et voulu, étant d’en « casser » la croissance démographique. Le tout camouflé, ou justifié, sur le plan idéologique, par une propagande systématique, méthodique, permanente, centrée sur « l’islamophobie ».

De fait, en contrepartie de la protection militaire des USA et de leur suzeraineté sur l’Arabie Saoudite, les engagements réciproques deviennent évidents. Une dizaine peuvent être recensés, parmi les fondamentaux :

  1. i) Mise à disposition de l’intégralité des ressources en hydrocarbures du pays au profit des compagnies pétrolières américaines, et accessoirement d’autres intervenants agréés par les USA : quantités à extraire, à stocker, à commercialiser (ventes obligatoirement en dollars); fixation des cours selon les intérêts stratégiques occidentaux (variable d’ajustement pour contrer ceux de la Russie ou de la Chine, etc.).
  2. ii) Affectation des recettes du pétrole, en priorité, dans le circuit financier occidental (pétrodollars) : investissements, selon les exigences du moment, sur les marchés boursiers, Bons du Trésor, placements immobiliers, marchés de l’Art et du Luxe, en général.

iii)  Limitation des investissements dans le pays aux infrastructures d’extraction, de transport et d’expédition des hydrocarbures ; de leur gestion et de leur maintenance. Industries locales strictement limitées aux productions agro-alimentaires.

  1. iv) Interdiction de tout investissement dans les pays de la région pouvant contribuer à la création d’une industrie « lourde » (« industrialisante », dans le jargon économiste) ou de transformation, au développement d’activités de recherches ou industrielles dans les hautes technologies.
  1. v) Les USA, et leurs auxiliaires, s’interdisent toute immixtion dans les affaires intérieures du régime. Acceptant ainsi un totalitarisme officiel : aucun système électoral, ni parti politique, ni presse indépendante, ni liberté d’opinion et d’expression.
  2. vi) Les USA, et leurs auxiliaires, déterminent la politique et les relations extérieures de l’Arabie Saoudite, tant commerciales que diplomatiques.

vii)  Hors « police politique ou religieuse » intérieure, tous les services spéciaux, ainsi que les forces armées dans leur ensemble avec leurs budgets, sont supervisés et encadrés par les USA.

viii)  L’Arabie Saoudite met à la disposition des services spéciaux des USA, sur simple notification, les fonds nécessaires à toutes opérations spéciales dans la région.

  1. ix) L’Arabie Saoudite s’engage à participer, sous forme financière principalement, aux opérations de déstabilisation ou de renversement des « régimes » dans la région, décidées par les USA et leurs auxiliaires.
  2. x) Les achats annuels de la défense nationale de l’Arabie Saoudite sous forme d’armes et d’équipements, terrestres, maritimes et aéronautiques, seront effectués selon les programmes élaborés par les USA, y compris les quotas alloués à leurs auxiliaires. Avec interdiction de la création d’une industrie autonome, ou nationale, d’armement.

Mission accomplie…

Les Saoud ont financé avec application, détermination, tous les « chaos » possibles dans les pays musulmans ; jusqu’au Pakistan et en Indonésie.

Leur servilité à l’égard de l’Occident, tout spécialement de l’extrême-droite américaine raciste et colonialiste, et leur capacité de nuisance ont parfaitemment réussi : en termes de puissance industrielle, technologique et commerciale, exception faite de l’Iran, le Moyen-Orient n’arrive pas à la cheville de la Corée du sud…

Pour compenser cette réalité, reste le « shopping » des gadgets militaires !…

Le Régime Saoudien empile donc les armements par milliards de dollars, à ne plus savoir qu’en faire. Une fois le suzerain rassasié, ce sont ses auxiliaires qui viennent faire la queue pour recevoir leur obole, sous forme de contrats d’armement  en milliards de dollars (avec pour objectif primordial : les royales « commissions » dans les paradis fiscaux pour nos marchands de canon, financiers et politiciens…), ajustée selon les injonctions du maître.

