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Ukraine: Au bout du bout du banc ?…

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Ukraine: soit quelqu’un capitule ou ce sera la guerre

 

Giuseppe Masala

 

8 février 2015

 

url de l’article en français:

http://ilfattoquotidiano.fr/ukraine-soit-quelquun-capitule-soir-ce-sera-la-guerre/

 

Les données à notre disposition ne laissent guère entrevoir d’issue pacifique en Ukraine. Si nous regardons les informations au niveau économique et financier, nous remarquons immédiatement  que les réserves de la Banque centrale ukrainienne en valeurs étrangères sont au plus bas, moins de 7 milliards de dollars. La monnaie locale, la Grivna, est en train de plonger de façon abyssale : en deux jours, elle a perdu plus de la moitié de sa valeur déjà très basse. Dans cette situation, il est évident que l’effondrement financier de Kiev est une question non pas de mois, mais de semaines. Un effondrement financier qui déclencherait également un effondrement institutionnel, politique et social dans le pays, aggravant ainsi ce que les politiques occidentaux irresponsables n’ont pas daigné prendre en compte voilà un an, à savoir que l’Ukraine est un trou noir capable d’entrainer dans le gouffre la sécurité de l’Europe tout entière…

Au sommet de Münich sur la sécurité, les Ukrainiens ont en fait déclaré qu’ils avaient un besoin immédiat de 20 milliards d’Euros pour continuer. Il semble évident que pour les USA et l’Union européenne, l’aventure ukrainienne, déjà absurde au plan politique, se révèle insoutenable financièrement.

Dans ce contexte, les tractations en  cours ne représentent pas une vraie recherche d’une paix éventuelle, mais seulement la tentative – d’un côté – de gagner du temps afin de circonscrire l’actuelle débâcle militaire et d’essayer de préserver ce qui peut l’être des quelque 8000 soldats de Kiev (ukrainiens et étrangers) destinés sinon à une mort certaine ; et de l’autre côté, il s’agit d’une tentative européenne de se créer ainsi un alibi face aux opinions publiques, en affirmant avoir recherché la paix par tous les moyens.

Il est évident que pour les USA, l’Union Européenne et l’OTAN –  si l’on prend aussi en compte l’effort financier fait jusque là -, la seule paix acceptable serait de voir une capitulation de la Russie. Autrement dit, l’acceptation par Moscou d’une Ukraine ramenée dans l’orbite occidentale, avec des troupes et des installations militaires de l’OTAN à ses frontières. Des termes clairement inacceptables pour la Russie qui verrait alors sa propre sécurité nationale mise en péril (il suffit d’imaginer le bouclier antimissile de l’OTAN positionné à moins de 500 km de Moscou). D’un autre côté, n’importe quelle autre solution intermédiaire serait une défaite pour le camp occidental, qui perdrait la face devant le monde entier et aurait dépensé des dizaines de milliards de dollars en pure perte, au point de devoir soutenir financièrement pour un temps indéterminé un pays énorme, aux mains d’une classe dirigeante irresponsable, sans en retirer le moindre avantage militaire ou stratégique.

Il est clair qu’à Minsk ce mercredi, face à un tel scénario, Poutine, Poroshenko, Hollande et Merkel ne pourront guère que broder une espèce d’armistice (nécessaire aux Occidentaux pour éviter la débâcle militaire qui se dessine sur le terrain, et utile à Poutine pour gagner quelques mois précieux) déguisé en « accords », lesquels seront immédiatement violés par les troupes ukrainiennes de façon à dissimuler l’inévitable faillite financière du pays.

Malheureusement, vu les contours que prend cette histoire, il n’y a pas de solution intermédiaire : soit la capitulation de la Russie, soit la défaite de l’Occident et des ses sbires nazis-fascistes. Barack Obama a mis sur pied le plus grand désastre diplomatico-militaire de l’histoire des États-Unis d’Amérique, même s’il a eu, à un moment donné, l’occasion de remettre les choses en place, mais il aurait fallu pour cela qu’il suive les conseils du vieil Henry Kissinger, lequel est certes un pur exemple de cynisme et d’immoralité politique, mais il avait tout compris dès mars 2014.

