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Ukraine : quand la pourriture va t’en guerre sioniste BHL s’affiche à Odessa avec un ex-commandant de bataillon néo-nazi (Aïdar), criminel de guerre (Al Manar avec RT)

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MalcomX

BHL, le degré zéro de l’anti-philosophie et de l’inversion propagandiste. Cette pourriture de l’humanité paiera ses crimes en temps et en heure… Chaque chose en son temps …
~ Résistance 71 ~

Ukraine : BHL s’affiche à Odessa avec l’ex-commandant d’un bataillon (Aïdar) accusé de crimes de guerre

Al Manar avec RT

16 mars 2022

url de l’article original : https://french.almanar.com.lb/2277948

Le 15 mars, le militant franco-sioniste, Bernard-Henri Lévy, a revendiqué s’être affiché avec Maxim Marchenko, actuel gouverneur de la région d’Odessa. Ce dernier a dirigé pendant deux ans le bataillon Aïdar, une unité militaire ukrainienne accusée d’avoir commis des crimes de guerre dans le Donbass.

Dans une publication sur Twitter accompagnée de plusieurs hashtags – l’un d’eux signifiant «dénazifier Poutine» – Bernard-Henri Lévy s’est exprimé en ces termes : «Oui, bien sûr, je suis avec le gouverneur Maxim Marchenko. Un homme courageux. Je l’ai rencontré dans les tranchées du Donbass, où il combattait les chiens de guerre de Poutine qui attaquaient l’Ukraine. Aujourd’hui, il défend Odessa. Donc l’Europe et les valeurs démocratiques».

Le colonel Maxim Marchenko a été nommé gouverneur de l’oblast (région) d’Odessa, au sud-est de l’Ukraine, le 1er mars 2022.

De 2015 à 2017, il avait occupé le poste de commandant du bataillon Aïdar, une unité militaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à l’armée de terre ukrainienne.

Ce bataillon avait été créé en 2014 pour mater l’insurrection des séparatistes de l’est ukrainien, qui refusaient de reconnaître les nouvelles autorités de Kiev, issues du coup d’Etat du Maïdan.

BHL_odessa
BHL & Marchenko à Odessa

Un bataillon de volontaires accusés d’exécutions, d’enlèvements, de vols…

Cette même année, un rapport d’Amnesty International intitulé «Ukraine : Abus et crimes de guerre commis par le bataillon de volontaires Aïdar dans le nord de la région de Lougansk» déclarait que les membres de ce bataillon avaient «été impliqués dans des abus généralisés, notamment des enlèvements, des détentions illégales, des mauvais traitements, des vols, des extorsions et possiblement des exécutions».

En introduction de ce rapport figure cette citation attribuée au «commandant du bataillon Aïdar», à savoir le prédécesseur de Maxim Marchenko : «Ce n’est pas l’Europe. C’est un peu différent… Il y a une guerre ici. La loi a changé, les procédures ont été simplifiées… Si je le décide, je peux vous faire arrêter tout de suite, vous mettre un sac sur la tête et vous enfermer dans une cave pendant 30 jours en vous soupçonnant d’aider les séparatistes.»

Le rapport d’Amnesty indique par ailleurs que la réglementation de Kiev sur les groupes de volontaires est peu contraignante et que leurs membres «agissent pratiquement sans surveillance ni contrôle».

L’ONG demande par conséquent à Kiev de clarifier le statut juridique et l’affiliation de ces bataillons et de les intégrer pleinement dans des «chaînes de commandement claires», de sensibiliser tous ses militaires au droit international et de mettre en œuvre des «enquêtes efficaces» sur les violations des droits de l’Homme.

L’OSCE avait également relevé des accusations de telles violations commises par le bataillon Aïdar. Comme le soulignait Newsweek en 2014, le bataillon Aïdar bénéficiait du soutien de l’oligarque ukrainien Igor Kolomoïsky, qui financerait aussi les bataillons de volontaires Azov, Donbas, Dnepr 1 et Dnepr 2, opérant sous les ordres de Kiev. Un mandat d’arrêt a été lancé en juillet 2014 en Russie contre le milliardaire pour avoir «organisé le meurtre de civils» en finançant ces combattants.

Et pour cause, les bataillons ukrainiens sont soupçonnés de nombreuses exactions. A titre d’exemple, comme le rapportait Newsweek, peu après la publication du rapport d’Amnesty International précité, étaient publié sur les réseaux sociaux des images de ce qui semble être les têtes coupées de deux civils.

La chaîne d’information russe NTV les avait identifiées comme étant des têtes d’otages rebelles. Peu de temps après, Pravilnoe TV – une chaîne d’information basée à Kiev – avait indiqué avoir parlé avec la mère de l’une des victimes, qui avait confirmé que son fils était un rebelle capturé lors de combats à Donetsk.

Elle avait également affirmé avoir reçu par la poste la tête de son fils dans une boîte en bois.

Bernard-Henri Levy avait apporté son soutien au coup d’Etat de 2014, qui s’était soldé par la chute du président Viktor Ianoukovitch, en se rendant notamment parmi les manifestants du Maïdan.

A la suite de celui-ci, les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (dans le Donbass, dans l’est ukrainien) avaient fait sécession, au regard notamment de la tonalité antirusse du nouveau pouvoir de Kiev.

S’en est suivi un conflit entre l’armée ukrainienne et les séparatistes, qui a fait plus de 13 000 morts en huit ans, dont de nombreux civils de cette région en majorité russophone.

Le 24 février 2022, le président russe Vladimir Poutine, après avoir reconnu l’indépendance des républiques du Donbass, a annoncé le lancement d’une opération militaire visant selon ses termes à «démilitariser» et «dénazifier» l’Ukraine.

Kiev et ses alliés occidentaux dénoncent cette offensive comme une guerre d’invasion.

Selon des chiffres de l’ONU en date du 15 mars, 636 civils sont morts depuis le début de l’intervention russe. Moscou assure viser exclusivement les infrastructures militaires, mais les autorités ukrainiennes font régulièrement état de victimes civiles.

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Note de R71 : le bataillon Aïdar a été créé en 2014, groupe paramilitaire de forces ultra-nationalistes ukrainiennnes occidentales, proches du parti politique du “Secteur Droit” (néo-nazi). Intégré aux forces militaires ukrainiennes, il a été assigné aux alentours de Loughansk et a commis de nombreuses exactions répertoriées, arrestations arbitraires, passages à tabac et tortures de civils. Que BHL le “faiseur de guerre”, va t’en guerre des autres et en bon sioniste, en soit un fervent soutien n’a absolument rien d’étonnant. N’oublions pas non plus que ce même dégénéré s’afficha en 2014 sur les podiums de Maïdan, entouré de néo-nazis locaux notoires, protégé qu’il était par des milices néo-nazies déployées sur la place et qui furent instrumentales dans le carnage qui s’en suivit. Voir à ce sujet l’excellent documentaire d’Oliver Stone “Ukraine on Fire” (2016).

A lire aussi, ce document officiel de la DIDR de l’OFPRA française sur les violences en Ukraine des groupes ultra-nationalistes (doux euphémisme pour ne pas dire néo-nazis…) contre les populations séparatistes et autonomes du Donbass. Format PDF :
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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

QR_inventaire

tyrannie_rebellion
« Quand la tyrannie devient loi…
La rébellion devient un devoir »

ukraine2014

Il y a 22 ans… Entretien avec Vladimir Poutine qui s’exprime sur l’OTAN, cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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Poutine parle de l’OTAN et de ses modèles politiques

Extraits de l’autoportrait fait par lui-même au gré d’un entretien avec trois journalistes russes et publié en 2000 sous le titre “First Person”.

