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Guerre de l’info et Nouvel Ordre Mondial: L’Union Européenne passe une directive sur les droits d’auteur sur la toile… La censure est en marche…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2018 by Résistance 71

 

Mais il suffit de dire NON !!… (Résistance 71)

 

Ne partagez pas cet article !… Les nouvelles lois sur les droits d’auteur passées par l’Union Européenne pourrait bien tuer l’internet libre

 

Neil Clark sur RT

 

20 septembre 2018

 

url de l’article: https://www.rt.com/op-ed/438925-eu-copyright-law-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est en fait une bataille entre les milliardaires Axel Springer SE et Google. Mais ce sont les utilisateurs quotidiens de l’internet que seront les victimes de la nouvelle loi sur les droits d’auteurs de l’Union Européenne qui a besoin de modifications urgentes et immédiates.

C’est bien de partager. Mais le parlement européen ne le pense clairement pas. (NdT: l’auteur devrait comprendre que le “parlement européen” ne décide rien, il ne fait que valider des directives pondues par des commissaires politiques à la solde de tous les lobbies industriels, bancaires et commerciaux imaginables…). Sa nouvelle législation sur les droits d’auteur qui est passée la semaine dernière, met sévèrement la pression sur le partage en ligne. Le dynamisme même de l’internet en est menacé. Lorsque Tim Berners-Lee, le créateur du World Wide Web nous averti des dangers que posent cette nouvelle loi, nous devrions tous nous assoir et écouter attentivement.

D’abord, la législation fait glisser la responsabilité du téléchargement de matériel sous le coup de droits d’auteur aux plateformes internet elles-mêmes. Avant, c’était le boulot des entreprises qui pensaient des des droits d’auteurs avaient été violés de prendre action. Beaucoup n’en prenaient pas la peine et étaient aussi heureux que des matériaux soient téléchargés et utilisés sur des sites comme YouTube car elles savaient que cela faisait la promotion d’artistes, de leur travail et favorisait l’accroissement des ventes. Mais tout cela va changer.

Sous l’article 13 de la nouvelle loi, les plateformes devront installer des “filtres de téléchargement”. Ainsi YouTube pourra être privé de beaucoup de son contenu. Les plus gros sites pourront dans doute survivre mais, comme en avertit ZDnet, les plus petits sites pourront être plus facilement être mis hors business par une armada de “trolls des droits d’auteurs”. (NdT: cela va dans l’intérêt des gros qui élimineront las concurrence et établiront un de facto monopole dans tous les domaines…)

Il n’y a rien de mal à la protection de droits d’auteur (NdT: très discutable…). En tant qu’auteur de quelques cinq articles par semaine, je peux vous parler de ma frustration de voir mon travail “piraté” par un site commercial qui ne m’a même pas demandé la permission de reproduire mon travail, encore moins de me payer. Les lois de droits d’auteur ont besoin d’être réformées dans notre ère numérique. On dit penser un moyen pour les auteurs de recevoir plus facilement des compensations pour leur travail piraté. Le problème est que l’UE utilise maintenant un marteau piqueur pour ouvrir une noix.

Regardez la façon dont la capacité de se lier et de citer des autres travaux sans payer, est menacée par la directive.

Note de R71: notre position sur ce sujet est simple et nous l’avons exprimée à maintes reprises: tout ce qui est produit par l’humain appartient au patrimoine de l’humanité et doit être disponible pour toutes et tous, gratuitement en toute circonstance. En clair il n’y a pas plus de “droits d’auteur et de propriété intellectuelle” que de beurre en branche… Le meilleur moyen de réaliser cela est la gratuité, cesser de coller une étiquette de prix sur tout. A bas l’État, à bas l’argent, à bas le salariat, à bas la marchandise !

Des sites comme la section de RT’s ‘Op-ed’ que vous lisez en ce moment, pourrait bien être affectée de manière négative et même être mise hors d’action par ce type de loi. Un des avantages d’écrire des articles en ligne par rapport à la presse écrite et que bien des articles mentionnés peuvent être mis en hyperliens ou en note ce qui permet aux lecteurs d’aller directement à la source initiale et/ou originale. Mais l’article 11 de la nouvelle directive fait monter la crainte que des paiements devront être faits aux sites desquels les articles sources proviennent. Pourtant être cité par d’autres articles aussi loin que le crédit de reconnaissance est donné est une très bonne chose. C’est même essentielle lorsque par exemple vous écrivez un article en disséquant un autre. Mais sous la nouvelle loi, tout, sauf les très courtes citations, devra être payé. Pensez à combien cela va restreindre la qualité du journalisme (NdT: pas celui des merdias à la botte hein dont le boulot est déjà suffisamment nullifiee par le contrôle et qui de plus, voudrait mettre un article du “figaro” ou de “libération” en lien ?… ) et diminuera l’échange de connaissances.

Puis il il y la menace aux memes, un des aspects les plus divertissants de la vie en ligne. C’est vrai que souvent les memes sont fondés sur des matériaux qui sont sujets aux droits d’auteur. Mais légiférer contre eux n’est-il pas aller trop loin ? L’article 13 stipule que: “les fournisseurs de services de partage en ligne et ceux qui possèdent des droits d’auteur doivent coopérer de bonne foi afin de s’assurer que des travaux protégés ne sont pas illégalement utilisés sur leurs services.”. Ceci voudrait dire que vous, twittant une photo du manager de Manchester United montrant son grand désintérêt pour un sujet donné, pourriez parfaitement tomber sous le coup de la loi.