D’après les chiffres officiels, l’Arabie Saoudite dépense annuellement entre 80 et 100 milliards de dollars en contrats d’armement. Pour ce pays de 30 millions d’habitants, cela représente le budget annuel de la Russie. Ou, plus des 2/3 du budget militaire de la Chine (216,4 $ US milliards en 2014) avec ses 1,4 milliards d’habitants. En pourcentage du PIB par habitant, il représente le plus important du monde : 10,4 %, contre 2,06 % pour la Chine (source SIPRI).

Quand on sait que ce régime, détesté de son peuple, à l’exemple des autres pétromonarchies, ne fait appel, à part les hommes de son clan, qu’à des mercenaires pour tous les postes de responsabilité de ses forces armées, y compris les pilotes de ses avions de combat…

Les Saoud, une force militaire, une « grande puissance » régionale, le « leadership » du Moyen-Orient ?…

N’importe quoi.

Des sybarites avachis sur un tas de ferraille.

  1. La Tartuferie Fanatisée

Détestés de leur peuple, les Saoud sont tout autant méprisés par l’ensemble des musulmans dans le monde, arabes et non arabes, Sunnites et Chiites. Sans exception.

Le wahhabisme, qu’ils ont imposé en tant que religion officielle de l’Arabie Saoudite n’est qu’une dérive sectaire, obscurantiste, de l’Islam. Tout musulman « authentique » la rejette sans hésitation.

La propagande internationale qu’ils financent, et les prêcheurs qu’ils achètent, en déversant des dizaines de millions de dollars, veulent faire croire qu’ils représentent le Sunnisme ; la majorité des musulmans dont ils assureraient la protection et l’autorité religieuse, le magistère. Le chercheur britannique Charles Allen estime que les Saoud ont investi, depuis 1979, plus de 70 milliards de dollars dans la diffusion de cette arnaque. (10)

Opération de désinformation similaire à celle constatée, à plus petite échelle, pour le bouddhisme : médias et officines de Relations Publiques s’acharnant à nous présenter le Dalaï-lama en « pape » de cette religion. Alors qu’il n’est reconnu que par, tout au plus, un minuscule 1% des bouddhistes de la planète…

Les musulmans rejettent la tartuferie fanatisée de cette « petite caste aux dents longues, avide et vorace », pour paraphraser Frantz Fanon (11), aux portefeuilles boursiers équivalents aux PNB de dizaines de pays, aux multiples résidences en forme de palais, se vautrant dans les plus grands yachts du monde.

Deux fourberies, tragiques, colossales, perverses, ne leur sont pas, et ne leur seront jamais, pardonnées par les croyants musulmans, et même par les non musulmans :

=>   La Destruction des Lieux Saints de l’Islam

S’autoproclamant « Gardiens des Lieux Saints de l’Islam« , les Saoud n’ont cessé au contraire de les détruire et supprimer depuis des années. A croire qu’ils agissent docilement sur injonction des pires paranoïaques « islamophobes » de l’extrême-droite US, et occidentale en général, tellement le niveau de dévastation est sidérant…

Entre 1985 et 2014, plus de 98% des sites et vestiges historiques, remontant à la fondation de l’Islam et de ce fait appartenant au patrimoine de  l’Humanité, ont été rasés !… (12)

Dans le silence de « La Communauté Internationale »… L’UNESCO, luxueuse organisation de l’ONU habituellement si vigilante sur la préservation des patrimoines culturels sur la planète, garde son bec hermétiquement clos…

Ces centaines de destructions de sites liés à « l’Islam précoce » sont accomplies au nom de la « pureté » de la religion. (13) En fait, pour de sordides opérations immobilières de luxe, permettant de mirobolantes plus-values pour leurs promoteurs.

Un ravage dans les villes saintes de La Mecque et de Médine : mosquées des premiers temps de l’Islam, tombes ou mausolées des disciples et compagnons du Prophète, cimetières des premières communautés musulmanes, maisons natales des proches du Prophète, etc.

