Archive pour trotskisme néoconservatisme

Géopolitique, trotskisme, islamo-gauchisme et Nouvel Ordre Mondial (Thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , on 11 mars 2021 by Résistance 71

 

 

 

Qu’est-ce que l’Islamo-Gauchisme ?

 

Thierry Meyssan

 

9 mars 2021

 

url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article212376.html

 

Au XVIème et XVIIème siècle, les Européens distinguaient la « sphère publique » visible de tous, de la « sphère privée » plus intime. Cependant au XVIIIème siècle, la Révolution française donna une définition différentes de ces deux expressions : la « sphère privée » devint le domaine du travail, de la famille et de la religion tandis que la « sphère publique » celui de la politique et de la nation. Dès lors, si des militants politiques trouvent dans des religions la force de leur engagement, il paraît incongru qu’ils soutiennent des religions particulières.

Or, cette manière de voir est désormais battue en brèche par le soutien apporté par quelques personnalités et groupes politiques à des mouvements « islamistes ». Par islamisme, je ne désigne rien ayant un rapport avec la religion musulmane, mais une idéologie politique qui instrumente cette religion. Mahomet ayant été à la fois un prophète, un leader politique et un chef militaire, son héritage est facile à détourner.

L’islam politique

Dans la pratique, l’islam politique consiste à mobiliser les foules en invoquant la religion musulmane. Cela peut-être avec des moyens très différents et des objectifs opposés, selon la conception que l’on a de cette religion. Le fait de recourir à des arguments religieux pour faire de la politique permet d’obtenir un sens du sacrifice sans limite qui peut vite tourner au fanatisme. La langue arabe contemporaine, qui accorde plus de valeur aux émotions qu’aux raisonnements, rend probablement les arabes beaucoup plus réceptifs que d’autres à ce type d’engagement.

Au XXème siécle, les Britanniques ont demandé au mufti d’Al-Azhar de déterminer une version unique du Coran pour contrer la secte du Mahdi au Soudan. Il y en avait jusque là une quarantaine de différentes. Ils ont également demandé à Hassan al-Banna de créer une société secrète, la Confrérie des Frères musulmans, sur le modèle de la Grande Loge Unie d’Angleterre pour disposer d’un moyen de pression sur le pouvoir égyptien. Durant la Guerre froide, la CIA a placé deux de ses agents, Sayyed Qtob et Saïd Ramadan, dans cette société secrète sunnite pour y théoriser le jihad.

D’autres écoles d’islam politique contemporaines se sont développées d’abord au sein du soufisme contre les empires russe et chinois, puis avec Rouhollah Khomeiny au sein du chiisme contre l’empire britannique. Si l’école soufie a fait alliance avec la Confrérie des Frères musulmans autour du président Recep Tayyip Erdoğan, l’école chiite a au contraire passé un accord de non-ingérence réciproque avec elles. Cependant tous se sont battus ensemble contre les Russes et sous les ordres de l’Otan durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. À l’époque ils croyaient partager la même idéologie, mais aujourd’hui ils considèrent tous que ce n’était et n’est toujours pas le cas.

Les Français font remonter le soutien de penseurs de gauche à l’islamisme à l’exil de l’ayatollah Khomeiny en région parisienne (1978-9). À l’époque Jean-Paul Sartre et Michel Foucault l’avaient rencontré et lui avaient apporté leur soutien. Ils avaient parfaitement compris son combat contre l’impérialisme occidental, tandis que Zbigniew Brzeziński (le conseiller de Sécurité nationale du président Jimmy Carter) le considérait, à tort, comme superficiel.

Mais ce dont on parle aujourd’hui est d’une toute autre nature : des penseurs de gauche attribuent aux musulmans dans leur ensemble la même fonction d’avant-garde populaire qu’au prolétariat du XIXème siècle. C’est une stupidité. En effet : 

  • les musulmans appartiennent à toutes les classes sociales ; 
  • l’islam est absolument compatible avec le capitalisme le plus débridé.

En réalité, ils appréhendent différemment les musulmans selon qu’ils sont sunnites ou chiites. Les premiers seraient progressistes, tandis que les seconds seraient réactionnaires. Ils ont soutenu le pro-US Frère musulman Mohamed Morsi en Égypte, mais dénoncent le nationaliste Mahmoud Ahmadinejad en Iran. Or le président Morsi n’a jamais cherché à améliorer les conditions de vie des plus pauvres, tandis que le président Ahmadinejad l’a fait avec succès jusqu’à la fin de ses mandats. Identiquement, Mohamed Morsi n’est devenu président qu’en menaçant de mort les magistrats du conseil électoral et leurs familles [1], tandis que Mahmoud Ahmadinejad a été élu démocratiquement. Force est de constater que les islamo-gauchistes ne se déterminent pas par rapport à l’action intérieure des personnes qu’ils soutiennent, mais à leur politique étrangère. Ils approuvent l’islam politique pro-US et dénoncent l’islam politique anti-impérialiste.

L’islamo-gauchisme n’existe que dans les pays occidentaux, à l’exception de la Tunisie. L’opposant en exil Moncef Marzouki apporte son soutien à la Confrérie des Frères musulmans et devient de premier président de la République du Printemps arabe. Il servira de paravent aux Frères d’Ennahdha et est écarté du pouvoir aux élections présidentielles de 2014.

La stratégie de la NED :

alliance de certains trotskistes avec certains islamistes

Le soutien de personnalités de gauche à la Confrérie des Frères musulmans et à l’Ordre des Naqshbandi a été organisé par la National Endowment for Démocracy (NED) dans le cadre de la Guerre froide, dès 1983. Le président Ronald Reagan venait de rallier à lui un groupe de trotskistes juifs et new-yorkais pour lutter contre l’URSS. En vertu du conflit qui opposa le pro-Britannique Trotski [2] et Staline, ces disciples rejoignirent les services secrets des « Cinq Yeux » (Australie, Canada, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni). Ils fondèrent notamment la NED. Dans le contexte des scandales entourant la CIA, ils imaginèrent de réaliser certaines parties de ses opérations par la voie légale. Ils recrutèrent des personnalités trotskistes de part le monde pour se joindre à leur combat, particulièrement dans les deux théâtres d’opération de l’époque : l’Afghanistan et le Liban.

Pour son combat anti-soviétique en Afghanistan, la NED recrute le « french doctor » (médecin français) Bernard Kouchner. C’est un ancien de l’Union des étudiants communistes qui a quitté cette organisation lors de la purge contre les trotskistes. Le jeune homme soignera au Pakistan les anticommunistes afghans et les moudjahidines arabes d’Oussama ben Laden. À l’époque ces derniers sont applaudis en Occident comme des « combattants de la Liberté ».

Au même moment, durant la guerre civile libanaise, la NED peine à recruter. Finalement elle choisit les scissionnistes du Parti communiste syrien, Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo. Les trois hommes signent un manifeste qui assimile les Frères musulmans à un nouveau prolétariat et appelle de ses vœux une intervention militaire états-unienne au Moyen-Orient. Pour la Syrie, c’est un soutien clair au putsch des Frères musulmans à Hama. Le président Hafez el-Assad les fait donc arrêter et emprisonner jusqu’à ce qu’ils abjurent ce texte.

La guerre de Bosnie-Herzégovine est l’occasion pour la NED de recruter l’essayiste Bernard-Henri Lévy. Celui-ci deviendra le conseiller médiatique du président Alija Izetbegović. Au même moment, celui-ci prend pour conseiller politique le néoconservateur Richard Perle et pour conseiller militaire Oussama ben Laden.

Dans le contexte de la guerre froide, toutes les personnalités citées ci-dessus ont probablement sincèrement cru agir pour le mieux. Mais une fois l’URSS dissoute, certains d’entre elles ont poursuivi leur parcours dans cette voie nauséabonde.

Ainsi Riyad Al-Turk, Georges Sabra et Michel Kilo sont devenus des porte-parole du Pentagone lors des événements en Syrie. Au nom de leur passé communiste, ils ont convaincu la gauche européenne qu’il s’agissait d’une guerre civile et non pas d’une attaque par des jihadistes internationaux. Ils ont même réussi à leur faire croire que le Front al-Nosra (branche d’Al-Qaïda en Syrie) était une organisation révolutionnaire syrienne.

Ou encore Bernard-Henri Lévy, après avoir fait l’apologie de Guantánamo, est devenu le porte-parole des jihadistes libyens. Il a présenté la Jamahiriya arabe libyenne —un régime inspiré des socialistes utopistes français du XIXème siècle— comme une dictature. Il a soutenu le bombardement de Tripoli par l’Otan et la nomination d’un des chefs historiques d’Al-Qaïda, Abdelhakim Belhaj, comme gouverneur militaire de Tripoli. Pour finir, il a même aidé à la réception officielle de celui-ci au ministère français des Affaires étrangères à Paris.

La théorisation de l’islamo-gauchisme

Si l’islamo-gauchisme est d’abord une pratique des services secrets occidentaux, il est devenu une théorie politique en 1994 autour de Chris Harman. Ce penseur trotskiste britannique est un militant du Socialist Workers Party (Parti socialiste des travailleurs). Il publia en 1994, dans Socialism International, un article intitulé « The prophet and the proletariat » (Le prophète et le prolétariat). Il tente d’y démontrer que les musulmans ne sont ni des fascistes, ni des progressistes, mais qu’ils forment le nouveau prolétariat.

Les trotskistes de Reagan comme Claude Harman ont tous adhéré à la théorie d’Ygael Gluckstein (dit « Tony Cliff ») de la « révolution permanente déviée » selon laquelle tous les États dits « communistes » (Chine, Corée du Nord, Cuba) sont en réalité staliniens. Cette manière de voir leur permet à la fois de militer pour la révolution mondiale et de condamner les adversaires des États-Unis. Ils ont été exclus de la Quatrième internationale. Il ne s’agit donc pas d’assimiler tous les trotskistes à leur dérive.

Au vu de ces éléments, l’islamo-gauchisme ne s’explique pas tant par une course aux voix des musulmans immigrés en Europe que par l’inversion des valeurs depuis la dissolution de l’Union soviétique. La disparition des partis communistes a laissé le champ libre à une gauche atlantiste. Celle-ci a spontanément choisit la direction idéologique de ses alliés US. Elle l’a épousée au point de participer à ses coups tordus, notamment à son instrumentation de l’islam politique sunnite.

Désormais la logique des services secrets comme celle des idéologies sont subverties par le réveil (woke) du puritanisme états-unien. Ces derniers trouvent chez les Frères musulmans la même quête de Pureté qui les anime. Plusieurs membres de l’administration Biden participaient, le 13 juin 2013, à la réunion du Conseil de sécurité nationale à laquelle un délégué officiel de la Confrérie, cheik Abdallah Bin Bayyah, était invité. Il existe donc un réel danger de voir maintenant s’inscrire dans la durée l’islamo-gauchisme dans les partis politiques, d’autant que les Occidentaux n’ont toujours pas assimilé que tous les chefs d’Al-Qaïda et de Daesh sont ou ont été membres de la Confrérie des Frères musulmans.

