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Ingérence occidentale en Ukraine: Obama empêtré au Pipelineistan… (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 avril 2014 by Résistance 71

Comme à l’accoutumée, une analyse géopolitique pertinente et enlevée de l’excellent Pepe Escobar…

— Résistance 71 —

 

L’Ukraine et le Grand Echiquier

 

Pepe Escobar

 

21 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article38295.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministère des affaires étrangères américain, au travers de sa porte-parole Jennifer Psaki, a dit que les rumeurs du directeur de la CIA John Brennan disant aux changeurs de régime de Kiev de “pratiquer des opérations tactiques” ou une offensive “anti-terroriste” dans l’Est de l’Ukraine, sont “complètement fausses”. Ceci veut dire que Brennan a bel et bien donné ses ordres de marche (NdT: en vertu de la règle bien connue édictée par le journalise Claud Cockburn: “Ne jamais rien croire tant que ce n’est pas officiellement démenti”…). D’ores et déjà, la campagne “anti-terroriste” avec sa belle petite touche rhétorique à la deubeuliou, a dégénéré en farce.

Ajoutez à cela les aboiements du secrétaire général de l’OTAN, l’épagneul danois Anders Fogh Rasmussen, jappant au sujet du renforcement militaire tout le long de la frontière Est de l’OTAN. “Nous aurons plus d’avions dans les airs, plus de navires sur l’eau et plus de promptitude sur terre.”

Bienvenus dans la doctrine des Deux Larbins de la guerre post-moderne.

Payez ou gelez à mort

L’Ukraine est en banqueroute de quelque côté que l’on se tourne. La position constante du Kremlin ces derniers trois mois a été d’encourager l’UE de trouver une solution au marasme économique de l’Ukraine. Bruxelles n’a rien fait. Bruxelles pariait sur un changement de régime au profit de la marionnette poids lourd de l’Allemagne: Vladimir Klitschko, alias Klitsch le boxeur.

Le changement de régime s’est bien produit, mais orchestré par le “Khagnate de Nulands”, une cellule néoconservatrice du ministère américain des affaires étrangères et sa secrétaire d’état pour les affaires européennes et eurasiatiques Victoria Nulands. Maintenant, l’option présidentielle est entre, qui d’autres, deux marionnettes des Américains, le milliardaire choco Petro Porochenko et “sainte Youlia” Timoschenko, ancienne premier ministre ulrainienne, reprise de justice et possible présidente. L’UE n’aura plus qu’à récupérer la facture (impayable). Là dessus entre en lice bien sûr le FMI, qui va envoyer les Ukrainiens à la trappe au travers de ses “ajustements structurels” à venir, ce qui aura pour effet de rendre bien pire la situation des Ukrainiens.

Une fois de plus, malgré toute l’hystérie collective propagée par le ministère US des affaires étrangères et de ses franchises à travers les médias corporatistes occidentaux, le Kremlin n’a pas besoin “d’envahir” quoi que ce soit. Si Gazprom n’est pas payé, tout ce qu’il doit faire c’est fermer le robinet sur la longueur ukrainienne du Pipelineistan. Kiev n’aura alors plus d’autre option que d’utiliser la partie du gaz qui est destinée aux pays de l’UE de façon à ce que les ukrainiens ne tombent pas en rade afin de pouvoir survivre, eux et leur pays ; ainsi l’UE, dont la “politique énergétique” est déjà une sacrée blague, se retrouvera une nouvelle fois devant un problème auto-infligé.

L’UE se verra alors dans une situation perpétuelle de perte si Bruxelles ne parle pas sérieusement avec Moscou. Il n’y a qu’une seule explication pour le refus: de très grosses pressions de Washington, montées au moyen de l’OTAN.

Là encore, pour contre-carrer l’hystérie actuelle, l’UE demeure la principale cliente de Gazprom avec 61% de ses exportations totales de gaz. C’est une relation complexe fondée sur l’interdépendance. La capitalisation de Nord Stream, Blue Stream et du South Stream qui doit être créé, inclut des entreprises allemande, hollandaise, française et italienne.

Alors oui, Gazprom a besoin du marché de l’UE, mais jusqu’à un certain point, considérant le méga-accord de livraison de gaz sibérien à la Chine, qui sera probablememt signé le mois prochain à Pékin lorsque le président Poutine visitera le président Xi Jinping.

Les bâtons dans les roues

Le mois dernier, alors que le spectacle de diversion tortueux en ukraine se déroulait, le président chinois Xi était en Europe traitant et faisant la promotion d’une autre branche de la nouvelle route de la soie jusqu’en Allemagne.

Dans un environnement sain, non hobbésien, une Ukraine neutre aurait seulement à gagner en se positionnant à un carrefour privilégié entre l’UE et l’Union eurasienne en projet, ainsi qu’en devenant une étape importante de la nouvelle offensive de cette route de la soie chinoise. Au lieu de cela, les changeurs de régime de Kiev parient sur leur acceptation dans l’UE (ceci n’arrivera tout simplement pas) et de devenir la base avancée de l’OTAN contre la Russie (le but principal du pentagone).