Quelques exemples : la maison historique de l’oncle du Prophète, appelé Hamza (au rôle fondamental lors des premiers temps difficiles de l’Islam), a été passée au bulldozer pour construire un hôtel. Un autre hôtel (Hilton) a été construit sur l‘emplacement de la maison du premier, et vénéré, calife Abou Bakr. La maison de la première épouse du Prophète que j’ai évoquée, Khadija, a été détruite pour y construire des toilettes publiques… (14)

Liste interminable…

Atterrant. Dans cette folie destructrice, figurent en « projet » tous les vestiges et lieux liés au Prophète lui-même…

Le site le plus saint de l’Islam, la Kaaba, est à présent surplombé d’un des ensembles de gratte-ciels les plus hauts du monde, dont le Mecca Royal Clock Tower (601 mètres de haut). Avec 5 étages de galeries marchandes, hôtels et résidences de grand luxe, garages, parkings, etc.

Illustration des délires du « puritanisme religieux »…

Ou, de la tartuferie en béton d’une bande de voyous.

=>  L’incitation à la guerre religieuse entre Sunnites et Chiites

Comment considérer une seule seconde que ces Saoud soient des musulmans ?…

  1. Jarman l’a courageusement (son livre édité n’a trouvé en France aucune librairie pour le proposer à la vente…) écrit  (15) :

« Les wahhabites sont à la fois une dynastie théocratique et une secte politico-religieuse. Pour eux « la raison d’État » l’emporte sur le Livre d’Allah et la Tradition de Son Prophète, cela quel que soit le nombre et l’herméneutique des versets dénigrant leur comportement, le nombre et le degré de fiabilité des hadiths les contredisant ».

Non seulement ils trahissent, détruisent, les fondements de la religion, mais ils se positionnent au cœur, par leur capacité de financement, d’une opération de manipulation d’ampleur considérable. Au coût humain et psychologique effroyable.

Un des axes majeurs de la propagande occidentale pour assurer sa mainmise coloniale sur le Moyen-Orient est, dans une stratégie plus globale du « chaos » organisé et entretenu avec changement de régime, la création artificielle d’un conflit entre Sunnites et Chiites. Leurs services spéciaux faisant sauter des mosquées ou lieux de pèlerinage, fréquentés par l’une et l’autre obédience, pour attiser des conflits interreligieux. Comme on le constate en Irak et en Syrie. Collatéralement, les différentes communautés chrétiennes sont elles-mêmes l’enjeu de ces opérations spéciales et criminelles.

Or, sunnites et chiites se rejoignent dans le respect des croyances de chacun, comme le font protestants et catholiques sur d’autres continents. Tous, rejetant cette propagande mensongère, organisée par les occidentaux, assortie de tueries et de massacres par leurs commandos, et financée par les Saoud.

Retenons deux témoignages, sur des milliers. Qui, bien entendu, ne sont jamais portés à la connaissance des opinions publiques occidentales.

En premier, écoutons, avec respect et émotion, les propos du saoudien Chiite Nimr al-Nimr avant sa décapitation, s’adressant aux Saoud (16) :
 « Nous ne voyons aucun problème entre les sunnites ou les chiites, entre les différents pays sunnites et l’Iran.

Le seul problème c’est vous, et vous vous moquez du monde [en instrumentalisant cette prétendue rivalité sectaire].
Il n’y a pas de problèmes entre les sunnites et les chiites, ce ne sont que des mensonges et des falsifications dont vous vous servez pour tromper les ignorants d’entre vos partisans et les brutes qui se prétendent ‘salafistes’ :

– les ‘salafistes’ de Nayef,

– les ‘salafistes’ des Saoud, qui n’accordent aucune considération à la religion,

– le ‘salafisme’ qui se base sur le meurtre, le viol de l’honneur, la trahison, le collaborationnisme avec les Etats-Unis, tel est leur ‘salafisme’.

Tels sont les Saoud. »

Le deuxième, une des grandes autorités religieuses Sunnite, mondialement connu (vivant actuellement en Malaisie, auteur de nombreux ouvrages il participe à des conférences dans de multiples pays), Imran Nazar Hosein.

Cette sommité de l’Islam, qui n’hésite pas à dénoncer le manque de courage des  « notables musulmans » en Occident tétanisés de peur face aux campagnes islamophobes, a toujours dénoncé la manipulation d’un conflit entre Chiites et Sunnites, et œuvré en permanence pour un renforcement de leur solidarité face à l’obscurantisme de la secte wahhabite.

Dans une vidéo (minute 6.23), il le déclare avec force en parlant des Saoud (17) :
« Ils sont des traîtres.

