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Déstabilisation de l’Europe et du Moyen-Orient: Erdogan, la Turquie et le projet totalitaire…

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Très bonne analyse de Meyssan sur la situation turque et géopolitique dans la zone européenne et moyen-orientale, mais nous aimerions amener quelques précisions de notre côté, car nous pensons que l’analyse de Meyssan demeure malgré tout incomplète.

La première des choses est sa mention du bout de la plume du PKK kurde. Depuis le départ, pour des raisons politiques, Meyssan ignore et omet de dire que le PKK depuis la fin des années 90 n’est plus un parti, mouvement marxiste-léniniste et que depuis 2004, les kurdes de Turquie et du Rojava syrien (région du nord de la Syrie englobant la devenue célèbre Kobané pour sa résistance héroïque aux assauts de l’EIIL/Daesh) ont fait le choix du confédéralisme démocratique, grandement inspiré dans la théorie comme dans la pratique, du communalisme libertaire et écologique pensé par l’anarchiste américain Murray Bookchin. La fédération des communes libres kurdes représente l’avenir positif du Moyen-Orient comme Abdullah Ocalan l’a expliqué dans son manifeste pour le confédéralisme démocratique que nous publions en ce moment même.
En référence historique, une s’impose ici: la comparaison avec l’Espagne et sa révolution sociale de 1936-39 qui lutta contre le fascisme de Franco et de l’église catholique et finit par perdre suite à la coalition de la préservation du statu quo étatiste des fascismes (Franco/Mussolini/Hitler), des marxistes (staliniens de l’URSS et d’ailleurs) et du soi-disant front populaire qui ferma ses portes et refusa toute aide à la “république” (qui reste dans les “livres d’histoire”) des anarchistes internationalistes. Aujourd’hui, les Kurdes du Rojava et de Turquie et les populations volontairement associées à la confédération démocratique sont “oubliées” et subissent une répression sanglante de la part de l’état fasciste turc, bras armé de tous les états ligués contre le seul danger viable à l’État et son oppression générale des peuples: la société des sociétés en association des communes libres.

La seconde chose est de continuer le raisonnement jusqu’au bout quand, comme Meyssan, on associe en partie justement du reste, Ergogan à Hitler. Comment ? En mentionnant le fait qu’Hitler est arrivé au pouvoir en Allemagne grâce aux manes financières de la City de Londres et de Wall Street et que lui et son parti nazi ont continué à recevoir ces manes jusqu’à au moins 1944, comme l’a si justement prouvé l’historien Antony C. Sutton dans son ouvrage de recherche “Wall Street et la montée d’Hitler” dont nous avons traduit de très larges extraits il y a déjà quelques années. Ainsi Hitler fut et est demeuré la création de l’occident capitaliste comme le fut auparavant l’URSS avec Lénine et Trotsky tous deux agents respectivement de la City de Londres et de Wall Street (cf Sutton “Wall Street et la révolution bolchévique”). De la même manière Erdogan et ce qu’il représente: la secte des frères musulmans, sont des créations de l’occident et soutenus par les mêmes pouvoirs financiers (la secte des frères musulmans a été développé après sa naissance par les services britanniques dans les années 1920 après l’éclatement de l’empire ottoman,à des fins de contrôle et de division de l’islam sunite, dans le plus pur style britannique du “diviser pour mieux régner”). Ainsi, ce qui arrive à la Turquie, à l’Europe et au Moyen-Orient n’est pas la volonté d’un seul homme: Erdogan et de sa clique, qui aurait kidnappé la destinée politique de l’ensemble de la région, comme semble vouloir l’indiquer Meyssan, mais tout ceci est le résultat d’une planification minutieuse arrivant à son dénouement: le chaos programmé généralisé dans la zone euro-moyen-orientale. Erdogan est un pion, payé grassement pour ce qu’il fait. Il est à 100% la création de la City de Londres et de Wall Street tout comme Lénine, Trotsky, Staline. Hitler, Mussolini, Franco, Mao, Saddam Hussein, le Shah d’Iran, la maison Al-Saoud et toute la litanie de dictateurs sud-américains l’ont été avant lui. Il sert de bouc-émissaire pur protéger ses commanditaires et si çà tourne au vinaigre, il sera sacrifié, comme toutes les autres marionnettes avant lui.

Pour La City et Wall Street, tout cela n’est que business as usual, sur fond de guerre du gaz bien évidemment, véritable enjeu de l’affaire et trop souvent occulté pour des raisons géopolitiques… Ce qui se passe en ce moment est une guerre par procuration entre Exxon-Mobil (Rockefeller) et Royal Dutch Shell (Rothschild) contre Gazprom (Russie/Poutine) et l’entreprise nationale du pétrole et du gaz iranienne. Tout le reste n’est qu’écran de fumée et posture idéologique de circonstance pour entretenir l’idéologie du “choc des civilisations” bidon inventé de toute pièce par la fange néoconservatrice occidentale.