Maintenant, nous voyageons sur le fil du rasoir, avec les hauts responsables de l’OTAN qui poussent vers l’affrontement, espérant sans doute que Moscou capitule sans combattre, tandis que le département d’État US et ses pantins européens, véritablement pris de panique, espèrent encore une issue négociée. Mais la logique veut qu’une issue négociée ne mène nulle part, puisque toute solution – hormis la capitulation de la Russie – signerait de toute façon une défaite pour l’Occident.

Un retrait – éventuellement avec l’honneur des armes que l’Occident serait bien heureux de pouvoir attribuer à la Russie – est-il possible ?

Absolument pas. L’Histoire nous enseigne que les Russes ne veulent pas d’Occidentaux armés sur les rives du Don. Et ils ne se retireront jamais tant qu’ils y verront une arme ou un homme prêt à tirer.

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Propagande et faux-drapeau: L’affaire du vol MH17 fait-elle partie du plan de construction de la 3ème guerre mondiale ?…

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Le vol MH17 et l’option troisième guerre mondiale

 

Dean Henderson

 

22 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/07/22/flight-17-the-ww-iii-option/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Peu de temps après que le ministre des affaires étrangères John Kerry ait poussé ses “preuves” que les rebelles de l’Ukraine orientale aient travaillé directement avec l’armée russe pour déployer des batteries de missiles anti-aériens SA-11 pour abattre le vol MH17 de la Malaysia Airline, le chef de la défense russe Sergeï Choïgou a tenu sa propre conférence de presse, où il a déclaré que la Russie possède les images satellites d’un chasseur ukrainien Su-25 qui se trouvait dans l’espace aérien du vol MH17 lorsque ceui-ci fut abattu.

La Russie n’a absolument aucune raison de perpéter cette action. Depuis la prise de pouvoir fasciste d’un milliardaire en Ukraine en Février, la Russie a montré une retenue extrême tout en s’engageant dans une diplomatie économique incluant un accord gazier avec la Chine de plus de 400 milliards de dollars, la formation d’une Union Economique Eurasienne avec la Biélorussie et le Kazakhstan et le lancement d’une Banque de Développement de la BRICS d’une valeur de 100 milliards de dollars lors de la tournée sud-américaine de Poutine.

Les banksters internationaux, d’un autre côté, ont tous les motifs pour faire abattre cet appareil. L’incident porte tous les stigmates d’un évènement faux-drapeau perpétré pour donner une couverture au bain de sang auquel se livre de nouveau Israël à Gaza, tout en regonflant l’économie mondiale au travers d’une escalade vers la guerre contre ces pénibles Russes. Ajoutez à cela la mort dans l’incident d’un grand nombre de spécialistes mondiaux sur le SIDA qui étaient à bord du vol MH17 en route pour une conférence internationale et aussi le fait que la Malaisie a toujours été une épine dans le pied d’Israël (des Rothschild)…

Alexandre Lebedev, un ancien milliardaire à qui appartient les journaux britanniques de l’Independant et de l’Evening Standard a dit qu’il était profondément pessimiste quant à la possible réparation de la relation entre la Russie avec les Etats-Unis et ses alliés européens après les accusations américaines.

“L’horloge a été ramenée aux années 1980, au faîte de la guerre froide, mais dans les années 1980, les deux côtés se contenaient l’un l’autre, maintenant nous avons une guerre ce qui est pire”, a dit Lebedev, qui fut un officier du renseignement russe à Londres.

L’abattage du vol MH17 est la seconde fois cette année qu’un jumbo jet de la Malaysia Airline disparaît dans des circonstances désastreuses. Le 8 Mars le vol MH370, transportant 227 passagers et 12 membres d’équipage a disparu lors d’un vol de liaison entre Kuala Lumpur et Pékin.

Après la recherche internationale la plus longue et la plus coûteuse de l’histoire de l’aviation civile, le destin du vol MH370 demeure un mystère.

Quelques chercheurs ont suggéré que le vol MH370 a été capturé par les Etats-Unis et a été amené sur la base aérienne stratégique américaine de Diego Garcia dans l’Océan Indien. Il y a plusieurs éléments soutenant la théorie de Diego Garcia, incluant la zone de contact du cellulaire du co-pilote et le virage plein ouest de l’avion, tous deux étant consistant avec une trajectoire de vol vers l’île. Il y a aussi eu un message et une image liés à un passager.