Quant à la possibilité d’un marché commun de Lisbonne à Vladivostok, le but de Moscou et de Pékin, et qui serait un bonus aussi pour l’UE, le désastre ukrainien est une véritable mise de bâton dans les roues en ce qui le concerne.

Ceci en fait ne favorise qu’un seul joueur: le gouvernement américain.

Le gouvernement Obama a peut-être et “peut-être” est le mot clef ici, réalisé que celui-ci a perdu la bataille du Pipelineistan de l’Asie à l’Europe et ce malgré tous les efforts du régime Dick Cheney. Ce que les experts en énergie appellent la grille de sécurité d’énergie asiatique évolue progressivement ainsi que sa myriade de liens en Europe.

Donc tout ce qu’il reste au gouvernement Obama est d’y mettre des bâtons dans les roues, en essayant toujours de rafistoler l’intégration économique pleine de l’Eurasie. Le gouvernement Obama est obsédé par la dépendance croissante de l’UE envers le gaz russe. Ainsi, a t’il pondu ce plan grandiose d’amener le gaz de schiste américain en Europe comme une alternative à Gazprom. Même en assumant que cela se passe, cela prendrait au moins une décennie, sans aucune garantie de succès. En fait la véritable alternative serait le gaz iranien, après un accord compréhensif sur le nucléaire et la fin des sanctions européennes (l’affaire étant sans aucune surprise soumise à sabotage par les différentes factions)

Pour commencer, les Etats-Unis ne peuvent pas exporter du gaz de schiste dans des pays qui n’ont pas signés les accords de marché libre. Ceci est un “problème” qui pourrait être résolu en grande partie par le traité négocié en secret du Trans-Atlantic Partnership entre Washington et Bruxelles.

(see Breaking bad in southern NATOstan, Asia Times Online, April 15, 2014.)

En parallèle, le gouvernement Obama continue d’appliquer les précepts du “diviser pour mieux règner” afin de faire peur aux plus petits joueurs, comme en pirouettant au maximum le spectre diabolique d’une Chine militarisée à outrance afin de renforcer la notion toujours bien lente à se réaliser du “pivot vers l’Asie”. Le jeu joué remonte à ce que Brzezinski avait conceptualisé en 1997 dans son livre “Le Grand Echiquier” et qu’il avait affiné pour son disciple Obama: Les Etats-Unis règnant sur l’Eurasie.

Le Kremlin ne se laissera pas embarquer dans un imbroglio militaire. Il est juste d’assumer que Poutine a identifié le grand panorama de l’échiquier en place, qui énonce un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine comme une chose cruciale comme synergie de production énergétique avec l’Europe et plus encore, la faramineuse peur des élites financières américaines du processus inévitable et en cours, centré sur le pilotage du BRICS (s’étendant à un groupe clef de 20 membres) pour court-circuiter le pétrodollar.

Ultimement, cela s’épelle : fin du pétrodollar en parallèle à la mise en place d’un panier de monnaies comme réserve monnétaire du système international. Les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Af’Sud) sont déjà au travail pour leur alternative au FMI et à la Banque Mondiale, investissant dans des monnaies réserve et une banque de développement spécifique au BRICS. Tandis qu’une tentative de nouvel ordre mondial se courbe tous azimuts plein sud, le Robocop OTAN lui, rêve de guerre.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), and Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Il est journaliste pour Asia Times.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les nazis de nos amis sont nos nazis… amis… nazis ?… Laisse tomber…

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Les nouveaux maîtres de l’Ukraine

 

Réseau Voltaire / Oriental Review

 

28 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182992.html 

 

Le nouveau gouvernement ukrainien est composé pour un tiers de nazis (dont nous avons déjà présenté le trombinoscope à nos lecteurs) et pour deux tiers de représentants des grands capitalistes du pays. Même s’il existe de fortes tensions en son sein, ce gouvernement est en train de mettre rapidement en œuvre une politique clairement fasciste, dont l’Oriental Review décrit ici les principaux aspects. On ne peut que s’inquiéter de l’indifférence, voire de la complicité, de l’Union européenne et des États-Unis face à cette vague brune.

Le ton paternaliste et conciliant des dirigeants occidentaux envers les nouvelles autorités de l’Ukraine est aux antipodes des valeurs humanitaires et démocratiques qu’ils exhortent les autres pays du monde à respecter. Une fâcheuse impression de déjà vu gagne immanquablement l’observateur qui se penche sans a priori sur la situation de cet État né dans le sillage de la dissolution de l’Union soviétique, et sur la politique mise en œuvre dans la région par l’Occident. Les déclarations fusent des deux côtés de l’Atlantique pour soutenir le « gouvernement légitime de l’Ukraine » resté sous le contrôle de la clique de nationalistes extrémistes radicaux qui l’a porté au pouvoir et ne représente pourtant qu’une toute petite minorité de la population ukrainienne. À vrai dire, ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine n’est guère différent de ce qui s’est passé dans l’Allemagne des années 1930 avec l’ascension du chancelier Hitler au pouvoir. Ce sont les mêmes stratagèmes politiques qui sont utilisés. Ce sont les mêmes contraintes qui sont mises en œuvre. L’étude minutieuse des développements en cours et des manœuvres politiques qui les accompagnent permettra peut-être d’éclairer, du même coup, d’un jour nouveau, ce que nous savons des origines du nazisme dans l’Allemagne du vingtième siècle.