~ Résistance 71 ~

 

Le suicide européen face à la Turquie

 

Thierry Meyssan

 

21 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190851.html

 

En signant un accord —au demeurant illégal en droit international— avec la Turquie pour ralentir l’afflux de migrants, les dirigeants de l’Union européenne se sont engagés un peu plus dans un pacte avec le diable. Une grande partie des 3 milliards d’euros annuels alloués à Ankara servira à financer le soutien aux jihadistes et, par conséquent, à augmenter le nombre de migrants fuyant la guerre. Surtout, en abrogeant dans les prochains mois les visas avec la Turquie, les Européens instituent la libre-circulation entre les camps d’Al-Qaïda en Turquie et Bruxelles. En écrasant les peuples irakien et syrien sous l’oppression des jihadistes qu’ils financent indirectement et en abandonnant le peuple turc à la dictature du président Erdoğan, ils préparent les bases d’un très vaste affrontement dont ils seront les victimes.

Le Conseil européen des 17 et 18 mars 2016 a adopté un plan visant à résoudre le problème posé par l’afflux massif de migrants en provenance de Turquie [1]. Les 28 chefs d’État et de gouvernement se sont soumis à toutes les demandes d’Ankara.

Nous avions déjà analysé la manière dont les États-Unis entendaient utiliser les événements du Proche-Orient pour affaiblir l’Union européenne [2]. Au début de l’actuelle crise des « réfugiés », nous avons été les premiers à observer à la fois que cet événement avait été délibérément provoqué et les problèmes insolubles qu’il allait poser [3]. Malheureusement, toutes nos analyses ont été vérifiées et nos positions ont été, depuis, largement adoptées par nos détracteurs d’alors.

Allant plus loin, nous voulons étudier la manière dont la Turquie s’est emparée du jeu et l’aveuglement de l’Union européenne qui persiste à avoir un coup de retard.

Le jeu de Recep Tayyip Erdoğan

Le président Erdoğan n’est pas un homme politique comme les autres. Et il ne semble pas que les Européens, ni les peuples, ni leurs dirigeants, en aient pris conscience.

  • Premièrement, il est issu de la Millî Görüş, un mouvement islamique panturquiste lié aux Frères musulmans d’Égypte et favorable au rétablissement du Califat [4]. Selon lui —comme d’ailleurs selon ses alliés du Milliyetçi Hareket Partisi (MHP)—, les Turcs sont les descendants des Huns d’Attila, eux-mêmes enfants du loup des steppes d’Asie centrale, dont ils partageaient l’endurance et l’insensibilité. Ils forment une race supérieure appelée à gouverner le monde. Leur âme est l’islam.

Le président Erdoğan est le seul chef d’État au monde à se revendiquer d’une idéologie suprémaciste ethnique, parfaitement comparable à l’aryanisme nazi. Il est également le seul chef d’État au monde à nier les crimes de son histoire, notamment les massacres des non-musulmans par le sultan Abdülhamid II (les massacres hamidiens de 1894-95 : au moins 80 000 chrétiens tués et 100 000 chrétiennes incorporées de force dans les harems), puis par les Jeunes Turcs (génocide des Arméniens, des Assyriens, des Chaldéens, des Syriaques, des Grecs pontiques et des Yézidis de 1915 à 1923 : au moins 1 200 000 morts) ; un génocide qui fut exécuté avec l’aide d’officiers allemands, dont Rudolf Höß, futur directeur du camp d’Auschwitz [5].

En célébrant le 70ème anniversaire de la libération du cauchemar nazi, le président Vladimir Poutine soulignait que « les idées de suprématie raciale et d’exclusivisme ont provoqué la guerre la plus sanglante de l’Histoire » [6]. Puis, lors d’une marche —et sans nommer la Turquie—, il appelait tous les Russes à se tenir prêts à renouveler le sacrifice de leurs grands-parents si nécessaire afin de sauver le principe même de l’égalité entre les hommes.