Peu de temps après la disparition de l’avion, un message fut posté sur le site 4chan disant: “Je suis retenu en otage par des personnels militaires inconnus après que mon vol ait été détourné. Je travaille pour IBM et j’ai pu cacher mon téléphone cellulaire dans mon anus pendant le détournement. J’ai été séparé du reste des passagrs et je suis dans une cellule. Mon nom est Philip Wood. Je pense que j’ai été drogué car je ne peux pas penser clairement.

La photo accompagnatrice en format Exif a identifié non seulement le téléphone iPhone et le groupe date/heure d’une photo prise peu de temps avant la transmission, mais aussi les coordonnées GPS qui pointent exactement là où se trouve Diego Garcia. Il a été affirmé que l’image était bidouillée car au moins une version suggérait la manipulation par l’utilisation d’un logiciel Picasa bien que le site Jim Stone Freelance dit qu’il a eu une copie originale avant un hacking sévère, réfutant les variantes comme étant un “shillage”, a donné un capture d’écran de la lecture originale des coordonnées GPS, a rejeté la notion que le camouflage était physiquement intenable, réfuté l’affirmation que Wood n’a jamais été un ingénieur chez IBM ou même avoir été sur le vol (citant les manifestes passagers et le profile LinkedIn de Wood) et cité une source militaire attestant d’un service de téléphonie sans fil sur la base de Diego Garcia. De plus, une capture d’écran circulait, prise sur le site de la base américaine et indiquant que le traffic aérien sur Diego Garcia avait été suspendu pour 72 heures exactement dans la fourchette de temps où le vol MH370 aurait pu y attérir.

Stone a aussi suggéré que certains ingénieurs chinois à bord avaient une familiarité clé avec un nouveau système opératoire chinois qui n’aurait pas de backdoors (portes dérobées) accessibles aux Etats-Unis via la NSA. Des traitements similaires de motif ont questionné le passage légal de droits lucratifs de patente vers un groupe contrôlé par les Rothschild: Blackstone Group.

Sous la variante d’un autre motif, une affirmation provenant d’une source informée diffusée sur une émission de radio de grande écoute, a suggéré qu’en février 2014, le détournement d’un convoi par les Talibans résulta en la capture d’une technologie de contrôle de drones, qui fut vendue à la Chine par la Malaisie et envoyé en Chine au moyen de ce vol MH370. Dans ce scenario, les Etats-Unis et Israël ont mis à bord des agents pour se coordonner avec le système de brouillage d’AWACS afin de détourner le vol sur Diego Garcia, de désembarquer l’équipement et de téléguider de nouveau le vol vers l’océan pour l’y faire se crasher tandis que les passagers étaient déjà morts asphyxiés suite à une dépressurisation volontaire de la cabine.

La Malaise n’a aucune relation diplomatique avec Israël. L’ancien premier ministre de la Malaisie de 1981 à 2003, Mahatir Mohamed, a souvent accusé ses critiques d’être des agents sionistes et a accusé les sionistes de vouloir endommager l’intégrité de la Malaisie et d’essayer de détruire l’Islam.

Mahatir a déclaré qu’il croit que le vol MH370 a été détourné électroniquement en utilisant la fabrique de données et de systèmes à bord des B777 et de leur système de gestion de vol. Ceci demande un accès au système de sécurité du B777 par des portes dérobées déjà programmées dans le codage du logiciel. Mahatir a récemment déclaré: “Clairement, Boeing et certaines agences ont la capacité de prendre un contrôle ininterrompu des avions de lignes commerciaux dont le B777 vol MH370 fait partie.

Le scientifique du SIDA de renommée mondiale Joep Lange et plusieurs autres scientifiques et activistes du SIDA se trouvaient à bord de vol MH17. Dans une adresse à la nation vendredi dernier, le président Obama a dit: “Près de 100 personnes, presqu’un tiers des 298 passagers à bord de ce vol, se rendaient à la conférence internationale sur le SIDA de Melbourne en Australie.

