Archive pour théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du petrole

Escroquerie scientifique et totalitarisme: le cas de l’origine du pétrole…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, crise mondiale, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 mai 2018 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

7 mai 2018

 

Nous replions ci-dessous  la compilation en version pdf de nos traductions datant de 2011 des articles du membre de l’académie des sciences de Moscou, J.F Kenney concernant la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et de fait de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane.
Une fois de plus une guerre se trame au Moyen-Orient, guerre qui visera à détruire l’Iran pour s’accaparer ses ressources énergétiques, cette guerre a pour origine un conflit larvé qui fait pourtant rage depuis des années dans la région: la guerre du gaz et aussi du pétrole, guerre pour son appropriation mais aussi son transport.
Pour mieux comprendre l’absurdité de toute cette affaire criminelle de pillage en règle pour le profit du plus petit nombre, il convient de s’attacher à sa racine: que sont pétrole et gaz naturel ? Y a t’il une raison quelconque pour que l’humanité en manque et en rapport à cela, les fluctuations du prix de ces produits sont-elles normales ou artificiellement induites ?
Réponses ci-dessous pour ceux qui le découvriraient… préparez-vous à un choc. Nous vous demandons de bien lire notre article d’introduction qui explique en détail le fait que nous ne sommes en aucun cas « pro pétrole » et « payés par le lobby pétrolier » et questionnons la problématique de son remplacement, nous envisageons aussi le fait que tout n’est pas si simple dans la mesure où le pétrole n’est pas seulement une source énergétique, en fait il est PARTOUT dans nos vies, sous forme de produits dérivés, est-ce bien ? Bien sûr que non. Cela pollue t’il ? Bien sûr que oui. Commençons donc par la science derrière le produit pour y découvrir la supercherie et de là, lâcher-prise de cette  saloperie qui nous pourrit la vie.

En dédicace des articles qu’il publie sur son site internet, l’ingénieur Kenney (Ph.D) nous dit ceci:

« Ces articles sont dédiés en première instance à la mémoire de Nikolaï Alexandrovitch Koudriatsev, qui a le premier énoncé en 1951 ce qui est devenu la théorie moderne russo-ukrainienne des origines abiotiques profondes du pétrole et des hydrocarbures. Après Koudriatsev, tout le reste a suivi.
Ces articles sont aussi dédiés plus généralement au nombre de géologues, de géochimistes, de géophysiciens et d’ingénieurs pétroliers de l’ancienne URSS, qui, durant le dernier demi-siècle, ont développé la science pétrolière moderne. Ce faisant, ils ont sorti leur nation de ce qu’elle était en 1946, une nation pauvre en matière de production énergétique pétrolière pour l’amener à la plus grande nation productrice et exportatrice de ces produits dans le monde d’aujourd’hui.
Ces articles sont aussi spécifiquement dédiés à feu l’académicien des sciences Emmanuil Bogdanovitch Chekaliouk, le plus grand statisticien thermodynamiste qui ait jamais tourné son formidable intellect vers le problème de la génèse pétrolière et gazière. Durant l’été 1976, des profondeurs de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest et au prix d’un danger incommensurable, l’académicien Chekaliouk a choisi de répondre, au travers d’un gouffre hostile, à une lettre non sollicitée d’un PDG américain d’une petite entreprise pétrolière basée à Houston au Texas. Depuis et pour maintenant près de 15 années, l’académicien Chekaliouk a été mon professeur, mon mentor, mon collaborateur et mon ami.
~ J.F. Kenney (http://www.gasresources.net ) ~

Bonne Lecture !

Dossier « pétrole abiotique » (version PDF) :

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

 

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Seconde addition au dossier… (Dr J.F. Kenney)

Posted in actualité, écologie & climat, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 26 mars 2014 by Résistance 71

Nous avons expliqué dans notre introduction à ce dossier sur l’origine abiotique (non-« fossile ») du pétrole et de tous les hydrocarbures plus lourds que le méthane en accord avec la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, que nous ne sommes pas « pro » pétrole, mais que le chemin vers son remplacement comme source énergétique passe par la reconnaissance du fait que pétrole et gaz naturel sont d’origine non biologique, qu’ils sont créés sous très hautes pressions et températures dans le manteau de la Terre et qu’ainsi leurs réserves terrestres sont de fait quasi inépuisables à l’échelle humaine. Reconnaître cela c’est reconnaître que la théorie du pic pétrolier et de la « rareté » du produit ne sont que des escroqueries qui permettent de contrôler gisements et prix par la classique méthode spéculative du capitalisme criminel.

Nous avons retrouvé et traduit ci-dessous, un autre article du Dr. Kenney, ingénieur et chercheur américain membre de l’académie des sciences de Moscou , écrit en 1996 et qui synthétise très bien l’affaire de l’origine du pétrole. Ceci est toujours on ne peut plus d’actualité au vu de la situation en Ukraine et de la « découverte » de gisements importants de gaz en Ukraine de l’Ouest et en Mer Noire, gisements qui seront exploités par Exxon et Chevron. Dans cet article, Kenney explique que la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et hydrocarbures plus lourds que le méthane, n’est ni une théorie « marginale », ni même une théorie sujette à débat en Europe de l’Est, le débat scientifique ayant eu lieu entre 1951 et la fin des années 70, avec pour résultat sa validation scientifique, chose des plus importantes à noter…

Pour arrêter la guerre du pétrole et les guerres à cause du pétrole, il suffit que cette origine abiotique inépuisable devienne enfin un acquis définitif pour que la spéculation s’arrête, ce qui provoquerait une chute rapide des prix du baril et ouvrirait une véritable fenêtre d’opportunité pour des énergies plus saines et moins polluantes, pourvu qu’on empêche les habituels criminels capitalistes (privés ou d’état, c’est la même chose) de pouvoir spéculer sur la ou les nouvelles sources…

Lisez notre dossier sur la question et diffusez sans modération. La diffusion de la vérité nous fera sortir de la spirale mortifère de spéculation, de mensonge et de contrôle, induite par les majors du pétrole et les banquiers pour contrôler le monde , les ressources énergétiques et les peuples.

Dossier « pétrole abiotique »

 

— Résistance 71 —

 

Considérations sur les récentes prédictions de pénurie de pétrole à venir évaluées d’après la perspective de la science pétrolière moderne.

 

J. F. Kenney

1996

 

JOINT INSTITUTE OF THE PHYSICS OF THE EARTH

RUSSIAN ACADEMY OF SCIENCES, Moscow;

GAS RESOURCES CORPORATION, Houston.

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

RÉSUMÉ:

Pendant près d’un siècle, des prédictions variées ont été faites sur ce que la race humaine allait être à court de pétrole de manière imminente. Le temps a prouvé que toutes ces prédictions étaient foncièrement fausses. Il est noté ici comment toutes ces prédictions dépendaient en fait fondamentalement d’une hypothèse formulée au XVIIIème siècle, disant que le pétrole était (miraculeusement) issu de la décomposition de détritus biologiques et en conséquence limité quant à son abondance. Cette théorie a été remplacée ces 40 dernières années par la théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole, qui a établi que le pétrole est matériau primordial provenant des grandes profondeurs de la Terre. Ainsi, l’abondance en hydrocarbures n’est limitée que par la quantité de matériaux primordiaux incorporés à la formation de la Terre et que leur disponibilité ne dépend que du développement technologique et de la compétence en matière d’exploration et d’exploitation.

 

“L’huile de roche se forme alors que de petits corps d’animaux, enfouis dans les sédiments, qui sous l’influence d’une température et d’une pression plus élevées agissant pendant une longue période, se transforment en huile de roche [pétrole ou pétrole brut]”

Académicien Mikhailo V. Lomonosov, « Slovo o reshdenii metallov ot tryaseniya zemli, » Proceedings of the Imperial Academy of Sciences, St. Petersburg, 1757.

 “L’abondante prépondérance des preuves géologiques amène inévitablement à la conclusion que le pétrole brut et le gaz naturel n’ont aucune connexion intrinsèque avec la matière biologique originaire à proximité de la surface de la Terre. Ils sont des matériaux primordiaux qui ont éruptés des grandes profondeurs.”