Les trois journalistes sont : Nataliya Gervorkyan, Natalya Timakova et Andreï Kolesnikov

Traduit par Résistance 71 depuis la version anglaise publiée aux éditions Public Affairs

Mars 2022

Le livre est très intéressant à plusieurs titres, d’abord parce que les journalistes, contrairement à ce qu’on pourrait penser, “cuisinent” Poutine sur certains sujets de l’époque comme la Tchétchénie, la Yougoslavie, l’OTAN, les oligarques, ses relations politiques, sa motivation jeune à entrer au KGB, ensuite il permet sans aucun doute de comprendre la mentalité de Poutine l’homme d’état, qui a grandi dans l’ère soviétique, a vécu la chute du mur de Berlin et la dissolution de l’URSS ainsi que le chaos interne et l’humiliation qui s’en sont suivis, la descente aux enfers du capitalisme privé de la Russie, sans préparation aucune, son pillage en règle. Son parcours d’officier du KGB soviétique à la présidence de la Russie en passant par des postes d’adjoint du maire de St Petersbourg, de haut responsable du FSB et de premier ministre de la Fédération de Russie, l’a amené à côtoyer le meilleur et le pire de son pays et a façonné l’homme d’état qu’il est aujourd’hui.
Nous ne défendons pas Poutine, nous essayons simplement et logiquement de le comprendre dans le contexte qui est le sien, le nôtre, et qu’on le veuille ou non, est celui de la fuite en avant du marasme étatico-marchand dont l’occident veule et sociopathe, accélère la déliquescence programmée ; ce au-delà de l’hystérie propagandiste russophobe montée de toute pièce par une oligarchie aux abois.
Voici ce que dit Poutine aux journalistes qui le questionnent sur l’OTAN, la Tchétchénie, la Yougoslavie, Kissinger etc…
Cet entretien a eu lieu ll y a … 22 ans !
~ Résistance 71 ~

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Q : Qu’est-ce qui ne va pas avec l’OTAN ?

Poutine : Nous sentons que nous ne sommes pas des participants à part entière dans le processus. Si on nous accordait une totale participation dans le processus de décision des choses, alors les choses ne seraient pas si terribles.

Q : La situation avec la Yougoslavie illustre bien que des décisions peuvent être prises sans la Russie…

P : Mais c’est le point exact ! Nous n’avons pas besoin de ce genre de relations …

Q : Ils ont dit que le Kosovo resterait en Yougoslavie et pourtant, ils y ont amené des troupes.

P : C’est pourquoi nous ne pouvons en rien être d’accord avec quelque option que ce soit dans la veine de ce qui se passe au Kosovo. Rien d’analogue à ce qui s’y passe ne peut être possible. Et ce ne sera jamais possible. Tout ce que les alliés de l’OTAN sont parvenus à faire au Kosovo est en contradiction directe avec les buts que l’OTAN a établis pour elle-même.

On peut dire qu’on nous a offert des médiateurs pour aider à résoudre le conflit en Tchétchénie. Nous n’avons pas besoin de médiateurs, car ceci est le premier pas vers l’internationalisation du conflit, d’abord arrivent les médiateurs, puis quelqu’un d’autre et puis des observateurs, puis des observateurs militaires et puis un contingent limité de troupes et nous y sommes…

Q : Avec ce genre d’approche, il semble que l’intégration à l’Europe n’est pas pour demain ni même à l’horizon…

P : Cela dépend de quelle Europe vous parlez. Analysons cela : oui, le monde a changé et l’Europe aussi a changé, ce n’est un secret pour personne. La charte des Nations-Unies fut signée avec à l’idée des puissances mondiales différentes. Nous (la Russie) étions les vainqueurs principaux de la seconde guerre mondiale. (NdT : n’oublions pas que la “Grande Guerre Patriotique” contre le nazisme a coûté 27 millions de morts à l’URSS, essentiellement des civils, massacrés dans le grand projet nazi d’éradication des Slaves et que des descendants biologiques et/ou politiques des Ukrainiens occidentaux qui s’allièrent aux nazis durant cet évènement ont été mis au pouvoir en Ukraine 14 ans après cet entretien de Poutine…)

Mais hélas maintenant, nous sommes devenus plus faibles et la charte de l’ONU demeure effective. Pas tout le monde l’apprécie. Ils essaient de la changer ou de la supplanter par exemple avec des décisions de l’OTAN. Nous ne devons pas suivre cela.

Beaucoup de gens ont oublié, que ,lorsque l’OTAN fut créée à la fin des années 40, l’Union Soviétique avait indiquée son intention d’entrer dans ce bloc des nations. On nous a refusé l’entrée. En réponse à cela, ensemble avec les pays de l’Europe de l’Est, nous avons formé le Pacte de Varsovie, qui n’existe plus aujourd’hui. Le Pacte fut une réponse directe à la formation de l’alliance de l’OTAN.

Q : Devrions-nous reconsidérer intégrer l’OTAN ?

P : Nous pouvons le considérer, mais pas en ce moment précis. C’est aussi toujours une question de quel genre d’OTAN nous parlons. Si nous parlons de cette OTAN qui a agit au Kosovo en violation directe des décisions de l’ONU, ceci n’est même pas d’un intérêt théorique pour nous et il n’y a rien à discuter. Si nous parlons d’une transformation sérieuse de ce bloc en une organisation politique préparée à avoir des interactions constructives avec la Russie, alors il y a sans aucun doute sujet à discussion.

En bref, je ne vois aucune raison pour qu’une coopération entre la Russie et l’OTAN ne puisse pas se développer plus avant, mais je répète que cela ne se produira que si la Russie est traitée comme un partenaire égal.

En tout cas, , même en faisant des suppositions, vous devez penser sur le long et très long terme. Il y a beaucoup de problèmes, politiques, économiques, militaires. Par exemple, tout bloc, et l’OTAN n’y fait pas exception, établit des standards d’armement qui affectent substantiellement les intérêts de l’industrie de la défense (NdT : c’est à dire, les fabricants d’armes…)

Q : Mais que pensent de tout cela les membres de l’OTAN ?

P : Je pense qu’ils craignent grandement la destruction de l’OTAN de l’intérieur. Je les comprend parfaitement bien. Nous sommes un thème dominant trop puissant. Il n’y a qu’une seule grande puissance, les Etats-Unis. Disons qu’une seconde n’apparaisse, même si pas aussi puissante que la première ; la répartition du pouvoir peut-être ruinée. Les pères fondateurs de l’OTAN ont peur que leur organisation puisse drastiquement changer. De notre perspective, elle changerait pour le mieux et de leur perspective, sans doute pour le pire.

Si nous avions participé aux prises de décision concernant le processus de résolution en Yougoslavie, elles n’auraient jamais été prises. Nous n’aurions jamais été d’accord avec ce niveau d’interférence dans les affaires internes d’un autre pays. Ce type de comportement ne peut tout simplement pas être justifié, ce même pour des raisons soi-disantes “humanitaires”. Je pense que cette opération (NdT : de morcellement et de destruction de l’ex-Yougoslavie) en elle-même fut une erreur majeure dans les relations internationales et une violation flagrante des principes fondateurs mêmes de la loi internationale.

Regardez, nous avons commencé à parler de la relation de la Russie avec l’Europe et nous avons réduit cette discussion à nos relations avec l’OTAN. Même avec l’orientation de l’OTAN politique en Europe aujourd’hui, nous ne pouvons jamais oublier que l’Europe et l’OTAN ne sont pas la même chose. J’ai déjà dit à maintes reprises que la Russie est un pays de culture européenne et non pas de culture OTAN.

Q : Quels leaders politiques trouvez-vous les plus intéressants ?

P : Napoléon Bonaparte (rires). Non sérieusement, De Gaulle très certainement. J’aime aussi beaucoup Erhard, c’est une personne très pragmatique. Il fut le reconstructeur d’une nouvelle Allemagne après la guerre. (NdT : N’oublions pas que Poutine est un spécialiste de l’Allemagne, qu’il a passé 5 ans entre 1985 et 1990, après la chute du mur, comme officier de liaison du KGB en Allemagne de l’Est et qu’il parle couramment allemand… Plus tôt dans l’entretien un journaliste lui demanda s’il avait pensé aux purges staliniennes de 1937 lorsqu’il est entré au KGB, Poutine répond : “Je n’ai pas pensé aux purges de l’ère de Staline. Ma notion du KGB provenait d’histoires d’espionnage romantiques. J’étais un pur produit, à succès, de l’éducation patriotique soviétique.” ) Ceci était particulièrement important après l’effondrement de l’Allemagne nazie.