Considérant la propension des Rothschild à frapper les scientifiques qui osent interférer avec leur agenda de dépopulation du monde, dont le SIDA est un composant clé, ceci n’est pas une coïncidence. Ceci nous rappelle la poussée de mortalité chez les microbiologistes après la fameuse frayeur, terreur à l’anthrax aux Etats-Unis juste après les attentats du 11 septembre 2001.

Toutes choses considérées, il semble évident que les mêmes personnes qui sont derrière le massacre de Gaza soient aussi derrière l’abattage du vol MH17. L’offensive au sol israélienne contre Caza a commencé le même jour où le vol MH17 a été abattu.

Avec ce faux-drapeau, les banksters emmenés par les Rothschild, exposés et haïs, à court d’options économiques pour étouffer la dépression déflationnaire globale qui vient, sont en train de mettre en place l’option troisième guerre mondiale.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les nazis de nos amis sont nos nazis… amis… nazis ?… Laisse tomber…

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Les nouveaux maîtres de l’Ukraine

 

Réseau Voltaire / Oriental Review

 

28 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182992.html 

 

Le nouveau gouvernement ukrainien est composé pour un tiers de nazis (dont nous avons déjà présenté le trombinoscope à nos lecteurs) et pour deux tiers de représentants des grands capitalistes du pays. Même s’il existe de fortes tensions en son sein, ce gouvernement est en train de mettre rapidement en œuvre une politique clairement fasciste, dont l’Oriental Review décrit ici les principaux aspects. On ne peut que s’inquiéter de l’indifférence, voire de la complicité, de l’Union européenne et des États-Unis face à cette vague brune.

Le ton paternaliste et conciliant des dirigeants occidentaux envers les nouvelles autorités de l’Ukraine est aux antipodes des valeurs humanitaires et démocratiques qu’ils exhortent les autres pays du monde à respecter. Une fâcheuse impression de déjà vu gagne immanquablement l’observateur qui se penche sans a priori sur la situation de cet État né dans le sillage de la dissolution de l’Union soviétique, et sur la politique mise en œuvre dans la région par l’Occident. Les déclarations fusent des deux côtés de l’Atlantique pour soutenir le « gouvernement légitime de l’Ukraine » resté sous le contrôle de la clique de nationalistes extrémistes radicaux qui l’a porté au pouvoir et ne représente pourtant qu’une toute petite minorité de la population ukrainienne. À vrai dire, ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine n’est guère différent de ce qui s’est passé dans l’Allemagne des années 1930 avec l’ascension du chancelier Hitler au pouvoir. Ce sont les mêmes stratagèmes politiques qui sont utilisés. Ce sont les mêmes contraintes qui sont mises en œuvre. L’étude minutieuse des développements en cours et des manœuvres politiques qui les accompagnent permettra peut-être d’éclairer, du même coup, d’un jour nouveau, ce que nous savons des origines du nazisme dans l’Allemagne du vingtième siècle.

Leur idéologie

Les groupes néonazis ukrainiens ont joué un rôle majeur dans l’organisation du coup d’État perpétré à Kiev en février dernier. Le groupe qui fait parler de lui le plus souvent est celui que dirige Dmitri Yarosh : « le Secteur droit » (Pravy Sector). Yarosh est soutenu par les groupes paramilitaires fascisants qui se sont constitués en « forces d’autodéfense de Maidan » . Ces olibrius ne se privent pas d’exhiber leurs emblèmes néonazis (la croix celtique et une version revisitée de la croix gammée). Ils se posent en continuateurs des formations de la Ligue des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera, de l’Armée des insurgés ukrainiens et la Division galicienne des SS, auxquelles ils vouent outrageusement un culte sacré.