Académicien Professeur Vladimir B. Porfir’yev, senior petroleum exploration geologist for the U.S.S.R., at the All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1956.

“L’analyse statistique thermodynamique a clairement établi que les molécules d’hydrocarbures dont fait partie le pétrole demande de très hautes pressions pour pouvoir se former, des pressions qui sont comparables à celles requises pour la formation du diamant. En ce sens, les molécules d’hydrocarbures sont des polymorphes à haute pression du système de carbone réduit, comme le diamant l’est du carbone élémentaire. Toute notion qui suggère que les molécules d’hydrocarbures se développent spontanément dans des régimes de températures et de pressions caractérisés par ceux qui sont proches de la surface de la Terre, qui sont les régimes de création du méthane et de la destruction des hydrocarbones, ne mérite même pas d’être considérée.”

Professeur Emmanuil B. Chekaliuk, at All-Union Conference on Petroleum and Petroleum Geology, Moscow, 1968.

“Les onze plus un grands champs gaziers et pétroliers décrits ici, ont été découverts dans une région qui aurait, il y a 40 ans, été condamnée comme région n’ayant aucun potentiel pour la production pétrolière. L’exploration pour l’exploitation de ces champs a été conduite exclusivement dans la perspective de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole. Le forage y fut volontairement prolongé jusque dans la roche cristalline et il s’avère que c’est dans cette région cristalline que les plus grandes réserves existent. Ces réserves sont estimées à au moins 8200 millions de tonnes de pétrole accessible et d’au moins 100 milliards de m3 de gaz exploitable. Ces réserves sont en cela comparables à celles du nord de l’Alaska. Il est estimé de manière conservatrice, que l’exploitation optimisée de ces champs couvrira plus de 30% des besoins énergétiques de l’Ukraine industrielle.”

Professeur Vladilen A. Krayushkin, Chairman of the Department of Petroleum Exploration, Institute of Geological Sciences, Ukrainian Academy of Sciences, Kiev, and leader of the project for the exploration of the northern flank of the Dnieper-Donets Basin, at the VII-th International Symposium on the Observation of the Continental Crust Through Drilling, Santa Fe, New Mexico, 1994.

Le but de cet article est de présenter une perspective par laquelle les données existantes sur les réserves connues de pétrole et leur exploitation pourraient être au mieux évaluées. Le sujet particulier de cet article est l’application d’une évaluation de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, qui est un corps de connaissance très vaste, connu et développé depuis 40 ans. Cet article doit donc être compris comme s’occupant du contexte de certaines données statistiques impliquant l’industrie pétrolière plutôt que de s’attarder sur le contenu détaillé de quelque partie de ces données que ce soit. Les données spécifiques concernant les quantités connues de pétrole exploitable présentées récemment par plusieurs auteurs, seront largement prises sans commentaires additionnels. Mais, un bon nombre de conclusions tirées de ces données, particulièrement celles qui prétendent prédire le futur des réserves pétrolières disponibles et de l’industrie pétrolière elle-même, seront évaluées et rejetées du point de vue de la perspective de la science pétrolière moderne.

A travers l’histoire de l’industrie pétrolière, il y a eu de nombreux articles ou rapports écrits prédisant un arrêt imminent de cette industrie sur les assomptions que le stock de pétrole brut capable d’être exploité dans le monde était supposé se tarir rapidement et serait donc bientôt à la fin de sa durée d’exploitation (Campbell 1991; Fuller 1993; Campbell 1994; Campbell 1995) . brièvement, le monde était (si l’on en croit tout ceci) “à court de pétrole”. Heureusement, toutes ces prédictions se sont avérées fausses et ce sans aucune exception.

Les statistiques de l’industrie internationale pétrolière ont au contraire établi que, loin de diminuer, les réserves nettes exploitables ont considérablement accru ces 50 dernières années. Ces statistiques montrent que, chaque année depuis 1946, l’industrie pétrolière a découvert au moins 5 nouvelles tonnes de pétrole exploitable pour chaque 3 tonnes consommées. Comme l’a dit le professeur P. Odell de manière succinte, au lieu “d’être à court de pétrole”, la race humaine “nage dedans”.

(Odell 1984; Odell 1991; Odell 1994)

Ces faits remarquables concernant toutes ces erreurs de prédictions sur le pétrole disponible à l’encontre de sa disponibilité réelle demande une explication. Un des buts de cet article est de fournir cette explication. Celle-ci est en deux parties, les deux obtenues à partir d’un corps extensif de connaissances qui de manière bizarre, demeure peu connu en dehors de ses pays d’origine (i.e la Russie et l’Ukraine). La première partie de cette explication vient simplement par le fait de montrer la simple et unique fausse assomption sur laquelle a été fondé l’ensemble de toutes ces fausses prédictions au sujet du mythe de la rareté du pétrole. La seconde partie consiste en montrant encore plus simplement les statistiques de mesure des réserves connues de pétrole et qu’elles sont consistantes avec ce qui est attendu à la lumière de la théorie moderne de la science pétrolière.

Les erreurs concernant l’abondance du pétrole sur Terre viennent toutes d’une mauvaise compréhension fondamentale au sujet du pétrole lui-même. Toutes les prédictions sur la raréfaction du pétrole ne tiennent qu’au fil d’une vieille croyance remontant au XVIIIème siècle, qui a été prouvée fausse ce siècle-ci: la notion que le pétrole aurait pour origine des détritus organiques se transformant près de la surface de la Terre. Cette première hypothèse sur la génèse du pétrole fut émise en premier lieu par le célèbre scientifique russe Mikhailo Vassilietvitch Lomonossov en 1757 (citation ci-dessus). Cette notion d’une origine organique, biologique du pétrole a causé un certain nombre de mauvaises terminologies à son sujet comme par exemple le vocable de “carburant fossile” (ou source d’énergie fossile) et a été associée avec des phrases menant à la confusion comme par exemple “source énergétique tarissable, ou en voie de disparition”. Parce que le volume de matière biologique sur terre est en soit limité, la mauvaise interprétation du fait que le pétrole proviendrait de la transformation de matière organique, augmente le sentiment que le pétrole suivrait la même destinée et serait donc limité de manière similaire et que ceci serait quelque part en relation avec la quantité de matériel organique contenu dans les sédiments.

L’hypothèse qui dit que le pétrole pourrait être originaire de détritus organiques se situant dans les sédiments proches de la surface de la Terre est une hypothèse complètement fausse. Il doit être noté que Lomonossov lui-même n’a jamais voulu que cette hypothèse ne soit tenue pour autre chose qu’une suggestion raisonable, qui devait être testée contre de plus grandes observations et expériences en laboratoire.

“L’hypothèse de l’origine biologique du pétrole”  a été rejetée ce siècle par les géologistes de la science pétrolière parce qu’elle est incroyablement inconsistante avec les archives géologiques de terrain qui existent. Cette hypothèse a aussi été rejetée par des physiciens, des chimistes et des ingénieurs parce qu’elle viole des lois fondamentales de la physique.

L’hypothèse de Lomonossov au XVIIIème siècle d’une origine biotique, organique du pétrole a été remplacée ces dernières 40 années par la théorie moderne de l’origine profonde abiotique, un formidable corps de connaissance scientifique qui s’est développé dans l’ancienne URSS et particulièrement en Russie et en Ukraine. La théorie moderne russo-ukrainienne du pétrole a établi que le pétrole est un matériau primordial d’origine très profonde, qui a érupté des profondeurs dans la croûte terrestre.

Avec l’élimination de cette erreur que le pétrole serait une sorte de manifestation de la transformation somme toute limitée de matière organique, biologique ayant pour origine la surface de la Terre, les erreurs conséquentielles connectées avec ses supposées limites à la fois en quantité et en location géologique, disparaissent. En conséquence, les erreurs des prédictions du “jour de la fin du pétrole”, qui ne s’est jamais produit, sont expliquées ou plus simplement, éliminées.

Parce que l’explication des erreurs en connexion avec les prédictions du manque de pétrole s’obtient simplement de la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et parce que cette théorie est peu connue en dehors de l’ancienne URSS, ce sujet mérite au moins une petite mention.