Sur Kissinger, voici ce que dit Poutine dans l’entretien :

“[…] Plus tard, de retour à St Petersbourg, j’ai eu une rencontre très intéressante avec Kissinger et il confirma ce que je pensais déjà. Il y avait une commission appelée la Commission Kissinger-Sobchak [NdR71: Sobchak était à l’époque le maire de St Petersbourg dont Poutine était l’adjoint au début de sa carrière politique), commission fondée pour le développement de la ville de St Petersbourg et pour y attirer les investissements étrangers. Kissinger est venu plusieurs fois dans notre ville. Une fois, j’ai été le chercher à l’aéroport. Nous sommes montés dans la voiture et prîmes la route en direction de la résidence. En chemin, il me demanda d’où je venais et ce que je faisais. C’est un vieux bonhomme assez inquisiteur. Il paraît toujours être en train de s’endormir, mais en fait il voit et entend absolument tout autour de lui. Nous parlions au travers d’un traducteur. Il me demanda : “Avez-vous travaillé ici depuis longtemps ?” Je lui répondit environ un an. “Et où travailliez-vous avant cela ?”. “A la mairie de Leningrad”, lui répondis-je.

“Et avant cela ?”

“J’étais à l’université”

“Et avant l’université ?”

“J’étais dans l’armée.”

“Dans quel corps ?”

“Et bien, me dis-je en aparté, maintenant je vais vous surprendre Mr Kissinger.”

“J’ai travaillé dans le renseignement” lui dis-je.

“Avez-vous travaillé à l’étranger ?” Demanda t’il calmement.

“Oui, en Allemagne” répondis-je.

“Est ou Ouest ?”

“Est.”

“Tous les gens décents ont commencé dans le renseignement, moi aussi”, dit Kissinger.

Puis il a dit quelque chose de complètement inattendu et de très intéressant : “Vous savez, je suis très critiqué pour la position que j’ai prise envers l’URSS à l’époque. Je pensais que l’Union Soviétique ne devait pas abandonner l’Europe de l’Est si rapidement. Nous étions en train de changer l’équilibre du monde très rapidement et je pensais que cela mènerait à des conséquences indésirables. Et maintenant on me blâme pour cette prise de position. Les gens disent: ‘Vous voyez, les soviétiques sont partis et tout est normal. Je pensais que c’était impossible.” Il pensa un moment puis ajouta : “Franchement, jusqu’à aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi Gorbatchev a fait cela.”

Je n’aurai jamais pu imaginer quelque chose de tel sortir de la bouche de Kissinger. Je lui ai dit ce que je pensais et je vais vous le répéter maintenant : Kissinger avait raison. Nous aurions évité bien des problèmes si les Soviétiques ne s’étaient pas retirés si rapidement de l’Europe de l’Est.”

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

A voir également : La Russie, l’Ukraine, Poutine et les mensonges des médias.. en 4-4-2

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Ukraine, néo-nazisme, l’envers du décor (Veterans Today)

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Azov_nazi_ukraine

Alors la parole officielle explique qu’il n’y a pas de nazis en Ukraine ou alors ce ne sont que des groupes tout a fait marginaux et sans conséquence…
Suivez ce lien
Voyez par vous-même…
GD de VT explique l’affaire ci-dessous. L’OTAN, organisation terroriste de longue date, sous commandement anglo-americano-sioniste (si, si, lisez ci-dessous…) a entretenu, financé, armé, entrainé ces groupes devenus une véritable armée depuis bien des années avec pour but de piéger la Russie dans un bourbier en Europe centrale et à terme, provoquer la 3ème guerre mondiale dont l’oligarchie a tant besoin à bien des niveaux, ne serait-ce essentiellement que pour mettre en place la dernière touche métamorphique du Nouvel Ordre Mondial / Great Reset, qui de toute évidence passe par une guerre majeure…
Alors Poutine s’est-il fait piéger ou est-il partie du plan ?… Se bat-il vraiment contre le projet de ses amis Kissinger et Schwab ? Nous ne le savons pas, mais une chose est certaine : le 24 février 2022, le COVID est sorti par la petite porte et le nouveau croquemitaine mondial a fait son entrée fracassante, dehors Bébert Corona tu as fait ton temps et rempli ton contrat, bienvenue Vlad l’empaleur, envahisseur et oppresseur des nazillons otanesques ukrainiens, protégés et mis en place par qui (qui, qui, qui ?..) de droit… Marvel ferait pas mieux !…
~ Résistance 71 ~

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Sous le plus grand chapiteau du monde…

Ce que cette guerre contre la droite nazie révèle

Gordon Duff

26 février 2022

url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/02/26/what-this-war-on-the-nazi-right-reveals-an-intel-drop/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Zelensky ne peut pas être nazi bien qu’il y ressemble… certainement agit comme un nazi et s’affiche avec eux… les soutient… les arme… et les envoie en mission terroriste… parce qu’il est “juif ashkénaze”.

Ok… Tout ça est bidon.

Cela n’a rien à voir avec Koestler et son travail mineur des années 60, une pécadille. L’histoire de la Khazarie et des faux ASHE-KE-NAZIS tourne depuis un bon moment.

Basée sur l’histoire de juifs partant de Judée et de Samarie à la fin du 1er siècle pour échapper à l’occupation romaine. En accord avec la théorie ashkénaze toute aussi bizarre que fausse, des milliers, des dizaines de milliers de juifs arrivèrent par bateau dans ce qui est aujourd’hui la France. De là, ils remontèrent la vallée du Rhône vers la Belgique, en fait le Rheinland. De là, ils traversèrent pour rester avec les Vandales et les Wisigoths… et mirent en place des royaumes juifs dans ce qui est aujourd’hui l’Allemagne.

Il n’y a absolument aucune preuve écrite de tout cela et absolument aucune trace archéologique prouvant que tout ceci est vrai. Bon concept… Plein de bons et gentils juifs s’invitant pour vivre avec des peuplades ressemblant de près à des Vikings assoiffés de sang. Je connais très bien l’archéologie de cette région… je vais sur les sites archéologiques des excavations de vestiges romains tout le temps. Rien n’évoque de près ou de loin quoi que ce soit de juif avant le XIXème siècle, soit 1800 ans plus tard, pour que tous ne soit pas autre chose que des Turcs khazars convertis au judaïsme, s’enfuyant vers l’ouest pour fuir… les méchants.

Ok, ça devient pire.

D’abord, une note rapide. J’ai minutieusement annoté le dernier discours de Poutine… je n’ai rien trouvé d’incorrect ou d’exagéré dans tout ce qu’il a dit. Chaque mot reflète des faits et une vision du monde réaliste partagée par tout professionnel militaire et du renseignement de réputation sur cette planète.

Et pourtant, les médias américains, 100% d’entre eux, disent que “Poutine est devenu fou”. S’il est fou, alors nous le sommes tous, noir est blanc, dehors est dedans…

Que disent les véritables Américains de ce dégobillage médiatique ? Vous voulez une réponse ?

Vous devez la trouver… en allant dans la presse de l’insanité. Bienvenue dans l’enfer sur terre.

Comment l’Ukraine a t’elle fini par être dirigée par des nazis ? N’a t’elle pas eu une “révolution” mise en scène et soutenue par les Etats-Unis en 2014 ? Vous vous rappelez de la distributions de beignets ? Des tireurs embusqués, barbouzes à la solde américaine tuant des douzaines de manifestants pour blâmer l’autre côté alors que les nazis “amoureux de la liberté” soutenus par les Etats-Unis brûlaient vifs 48 syndicalistes à Odessa ?

Ce dont personne ne parle c’est de qui a mis les nazis au pouvoir en Ukraine.

Premièrement, je peux vous dire qui a mis les nazis en contrôle de l’Ukraine, tout le monde le peut. Ceci fut fait par le lobby israélien aux Etats-Unis travaillant avec les services de sécurité israélien et turc et utilisant un support des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite.