  • Deuxièmement, le président Erdoğan, qui n’est soutenu que par un tiers de sa population, gouverne seul son pays par la contrainte. Il est impossible de savoir précisément ce que pense le peuple turc, puisque la publication de toute information mettant en cause la légitimité du président Erdoğan est désormais considérée comme une atteinte à la sécurité de l’État et conduit immédiatement en prison. Cependant, si l’on se réfère aux dernière études publiées, en octobre 2015, moins d’un tiers de l’électorat le soutient. C’est nettement moins que les nazis en 1933, qui disposaient alors de 43 % des voix. Raison pour laquelle, le président Erdoğan n’a pu gagner les élections législatives qu’en les truquant grossièrement. Entre autres : 
 Les médias d’opposition ont été muselés : les grands quotidiens Hürriyet et Sabah ainsi que la télévision ATV ont été attaqués par des nervis du parti au pouvoir ; des enquêtes ont visé des journalistes et des organes de presse accusés de soutenir le « terrorisme » ou d’avoir tenu des propos diffamatoires contre le président Erdoğan ; des sites web ont été bloqués ; des fournisseurs de services numériques ont supprimé de leur offre les chaînes de télévision d’opposition ; trois des cinq chaînes de télévision nationales, dont la chaîne publique, ont été, dans leurs programmes, clairement favorables au parti au pouvoir ; les autres chaînes de télévision nationale, Bugün TV et Kanaltürk, ont été fermées par la police. 
 Un État étranger, l’Arabie saoudite, a déversé 7 milliards de livres de « dons » pour « convaincre » les électeurs de soutenir le président Erdoğan (soit environ 2 milliards d’euros). 
 128 permanences politiques du parti de gauche (HDP) ont été attaquées par des nervis du parti du président Erdoğan. De nombreux candidats et leurs équipes ont été passés à tabac. Plus de 300 commerces kurdes ont été mis à sac. Plusieurs dizaines de candidats du HDP ont été arrêtés et placés en détention provisoire durant la campagne. 
 Plus de 2 000 opposants ont été tués durant la campagne électorale, soit par des attentats, soit du fait de la répression gouvernementale visant le PKK. Plusieurs villages du sud-est du pays ont été partiellement détruits par des blindés de l’armée.

Depuis son « élection », une chape de plomb s’est abattue sur le pays. Il est devenu impossible de s’informer sur l’état de la Turquie par sa presse nationale. Le principal quotidien d’opposition, Zaman, a été placé sous tutelle et se borne désormais à louer la grandeur du « sultan » Erdoğan. La guerre civile, qui fait déjà rage à l’Est du pays, s’étend par des attentats à Ankara et jusqu’à Istanbul, dans la totale indifférence des Européens [7].

  1. Erdoğan gouverne presque seul, entouré d’un groupe restreint, dont le Premier ministre Ahmet Davutoğlu. Il a publiquement déclaré durant la campagne électorale qu’il n’appliquait plus la Constitution et que tous les pouvoirs lui revenaient désormais.

Le 14 mars 2016, le président Erdoğan a déclaré que face aux Kurdes : « La démocratie, la liberté et l’état de droit n’ont plus la moindre valeur ». Il a annoncé son intention d’élargir la définition légale des « terroristes » pour inclure tous ceux qui sont « des ennemis des Turcs » —c’est-à-dire les Turcs et les non-Turcs qui s’opposent à leur suprémacisme—.

  • Troisièmement, le président Erdoğan utilise les pouvoirs qu’il s’est anti-constitutionnellement octroyés pour transformer l’État turc en parrain du jihadisme international. En décembre 2015, la police et la Justice turques avaient pu établir les liens personnels de M. Erdoğan et de son fils Bilal avec Yasin al-Qadi, le banquier global d’Al-Qaïda. Il a donc limogé les policiers et les magistrats qui avaient osé « porter atteinte aux intérêts de la Turquie » (sic), tandis que Yasin al-Qadi et l’État intentaient un procès au quotidien de gauche BirGün pour avoir reproduit mon éditorial, « Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan».

En février dernier, la Fédération de Russie déposait un rapport de Renseignement au Conseil de sécurité de l’Onu attestant du soutien de l’État turc au jihadisme international, en violation de nombreuses résolutions [8]. J’ai publié une étude précise sur ces accusations, immédiatement censurée en Turquie [9].

La réponse de l’Union européenne

L’Union européenne avait envoyé une délégation pour surveiller les élections législatives de novembre 2015. Elle a longuement différé la publication de son rapport, puis s’est résolue à en publier une brève version édulcorée.

Paniqués par les réactions de ses populations réagissant durement à l’entrée massive de migrants —et, pour les Allemands, à l’abolition du salaire minimum qui en a résulté—, les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’Union ont mis au point avec la Turquie une procédure pour qu’elle résolve leurs problèmes. Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, Filippo Grandi, a immédiatement relevé que la solution choisie viole le droit international, mais en supposant que les choses puissent être améliorées, ce n’est pas là le problème principal.

L’Union s’est engagée à 
 verser 3 milliards d’euros annuels à la Turquie pour l’aider à faire face à ses obligations, mais sans mécanisme de vérification de l’usage de ces fonds ; 
 mettre fin aux visas requis aux Turcs pour entrer dans l’Union [10] —ce n’est plus qu’une question de quelques mois, voire de semaines— ; 
 accélérer les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union —ce sera par contre beaucoup plus long et aléatoire—.

En d’autres termes, aveuglés par la récente défaite électorale d’Angela Merkel [11], les dirigeants européens se sont contentés de trouver une solution provisoire pour ralentir le flux des migrants, sans chercher à résoudre l’origine du problème et sans tenir compte de l’infiltration de jihadistes parmi ce flux.