[1] « La Commission électorale présidentielle égyptienne cède au chantage des Frères musulmans », Réseau Voltaire, 20 juin 2012.

[2] Il n’a jamais été démontré que Trotski ait été un agent de la Couronne, mais que sa secrétaire était, elle, une agente britannique. Cependant Léon Trotsky décapita la Marine russe dont il fit assassiner presque tous les officiers pour la plus grande joie du Royaume-Uni.

= = =

Lectures complémentaires :

Antony Sutton « Wall Street et la révolution bolchévique »

Du trotskisme yankee au néo-conservatisme

L’extrême gauche impérialiste sauce yankee

DSK, lambertisme, FMI et Nouvel Ordre Mondial 

 


Trotskisme en marche…

Manipulation et Nouvel Ordre Mondial: Néo-conservatisme, trotskisme, sionisme, sainte trilogie de l’empire… (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2018 by Résistance 71

Durant les quatre années qu’a duré la guerre civile en Russie, les anarchistes se sont presque tous battus aux côtés des bolcheviks, même s’ils se rendaient chaque jour davantage compte de l’effondrement imminent de la révolution. Ils se sentaient obligés de garder le silence et d’éviter tout acte ou déclaration qui pourrait aider et conforter les ennemis de la révolution.
Certes, la révolution russe s’est battue sur de nombreux fronts et contre de nombreux ennemis, mais à aucun moment la situation n’a été aussi effrayante que celle que doivent affronter le peuple et les anarchistes espagnols durant la révolution actuelle. La menace de Franco, aidé par les forces des États allemand et italien et leur matériel militaire, les bienfaits de Staline s’abattant sur l’Espagne, les manœuvres des puissances impérialistes, la trahison des prétendues démocraties et l’apathie du prolétariat international, tous ces éléments dépassent largement les dangers qui menaçaient la révolution russe. Et que fait Trotsky face à une aussi terrible tragédie ? Il se joint à la meute hurlante et lance son poignard empoisonné contre les anarchistes espagnols, à l’heure la plus décisive. Mais les anarchistes espagnols ont sans doute commis une grave erreur. Ils ont eu tort de ne pas inviter Trotsky à prendre en charge la révolution espagnole et à leur montrer comment ce qu’il avait si bien réussi en Russie pouvait être appliqué sur le sol espagnol. Tel semble être son principal chagrin.”
~ Léon Trotsky, John G. Wright et les anarchistes espagnols ~

 

Le mouvement néo-conservateur est trotskisme

 

Jonas Alexis

 

22 janvier 2013

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2013/01/22/the-neoconservative-movement-is-trotskyism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ancien ponte néo-conservateur de Stanford U, Francis Fukuyama, compare le mouvement néo-conservateur au léninisme. Le néo-conservatisme, d’après Fukuyama, est la réincarnation de quelques extensions à la fois du léninisme et du bolchévisme.

L’observation de Fukuyama fait sens lorsque même Irving Kristol, celui qui fonda le mouvement, a fièrement admis que “l’honneur dont je suis le plus fier est le fait que que je fus un membre en bonne et due forme de la Young People’s Socialist League (trotskiste) de la 4ème Internationale.”

Et ce mouvement néo-conservateur, comme l’a montré l’écrivain Sidney Blumenthal, a trouvé son idéologie politique et intellectuelle “ dans l’héritage controversé du Talmud”.

Même après la naissance du mouvement néo-conservateur, beaucoup de ses membres comme Stephen Schwartz du magazine du Weekly Standard et Joan Wohlstetter de la RAND Corporation avaient toujours grande soif de Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous le nom de Léon Trotsky.

En ce sens, la persuasion néo-conservatrice est un mouvement subversif qui a commencé dans les années 1920 et 1930. Le professeur de droit Michael Lind a fait remarquer il y a quelques années que:

“La plupart des intellectuels néo-conservateurs de la défense sont enracinés dans la gauche et non pas dans la droite. Ils sont les produits du secteur très influent juif-américain du mouvement trotskiste des années 1930 et 1940, qui s’est métamorphosé en libéralisme anti-communiste entre les années 1950 et 1970 et finalement en une sorte de droite militariste et impérialiste, n’ayant aucun précédent ni dans l’histoire ni dans la culture américaines.”

Ceci fut le cas d’Irving Kristol, qui se vantait du comment ses camarades intellectuels juifs comme Nathan Glazer d’Harvard, Philip Selznick de Berkeley, Peter Rossi de John Hopkins, Merroe Berger de Princeton, I.Milton Sacks de Brandels et Seymour Melman de Colombia n’étaient pas seulement trotskistes mais étaient “de manière indubitable les plus forcenés et articulés” pour endoctriner leurs étudiants dans leur Weltanshauung (NdT: qu’on peut traduire par “vision/perception du monde”)

Kristol argumente dans son ouvrage “La persuasion néo-conservatrice” que ces intellectuels juifs n’ont pas abandonné leur héritage (idéologique révolutionnaire) lorsqu’ils ont abandonné le communisme et autres mouvements révolutionnaires, mais ont dû opérer quelques changements dans leur mode de pensée. L’Amérique est remplie de ces anciens trotskistes qui ont mis en place une politique étrangère sans précédent qui a mené à l’effondrement de l’économie du pays. Nous devons garder présent à l’esprit que l’Amérique et une bonne partie du monde occidental ont eu une peur bleue du bolchévisme et du trotskisme dans les années 1920 et 30 à cause de leur activité subversive.

Winston Churchill lui-même écrivit un article en 1920 dans le Illustrated Sunday Herald intitulé: “Sionisme contre bolchévisme: Une lutte pour l’âme juive.”

Les Etats-Unis avaient bien des documents dans leurs archives (particulièrement à la fac de droit de Yale) sur la révolution bolchévique. Un de ces documents est intitulé: “Papers Relating to the Foreign Relations of the United States 1918 Russia Vol. I – The Bolshevik ‘Coup d’Etat’ November 7, 1917.” Pratiquement personne ne voulait tolérer le bolchévisme (NdT: qui est en fait le marxisme-léninisme ou capitalisme d’état, arrivé au pouvoir comme la démontré l’historien Antony Sutton, grâce au financement de la City de Londres et de Wall Street… Tout le monde n’était pas “terrorisé” par l’affaire vraisemblablement…)

L’économiste australien John Quiggin déclare dans son récent ouvrage “Zombie Economics” que “Les idées le plus souvent survivent ceux qui les ont énoncées et prennent des formes et orientations nouvelles. Certaines idées survivent parce qu’elles sont utiles. D’autres sombrent dans l’oubli. Mais même lorsqu’elles ont prouvé être fausses et dangereuses, des idées sont difficile à tuer. Même après que la preuve semble avoir été faite qu’elles soient mortes, elles continuent de ressurgir.

Ces idées ne sont ni vivantes ni mortes, elle sont plutôt des idées zombies, mort-vivantes…”

Le bolchévisme ou le trotskisme est une de ces idées zombies qui ne fait que revenir sous différentes formes. Elle s’est réincarnée idéologiquement dans les disputes politiques du mouvement néo-conservateur.

Si cela vous semble exagéré et si vous pensez que la projection dynamique du trotskisme est terminée, écoutez Gabriel Schoenfeld, top conseiller du candidat Mitt Romney durant sa campagne présidentielle sur le pourquoi il a soutenu Romney pour président:

“Mon soutien à Mitt Romney est lié à un navire nommé le Serpa Pinto et à un révolutionnaire américain marxiste.”

Schoenfeld a plus tard déclaré que son père était un trotskiste au sens révolutionnaire et qu’Obama était trop mou sur la question du Moyen-Orient, que Romney était un meilleur choix pour s’occuper de l’Iran. Schoenfeld a été un contributeur et éditeur pour la magazine néo-conservateur “Commentary.

A ce titre, des think tanks néo-conservateurs comme l’American Enterprise Institute sont très largement des extensions trotskistes en regard de la politique étrangère. D’autres think tanks comme la Bradley Foundation ont été récupérées par la machine néo-conservatrice en 1984 (NdT: sous Reagan).

Quelques-uns de ces agents doubles sont reconnus avoir travaillé avec des groupes juifs soutiens du Likud israélien comme le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) une organisation connue pour avoir coopté plusieurs experts de la défense non juifs en les envoyant en “stage” en Israël. L’institut y envoya le général en retraite Jay Garner, maintenant prévu par Bush pour être le pro-consul de l’Irak occupé.” Les universitaires philosémites Stephen Halper de Cambridge et Jonathan Clarke de la CATO Institute tombent d’accord pour dire que les agendas néo-conservateurs “ont emmené les relations internationales américaines sur la voie d’un long détour infortuné”, ce qui est une autre manière de dire que le mouvement révolutionnaire n’est pas ce que les pères fondateurs de la nation avaient en tête, car tous maintenaient que les Etats-Unis serviraient au mieux le peuple américain en évitant de s’emmêler dans des alliances avec des entités étrangères.

Dès que le lobby d’Israël s’est pointé, dès que le mouvement néo-conservateur a commencé à façonner la politique étrangère américaine, dès qu’Israël a commencé à dicter aux Etats-Unis ce qui devait être fait au Moyen-Orient, l’Amérique a été universellement détestée par le monde musulman.

De plus, l’ancien ministre de la défense Robert Gates (NdT: ex-CIA) a clarifié aux Etats-Unis que les Israéliens n’ont pas et ne devraient pas avoir un monopole sur les intérêts américains au Moyen-Orient. Pour cela il fut vilipendé par le né-conservateur Elliott Abrams.

En ce sens, le mouvement néo-conservateur comme mouvement intellectuel et politique représente une véritable 5ème colonne aux Etats-Unis en cela qu’il cherche subtilement et subrepticement à diminuer ce que les père fondateurs mirent en place pour lui substituer par ce que ces mêmes pères fondateurs auraient considéré comme d’horribles politiques étrangères, qui ont grandement contribué à la chute du respects qu’avaient autrefois les Etats-Unis dans le monde.

Halper et Clarke ont continué en disant que le mouvement né-conservateur est “en contraste complet… avec la tendance générale du tempérament américain comme il est décrit dans la déclaration d’indépendance.”

La persuasion néo-conservatrice est horrible dans le sens que la plus grande partie de la guerre faisant rage au Moyen-Orient a été construite sur des supercheries et des fabrications monumentales.

Ce point particulier est devenu encore plus intéressant lorsqu’il fut découvert qu’Israël a maintenu des opérations secrètes contre les Etats-Unis à de multiples niveaux, incluant le trafic d’armes illégales depuis des années, tandis que la machine néo-conservatrice n’a jamais rien dit à ce sujet et a continué de marteler qu’Israël est un modèle des valeurs occidentales au Moyen-Orient.

Israël a espionné les Etats-Unis pendant des années en utilisant des individus israéliens ou juifs états-uniens, incluant des figures clef néo-conservatrices de confession israélite comme Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui furent tous deux mis en examen pour avoir passé des documents classifiés à Israël.

Le FBI possède de nombreux documents traçant et montrant l’espionnage israélien aux Etats-Unis, mais personne ne s’est mis en avant et l’a dénoncé dans les médias parce que la vaste majorité des soi-disants experts en politique valorisent bien plus Mammon que la vérité.