La théorie moderne russo-ukraine de l’origine abiotique profonde du pétrole est un corps de connaissance scientifique extensif qui couvre le sujet de la génèse chimique des molécules d’hydrocarbures, les processus physiques qui occasionnent leur concentration terrestre, les processus de la dynamique des mouvements de ces substances vers les réservoirs pétroliers, la géo-location et le production économique de ce pétrole. Comme explicité auparavant, la théorie a établie que le pétrole est un élément primordial de la Terre d’origne profonde, qui est transporté à haute pression vers la croûte terrestre par des processus d’ “éruption froide”. La théorie moderne russo-ukrainienne est presque unique dans ce qui passe souvent pour “théories” dans le champ de la géologie (surtout aux Etats-Unis), car elle est fondée non seulement sur une masse importante d’observation géologique, mais aussi sur un processus de raisonnement analytique sérieux, rigoureux en matière de physique. La vaste majorité de cette théorie s’est développée depuis les sciences de la chimie et de la thermodynamique et en conséquence, la théorie moderne a tenu de manière récurrente comme pilier central que la génèse des hydrocarbones doivent se confirmer aux lois générales de la thermodynamique de la chimie, comme le doit tout le reste de la matière.

A l’exception du méthane, l’alcane au potentiel chimique le plus bas de tous les hydrocarbures et aussi de manière moindre, l’éthène, l’alcane au plus bas potentiel chimique de séries moléculaires analogues, le pétrole n’a aucune relation intrinsèque avec des matières biologiques. Le méthane est thermodynamiquement stable dans les condtions de température et de pression proches de la surface de la terre et peut y être généré spontanément, comme cela peut s’observer dans le cas des marais et des égouts. Mais le méthane est quasiment la seule molécule hydrocarbonée possédant de telles caratéristiques thermodynamiques en ce type de régime, presque toutes les autres molécules hydrocarbonées réduites à l’exception des plus légères, sont des polymorphes à haute pression du système hydrogène-carbone. La génèse de ces hydrocarbones plus lourds se fait dans un environnement à régimes hautes pressions multi-kilobars.

La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est plus un sujet de débat académique parmi les membres des facultés universitaires de l’ancienne URSS. Ce corps de connaissance scientifique est maintenant vieux de près d’un demi siècle et a considérablement évolué au delà des stades de la recherche universitaire et des tests scientifiques. Aujourd’hui, la théorie moderne est appliquée en tant qu’outil très utile et est un guide dans l’exploration pétrolière sur l’ensemble des territoires de l’ex-URSS. Ceci fut le point remarqué dans un article qui fut présenté dans une conférence internationale à Santa Fé au Nouveau Mexique en Mai 1994, article qui concernait la découverte des 11 plus 1 champs pétroliers et gaziers géants du bassin Dniepr-Donetsk .(Krayushkin, Tchebanenko et al. 1994).

A cause du manque de familiarité avec la théorie russo-ukrainienne en dehors de l’ancienne URSS, quelques faits immédiats au sujet de cette théorie doivent être mis d’emblée en avant:

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas nouvelle ou récente.

Cette théorie fut en premier lieu énoncée par le professeur Nikolaï Koudriavtsev il y a près de 50 ans (Koudryatsvev 1951) et a subi un développement intensif, un raffinement et une application depuis son introduction. Il y a eu plus de 4000 articles publiés dans les journaux scientifiques soviétiques et beaucoup de livres écrits sur la théorie moderne. Cet auteur est en train de co-écrire un livre sur le sujet en ce moment même sur le développement et les applications de la théorie pétrolière moderne, livre pour lequel la bibliograhie demande trente pages à elle seule.

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas le travail d’un seul homme, ni mêmes de quelques personnes. Cette théorie moderne fut développée par des centaines de scientifiques dans ce qui fut l’URSS, incluant les meilleurs géologues, géochimistes, géophysiciens et themodynamistes de cete nation. Il y a eu plus de deux générations maintenant de géologues, de physiciens, de chimistes et autres scientifiques en URSS qui ont travaillé et conribué au développement de cette théorie.

(Kropotkin 1956; Anisimov, Vasilyev et al. 1959; Kudryavtsev 1959; Porfir’yev 1959; Kudryavtsev 1963; Raznitsyn 1963; Krayushkin 1965; Markevich 1966; Dolenko 1968; Dolenko 1971; Linetskii 1974; Letnikov, Karpov et al. 1977; Porfir’yev and Klochko 1981; Krayushkin 1984)ƒ

  • La théorie moderne russo-ukraineinne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas vierge de tout test ou spéculative. Bien au contraire, cette théorie moderne a été longuement et savamment mise au défi par un grand nombre de géologues traditionnels de renom au moment de son introduction. Dans la décennie qui suivit son introduction, elle fut examinée sous toutes les coutures, révisée de manière extensive, analysée, puissamment débattue et testée de manière très rigoureuse. Chaque année après 1951, il y eut de grandes conférences organisées à travers l’URSS afin de débattre, d’analyser et d’évaluer la théorie moderne, son développement et ses prédictions. Les conférences générales entre les années 1952 et 1964-5 se sont particulièrement occupées de ce sujet. Durant cette période de scrutinisation de la théorie moderne pétrolière, quelques-unes des personnes en charge des tests dirent que la théorie traditionnelle de l’origine biologique/biotique pétrolière ne fut jamais autant testée que la théorie moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas une vague hypothèse qualitative, mais se tient comme une théorie analytique rigoureuse au sein des sciences de la physique moderne. En cela cette théorie moderne diffère grandement non seulement de la théorie biotique, mais aussi des hypothèses géologiques traditionnelles. Depuis le XIXème siècle, des physiciens, chimistes, géologues et thermodynamiciens de renom ont regardé avec de grandes réserves (voire même du dédain pour certains), la suggestion que des molécules d’hydrocarbones hautement réduites et possédant une haute enthalpie libre (constituants du pétrole brut), pourraient spontanément évoluer depuis une base de molécules biologiques hautement oxidées possédant une basse enthalpie libre. Depuis 1964, les scientifiques de l’URSS ont procédé à des analyses statistiques en thermodynamique qui ont établie de manière explicite que l’hypothèse de l’évolution des molécules d’hydrocarbures (sauf le méthane) depuis des molécules biotiques dans des conditions de pression et de température proches de celles de la croûte terrestre, est en violation flagrante de la seconde loi de la thermodynamique. Ils ont aussi déterminé que l’évolution de molécules considérablement réduites ne peut se faire que dans des conditions de pression (profondeur) qu’on ne peut trouver que dans le manteau terrestre. Dans la seconde partie de son développement, la théorie moderne fut complètement revampée d’un point de vue d’argument qualitatif basé sur la synthèse de beaucoup de faits qualitatifs en un argument quantitatif basé sur les arguments analytiques de la mécanique  statistique quantique et de la théorie de la stabilité thermodynamique .(Chekaliuk 1967; Boiko 1968; Chekaliuk 1971; Chekaliuk and Kenney 1991; Kenney 1995) . Avec la transformation de la théorie moderne russo-ukrainienne d’une théorie géologique synthétique argumentant par persuasion en une théorie physique analytique argumentant par compulsion, la géologie pétrolière est entrée dans le courant de pensée de la science moderne.

 

  • La théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole n’est pas controversive et ne présente pas de sujet à débat académique.

La période de débat scientifique sur cette théorie qui présente un corps de connaissance extensif est terminée depuis environ 2 décennies (~ Simakov 1986). La théorie moderne est de fait extensivement appliquée dans tous les pays de l’ancienne URSS comme étant la perspective guidant l’exploration pétrolière et les projets de développement. Il y a en ce moment plus de 80 champs pétroliers et gaziers dans la Mer Caspienne seule, qui furent développés et exploités en appliquant les perspectives de la théorie moderne et qui produise du pétrole depuis la roche cristalline .(Krayushkin, Chebanenko et al. 1994) Similairement, une exploration du bassin d’effondrement de la faille cratonique de la Sibérie occidentale a développé 90 champs pétroliers dont 80 produisent partiellement ou entièrement depuis la roche cristalline (NdT: Ce qui est impossible en considérant la théorie biotique de l’origine du pétrole pour laquelle pétrole et gaz ne peuvent se situer que dans des bassins sédimentaires…). L’exploration et la découverte des champs pétroliers et gaziers du Dniepr-Donetsk de la même manière ont déjà été mentionnées. Il y a en ce moment même des projets de forage profond en Azerbaïdjan, au Tatarstan et en Sibérie asiatique, dirigés pour tester le potentiel des réservoirs de gaz et de pétrole dans le sous-sol cristallin.