Le précédent de Munich

Dans les années 30, les élites européennes et états-uniennes considéraient que l’URSS, par son modèle, menaçait leurs intérêts de classe. Elles soutenaient donc collectivement le projet nazi de colonisation de l’Europe orientale et de destruction des peuples slaves. Malgré les appels répétés de Moscou à la création d’une vaste alliance contre le nazisme, les dirigeants européens acceptèrent toutes les revendications du chancelier Hitler, y compris l’annexion de régions peuplées par les Sudètes. Ce furent les accords de Munich (1938), conduisant l’URSS a pratiquer le sauve-qui-peut et à conclure de son côté le Pacte germano-soviétique (1939). Ce n’est que trop tardivement, que certains dirigeants européens, puis états-uniens, réalisèrent leur erreur et décidèrent de s’allier avec Moscou contre les nazis.

Sous nos yeux, les mêmes erreurs se répètent. Les élites européennes considèrent la République arabe syrienne comme un adversaire, soit qu’elles défendent le point de vue colonial d’Israël, soit qu’elles espèrent recoloniser elles-mêmes le Levant et s’approprier ses gigantesques réserves de gaz encore inexploitées. Elles ont donc soutenu l’opération secrète états-unienne de « changement de régime » et ont feint de croire à la fable du « printemps arabe ». Après cinq ans de guerre par procuration, constatant que le président Bachar el-Assad est toujours là bien qu’on ait annoncé un millier de fois sa démission, les Européens ont décidé de financer à hauteur de 3 milliards d’euros annuels le soutien turc aux jihadistes. Ce qui, selon leur logique, devrait permettre leur victoire et donc mettre fin aux migrations. Elles ne tarderont pas à réaliser [12], mais trop tard, qu’en abrogeant les visas pour les ressortissants turcs, elles ont autorisé la libre-circulation entre les camps d’Al-Qaïda en Turquie et Bruxelles [13].

La comparaison avec la fin des années 30 est d’autant plus juste que lors des accords de Munich, le Reich nazi avait déjà annexé l’Autriche sans provoquer de réaction notable des autres États européens. Or, aujourd’hui la Turquie occupe déjà le Nord-Est d’un État membre de l’Union européenne, Chypre, et une bande de quelques kilomètres de profondeur en Syrie qu’elle fait administrer par un wali (préfet) nommé à cet effet. Non seulement, l’Union s’en accommode, mais par son attitude, elle encourage Ankara a poursuivre ses annexions au mépris du droit international. La logique commune du chancelier Hitler et du président Erdoğan est basée sur l’unification de la « race » et l’épuration de la population. Le premier voulait unir les populations de « race allemande » et les épurer des éléments « étrangers » (les juifs et les Roms), le second veut unir les populations de « race turque » et les épurer des éléments « étrangers » (les Kurdes et les chrétiens).

En 1938, les élites européennes croyaient en l’amitié du chancelier Hitler, aujourd’hui en celle du président Erdoğan.

 

[1] “Next operational steps in EU-Turkey cooperation in the field of migration”, Voltaire Network, 16 March 2016.

[2] « La cécité de l’Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 avril 2015.

[3] « La fausse « crise des réfugiés » », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2015.

[4] « Vers la fin du système Erdoğan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 juin 2015.

[5] « La Turquie d’aujourd’hui poursuit le génocide arménien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 26 avril 2015.

[6] « Discours de Vladimir Poutine pour le 70e anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre Patriotique », par Vladimir Poutine, Traduction Sayed 7asan, Réseau Voltaire, 9 mai 2015.

[7] « L’Union européenne a abandonné ceux qui se battent pour défendre les libertés en Turquie », par Can Dündar, Le Monde (France) , Réseau Voltaire, 18 mars 2016.

[8] « Rapport de renseignement russe sur l’aide actuelle turque à Daesh », Réseau Voltaire, 18 février 2016.

[9] « Comment la Turquie soutient les jihadistes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 février 2016.

[10] “Roadmap towards a visa-free regime with Turkey”, Voltaire Network, 16 March 2016.

[11] „Alternative für Deutschland nimmt kein Blatt vor den Mund“, von Ian Blohm, Übersetzung Horst Frohlich, Strategic Culture Foundation (Russland) , Voltaire Netzwerk, 12. März 2016.

[12] « Lettre ouverte aux Européens coincés derrière le rideau de fer israélo-US », par Hassan Hamadé, Réseau Voltaire, 21 mai 2014.

[13] “Israeli general says al Qaeda’s Syria fighters set up in Turkey”, Dan Williams, Reuters, January 29, 2014.

La guerre secrète russo-turque résultat de l’ingérence de l’OTAN en Syrie…

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L’OTAN refuse de s’impliquer dans la guerre secrète russo-turque

 

Réseau Voltaire

 

8 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188985.html

 

Les ministres de la Défense des États membres de l’Otan, réunis à Bruxelles le 8 octobre 2015, ont approuvé le plan de Force d’intervention rapide et la création de deux nouveaux quartiers généraux en Hongrie et en Slovaquie.