Par exemple, lorsque deux membres de l’AIPAC (NdT: plus gros lobby sioniste aux USA, celui qui dicte sa politique à la maison blanche), Steven Rosen et Keith Weissman, furent pris passant des documents classifiées du Pentagone à Israël, Gabriel Schoenfeld les a défendu.

Dans le rapport annuel du FBI appelé “Foreign Economic Collection and Industrial Espionage,”, Israël est un des pays qui est souvent mentionné. Ceci est bien connu parmi les agents du FBI et de la CIA ainsi que des officiels hauts-fonctionnaires depuis des années.

Un ancien membre des services de renseignement américain a déclaré: “Il y a un énorme et agressif effort sans relâche d’activités israéliennes dirigées contre les Etats-Unis. Quiconque travaille dans le contre-espionnage de manière professionnelle vous dira que les Israéliens sont parmi les pays les plus agressifs et actifs ciblant les Etats-Unis. Ils mettent en place un large spectre d’opérations techniques et humaines. Des gens ici sont des officiers de liaisons… Ils poursuivent agressivement toute forme de renseignement classifié. Tous les dénis sont simplement risibles.”

En 1991, Les Israéliens ont essayé de recruter un ancien agent du renseignement américain, mais il refusa. “J’avais un agent du renseignement israélien sur moi à Washington du temps de la première guerre du Golfe. J’ai dit ‘non, allez-vous en’ et j’en ai fait le rapport au contre-espionnage.”

Des opérations secrètes étaient menées par les israéliens dans une “affaire de 1997 dans laquelle la NSA enregistra à Washington deux agents israéliens discutant de leurs efforts pour obtenir un document diplomatique américain sensible. Israël nia toute mauvaise action dans cette affaire et dans bien d’autres et personne ne fut traduit en justice.” Et pourtant, tout ceci n’a que très rarement été mentionné dans les médias. Parler ou faire allusion à ces faits, d’après Omri Ceren du magazine de la 5ème colonne “Commentaire”, s’apparente à de l’antisémitisme.

En 2003, le premier ministre israélien Ariel Sharon a fait une déclaration disant que les Etats-Unis avaient déjà conquis l’Irak et qu’il était temps qu’ils marchent sur la Libye, la Syrie et l’Iran.

Sous Obama, la prédiction de Sharon est devenue une réalité pour la Libye et maintenant les Etats-Unis déstabilisent la Syrie (NdT: cet article date de 2013…) en soutenant secrètement les rebelles syriens tandis que les tambours de la guerre battent contre l’Iran.

Dans le processus, l’Iran a été blâmée pour une attaque cybernétique au Moyen-Orient avec des preuves quasi inexistantes. A l’automne 2012, les Etats-Unis et Israël considéraient même des “frappes chirurgicales” contre l’Iran.

Dans le même temps, la “démocratie” que les néo-conservateurs rêvaient d’installer en Irak est devenue “de plus en plus totalitaire et étroitement sectaire”, d’après un ancien de 28 ans de service à la CIA et professeur à l’université de Georgetown, Paul R. Pillar dans son discours inaugural de second terme, le président Obama a suggéré que la guerre perpétuelle en vienne à une fin.

Mais dans ce même temps, les Etats-Unis envoyaient déjà quelques uns de nos précieux hommes au Mali et le PM britannique David Cameron a récemment déclaré que la guerre au Mali durerait probablement quelques décennies, ce qui est une autre façon de dire que la guerre perpétuelle sera… perpétuelle et que les gens qui paieront pour tout cela seront les contribuables américains, les braves gens qui essaient de mettre à manger sur leur table à chaque repas et les enfants des générations présente et à venir qui seront noyés dans une dette perpétuelle et des remboursement d’emprunts étudiants.

Quels sont donc quelques résultats du mouvement néo-conservateur ? Quelles sont quelques unes de leurs pousses subversives ou révolutionnaires ? Nous explorerons tout ça dans des articles à venir mais un des résultats indirects de ce mouvement est que personnne, démocrate ou républicain, ne peut être élu président des Etats-Unis sans être un sioniste ou du moins favoriser Israël plus que les pères fondateurs de cette nation. Ceci est devenu on ne peut plus clair lorsque Obama est redevenu président en 2012.

Des mois avant l’élection, Romney et Obama étaient en compétition de celui qui donnerait le plus gros tribut à Israël. Romney alla en Israël et y déclara que l’Iran était la plus grande menace pour le monde et Obama y envoya son ministre de la défense Léon Panetta juste après le départ de Romney pour faire dire à Israël que son administration est en accord avec les officiels israéliens en regard de l’Iran. Romney et Obama soutinrent le déploiement de troupes en Syrie su Assad, disaient-ils, utilisait des armes chimiques. Pour Alan Dershowitz d’Harvard, ce furent les juifs de Floride qui aidèrent à faire réélire Obama. Ceci n’est pas sans preuve, car il a été depuis rapporté qu’au moins 70% des votes juifs allèrent à Obama. Dershowitz continue en disant que les juifs, comme lui, “doivent maintenant comprendre que notre soutien au président sera bon pour Israël ces quatre prochaines années. Les juifs votent pour les deux partis.

Personne ne nous ignore. Chaque candidat rationnel sait que lui et son parti doivent gagner nos voix dans chaque élection.”

On pourrait dire que ceci ne veut absolument rien dire car les juifs représentent moins de 5% de la population américaine, mais comme nous le verrons dans la suite, les milliardaires juifs furent des véhicules principaux de soutien à la fois des démocrates et des soi-disants républicains.

Dershowitz déclara ensuite quelque chose qui aurait profondément choqué les pères fondateurs de la nation: “La plupart des Américains, quelque soit leur religion,  sont unis en soutien d’Israël et de sa sécurité, mais divisés sur des problèmes sociaux et économiques. Il est d’une importance capitale que le soutien pour la sécurité d’Israël demeure une affaire bi-partisanne et ne devienne jamais un coin enfoncé pour diviser l’électorat le long de la ligne de fracture des partis comme cela est le cas dans les pays européens.”

En d’autres termes, bien que l’économie soit un marasme total, que les Américains n’ont plus de travail, que les gens subissent des escroqueries sur leur plan de retraite. alors que les emprunts étudiants sont passés au travers du plafond, les Américains doivent soutenir Israël (d’au moins 3 milliards de dollars par an…). Comme les Pharisiens et les rabbins qui ont dû dire que faire à Ponce Pilate au 1er siècle de notre ère, Dershowitz déclare: “Moi et bien d’autres qui soutenons Obama, nous aurons son attention ces quatre prochaines années…”

Presque deux mois avant qu’il ne gagne les élections, Obama avait invité Dershowitz à la maison blanche et lui avait dit: “Je ne plaisante ni ne bluffe.” Obama avait aussi invité Edgar Bronfman, l’ex-président Congrès Juif Mondial et lui avait dit: “Mon engagement pour la sécurité d’Israël est jusqu’à la moëlle des os.” Qu’auraient dit George Washington, Thomas Edison et autres ? Ecoutons-les.

George Washington: “La grande règle du comportement pour nous, en ce qui concerne les nations étrangères, est l’extension de nos relations commerciales, d’avoir avec ces nations le moins de connexion politique possible. L’Europe a ses propres intérêts, qui ne sont pas les nôtres ou de très loin. C’est pourquoi elle doit s’engager dans de fréquentes controverses dont les causes nous sont essentiellement étrangères.

Ainsi, il serait très déraisonnable pour nous de nous impliquer, par des liens artificiels, dans les vicissitudes ordinaires de leur politique ou dans les combinaisons et collisions ordinaires de leurs amitiés ou inimitiés.

Thomas Jefferson: “La paix, le commerce et l’honnête amitié avec toutes les nations, alliances emmêlées avec personne.” Grover Cleveland: “C’est la politique de Monroe, de Washington et de Jefferson: paix, commerce, honnête amitié avec toutes les nations, alliances confuses et emmêlées avec personne.”

Quel président aurait l’audace, le courage, de prononcer ces mots aujourd’hui ? La réponse est claire et sans appel: aucun ! Le seul récent candidat à la présidence qui a essayé de mettre en place cette politique étrangère fut Ron Paul, mais il fut fustigé et classé comme un “antisémite de la pire espèce” pour l’avoir fait.

Pour résumer, si vous suivez les préceptes des pères fondateurs lorsqu’on en vient à la politique étrangère des Etats-Unis, vous êtes un “sale antisémite” ; de plus, si les pères fondateurs étaient en vie aujourd’hui, ils seraient tous taxés d’antisémitisme ! (NdT: en plus du fait qu’il étaient des esclavagistes… ) Ces dernières semaines, plus de 60 articles ont été écrits contre Chuck Hagel  par juste deux magazines néo-conservateurs, “Commentary” et le “Weekly Standard” (sans mentionner le Washington Post, la National Review, le Wall Street Journal etc…)

Ceci nous amène à un point critique essentiel que nous analyserons plus en détail dans d’autres articles: le mot antisémitisme a été appliqué légèrement au paysage politique pour mettre un terme aux arguments rationnels et aux problèmes importants. Il est devenu une arme dans les mains de ceux qui cherchent à déstabiliser la discussion réfléchie et critique.

Soit vous soutenez l’idéologie néo-conservatrice ou alors….

= = =

En ce qui concerne les “pères fondateurs” de l’empire ango-américain, nous en pensons la même chose que le grand humoriste new-yorkais George Carlin qui disait:

“Notre pays a été fondé sur le double standard. Il a été fondé par des propriétaires d’esclaves qui voulaient être libres, donc ils ont tué plein d’Anglais blancs afin de pouvoir continuer à posséder des Africains noirs pour continuer à éradiquer les hommes rouges indiens, envahir l’Ouest et voler plus avant les terres de ces gens et aussi prendre les terres des Mexicains basanés, pour finir pas balancer leur bombe A sur les Japonais jaunes. Le slogan de ce pays devrait être: ‘Donnez-nous une couleur et on va l’éradiquer !’… “

De plus, en 1783, George Washington soi-même, celui dont se gargarisent tant les Yankees , avait qualifié la jeune “république” américaine d’ “empire levant”, que nous avons rebaptisé il y a quelques années “empire du goulag levant”… à juste titre s’est-il avéré et on n’en voit pas encore la fin.

~ Résistance 71 ~

 

Vidéo du texte de Carlin:

http://www.youtube.com/watch?v=VSJmYnHdvsc

Résistance politique: Le fléau du néo-conservatisme et la mafia khazare…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 31 décembre 2016 by Résistance 71

La mafia khazare et ses marionnettes veut diriger le monde

Ce ne fut qu’après le 11 septembre 2001 que le plan de domination totale du monde fit surface

Jonas Alexis

23 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/23/the-khazarian-mafia-and-their-marionettes-want-to-rule-the-world/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Si vous ne pensez pas que “l’exceptionnalisme américain” est un synonyme de sionisme, de domination mondiale et ce que Friedrich Nietzsche aurait appelé “la volonté d’accéder au pouvoir”, qui n’est que la reformulation du “Monde comme Volonté et Représentation” d’Arthur Schopenhauer, pensez-y à deux fois… D’abord, replaçons tout cela en contexte.