Leur idéologie

Les groupes néonazis ukrainiens ont joué un rôle majeur dans l’organisation du coup d’État perpétré à Kiev en février dernier. Le groupe qui fait parler de lui le plus souvent est celui que dirige Dmitri Yarosh : « le Secteur droit » (Pravy Sector). Yarosh est soutenu par les groupes paramilitaires fascisants qui se sont constitués en « forces d’autodéfense de Maidan » . Ces olibrius ne se privent pas d’exhiber leurs emblèmes néonazis (la croix celtique et une version revisitée de la croix gammée). Ils se posent en continuateurs des formations de la Ligue des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera, de l’Armée des insurgés ukrainiens et la Division galicienne des SS, auxquelles ils vouent outrageusement un culte sacré.

Le parti Svoboda est la vitrine politique du mouvement néonazi ukrainien. Il s’est vu octroyer presque la moitié des portefeuilles qui ont été attribués par le « gouvernement provisoire » à Kiev. Son chef, Oleg Tyahnibok, est l’un des trois piliers de la triade entrée dans l’histoire comme « l’état-major de l’Euromaidan ». Lors de la dernière élection, ce parti a recueilli plus de deux millions et demi de suffrages. Les résultats obtenus dans la partie occidentale de l’Ukraine montrent qu’ils disposent déjà dans cette région d’une assise électorale significative. Si on en croit leur programme, les partisans de Tyahnibok projettent d’ajouter aux passeports ukrainiens une rubrique obligatoire précisant l’appartenance « nationale » de façon à faciliter l’identification des juifs et des moscovites. Ils prévoient également l’extension à tous, à l’exception des malades mentaux, du droit de posséder des armes à feu, et l’ajout à la constitution d’une clause décrétant que le gouvernement en exercice se pose en continuateur de l’État ukrainien créé le 30 juin 1941, dont la proclamation officielle précisait que :
« Le nouveau pouvoir ukrainien travaillera en étroite collaboration avec le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, qui s’applique à instaurer un ordre nouveau en Europe, et aide la nation ukrainienne à se débarrasser des moscovites qui occupent le pays. »

Un autre point du programme de Svoboda vaut d’être relevé : sa détermination à redonner à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire, et à se doter d’un « arsenal de missiles nucléaires tactiques » .Peut-on imaginer un instant Dmiitri Yarosh dans les fonctions de président d’une nation ukrainienne indépendante, dotée de l’arme nucléaire ? …

Leurs méthodes de combat et leur tactique

Comme les nazis le firent en Allemagne dans les années 1920 et 1930, les néonazis ukrainiens se sont emparés du pouvoir au lendemain d’émeutes accompagnées d’assassinats. Les insurgés ont dénoncé la riposte pourtant bien timorée des autorités comme « une abolition de la liberté et une entreprise terroriste perpétrées par la juiverie communiste ». Les tentatives de résistance au coup d’État, dans la société civile, ont été qualifiées d’ « intrigues ourdies par les agents de Moscou ». Les maîtres de chœur de la propagande putschiste, mettant à profit la « liberté d’expression » dont ils jouissaient, ont tenté d’apitoyer le monde entier avec leurs jérémiades sur « l’écrasement des manifestations pacifiques ». Et quand ces cris d’orfraie ont cessé d’avoir les effets escomptés, de « mystérieux tireurs embusqués » se sont mis à massacrer la population des faubourgs de Kiev. C’est exactement de cette façon qu’Adolf Hitler et ses comparses sont arrivés au pouvoir en Allemagne. Ceux qui hier brandissaient leurs armes en prenant d’assaut les bâtiments de l’administration, qui tabassaient les opposants politiques, qui torturaient en public les agents officiels des forces de l’ordre de l’État et les journalistes, sont aujourd’hui portés aux nues et traités en héros. La junte de Kiev et les spadassins à sa solde tentent de réprimer par la force la résistance populaire qui s’organise dans le Sud-Est du pays, comme ils ont tenté de le faire à Donnetzk, à l’Est, le 13 mars dernier.

Les cortèges imposants des fascistes ukrainiens défilant avec leurs torches sortent tout droit du bréviaire nazi, avec leurs slogans repris en rengaines comme « l’Ukraine avant tout, par dessus tout au monde », « Gloire à la nation, Mort à ses ennemis », etc… Le drapeau noir et rouge de Stepan Bandera qui a été hissé à Kiev en face du parlement (Rada), est une allusion non dissimulée au drapeau rouge et noir de l’Allemagne nazie.