Abordant la question des violations de l’espace aérien turc par la Russie dans le cadre de son opération contre les organisations terroristes en Syrie, l’Alliance a rejeté la demande turque de maintien des missiles Patriot.

Ces missiles anti-missiles avaient été déployés à la frontière turco-syrienne alors que l’Alliance entendait empêcher l’Armée arabe syrienne de reprendre le contrôle du Nord de son pays. L’Otan avait annoncé leur retrait dès que les présidents Obama et Poutine s’étaient mis d’accord sur l’opération russe et avant même que celle-ci soit annoncée.

Dès le premier jour de bombardement, l’aviation russe a tué des officiers turcs illégalement déployés sur le sol syrien.

Au cours des derniers jours, l’aviation russe a multiplié les violations de l’espace aérien turc en prétextant des problèmes météo imaginaires. De nombreux experts occidentaux ont assuré que l’Armée russe testait le temps de réaction de son homologue turque. En réalité, la Russie mène la guerre contre l’Armée turque qui continue à encadrer des groupes terroristes sur le sol syrien et fournit un refuge et une assistance aux jihadistes qui fuient les bombardements russes.

Le Conseil de l’Atlantique-Nord s’est contenté de faire déclarer par son secrétaire général que ces violations de l’espace aérien étaient inacceptables et qu’il exprimait sa forte solidarité à la Turquie.

Lutter contre le vrai terrorisme et son réseau global pétrolier, banquier et de trafics en tout genre (Veterans Today)

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Les havres de paix de l’EIIL dont personne ne veut qu’on parle

 

Gordon Duff

 

23 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/09/23/the-secret-isis-safe-havens-nobody-wants-you-to-know-about/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avec les dires récents concernant de mystérieuses forces militaires russes en Syrie, forces que personne jusqu’à présent n’a été capable de localiser, ceci incluant le président syrien Al-Assad lui-même, bien des possibilités se présentent pour redresser à la fois la menace que présente l’EIIL régionalement et globalement.

Ce n’est pas seulement les havres de paix et de sécurité de l’EIIL, certainement les nombreuses bases de l’EIIL, les camps de prisonniers et les marchés aux esclaves se trouvant en Turquie. Cela va bien plus loin que cela et une forte implication militaire russe pourrait rendre possible des attaques éclairs contre ces centres et en faire une réalité tangible.

La jurisprudence fut établie pendant la guerre du Vietnam et plus particulièrement pendant la guerre contre le terrorisme, le programme de rendition de la CIA, les prisons secrètes, les assassinats et les attaques de drones contre des personnes et des bâtiments, ceci étant maintenant un outil précieux lorsque déployé contre les suspects de terrorisme à travers le Moyen-Orient, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Seulement lorsqu’on décide d’être sans merci contre les vrais terroristes et qu’on utilise les outils légaux mis à la disposition du monde par les Etats-Unis, pouvons-nous finalement être en sécurité, tout juste comme Dick Cheney l’a voulu pour nous tous. (NdT: Ce paragraphe paraît choquant, nous pensons qu’il est totalement ironique venant de Duff. Prendre donc ce paragraphe au second degré…)

La semaine dernière, l’artillerie syrienne a commencé à décimer des centaines de combattants de l’EIIL se sauvant de leurs dernières cachettes à Zabadani, qui fut le théâtre d’une bataille d’un mois entre les forces gouvernementales syriennes assistées des forces du Hezbollah contre Daesh, un des succès remporté face à l’empreinte de l’EIIL fondant comme neige au soleil dans cette nation assiégée.

En quelques minutes, des contrôleurs aériens de l’avant-garde de la force terroriste en déroute appelèrent pour une appui aérien. Des avions de combat F-16 de fabrication américaine décolèrent de bases aériennes sous contrôle de l’EIIL sur le territoire israélien et vinrent réduire au silence la position de l’artillerie syrienne au nord de Damas.

Ceci s’est produit à maintes reprises et a été rapporté bien des fois, il n’y a eu aucune tentative de démenti.

Dans les années 1970, un stratège Américain célèbre et conseiller politique nommé Henry Kissinger dût faire face à une situation similaire. Les forces américaines au Vietnam du Sud étaient attaquées depuis des bases renforcées se situant dans le pays voisin du Cambodge.

D’abord, Kissinger envoya les B-52 tapisser de bombes toute la région, puis Kissinger annonça l’invasion américaine du Cambodge en Mai 1970, lorsque des dizaines de milliers de troupes américaines pénétrèrent dans le pays de manière légale en ce qui concerne les standards légaux américains, et pourchassèrent les forces militantes qui constituaient alors le gouvernement légal d’un Vietnam réunifié.

Daraa, la provInce au sud de la Syrie a été envahie par des forces qui ont été entrainées dans des camps de la CIA en Jordanie et qui sont entrées en Syrie, massacrant des milliers de civils. Ces forces en provenance de la Jordanie entrent sur le territoire syrien faisant flotter le drapeau noir de l’EIIL. La gestion de leurs opérations est laissée à un centre de commandement se trouvant dans la banlieue de la capitale jordanienne de Amman dont le personnel est composés d’officiers des armées américaine, jordanienne, israélienne et saoudienne.