Dans les années 1980, la mafia khazare, plus spécifiquement ce qu’on nomme les néo-conservateurs (nouveaux cons), se sont emparés de l’administration Reagan et ont redéfini le paysage politique [1]. L’universitaire juif du droit Stephen M. Feldman commence son livre Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy comme suit:

“Depuis plus de 20 ans, en commençant en 1980, les néo-conservateurs se sont tenus à l’avant-garde intellectuelle d’une coalition conservatrice qui régna sur le gouvernement national. Les nouveaux cons ont gagné cette position avantageuse en menant un assaut contre le régime hégémonique démocratique pluraliste qui s’était emparé de la nation depuis les années 1930.”[2]

Feldman n’est pas seul sur ce sujet. D’autres universitaires et écrivains juifs en sont venus à la même conclusion. [3]
Depuis que la mafia khazare s’est emparée de la politique étrangère américaine, les Etats-Unis ont cherché des dragons et des monstres de toute sorte, des lutins et des trolls afin de détruire le Moyen-Orient, ce qui est totalement contraire à ce que les pères-fondateurs de la nation avaient envisagé. Irving Kistol, un des pères fondateurs du mouvement nouveau con déclara en 1996:

“Avec la fin de la guerre froide, nous avons vraiment besoin d’un ennemi idéologique menaçant, méritant nos efforts, un ennemi qui pourrait nous unir en opposition.”[4]

Si un “ennemi menaçant” n’existait pas, alors les nouveaux cons, qui au passage sont tous d’anciens trotskistes et socialistes autoritaires, l’inventaient et utilisaient une stratégie de couverture et de dague pour le détruire. George H.W. Bush fut conquis à cette idée. Au mois d’octobre 1991, peu de temps après la guerre du golfe (NdT: de libération du Koweit), il dit aux Nations-Unies qu’il aspirait à fonder un “Nouvel Ordre Mondial”. [5]

Bush déclara que son “Nouvel Ordre Mondal” (NOM) se référait en fait à un monde dans lequel la paix et l’harmonie se côtoieraient au sein des nations. Pas de guerres, pas de conflits, seulement un dialogue et la résolution des problèmes par l’intermédiaire de solutions diplomatiques.

Mais nous savons tous que ceci n’était qu’un mensonge éhonté et une manière vicieuse de tromper le peuple américain. Ce NOM n’était qu’un autre mot pour la domination mondiale, l’hégémonie. Comme Patrick Buchanan le fit justement remarqué:

“ Entre le jour où Bush est entré en fonction et le jour où son fils a pris la suite, les Etats-Unis ont envahi le Panama, sont intervenus en Somalie, ont occupé Haïti, ont poussé l’OTAN aux frontières de la Russie, créé des protectorats au Koweït et en Bosnie, bombardé la Serbie pendant 78 jours, occupé le Kosovo, adopté une politique de “double encerclement” de l’Irak et de l’Iran, déployé des milliers de soldats en Arabie Saoudite, sol sacré de tous les musulmans.”[6]

Dans ce NOM, la raison pratique ne joue virtuellement aucun rôle. De plus, les agents de ce NOM n’ont aucunement consulté le peuple américain parce que personne avec un gramme de bon sens commun ne le soutiendrait. Le NOM fut passé en force sur le peuple américain par les nouveaux cons afin essentiellement de faire plaisr au régime israélien.

Si vous pensez que cela est un peu exagéré, alors prenez-le de George W. Bush soi-même. Il demanda un jour à son père de définir le néo-conservatisme: “Qu’est-ce qu’un nouveau con ?”, “veux-tu des noms ou une description ?”, répliqua le plus vieux des Bush. “Une description”. “Bon alors, je vais te répondre en un mot: Israël”, dit alors Bush père.[7]

Similairement, le nouveau con juif Max Boot déclara dans un article du Wall Street Journal intitulé: “Que diable est un nouveau conservateur?” qu’Israël est une “valeur clef du néo-conservatisme” et que “Commentary” (magazine), navire amiral de la presse néo-conservatrice, est la “bible néo-con”[8]

Deubeuliou suivait juste la stratégie neo-con ou du NOM lorsqu’il dit de Saddam Hussein: “Je vais botter le cul de ce pauvre connard à travers tout le Moyen-Orient.”[9]

Bien avant que les Etats-Unis n’aillent en Irak, Bush divisait déjà le monde en deux catégories: ceux qui se tenaient avec les USA et mettaient en place l’idéologie du NOM sur un plan mondial et ceux qui ne le faisaient pas. Ceux qui refusaient de suivre le NOM étaient condamnés soit comme terroristes ou comme des soutiens du terrorisme. Comme Bush le dit alors lui-même:

“Notre guerre contre la terreur commence avec Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980), mais çà ne s’arrête pas là. Cela ne s’arrêtera pas tant chaque groupe terroriste d’obédience mondiale n’ait pas été trouvé, arrêté et défait… Chaque nation dans chaque région du globe a maintenant une décision à prendre: soit vous êtes avec nous ou soit vous êtes avec les terroristes. A partir de dorénavant, toute nation qui continuera de protéger ou de soutenir le terrorisme sera vue par les Etats-Unis comme un régime hostile.”[10]

Bush ne s’arrêta pas en si bon chemin. Il avait des choses encore plus intéressantes à dire: “L’Amérique a un message pour la nation du monde: si vous abriter des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous entrainez ou armez des terroristes, vous êtes des terroristes. Si vous nourrissez ou financez un terroriste, vous êtes un terroriste et vous serez rendu responsable par les Etats-Unis.” [11]

Le simple fait que George W. Bush ne considéra jamais les Etats-Unis comme un terroriste, un “régime hostile” alors que Bush lui-même faisait entraîner des organisations terroristes très violentes comme le MEK (opposition iranienne) dans le Nevada.[12] Les mêmes cellules terroristes ultra-violentes étaient aussi formées par le Mossad et finirent par assassiner un bon nombre de scientifiques iraniens. [13] Mais cela était bien parce que ces terroristes eux, ne faisaient que suivre l’idéologie du NOM.

Bref, Bush, d’après sa propre classification politique, est un terroriste. Rappelez-vous toujours que les terroristes se foutent pas mal de la vérité. Ils se foutent pas mal si des gens innocents vivent ou meurent. Ils ne pensent qu’à une chose: la dissémination de leur virus politique et/ou idéologique. Le nouveau con juif Jonah Goldberg est un de ces classiques exemples illustrant cela. Il déclara ainsi sans aucune honte:

“Environ tous les 10 ans, les Etats-Unis ont besoin de s’en prendre à un petit pays de merde et de la claquer sur le mur, simplement pour montrer au monde qu’on ne rigole pas.[14]

Le fumiste plaisantin a t’il dit combien cela coûtait-il ? A t’il parlé du chaos et de la destruction ?

Non, absolument pas.

Dès 2003, après des mois de propagande dans les médias, Bush dissémina le virus nouveau con du NOM en Irak, ce qui devint un désastre total (NdT: planifié comme tel, la guerre en Irak n’a jamais eu pour objectif d’être gagnée, mais de foutre une merde et un bordel incommensurables afin d’en tirer les marrons du feu, ce qui se produit toujours aujourd’hui…).

John Prados, le directeur adjoint de l’Iraq Documentation Project a noté que les archives “démontrent que l’administration Bush a rapidement abandonné tout plan pour que la diplomatie ne mette un terme et contrôle l’aventurisme irakien au moyen de sanctions et n’avait aucun autre plan qu’en fait celui de l’intervention militaire et embrigada ses alliés britanniques dans une vaste opération de manipulation des opinions publiques des deux côtés de l’Atlantique afin de générer un soutien à la guerre.” [15]

Mais comment sommes-nous parveus à la débâcle irakienne de 2003 ? Y a t’il eu préparation ? de manière fort intéressante, oui. On doit insister sur le fait qu’un des buts des nouveaux cons ou du NOM et de leur idéologie est de manipuler des marionnettes en leur faveur. Comme Irving Kristol le fit lui-même remarquer:

“L’entreprise politique et le but historique du néo-conservatisme sembleraient-être de convertir le parti républicain et le conservatisme américain dans les grandes largeurs contre leurs volontés respectives et en une nouvelle politique conservatrice tout à fait utile pour gouverner une démocratie moderne.”[16]

Dans les années 1990, bien des marionnettes et des laquais furent prêtes à subvenir au rêve de Kristol. Dick Cheney fut une de ces marionnettes, avec l’aide de Paul Wolfowitz et d’autres (NdT: comme Donald Rumsfeld, Karl Rove and co…), il planifia une action en 1993 intitulé “Stratégie de défense pour les années 90”. David Armstrong du magazine Harper’s a dit que ce plan était:

fait pour que les Etats-Unis règnent sur le monde. Le thème absolu est l’unilatéralisme, mais c’est avant tout une histoire de DOMINATION. Il appelle pour que les Etats-Unis maintiennent leur supériorité militaire écrasante et qu’ils empêchent de nouveaux rivaux impérialistes d’émerger pour les défier à l’échelle mondiale. Ce plan appelle la domination des amis et des ennemis. Il ne dit pas que les Etats-Unis doivent être plus forts ou un peu plus forts, mais qu’ils doivent parvenir à la puissance totale et indivisible.”[17]

Il était pratiquement impossible de mettre ce plan en pratique sur un plan domestique et international avant les attentats du 11 septembre 2001, mais juste apès ces évènements catastrophiques, la mafia khazare et ses marionnettes furent comblées parce que la porte venait alors juste de s’ouvrir pour qu’ils puissent presser pour la domination globale totale, du moins sur le Moyen-Orient dans un premier temps. Rappelez-vous toujours ce qu’a dit Benjamin Netanyahou après les attaques du 11 septembre:

“Nous sommes les bénéficiaires d’une chose: des attaques sur le WTC à New York et sur le Pentagone ainsi que de la lutte américaine en Irak… Ces évènement désastreux ont fait basculer l’opinion publique américaine en notre faveur.[18]

Armstrong déclara: “Ce ne fut qu’après les attentats du 11 septembre que le plan [pour la domination mondiale] a pleinement émergé.”[19] On peut dire que le 11 septembre fut “l’ennemi menaçant” dont avait besoin Kristol. Il est mort en 2009, et on peut aussi dire qu’il ne pouvait être plus heureux lorsque Bush annonça qu’il commencerait alors un type d’expansion agressive au Moyen-Orient.

Ainsi, ce plan d’avoir une très forte force militaire virtuellement dans le monde entier, et plus spécifiquement au Moyen-Orient, fut et est toujours une stratégie qui fut enfantée par la mafia khazare et qui fut poussée par les marionnettes telles Dick Cheney, Colin Powell, Condoleeza Rice, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz et plus récemment Samantha Power. Armstrong écrivit alors en 2002:

“Avant, le plan ´était au sujet de la domination, de l’argent. Il a pris forme vers la fin 1989, lorsque la menace soviétique était clairement sur le déclin et avec elle, le soutien public pour un grand projet militaire. Cheney ne parvint pas à se résoudre à ces réalités. Il demeura profondément suspicieux des soviétiques et il résista fortement à tous les efforts pour la réduction des dépenses militaires. (NdT: N’oublions pas non plus que Cheney est un grand actionnaire et membre du comité directeur de l’entreprise transnationale Halliburton qui a énormément d’intérêts dans la sous-traitance de contrats militaires et para-militaires yankees… Que Halliburton a bénéficié de nombreux contrats pour la “reconstruction” de l’Irak). Les démocrates du congrès se moquèrent de son manque de vision stratégique et quelques personnes au sein du gouvernement Bush murmuraient que Cheney était devenu un outil inutile dans la structuration d’une réponse aux changements révolutionnaires qui se produisaient dans le monde.”