Ce sont ces gens qui contrôlent et opèrent le ministère des affaires étrangères américain et le Department of Homeland Security, DHS.

Ce même “lobby israélien” contrôle l’Ukraine, dont le leadership du sommet est juif sous la houlette du milliardaire Kolomoïsky, l’homme qui nous a donné Zelensky et l’homme qui finance grandement, avec une grande aide, les milices nazies fortes de quelques 80 000 hommes et qui ont pendant 8 ans, terrorisé les Ukrainiens de langue russe et tué des milliers de civils dans des bombardements incessants du Donbass.

Bien sûr tout cela est exactement comme l’a dit Poutine.

Ah mais qui a mis ce même lobby d’Israël en contrôle des Etats-Unis ?

Poutine toujours Poutine…

Au début des années 80, l’URSS commença à inonder les Etats-Unis de ses agents. Certains vinrent de Cuba, mais la plupart étaient des ‘juifs” russes, amenés ici, par milliers, avec un massif contingent d’espions entraînés.

Certains furent importés pour être sous couvert, pour certains depuis les années 30, prenant les identités de ceux qui deviendraient influents.

Une partie de ce processus fut la mise en place de l’organisation de Ruppert Murdoch aux Etats-Unis et sa relation avec le parti républicain, un mariage bolchévique qui porte ses fruits aujourd’hui au travers de la monté d’un néo-nazisme dans le monde entier.

Ils l’ont fait en Grande-Bretagne… Ils l’ont fait en Australie et furent capables de mettre pied également au Canada, comme nous l’avons vu, malgré les efforts pour les retenir. Les insanités proférées par Fox News sont prises comme paroles d’évangile par un million de nationalistes blancs lourdement armés au Canada. Ils ont une forte tradition là-bas, ce malgré le fait qu’il n’y ait pas de population d’ex-esclaves. Les charniers d’enfants aborigènes massacrés sont en train de sortir de partout… ça et cette haine de ce qu’ils appellent “le bâtard français”.

Zelensky est une figure clef. Comme réformiste d’une minorité “juive” non-existante réellement en Ukraine… On se demande comment son élection record a pu être possible et être arrangée.

Alors, il faut regarder vers le pire du pire des oligarques, le manipulateur de Zelensky, Kolomoïsky… dont les milices privées menacent la Crimée… des milices recrutées et entraînées par le Mossad, opérant ces dernières années avec les très fascistes Loups Gris turcs…

Nos archives montrent que Zelensky a recherché et trouvé régulièrement les conseils de ses manipulateurs mossadnik, avec plein de voyages “au pays de l’amour” en compagnie des oligarques du MAGA qui financent à la fois les menaces nazies terroristes d’Ukraine et des Etats-Unis.

Plus à venir…

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ukraine2014

ukraine_zelensky-marionnette

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Ukraine 2014 : le coup d’état de l’OTAN… De Maïdan à l’ours russe (WSWS)

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Le coup d’état de 2014 en Ukraine

World Socialist Website

Url de l’article original: https://www.wsws.org/en/topics/event/2014-coup-ukraine

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

28 février 2022

En février 2014, après des mois de manifestations de la droite à “Maïdan”, le président ukrainien Viktor Iakounovitch fut retiré du pouvoir par un coup d’état. Ce coup fut ouvertement soutenu par les Etats-Unis et l’impérialisme européen et fut fait essentiellement par des troupes de choc d’extrême-droite comme celles du Secteur Droit et du parti néo-nazi Svoboda.

Le coup de 2014 a représenté la culmination temporaire des longs efforts de l’impérialisme américain pour installer un régime marionnette aux frontières de la Russie. Ceci amena le monde un pas plus proche d’une guerre entre les plus grandes puissances nucléaires que sont la Russie et les Etats-Unis.

Le changement de régime déclencha une guerre civile dans l’Est de l’Ukraine entre des séparatistes soutenus par les Russes et l’armée ukrainienne soutenue par les Etats-Unis, guerre civile qui prit la vie de dizaines de milliers de personnes et qui en déplaça des millions. Les régimes oligarchiques soutenus par l’occident de Kiev ont depuis imposé une forte austérité sur la classe travailleuse ukrainienne qui est maintenant une des plus pauvres d’Europe.

Aux Etats-Unis, le coup fut une catalyse pour une campagne toujours plus agressive contre la Russie et le régime de Poutine et un glissement à droite d’une couche plus importante de la classe moyenne américaine. L’impérialisme US a continué à financer l’état ukrainien et les forces d’extrême-droite à coup de milliards de dollars pour entretenir la guerre civile en Ukraine orientale et toujours plus de préparations de guerre contre la Russie.

Asov_nazi
Éléments du bataillon Asov arborant leur drapeau, 
celui de l’OTAN et le drapeau nazi… grande clarté…

La bourgeoisie allemande a pris le prétexte du coup pour agressivement passer la surmultipliée dans sa campagne de remilitarisation et pour justifier les crimes des forces fascistes. Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, des représentants du gouvernement allemand furent pris en photo avec des néo-nazis ukrainiens avérés et affirmés comme tels. (NdT : comme le gugusse va t’en guerre BHL en photo Op à Maïdan sur un podium, entouré de néo-nazis notoires…)

Internationalement, des pseudo forces de gauche comme l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) en France et le Russian Socialist Movement (RSM), ont soutenu le coup d’état, le proclamant faussement une “révolution”. Seuls l’ICFI (4ème Internationale) et le WSWS avancèrent une opposition socialiste de principe contre cette opération impérialiste afin de prévenir les travailleurs de ses dangereuses conséquences.

Note de Résistance 71 : sur le sujet de la mise en garde suite aux évènements d’Ukraine en 2014, voir notre dossier “Ukraine-Maïdan”. Nous avions dénoncé la manœuvre impérialiste dès le départ et avions traduit un certain nombre d’articles de l’alt-media des plus pertinents sur l’affaire à l’époque et commenté sur le sujet. Ceci remonte à 8 ans. Pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui en Ukraine, il faut faire l’effort de remonter et comprendre au moins les évènements de 2014 et plus loin est encore mieux. La guerre qui fait bien malheureusement rage en Ukraine depuis quelques jours n’est pas le résultat d’une lubie soudaine d’un dictateur allumé.

Informez-vous vraiment et ne sombrez pas dans la propagande vomie à longueur d’ondes (a)variées…

https://resistance71.wordpress.com/?s=ukraine+maïdan

ukraine2014
Ukraine : opération Soros-Obama

= = =

Lire les communiqués des collectifs Résistance 71 et Guerre de Classe sur la guerre en Ukraine déclenchée le 24/2/22…

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L’évènement selon les merdias…

Guerre Ukraine : Communiqué du collectif Résistance 71

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 26 février 2022 by Résistance 71

« Si la violence envers autrui remonte à au moins 120 000 ans, la guerre, elle, n’a pas toujours existé. Apparue il y a moins de 12 000 ans, elle est peut-être comme le pensait certains anthropologues évolutionnistes du XIXème siècle, le produit de la ‘civilisation’. »
~ Marylène Patou-Mathis, paléontologue, directrice de recherche au CNRS ~

MalcomX

Communiqué de Résistance 71 sur la guerre en Ukraine

26 février 2022

Les analyses géopolitiques du conflit vont bon train et inondent les médias de masse (propagande atlantiste pour l’essentiel) et les médias alternatifs qui essaient de distinguer le vrai du faux et contre-balancer les narratifs officiels de la clique usuelle aux manettes.