Pour éviter cela, vous pourriez alors décider d’aller vous-même au match, de prendre des photos des joueurs et des managers, de l’équipe, du stade et twitter tout ça. Attention, vous pourriez prendre un “carton rouge” sous l’article 12a, comme l’explique la revue Wired dans leur notice explicative…

L’impact général de cette législation, si elle devient loi dans les pays membres sera dévastatrice. On va tous devenir des paranos, nous demandant si nous enfreignons la loi d’une manière ou d’une autre (NdT: on peut assurer notre lectorat que cela ne nous empêchera pas de dormir et qu’on n’en a rien à cirer… ). N’avons nous pas assez de stress dans nos vies de tous les jours pour que le parlement européen en rajoute ?… (NdT: c’est sa fonction Neil, pas encore compris ?…La bureaucratie exécutive dictatoriale à l’œuvre, ne rendant des comptes qu’à ses maîtres financiers et industriels)

Qu’est-ce qui a rendu l’internet si formidable ? C’est que justement jusqu’ici il lui fut permis de grandir de manière organique. Les blogs qui attirent leur lectorat fleurissent, ceux qui ne vont pas dans le mur s’entend, mais le simple fait que cette espace est demeuré relativement libre fait gravement flipper tous les barjots du contrôle et les laveurs de cerveaux en herbe.

Cette législation de l’UE, aussi mauvaise soit-elle, doit être vue comme une tentative plus large de museler la liberté d’expression et l’échange libre des idées en occident dans une époque où de moins en moins de gens croient dans les narratifs officiels de l’establishment. Ce mois-ci une députée britannique du nom de Lucy Powell a lancé un projet de loi au parlement intitulé “Loi sur les fora en ligne” afin de faire bannir des groupes privés sur Facebook qui font la “promotion de la haine du racisme et des fausses nouvelles”. Mais qui définit ces termes et ce qu’ils veulent dire en fait ?…

Les autorités, voilà qui va le faire,  et elles utiliseront leur pouvoir de manière sélective et de manière hypocrite pour réduire au silence quiconque posera une menace à ceux vivant une vie très confortable dans les châteaux et manoirs du système. Regardez juste comment a été manipulé, cadré, le débat sur les “fausses informations”, “fake news” de façon à ce que “fausses infos” = “info russe”, ignorant sciemment la propagation de fausses infos par des médias non-russes au sujet par exemple des armes de destructions massive irakienne qui a mené à la destruction d’un pays par l’occident et la mort de plus d’un million de personnes.

La proposition de loi de Powell arrive en plus de l’énorme pression à laquelle ont été soumise des entreprises comme Facebook pour qu’elles avertissent de contenus de fournisseurs non-approuvés. On a appris qu’en juillet dernier, Twitter a purgé quelques 70 millions de comptes. La censure revient en force sous le couvert de la “lutte contre l’extrémisme”, pour “contrer les fausses infos” ou “contrer, lutter contre la montée de l’antisémitisme”. S’ils veulent censurer, il faut qu’il trouve un motif “noble”, une excuse vertueuse. Nous devons résister à tout cela et résister avec force. Dans une société libre (NdT: dans laquelle nous ne sommes pas, seule la “société des sociétés” sera libre… Nous évoluons dans une gigantesque dictature planétaire dont seul le degré varie selon les besoins conjoncturels des oligarques psychopathes aux commandes… voilà tout, sachant que la structure étatique et capitaliste ne peut-être qu’oppressive et coercitive par nature. Il ne tient qu’à nous et à nous seul de changer tout cela, radicalement !), ce ne devrait être que l’utilisateur de l’internet qui décide de ce qu’il lit ou pas, quel article ou quel site il visite, quel groupe il rejoint en ligne ; et non pas Big Brother ou quelque sorte de police de la pensée que ce soit. L’UE devrait ne pas se sentir concernée de contrôler l’internet par une soudaine préoccupation sur les “droits d’auteur”, mais devrait se concentrer sur la résolution des problèmes politiques et économiques auxquels doivent faire face les gens en Europe. Le chômage des jeunes était à 43% en Grèce, 33% en Espagne et 32% en Italie la dernière fois que j’ai regardé. Quelle aide à ces jeunes gens va apporter cette nouvelle directive européenne des droits d’auteur sur internet ?..

 

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Barroso… C’est l’histoire d’un maoïste qui retourne à la maison-mère !

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En effet, ne mélangeons pas tout ! Ce n’est pas un maoïste infiltrant Goldman Sachs (ah ah), mais Goldman Sachs et consorts qui ont toujours sponsorisé maoïstes, trotskistes et toute la fine équipe habituelle passée chez les nouveaux cons depuis… Voir nos articles en liens sous le billet reproduit.
~ Résistance 71 ~

 

Barroso recruté par Goldman Sachs

 

Pat de Botul

 

10 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://monde-libertaire.fr/?article=Barroso_recrute_par_Goldman_Sachs

 

L’ex-président de la Commission de l’UE et ancien dirigeant du parti maoïste portugais (MRPP) rejoint la liste (non-exhaustive) des ex-maos, ex-trotskistes et staliniens qui se sont vendus aux Ors de la république ou à la grande finance : Alain Geismar (ex Gauche prolétarienne); Jean-Christophe Cambadélis et Lionel Jospin (ex-AJS); Henri Weber et Julien Dray (ex Ligue communiste); Denis Kessler et Serge July (ex-Union des Étudiants communistes), etc… Mais qui a dit que la « politique » était un sport « loyal » ?