Les erreurs impliquées dans les prédictions au sujet de la disponibilité future du pétrole, inévitablement occasionnées par une application inappropriée de l’hypothèse rococo que le pétrole se produit miraculeusement depuis des volumes limités de matière organique et sont obtenues par la notion de “matériel fossile limité”. On devrait plutôt reconnaître correctement qu’il n’y a plus de raisons de s’attendre à une pénurie future de pétrole car:

(1.)    Le potentiel de produire du pétrole depuis le sous-sol cristallin, depuis les structures volcaniques, depuis les structures d’impact et des régions non-sédimentaires, a généralement été négligé

(2.)    Le potentiel pétrolier des zones de suture riftogénique, à la fois sous-marines et terrestres a été largement négligé.

(3.)    Le pétrole qui existe certainement et sera sûrement produit depuis des réservoirs en dessous de ceux qui sont en ce moment même exploités a été pratiquement entièrement négligé.

(4.)    Le potentiel de produire du pétrole et du gaz depuis des réservoirs sous les zones d’hydrate de méthane a été complètemet négligé, tout comme l’ont été les réserves d’hydrates de méthane elles-mêmes.

(5.)    Le potentiel que certains champs pétroliers qui produisent actuellement pourraient bien attirer des hydrocarbures pressurisés d’une faille ouverte et active ou d’un conduit depuis le manteau terrestre et ainsi n’être jamais taris§ a été complètement négligé, tout comme le potentiel de développer des champs ne se tarissant jamais par forage très profond  (Mahfoud and Beck 1995)

En vue de ces considérations, il n’y a aucune raison de s’inquiéter et encore moins de “planifier” pour une chute future de l’industrie pétrolière fondée uniquement sur une disparition des réserves pétrolières ou gazeuses. Au contraire, ces considérations appellent à un investissement supplémentaire et au développement de la technologie et de la technique des forages profonds, de la mesure sismique profonde et des propriétés des réservoirs se situant dans le sous-sol cristallin et des pratiques associées de complétion et de production qui devraient être appliquées dans ces réservoirs non traditionnels.

Non seulement les prédictions que le monde “est à court de pétrole” sont fausses et éronées, mais aussi le sont les suggestions que l’exploration pétrolière et l’industrie de production pétrolière sont arrivées à “maturité” ou sont “sur le déclin”. L’expérience de l’auteur de cet article, expérience gagnée à travailler dans l’ancienne URSS durant les cinq dernières années, a fourni la preuve irréfutable que l’industrie du pétrole n’est en fait que seulement en train d’entrer dans sa période d’adolescence.

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Comme le diamant peut-être créer dans un laboratoire à basses pressions en utilisant un processus de plasma acétylène, on peut produire des hydrocarbures par le procédé de Fisher-Tropsch. Mais aucun de ces deux processus n’est imité dans des circonstances naturelles et sous de telles conditions thermodynamiques de synthèse, les hydrocarbures produits sont instables et se décomposeraient dans un envionnement naturel.

ƒ Dans chaque bibliographie abrégée est donnée une sélection des travaux les plus récents sur les sujets de ces personnes en particulier. Par exemples Krayouchkin et Porfiriev ont chacune publié plus de 200 articles scientifiques et monographes sur le sujet.

Un tel négligé se produit maintenant 45 ans après que Koudriatsvev ait appris à l’industrie pétrolière l’existence de ces réservoirs !

  • On doit ici faire remarquer qu’un tel négligé continue malgré que ces possibilités aient été amenées à l’attention  de l’industrie pétrolière internationale  dans des journaux occidentaux spécialisé. (Mahfoud and Beck 1995)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole abiotique… 6ème partie…

Posted in actualité, économie, sciences, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 14 juillet 2011 by Résistance 71

 

 

 

 

Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole:

 

1ère partie

 

 

2ème partie

3ème partie

4ème partie

 

5ème partie

=  =  =  =

 

Au sujet du renouvellement spontané des nappes-champs de pétrole et de gaz

 

Par

 

V. I. Sozansky, Dept. Marine Geology, National Academy of Sciences, Ukraine

J. F. Kenney, Gas Resources Corporation, U.S.A.

P. M. Chepil, Institute Naukanaftogas, Ukraine

 

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/OnSpontaneiousRenewalVasyl.htm

 

 

~Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les champs pétroliers et de gaz naturel sont des systèmes dynamiques qui sont en déplétion et renouvellement constant par des injections de nouveaux volumes d’hydrocarbones. Beaucoup de champs pétroliers et gaziers se rechargent et sont intarissables, mais à des ratios de rechargement typiquement plus faibles que les ratios d’exploitation de pétrole et de gaz.

 

La notion erronnée que la quantité de pétrole et de gaz naturel de la Terre se tarit et va bientôt être épuisée a été récemment émise. Ces assertions ont souvent été promues en connexion avec les affirmations toutes aussi erronnées d’un phénomène factuellement non-existant appelé “pic pétrolier”. Si nous en croyons les promoteurs de ces affirmations sans fondement, la réserve mondiale de pétrole sera épuisée dans ving ans et celle du gaz naturel dans cinquante ans; le tarissement pétrolier provoquera un effondrement des sources énergétiques de l’humanité et sera accompagné de l’effondrement de la civilisation.

Ces idées pessimistes au sujet du futur de l’industrie du pétrole sont basées sur la notion scientifique indéfendable et discréditée que le pétrole tire son origine d’une sorte de transformation miraculeuse (et toujours non spécifiée) de détritus organiques dans un régime thermodynamique de pressions et de températures que l’on trouve dans la croûte terrestre, près de la surface, donc sur une Origine Biologique du Pétrole (ci-après nommée OBP). La notion d’OBP a été rejettée dès le XIXème siècle par des scientifiques compétents, parce que cette notion est en contradiction fondamentale avec les lois naturelles. Les molécules d’hydrocarbones, dont font partie celles du pétrole, sont extêmement réduites et ont de hauts potentiels chimiques. Les molécules biologiques sont oxydées et ont un faible potentiel chimique. Le pétrole brut n’est pas obtenu par la décomposition de poissons morts, de dinosaures, de plancton, de choux pourris ou de quelque matière organique que ce soit.

Parce que la notion même d’OBP demande une quantité très restrictive de pétrole sur terre, il y a toujours eu des alertes constantes sur la prédiction du tarissement prochain des réserves, ce qui ne s’est toujours pas produit (bien évidemment). Le géologue américain Price a observé (1947) qu’approximativement cinq ans après que Drake eut foré le premier puit de pétrole en Amérique du Nord, quelqu’un annonça la prédiction d’un épuisement imminent des ressources pétrolières. Les personnes faisant ce types de prédictions ont souvent été tenues comme des “experts” possédant une information spéciale sur les ressources pétrolières et leur géologie. Tous étaient des croyants en l’OBP.

En 1886, le géologue américain C. A. Ashenbenner (Price, 1977), préconisa une forte politique conservatrice concernant les réserves pétrolières des Etats-Unis, car (prédît-il alors), les champs d’exploitation pétroliers américains seraient bientôt épuisés et étaient déjà proches du tarissement. En 1906, le géologue pétrolier D.T. Day fît un rapport à la maison blanche disant que les réserves pétrolières états-uniennes seraient totalement épuisées entre 1935 et 1943. En 1920, le géologue en chef du comité américain de géologie D. White (Pratt, 1942) avait prédit que la production de pétrole aux Etats-Unis atteindrait son “pic” dans les 3 à 5 années, commencerait à décliner après cette date et serait épuisée 18 ans après le déclin. Les prédictions de White furent soutenues par l’Association des Géologues du Pétrole des Etats-Unis.

Ainsi a continué la litanie mal informée que “la race humaine serait bientôt à cours de pétrole”. De telles prédictions sur un tarissement imminent des ressources pétrolières et gazières et d’une crise énergétique inévitable furent largement proclamées lors de l’embargo arabe des années 1970.