Le parti Svoboda est la vitrine politique du mouvement néonazi ukrainien. Il s’est vu octroyer presque la moitié des portefeuilles qui ont été attribués par le « gouvernement provisoire » à Kiev. Son chef, Oleg Tyahnibok, est l’un des trois piliers de la triade entrée dans l’histoire comme « l’état-major de l’Euromaidan ». Lors de la dernière élection, ce parti a recueilli plus de deux millions et demi de suffrages. Les résultats obtenus dans la partie occidentale de l’Ukraine montrent qu’ils disposent déjà dans cette région d’une assise électorale significative. Si on en croit leur programme, les partisans de Tyahnibok projettent d’ajouter aux passeports ukrainiens une rubrique obligatoire précisant l’appartenance « nationale » de façon à faciliter l’identification des juifs et des moscovites. Ils prévoient également l’extension à tous, à l’exception des malades mentaux, du droit de posséder des armes à feu, et l’ajout à la constitution d’une clause décrétant que le gouvernement en exercice se pose en continuateur de l’État ukrainien créé le 30 juin 1941, dont la proclamation officielle précisait que :
« Le nouveau pouvoir ukrainien travaillera en étroite collaboration avec le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, qui s’applique à instaurer un ordre nouveau en Europe, et aide la nation ukrainienne à se débarrasser des moscovites qui occupent le pays. »

Un autre point du programme de Svoboda vaut d’être relevé : sa détermination à redonner à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire, et à se doter d’un « arsenal de missiles nucléaires tactiques » .Peut-on imaginer un instant Dmiitri Yarosh dans les fonctions de président d’une nation ukrainienne indépendante, dotée de l’arme nucléaire ? …

Leurs méthodes de combat et leur tactique

Comme les nazis le firent en Allemagne dans les années 1920 et 1930, les néonazis ukrainiens se sont emparés du pouvoir au lendemain d’émeutes accompagnées d’assassinats. Les insurgés ont dénoncé la riposte pourtant bien timorée des autorités comme « une abolition de la liberté et une entreprise terroriste perpétrées par la juiverie communiste ». Les tentatives de résistance au coup d’État, dans la société civile, ont été qualifiées d’ « intrigues ourdies par les agents de Moscou ». Les maîtres de chœur de la propagande putschiste, mettant à profit la « liberté d’expression » dont ils jouissaient, ont tenté d’apitoyer le monde entier avec leurs jérémiades sur « l’écrasement des manifestations pacifiques ». Et quand ces cris d’orfraie ont cessé d’avoir les effets escomptés, de « mystérieux tireurs embusqués » se sont mis à massacrer la population des faubourgs de Kiev. C’est exactement de cette façon qu’Adolf Hitler et ses comparses sont arrivés au pouvoir en Allemagne. Ceux qui hier brandissaient leurs armes en prenant d’assaut les bâtiments de l’administration, qui tabassaient les opposants politiques, qui torturaient en public les agents officiels des forces de l’ordre de l’État et les journalistes, sont aujourd’hui portés aux nues et traités en héros. La junte de Kiev et les spadassins à sa solde tentent de réprimer par la force la résistance populaire qui s’organise dans le Sud-Est du pays, comme ils ont tenté de le faire à Donnetzk, à l’Est, le 13 mars dernier.

Les cortèges imposants des fascistes ukrainiens défilant avec leurs torches sortent tout droit du bréviaire nazi, avec leurs slogans repris en rengaines comme « l’Ukraine avant tout, par dessus tout au monde », « Gloire à la nation, Mort à ses ennemis », etc… Le drapeau noir et rouge de Stepan Bandera qui a été hissé à Kiev en face du parlement (Rada), est une allusion non dissimulée au drapeau rouge et noir de l’Allemagne nazie.

L’exaltation mystificatrice de la « révolution nationale » est martelée dans les esprits des citoyens ukrainiens subjugués par les événements survenus sur la place de l’Indépendance à Kiev, et restés soumis, en état de sidération, tels des zombies. Cette bouffonnerie a atteint les sommets aux premières heures du 22 février 2014 avec le déclenchement du coup d’État avant même que n’ait séché l’encre des signatures de l’accord de sortie de crise accepté la veille par les dirigeants de l’opposition. Cet accord qui bénéficiait de la garantie de l’Union européenne, et qu’avaient contresigné les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne, était en réalité un coup ambitieux à double détente, une mesure dilatoire avant le déclenchement du coup d’État.