Avec le temps, la mafia khazare et ses marionnettes a attiré un bon nombre de figures politiques à la doctrine du NOM, incluant Colin Powell. Ces clowns de la politique étaient plus enclins de suivre cette idée de domination mondiale et étaient plus heureux d’articuler l’idéologie du NOM dans les médias de manière déceptive et diabolique. Comme le dit Armstrong:

“Powell insista sur le fait que maintenir le statut de super-puissance devait être la première des priorités de l’armée américaine. ‘Nous devons mettre un écriteau sur notre porte disant: La super-puissance vit ici.” A t’il dit à un moment donné. ‘Peu importe ce que font les soviétiques’. Il insista aussi sur le fait que les niveaux de troupe proposés n’étaient que le strict minimum nécessaire à remplir cette tâche. Ce concept deviendrait connu sous le nom de ‘force par la base militaire.”[20]

Dès 1990, George Bush (père) commença à prêcher la doctrine de la domination mondiale en utilisant des déclarations disant que les forces américaines devaient être placées “dans tous les coins du monde”. [21] Dans tous les coins ! Pas même l’empire romain n’a pu se permettre une telle entreprise.

A partir de 1992, Powell commença à propager l’idée que les Etats-Unis avaient besoin de “repousser tout défi d’un challenger potentiel dans un rieve de nous défier sur l’échiquier mondial.” Il dit alors de manière emphatique: “Je veux être le caïd du voisinage”. Il ajouta “ qu’il “n’y avait aucun futur à essayer de défier les forces armées des Etats-Unis d’Amérique.”[22]

Ceci était une fois de plus antithétique de ce que les pères fondateurs avaient envisionné ; mais parce que Powell était possédé de l’esprit khazar et aussi parce qu’il travaillait dans un environnement où la domination mondiale était la nouvelle théorie à la mode, il a dû faire des déclarations qui plus tard prouvèrent être désastreuses pour les USA et la vaste majorité du Moyen-Orient. Armstrong écrivit:

“Alors que Powell et Cheney tenaient ce nouvel argument dans leurs discours au congrès, Wolfowitz, lui, était occupé à étendre le concept et à l’avoir incorporé dans la politique américaine. Durant les premiers mois de 1992, Wolfowitz supervisa la préparation d’une déclaration de politique interne au Pentagone utilisée pour guider les officiels du ministère dans la préparation de leurs forces armées, de leurs budgets et de leurs stratégies.

Le document classé secret défense, connu sous le nom de Defense Planning Guidance (DPG), décrivait un monde dominé entièrement par les Etats-Unis, qui maintiendraient leur statut de super-puissance par la combinaison d’un tutelage politique et d’une énorme puissance militaire. L’image les représentant était celle d’une ville très lourdement armée trônant au sommet d’une colline.

Le DPG déclarait que le ‘premier objectif’ de la stratégie de défense états-unienne était “d’empêcher l’émergence d’un nouveau rival”. Remplir cet objectif demandait à ce que les USA “préviennent que toute puissance hostile ne domine une région à haute signification stratégique. La nouvelle mission des Etats-Unis serait fonc de convaincre à la fois ses alliés et ses ennemis qu’ils “n’avaient pas à espérer un plus grand rôle ou de poursuivre une posture agressive pour protéger leurs intérêts légitimes.

Un autre nouveau thème fut utilisé, celui de l’utilisation de la force militaire de manière préemptive. Les options, notait le DPG, allaient de l’action militaire préemptive pour empêcher une attaque NBC à “punir” ou “menacer de punition des agresseurs au travers d’une variété de moyens”, incluant des frappes militaires contre des usines de fabrication d’armement etc.”[23]

De manière évidente, aucun pays ne voudrait de ce plan essentiellement diabolique. Et où que ce soit que la mafia khazare et ses marionnettes mettent en place ce plan au Moyen-Orient, les Palestiniens en souffrent ; des enfants innocents meurent par milliers, des mères pleurent leurs proches tant aimés, des conditions de vie sont détruites ; des pères sont en deuil et des voisinages entiers sont pulvérisés.

Dans le même temps, le régime israélien et ses officiels se gaussent diaboliquement de leurs victimes sans défense, les hauts-fonctionnaires américains se rangeant du côté israélien ; les nations occidentales se taisent ; les politiciens soutiennent leurs maîtres, la mafia khazare et ses marionnettes continuant de défendre leur “plan de self-defense” diabolique.
De plus, à chaque fois que le coût est trop élevé, la mafia khazare et ses marionnettes envoie la facture aux Etats-Unis et laissent le bon contribuable la payer.
Pour la mafia khazare, une guerre en Irak ayant coûté 6000 milliards de dollars n’est pas assez et au lieu de reconnaître toute erreur cardinale commise dans la région, ils appellent la débâcle une “erreur qui en valait la peine” (NdT: une fois de plus, le but est la chaos pour le NOM et non pas une quelconque victoire)[24]

Bien avant la guerre, ils ont passé un nombre incalculable d’heures à vomir leur loghorrée mensongère et leurs fabrications dans les médias ; après que la masse des gens eut réalisé qu’elle avait été dupée par un petit groupe de personnes qui haïssent l’humanité entière, la mafia khazare est retournée sur une plateforme politique en disant que les Etats-Unis avaient besoin de bouger dans des endroits différents comme l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie etc. En d’autres termes, la mafia khazare et ses laquais de bas étages veut le Moyen-Orient pour elle seule, car tout ce qu’ils touchent, semblent-ils impliquer, est de l’or pur.

Parce que la mafia khazare a rejeté le logos dans toute sa manifestation, elle n’est jamais satisfaite d’une destruction. Elle doit détruire un pays après l’autre. Elle a planifié de dominer et de régner, mais pour y parvenir, elle doit détruire toute force qui se met en travers de sa route.

“Le DPG a aussi envisagé de maintenir un arsenal nucléaire américain substantiel tout en décourageant et sanctionnant les autres programmes nucléaires des autres pays… Tout çà, brièvement, pour une domination unilatérale par la supériorité militaire.”[25]

Le plan de la mafia khazare pour dominer le monde au travers de “l’unilatéralisme” fut fuité par le quotidien du New York Times en mars 1992 et à la fois la “gauche” et la “droite” réagirent avec horreur. L’adjoint directeur de campagne électorale de Bill Clinton, George Stephanopoulos, a dit que le Pentagone essayait de “trouver une excuse pour de gros budgets de défense plutôt que de les réduire”.[26] Même le président Clinton fut pétrifié par le plan en question.

Wolfowitz trouva la politique irakienne de Clinton particulièrement énervante. Pendant la guerre du Golfe, Wolfowitz critiqua sévèrement la décision, endorsée par Powell et Cheney, de mettre fin à la guerre une fois que le mandat de l’ONU de virer les forces de Saddam hors du Koweït ait été rempli, laissant en place le dictateur irakien.

Il appela l’administration Clinton pour qu’elle finisse le boulot en armant les forces d’opposition et en envoyant des forces terrestres américaines pour défendre une base opérationnelle dans le sud de l’Irak. Dans un éditorial de 1996, Wolfowitz souleva la question du projet de lancer une attaque préemptive contre l’Irak…

Les objections de Wolfowitz aux tactiques de Clinton ne furent pas limitées à l’Irak ; Wolfowitz avait endorsé la décision du président Bush fin 1992 d’intervenir en Somalie sur une base humanitaire limitée. Plus tard, Clinton étendit la mission à un effort de maintien de la paix plus important, une affaire qui tourna au désastre.”[27]

Mais cela devint encore plus intéressant. Wolfowitz se fit personnellement l’avocat pour “l’armement des musulmans bosniaques dans leur combat contre les Serbes. Powell d’un autre côté, mit publiquement en garde contre cette intervention.” En 1994. [28]

Ainsi le complot s’épaissit là encore. Wolfowitz voulait que les musulmans bosniaques et les Serbes se combattent jusqu’à un massacre final. Ceci est le même plan que celui que Daniel Pipes, un autre juif nouveau con, promut en Syrie. “En 1999, alors que Clinton rassemblait le soutien pour une action commune USA-OTAN au Kosovo, Wolfowitz lamina le président pour ne pas avoir agi plus rapidement.”[29]

Lorsque Deubeuliou Bush arriva au pouvoir (en 2000) Wolfowitz avec d’autres juifs nouveaux cons et marionnettes idoines, le manipulèrent de nouveau. Bush était un total pantin et était prêt à faire absolument tout ce qu’on lui disait de faire. Le “prince des ténèbres” juif nouveau con Richard Perle a lui-même admis:

“Bush ne prenait pas de décisions, d’abord parce que la machine de gouvernement qu’il gérait de manière nominale en fait le gérait lui, mais aussi parce que le Conseil Natonal à la Sécurité (NdT: que dirigeait Wolfowitz) ne le servait pas proprement.”[30]

Comme le dit Buchanan, Bush était une “table rase, une ardoise vierge en politique étrangère” avant l’an 2000. Il “n’avait aucune expérience en politique étrangère et n’y manifestait aucun intérêt. Dans la campagne de l’an 2000, il se trompait en parlant de la Slovénie et de la Slovaquie ; appelait les Grecs des “Grecquiens” et se planta totalement lorsque un interviewer lui demanda de nommer quatre dirigeants de quatre nations importantes…”[31]

Les nouveaux cons bien entendu, se jetèrent rapidement sur cette viande fraîche, “La première fois que j’ai rencontré Bush, j’ai su qu’il était différent. Deux choses devinrent très claires. Un, il ne savait pas grand chose et deux il avait la confiance en lui pour poser des questions qui révélaient qu’il ne savait pas grand chose…” dit Richard Perle[32]

Bush ne voulut pas accepter la manipulation de Wolfowitz, particulièrement lorsqu’il s’en est agi de relier les attentats du 11 septembre avec Saddam Hussein et Al Qaïda ; mais il finit par céder aux mensonges et aux fabrications. Pourquoi ? Parce qu’il y avait une cabale autour de Bush, une cabale qui se faisait appeler “les Vulcains” [33] et ceux-ci ne pouvaient lui permettre de réfléchir correctement.

Donc qu’avons nous après des années d’idéologie du Nouvel orde Mondial au Moyen-Oreint et ailleurs ? La paix et l’harmonie ? L’amour et la réconciliation au sein des nations ? Ou bien avons-nous toujours une clique de monstres au pouvoir encore plus puissants qu’auparavant ?