La très grosse antenne logistique qui supplée par voie terrestre et par voie aérienne vivres, armement et munitions à l’EIIL à la fois en Syrie et en Irak est gérée par des membres du MEK iranien, un culte pseudo-islamiste créé en Iran dans les années 1960 par le Mossad, c’est le même groupe responsable d’avoir combattu aux côtés de Saddam Hussein contre l’Iran et d’avoir mortellement gazé 30 000 Kurdes entre 1991 et 1993.

Depuis Octobre 2014, un flot incessant de missile anti-chars TOW ont été envoyé par Raytheon Corporation aux dépôts logistiques de l’armée américaine. Il n’y a aucune trace des certificats des utilisateurs finaux alors que ces missiles sont transférés vers toute autre nation.

Ces missiles se retrouvent dans une base aérienne de l’US Air Force à Constantza en Roumanie. De là, ils s’envolent pour Tbilissi en Georgie et de là ils sont envoyés par camion par BP et a Bechtel Corporation à travers la Turquie et en Syrie où ils sont remis aux forces du front Al Nosra/Al Qaïda.

Plus d’armement à haute technologie payé par les contribuables américains, fut envoyé dans une base aérienne US en Turquie à Adana. De là cet équipement fut envoyé par camion à un camp logistique d’al Nosra/EIIL géré par l’armée turque dans la ville de Rehanli Hatay en Turquie, seulement à quelques kilomètres de bases de l’EIIL prés de la ville syrienne d’Aleppe.

Lorsqu’il fut essayé de tracer la destination de ces missiles TOW, il fut découvert qu’ils furent consignés par la CIA comme livraisons secrètes américaine à la junte militaire de Kiev.

Des preuves s’accumulent de plus en plus que Kiev supplée activement l’EIIL avec des armes et de manière encore plus intéressante, conseille et assiste les terroristes dans l’art de la guerre chimique contre les Kurdes, ce en échange de promesses de la Turquie qui pourraient inclure une jonction ukrainienne sur la nouvelle route du gazoduc turco-russe dans sa route sud au travers de la Roumanie.

Des cartes montrant ceci en ligne ont été purgées des données des moteurs de recherche et ont été piégées de logiciels espions et de malwares.

En descendant plus profond dans le terrier du lapin afin de trouver les soutiens au terrorisme qui, d’après la loi américaine, pourraient être sujets à des frappes de drones, nous pouvons commencer finalement, des années après coup, à dégrader les soutiens matériels de l’EIIL/EI et pas juste le sénateur John McCain mais bien d’autres.

Nous savons que l’EIIL obtient de bonnes sommes de financement en vendant du pétrole volé, nous savons aussi qui recelle tout cela pour lui: les entreprises criminelles habituelles BP et Exxon-Mobil.

Ces soutiens au terrorisme sont en fait très vulnérables, ils ont des flottes de pétroliers qui peuvent être saisies et des biens/investissements dans le monde entier qui pourraient-être gelés. Si le QG d’Exxon à Irving au Texas ou plusieurs de leurs centres terroristes internationaux au nord de Houston dans les Woodlands, étaient attaqués par la Force Delta aidée des forces Spenatz russes, ceci serait le véritable premier pas vers une guerre réelle contre le terrorisme mondial. Les Etats-Unis sont-ils prêts pour cela ?…

Rappelez-vous, c’est la loi américaine qui fait que tout le monde impliqué dans le soutien du terrorisme soit sujet à des assassinats extra-judiciaires.

N’oublions pas non plus le pillage et le vol des antiquités irakiennes et syriennes. Interpol a minutieusement tracé des milliers d’objets valant des centaines de millions de dollars dans des ventes aux enchères à Londres, Vienne, New York, Paris et Berlin.

Presque chaque maison de vente importante possède quelques objets terroristes et quelques-unes de ces maisons occupent des positions majeures dans la finance de ce même terrorisme.

En fait, voici le plan utilisant la stratégie américaine et les précédents légaux qui pourrait-être utilsé pour combattre le VRAI terrorisme:

Une zone d’interdiction de vol doit-être établie au-dessus d’Israël jusqu’à ce les assistances aériennes à l’EIIL aient cessé. Il peut être tout à fait assumé que tout trafic aérien au-dessus d’Israël peut-être terroriste, incluant même peut-être les transporteurs aériens civils qui peuvent être bourrés d’armes chimiques, biologiques ou de déchats radioactifs en provenance de la centrale nucléaire de Dimona. Une série d’attaques éclairs sur une période de 2 ou 3 ans seront nécessaires pour annihiler l’infrastructure de la terreur installée en Turquie. Tous les dépôts d’armes chimiques, les camps d’entraînement, les bases aériennes, tout cela doit-être éliminé avant que l’EIIL ne puisse être battu.