Leur mythologie

Le culte des « cent glorieux » de la place de l’Indépendance est la copie conforme du culte du Parti des Martyrs » de l’Allemagne nazie, à ceci près que ni même Adolf Hitler, ni ses comparses du putsch raté du 9 novembre 1923 n’avaient eu l’idée de louer les services de tireurs embusqués pour massacrer leurs propres partisans. Dans l’ombre des bannières qui proclament : « Ne trahissez pas les Cent Glorieux ! », un régime de fanatiques nationalistes est en train d’instaurer le contrôle absolu des moyens d’information, d’organiser la répression des opposants politiques, et de déclencher une psychose nationaliste à travers tout le pays. Les propagandistes néonazis proclament que toute remise en cause des méthodes totalitaires utilisées pour combattre les opposants sera considérée comme une trahison du « Parti des Martyrs ».

Le rêve d’édifier un État permettant d’unifier la nation allemande a toujours été la clé de voûte de la mythologie nazie. Pour le nouveau régime ukrainien, l’éradication de l’usage de la langue russe, dans tous les aspects de la vie courante, est une priorité impérieuse. Le désir infamant d’intégrer le pays dans l’Union européenne est érigé en devoir sacré par la mythologie du nouveau régime, comme si l’Europe était la planche de salut providentielle permettant d’échapper aux « hordes asiatiques barbares » de Moscou. Ironie cruelle, le mot « Maidan » est un mot d’origine asiatique, vestige de l’influence des hordes tartares et mongoles sur la culture russe-mineure.

L’instrumentalisation de la religion

Les thèses nationalistes extrémistes des homélies du « Patriarcat de Kiev » et de l’Église schismatique grecque-catholique uniate ont fourni aux militants de l’Euromaidan, et aux insurgés qui ont pris le pouvoir à Kiev, le socle de leur catéchisme. Or, l’Église Uniate a un lourd passé de collaboration avec les ligues nazies de Stepan Bandera. Les fonctions idéologiques et religieuses assignées au « Patriarcat de Kiev » par le nouveau régime sont en tous points similaires à celles attribuées jadis à l’Église évangélique allemande de Ludwig Müller par le troisième Reich. À l’instar des nazis qui se sont attelés, en leur temps, à la création d’une Église luthérienne nationale unifiée pour l’empire allemand, les nazis ukrainiens d’aujourd’hui défendent un programme où figure en bonne place la nécessité d’établir une Église nationale ukrainienne unifiée, distincte.

Les lois qu’ils proclament

Le premier haut-fait symbolique du nouveau régime ukrainien a été l’abolition de la loi sur les langues régionales, qui garantissait au plan local une relative protection des droits élémentaires des Ukrainiens de souche russe et des russophones, qui constituent la majorité du pays. Toutefois, celui qui se fait appeler « le président de l’Ukraine », Oleksandr Turchynov, a été vigoureusement encouragé à ne pas signer ce décret. Il a paru opportun, pour le régime, de suspendre pour un temps sa guerre linguistique contre les russophones. C’est désormais le néonazi russophobe Volodymyr Yavorivsky qui préside la commission chargée d’élaborer la nouvelle loi sur les langues de l’Ukraine, avec l’aide de la démente Irina Farion, la nouvelle titulaire du ministère de l’Éducation, qui menaçait encore tout récemment de déporter à l’Est les enfants qui persistent à vouloir conserver leur prénom russe. Selon l’un des membres de la commission, les auteurs de la nouvelle « loi » ambitionnaient de créer une « police linguistique » nationale. À cause des récriminations européennes, il a été décidé d’effacer provisoirement du texte de loi toute référence à la langue russe. (Le russe est la langue parlée la plus utilisée en Ukraine.)

Les premiers ballons d’essai de la clique au pouvoir à Kiev incluent également la coupure des chaînes de télévision russes opérant en Ukraine, et une politique de laisser-faire valant caution, à l’égard de la vague de destruction des monuments que les fascistes ukrainiens considèrent comme de fâcheux rappels des destins inséparables, à bien des égards, de l’Ukraine et de la Russie. Le parti Svoboda, qui est très largement représenté dans le « gouvernement provisoire », a déjà mis en avant la nécessité d’interdire l’utilisation de la langue russe sur la place publique. Il se propose de faire de la dérussification, qu’il place sur le même plan que la lutte pour l’éradication des activités criminelles, l’un des objectifs prioritaires de la nation. On a là un aperçu des premières expérimentations des équipages sur lesquels comptent les insurgés pour mettre au banc d’essai leur version revisitée des sinistres lois de Nuremberg.