En ce qui nous concerne, il y a deux façons de voir cette affaire, la première qui est notre vision fondamentale, est le point de vue anarchiste sur la question, à savoir que l’État dans son rôle achevé au fil du temps, d’outil de domination et d’exploitation de la dictature marchande planétaire, ne peut en aucun cas apporter quelque solution que ce soit dans ce conflit ukrainien qui rappelons-le, dure en fait depuis 2014. L’État, en tant que figure de proue institutionnelle de la division politique de la société et du rapport dominant/dominé, est de fait, le cœur même du problème. Ainsi nous réitérons ce que nous disons sans cesse : il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. La guerre est historiquement l’outil de consolidation du pouvoir politique séparé du corps social, si l’État n’a pas inventé la guerre en tant que violence collective organisée, il l’a sans aucun doute érigée en système régulateur économico-politique dont les décideurs ont fini par siéger dans les burlingues feutrés du cartel banquier transnational, activant à volonté leurs marionnettes politiques mises en place pour répondre au doigt et à l’œil au desiderata d’un marché tout aussi factice dans sa conception que criminel.

Sortir de la crise et de la guerre, en Ukraine et ailleurs, ne peut se faire qu’en jetant par dessus bord ce système inique de domination et de représentation d’une caste privilégiée pour le remplacer par la communauté universelle planétaire des associations libres, volontaires et confédérées, ce que nous appelons à l’instar de Gustav Landauer, la société des sociétés”, mais peu importe le nom qu’on lui donne, son principe directeur émancipateur étant : A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! et à bas le salariat ! Ainsi la solution à l’État, à la dictature marchande qui le régit maintenant et les guerres de destruction/reconstruction/domination, historiquement utilisées pour consolider le pouvoir d’une petite clique perpétuant la domination étatico-marchande et sa vision élitiste et étriquée du monde, la solution est la (r)évolution sociale, celle de la commune universelle de notre humanité enfin réalisée dans un saut qualitatif politique historique mettant à bas le système de contrôle et de domination, d’exploitation des peuples et de compréhension de la nature organique de la société humaine de confraternité, de solidarité, d’entraide et d’épanouissement dans la complémentarité de notre diversité sans état, sans hiérarchie, sans salariat ; au sein d’un fonctionnement simple validant la loi naturelle des actions menées suivant le principe fondamental d’à chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.

La solution à la guerre en Ukraine, à la guerre partout, à l’État, à la marchandise et au salariat, outils de notre servitude est la Commune Universelle. Prenez l’affaire par le bout que vous voulez, triturez-vous les méninges en long en large et en travers, vous ne trouverez pas d’autre solution viable universellement… L’Histoire semble nous mener pas à pas à sa réalisation, contre la volonté oligarchique biaisée et étriquée bien entendu.

Voilà pour l’aspect radical (en sa racine) de l’analyse.

L’écume des jours de l’histoire de l’illusion et imposture étatico-marchandes nous mène malgré tout et par la force des choses présentes à une analyse “géopolitique” de l’affaire ukrainienne. Pour ce faire, sans remonter trop loin dans la riche histoire de la région, rappelons-nous simplement des faits de 2014, car pour bon nombre de “têtes pensantes” médiatiques, avoir la mémoire courte et faire preuve de mauvaise foi fait partie de la panoplie survivaliste au sein du système.

Bref rappel des faits donc de 2014 :

Faisons bref et schématique pour garder l’image des évènements imprimées en toile de fond de l’analyse.

L’empire anglo-américano-sioniste avait mis au pouvoir en Ukraine une marionnette poussant leur agenda : anti-russe et d’adhésion à l’OTAN. Après de nombreuses années de tumulte politique, arrive au pouvoir, un nouveau président, favorable lui au rapprochement avec la Russie et contre l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Hérésie ! L’hérétique doit brûler en place publique ! Les forces de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord rappelons-le…) menées par les services idoines yankee et sionistes (CIA, Mossad, MI6, DGSE, MIT etc…) ont alors provoqué un coup d’état qui culmina à Kiev dans les évènements sanglants de la place Maïdan où des tireurs embusqués, mercenaires de l’OTAN, tirèrent simultanément sur la foule ET les forces de répression étatique, chaque partie sur le terrain pensant que l’autre lui tirait dessus. L’empire mit à la tête de l’Ukraine un régime néo-nazi avéré, soutenu par toute une clique de (pseudo) intellectuels propagandistes du chaos, du conflit des civilisations et de la guerre à la botte de l’idéologie impérialiste. C’est ainsi que l’on vit cette scène surréaliste en mars 2014, d’un BHL haranguant les foules de Kiev sur un podium rempli de néo-nazis ukrainiens… Belle image, bien réelle du sionisme et de ce pitre propagandiste décidément de tous les coups foireux (Libye 2011…).

Le nouveau régime en place mit alors en application des mesures de ségrégation et de harcèlement des populations ukrainiennes russophones de l’Est du pays, ce qui déboucha sur une rébellion et la sécession de deux régions de l’Ukraine Orientale en républiques autonomes de Donetsk et de Lougansk, soutenues par la Russie, qui se virent aussitôt assiégées et harassées par l’armée ukrainienne. Cet état de fait de guerre civile dure depuis 8 ans au Donbass autonome, mais assiégé par les troupes ukrainiennes bombardant les zones civiles et terrorisant les populations avec le soutien de l’UE, des USA et de l’OTAN. Notons aussi ici au passage que la région de Donetsk est très riche en gaz naturel et fut un des hauts lieux des expérimentations pour prouver la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde des hydrocarbures plus lourds que le méthane, chose qui fut scientifiquement établie et reconnue par les académies des sciences de Russie et d’Ukraine depuis 1956. Faire main basse par procuration sur les ressources énergétiques d’une nation est toujours un leitmotiv de l’empire anglo-américain.

Bon an mal an, la situation demeure ainsi chaotique dans une indifférence quasi-générale. Intervient ici une autre cause de la réactivation géopolitique du conflit ukrainien. Depuis la fin 2019, sévit sur le monde la pseudo-pandémie COVID, fabriquée de toute pièce par la même clique d’escrocs et de criminels. Depuis la fin 2021, le narratif de cette supercherie, visant à contrôler les populations et à injecter le monde d’une substance OGM dont les effets sur le moyen et long termes commencent à être compris comme étant particulièrement néfastes, s’effrite pour ne pas dire s’effondre. La panique s’installe dans l’oligarchie qui doit donc à la fois faire diversion, mais aussi tenter d’activer une guerre “chaude” pour permettre un reset et un redémarrage de l’illusion marchande moribonde dans un climat de phase terminale du capitalisme. L’empire a perdu la guerre de Syrie, même si celle-ci s’étiole, l’heure était donc venue de raviver le feu sous le chaudron ukrainien laissé à mijoter depuis quelques années à toute fin utile. Nous y sommes.

Ainsi depuis plusieurs semaines et vraisemblablement suivant les directives impérialistes occidentales, le régime néo-nazi ukrainien a remis la pression sur les républiques sécessionnistes du Donbas, bombardant de manière aléatoire les zones civiles, faisant de nombreuses victimes dans les populations. Une surenchère de livraisons d’armement lourd de la part de l’OTAN à l’armée ukrainienne fait peser une menace sécuritaire à la frontière russo-ukrainienne. Il y a quelques jours, des tirs d’artillerie ukrainiens ont détruit un poste frontalier russe en territoire russe, ce qui a provoqué la réaction et contre-attaque après que la Russie ait officiellement reconnu les deux républiques autonomes de Donetsk et de Lougansk, les décrétant ses alliées de facto. On connait la suite depuis le 24 février courant.