Note de Résistance 71:

Lionel Jospin et l’actuel 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis proviennent tous deux de la mouvance trotskiste des “lambertistes”, totalement pilotée par le département d’état américain et la CIA. Ces deux caciques sont des taupes qui ont œuvré et œuvrent toujours pour leurs maîtres de Wall Street (La CIA est le bras armé de Wall Street) et donc de la City de Londres, la maison mère.

Voir ici:

https://resistance71.wordpress.com/2015/02/01/resistance-au-nouvel-ordre-mondial-trotskisme-yankee-et-neoconservatisme/

https://resistance71.wordpress.com/2014/04/18/dou-viennent-nos-pitres-de-la-politique-francaise-des-tiroirs-du-departement-detat-yankee/

https://resistance71.wordpress.com/2010/06/27/sarkozy-bon-eleve-du-departement-detat-americain/

Conflit Russie-Europe: VGE… La voix de son maître…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 juin 2015 by Résistance 71

Ah ah !… La voix de la banque Rothchild s’exprime… VGE, l’instigateur de la loi de 1973 sur la privatisation de la Banque de France pour ses patrons Rothschild. Le “créateur” du projet de constitution européenne rejetée par le peuple français en 2005 par referendum et repassé en force en 2007 au parlement par son complice sarkozy.

VGE ne prend personne “à contrepied” allons, allons.. qui peut croire une pareille fadaise ??…

Non, il siffle la fin de la récrée pour ses patrons. Le passage en force contre la Russie n’a pas marché, de gros intérêts financiers commencent à être en jeu… Temps de remettre de l’ordre dans la maison.

En Avril 2014, nous avions traduit cet entrefilet de RT de sa section “économie”: “La Shell dit à Poutine que le projet gazier est toujours sur les rails quoiqu’il arrive en Ukraine”. Doit-on toujours préciser que la Shell (Royal Dutch) représente les intérêts Rothschild et Exxon-Mobil (ex-Standard Oil), les intérêts Rockefeller, eux-même agents américains des Rothschild !?!…

VGE ne fait que rappeler l’arrangement, nous pensons que notre petite analyse qui précédait notre traduction de l’article est bien toujours valide aujourd’hui… Des gens comme VGE ne font RIEN par hasard, tout est planifié, il est une nouvelle fois en mission commandée pour ceux qui ont entretenu sa carrière depuis le début.

 

“Si mes fils ne voulaient pas la guerre, il n’y en aurait aucune…”

~Gutle Schnaper (épouse de Mayer Amschel Rothschild)~

 

“Les politiciens sont comme les couches, il faut les changer souvent et pour la même raison.”

~ Mark Twain ~

 

 

Giscard D’Estaing prend tout le monde à contrepied en soutenant Moscou

 

Sputnik News (France)

 

22 Juin 2015

 

url de l’article:

http://fr.sputniknews.com/international/20150622/1016658743.html

 

En prenant position en faveur de la Russie, l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a pris à revers une classe politique française et européenne qui n’ose critiquer la ligne aveuglément proaméricaine de l’Europe occidentale à l’égard de la Russie, écrit l’ancien diplomate Roland Hureaux.

« En prenant une position favorable à Poutine dans l’affaire ukrainienne, Valéry Giscard d’Estaing a pris tout le monde à contrepied », estime M. Hureaux dans les colonnes d’Atlantico.

Il rappelle qu’après sa rencontre avec Vladimir Poutine en mai 2015, l’ancien président français, généralement considéré comme un libéral proaméricain, a commencé à manifester des positions prorusses, notamment sur la Crimée et la crise ukrainienne.

VGE a souligné que les sanctions antirusses « ne sont pas dans l’intérêt de l’Europe, mais sont contraires au droit international ».  

« Les relations entre l’Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant », a déclaré l’ancien président.

Notons que la position de M. d’Estaing est proche de celle de l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, qui a fustigé la politique irresponsable de Bruxelles et a, dans une certaine mesure, soutenu la politique de Vladimir Poutine.

Hureaux affirme qu’en adoptant cette position audacieuse, Valéry Giscard d’Estaing « va dans le sens de l’opinion française éclairée, celle qui ne se laisse pas influencer par le matraquage anti-Poutine des médias, une opinion de plus en plus décalée par rapport à la position officielle de Hollande — et de la direction de l’UMP ». Il explique que s’il n’y a pas longtemps, les partisans de la politique russe n’étaient pas nombreux, mais qu’actuellement « presque personne, en dehors de quelques intellectuels ne prend plus parti pour les Etats-Unis dans les affaires de l’Ukraine ».

Hureaux finit par conclure: « il ne s’agit bien entendu pas d’être pro-ceci ou pro-cela. Il s’agit que notre diplomatie soit celle de nos intérêts et non pas des intérêts de quelqu’un d’autre ».

Union Européenne et fascisme galopant… La flicaille mercenaire du N.O.M au banc d’essai

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Cette article rejoint ce que nous disons depuis bien longtemps sur ce blog au sujet de la grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial, projet en cours de réalisation de notre pseudo-« élite » eugéniste et de sa « police » mercenaire transnationale qui n’obéira plus qu’aux corporations/entreprises dans ce qui sera la réalisation fasciste suprême: La fusion des États et des entreprises/banques transnationales… La « gendarmerie européenne » en est le banc d’essai à peine dissimulé… Excellent article qui nous en dit plus.

— Résistance 71 —

 

La dérive fascisante de l’Union Européenne

 

Bernard Gensane

 

20 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.legrandsoir.info/union-europeenne-la-derive-fascisante.html

 

Ne soyons pas alarmistes mais lucides.