Le géologue américain H. Hedberg (1971) appela le XX ème siècle l’âge du pétrole. Il écrivit qu’il y a eu un âge de pierre, un âge du bronze, un âge du fer et que les historiens du futur pourront regarder un cours développement humain de 200 à 300 ans au maximum, comme étant l’âge du pétrole; une période où la race humaine était obnubilée par la découverte et la destruction d’un des constituants mineurs de la croûte terrestre, un fluide unique appelé le pétrole. Il dit que les ressources de pétrole sur terre étaient limitées et seraient bientôt épuisées. Il supposa que l’âge du pétrole serait un épisode très bref de l’Histoire humaine. Il dit aussi que si Alexandre le Grand et Jules César avaient utilisé le pétrole pour leurs armées comme nous le faisons aujourd’hui ou si la Santa Maria de Christophe Colomb avait été propulsée à l’aide d’essence, le pétrole serait probablement déjà épuisé aujourd’hui et qu’il n’y aurait plus d’essence pour nos voitures modernes.

La science pétrolière moderne reconnait que les composés hydrocarbonés du pétrole naturel ne sont  spontanément générés qu’à de très hautes pressions qu’on ne trouve que dans la couche supérieur du manteau terrestre ou les couches très profonde de la croûte terrestre. Le pétrole naturel est un fluide abiotique primordial qui a pénétré les couches supérieures de la croûte terrestre venant de grandes profondeurs et suivant le réseau des failles profondes. La science moderne du pétrole nous donne donc une perspective toute différente du futur de l’industrie du pétrole et du gaz.

Les réserves mondiales de pétrole et de gaz ont été analysées par Lasaga et Holland en 1971 à la fois dans la perspective d’une origine biologique et d’une origne abiotique du pétrole. De par leur estimation, la quantité de pétrole brut qui aurait pu être produite par toute la matière biologique présente sur terre, représenterait un film uniforme de 2,5mm s’étendant sur toute la surface de la terre. La quantité estimée qui peut être produite par une origine abiotique du pétrole serait représentée par une couche uniforme de 10 km d’épaisseur à la surface de la terre ! Cette différence fait estimer que la quantité de pétrole brut abiotique serait 8,5 millions de fois plus importante que celle qui serait générée par une OBP. De fait, la science moderne du pétrole prédit qu’il y a assez de pétrole brut sur Terre en considérant les estimations déjà lointaines de Lasaga & Holland, pour subvenir aux besoinx de l’humanité pendant des milliers d’années

L’étude des champs pétroliers et gaziers montrent que la plupart de leurs réservoirs sont des systèmes qui se rechargent. Dans beaucoup de régions, des données ont été obtenues et étudiés qui établissent que du pétrole et du gaz sont constamment reinjectés dans les champs de production.

Le problème scientifique des renflouements des réserves de pétrole et de gaz naturel fut adressé en premier lieu par le scientifique du pétrole V. A. Sokolov, qui étudia de manière extensive le problème de la diffusion et de la micro-filtration des hydrocarbones à travers la roche. Sokolov en vint à conclure que tout champ pétrolier ou gazier, quelque soit sa taille, sera détruit par diffusion et effusion dans un intervalle de 200 millions d’années sans un afflux d’hydrocarbones provenant de sources plus profondes.

Le sujet d’injection d’hydrocarbones dans les champs gaziers fut d’abord émit par le géologue L.I. Baksakov et rapporté au 3ème congrès mondial pétrolier de Bucarest en 1907. Baksarov dit qu’une production plus importante de pétrole datant du Miocène moyen a été faite des roches du champ d’exploitation de Starogroznenskoye que le volume et la porosité de ces roches pouvait contenir. Il en conclut que du pétrole de plus grande profondeur remplissait le réservoir du mi-Miocène. Des injections de pétrole furent aussi prouvées dans d’autres champs de la firme Grosnett Petroleum. Des réserves de certains sites d’exploitation virent une augmentation des estimations de production de 300 à 400% plus importantes que celles initialement envisagées. Récemment, des puits pétroliers peu profonds de Tchétchénie qui avaient été fermés à cause d’opérations militaires dans la région et qui avaientt été exploités jusqu’à quasi tarissement, ont été restaurés à la production qu’ils avaient auparavant.

Les géologues américains savent depuis longtemps que les estimations du volume de pétrole et de gaz exploitable sont en général revues à la hausse. Ce phénomène est appelé la croissance des réserves. Une analyse des données de l’exploration et de l’exploitation montrent que les volumes mondiaux de pétrole et de gaz naturel additionnée de réserves et de croissance de réserves sont bien plus important que les volumes de nouvelles découvertes de champs d’exploitation.

Aux Etats-Unis, l’augmentation de la production inattendue du bloc 330 d’Eugene Island a attiré une attention particulière. Ce champ a été découvert en 1971 par le puit Pennzoil 1. La production de ce puit provient de 25 réservoirs de grés datant du Ploicène-Pléistocène à une profondeur de 1290 à 3800m. Au début des années 1980, la production a chuté vers 4 000 barils jour. Puis soudainement, la production a augmenté à 13 000 barils jour et les réserves estimées furent augmentées de 60 à 400 millions de barils.

Le remplissage des réservoirs dynamiques dans le Golfe du Mexique a été étudié par plusieurs institutions dirigées par R. Anderson de l’Observatoire Géologique Lamont Doherty. Les enquêtes ont établi que le ratio d’augmentation du volume de pétrole des réservoirs d’Eugene Island Block 330 est approximativement égal au ratio d’extraction. Les hydrocarbones migrent dans le champ pétrolier d’Eugene Block Island 330 depuis des zones géo-pressurisées le long d’un système de grande faille de croissance dans la région d’Eugene Island.

Des études récentes sur des champs pétroliers et gaziers en Ukraine ont établi que ces réservoirs sont aussi renfloués par des injections d’hydrocarbones venant de plus grande profondeur. Des mesures montrent que 2×109m3 de méthane entrent dans le champ gazier géant de Shebelinka dans la dépression du Dniepr-Donetsk chaque année. En 2007, la commission d’état ukrainienne responsable des ces mesures de ressources pétrolières a augmenté ses réserves officielles du champ de Shebelinka de 109m3  attribués à une injection de gaz venue de grande profondeur. Les réserves du champ de Shebelinka furent initialement estimées à 4.3×1011m3 de méthane. Ce champ a déja produit 6.0×1011m3 de gaz.

En Ukraine, les champs de gaz de Proletarske, de Bilousivka et de Chomukhi dont la production totale de gaz fut de 20.6×1012m3 ont été abandonnés il y a quinze ans car ils étaient épuisés, ainsi que certains autres champs d’exploitation similairement épuisés. Ils furent testés récemment; ces champs reproduisent à l’heure actuelle la même quantité de gaz, à la même pression et au même ratio de production que lors de l’exploitation initiale.

La distribution de la pression dans le pétrole et le gaz lors de leur formation à différentes profondeurs peut établir l’origine abiotique profonde du pétrole. Un tel exemple a été mesuré dans le champs de gaz condensé de Rudovsko-Chervonozavdske dans le bassin Dniepr-Donetsk. La profondeur du réservoir dans ce champ est de moins de 2km. Dans le réservoir de Toumaisian, le gradient de pression est 1,45 soit 45% plus haut que la pression hydrostatique. Dans la section la plus haute du champ dans la formation du bas Visean, le gradient de pression est de seulement 1,05-1,15. Dans le toujours plus haut Visean supérieur, le gradient de pression a chuté à 0,95-0,07. Ainsi la distribution de la pression dans le champ indique que le gaz entre dans les réservoirs depuis les profondeurs d’où il remplit les horizons profonds en première instance.