Dès le départ de cette affaire ukrainienne en 2014, l’empire anglo-americano-sioniste utilise l’Ukraine par procuration pour semer le chaos dans la région et isoler plus avant, provoquer la Russie, qui ne fait que réagir afin de mettre fin à l’expansion sans fin de l’OTAN vers l’Europe de l’Est depuis la fin de la “guerre froide” et la chute de l’URSS en 1991. L’absorption et participation d’anciens pays membres de l’ex-pacte de Varsovie à L’OTAN est perçue à juste titre comme une menace directe aux frontières de la Russie, qui a décidé de mettre un terme à cette expansion illégale une bonne fois pour toute. Imaginons un instant de l’armement lourd russe qui serait stationné au Mexique et au Canada, que diraient les Yankees ?… Toujours cette sempiternelle histoire du deux poids deux mesures. L’avenir dira si l’action russe est une invasion / annexion de l’Ukraine ou un simple nettoyage avant que chacun ne rentre chez soi. Pour l’heure, sur un plan géostratégique étatique, il est difficile de dire que depuis toutes ces années la Russie n’a pas été patiente… Certains disent qu’elle n’était pas prête à vraiment montrer les dents. Elle l’est désormais. L’OTAN, cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, sous commandement anglo-américain, est directement responsable de cette guerre, comme elle le fut en ex-Yougoslavie, en Irak, en Libye er en Syrie. De fait, depuis la chute de l’URSS en 1991 et la fin officielle de la guerre froide, l’OTAN aurait du être dissoute. Cette entité terroriste n’a aucun lieu d’être et l’heure est venue de la démanteler et de continuer à démanteler tout le système étatique qui n’a jamais eu aucune raison d’être et ne fait qu’usurper le pouvoir depuis des siècles au détriment des peuples et de leur liberté.

La solution à la guerre c’est la dissolution de l’État par la (r)évolution sociale !

Rappelons-nous toujours : Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir ! La guerre en Ukraine n’est que le résultat d’une énième manipulation de l’État marchand pour maintenir son hégémonie de coercition et de domination. Pour que tout cela s’arrête, il suffit de refuser de participer, de retirer notre “consentement” et de dire NON ! Ensemble et de boycotter ordres, fonctions et institutions pour les remplacer par la communauté universelle des associations libres. La (r)évolution sociale n’est rien d’autre !

Collectif Résistance 71

Février 2022

A lire et diffuser également : Collectif Guerre de Classe « La guerre en Ukraine comme dernier avatar du fétichisme de la marchandise »

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

constatA

Ukraine et révolution sociale…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 février 2022 by Résistance 71

revdiamakhno

Résistance 71

25 février 2022

« Plus l’Homme devient conscient par la réflexion, de sa condition de servitude, plus il devient indigné, plus l’esprit de liberté anarchiste, la déterminaison et la volonté d’action se développent en lui. Ceci est vrai de chaque individu, homme ou femme, même s’ils n’ont jamais entendu le mot « anarchisme » auparavant. »
~ Nestor Makhno ~

Nestor Makhno « Anarchisme dans la révolution russe »
Écrits choisis sur la révolution sociale ukrainienne (PDF)

L’Ukraine entre 1918 et 1923 a combattu la réaction tsariste, étrangère et la trahison bolchévique avec le mouvement de la Makhnovschina qui fit passer un mouvement de révolution sociale des paysans et de la terre à un mouvement social de masse. Il a fallu que les états réactionnaires, y compris le nouvel état bolchévique et son armée rouge, traîtres à la révolution sociale des soviets, se liguent pour en venir à bout. Ceci se reproduira en Espagne 1936 et en Hongrie 1956.

Que le peuple ukrainien retrouve le chemin de la Makhnovschina contre toutes les illusions et  impostures de la coercition étatico-marchande !

Assez

Russie et occident dans la crise ukrainienne préfabriquée… une analyse (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , on 20 février 2022 by Résistance 71

Apocalypse Now
???

Excellente analyse, simple et concise, de Pepe Escobar, très pointu et expert dans ce domaine.
~ Résistance 71 ~

La Russie et l’occident : percer le brouillard de l’hystérie

Pepe Escobar

16 février 2022

Source de l’article en français:
https://www.mondialisation.ca/la-russie-et-loccident-percer-le-brouillard-de-lhysterie-2/5665318

Un spectre hante l’Occident collectif : la zombification totale, grâce à une opération psychologique 24/7 qui imprime l’inévitabilité de « l’agression russe ».

Perçons le brouillard de l’hystérie en demandant au ministre ukrainien de la Défense Reznikov ce qui se passe :

« Je peux absolument affirmer qu’à ce jour, les forces armées russes n’ont pas créé de groupe d’attaque capable d’envahir l’Ukraine par la force ».

Eh bien, Reznikov n’est manifestement pas au courant que la Maison Blanche, qui a accès à des informations sans doute privilégiées, est convaincue que la Russie va envahir « à tout moment ».

Le Pentagone double la mise : « Il est très clair que les Russes n’ont aucune intention de désescalader en ce moment ». D’où la nécessité, exprimée par le porte-parole John Kirby, de préparer une force de réaction multinationale de l’OTAN (NRF) de 40 000 hommes : « Si elle est activée… pour vaincre une agression, si nécessaire ».

« L’agression » est donc un fait acquis. La Maison Blanche « peaufine » des plans militaires – 18 au dernier décompte – pour toutes sortes d’« agressions ». Quant à répondre – par écrit – aux propositions russes sur les garanties de sécurité, eh bien, c’est beaucoup trop complexe.

Il n’y a pas de « date exacte » à laquelle la réponse sera envoyée à Moscou. Et les « officiels » ont supplié leurs homologues russes de ne pas la rendre publique. Après tout, une lettre n’est pas sexy. Pourtant, « l’agression » fait vendre. Surtout quand elle peut se produire « d’une minute à l’autre ».

Les « analystes » hurlent que Poutine « est maintenant presque certain » de lancer une « frappe limitée » dans « les dix prochains jours », accompagnée d’une attaque contre Kiev : cela configure le scénario d’une « guerre presque inévitable ».

Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la Commission des Affaires internationales du Conseil de Russie, préfère se rapprocher de la réalité : les États-Unis préparent une provocation pour pousser Kiev à des « actions téméraires » contre la Russie dans le Donbass. Cela est lié au fait que les fantassins de la République populaire de Lougansk ont signalé que des « groupes subversifs préparés par des instructeurs britanniques » sont arrivés dans la région de Lisichansk.

Des personnalités telles que Ursula von der Leyen, de la Commission européenne, Jens Stoltenberg, de l’OTAN, et des « dirigeants » du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Pologne ont annoncé, après un appel vidéo, qu’un « ensemble de sanctions sans précédent » était presque prêt si la Russie « envahissait ».

Ils ont présenté cette initiative comme une « unité internationale face à l’hostilité croissante de la Russie ». Traduction : L’OTAN supplie la Russie de l’envahir dès que possible.

Sur les 27 États membres de l’UE, 21 sont membres de l’OTAN. Les États-Unis dirigent l’ensemble de ces pays. Ainsi, lorsque l’UE annonce que « toute nouvelle agression militaire contre l’Ukraine aurait des conséquences très graves pour la Russie », ce sont les États-Unis qui disent à l’OTAN de dire à l’UE « ce que nous disons, nous le faisons ». Et dans le cadre de cette stratégie de l’environnement sous tension, « ce que nous disons » signifie appliquer le principe brut et impérial du « diviser pour régner » pour maintenir l’Europe totalement assujettie.

explosionpopulaire

Les erreurs fatales de l’Occident

Il ne faut jamais oublier que le Maïdan 2014 était une opération supervisée par Obama/Biden. Pourtant, il y a encore beaucoup de travail à faire – lorsqu’il s’agit d’embourber la Russie. Ainsi, le parti de la guerre viscéralement russophobe de D.C. doit maintenant faire tout ce qu’il peut pour ordonner à l’OTANistan d’encourager Kiev à déclencher une guerre chaude – et ainsi piéger la Russie. Zelensky le Comédien a même déclaré vouloir « passer à l’offensive ».

Il est donc temps de sortir les faux drapeaux.

L’indispensable Alastair Crooke a expliqué comment « l’encerclement et l’endiguement sont effectivement devenus la politique étrangère par défaut de Biden ». Pas « Biden », en fait – mais la combinaison amorphe derrière la marionnette contrôlée par une oreillette et un téléprompteur que je désigne depuis plus d’un an sous le nom de Crash Test Dummy.

Crooke ajoute que « la tentative de cimenter cette méta-doctrine est actuellement mise en œuvre par la Russie (dans un premier temps). L’adhésion essentielle de l’Europe est la pièce maîtresse de l’endiguement physique et de l’encerclement de la Russie ».