  • Les camps de terroristes et les centres de commandement en Jordanie demanderont les munitions les plus lourdes pour les détruire car certains de ces centres sont construits profondément sous-terre incluant ceux se situant dans le nouveau complexe de l’ambassade d’Arabie Saoudite juste hors d’Amman. Des équipes investiront les salles des ventes, les banques, les conseils d’administration et les QG des journaux de presse écrite dans le monde entier, afin de démanteler tous les soutiens au terrorisme, comme les Etats-Unis l’ont fait après le 11 Septembre…
  • Il y a des douzaines d’ONG comme l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme de Londres qui opèrent en tant que vitrine de relations publiques pour l’EIIL et des douzaines d’autres opérant comme des vitrines d’aide aux réfugiés qui trafiquent en fait avec les djihadistes, la drogue, les esclaves humains. Toute cette fange doit-être menée devant la justice.

On doit donner un certain crédit aux Etats-Unis pour utiliser quelques uns des plus grands cerveaux du droit que le monde ait connu, de les rassembler, tous ces membres de la société fédéraliste et de mettre en place toutes ces lois qui permettront de mettre l’EIIL à genoux.

Que par ses pauvres jugement et prise de décision, l’Amérique n’ait kidnappé et assassiné pratiquement que des gens innocents sous ces provisions légales est bien malchanceux… Peut-être que d’autres feront mieux…

Guerre impérialiste en Syrie: Damas contre les ONG traffiquant avec l’EIIL pour la Turquie et le pays du goulag levant

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 août 2015 by Résistance 71

Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

 

Gordon Duff & New Eastern Outlook (Moscou)

 

21 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2015/08/21/us-turkey-ignore-russian-warning-move-into-syria-new-eastern-outlook/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Turquie et les Etats-Unis ont conjointement décidé d’entrer en Syrie, défiant la Russie de répondre à cette décision. Les Etats-Unis et la Turquie ont cessé toute référence à la protection de réfugiés, qui est toujours une fantaisie difficile à faire admettre quand on se réfère à la très longue histoire turque de persécution des minorités.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mark Toner, a commencé hier à émettre les règles d’établissement d’une “zone tampon” que les USA et la Turquie ont décidé de créer pour la Turquie. Il est affirmé que cette “zone” sera occupée par “l’Armée Syrienne Libre” (ASL) et ne peut être utilisée que par des forces ayant juré de renverser le gouvernement légal de Damas.

L’Armée Syrienne Libre (ASL)

Il y a un problème avec cela. Il n’y a pas d’unités de l’ASL dans le nord de la Syrie. En Février 2015, cette force fut démantelée et ses chefs se sont enfuis en Turquie. L’ASL depuis 2014 a été réorganisée par les forces du renseignement turc comme une organisation ne répondant plus qu’à Erdogan et l’Arabie Saoudite, ses entraineurs qataris asistés de contractants américains (NdT: “contractants” est un euphémisme pour dire mercenaires, probablement Blackwater/Xe/Academi ou DynCorps de la firme Halliburton…). La majorité de ceux impliqués avec l’ASL a accepté une amnistie du gouvernemnt syrien ou ont rejoint les forces d’Al Nosra et de l’EIIL/EI.

Toutes forces envoyées par les Etats-Unis et la Turquie en Syrie ne peuvent y être que pour un but unique: assister l’EIIL/EI à renverser le gouvernement de Damas, qui a monté de plusieurs crans dans la vigueur de son combat contre les forces terroristes.

Acte désespéré

Il est largement admis que cette nouvelle action agressive est motivée par un certain désespoir fondé sur l’amélioration des relations entre la Russie et l’Arabie Saoudite et la création récente de chemins d’apaisement dans les relations plus que fraîches entre l’Arabie et l’Iran. L’Arabie Saoudite, dit-on, a abandonné son soutien matériel à l’EIIL en Irak et en Syrie, laissant cette organisation se débrouiller seule, aidée seulement par Israël, la Turquie et les Etats-Unis.

Soyons honnêtes ici. Ceci est le territoire syrien et l’armée syrienne a tous les droits de bombarder des terroristes sur son territoire et y opérer tout à fait librement. Toute tentative par les Etats-Unis et la Turquie de limiter les opérations de l’armée syrienne sur son territoire pour le bénéfice de ce qui est reconnu comme étant des organisations terroristes, qui ont pillé la Syrie pour Erdogan et ses riches amis, pas seulement du pétrole et de ses antiquités, ils ont physiquement démantelé et transporté par camions en Turquie une usine d’assemblage automobile et des douzaines d’autres usines, est une ingérence criminelle.