Récemment, les États-Unis, le Canada et l’Ukraine, ont voté contre une résolution de l’ONU condamnant la glorification du nazisme. Les membres de l’Union européenne se sont abstenus.

La passivité de l’Union européenne face aux nazis, aux cryptos nazis et aux sympathisants nazis quand ils tiennent le haut du pavé ne doit pas surprendre. Un tropisme d’extrême droite s’est installé sur un vieux continent dont on aurait pu penser qu’il était vacciné contre la barbarie fasciste. Parmi les signes qui ne trompent pas, la création d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes destinée à réprimer brutalement toute contestation populaire ne laisse pas d’inquiéter dans un ensemble qui compte des dizaines de millions de chômeurs et de pauvres.

Le rapport de forces mondial est malheureusement très clair. En mai 2013, la banque JPMorgan Chase – qui, comme Warren Buffet, sait qui a gagné la guerre des classes – pouvait se permettre de demander l’abrogation des constitutions démocratiques établies en Europe après 1945. La banque enjoignait l’Europe d’éradiquer les droits sociaux, les droits des travailleurs, leur liberté d’expression en particulier.

La « mondialisation libérale », c’est aussi cela. Supprimer l’expression démocratique pour que les grandes banques, les fonds d’investissements puissent spéculer et engranger. L’austérité n’est pas une fatalité ou une douloureuse nécessité mais une arme pour faire taire les oppositions à l’hyperbourgeoisie.

Pour que l’ordre règne, pour que le capitalisme puisse mener sa guerre en paix, l’Union européenne s’est donc dotée d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes, une gendarmerie européenne plus connue sous le nom de EuroGendFor. Elle est basée en Italie, à Vicence. Sa langue de travail est la langue des Parties mais, dans les faits, le Wall Street English.

On ne pourra pas éternellement jouer à faire revoter les peuples qui ont mal voté ou à contourner des référendums par des voies législatives honteuses. La démocratie formelle étant régulièrement bafouée, les expressions populaires seront de plus en plus radicales, violentes, désespérées. D’où la nécessité de prévoir des moyens de répressions coordonnés, européens quoi !

En 1935, Georgi Dimitrov définissait le fascisme comme la dictature terroriste ouverte de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste monopoliste. Il distinguait le fascisme de la dictature réactionnaire classique, l’élément discriminant étant le modernisme et le caractère de masse. On verra plus tard Franco désarchaïser l’économie espagnole avec les technocrates de l’Opus Dei, et surtout Pinochet être le premier expérimentateur des idées de Hayek et de Friedman. En tout état de cause, pour la bourgeoisie, le fascisme est le moyen le plus sûr de spolier les travailleurs, ce que mes concitoyens héninois finiront peut-être par comprendre.

Selon ses statuts, l’EuroGendFor, seule ou conjointement avec d’autres forces répressives, doit être capable d’effectuer toutes les missions de police durant toutes les phases d’une opération de gestion de crise. L’EuroGendFor peut être subordonnée à des autorités civiles ou militaires. Il est fait appel à elle pour des missions de sécurité et d’ordre public ;
 pour surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien ;
 pour surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement ;
 pour effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes ;
 pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics.

Comme le jour viendra sûrement où les Grecs en auront assez de s’entendre dire par les Allemands qu’ils prennent trop de vacances, où les Français seront lassés d’entendre ces mêmes Allemands critiquer leurs services publics « pléthoriques » ou d’entendre les Britanniques leur reprocher leur code du travail trop rigide, une saine colère risque d’exploser. D’où la nécessité de déployer cette force européenne, pensée par l’ancienne ministre de la Défense Alliot-Marie après les batailles de rue dans les « quartiers » en 2005.

L’EuroGendFor cumule les fonctions de police, police judiciaire, gendarmerie (armée) et services secrets. Dans son langage, réprimer des révoltes se dit garantir la « sécurité en territoires de crise européens ». Plus cette police européenne sera nombreuse et compétente moins les États auront à utiliser leurs propres forces de répression.

C’est le Traité de Velsen (septembre 2012) qui règle les interventions d’EuroGendFor. Un « conseil de guerre », sous forme de comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE participants, décide de la stratégie d’intervention. La troupe peut être mise en marche soit sur demande, soit après décision de l’UE.

« EuroGendFor » est une troupe policière paramilitaire et des services secrets. Ne peuvent rejoindre EuroGendFor que les États disposant d’une police à statut militaire (la grande majorité des pays européens, donc). Elle unit tous les pouvoirs et moyens militaires, policiers et de services secrets qu’elle peut exercer en collaboration avec des troupes nationales de police et d’armée, après être mandatée par une cellule de crise interministériel dans chaque lieu pour la lutte contre des troubles, contre des révoltes et contre de grandes manifestations. Le ministère fédéral de la Défense a salué l’EuroGendFor en ces termes : « Police ou Armée : Une gendarmerie européenne promet la solution. »

De même que l’armée française affiche des slogans particulièrement creux (« Devenez vous-même », « Pour moi, pour les autres, s’engager »), que l’armée britannique met l’accent sur la formation des esprits (« Mind the gap »), la devise de la gendarmerie européenne est très rassérénante : « Lex Paciferat » (la loi apportera la paix). Cela dit, même si ses soldats doivent respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent, tous les bâtiments et tous les terrains pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles, y compris pour les autorités nationales. Mais, pour les responsables européens, ne pas devoir utiliser leurs propres forces de répression sera un atout, d’autant qu’on imagine mal les « eurogendarmes » retourner leurs fusils contre leurs supérieurs.