« L’encerclement » et « l’endiguement » sont des agrafes exceptionnalistes, sous diverses formes, depuis des décennies. L’idée entretenue par le parti de la guerre selon laquelle il est possible de mener les deux sur un front à trois – contre la Russie, la Chine et l’Iran – est si infantile qu’elle rend toute analyse vaine. Cela mérite un verre et un bon rire.

Quant aux sanctions supplémentaires pour l’imaginaire « agression russe », quelques âmes bienveillantes ont dû rappeler au petit Tony Blinken et aux autres participants du combo « Biden » que les Européens seraient beaucoup plus touchés que les Russes ; sans compter que ces sanctions aggraveraient la crise économique collective de l’Occident.

Un bref rappel est essentiel pour comprendre comment nous nous sommes retrouvés embourbés dans le marécage hystérique actuel.

L’Occident collectif a laissé passer la chance qu’il avait de construire un partenariat constructif avec la Russie, semblable à celui qu’il a établi avec l’Allemagne après 1945.

L’Occident collectif s’est également planté en réduisant la Russie au rôle d’une entité mineure et docile, imposant qu’il n’y ait qu’une seule sphère d’influence sur la planète : l’OTAN, bien sûr.

Et l’Empire s’est planté en prenant la Russie pour cible, même après sa prétendue « victoire » contre l’URSS.

Au cours des années 1990 et 2000, au lieu d’être invitée à participer à la construction de la « maison européenne commune » – avec tous ses défauts flagrants – la Russie post-soviétique a été forcée de regarder de l’extérieur comment cette « maison » était améliorée et décorée.

Contrairement à toutes les promesses faites à Gorbatchev par divers dirigeants occidentaux, la sphère d’influence traditionnelle de la Russie – et même le territoire de l’ex-URSS – sont devenus des objets de litige dans le cadre du pillage du « patrimoine soviétique » : un simple espace à coloniser par les structures militaires de l’OTAN.

Contrairement à l’espoir de Gorbatchev – qui était naïvement convaincu que l’Occident partagerait avec lui les bénéfices des « dividendes de la paix » – un modèle néolibéral anglo-américain pur et dur a été imposé à l’économie russe. Aux conséquences désastreuses de cette transition s’est ajouté le sentiment de frustration nationale d’une société qui a été humiliée et traitée comme une nation vaincue de la Guerre froide, ou de la troisième guerre mondiale.

Ce fut l’erreur fatale de l’Exceptionalistan : croire qu’avec la disparition de l’URSS, la Russie en tant que réalité historique, économique et stratégique disparaîtrait également des relations internationales.

Le nouveau pacte d’acier

Et c’est pourquoi War Inc, le parti de la guerre, l’État profond, quel que soit le nom qu’on veuille leur donner, sont en train de flipper maintenant – à fond.

Ils ont écarté Poutine lorsqu’il a formulé un nouveau paradigme à Munich en 2007 – ou lorsqu’il est revenu au Kremlin en 2012.

Poutine a fait savoir très clairement que les intérêts stratégiques légitimes de la Russie devaient être à nouveau respectés. Et que la Russie était sur le point de récupérer ses « droits de veto » de facto dans la gestion des affaires mondiales. En fait, la doctrine Poutine était déjà mise en œuvre depuis l’affaire géorgienne en 2008.

L’Ukraine est un patchwork de morceaux qui appartenaient jusqu’à récemment à différents empires – austro-hongrois et russe – ainsi qu’à plusieurs nations, comme la Russie, la Pologne et la Roumanie. Elle regroupe le catholicisme et l’orthodoxie, et compte des millions de Russes ethniques et de russophones ayant des liens historiques, culturels et économiques profonds avec la Russie.

L’Ukraine était donc de facto une nouvelle Yougoslavie.

L’erreur fatale commise par Bruxelles en 2014 a été de forcer Kiev ainsi que l’ensemble de la population ukrainienne à faire un choix impossible entre l’Europe et la Russie.

Le résultat inévitable devait être le Maïdan, complètement manipulé par les services de renseignement américains, alors même que les Russes ont clairement vu comment l’UE est passée de la position d’honnête courtier au rôle inférieur de chihuahuas américains.

Les faucons russophobes américains ne renonceront jamais au spectacle de leur adversaire historique embourbé dans une guerre fratricide à combustion lente dans l’espace post-soviétique. Autant qu’ils ne renonceront jamais à Diviser pour mieux régner sur une Europe déconfite. Et autant qu’ils ne concéderont jamais de « sphères d’influence » à aucun acteur géopolitique.

Sans leur empreinte toxique, 2014 aurait pu se jouer de manière bien différente.

Pour dissuader Poutine de rendre la Crimée à son bon droit – la Russie – il aurait fallu deux choses : que l’Ukraine soit décemment gérée après 1992, et ne pas l’obliger à choisir le camp occidental, mais en faire un pont, à la manière de la Finlande ou de l’Autriche.

Après le Maïdan, les accords de Minsk étaient aussi proches que possible d’une solution viable : mettons fin au conflit dans le Donbass ; désarmons les protagonistes ; et rétablissons le contrôle des frontières de l’Ukraine tout en offrant une réelle autonomie à l’Ukraine orientale.

Pour que tout cela se produise, l’Ukraine aurait eu besoin d’un statut de neutralité, et d’une double garantie de sécurité, par la Russie et l’OTAN. Et de rendre l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE compatible avec les liens étroits entre l’Ukraine orientale et l’économie russe.

Tout cela aurait peut-être configuré une vision européenne de relations futures décentes avec la Russie.

Mais l’État profond russophobe ne l’aurait jamais permis. Et il en va de même à la Maison Blanche. Barack Obama, cet opportuniste cynique, était trop absorbé par le contexte polonais douteux de Chicago et pas assez libéré de l’obsession exceptionnaliste de l’antagonisme profond pour être en mesure de construire une relation constructive avec la Russie.

Et puis il y a l’argument décisif, révélé par une source américaine de renseignement de haut niveau.

En 2013, feu Zbigniew « Grand Échiquier » Brzezinski s’est vu présenter un rapport classifié sur les missiles avancés russes. Il a paniqué. Et a réagi en conceptualisant le Maïdan de 2014 – pour attirer la Russie dans une guérilla alors comme il l’avait fait avec l’Afghanistan dans les années 1980.

Et nous en sommes là maintenant : c’est une question d’affaires inachevées.

Un dernier mot sur la fronde et les flèches du destin hors normes. Au XIIIe siècle, l’Empire mongol a établi sa suzeraineté sur la Rus de Kiev – c’est-à-dire sur les principautés chrétiennes orthodoxes qui correspondent aujourd’hui au nord de l’Ukraine, à la Biélorussie et à une partie de la Russie contemporaine.

Le joug tartare sur la Russie – de 1240 à 1552, date à laquelle Ivan le Terrible a conquis Kazan – est profondément ancré dans la conscience historique russe et dans le débat sur l’identité nationale.

Les Mongols ont conquis séparément de vastes étendues de la Chine, de la Russie et de l’Iran. Des siècles après la Pax Mongolica, quelle ironie que le nouveau pacte d’acier entre ces trois principaux acteurs eurasiatiques constitue aujourd’hui un obstacle géopolitique insurmontable, faisant voler en éclats tous les plans élaborés par une bande de parvenus historiques transatlantiques.

Nestor Makhno
Ukraine : « Reviens Nestor !… »

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Ukraine: l’assassinat de la vérité (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, CIA et traffic de drogue, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 29 avril 2015 by Résistance 71

Analyse simple, courte et concise de Roberts, ce sont le plus souvent les meilleures… Nous rajouterons ceci: le but ultime de l’établissement de ce régime nazi en Ukraine mis en place par l’occident, sera de le faire se connecter avec l’EI, lui-même une création des mêmes services occidentaux. Le but ? Importer le chaos en Europe et faire de l’Ukraine la plaque tournante pour les agressions clandestines sur la Russie via le Caucase et la diffusion de la drogue en provenance d’Afghanistan sur l’Europe et la Russie sous contrôle de la CIA. L’Ukraine a été planifiée pour devenir un narco-état voyou totalement contrôlé par les services occidentaux. Ceci permettra de semer toujours plus de chaos à la fois en Russie et en Europe. C’est en tout cas ce qui semble être prévu.