La sodomie des prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Graïb fut-elle une bonne chose ? Et que dire de cette guerre qui a déjà coûté 6000 milliards de dollars et qui a entrainé la jeune génération américaine (et irakienne) dans un abysse économique sans fond ? Ouvrir les vannes dans des endroits comme l’Allemagne, la Suède, l’Angleterre etc ?… Bien sûr qu’Angela Merkel est une sombre marionnette de plus.

Mais si les gens dans des endroits comme l’Allemagne sont vraiment en colère au sujet de ce qui se passe dans leur pays, alors il est plus que grand temps de commencer à attaquer le véritable serpent. Et ceci a été un de mes plus gros problèmes avec des gens comme Alex Jones. Ils ne nous disent JAMAIS qui a poussé pour la guerre perpétuelle au Moyen-Orient et ce malgré le fait qu’ils savent tout des faits réels.

De plus, si le nouveau président élu Donald Trump veut vraiment mettre en application son plan de “L’Amérique avant toute chose”, alors il a vraiment besoin de couper la tête du serpent, que nous savons tous être le régime israélien. Ce serpent a enroulé ses anneaux autour des politiciens occidentaux depuis des années et des années et il est grand temps que nous arrêtions cette alliance inconditionnelle avec ce serpent.

Trump peut parler de “L’Amérique avant toute chose” jusqu’au bout de la nuit, mais tant que nous ne nous attaquons pas à la véritable racine du problème, nous retournerons sans cesse au schéma de guerre perpétuelle parce que “L’Amérique avant toute chose” et un soutien inconditionnel à Israël sont deux choses antithétiques. Non seulement çà, mais elles sont en guerre l’une avec l’autre. Ces quatre prochaines années, l’une va prévaloir sur l’autre et nous ne pouvons qu’espérer que ce ne soit pas le serpent qui prévale…

 

[1] See Patrick J. Buchanan, Where the Right Went Wrong: How Neoconservatives Subverted the Reagan Revolution and Hijacked the Bush Presidency (New York: St. Martin’s Press, 2004).

[2] Stephen M. Feldman, Neoconservative Politics and the Supreme Court: Law, Power, and Democracy (New York and London: New York University Press, 2013), 1.

[3] Murray Friedman, The Neoconservative Revolution: Jewish Intellectuals and the Shaping of Public Policy (Cambridge: Cambridge University Press, 2005); Stefan Halper and Jonathan Clarke, America Alone: The Neo-Conservatives and the Global Order (Cambridge: Cambridge University Press, 2004); Jacob Heilbrunn, They Knew They Were Right: The Rise of the Neocons (New York: Anchor Books, 2009).

[4] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 37.

[5] Ibid., 14.

[6] Ibid., 15.

[7] Andrew Cockburn, Rumsfeld: His Rise, Fall, and Catastrophic Legacy (New York: Scribner, 2007), 219.

[8] Buchanan, Where the right Went Wrong, 38.

[9] Michael Isikoff and David Corn, Hubris: The Inside Story of Spin, Scandal, and the Selling of the Iraq War (New York: Three Rivers Press, 2006 and 2007), 3.

[10] Ibid., 17.

[11] Ibid., 18.

[12] Seymour M. Hersh, “Our Men in Iran?,” New Yorker, April 5, 2012; “US trained Iranian ‘terrorist’ group – report,” Russia Today, April 11, 2012; Max Fisher, “Blowback: In Aiding Iranian Terrorists, the U.S. Repeats a Dangerous Mistake,” Atlantic, April 6, 2012; Michael B Kelley, “US Special Forces Trained Foreign Terrorists In Nevada To Fight Iran,” Business Insider, April 9, 2012; Paul R. Pillar, “More Posturing on Iran,” National Interest, September 23, 2012.

[13] “Mossad training terrorists to kill Iran’s nuclear scientists, US officials claim…but is Israel’s real target Obama?,” Daily Mail, February 10, 2012; “Report: U.S., Israel Helped Trained Iranian Dissidents,” Haaretz, April, 7, 2012.

[14] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 50.

[15] Dan Froomkin, “The Two Most Essential, Abhorrent, Intolerable Lies of George W. Bush’s Memoir,” Huffington Post, November 22, 2010.

[16] Quoted in Buchanan, Where the Right Went Wrong, 39.

[17] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[18] “Report: Netanyahu says 9/11 attacks good for Israel,” Haaretz, April 16, 2008.

[19] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[20] David Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, October 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[21] Quoted in Ibid.

[22] Quoted in Ibid.

[23] Ibid.

[24] Jonah Goldberg, “Iraq Was a Worthy Mistake,” LA Times, October 19, 2006.

[25] Armstrong, “Dick Cheney’s Song of America,” Harper’s Magazine, Oct 2002, Vol. 305, Issue 1829.

[26] Ibid.

[27] Ibid.

[28] Ibid.

[29] Ibid.

[30] David Rose, “Neo Culpa,” Vanity Fair, November 3, 2006.

[31] Buchanan, Where the Right Went Wrong, 41.

[32] Ibid., 42.

[33] Ibid.

Nouvel Ordre Mondial: Comment la « gauche » étatique pédale de longue date pour l’empire…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 6 octobre 2016 by Résistance 71

Extrême gauche impérialiste

 

Thierry Meyssan

 

5 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193549.html

 

Thierry Meyssan revient sur le soutien de l’impérialisme US aux extrêmes-gauches durant la Guerre froide et à ses conséquences actuelles. Les groupuscules qui ont travaillé avec Social Democrats USA ont par la suite constitué aussi bien le mouvement néo-conservateur que la caution progressiste des Frères musulmans et du « printemps arabe ». En outre, ils forment des espions de choix pour la NED.

Sous les présidences de Lyndon Johnson et de Richard Nixon, la CIA tenta de débaucher des militants communistes, partout dans le mode, et de les retourner contre Moscou et Pékin. C’est ainsi que, durant la guerre civile libanaise, Riyad el-Turki se sépara du Parti communiste syrien avec une cinquantaine de militants, dont Georges Sabra et Michel Kilo.

Ne restant pas isolés, ceux-ci prirent contact avec un petit parti d’extrême-gauche états-unien, Social Democrats USA, auquel ils s’affilièrent.

Durant les « années de plomb » que la Syrie a connue de 1978 à 1982 avec la campagne terroriste des Frères musulmans, George Sabra et Michel Kilo furent chargés par le leader de Social Democrats USA, Carl Gershman, de soutenir la Confrérie. Ils publièrent un texte assurant que la révolution mondiale était en marche, que les Frères musulmans étaient l’avant-garde du prolétariat, et que le « Grand Soir » viendrait grâce aux États-Unis. Ils furent alors arrêtés en raison de leur liens avec les terroristes.

En 1982, le président Reagan créa avec ses partenaires des « Cinq yeux », c’est-à-dire l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, une nouvelle agence de renseignement chargée de soutenir les oppositions internes des États communistes, la National Endowment for Democracy (NED).

Il maquilla cette agence intergouvernementale en « ONG » et la fit financer directement par le Congrès, et non par le gouvernement fédéral, quoique sur la ligne budgétaire du département d’État. Il en confia la direction à Carl Gerhsman.

Des militants de ce parti trotskiste le suivirent dans son voyage de l‘extrême-gauche à la droite du Parti républicain. Parmi eux, une bande de journalistes de la revue sioniste Commentary, qui entreront dans l’Histoire sous le nom de « néo-conservateurs », et des intellectuels, comme Paul Wolfowitz, futur secrétaire à la Défense adjoint.

Le point de rencontre entre cette extrême-gauche anti-soviétique et l’impérialisme états-unien se fit autour de la notion de « révolution globale ». Les Trotskistes avaient carte blanche pour y parvenir pourvu que ce soit contre les Soviétiques et non contre Washington et ses alliés.

Ils constituèrent quatre branches de la NED, une pour les syndicats, une pour les patronats, la troisième pour les partis de gauche et la quatrième pour les partis de droite. Ils avaient ainsi un moyen de soutenir n’importe quelle faction sociale ou politique, n’importe où dans le monde.

Actuellement, la branche destinée à corrompre les Partis de droite, l’International Republican Institute (IRI), est dirigée par le sénateur John McCain, qui est donc à la fois parlementaire d’opposition et fonctionnaire de l’administration qu’il conteste. La branche destinée aux Partis de gauche, le National Democratic Institute (NDI), est dirigée par l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright.

Durant la préparation du « printemps arabe », l’extrême-gauche arabe continua à travailler avec les Frères musulmans. Ainsi le professeur Moncef Marzouki, futur président tunisien, ou le professeur Burhan Galioun, futur président du Conseil national syrien. Ainsi, ce grand laïque écrivit les discours de l’Algérien Abassa Madani, le chef du Front islamique du Salut en exil au Qatar.

Le discours de cette extrême-gauche est fondé sur des amalgames comme la conviction que tous les États arabes se valent, que ce soit l’Arabie saoudite du roi Salmane ou la Syrie du président el-Assad. Les seuls gouvernements qu’ils respectent sont ceux de Washington et de Tel-Aviv.

Aujourd’hui, Galioun, Sabra et Kilo sont les seules cautions de gauche de la prétendue « révolution syrienne » ; une fausse gauche, non pas au service de l’Humanité, mais de la domination du monde par les États-Unis et Israël.

=*=

Articles connexes:

« Opération Sarkozy »

« Trotskisme yankee et néconservatisme »

« Strauss-Kahn, lambertistes et le FMI »

« Barroso… Un maoïste retourne à la maison mère [Goldman Sachs] »

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Trotskisme yankee et néoconservatisme…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 1 février 2015 by Résistance 71

Qui sont les « néoconservateurs » américains et occidentaux ? Historique du mouvement issu du trotskisme en gardant présent à l’esprit que Trotski, tout comme Lénine, était un agent de Wall Street et de la City de Londres. Voir à ce sujet notre dossier sur « Wall Street et la révolution bolchévique » de l’historien Antony Sutton. Ceci nous éclaire sur le pourquoi capitalisme et capitalisme d’état (marxisme et ses variantes léniniste, trotskiste, staliniste, puis plus tard maoïste…) sont les deux côtés de la même pièce capitaliste, pilotés par les mêmes intérêts convergents de la haute finance et de l’industrie transnationale. Le mouvement trotskiste néoconservateur n’en est qu’un des avatars supplémentaire…

En France, Jospin et Cambadélis (entre autres) issus du mouvement « lambertiste », en sont les représentants de longue date…

— Résistance 71 —

 

Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme

 

Denis Boneau

 

Novembre 2004

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article15635.html

 

À partir de 1945, les services de propagande états-uniens et britanniques recrutent des intellectuels souvent issus des milieux trotskistes afin d’inventer et promouvoir une « idéologie rivalisant avec le communisme ». Les New York Intellectuals, Sidney Hook en tête, accomplissent différentes missions confiées par la CIA avec zèle et efficacité, devenant rapidement des agents de premier plan de la Guerre froide culturelle. Des théoriciens majeurs de ce mouvement, comme James Burnham et Irving Kristol, ont élaboré la rhétorique néo-conservatrice sur laquelle s’appuient aujourd’hui les faucons de Washington.