La création de cette gendarmerie européenne sans état d’âme peut être replacée dans le contexte plus général du mercenariat. On peut se dire que, quand les Romains ont utilisé de plus en plus de mercenaires, ce fut le commencement de la fin de l’Empire …

PS : Les pays membres fondateurs de ce corps furent la France (Gendarmerie nationale), 
l’Espagne (Guardia Civil), le
 Portugal (Guarda Nacional Republicana), l’Italie (Carabinieri), les
Pays-Bas (La Marechaussee royale – Koninklijke Marechaussee). La Roumanie a rejoint cette force d’intervention (Jandarmeria Romana). Sont partenaires : la Pologne (Gendarmerie militaire – Żandarmeria Wojskowa) et la Lituanie (Viesojo Saugumo Tarnyba). La Turquie a un statut d’observateur (Jandarma).

 

Ingérence occidentale en Ukraine: Les Serbes parlent aux Ukrainiens…

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Excellents conseils !…

— Résistance 71 —

 

Le conseil des Serbes aux Ukrainiens

 

Milena Cmiljanic

 

25 février 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Conseil-serbe-pour-l-Ukraine-8645/

 

Le malheur des présidents ukrainien et serbe, Viktor Ianoukovitch et Slobodan Milosevic, est d’avoir dit « non » à l’Occident. Peu après cela, tous deux sont devenus des criminels. 

Le second a fini sa vie à La Haye et on ignore encore ce qui attend le premier. Le 12 février, un député slovène du Parlement européen menaçait sur la chaîne de Bosnie-Herzégovine BHT 1 :

« Si vous suivez le cours des évènements en Ukraine, vous verrez que dans une semaine ou deux, nous entrerons en relation avec une élite politique irresponsable. Ce sera un signal pour votre élite politique également. »

Il faut reconnaître la bonne connaissance de cet homme politique, qui n’a peut-être pas de relations dans les milieux politiques à Bruxelles, mais qui, ayant participé activement à l’éclatement d’un pays, la Yougoslavie, sait comment cela se passe.

À quel moment la situation s’est-elle aggravée à Kiev ? Une semaine après la déclaration d’Elko Kacin et le jour où la Russie a annoncé sa disposition à verser une nouvelle tranche de deux milliards de dollars à l’Ukraine. Il semble que ce fut le signal pour passer à l’action. L’état-major de Praviy Sektor (Secteur droit) a appelé à la mobilisation à travers le réseau social Vkontakte, et Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda, a encouragé une marche à Kiev.

La signature d’un accord entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition, fortuitement ou non, a été annoncée non pas par le président ou une quelconque personnalité politique ukrainienne, mais par le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski. Ce soir-là, le président a fui Kiev, et son Parti des régions s’est effondré. Le parti a renié son leader. En son temps, Slobodan Milosevic a subi le même sort avec le Parti socialiste de Serbie. Certes, il a restitué le pouvoir de lui-même, sans intervention de forces étrangères.

Viktor Ianoukovitch disait que, lors des négociations, sa sécurité avait été garantie. Peut-être que ce fut le cas, mais cela a été démenti le jour suivant par Radosław Sikorski. Maintenant, on menace Viktor Ianoukovitch de la Cour internationale de justice de La Haye. Le nouveau président serbe Vojislav Kostunica avait aussi promis à Slobodan Milosevic de ne pas l’extrader vers La Haye, et que s’est-il passé ? Neuf mois plus tard, il était expédié presque clandestinement à La Haye, d’où il ne reviendra que dans un cercueil.

Que va-t-il en être pour l’Ukraine ? Ioulia Timochenko, tout juste sortie de prison, a expliqué aux personnes rassemblées sur le Maïdan que l’Ukraine intégrera l’Union européenne, et que tous les problèmes seront résolus. Les Ukrainiens, avant de rêver à un tel avenir, doivent regarder un peu vers la Serbie et sa voie européenne. La classe politique de Serbie (qui était à l’époque la Yougoslavie), après la révolution de 2000, avait promis que la Serbie intégrerait l’Europe en 2004. Aujourd’hui, en 2014, la Serbie n’est encore qu’au début du chemin. Pendant ce temps, avec l’aide des « amis » américains et européens, la Yougoslavie s’est divisée en deux parties, et la Serbie a perdu 15 % de son territoire.

À cause de la situation financière critique en Ukraine, le ministre des Finances et la Banque Nationale du pays se tournent vers les partenaires internationaux, principalement vers la Pologne et les États-Unis, pour obtenir d’ici une semaine ou deux un crédit de 35 milliards de dollars (environ 25,5 milliards d’euros) pour la période 2014-2015, convoquant pour cela une conférence de donateurs. Le 29 juin 2001, une telle conférence avait eu lieu concernant la Yougoslavie. Elle a alors « reçu » 1,2 milliard de dollars (environ 1,4 milliard d’euros à l’époque). Zoran Djindjic, premier ministre à ce moment, a écrit à propos de cette « aide » ce qui suit :

« La première tranche devrait être d’environ 300 millions d’euros. Mais on nous a brusquement annoncé que 225 millions serviraient à payer les anciennes dettes datant de l’époque de Tito. Les deux tiers de cette somme correspondent à des amendes, parce que Slobodan Milosevic a refusé de payer les crédits pendant dix ans. Et il ne nous reste que 75 millions. »

La Serbie a reçu en tout 15 milliards de dollars (environ 10,9 milliards d’euros) d’investissement durant les 13 ans de sa « voie européenne ». Mais, pendant cette période, plus de 60 milliards de dollars (environ 43,6 milliards d’euros) ont quitté le pays. Sur ce chemin, la Serbie a perdu environ un demi-million d’emplois, et sa dette publique a triplé. Pendant cette période, nous avons fait tout ce que nous avaient demandé l’UE et les États-Unis. Voilà le bilan de notre politique pro-occidentale.