Ils sont des traîtres envers l’Islam.

Je suis impatient de voir le jour où ils retourneront à la poubelle (garbage bin) d’où ils n’auraient jamais dû sortir. »

Le « Régime Saoudien » ?… Une kleptocratie en décomposition.

Mais, « avant de regarder la paille dans l’œil du voisin« …

Somme toute : ce régime, aussi sanguinaire que dépravé, n’est-il pas, en miroir, dans un « qui se ressemble s’assemble« , le reflet de nos propres oligarchies prédatrices et liberticides en Occident ?…

Notes:

  1. Léon-Gontran Damas, « Pigments« , Présence Africaine, 1962, pp. 39-40
  2. En bombardant l’ambassade d’Iran à Sanaa (capitale du Yémen), les avions de la « coalition saoudienne » (les pilotes sont tous des mercenaires), qui dévastent le Yémen depuis près de 10 mois, ont pratiqué la même méthode que l’OTAN bombardant l’ambassade de Chine à Belgrade ; lors du chaos organisé pour provoquer l’éclatement de la Yougoslavie…
  3. Chiites et Sunnite, iraniens et Saoudiens : la fracture, Euronews, 5 janvier 2016,
https://fr.news.yahoo.com/video/chiites-et-sunnites-iraniens-et-185455606.html
  4. Salah Lamrani, Exécution de Nimr al-Nimr, Arabie Saoudite et Iran : conflits religieux ou politiques ?, 4 janvier 2016,
http://sayed7asan.blogspot.fr/2016/01/execution-dun-clerc-chiite-en-arabie.html
  5. Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
  6. Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
  7. Pour ceux qui voudraient franchir le barrage de la désinformation ambiante répandue par les charlatans de « l’arc chiite contre l’arc sunnite », et comprendre ce qu’est le Chiisme (des abrutis, autoproclamés « islamologues » dans nos médias, vont jusqu’à prétendre que « le Chiisme n’a rien à voir avec l’Islam »…), je recommande la lecture de l’ouvrage fondamental du philosophe Henry Corbin (il l’a étudié pendant 40 ans…) publiée en 4 volumes :
En Islam Iranien: aspects spirituels et philosophiques, Gallimard, 1978, 2e édition.
  8. Laurent Murawiec, L’Arabie saoudite : un businesse familial, L’Histoire, n° 286, avril 2004, pp. 18-19.
  9. David Kaplan & Alec Dubro, Yakuza – La Mafia Japonaise, Editions Philippe Picquier, 2002.
  10. Pierre Bouvier, Aimé Césaire & Frantz Fanon – Portraits de Décolonisés, Editions Les Belles Lettres, 2010, p. 180.
  11. Carla Power, Saudi Arabia Bulldozes over its Heritage, Time, 14 novembre 2014,
http://time.com/3584585/saudi-arabia-bulldozes-over-its-heritage/
  12. Destruction de sites liés à l’Islam précoce, https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_sites_li%C3%A9s_%C3%A0_l’Islam_pr%C3%A9coce
  13. Ziauddin Sardar, The Destruction of Mecca, The New York Times, 30 septembre 2014,
http://www.nytimes.com/2014/10/01/opinion/the-destruction-of-mecca.html?_r=0
  14. M. Jarman, La vérité sur les salafites depuis Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb à Nâsir ad-Dîn al-Albânî, Conseil Islamique de France C.I.S, (122 pages), téléchargeable gratuitement en format pdf :
https://ecolehanafite.files.wordpress.com/2015/02/at-tawhid-net-la-verite_sur_les_salafites-derniere-version.pdf
  15.  Nimr al-Nimr, discours du 7 octobre 2011, in Salah Lamrani, Op. Cit.
  16. Imran Hosein, vidéo / Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=eulfGcEeS_4, mn 6.23

Géopolitique impérialiste: La maison des Saoud pète les plombs au sujet de l’Iran…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 19 octobre 2013 by Résistance 71

Dégel Iran/USA : Haine et crainte, Ryad ne peut se contenir

 

Pepe Escobar

 

18 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/279271-dégel-iran-usa-haine-et-crainte,-riyad-ne-peut-se-contenir

 

 

Quiconque un tant soit peu doté de conscience…..

et d’intelligence peut comprendre qu’une normalisation Iran /USA au terme de 34 ans de crise pourrait aboutir à une situation gagnant-gagnant . comment?