L’exaltation mystificatrice de la « révolution nationale » est martelée dans les esprits des citoyens ukrainiens subjugués par les événements survenus sur la place de l’Indépendance à Kiev, et restés soumis, en état de sidération, tels des zombies. Cette bouffonnerie a atteint les sommets aux premières heures du 22 février 2014 avec le déclenchement du coup d’État avant même que n’ait séché l’encre des signatures de l’accord de sortie de crise accepté la veille par les dirigeants de l’opposition. Cet accord qui bénéficiait de la garantie de l’Union européenne, et qu’avaient contresigné les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne, était en réalité un coup ambitieux à double détente, une mesure dilatoire avant le déclenchement du coup d’État.

Leur mythologie

Le culte des « cent glorieux » de la place de l’Indépendance est la copie conforme du culte du Parti des Martyrs » de l’Allemagne nazie, à ceci près que ni même Adolf Hitler, ni ses comparses du putsch raté du 9 novembre 1923 n’avaient eu l’idée de louer les services de tireurs embusqués pour massacrer leurs propres partisans. Dans l’ombre des bannières qui proclament : « Ne trahissez pas les Cent Glorieux ! », un régime de fanatiques nationalistes est en train d’instaurer le contrôle absolu des moyens d’information, d’organiser la répression des opposants politiques, et de déclencher une psychose nationaliste à travers tout le pays. Les propagandistes néonazis proclament que toute remise en cause des méthodes totalitaires utilisées pour combattre les opposants sera considérée comme une trahison du « Parti des Martyrs ».

Le rêve d’édifier un État permettant d’unifier la nation allemande a toujours été la clé de voûte de la mythologie nazie. Pour le nouveau régime ukrainien, l’éradication de l’usage de la langue russe, dans tous les aspects de la vie courante, est une priorité impérieuse. Le désir infamant d’intégrer le pays dans l’Union européenne est érigé en devoir sacré par la mythologie du nouveau régime, comme si l’Europe était la planche de salut providentielle permettant d’échapper aux « hordes asiatiques barbares » de Moscou. Ironie cruelle, le mot « Maidan » est un mot d’origine asiatique, vestige de l’influence des hordes tartares et mongoles sur la culture russe-mineure.

L’instrumentalisation de la religion

Les thèses nationalistes extrémistes des homélies du « Patriarcat de Kiev » et de l’Église schismatique grecque-catholique uniate ont fourni aux militants de l’Euromaidan, et aux insurgés qui ont pris le pouvoir à Kiev, le socle de leur catéchisme. Or, l’Église Uniate a un lourd passé de collaboration avec les ligues nazies de Stepan Bandera. Les fonctions idéologiques et religieuses assignées au « Patriarcat de Kiev » par le nouveau régime sont en tous points similaires à celles attribuées jadis à l’Église évangélique allemande de Ludwig Müller par le troisième Reich. À l’instar des nazis qui se sont attelés, en leur temps, à la création d’une Église luthérienne nationale unifiée pour l’empire allemand, les nazis ukrainiens d’aujourd’hui défendent un programme où figure en bonne place la nécessité d’établir une Église nationale ukrainienne unifiée, distincte.

Les lois qu’ils proclament

Le premier haut-fait symbolique du nouveau régime ukrainien a été l’abolition de la loi sur les langues régionales, qui garantissait au plan local une relative protection des droits élémentaires des Ukrainiens de souche russe et des russophones, qui constituent la majorité du pays. Toutefois, celui qui se fait appeler « le président de l’Ukraine », Oleksandr Turchynov, a été vigoureusement encouragé à ne pas signer ce décret. Il a paru opportun, pour le régime, de suspendre pour un temps sa guerre linguistique contre les russophones. C’est désormais le néonazi russophobe Volodymyr Yavorivsky qui préside la commission chargée d’élaborer la nouvelle loi sur les langues de l’Ukraine, avec l’aide de la démente Irina Farion, la nouvelle titulaire du ministère de l’Éducation, qui menaçait encore tout récemment de déporter à l’Est les enfants qui persistent à vouloir conserver leur prénom russe. Selon l’un des membres de la commission, les auteurs de la nouvelle « loi » ambitionnaient de créer une « police linguistique » nationale. À cause des récriminations européennes, il a été décidé d’effacer provisoirement du texte de loi toute référence à la langue russe. (Le russe est la langue parlée la plus utilisée en Ukraine.)