Des injections profondes substantielles de pétrole ont été observées dans les champs ukrainiens de Hnidyntsi et Lelyaki dans la dépression Diepr-Donetsk. De ces champs pétroliers ont été produits trois fois plus de pétrole que les réserves estimées. Les champs sont toujours en exploitation continue. Au vu de ces faits, les pratiques suivantes devraient être appliquées dans les champs pétroliers et gaziers:

 

  • Les champs pétroliers et gaziers se forment très vite pendant les douze premières années
  • Tous les “vieux” champs considérés comme étant épuisés doivent être réévalués pour déterminer la quantité de pétrole ou de gaz qui s’y est accumulée depuis la fermeture des puits à l’exploitation
  • L’équilire optimal entre production et renflouement devrait être déterminé afin de prolonger la période de récupération entre les remplissages
  • Le corps de connaissance scientifique concernant les cycles de régénération des dépôts de pétrole et de gaz se doit d’être augmenté et étendu

 

 

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… 3ème partie —

Posted in actualité, crise mondiale, sciences et technologie, sciences et technologies with tags , , , , on 20 juin 2011 by Résistance 71

1 ère partie

2 ème partie

4ème partie

5ème partie

6ème partie

 

Réfutation des propositions d’une connexion biologique pour les produits pétroliers naturels

 

Dr. J.F. Kenney, Institut de Physique Terrestre, Académie des Sciences, Moscou & Gas Resources Corporation, Houston, TX, USA

Dr. Y. F. Shnyukov de l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine

Dr. V.A. Krayushkin de l’Institut des Sciences Géologiques, Kiev, Ukraine

Dr. I.K. Karpov, Institut de Géochimie de l’Académie des Sciences de Russie, Irkoutsk, Russie

Dr. V.G. Kutcherov, Université d’État du Gaz et du Pétrole, Moscou, Russie

Dr. I.N. Plotnikova de la compagnie nationale pétrolière du Tatarstan (TatNeft S.A), Kazan, Russie

 

Url de l’article original:

http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm

 

 ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Introduction:

Avec la reconnaissance du fait que les lois de la thermodynamique prohibe l’évolution spontanée d’hydrocarbones liquides dans un régime de température et de pression caractéristique de celui rencontré dans la croûte terrestre, nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’il existe une preuve scientifique évidente suggérant qu’un tel processus pourrait de fait se produire. Conséquemment et de manière correcte il n’y en a pas de preuve scientifique.

Néanmoins, et de manière surprenante, nous trouvons de manière continue des allégations diverses qui se voudraient “preuves” constitutives que le pétrole naturel proviendrait d’une certaine manière (et miraculeusement) de matière biologique. Dans ce court article, ces assertions sont sujettes à une attention scientifique, démontrées comme étant sans fondement et réfutées.

Les propositions qui tendent à vouloir prouver qu’il y ait un rapport entre le pétrole naturel et de la matière biologique peuvent être classifiées grosso-modo en deux catégories: les propositions faites sur une base du “ressemble/provient de” et celles faites sur une base de “propriétés similaires/ provient de”.

La première catégorie de propositions applique une ligne de déraisonnement comme suit: l’argument se formule ainsi; parce certaines molécules que l’on trouve dans le pétrole brut naturel “ressemblent” à certaines autres molécules trouvées dans d’autres systèmes biologiques, donc elles doivent venir d’un environnement biologique. Une telle notion est équivalent à soutenir le fait que les éléphants ont des défenses parce que ces animaux doivent sûrement manger des touches de piano.

Parfois, les propositions du “ressemble/provient de” stipulent que certaines molécules trouvées dans le pétrole naturel sont des molécules biologiques, et n’évoluent seulement que dans des systèmes biologiques. Ces molécules ont souvent été baptisées “marqueurs biologiques”.

La correction scientifique se doit d’être établie sans équivoque possible: Il n’y a jamais eu d’observation de molécules biologiques spécifiques dans le pétrole naturel, à l’exception de contaminants. Le pétrole est un excellent solvant pour les composés carbonés et dans les strates sédimentaires d’ou est souvent extrait le pétrole, celui-ci absorbe en solution beaucoup de matériaux carbonés ceci incluant des détritus biologiques. Quoi qu’il en soit, ces contaminants ne sont pas liés au solvant pétrole. Les hypothèses au sujet de ces “marqueurs biologiques” ont été scrupuleusement discréditées par les observations faites de ces molécules émanant de l’intérieur d’anciennes météorites abiotiques et aussi dans bien des cas par des synthèses de laboratoire réalisées sous des conditions imposées mimiquant l’environnement naturel. Dans la discussion qui s’ensuit plus bas, les arguments amenés à propos des molécules de porphyrine et d’isoprénoïde font l’objet d’une attention particulière, car beaucoup des cette argumentation “ressemble / provient de” est issue de ces composants.

L’argument “propriétés similaires / provient de” implique un phénomène péculier avec lequel des personnes qui ne travaillent pas dans la profession scientifique ne seront pas familières. Ceci inclut l’argument du “déséquilibre de l’abondance entre pair et impair, les arguments concernant “l’isotope de carbone” et les arguments concernant “l’activité optique”. Le premier argument, celui du “pair-impair” a été démontré comme n’étant pas lié à aucune propriété biologique. Le second, celui de “l’isotope de carbone”, a été démontré comme étant dépendant d’une mesure d’une obscure propriété des fluides carbonés qui ne peut pas être considérée comme étant une mesure fiable de l’origine. Le troisième argument, celui de “l’activité optique” a droit à une étude particulière, car les observations de l’activité optique dans le pétrole naturel ont été adulées comme étant “la preuve” de quelque “origine biologique” du pétrole. Ceci a été discrédité il y a déjà plusieurs décennies par l’observation de l’activité optique de matériau pétrolifère extrait de l’intérieur de météorites carbonées. De manière plus signifiante, une analyse récente, qui a résolue le grand problème non résolu du passé sur la génèse de l’activité optique dans les fluides biotiques, a établi que le phénomène de l’activité optique est une conséquence thermodynamique inévitable de la phase de stabilité des fluides multi-composés sous hautes pressions. De la sorte, l’observation de l’activité optique dans le pétrole naturel est totalement consistante avec avec les résultats de l’analyse thermodynamique de la stabilité du système hydrogène-carbone [H-C], qui établit que les molécules d’hydrocarbones plus lourdes que le méthane et tout particulièrement les hydrocarbones liquides, se développent spontanément à hautes pressions, pressions comparables à celles nécessaires à la formation du diamand.

Il y a deux sujets qui sont particulièrement utiles pour détruire les arguments divers et fallacieux en rapport avec un lien supposé entre le pétrole brut et de la matière organique: les observations intensives faites de matériaux carbonés provenant de météorites charbonneux (NdT: ou contenant du carbone) ainsi que les produits de réaction du processus de Fisher-Tropsch. Parce que ceci est tres important, un bref exposé de ces deux choses est de rigueur.

Les météorites contenant du carbone (charbonneuses)

Les météorites contenant du carbone, incluant particulièrement les chondrites carbonées sont des météorites dont la composition chimique comporte du carbone en quantité allant de quelques dixièmes de pourcent à approximativement 6% de la masse. L’âge de ces météorites contenant du carbone est en général de l’ordre de 3 à 4,4 milliards d’années et leur origine très clairement abiotique. La structure minérale de ces roches établit que ces météorites carbonées ont existé à de très basses températures, bien plus basses que le point de congélation de l’eau, de manière effective depuis le temps de leur formation originelle. Une telle histoire thermique de ces météorites à carbone élimine toute possibilité qu’il y ait jamais eu une vie ou même de la matière biologique sur celles-ci. Les preuves obtenues par les recherches scientifiques sur le matériau carboné de l’intérieur de ces météorites ont détruit beaucoup des affirmations qui cherchent à établir une connexion biologique entre le pétrole et la matière biologique.

De manière signifiante, la plupart du matériau carboné des météorites charbonneuses consiste en des hydrocarbones existant à la fois sous forme solide et sous forme liquide. (1, 5, 7, 8). Néanmoins, le matériau pétrolifère contenu dans les météorites carbonées ne peut pas être considéré comme étant à l’origine du pétrole naturel trouvé près de la surface terrestre. Le dégagememt de chaleur qui inévitablement a accompagné le processus d’impact durant l’accumulation de météorites dans la Terre à l’époque de sa formation, aurait sans nul doute causée la décomposition de la plupart des molécules d’hydrocarbones contenus. Les météorites carbonés ont donné à la Terre son carbone (même délivré sous forme d’hydrocarbones), mais pas ses hydrocarbones ou son pétrole naturel. Les processus par lesquels les hydrocarbones évoluent du matériel natif, originel de la Terre sont décrits et démontrés par la suite.