-le prix du pétrole et du gaz du Golfe persique peut réduire

Washington et Téhéran pourraient coopérer ensemble pour lutter contre le terrorisme salafiste et takfiriste . ils pourraient même coordonner leurs politiques de contrôle des Talibans en Afghanistan au-delà de 2014.

Washington et Téhéran ont en quelque sort des intérêts communs en Syrie, ils ne veulent pas que le chaos dure et que les radicaux salafistes prennent les rênes du pouvoir . un accord de partage du pouvoir à signer entre Assad et ses opposants non armés pourrait être un résultat idéal pour Téhéran au bout de plus de 2 ans de guerres en Syrie, résultats assurant son influence

-En supprimant le slogan « A bas le régime islamique » et les sanctions, le terrain sera aplani à une réactivation du commerce, des investissements , à une plus grande activité du secteur de l’énergie . là ce sont les Européens à être les premiers à en tirer profit car l’Iran est la meilleure alternative pour que l’Europe réduise sa dépendance vis-à-vis de la Russie.

-une solution pour le dossier nucléaire permettrait à l’Iran d’utiliser l’énergie nucléaire civile . cette énergie là permettra aux iraniens de stocker leur pétrole et leur gaz , ce qui profitera aux exportations iraniennes

Puisque l’Iran est un acteur géopolitique de poids dans la région du sud ouest d’Asie, les Etats Unis en cas d’entente avec l’Iran peuvent réduire leur dépendance vis-à-vis de l’axe saoudo-israélien . les Etats Unis seront même capables d’avoir une nouvelle approche vis-à-vis de l’Asie non basée sur le militaire.

-Tout le monde sait pourquoi Israël lutte avec acharnement contre toute entente Iran/USA comme on lutterait contre la peste . puisque l’Iran est le prétexte idéal qui permet à Israël de dévier l’opinion publique de la question essentielle à savoir le sort des palestiniens

Pour l’Arabie saoudite non plus une entente Iran/USA n’est pas de bon augure . Ce sera même une fin tragique pour une histoire qui a commencé en Syrie et qui est désormais connue de tout le monde. Après avoir été désigné par son oncle chef du renseignement saoudien, Bandar Ben Sultan a endossé les habites de chef de guerre  contre le régime syrien . Bandar est trop sérieux dans son travail. Ila  d’abord éliminé le Qatar de la course, un Qatar qui a été le vrai sponsor de l’ASL. Fin juin, après avoir serré la main a l’émir Hamad al Thani, il l’a écarté du pouvoir au profit de son fils Tamim. Fin juillet , il a été à Moscou pour tenter de soudoyer Poutine voire le menacer pour qu’il renonce à son soutien à Assad. La politique syrienne de Riyad se résume en un mot changement du régime Assad . Le dialogue n’a aucune place dans cette politique . l’objectif étant porter un coup fatal à l’Iran aussi bien en Syrie qu’en Irak et partout où il y a des sunnites.

Fin septembre Jaysh al islam entre en jeu : une armée composée de plus de 50 milices salafistes potentiellement modérées ou extrémistes . c’est Lawa al Islam, une milice précédemment commandant l’ASL qui dirige cette armée . le commandant en chef est Allouch, fils d’un religieux salafiste saoudien . qui financera cette armée ? Bandar , dit Bandar Bush et son frère Salman , vice ministre de la Défense. Le projet s’appelle  » Eveil sunnite » . c’est le même projet que celui de David Petraeus appliqué en 2007 en Irak à la différence près que ce projet ci ne vise pas à détrôner les qaidistes irakiens mais à entre autre renverser les Etats (Irak, Syrie…)!!

Ce que veut Allouche ?  » ressusciter le califat omeyyade dont la capitale était à Damas , nettoyer Damas des iraniens , des chiites, des alaouites qui sont tous des athées . tout le monde accepte le salafisme ou meurt’ !!