Les premiers ballons d’essai de la clique au pouvoir à Kiev incluent également la coupure des chaînes de télévision russes opérant en Ukraine, et une politique de laisser-faire valant caution, à l’égard de la vague de destruction des monuments que les fascistes ukrainiens considèrent comme de fâcheux rappels des destins inséparables, à bien des égards, de l’Ukraine et de la Russie. Le parti Svoboda, qui est très largement représenté dans le « gouvernement provisoire », a déjà mis en avant la nécessité d’interdire l’utilisation de la langue russe sur la place publique. Il se propose de faire de la dérussification, qu’il place sur le même plan que la lutte pour l’éradication des activités criminelles, l’un des objectifs prioritaires de la nation. On a là un aperçu des premières expérimentations des équipages sur lesquels comptent les insurgés pour mettre au banc d’essai leur version revisitée des sinistres lois de Nuremberg.

Leur exercice du pouvoir

Encore sous la menace des armes des « forces d’autodéfense du Maidan », le Conseil suprême de l’Ukraine (Rada : organe législatif monocaméral), dont le fonctionnement actuel viole les dispositions constitutionnelles, vient d’adopter une résolution portant création d’une « Garde nationale » forte de 60 000 combattants. Ces forces d’intervention auront pour mission de protéger « l’ordre public » (à l’image de l’Ordre nouveau établi autrefois par les Allemands dans les territoires occupés) et de mettre fin aux « désordres » contrevenant aux dispositions de l’État d’urgence. Elles prêteront leur concours à la défense des frontières (avec la Russie, évidemment) et participeront aux opérations militaires en cas de guerre. Les « groupes d’autodéfense de Maidan » et de Pravy Sector (le Secteur droit) en seront le fer de lance.

Tout comme les sections d’assaut allemandes, ces bataillons, originaires pour la plupart de Lvov (la partie occidentale du pays) seront, à l’image des Waffen SS, à la fois des unités combattantes et des forces de répression. En leur temps, les nazis s’étaient rapidement débarrassés des généraux de la Wehrmacht qui avaient osé s’opposer à la création et à l’armement d’une « armée du parti ». Usant du même stratagème, le « Premier ministre » en exercice, Arseny Yatsenyuk, n’a pas hésité à limoger trois ministres délégués à la Défense qui avaient osé s’opposer à son plan effarant d’armer les militants de Pravy Sector.

En Ukraine, le ministère des Affaires intérieures, l’Office ukrainien de la Sécurité, et les services du procureur seront bientôt rangés au rayon des souvenirs. Une seule mission, simple, basique, leur a été assignée : l’identification des sceptiques et des opposants à seule fin de les punir. Dans tout le pays, les citoyens vigilants sont incités à utiliser les lignes rouges anonymes mises à leur disposition à grands renforts de publicité, pour « balancer » tout individu suspecté de velléités séparatistes. Les téléphones sont sur écoute. Les courriers électroniques sont espionnés. Les manœuvres d’intimidation et les menaces de poursuites judiciaires ou de convocation dans les bureaux des services de sécurité sont de notoriété publique. Des agents sous couverture prennent ouvertement des clichés de tout individu aperçu à proximité d’un rassemblement anti-fasciste. Une commission d’ajustement des services de l’État a été mise en place pour organiser l’éviction des « éléments non fiables ». La promulgation d’une amnistie générale absolvant les « héros de Maidan » de tous les crimes et délits pour lesquels ils étaient poursuivis, —y compris les assassinats— a servi de prélude à l’ouverture d’une cascade de mises en examen d’une toute autre nature : des inculpations ont ainsi été prononcées à l’encontre de prévenus soupçonnés d’être des séparatistes, des fédéralistes, ou encore d’avoir participé à la « prise » des bâtiments administratifs dans le Sud-Est du pays, etc… On assiste à la mise en place fulgurante d’un système de surveillance et de répression généralisé, échappant à tout contrôle. Ce système , qui s’applique à renforcer tous les services de répression de l’État, n’est pas autre chose que la version ukrainienne contemporaine de la Gestapo allemande d’autrefois.

La répression des opposants au régime néonazi de Kiev prend de telles proportions que le pays pourrait bientôt connaître lui aussi sa nuit de cristal, à l’image de celle orchestrée en novembre 1938, à travers toute l’Allemagne, par les bataillons de choc nazis.

La Russie peut-elle rester impassible devant l’imminence de ce danger ? Ceux qui ont été convoqués, interrogés, et envoyés à la torture dans les geôles des services de sécurité ukrainiens se comptent déjà par dizaines. Dans quelque temps, ils seront des centaines, puis des milliers…

Pour autant, les complices des néonazis de Kiev qui siègent à Washington et à Bruxelles, ne témoignent pas le moindre signe de regret après l’échec du plan qu’ils ont ourdi pour obliger la Russie à abandonner l’Ukraine. lls croient tenir en laisse la bête néonazie qu’ils ont bercée, choyée et engraissée.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review

Ingérence impérialiste en Ukraine: Les banksters à l’ouvrage pour le pillage de l’Ukraine…

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L’Ukraine tombe sous le coup des banquiers fascistes

 

Dean Henderson

 

4 mars 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/03/04/ukraine-falls-under-fascist-bankster-thumb/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Leurs terroristes d’Al Qaïda lourdement défaits par les forces du Hezbollah en Syrie, les banksters de la City de Londres ont tourné leurs vues sur une Ukraine riche en ressources. Ils savaient que le président russe Vladimir Poutine serait tenu par les JO de Sotchi, ainsi que par le barrage de menaces et de propagande mené à ses dépends par ces sionistes fascistes diaboliques et leurs larbins des médias occidentaux.