Frères Ukrainiens, bienvenue dans notre Titanic européen ! T

Nouvel Ordre Mondial: l’Union Européenne, créature du Bilberberg, tremble sur ses bases…

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Le plan du Bilderberg pour sauver l’Euro

 

Les mondialistes ont peur que la Grèce puisse sortir de la monnaie unique et procéder à une convalescence économique miraculeuse.

 

Paul Joseph Watson


 

Le 15 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/bilderberg-scheme-to-save-the-euro/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le groupe Bilderberg est terrifié que la sortie potentielle de la Grèce de la zone euro ne mène à une récupération dramatique de l’économie et donne ainsi un modèle pour les autres pays à suivre, menaçant ainsi de torpiller la monnaie unique européenne et la totalité de l’agenda pour un super-état fédéral européen.

Une des discussions prioritaires de la réunion annuelle du groupe Bilderberg cette année à Chantilly, Virginie, USA, tournera autour du plan de l’élite pour adresser le problème qui menace de mettre leur agenda pour la gouvernance mondiale à la poubelle: le problème de la crise de l’Euro.

La menace montante que la grèce n’abandonne sa promesse d’honorer les termes de son accord draconien de sauvetage avec Bruxelles et Berlin la nuit dernière a amené la chancelière allemande Angela Merkel à reconnaître pour la première fois que la Grèce pourrait bien sortir de la zone euro, une possibilité qui a fait couler la valeur de l’euro et des marchés ces derniers jours.

La crise de l’euro en est maintenant à son point le plus grave de son histoire, faisant oublier des points similaires de crise qui se sont passés de manière conïncidentelle juste avant les réunions du groupe bilderberg en 2010 et 2011.

En ces deux occasions, le consensus politique formé par les membres du groupe Bilderberg fut suffisant pour garder l’euro sous perfusion pour 12 mois de plus à chaque fois, et ces mêmes mondialistes vont essayer une fois de plus de marteler une stratégie à huis-clos, qui donnera une rédemption à leur projet chéri.

En 2010, “le futur de l’euro” prît tout le devant de la scène en Espagne, alors que le premier ministre espagnol Luis Rodriguez Zapatero fut rejoint pas des poids lourds de la finance pour essayer de résoudre la crise tandis que des membres du groupe paniquaient à l’idée de l’effondrement possible de la monnaie unique.

Un an plus tard, en 2011, au meeting de St Moritz en Suisse,, la crise de l’euro était de nouveau au top de l’agenda des bilderbergers alors que les mondialistes exprimaient leurs craintes de la chute et de l’abandon de la monnaie unique, qui pourrait également torpiller les espoirs de créer des monnaies multi-régionales.

Le groupe Bilderberg est terrifié non seulement par le fait que la Grèce pourrait quitter l’euro, mais quand le faisant, on assisterait à un rebond économique drastique et que cela deviendrait le modèle pour d’autres pays de la zone euro et que ceux-ci suivent le même chemin.

Cette crainte est exemplifiée par un article paru aujourd’hui dans le journal contrôlé par le Bilderberg: le Financial Times titré: Greece’s exit may become the euro’s envy.

“Expulsée de la zone euro, la Grèce pourrait devenir bien plus dangereuse pour le système qu’elle ne le fut jamais à l’intérieur, en devenant un modèle de convalescence économique saine et efficace”, écrit Arvind Subramanian.

Subramanian est un vétéran du Peter G. Peterson Insitute for International Economics, qui compte parmi ses directeurs un bon nombre de membres influents du groupe Bilderberg, incluant l’ancien directeur de la réserve fédérale américaine Paul Volcker, l’ancien ministre des finances américain Lawrence Summers, et le ponte du Bilderberg David Rockefeller.

“Supposons qu’à la mi-2013, l’économie grecque ait récupéré, alors que le reste de la zone euro demeure en récession. Les effets sur les pays adhérents à l’austérité comme l’Espagne, le Portugal et même l’Italie se feront sentir très fort. Les électeurs de ces pays ne manqueront pas de noter les meilleures conditions de leur voisin au préalable harassés. Ils commenceront à demander pourquoi leur gouvernement ne suit-il pas la voie grecque et feront savoir qu’ils sont favorables à la sortie de la zone euro, et plus spécifiquement si les conditions économiques restent ternes”, écrit Subramanian, ajoutant que la sortie potentielle de la Grèce “pourrait bien être contagieuse” et mener à l’abandon “de la zone euro et peut-être même du projet européen”.

Le groupe Bilderberg est très désespéré de sauver l’euro parce qu’il représente les fondements de leur agenda fnancier global de créer des monnaies régionales et des fédérations bureaucratiques minutieusement organisées sur le même modèle que l’Union Européenne.

Si l’euro prouve être un échec, le projet de réaliser le but ultime d’une monnaie mondiale est mort pour au moins 100 ans.

De plus, le Bilderberg chérit la monnaie unique parce que c’est son bébé.

Le président du groupe Bilderberg, Etienne Davignon, s’est vanté que le groupe aida à créer l’euro en introduisant le premier agenda politique pour une monnaie unique au début des années 1990, qui fut ensuite formalisée dans le traité de Maastricht de 1992.