C’est étrange mais même le chef d’Al qaida Al Zawaheri a interdit le meurtre des chiites . pour compliquer davantage la donne, il existe un terrible querelle du pouvoir au sein de la faille régnante saoudienne. …Abdellah mourra bientôt et aucun prince n’est aussi puissant pour lui succéder que Bandar . il attend donc son heure et voit en Syrie  » califatisée »  une trophée , une victoire personnelle.

Quand la Russie et les Etats Unis ont signé l’accord sur le désarmement syrien , ils ont pris le risque de mettre en colère Riyad jusqu’aux frontières de la folie. Cette fois Riyad rendait coupable non pas seulement la Chine et la Russie mais aussi les Etats Unis . c’est pour que son MAE a annulé son discours à l’AG . le cauchemars des Al- e Saoud devient de la paranoïa . Pour Riyad il est inconcevable que Téhéran et Washington fêtent leurs retrouvailles à ses frais après autant de messages alarmistes anti iraniens envoyés à Washington, autant de doléances guerrières (zone d’exclusion aérienne, action armée …) anti syrienne. Donc Al –e Saoud fera tout pour torpiller l’entente Iran/USA . il fera du Liban un champ de bataille, il attisera partout les flammes  confessionnelles. l’axe saoudo –israélien continuera à mener son œuvre de sape . peu de gens savent qu’une société de sécurité israélienne assurent la protection des  pèlerins de la Mecque sinon les rues arabes sont bien large pour abriter des millions de manifestants musulmans. Une chose est sûr, Bandar Bush , engagé aux côtés de l’axe saoudo-israélien ne lésinera sur aucun moyen pour contrer l’entente irano américaine. La communauté internationale souhaite que l’élite de Washington finisse par comprendre un jour que l’accord signé en 1945 entre Roosevelt et Abdelaziz n’a jamais été rationnel.

Ingérence politique en Syrie: Tentative saoudienne d’acheter un changement de politique russe ?

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 9 août 2013 by Résistance 71

Ne jamais perdre de vue dans toute cette affaire que le but ultime de l’empire et de ses satellites comme l’Arabie Saoudite, est l’Iran… Pour la Russie, l’équation est simple: la Syrie est le dernier rempart avant l’Iran. L’empire osera t’il attaquer l’Iran sans avoir éliminé la Syrie et le Hezbollah au préalable ? Possible mais on peut sérieusement en douter quand même…

— Résistance 71 —

 

Moscou rejette une offre de l’Arabie Saoudite de laisser tomber Assad en échange d’un gros contrat d’armement

 

RT

 

8 Août 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/saudi-russia-arms-putin-239/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Moscou a dit “non” à une offre de l’Arabie Saoudite de gros contrat d’armement et de protection des intérêts gaziers russes au Moyen-Orient en échange de l’abandon de Bachar Al-Assad par Moscou, d’après des diplomates arabes et européens.

La proposition d’un contrat de 15 milliards de dollars fut apparamment faite durant une réunion le 31 Juillet entre le présdent russe Vladimir Poutine et l’influent prince du renseignement saoudien Bandar Bin Sultan, a rapporté Reuters. Ni Moscou, ni Ryadh n’ont commenté officiellement sur l’agenda des discussions, mais un rapport de l’AFP Jeudi a révélé de nouveaux détails sur les négociations.

D’après un diplomate européen, le price Banda a proposé l’affaire et aurait dit à Poutine que “quelque soit le régime mis en place après Assad”, serait “complètement” dans les mains de Ryadh. Le prince aurait ajouté que si l’accord se faisait, l’Arabie Saoudite ne signerait pas de contrats endommageant les intérêts russes autorisant les pays du Golfe de transporter leur gaz au travers de la Syrie vers l’Europe. Les termes de l’accord incluait l’abandon par Moscou du soutien à Assad ainsi que de ne plus s’opposer à de futurs décisions du conseil de sécurité convernant la Syrie. “Le président Poutine a écouté poliment son interlocuteur et lui a fait savoir que son pays ne changerai pas de stratégie”, a dit à l’AFP un autre diplomate arabe. Bandar bin Sultan a ensuite dit aux officiels russes que la seule option pour la Syrie était l’option militaire et qu’ils devaient oublier une conférence de paix Genève II parce que l’opposition ne s’y présentera pas, a dit la source. Les efforts de réunir cette conférence mis en place par la Russie et les Etats-Unis n’ont pas porté leurs fruits jusqu’ici, essentiellement à cause d’un manque total d’unité dans les rangs de l’opposition à Assad.