Leur exercice du pouvoir

Encore sous la menace des armes des « forces d’autodéfense du Maidan », le Conseil suprême de l’Ukraine (Rada : organe législatif monocaméral), dont le fonctionnement actuel viole les dispositions constitutionnelles, vient d’adopter une résolution portant création d’une « Garde nationale » forte de 60 000 combattants. Ces forces d’intervention auront pour mission de protéger « l’ordre public » (à l’image de l’Ordre nouveau établi autrefois par les Allemands dans les territoires occupés) et de mettre fin aux « désordres » contrevenant aux dispositions de l’État d’urgence. Elles prêteront leur concours à la défense des frontières (avec la Russie, évidemment) et participeront aux opérations militaires en cas de guerre. Les « groupes d’autodéfense de Maidan » et de Pravy Sector (le Secteur droit) en seront le fer de lance.

Tout comme les sections d’assaut allemandes, ces bataillons, originaires pour la plupart de Lvov (la partie occidentale du pays) seront, à l’image des Waffen SS, à la fois des unités combattantes et des forces de répression. En leur temps, les nazis s’étaient rapidement débarrassés des généraux de la Wehrmacht qui avaient osé s’opposer à la création et à l’armement d’une « armée du parti ». Usant du même stratagème, le « Premier ministre » en exercice, Arseny Yatsenyuk, n’a pas hésité à limoger trois ministres délégués à la Défense qui avaient osé s’opposer à son plan effarant d’armer les militants de Pravy Sector.

En Ukraine, le ministère des Affaires intérieures, l’Office ukrainien de la Sécurité, et les services du procureur seront bientôt rangés au rayon des souvenirs. Une seule mission, simple, basique, leur a été assignée : l’identification des sceptiques et des opposants à seule fin de les punir. Dans tout le pays, les citoyens vigilants sont incités à utiliser les lignes rouges anonymes mises à leur disposition à grands renforts de publicité, pour « balancer » tout individu suspecté de velléités séparatistes. Les téléphones sont sur écoute. Les courriers électroniques sont espionnés. Les manœuvres d’intimidation et les menaces de poursuites judiciaires ou de convocation dans les bureaux des services de sécurité sont de notoriété publique. Des agents sous couverture prennent ouvertement des clichés de tout individu aperçu à proximité d’un rassemblement anti-fasciste. Une commission d’ajustement des services de l’État a été mise en place pour organiser l’éviction des « éléments non fiables ». La promulgation d’une amnistie générale absolvant les « héros de Maidan » de tous les crimes et délits pour lesquels ils étaient poursuivis, —y compris les assassinats— a servi de prélude à l’ouverture d’une cascade de mises en examen d’une toute autre nature : des inculpations ont ainsi été prononcées à l’encontre de prévenus soupçonnés d’être des séparatistes, des fédéralistes, ou encore d’avoir participé à la « prise » des bâtiments administratifs dans le Sud-Est du pays, etc… On assiste à la mise en place fulgurante d’un système de surveillance et de répression généralisé, échappant à tout contrôle. Ce système , qui s’applique à renforcer tous les services de répression de l’État, n’est pas autre chose que la version ukrainienne contemporaine de la Gestapo allemande d’autrefois.

La répression des opposants au régime néonazi de Kiev prend de telles proportions que le pays pourrait bientôt connaître lui aussi sa nuit de cristal, à l’image de celle orchestrée en novembre 1938, à travers toute l’Allemagne, par les bataillons de choc nazis.

La Russie peut-elle rester impassible devant l’imminence de ce danger ? Ceux qui ont été convoqués, interrogés, et envoyés à la torture dans les geôles des services de sécurité ukrainiens se comptent déjà par dizaines. Dans quelque temps, ils seront des centaines, puis des milliers…

Pour autant, les complices des néonazis de Kiev qui siègent à Washington et à Bruxelles, ne témoignent pas le moindre signe de regret après l’échec du plan qu’ils ont ourdi pour obliger la Russie à abandonner l’Ukraine. lls croient tenir en laisse la bête néonazie qu’ils ont bercée, choyée et engraissée.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review