C’est le modus operandi des banksters qui ont un temps et des finances illimités à leur disposition. Ils attaquent là où ils voient une opportunité, se retirent lorsque mis en échec ou battus, puis attaquent un autre secteur de la planète quelques jours plus tard, le tout basé sur la vulnérabilité et les ressources.

L’Ukraine a déclaré son indépendance de l’ancienne URSS en 1990. En 2004-05, des ONG occidentales ont travaillé avec des membres de la CIA, du Mossad et du MI6 britannique pour déclencher une fausse révolution colorée, dite “révolution orange”. Victor Youchenko devint premier ministre, mais fut empoisonné durant la campagne. Les médias occidentaux blâmèrent la Russie, mais ceci fut vraisemblablement une opération du Mossad, puisque celle qui prît alors sa succession fut Youlia Tymochenko, qui était bien plus alliée des banksters en tant que milliardaire bien à droite.

Tymochenko avait co-mené la révolution orange et est une des personnes les plus riches d’Ukraine. En 2005, la magazine Forbes l’avait nommé la 3ème femme la plus puissante au monde. En 2007, elle vint aux Etats-Unis pour rencontrer le vice-président Dick Cheney et la conseillère d’alors à la sécurité Condolizza Rice , afin de parler énergie. Tymochenko devint riche en tant qu’exécutrice au sommet d’une grosse entreprise de gaz naturel. L’Ukraine se retrouvait branchée dans la force politique énergétique de Dick Cheney, celle-là même qui ouvrit le monde à l’exploration pétrolière et gazière dérégulée, incluant la fracturation hydraulique. Tymochenko a privatisé 300 entreprises d’état durant son règne au sommet de l’état ukrainien.

Mais le peuple ukrainien a senti l’enfumage.

En 2010, il vota pour le premier ministre Victor Ianoukovitch avec 48% des suffrages, Son parti des régions fit encore échec au parti Fatherland de Tymochenko aux élections législatives de 2012.

Tymochenko fut condamnée pour détournement de fonds publics et pour abus de pouvoir. Elle fut condamnée à 7 ans de prison et à une amende de 188 millions de dollars. Les crimes se produirent au sein du secteur du gaz naturel, Il y a deux semaines, Tymochenko fut libérée de prison suite à un accord secret entre Ianoukovitch, l’UE, l’OTAN et des officiels russes, affaire qui fut en premier lieu rapportée par William Engdhal dans un article publié sur Veterans Today. Peu de temps après sa libération, l’enfer se déchaîna en Ukraine.

Les amis fascistes du Mossad

Le 22 février, des tireurs d’élite ouvrirent le feu depuis les toits sur la place Maïdan de Kiev. Engdhal dit que ces tireurs étaient membres de la cellule fasciste d’extrême droite connue sous le nom d’Assemblée Nationale Ukrainienne, Self-Defense du peuple ukrainien (UNA-UNSO).

Mené par un certain Andreï Shkil, le groupe a des liens avec le parti néo-nazi allemand du Parti National Démocratique. D’après les sources de renseignement d’Engdhal l’UNA-UNSO fait partie d’une cellule secrète Gladio de l’OTAN et a été impliquée dans des conflits allant de la Georgie au Kosovo à la Tchétchénie, comme faisant partie d’une stratégie de la tension dirigée vers la Russie.

Shkil a aussi des liens directs avec Tymochenko, tout comme le fraîchement installé premier ministre Alexandre Tourchinov, un prêtre baptiste et ancien conseiller de Tymochenko qui pris la succession de Ianoukovitch après que celui-ci se soit enfuit en Russie suite à des menaces de mort.

En 2006, des procureurs d’état avaient ouvert une procédure criminelle contre Tourchinov, qui était accusé de détruire les dossiers qui montraient les liens de Tymochenko avec des patrons du crime organisé comme Semion Mogilevitch. Avec Tourchinov comme premier ministre de l’Ukraine, le pays est maintenant sous le joug de criminels fascistes organisés connus collectivement sous le nom de Secteur Droite.

Ce fut donc sans surprise que Press TV rapporta qu’à la fois les quotidiens Haaretz et le Times of Israel se sont ouvertement vantés du comment un groupe “d’anciens militaires” israéliens connus comme les casques bleus de Maïdan, ont mené les manifestants de la place de Kiev sous le commandement d’un homme répondant au nom de code de Delta. D’après Paul Craig Roberts, ces “manifestants” étaient aussi payés par l’UE et les Etats-Unis.