La Russie et l’Arabie Saoudite, qui habituellement achète ses armes aux Etats-Unis, ont un énorme contrat d’armement gelé depuis 2008. A cette époque, les deux parties se mirent d’accord que Moscou leur fournirait un gros assortiment de différents équipements militaires, incluant 150 chars T-90 et plus de 150 hélicoptères d’attaque. D’après des sources émanant des exportateurs d’armes russes, le statut de cet accord n’a pas changé à la suite de la réunion. L’insider a dit que la Russie n’avait pas reçu d’offres d’achat d’armes de la part de l’Arabie Saoudite. “Nous ne savons rien d’une telle intention saoudienne” a déclaré une source haut-placée de la coopération militaire russe à l’agence de presse RIA-Novosti.

Les experts russes disent que les rapports des médias sur cette offre d’achat de l’Arabie Saoudite n’est rien d’autre qu’une fraude visant à diffamer la position de la Russie sur la Syrie, ajoutant que ce genre de méthode ne correspond pas à la manière de conduire une diplomatie sérieuse. “Clairement, ceci est du pipeau”, a dit à l’agence Interfax Vitaly Naumkine, directeur de l’Institut des Recherches Orientales. “Son but est soit d’influencer la position des autorités syriennes ou, plus vraisemblablement, de discréditer la Russie. De semer le doute sur le fait que Moscou a une position sérieuse et raisonnée sur l’affaire syrienne et de donner l’impression que la Russie pourrait changer son point de vue en échange de promesses faites par l’Arabie Saoudite.” Naumkine a rappelé que des tentatives similaires avaient été faites auparavant. Des rapports surgirent en 2009 disant que le président Obama avait dit au président russe d’alors Dimitri Medvedev, que Washington changerait sa position sur l’Iran si Moscou arrêtait ses efforts de mettre un terme à l’installation par les Américains d’un bouclier anti-missiles en Europe de l’Est. La réunion entre Poutine et Bandar est intervenue parmi de graves tensions entre les deux pays au sujet de la Syrie, la Russie accusant l’Arabie Saoudite de “financer et d’armer les terroristes et les groupes extrémistes” en Syrie se battant contre Assad.

Ingérence impérialiste en Syrie: Le plan américano-saoudien pour détruire la Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 18 mai 2012 by Résistance 71

Le plan des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite pour détruire la Syrie

 

 

Press TV

 

Le 15 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/05/15/241358/us-saudi-arabia-mull-destroying-syria/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont manigancé un nouveau plan pour détruire la Syrie après qu’ils n’aient pas pu atteindre leurs objectifs en créant des troubles dans le pays depuis plus d’un an, Press TV rend compte.

D’après le rapport, après l’échec de tous les efforts pour renverser le régime syrien, Washington et Riyadh sont en train de concocter un nouveau plan.

Le plan a deux buts principaux: d’abord, montrer que la paix ne pourra se faire en Syrie sans le consentement des Etats-Unis et deuxièmement, de fatiguer les supporteurs du gouvernement syrien pour qu’ils cessent de soutenir l’administration.

Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite sont arrivés à la conclusion que l’armée syrienne ne peut pas être divisée et que le président Bachar Al-Assad est en contrôle total de l’armée. Ils savent également que la sécurité syrienne possède un bon contrôle du pays, même dans les zones d’influence de l’opposition.

De plus ajouta le rapport, bien que l’économie syrienne se soit affaiblie à cause du conflit, elle récupère rapidement.

Les Etats-Unis ont organisé plusieurs comités afin d’implémenter un nouveau complot en Syrie, qui incluent des comités politique, militaire et de sécurité.

Le comité politique comprend la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton comme superviseur, Derek Chollet comme gérant exécutif, l’ancien ambassadeur américain en Syrie Robert Ford, Frederick Hoff comme membre et Jeffrey Feltman comme coordinateur.

Feltman, d’après le rapport, contrôle également un autre groupe politique dont les membres incluent le ministre des affaires étrangères saoudien le prince Saud al-Faisal et le ministre des affaires étrangères qatari Sheikh Hamad bin Jassim.