Quoi qu’il en soit, les toutes premières discussions au sujet de la création d’une monnaie unique remontent à quelques décennies auparavant et à la réunion Bilderberg de 1955 à Garmirsh-Partenkirchen en Allemagne de l’Ouest.

Des documents fuités divulguent comment les élitistes du groupe Bilderberg discutèrent de la “nécessité d’amener le peuple allemand dans un marché commun européen le plus vite possible”, ajoutant que le futur était en danger sans une “Europe Unifiée”.

Cet agenda incluait “le besoin pour une monnaie unique” ainsi que de la création “d’une autorité politique centrale”.

En considérant le fait que l’euro a pris environ 5 décennies à construire, ne nous attendons pas à ce que l’élite mondialiste abandonne le projet sans se battre. La crise de l’euro va prendre le devant de la scène à cette réunion Bilderberg 2012 alors que ses membres essaient de manufacturer un consensus pour un effort concerté afin de sauver leur monnaie unique une fois de plus.

 

Crise économique: Le vampire Goldman Sachs a saisi le pouvoir en Europe…

Posted in actualité, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici le dernier article en date du Dr. Paul Craig Roberts, qui explique plus avant son point de vue sur la situation économique européenne qui est bien sûr indissociable de celle du reste du monde, ainsi que sur la très grande probabilité du « coup d’état » en douceur que Goldman Sachs et Wall Street ont effectué en Europe.

Sa vision sur le rôle de l’Allemagne est très intéressante dans la mesure où nous aurions dans l’ensemble une tendance à voir l’Allemagne comme une grosse partie du problème européen. Le tandem Sarkozy-Merkel n’étant pas une équipée salvatrice mais vorace et dictatoriale. Roberts lui voit plus l’Allemagne comme une victime du système, et en fait la grande dupe de l’aventure européenne jusqu’à sa phase de métamorphose.

La poussée pour la gouvernance mondiale par l’élite oligarchique a lieu maintenant, par crise européenne interposée… Il est temps que les citoyens européens se réveillent avant que la métamorphose du cloporte soit définitivement achevée. La prochaine bestiole qui sortira du cocon sera bien moins affable…

— Résistance 71 —

 

Les banquiers ont pris possession de l’Europe: Goldman Sachs a saisi le pouvoir

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 26 Novembre 2011,

 

Url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=27872

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 25 Novembre, deux jours après l’échec de l’enchère sur les bonds du gouvernement allemand par laquelle l’Allemagne fut incapable de vendre 35% de ses offres de bonds sur 10 ans, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schaeuble a dit que l’Allemagne pourrait rétracter sa demande pour que les banques privées qui tiennent la dette souveraine en difficulté de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne, doivent accepter une partie de leur package de sauvetage en effaçant une portion de la dette. Les banques privées ne veulent en aucun cas perdre de l’argent et le font soit en forçant les gouvernements grec, italien et espagnol à apprécier les bonds en imposant des mesures d’austérité extrêmes à leurs citoyens, ou en ayant la BCE imprimer de l’Euros avec lesquels ils pourront acheter de la dette souveraine des banques privées. Imprimer de la monnaie pour compenser la dette est contraire à la charte de la BCE et effraie particulièrement les Allemands qui se rappellent de l’hyperinflation dans la période de la république de Weimar.

De manière évidente, le gouvernement allemand a reçu le message de l’échec orchestré de cette enchère de bonds. Comme je l’avais écrit à ce moment là, il n’y a aucune raison pour que l’Allemagne, avec son ratio dette-PIB relativement bas en comparaison de ceux des pays en difficuluté, ne soit pas capable de vendre ses bonds (NdT: Roberts parle ici des Eurobonds).

Si la valeur du crédit de l’Allemagne est en doute, comment peut-on penser que celle-ci puisse sauver d’autres pays ?

La preuve que cet échec de l’enchère allemande sur ses bonds fut orchestré provient de celle à succès de l’Italie deux jours plus tard.

Étrange non ? L’Italie, le plus grand des pays de l’UE qui requiert un sauvetage de sa dette, peut toujours vendre ses bonds, mais l’Allemagne, qui ne requiert aucun sauvetage et dont on attend d’elle d’assumer un coût disproportionné du sauvetage de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne, elle n’a pas pu vendre les siens.

A mon avis, cet échec a été orchestré par le trésor américain (NdT: rappelons ici que Roberts est l’ancien assistant secretaire d’état aux finances de Ronald Reagan et qu’il sait un peu de quoi il parle quand il fait ce genre d’affirmation…), la BCE et les autorités de l’UE, ainsi que par les banques privées à qui la dette souveraine en difficulté appartient.

Mon opinion est basée sur les faits suivants:

Goldman Sachs et des banques américaines ont garanti peut-être à hauteur de 1000 milliards de dollars ou plus de dette européenne par une assurance en vendant du Default Credit Swaps contre laquelle ils n’ont pas de réserve. Les honoraires que les banques américaines ont reçu pour avoir garanti la valeur des instruments de la dette souveraine européenne sont tout simplement allés directement en profits et dans les bonuses des exécutifs. Ceci bien sûr est ce qui a ruiné le géant de l’assurance américain AIG et qui a mené au package de sauvetage (TARP) aux dépends du contribuable américain et au grand profit de Goldman Sachs.