— Résistance 71 —

 

L’assassinat de la vérité

 

Paul Craig Roberts

 

28 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/04/28/truth-murdered-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsnce 71 ~

 

Le régime Obama et ses monstres néo-conservateurs ainsi que leurs vassaux européens ont ressuscité un gouvernement nazi et l’ont localisé en Ukraine. Lisez cette déclaration d’elena Bondarenko, députée ukrainienne:

http://slavyangrad.org/2015/04/18/statement-by-elena-bondarenko-peoples-deputy-of-verkhovna-rada-of-ukraine/

Les médias occidentaux ont créé un narratif fictif de ce qu’il s’est passé en Ukraine. Le coup organisé par le régime Obama qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine n’est jamais mentionné ; les milices arborant des symboles nazis sont ignorées. Ces milices nazies sont la principale source de violence qui a été infligée aux populations russophones, ceci ayant eu pour résultat une sécession des républiques du Donbass. Au lieu de rapporter ce fait, les médias occidentaux corrompus jusqu’à la möelle ne font que régurgiter la propagande de Washington pour dire que la Russie a envahi et est en tran d’annexer l’Ukraine de l’Est et du Sud. Les politiciens britanniques et européens répètent les mensonges de Washington comme des perroquets.

Les médias occidentaux sont les cmplices de bien des crimes de guerre qui ont été couverts par des mensonges, mais le tissu de fadaises tissé par les médias occidentaux au sujet de l’Ukraine est la collection la plus audacieuse de mensonges à ce jour. En réalité, la vérité a été assassinée en Occident. Il n’y a absolument aucune respect que ce sit pour la vérité dans toutes les capitales occidentales.

Le coup d’état en Ukraine représente l’effort de Washington pour enfoncer une dague au cœur de la Russie. L’inconsidération d’un tel acte criminel a été maquillée en construisant une fausse réalité au sujet d’un peuple en révolution contre un gouvernement corrompu et oppresseur. Le monde devrait être choqué du fait qu’”apporter la démocratie” soit devenu la couverture de Washington pour raviver un état nazi.

L’illusion de Minsk

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Résistance 71

 

13 Février 2015

 

Trève, cessez-le-feu, solutions au conflit ukrainien, bla bla bla, nous dit-on de sources officielles. Un accord en 13 points a été trouvé pour sauver la paix, même précairement, en Ukraine et au Donbass en révolte contre le régime nazi de Kiev mis en place par l’OTAN et sa cohorte de larbins.

Poutine croit-il un mot de toute cette salade ? Espérons que non!

La réalité semble t’il et ce fut sans doute la raison de la visite du couple de l’année Hollande-Merkel à Kiev et à Moscou avant la rencontre de Minsk, a été de négocier pour éviter le marasme total des troupes ukrainiennes au Donbass dont celles encerclés dans le chaudron de Debraltsevo. Là, de 7 à 8000 troupes du régime de Kiev sont encerclées et attendent soit l’ordre de capituler, soit de se faire massacrer. L’OTAN se fout royalement des bidasses ukrainiens, par contre, et cela ne doit pas se savoir officiellement, il y a des centaines de troupes françaises, britanniques, allemandes coincées avec les Ukrainiens. Là par contre, çà ferait mauvais genre de les voir parader prisonniers devant les caméras des télés russes et rebelles… Il fallait gagner du temps et débloquer la situation pour au moins pouvoir exfiltrer la bidasserie de l’OTAN encerclée à Debaltsevo. De plus, les yankees devant armer et entraîner les troupes ukrainiennes, ils ont besoin de temps pour le faire et préparer la prochaine offensive.

Il suffit de regarder l’histoire du pays du goulag levant (ex-USA) pour s’en convaincre, à chaque fois que les yanks négocient, c’est qu’ils sont coincés et ont besoin de temps, une fois revigorés, ils brisent systématiquement toute trève ou traité pour revenir avec plus de force et de violence. Demandez aux nations Lakota, Cheyennes, Apaches (pardon à celles qu’on oublie), ce qu’elles en pensent ?

En regard de l’histoire, il est impossible de faire confiance en quoi que ce soit aux officiels yankees et l’OTAN étant sous commandement états-unien, on sait donc ce que cela veut dire.

La question est de savoir pourquoi Poutine joue t’il le jeu ? Pense t’il l’OTAN dans l’impasse ? Ou ne veut-il pas passer pour le borné inflexible de service, et laisser ainsi le régime de Kiev une fois revigoré par les armes et l’entrainement US, briser les accords de Minsk et ainsi avoir l’avantage moral en prouvant qu’on ne peut faire confiance à l’alliance Kiev/OTAN ? Connaissant Poutine la seconde option semblerait de mise, mais quel sera le prix à payer dans le futur pour le peuple du Donbass?

L’OTAN et ses maîtres de Washington veut gagner du temps et se regrouper pour mieux attaquer. Ils ne laisseront pas le Donbass en paix, ce n’est qu’une question de temps.

Par contre cela pourrait offrir une fenêtre à l’empire et son bras armé de l’OTAN, pour transférer ses mercenaires takfiristes de l’EI en déroute en Syrie vers le Caucase pour y recommencer une guerre en Tchétchénie afin d’occuper Poutine sur un autre front. Les options sont multiples et si nous y pensons, il va sans dire que Poutine le joueur d’échecs a prévu la tactique et s’y prépare ; c’est du moins ce qui paraît le plus logique.

Le message en fait est ZERO CONFIANCE à ce ramassis de va t’en guerre de l’OTAN, nul doute qu’en coulisse, les Russes anticipent les coups foireux et trahisons à venir. Espérons-le en tout cas.

Ingérence occidentale en Ukraine: L’OTAN voit des Russes partout !…

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Qui peut encore prêter un gramme d’attention à ce que peuvent braire les ânes de l’OTAN ?

Surtout n’oublions jamais:
OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

Militaires russes en ukraine: Moscou dément les allégations de l’OTAN

 

RIA Novosti

 

12 Novembre 2014

 

url de l’article:

http://fr.ria.ru/world/20141112/202963606.html

 

Le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov a démenti mercredi l’affirmation du général américain Philip Breedlove, commandant en chef des forces de l’Otan en Europe, sur des « militaires russes » qui seraient entrés en Ukraine.

« Nous ne prêtons même plus l’attention aux déclarations gratuites du commandant suprême des forces alliées en Europe Philip Breedlove sur des colonnes militaires russes qu’il aurait « vues » entrer en Ukraine », a déclaré M.Konachenkov.

« On a bien l’impression que moins l’opinion européenne croit au général, plus ses déclarations alarmistes deviennent fracassantes », a ajouté le porte-parole.

Le général Breedlove, en déplacement à Sofia, a notamment déclaré mercredi avoir vu ces deux derniers jours « des colonnes d’équipements russes, des chars russes, des systèmes de défense antiaérienne russes, de l’artillerie russe, et des troupes de combat russes entrant en Ukraine ».

Samedi et dimanche, les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont indiqué avoir vu de longues colonnes de matériel se dirigeant à l’ouest sur le territoire contrôlé par la république populaire autoproclamée de Donetsk (DNR).

Le commandant adjoint de la force d’autodéfense de la DNR Edouard Bassourine a fait savoir à RIA Novosti que les colonnes évoquées par l’OSCE appartenaient à la république autoproclamée, et que leur mouvement était dicté par la nécessité de la rotation, vu le durcissement des pilonnages des positions des insurgés et des quartiers résidentielles de Donetsk par l’armée ukrainienne.

Le 5 septembre, Kiev a signé avec les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (DNR et LNR) un accord de cessez-le-feu à Minsk. Selon les observateurs, les deux parties s’accusent mutuellement de violer la trêve. Ainsi, jeudi dernier, les insurgés ont appris qu’une colonne de chars de l’armée ukrainienne était entrée dans une banlieue de Donetsk et avait ouvert le tir.