Crimes de guerre contre la Syrie

Dans des discussions avec le ministre de la justice syrien la semaine dernière, Najm Hamad al-Ahmad, on nous a averti qu’un groupe de travail est en train de se constituer afin de faire citer la Turquie pour sa participation à des crimes de guerre sur le sol syrien, incluant le traffic d’êtres humains et le piratage. Il y a un bon nombre de rapports fiables en provenance des chrétiens syriens kidnappés ces quatre dernières années par les terroristes de l’EIIL, que les réfugiés syriens ne sont pas protégés en tant que régugiés en Syrie par les ONG, mais plutôt détenus dans des camps de concentration où ceux qui refusent de se convertir et de rejoindre les combattants de l’EIIL sont exécutés, le tout avec la totale complicité de l’armée turque et des unités du renseignement.

Ignorer la menace des ONG

Le problème des réfugiés, apparemment important pour l’occident au vu des récentes histoires montrant comment les réfugiés syriens s’établissant en Jordanie font la une et méritent d’être discutées.

Les rapports de Turquie ont été consistants sur une chose: les ONG supposées travailler avec les réfugiés fournissent un soutien logistique à la fois au front Al Nosra et à l’EIIL/EI. Des convois de camions d’ONG ont acheminé de gaz sarin en Syrie, ceci a été conformé par des sources en Turquie ainsi que par le ministère de la défense syrien et ont transporté des précurseurs chimiques pour les usines de bombes de l’armée turque dans ce qui peut maintenant ouvertement être appelé de la Zone d’Occupation Turque en Syrie. (ZOTS)

Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une officine de la CIA (NdT: et du MI6 britannique à son origine en 2011) donne une couverture médiatique en blâmant Damas pour les atrocités commises par les Turcs.

Comme la Turquie héberge à la fois le front Al Nosra et l’EIIL/EI, leur donne à la fois un soutien logistique et un havre de paix, un transit libre et gratuit sur son sol et maintenant même un soutien aérien avec des attaques contre les combattants du YPG et du PKK kurdes, qui sont parmi les meilleurs forces s’opposant à l’EIIL dans cette guerre critique ; ne pas citer la Turquie comme combattant dans cette guerre est plus que négligent.

Avec une volée de rumeurs non confirmées en provenance de Moscou la semaine dernière concernant la rencontre pour le moins houleuse entre le président Poutine et l’ambassadeur turc, citant la colère de Poutine envers l’action militaire ouverte de la Turquie contre la Syrie, il n’y a maintenant plus beaucoup de doutes sur le fait que l’occident désire bien plus confronter la Russie en Syrie plutôt qu’en Ukraine.

Le traffic humain des réfugiés

Les ONG, auparavant supervisées par l’ONU, certaines sous un régime de consultation spéciale, sont maintenant devenues la peste du Moyen-Orient. Quelques-unes, pour ne pas dire la plupart, sont des vitrines de la CIA et du Mossad. Toutes sont semble t’il chargées de sauver les réfugiés, de “cataloguer les antiquités” (NdT: qui est un énorme marché clandestin mondial depuis l’invasion de l’Irak en 2003 et dont bien peu de personnes ne parle, un gigantestque marché noir pour nantis…) ou de sélectionner les biens de valeurs syriens ou irakiens comme par exemple les machines-outils, l’informatique et la robotique dont la Turquie a besoin pour son “sweat shop” bourgeonnant d’empire industriel.

C’est là où la Syrie prévoit ses attaques légales, demandant une mise en accusation internationale contre ces organisations, en attaquant leur “travail sur les réfugiés”. Certains réfugiés se sauvent d’eux-mêmes, venant grossir les rangs dans les camps de Jordanie et du Liban ou venant s’ajouter à une déjà surpopulation des villes importantes comme Damas. Beaucoup s’enfuient en Turquie où ils sont scrutinisés, contrôlés, souvent bloqués pendant des semaines ou des mois. Certains par contre sont renvoyés par camions en Syrie sans aucun problème.

Ce sont les prisonniers de l’EIIL, pris de camps en Turquie, sélectionnés par des ONG travaillant avec l’EIIL/EI, transportant des armes et traffiquant les prisonniers comme “réfugiés”, en réalité traffiquant au profit des bordels et de l’industrie de l’esclavagisme sexuel de Grande-Bretagne et d’Allemagne.

Des scènes ont été rapporté rappelant le film “la Liste Schlinder” de Spielberg en 1993, film montrant le traitement des juifs par les nazis en Allemagne.

Conclusion

La guerre aérienne de la Turquie au profit de l’EIIL/EI est un facteur connu dans le monde. Les rapports initiaux indiquant des attaques sur les positions de l’EIIL par des F-16 turcs furent très rapidement démentis et prouvés faux. Des attaques turques sur des villages irakiens ont été confirmées. Des attaques turques sur les forces kurdes du YPG soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont aussi été confirmées.

Personne ne conteste ces faits horribles bien que le gouvernement kurde à Erbil parle peu, trop peu alors que son propre peuple est massacré par les Turcs.

Les Etats-Unis ont fini par assumer qu’avec des mouvements continuels contre le Donbass, ils peuvent brutaliser l’allié des Russes, la Syrie, sans répercussions. Voilà ce qui est véritablement derrière l’action américaine.