Un coup d’état du Mossad a amené Secteur Droite au pouvoir, poussant de côté des voix plus modéréesb, financés et soutenus par les Etats-Unis, comme l’a révélé la désormais célèbre vidéo/audio de la vice-ministre des AE Victoria Nuland discutant au téléphone avec l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt (tous deux des taupes isrraéliennes au ministère des AE), de qui ils voulaient installer comme premier ministre une fois qu’ils se seraient débarrassés de Ianoukovitch.

Une saisie de ressources

Comme d’habitude ce putsch des banksters emmenés par les Rothschild est à cause des ressources naturelles. L’Ukraine se situe dans une région hautement stratégique, avec accès à la fois à la Mer Noire et à la Mer d’Azov, l’Ukraine est aussi le grenier à blé de l’Europe orientale. En 2011, elle était le 3ème exportateur de grain au monde et se classe parmi les 10 premiers pays au monde pour les terres arables convoitées.

L’Ukraine possède la seconde plus grande armée en Europe après la Russie et l’OTAN, outil des Rotschild, n’aimerait rien de moins que de sortir la flotte russe  de la Mer Noire hors de son port d’attache de Sébastopol en Crimée, un symbole de la puisance navale russe depuis le XVIIIème siècle.

L’Ukraine possède de très grandes réserves gazières et une base industrielle développée et elle est un carrefour stratégique important pour la connexion des pipelines de gaz et de pétrole des quatre cavaliers de l’énergie de la Mer Caspienne avec les consommateurs européens. En 2009, une dispute entre Poutine et Tymochenko au sujet du fret du gaz russe trans-ukrainien avait causé une grosse hausse des prix du gaz en Europe.

En octobre 2013, le FMI a rencontré des officiels ukraniens pour discuter la soi-disante “crise budgétaire” du pays. Le bras coercitif des banksters (le FMI et la Banque Mondiale) avait demandé que l’Ukraine double le prix de consommation du gaz naturel et de l’électricité, dévalue sa monnaie, fasse des coupes drastiques dans les budgets éducatifs et pour le 3ème iage et lève une interdiction de vendre ses terres arables riches à des étrangers. En retour de tout cela, l’Ukraine avait eu la promesse d’un maigre package de 4 milliards de dollars.

Ianoukovitch a dit au FMI d’aller se faire voir ailleurs et la Russie s’en vint proposer de l’énergie à meilleur marché et faisant une promesse de 15 milliards de dollars sous la forme d’achats d’obligations ukrainiennes (donc de sa dette). Dès lors, Ianoukovitch se trouva sur la liste noire des banksters des personnes à éliminer, le reste nous le connaissons.

La Russie a répondu au coup en Ukraine en envoyant des troupes en Crimée afin de protéger à la fois sa flotte de la Mer Noire mais aussi la population parlant russe qui y vit. Ce fut ici, il y a 160 and que la grande Catherine de Russie lança une campagne majeure pour saisir la Crimée des mains des sultans ottomans. Durant la seconde guerre mondiale, les Tatars, ethnie de Crimée collaborèrent avec Hitler en brièvement saisissant la région avant que Staline ne les sorte et vire les séparatistes Tatars. Beaucoup sont retournés depuis.

Alors que ce drame se déroule, regardez bien les médias occidentaux des banksters qui vont créer une quelconque “crise humanitaire” impliquant les Tatars et il y aura plus de troubles en Crimée.

Mais les Russes ont répondu rapidement, tout comme l’ensemble des médias alternatifs. Ce n’est plus comme au bon vieux temps où les coups d’état des banksters n’étaient ni remarqués, ni questionnés. Le peuple ukrainien ne va pas non plus tolérer cette clique fasciste longtemps. Il a déjà bien vu les promesses creuses amenées par le dernier évènement en date des banksters: la révolution orange. Le peuple ukrainien a déjà une expérience en la matière.

Les banksters illuminati démoniaques de la City de Londres ont peut-être des ressources de temps et d’argent illimitées, mais les peuples se réveillent. L’esprit humain a un potentiel illimité. Nous sommes plus proche du début de cette histoire que de la fin.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les vautours du FMI envoyés à la curée…

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Les vautours du FMI se précipitent pour piller l’Ukraine

 

Les mondialistes demandent “des réformes politiques” en retour de convertir l’Ukraine en leur dernier  esclave de la dette en date

 

Paul Joseph Watson


 

27 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/imf-vultures-swoop-to-asset-strip-ukraine/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A la suite d’un coup d’état piloté depuis l’occident,l e FMI ne perd pas beaucoup de temps pour envoyer ses vautours dépouiller l’Ukraine, en faisant une annonce d’assistance financière en retour de “réformes politiques”.

Faisant la première déclaration officielle du FMI suite à la crise (ukrainienne), la directrice du FMI Christine Lagarde a dit que des officiels du FMI seraient envoyés en Ukraine afin “de commencer à discuter avec les autorités ukrainiennes au sujet de quelles réformes seraient nécessaires et requises en échange d’un programme de prêt d’urgence”.  reports the Associated Press.