En 1945, les stratèges soviétiques veulent obtenir la reconnaissance des démocraties populaires de l’Europe de l’Est. Ils lancent, en s’appuyant sur les services secrets, une campagne internationale pour la paix. Leur objectif est de conserver le contrôle du « glacis défensif » en évitant une série de conflits armés avec la coalition anglo-saxonne. En Grande-Bretagne, les gouvernements, notamment celui de Clement Attlee, cherchent à rompre avec la propagande de guerre qui a justifié de 1942 à 1945 l’alliance avec Moscou. Dans ce contexte, en février 1948, Attlee crée, au sein du Foreign Office, le Département de recherche de renseignements (IRD), véritable « ministère de la Guerre froide » alimenté par les fonds secrets et chargé de produire de fausses informations pour discréditer les communistes. Aux États-Unis, la situation est plus favorable. Les procès de Moscou, l’exil de Trotski, ancien bras droit de Lénine, et le pacte germano-soviétique ont considérablement nui au Parti communiste. Dans ce contexte, les marxistes rejoignent massivement l’aile trotskiste de la gauche radicale dont une fraction pactisera avec la CIA, trahissant la IVe Internationale. Après une série d’échecs désastreux, les services soviétiques renoncent à toute influence idéologique aux États-Unis et privilégient les pays d’Europe de l’Ouest, spécialement la France et l’Italie.

Les services secrets britanniques et états-uniens cherchent à fabriquer une pensée assez crédible et universelle pour rivaliser avec le marxisme-léninisme. Dans ce contexte, les New York Intellectuals – Sidney Hook, James Burnham, Irving Kristol, Daniel Bell…- vont constituer des combattants culturels particulièrement efficaces.

Les premiers « coups tordus »

Les New York Intellectuals n’ont pas besoin d’infliltrer les milieux communistes : ils s’y trouvent déjà et s’y définissent comme militants trotskistes. La CIA, en recrutant des hommes comme le philosophe marxiste Sidney Hook, collecte des renseignements utiles sur la gauche radicale états-unienne et tente de saboter les réunions internationales parrainées par Moscou.

En mars 1949, à New York, se tient une « conférence scientifique et culturelle pour la paix mondiale », à l’hôtel Waldorf Astoria. Des délégations de militants communistes s’y pressent ; la réunion est secrètement supervisée par le Kominform. Mais l’hôtel est sous contrôle de la CIA, qui y a installé un quartier général secret au dixième étage. Sidney Hook, qui joue le communiste repenti, reçoit à part des journalistes auxquels il explique « sa » stratégie contre « les staliniens » : intercepter le courrier du Waldorf et diffuser de faux communiqués. Profitant de la « position de cheval de Troie » de Sidney Hook, la CIA mène une campagne d’intoxication médiatique allant jusqu’à divulguer publiquement l’appartenance politique de certains participants préfigurant ainsi la « chasse aux sorcière » du sénateur McCarthy. Avec zèle et brio, Hook mène son équipe d’agitateurs, de délateurs et de manipulateurs, rédigeant des tracts et semant le désordre lors des tables rondes… Simultanément, à l’extérieur de l’hôtel Waldorf, des dizaines de militants d’extrême-droite défilent pancarte à la main pour dénoncer l’ingérence du Kominform. L’opération est un succès total, la conférence tourne au fiasco. 
Tirant les leçons du « coup du Waldorf », la CIA états-unienne et l’IRD britannique systématisent l’enrôlement de trotskistes dans la lutte secrète contre Moscou, au point d’en faire une constante de la « guerre psychologique » qu’ils livrent à l’URSS [1].

Sidney Hook, chef de file des New York Intellectuals

Né dans un quartier pauvre de Brooklyn en 1902, Sidney Hook entre en 1923 à l’université de Colombia où il rencontre John Dewey, son premier maître à penser. Après son doctorat, il obtient une bourse de la fondation Guggenheim qui lui permet d’étudier en Allemagne et de visiter Moscou. Comme tant d’autres intellectuels de l’époque, il est fasciné par Staline et le régime soviétique. À son retour aux États-Unis, il débute sa carrière à l’université de New York au département de Philosophie. Il ne quittera son poste qu’en 1972 pour s’installer à Stanford au terme d’une évolution intellectuelle qui l’aura conduit du communisme au néoconservatisme. À la fin de la Première Guerre mondiale, après s’être marié avec une militante communiste, Hook s’inscrit dans un syndicat d’enseignants proche du Parti. Il travaille à une traduction de Lénine et publie un livre remarqué, Towards the understanding of Karl Marx. Intellectuel typique de la gauche radicale, il participe aux manifestations contre l’exécution des anarchistes Sacco et Vanzetti.

Au début des années 30, Hook rompt avec les communistes et se rallie au clan des trotskistes réunis au sein de l’American Workers Party, fondé en 1938. Il organise la « Commission d’enquête sur la vérité dans les procès de Moscou » qui a pour but d’innocenter Trotski écarté du pouvoir par Staline.

À partir de 1938, il abandonne définitivement l’idéal révolutionnaire. En 1939, il fonde le Committee for cultural freedom, une organisation antistalinienne qui constituera, après la guerre, l’une des bases du Congress for cultural freedom [2]. Plus qu’une rupture, cette « trahison » – Hook surveille ses anciens amis pour le compte de la CIA – constitue pour lui une opportunité politique et financière attractive. Lorsque Hook évoque les raisons de sa conversion, il désigne des « staliniens » comme Brecht qui, au cours d’une discussion à New York en 1935 aurait plaisanté à propos de l’arrestation de Zinoviev et Kamenev : « Ceux-là, plus ils sont innocents, plus ils méritent d’être fusillés ». Une dénonciation qui en dit long sur les méthodes de Hook qui n’hésitait pas à citer des propos critiques en les retirant de leur contexte pour les rendre odieux.

Dans cette logique de délation, l’initiative du sénateur du Wisconsin, McCarthy, est soutenue discrètement par Hook qui publie deux articles, « Heresy, yes ! Conspiracy, no ! » (Hérésie, oui ! Conspiration, non !) et « The dangers of cultural vigilantism » (Les dangers de la vigilance culturelle) dans lesquels, prétendant critiquer McCarthy, il encourage à espionner et dénoncer les fonctionnaires, intellectuels et politiques proches des communistes. Hook a toujours prétendu par la suite qu’il n’avait jamais soutenu le sénateur du Wisconsin, ce que récuse la philosophe Hannah Arendt, pourtant alliée naturelle de Hook. Dans « Heresy, yes ! », il décrit la postures idéologique des « libéraux réalistes » et la notion de « culpabilité par fréquentation ». Il en déduit que l’État doit mener la « chasse aux sorcières » en gardant l’apparence d’un régime libéral. Pour cela, l’administration, plutôt que de criminaliser les fonctionnaires communistes, doit pouvoir amener les individus suspects à démissionner. Concernant les enseignants, Hook note qu’un professeur communiste « pratique une véritable fraude professionnelle » [3]. Au finale, Hook considère que la « chasse aux sorcières » constitue une erreur politique, non pas en raison de la nature fasciste de cette campagne de délation, mais plutôt parce que l’initiative de McCarthy, trop peu discrète, contribue à mettre en équivalence la violence soviétique et états-unienne. Dans « The dangers of vigilantism », il préconise d’autres moyens, plus secrets, afin de chasser les communistes : il s’agit par exemple de confier la charge des enquêtes de loyauté aux instances professionnelles.

Effectivement Sidney Hook préfère les actions discrètes. Son implication dans plusieurs opérations de la Guerre froide culturelle, dont le Congrès pour la liberté de la culture, met en évidence sa conception de la démocratie, conçue comme une façade nécessaire du bloc atlantiste mené par les États-Unis. En 1972, il quitte New York et devient jusqu’à sa mort l’un des principaux théoriciens conservateurs rassemblés au sein de la Hoover Institution [4]. En fréquentant les cercles de la diplomatie secrète, Sidney Hook devient un conservateur respecté par les gouvernants. En 1985, Ronald Reagan lui remet la plus haute distinction civile états-unienne, la Medal of Freedom après avoir décoré, le même jour Frank Sinatra et Jimmy Stewart. Il meurt en 1989. Sa femme reçoit les condoléances du Président Bush : « Pendant toute sa vie, il fut un défenseur sans peur de la Liberté (…) Alors qu’il affirmait souvent qu’il n’existe rien d’absolu dans la vie, l’ironie voulut qu’il prouve lui-même le contraire car s’il y eut un absolu, ce fut Sidney Hook toujours prêt à combattre courageusement pour l’honnêteté intellectuelle et la vérité ».

Convertir les trotskistes

La « trahison » de Sidney Hook qui a rendu possible la réussite de la campagne d’intoxication du Waldorf est le point de départ d’un mouvement de conversion d’une fraction de l’aile trotsksite. La CIA et l’IRD font confiance aux marxistes repentis pour mener à bien une opération de grande envergure : la fabrication d’une « idéologie rivalisant avec le communisme », selon l’expression de Ralph Murray, premier chef de l’IRD, dont le Congrès pour la liberté de la culture sera le principal instrument de promotion.

 

La tactique de la CIA et l’IRD consiste donc, dans un premier temps, à « retourner » des militants trotskistes et à s’assurer de leur obéissance. Pour cela, les services investissent une partie des fonds secrets dont ils disposent afin de « sauver » des revues radicales de la faillite totale. Ainsi la Partisan Review, fief des New York Intellectuals, ancienne tribune communiste orthodoxe, puis trotskiste [5], reçoit plusieurs dons. En 1952, le chef de l’Empire Time-Life, Henry Luce, verse grâce à Daniel Bell 10 000 dollars pour que la revue ne disparaisse pas. La même année, Partisan Review organise un symposium dont le thème général peut être résumé ainsi : « l’Amérique est maintenant devenue la protectrice de la civilisation occidentale ». Dès 1953, alors que les New York Intellectuals dominent le Congrès pour la liberté de la culture, Partisan Review reçoit une subvention issue du « compte du festival » du Comité américain pour la liberté de la culture, alimenté par la fondation Farfield… avec des fonds de la CIA. De la même manière, New leader animé par Sol Levitas est « sauvé » après l’intervention financière de Thomas Braden… avec l’argent de la CIA. On comprend mieux comment l’agence est parvenue à fidéliser certains groupes de la gauche radicale.

En plus du « sauvetage » de Partisan Review, la CIA collabore avec les services britanniques afin de créer une revue anticommuniste. Il recrute ainsi Irving Kristol, le directeur exécutif du Comité américain pour la liberté de la culture. Kristol est entré en 1936 à City College où il rencontre deux futurs camarades de la guerre froide, Daniel Bell et Melvin Lasky. Trotskiste antistalinien, il travaille pour la revue Enquiry. Après la guerre, recruté par les services états-uniens il retourne à New York pour diriger la revue juive Commentary. Directement financé par les crédits Farfield (CIA), il est chargé d’inventer Encounter sous la surveillance de Josselson. Le « magazine X », qu’il dirige avec le naïf Stephen Spender sera le fer de lance de l’idéologie néoconservatrice états-unienne.