Si n’importe laquelle des dettes souveraine européennes fait défaut, les institutions financières américaines qui ont émises les swaps or des garantis sans provision contre la dette seront ferrées à l’hameçon pour de très larges sommes d’argent qu’elles n’ont pas. La réputation du système financier américain ne pourra pas survivre son défaut sur les swaps qu’il a lui-même fait. Ainsi, l’échec de la dette souveraine européenne renouvèlera la crise financière aux Etats-Unis (NdT: qui n’est pas fini loin s’en faut), demandant une nouvelle tournée de sauvetage et/ou une nouvelle tournée de facilitation quantitative de la part de la réserve fédérale, ce qui veut dire, imprimer plus d’argent afin d’honorer des instruments financiers irresponsables, dont l’existence a enrichi une petite poignée d’exécutifs.

Il est certain que le président Obama ne veut pas se lancer dans une année électorale en ayant à faire face à la perspective d’un échec haut en couleur du système financier américain. Ainsi, sans l’ombre d’un doute, la ministère des finances américain ne veut pas que l’Allemagne soit sur le chemin d’un sauvetage financier de l’Europe.

Les banques privées françaises, allemandes et hollandaises qui apparemment détiennent la vaste majorité de la dette en difficulté, ne veulent pas enregistrer de pertes. Soit leur comptabilité, dejà ruinée par les dérivatifs frauduleux de Wall Street, ne peut plus encaisser plus de pertes, ou ils ont peur de la baisse du prix de leurs parts par la baisse des rentrées alors qu’ils auront dû sortir des comptes de la mauvaise dette souveraine. En d’autres termes, pour ces banques, il y va de très grosses sommes d’argent, ce qui leur donne une énorme motivation d’écarter le gouvernement allemand de leurs déclarations de bénéfices.

La BCE n’aime pas du tout être une plus petite entité que la réserve fédérale américaine ou la Banque d’Angleterre. La BCE veut avoir le pouvoir de décréter des “facilitations quantitatives” par elle-même. La BCE est frustrée par les restrictions mises sur ses pouvoirs, restrictions qui viennent des conditions que l’Allemagne a requises afin d’abandonner sa propre monnaie et le contrôle qu’avait la Banque centrale allemande sur la création de la monnaie. L’UE veut plus “d’unité”, ce qui veut dire moins de souveraineté pour les pays membres de l’UE. L’Allemagne étant le membre le plus puissant de l’UE, est en travers du chemin de la puissance que les autorités européennes veulent brandir et utiliser.

De ce fait, l’échec de la vente des Eurobonds allemands est un évènement orchestré pour punir l’Allemagne et donner un avertissement au gouvernment allemand de ne pas obstruer “l’unité” ou la perte de souveraineté individuelle des pays.

L’Allemagne qui a été intimidée depuis sa défaite de la seconde guerre mondiale, a été rendue constitutionnellement incapable d’être un leader fort et puissant. Tout signe apparent d’une Allemagne meneuse est rapidement réprimé en réminiscence du 3ème Reich. En conséquence, l’Allemagne a été poussée dans une Union européenne qui a pour intention la destruction de la souveraineté politique des gouvernements des pays membres, tout comme Abraham Lincoln détruisit la souveraineté des états de l’Amérique.

Qui règnera sur la Nouvelle Europe ? De manière évidente, les banques privées européennes et Goldman Sachs.

Le nouveau président de la Banque Centrale Européenne (BCE) est Mario Draghi. Il était le vice chairman et directeur de gestion de Goldman Sachs International et un membre du comité de gestion de Goldman Sachs. Draghi fut aussi le directeur exécutif italien de la banque mondiale, gouverneur de la banque d’Italie et un membre de conseil d’administration de la BCE, membre du comité directeur de la Bank for International Settlements (BIS, NdT: le QG des banques centrales qui siège à Bâle) et aussi un membre du comité des gouverneurs de la BRED, de l’Asia Development Bank, président du comité directeur du Financial Stability Board.

De toute évidence, Draghi va protéger le pouvoir des banquiers…

Le nouveau premier ministre italien, qui fut nommé et non pas élu, fut un membre de comité international de conseil de la Goldman Sachs. Mario Monti fut nommé à la commission européenne, une des organisation directrices de l’UE. Monti est le président pour l’Europe de la Commission Trilatérale, une organisation américaine qui pousse pour l’Hégémonie américaine sur le monde. Monti est un membre du groupe Bilderberg et un des membres fondateurs du groupe Spineilli, une organisation créée en Septembre 2010 pour faciliter l’intégration au sein de l’UE.

De la même manière qu’un banquier non élu fut installé à la tête de l’Italie, un banquier non élu fut installé comme premier ministre de la Grèce. Bien évidemment, ils sont censés produire la solution des banquiers à la crise de la dette souveraine.

Le nouvellement nommé premier ministre de la Grèce, Lucas Papademos, était gouverneur de la banque de Grèce. De 2002 à 2010, il fut le vice-président  de la BCE; il est aussi un membre de la commission trilatérale.

Jacques Delors, un dxes fondateurs de l’UE, promît au congrès syndical britannique de 1988 que la commission européenne exigerait des gouvernements d’introduire une législation en faveur du travail. Au lieu de cela, nous trouvons la commission européenne contrôlée par les banquiers qui demande que le travail des Européens sauvent les banques privées en acceptant de plus bas salaires, moins de services sociaux et une retraite plus tardive.

L’Union Européenne, comme toute autre chose, n’est qu’une manipulation de plus pour concentrer la richesse en le moins de mains possible aux dépends des citoyens européens, qui sont destinés, tout comme les Américains, à être les serfs du XXIème siècle.