En d’autres termes, comme il l’a fait en Grèce, le FMI va tourner l’Ukraine en son dernier esclave de la dette (odieuse) en date, aidant ainsi les banques occidentales à piller le pays de ses biens et valeurs et de ses ressources naturelles tout en imposant des mesures d’austérité draconiennes sur la population afin de combler un trou de 35 000 milliards de dollars et de stopper le pays d’aller au défaut de paiement.

Tandis que les manifestants d’Euromaïdan ont peut-être été trompés pour penser qu’ils se battaient pour la “démocratie” en virant leur président élu, le type de “démocratie” pratiquée par le FMI en installant des technocrates non-élus et ne rendant compte qu’au FMI tout en volant la population hôte au moyen d’impôts très chers, de la vente au privé des infrastructures publiques et d’un fascisme douloureux de l’austérité, tout cela va faire passer le président Victor Iakounovitch pour un populiste, en comparaison.

En réalité, l’Ukraine ne fait que passer du contrôle d’une bande d’escrocs à un autre. Les riches oligarques qui ont bien profités des récompenses des ressources d’un pays riche vont maintenant s’en aller en Russie avec Iakounovitch, seulement pour voir leur position usurpée par les charognards du FMI qui vont de toute évidence augmenter le pillage en règle.

De plus, alors que le gouvernement Iakounovitch se satisfaisait de la corruption de sa branche  népotique, le FMI quant à lui, va imposer le genre de “réformes” qui va s’assurer que la souveraineté de l’Ukraine soit complètement éviscérée et que le pays demeure enchaîné fermement des fers de la dette mondialiste pour les décennies à venir.

Comme le journaliste d’enquête Greg Palast l’a documenté, cette méthode fait partie d’une formule testée et vérifiée qui veut que le FMI ait utilisé de temps en temps, afin une fois de plus d’absorber des nations au sein du Nouvel Ordre Mondial.

En Avril 2001, Palast a obtenu des documents fuités de la Banque Mondiale qui soulignaient le processus en quatre étapes du comment piller les nations de leur richesse et de leur infrastructure, le tout plaçant le contrôle des ressources dans les mains de l’élite banquière.

Une des étapes finale du processus, les “émeutes FMI”, détaillaient le comment les élites planifieraient des troubles publics prématurés qui auraient pour but de faire fuir les investisseurs et ainsi de causer la banqueroute des gouvernements.

“Ce vandalisme économique a son bon côté, pour les étrangers, qui peuvent dès lors sélectionner les biens à disposition à des prix défiant toute concurrence”, écrit Palast, ajoutant, “un schéma se dégage de tout cela ; il y a toujours des perdants évidents, mais les véritables gagnants semblent toujours être les banques occidentales et la trésorerie américaine.”

En d’autres termes, l’élite banquière crée l’environnement économique propice, augmentant les taux d’intérêt, tirant vers le haut les prix, la pauvreté, abaissant les standards de vie, ce qui précipite les troubles publics pour ensuite, comme une née de vautours, venir dévorer ce qu’il reste des biens du pays pour une bouchée de pain.

De la même manière que le ministère des affaires étrangères américain planifia le printemps arabe, avec quelques unes de ces mêmes personnes impliquées dans le mouvement Euromaïdan, qui entrainèrent les futurs leaders du printemps arabe sur la façon d’utiliser efficacement Facebook et Twitter et ce, des années avant que les manifestations ne commencent, la révolte ukrainienne était aussi complètement prévisible.

L’élite auto-proclamée a tant de succès pour dérouter les révoltes supposées de la base et les retourner en des actes gérés de changement de régime pour la raison que la révolte civile de masse est mathématiquement prévisible.

Comme l’explique Dilip D’Souza: “Il y a une recherche mathématique qui suggère un lien entre les prix de la nourriture et les mouvements d’émeutes et cette recherche a prédit de manière assez précise les troubles que nous avons vu autour du globe.”

La recherche a confirmé que lorsque l’index des prix fixés par la FAO de l’ONU monte au delà de 210, des troubles sociaux s’ensuivent assez rapidement dans les zones du monde les plus affectées. Les trois pays qui ont récemment souffert le plus de l’augmentation des prix ? La Thaïlande, le Vénézuéla et… l’Ukraine. Armés de cette vision, voilà comment des entités comme le FMI, le ministère des affaires étrangères et la ménagerie de ces ONG occidentales qui alimentent ou s’emparent des troubles autour du monde sont capables de saisir le contrôle du résultat.

Avec le FMI qui s’apprête à croquer une nouvelle nation souveraine, même avec la Russie tentant de déclencher une contre-révolution, les manifestants d’Euromaïdan feraient bien de lire l’histoire des nations qui vendent leur âme aux requins mondialistes de la dette et qui finissent par en payer un prix bien plus exorbitant qu’on pourrait l’imaginer.