La lutte contre le communisme au Congrès pour la liberté de la culture

Les New York Intellectuals et autres communistes repentis sont logiquement contactés par Josselson (placé sous les ordres de Lawrence de Neufville) qui, pour le compte de la CIA, est chargé de créer le Congrès pour la liberté de la culture. L’objectif est alors d’organiser en Europe de l’Ouest la « guerre psychologique », selon l’expression d’Arthur Koestler, contre Moscou.

Arthur Koestler, né en 1905 à Budapest, a été un militant communiste actif pendant plusieurs années. En 1932, il visite l’Union soviétique. L’Internationale finance l’un de ses livres. Après avoir dénoncé à la police secrète sa petite amie russe, il quitte Moscou et rejoint Paris. Pendant la guerre, il est arrêté et déporté en tant que prisonnier politique. La guerre terminée, Koestler écrit Le Zéro et l’infini, un livre dans lequel il retrace son parcours et dénonce les crimes du stalinisme. La rencontre des New York Intellectuals, par l’intermédiaire de James Burnham, lui permet de fréquenter les milieux où se décident les opérations culturelles secrètes. À la suite de nombreux entretiens avec des agents de la CIA, il supervise l’écriture d’un ouvrage collectif, une commande directe des services. Le Dieu des ténèbres (André Gide, Stephen Spender…) constitue une sévère condamnation du régime soviétique. Arthur Koestler est ensuite employé dans le cadre de la mise en place du Congrès pour la liberté de la culture.

Koetsler écrit le Manifeste des hommes libres à la suite de la réunion du Kongress für Kulturelle freiheit de Berlin organisé en 1950 par son ami Melvin Lasky. Pour lui, « la liberté a pris l’offensive ». James Burnham est largement responsable du recrutement de Koestler qui va vite devenir, en raison de son enthousiasme, trop gênant aux yeux des conspirateurs du Congrès.

Le parrain de Koestler, James Burnham, est né en 1905 à Chicago. Professeur à l’université de New York, il collabore à diverses revues radicales et participe à la construction du Socialist Workers Party. Quelques années plus tard, il organisera la scission du groupe trotskiste [6]. En 1941, il publie The Managerial Revolution, futur manifeste du Congrès pour la liberté de la culture, traduit en France en 1947 sous le titre de L’Ère des organisateurs. La conversion de Burnham est particulièrement spectaculaire. En quelques années, après avoir rencontré le chef des réseaux stay-behind [7], Franck Wisner et son assistant Carmel Offie, il devient un ardent défenseur des États-Unis, selon lui unique rempart face à la barbarie communiste. Il déclare : « Je suis contre les bombes actuellement entreposées en Sibérie ou au Caucase et qui sont destinées à la destruction de Paris, Londres, Rome, (…) et de la civilisation occidentale en général (…) mais je suis pour les bombes entreposées à Los Alamos (…) et qui depuis cinq ans sont la défense – l’unique défense – des libertés de l’Europe occidentale ». Parfaitement conscient de la fonction du réseau stay-behind, Burnham, ami intime de Raymond Aron, passe du trotskisme à la droite conservatrice devenant l’un des intermédiaire principaux entre les intellectuels du Congrès et la CIA. En 1950, lorsque le turbulent Melvin Lasky reçoit des fonds détournés du Plan Marshall, Burnham, Hook et Koestler sont vraisemblablement mis dans la confidence. Burnham va pouvoir, grâce au Congrès pour la liberté de la culture diffuser dans toute l’Europe de l’Ouest son livre The Managerial Revolution.

« Une idéologie rivalisant avec le communisme »

Raymond Aron [8] est le principal artisan de l’importation en France des thèses des New York Intellectuals. En 1947, il sollicite les éditions Calmann-Lévy afin de afin de faire publier la traduction de The Managerial Revolution. Au même moment, Burnham défend aux États-Unis son nouveau livre Struggle for the World (Pour une domination mondiale). L’Ère des organisateurs est immédiatement interprété (à juste titre), notamment par le professeur Georges Gurvitch, comme une apologie de la « technocratie ».

Cherchant à disqualifier l’analyse en termes de luttes de classe, Burnham déclare que les directeurs sont les nouveaux maîtres de l’économie mondiale. Selon l’auteur, l’Union soviétique, loin d’avoir réalisé le socialisme, est un régime dominé par une nouvelle classe constituée de « techniciens » (dictature bureaucratique). En Europe de l’Ouest et aux États-Unis, les directeurs ont pris le pouvoir au détriment des parlements et du patronat traditionnel. Ainsi, l’ère directoriale signifie un double échec, celui du communisme et du capitalisme. La principale cible de Burnham est évidemment l’analyse marxiste-léniniste dont le principe, la dialectique historique, annonce l’avènement d’une société communiste mondiale. En fait, « le socialisme ne succédera pas au capitalisme » ; les moyens de production, partiellement étatisés, seront confiés à une classe de directeurs, seul groupe capable de diriger, en raison de leur compétence technique, l’État contemporain.

Léon Blum a bien compris la dimension fondamentalement anti-marxiste des thèses technocratiques de James Burnham. Après la guerre, en tant qu’allié de Washington, l’ancien homme fort du Front populaire doit pourtant préfacer la traduction française, non sans une certaine gêne : « Si je n’étais sûr de la sympathie des uns et de l’amitié des autres, j’aurais vu dans cette demande comme une trace de malice (…) on imagine guère d’ouvrage qui, sur la pensée d’un lecteur socialiste, puisse exercer un choc plus inattendu et plus troublant » [9]. Avec un parrain comme Raymond Aron et un préfacier comme Léon Blum, L’Ère des organisateurs connaît un succès considérable.

Proche de Sidney Hook avec qui il soutient la « chasse aux sorcières », Daniel Bell publie en 1960 La Fin des idéologies, un recueil d’articles publiés dans Commentary, Partisan Review, New Leader et de communications du Congrès pour la liberté de la culture. La traduction française est préfacée par Raymond Boudon, qui durant toute sa vie a combattu les théories de l’école française de sociologie incarnée par Émile Durkheim et Pierre Bourdieu dans le but d’imposer une conception américanisée des sciences sociales. La Fin des idéologies, comme son nom l’indique, reprend la thèse favorite des New York Intellectuals, à savoir l’extinction du communisme comme idéal. Daniel Bell, membre actif du Congrès pour la liberté de la culture qui contribue à diffuser son livre, annonce aussi l’émergence de nouveaux conflits idéologiques : « La Fin des idéologies fait le pronostic de la désintégration du marxisme comme foi, mais ne dit pas que toute idéologie va vers sa fin. J’y remarque plutôt que les intellectuels sont souvent avides d’idéologies et que de nouveaux mouvements sociaux ne manqueront pas d’en engendrer de nouvelles, qu’il s’agisse du panarabisme, de l’affirmation d’une couleur ou du nationalisme » [10]

De l’anticommunisme au néo-conservatisme

Les New York Intellectuals, engagés dans de multiples opérations d’infiltration, ne revèlent leur véritable appartenance idéologique que tardivement rejoignant massivement les rangs des néoconservateurs dont les principaux bastions sont déjà tenus par des marxistes repentis. Irving Kristol, qui entretient des rapports conflictuels avec Josselson, dirige de 1947 à 1952 Commentary. Une autre figure majeure du néoconservatisme, Norman Podhoretz, sera ensuite placée à la tête de la revue quasi-officielle du Congrès pour la liberté de la culture de 1960 à 1995. En France, Raymond Aron crée Commentaire en 1978 [11]. Le fils d’Irving Kristol, William, est le directeur du très néoconservateur Weekly Standard.

 

William Kristol

Contrairement à une thése répandue, il n’y a pas eu d’infiltration trotskiste dans la droite états-unienne, mais une récupération par celle-ci d’éléments trotskistes, d’abord dans une alliance objective contre le stalinisme, puis pour employer leurs capacités dialectiques au service de l’impérialisme pseudo-libéral. Burnham et Shatchman quittent le Socialist Workers Party et la IVe Internationale en 1940 pour fonder un parti scisionniste. Max Shatchman prône bientôt l’entrisme dans le Parti démocrate. Il rejoint le faucon démocrate Henry « Scoop » Jackson, surnommé le « sénateur Boeing » en raison de son soutien acharné au complexe militaro-industriel. Il réorganise son parti comme une tendance au sein du Parti démocrate sous l’appellation Parti des sociaux démocrates états-uniens (SD/USA). Au cours des années 70, le sénateur Jackson s’entoure de brillants assistants tels que Paul Wolfowitz, Doug Feith, Richard Perle, Elliot Abrams [12]. En conservant le plus longtemps possible son discours d’extrême gauche, Max Shatchman fait de SD/USA une officine de la CIA apte à discréditer les formations d’extrême gauche, tandis qu’il devient l’un des principaux conseillers de l’organisation syndicale anticommuniste AFL-CIO [13]. On trouve au bureau politique de SD/USA des personnalités comme Jeanne Kirkpatrick qui deviendront des icônes de l’ère Reagan. Dans une complète confusion des genres, le théoricien d’extrême droite Paul Wolfowitz intervient comme orateur aux congrès du parti d’extrême gauche. Carl Gershamn devient président de SD/USA, il est aujourd’hui directeur exécutif de la National Endowment for Democracy [14]. D’une manière générale les membres de ce parti, dont les principaux relais sont la revue Commentary et le Committee for the Free World, sont récompensés pour leurs manipulations dès l’élection de Ronald Reagan.

Les New York Intellectuals n’ont pas seulement développé une critique de gauche du communisme, ils ont aussi inventé un habillage « de gauche » aux idées d’extrême droite dont la maturation finale est le néoconservatisme. Ainsi, les Kristol et leurs amis peuvent-ils présenter avec aplomb George W. Bush comme un « idéaliste » qui s’emploie à « démocratiser » le monde.

 

[1] Frances Stonor Saunders, Qui mène la danse ? La CIA et la Guerre froide culturelle, Denoël, 2003.

[2] « Quand la CIA finançait les intellectuels européens », par Denis Boneau, Voltaire, 27 novembre 2003.

[3] Bernard Genton, Une passion anticommuniste, Sidney Hook (1902-1989), IEP Strasbourg.

[4] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Voltaire, 26 octobre 2004.

[5] Terry Cooney, The rise of the New York Intellectuals, Partisan review and its circle, University of Wisconsion press.

[6] Voir la lettre de démission de James Burnham sur Marxists.org.

[7] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains » par Thierry Meyssan, Voltaire, 20 août 2001.

[8] « Raymond Aron, avocat de l’atlantisme », par Denis Boneau, Voltaire, 21 octobre 2004.

[9] James Burnham, L’Ère des organisateurs, Calmann-Lévy, 1947.

[10] Daniel Bell, La Fin des idéologies, Presses universitaires de France, 1997, p. 212.

[11] « La face cachée de la Fondation Saint-Simon », par Denis Boneau, Voltaire, 10 février.

[12] « Les racines historiques du néoconservatisme : une attaque diffamatoire contre le trotsksime », World socialist web site, 23 mai 2003.

[13] « AFL-CIO ou AFL-CIA ? », par Paul Labarique, Voltaire, 2 juin 2004

[14] « La nébuleuse de l’ingérence démocratique » par Thierry Meyssan, Voltaire, 22 janvier 2004.