Le processus de Fischer-Tropsch

Le processus de Fischer-Tropsch est la technique industrielle la plus connue pour la synthèse des hydrocarbones et a été utilisé depuis plus de soixante-quinze ans. Ce processus de Fischer-Tropsch fait réagir le monoxyde de carbone et l’hydrogène dans des conditions de synthèse d’approximativement 150 bars et 700 degrés Kelvin (K), en présence de ThO2, MgO, Al2O3, MnO, des argiles et les catalystes Ni, Co et Fe. Les réactions sont les suivantes:

nCO + 2nH2 ———> nH2O + CnH2n

(NiCo)

Quand un catalyste fer (Fe) est utilisé la synthèse Fischer-Tropsch procède en accord avec cette réaction:

2nCO + nH2 ————> nCO2 + CnH2n

(Fe)

Le résultat du processus est approximativement 200g d’hydrocarbones pour 1m3 de mixture CO et H2. Pendant la seconde guerre mondiale, la production de carburants liquides par le processus de Fischer-Tropsch fut utilisé de manière extensive en Allemagne, approximativement 600 000 tonnes de carburant synthétique furent produites en 1943.

Les produits de la réaction de Fischer-Tropsch ne sont métastables que dans les conditions thermodynamiques de leur synthèse; à une pression d’environ 150 bars seulement et 700oK, la destruction des hydrocarbones liquides est inévitable. Pendant la réaction induite par le processus, les produits en résultant sont rapidement refroidis et placés dans des conditions de moindre pression. L’environnement naturel ne mimique pas l’environnement du processus de Fischer-Tropsch qui est très contrôlé, hautement régulé de manière industrielle. Le processus de Fischer-Tropsch ne peut pas être considéré pour la génèse de pétrole naturel.

Les propositions spécieuses des “marqueurs biologiques”: l’irelevance de la présence de porphyrines et similairement d’isoprenoïdes, de pristane, de phytane, de clorins, de terpines, de cholestane etc, dans le pétrole naturel

On peut lire dans presque tous les livres d’étude référence publiés en anglais et disant s’intéresser au sujet de la géologie pétrolière, diverses propositions faites expliquant que la présence de certaines molécules trouvées dans le pétrole naturel constitue l’évidence ou même la “preuve”, que le pétrole a évolué de matière organique. Ces molécules appelées évidences d’une connexion biologique incluent des molécules comme les porphyrines, les isopenoïdes, pristane, phytane, cholestane, terpines , clorines etc. Des recherches poussés ont prouvé ces affirmations comme étant sans fondement. Pristane et phytane sont simplement des alkanes ramifiés de la classe isoprenoïde. Cholestane, C2H48 est un véritable hydrocarbone hautement réduit, mais ne dopit pas être confondu avec la molécule oxydée, biotique de cholestérol. Cholestane et cholestérol ont une structure géométrique similaire et partagent la même structure carbonée, là s’arrête la similitude. Cholestane est un constituant du pétrole naturel, le cholestérol ne l’est pas. De manière significante, le processus de Fischer-Tropsch produit des isoprenoïdes, incluant phytane et pristine.

Les éléments d’origine biogénique véritable tels que les spores fossiles ou le pollen, sont effectivement souvent observés dans le pétrole brut, et trop souvent étiquettés à tort “marqueurs biologiques”, ainsi établissant une relation supposée entre le pétrole naturel et le matériel biologique. Une recherche attentive de la question a établi que les matériaux biologiques se sont lentement infiltrés en solution dans le pétrole brut depuis des matériaux organiques enfouis dans les réservoirs (typiquement sédimentaires) de roches d’où le pétrole a été pris.

Bien au contraire, les matériaux indiscutablement biologiques tels les spores et le pollen que l’on trouve dans le pétrole brut peuvent être en fait considérés comme des “marqueurs abiotiques” de l’origine du pétrole. Par exemple, le pétrole brut trouvé dans des réservoirs rocheux de l’âge permien contient toujours des spores et des pollen non seulement de la période du Permien, mais aussi des spore et des pollen d’âges plus anciens, comme par exemple du Carbonifère, Dévonien et Précambrien, dans des pétroles recherchés au Tatarstan en Russie. Dans la même région et dans d’autres portions de la province géologique de la Volga-Oural, les pétroles bruts se trouvant dans des sédiments du Carbonifère sont caractérisés par des concentrations de spores d’âges s’étalant du Carbonifère jusqu’aun Précambrien, et les bruts trouvés dans des strates de grès contiennent des spores du Dévonien jusqu’au Précambrien.

Les types de porphyres, isoprénoïdes, terpines et clorines, trouvés dans le pétrole naturel ont été observés dans des échantillons de l’intérieur de pas moins de cinquante-quatre météorites, incluant des météorites amphorétiques (Chainpur, Ngavi, Semarkona), des chondrites de bronze (Charis, Ghubara, Kulp, Tieschitz), chondrites charbonneuses des quatre classes pétrologiques (Alais, Bali, Bells, Cols Bockeveld, Eracot, Felix, Groznaia, Haripura, Ivuna, Kaba, Kainsaz, Karoonda, Lance, Mighei, Mokoia, Murchison, Murrey, Orgueil, Ornans, Pseudo, Renazzo, Santa Cruz, StCapraix, Staroye Boriskino, Tonk, Vigarano, Warrenton), des météorites enstatiques (Abee, Hvittis, Indarkh), des chondrites hypersthène (Bishunpur, Bruderheim, Gallingebirge, Holbrook, Homestead, Krymka), des météorites ferreuses (Arus, Yardymli, Burgavli, Canyon Diabolo, Odessa, Toluca), des météorites aubrites (Norton County) et des météorites ureillite (Dyalpur, Goalpara, Novo Urei).

Les observations de ces molécules dans des météorites précisément discréditent les affirmations que leur présence dans le pétrole naturel constitue une évidence d’une connexion biologique de la formation du pétrole. Parce que des affirmations vigoureuses (et erronnées) sont souvent faites à partir du cas des porphyrines observés dans le pétrole naturel, ces molécules seront envisagées plus en détail.

Les porphyrines comprennent une classe de molécules cycliques ionophères, une classe spéciale de ligands polydentate pour les métaux. Les porphyrines sont lourdes et sont des molécules planes chélatantes que l’on trouve à la fois dans les systèmes biotiques et abiotiques. Certaines molécules de porphyrines ont une signifiance biologique spéciale: la vitamine B12, la chlorophylle, la porphyrine qui est l’agent du processus de la photosynthèse chez les plantes, ainsi que la molécule d’hème, le composant de porphyrine de la proteine hémoglobine qui est la responsable du transport de l’oxygène dans le système sanguin des mammifères. Comme exemple du poids moléculaire important des porphyrines, l’hémoglobine a la formule chimique empirique suivante: [C738H1166O208N203S2Fe]4.

Ni la vitamine B12, ni la chlorophylle, ni même l’hème (ou l’hémoglobine), ni quelque porphyrine biotique que ce soit, n’ont jamais été observés comme composant du pétrole naturel.

Les molécules de porphyrine trouvées dans le pétrole naturel possèdent des groupes différents de ceux de la chlorophylle ou de l’hème. L’élément métallique central de chélate dans la chlorophylle est toujours le magnésium; dans l’hème c’est le fer. Dans les molécules de porphyrines trouvées dans le pétrole naturel, l’élément métallique central de chélate trouvé est typiquement le vanadium ou le nickel.

Comment précedemment dit, les molécules de porphyrines évoluent à al fois de manière biologique et de manière non biologique. Pendant les années 1960 et 1970, des molécules de porphyrines, qui sont les mêmes que celles provenant du pétrole terrestre, furent observées dans les fluides hydrocarbonés extraits de l’intérieur des météorites contenant du carbone.