Feltman aussi supervise un bureau spécial de coordination de la sécurité pour la Syrie, basé à Doha. Ses membres incluent des agences de renseignement de pays tels que les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, l’OTAN et la Libye.

L’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis le prince Bandar bin Sultan partage ses expériences en Syrie avec le groupe et Feltman révise les informations engrangées.

Le comité militaire inclut le chef d’état-major des armées américaines le général Martin Dempsey, à sa tête, ainsi que le Major-General Charles Cleveland et le général Frank Gibb.

Ce groupe travaille avec les autres groupes, mais a la décision finale sur la logistique des rebelles syriens, incluant le volume d’aide logistique et le type de renseignement qui doivent être fournis aux groupes d’opposition syriens.

Le comité pour la sécurité inclut les représentants de 7 à 10 agences de renseignement américaines ainsi que le conseiller national à la sécurité américain Tom Donilon, le directeur du renseignement James Clapper, et le directeur de la CIA le général David Petraeus.

Il y a plusieurs branches dans le comité de sécurité dont la mission est de fabriquer des complots de sécurité et de rapporter sur la situation en Syrie à la tête du comité en plus de préparer des rapports sur la stratégie de sécurité américaine sur la situation en Syrie.

Les objectifs principaux de la stratégie incluent de forcer la submission de la Syrie à la politique des Etats-Unis et d’empêcher les Russes de sécuriser un pied à terre permanent dans le pays.

D’autres buts incluent la rupture de l’alliance irano-syrienne en faisant prendre partie le gouvernement syrien aux côtés des Etats-Unis au lieu de l’Iran et de la Russie, d’intensifier la propagande de guerre et la guerre psychologique aussi bien par les Etats-Unis que par ses alliés régionaux et internationaux, transférer la démocratie en Syrie sans confrontation avec le pays ou sans prendre de risques avec la sécurité nationale d’Israël, ainsi que de couper les liens de Téhéran avec la Syrie et le Hezbollah libanais.

Le plan sera mis en action par des opérations militaires directes de bataillons de volontaires qui opèrent au travers des frontières de la Syrie avec les pays voisins comme le Liban, la Turquie, la Jordanie, le Golan, l’Irak et le Kurdistan, aussi bien que des régions nomades de l’Irak.

D’autres étapes de la phase d’exécution de ce plan incluent: le lancement de la guérilla dans les villes syriennes, des opérations spéciales dans des zones sous contrôle du gouvernement syrien (incluant des attentats à la bombe), des activités populaires combinées avec des opérations paramilitaires, une guerre psychologique contre l’armée et les forces de renseignement syriens.

Le rapport a noté que le renseignement saoudien a fait un accord avec les entreprises de sécurité américaines et israéliennes basées à Genève afin d’augmenter le conflit armé en Syrie sans engager d’autres pays. Les conflits seront menés par des militaires en retraite et des experts du renseignement qui sont en accord théorique avec Al Qaïda.

Pendant ce temps, les Américains vont créer de petites zones protégées au Liban et vont les utiliser comme camps d’entrainement militaires. Ces camps seront établis par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, et la Turquie et seront utilisés par Al Qaïda et l’opposition syrienne. Quelques zones de l’Irak, notemment dans la province d’Anbar et la région du Kurdistan, gouvernée par Massoud Barzani, ont été choisies pour ce but parce que Barzani travaille en relation très étroite avec le renseignement israélien, le Mossad.

L’Arabie Saoudite travaillera de concert avec les grandes tribus nomades syriennes dont la plupart vivent autour de la ville de Deir Ez-Zor et dans le désert syrien qui s’étend jusqu’à la ville de Homs.

Le gouvernement libanais est également sous pression de la part de l’assistante de Feltman, Elizabeth Dale, afin qu’il relâche 238 militants Wahabbites qui furent membres de groupes rebelles tels Fathul al Islam et Jund al-Sham.

La Syrie est sous le coup de graves troubles depuis la mi-Mars 2011 et plus de 6000 policiers, soldats, membres des forces de sécurité et de personnes pro-gouvernement, ont été tués dans cette guerre de basse intensité.