Les observations de porphyrines de type pétrolier dans les hydrocarbones fluides extraits de l’intérieur de ces météorites carbonées annihilèrent a fortiori, les affirmations que ce types de molécules constituent la “preuve” d’une connexion entre le pétrole et une matière biologique. De plus, aprés l’observation de ces molécules de porphyrines dans les météorites carbonées, ces molécules de type pétrolier furent synthétisées de manière abiotique en laboratoire sous des conditions spécifiques de thermodynamique chimique établies pour mimiquer les conditions abiotiques des météorites. (8, 14)

Les affirmations par la “preuve par la porphyrine” furent annihilées par les études des météorites contenant du carbone faites il y a approximativement trente ans et ceci un fait connu et établi dans la communauté des scientifiques travaillant dans le domaine du pétrole. Tous les composants identifiés comme “marqueurs biologiques” et non autrement identifiés comme étant des contaminants, ont été soit observés dans les fluides extraits des météorites, ou synthétisés en laboratoire dans des conditions comparables à celles de la croûte terrestre, ou les deux.

Ces faits scientifiques et leur connaissance de fait, sont éludés dans la mesure où tous les livres de référence publiés en langue anglaise sur le sujet de la géologie du pétrole, incluant ceux cités au dessus, continuent de répéter les vieilles affirmations discréditées que la présence de porphyrines (abiotique) dans le pétrole naturel est une preuve de son origine biologique. Ces assertions, quelques trente ans après avoir été démontrées scientifiquement fausses et insoutenables, doivent être reconnues purement et simplement comme une fraude intellectuelle.

Les affirmations d’abondance “pair-impair”, impliquant le petit déséquilibre de l’abondance relative de molécules linéaires d’hydrocarbones contenant un nombre impair d’atomes de carbone, comparé à ses homolgues contenant un nombre pair

Ces affirmations concernant le déséquilibre des molécules linéaires contenant des nombres pairs et impairs, respectivement, d’atomes de carbone est un autre type de l’argument “les constituants de pétrole naturel ont ‘les mêmes propriétés’ que les constituants des systèmes biologiques, d’une certaine manière, et donc le pétrole a dû évoluer à partir de matière biologique.” Aucun adolescent intelligent dans un Lycée russe, allemand, hollandais ou suisse, accepterait ce type de raisonnement. Quoi qu’il en soit, ce genre d’arguments et d’affirmations sont régulièrement avancés dans les livres d’étude de langue anglaise se rapportant avec l’étude géologique du pétrole. Ces affirmations sont démontrées ici être sans mérite et scientifiquement infondées.

Le pétrole naturel est un mélange de molécules d’hydrocarbones de plusieurs classes. La classe la plus courante de molécules rencontrées dans le pétrole est celui des alcanes normaux, ou n-alcanes, qui ont la formule chimique CnH2n+2 et une structure en chaîne (comme noté dans le premier article). Par exemple n-octane, C8H18 a la structure montrée sur la figure 1 (NdT: les figures sont dans l’article original en anglais que nous vous invitons à consulter ici: http://www.gasresources.net/DisposalBioClaims.htm ). Pour être plus correct, les atomes de carbone ne s’alignent pas exactement en ligne droite, une image plus réaliste d’un n-octane représentant ses propriétés géométriques, est représentée sur la figure 2, où n-C8H18 est dessiné sur un schéma “bâton et boules”. Quoiqu’il en soit, sur les deux figures, la chaîne d’aspect linéaire de la molécule n-alcane est montrée clairement.

De manière similaire au cyclohexane décrit dans le premier article, l’hydrocarbone n-C8H18 est relié géométriquement à une ou plusieurs molécules biologique par substitution de quelques uns de ses atomes d’hydrogène par des radicaux OH.De manière spécifique, si un des atome d’hydrogène de chaque atome de carbone du c-C8H18 était remplacé par un radical OH, la molécule résiltante serait n-C8H18O8, représentant un hydrate de carbone, comme montré dans la figure 3, un sucre simple lié au fructose (et dont le potentiel chimique est d’environ 2 500 cal moindre que celui du n-octane).

Dans une distribution de molécules d’hydrocarbones linéaires comprises dans le pétrole naturel, l’apparence n-alcanes en chaîne manifeste un léger déséquilibre de profusion qui favorise les molécules ayant un nombre d’atomes de carbone impair, en comparaison d’avec ceux ayant un nombre pair. De manière similaire, une distribution de molécules biologiques linéaires, comme celles en chaîne des hydrates de carbone, mainfeste également un léger déséquilibre des molécules possédant un nombre d’atomes de carbone impair, toujours en comparaison de ceux ayant un nombre pair. De cette modeste et quelque peu obscure similarité émanant du déséquilibre de la profusion impair-pair, des suppositions ont été faites que les hydrocarbones proviennent de matière biologique. Bien sûr, la seconde loi de la thermodynamique prohibe ce fait, ce qui devrait annihiler ces assertions.

Une recherche simple sur des hydrocarbones générés de matière abiotique manifeste également ce déséquilibre impair-pair de la profusion moléculaire pour les molécules linéaires. Les produits de la réaction de Fischer-Tropsch également comme le font à la fois le pétrole naturel aussi bien que les molécules biologiques.

Un exemple spécifique de la génèse inévitable des molécules d’hydrocarbones, qui manifestent les déséquilibres impair-pair des molécules linéaires a été démontré par Zemanian, Streett et Zollweg il y a plus de quinze ans. Zemanian et al. ont démontré la génèse d’hydrocarbones lourds et liquides sous hautes pressions et températures à partir d’une mixture de méthane et de propane. En particulier, Zemanian et al. on mesuré les profusions relatives des molécules de chaînes linéaires d’hydrocarbones. Leurs observations du déséquilbre de la profusion, et du léger excès, des molécules des hydrocarbones linéaires en chaîne avec un nombre d’atomes de carbone pair est documenté ici pages 63-64.18

“Ces résultats sont aussi notables quand on considère le ratio de nombre d’atomes de carbone pair-impair du pétrole. Un des arguments d’une origine biotique du pétrole a été que ces fluides marquent généralement une petite prévalence pour les atomes impairs d’hydrocarbones. Il est aussi connu que les organismes vivants produisent une chaîne comportant de manière primordiale des un nombre d’atomes de carbone impair (des hydrates de carbone). Les processus abiotique ont été présumés produire des hydrocarbones à un nombre d’atomes de carbone pair et impair grosso modo équivalent. Les résultats de notre travail démontrent que cette présomption est fausse. Les chimies abiotique et biotique des hydrocarbones favorisent des réactions impliquant deux carbones au lieu de réaction favorisant un carbone, menant à des réacteurs préférés de molécules à chaîne impaire.”

Il convient ici de noter que l’affirmation du “déséquilibre du nombre pair-impair d’atomes de carbone” comme étant une preuve (sic) d’une origine biologique du pétrole, a été rejettée par des physiciens et des mécaniciens de la statisque compétents, presqu’immédiatement après qu’elle fut introduite. Ce déséquilibre pair-impair est simplement le résultat d’une propriété directionnelle du lien covalent couplée avec la géométrie des molécules linéaires.

Le phénomène de l’activité optique dans le pétrole naturel: preuve d’une génèse abiotique sous haute pression

Peut-être à cause de sa provenance historique dans la fermentation du vin, le phénomène de l’activité optique dans les fluides fut pour quelque temps, au centre de la croyance que cela avait une connexion inrinsèque avec le processus de création biologique. 20,21. Une telle erreur persista jusqu’au moment où une activité optique fut observée dans des matériaux extraits de l’intérieur des météorites. Certains de ces matériaux étaient estampillés comme étant d’origine exclusivement biotique.

De l’intérieur de météorites contenant du carbone ont été extraites des molécules d’acides aminés commun tels l’alanine, l’acide aspartique, l’acide glutamique, la glycine, la leusine, la proline, sérine, théorine ainsi que certaines très inhabituelles comme l’acide alpha-aminoisobutyrique, l’isovaline ou la pseudoleucine.22-24. Il fut un temps où toutes étaient considérées comme étant exclusivment d’origine biotique. L’âge de ces météorites fut déterminé comme értant compris entre 3 et 4,5 milliards d’années et leur origine clairement abiotique. Ainsi ces amino-acids durent être reconnus comme étant des composants à la fois d’une génèse biotique et d’une génèse abiotique. De plus, des solutions de ces molécules d’acides-aminés de ces météorites charbonneuses furent confirmées avir une activité optique. Ainis fut précisément discrédité la notion que le phénomène d’activité optique dans les fluides (particulièrement ceux dans des composés carbonés) puissent avoir une connexion intrinsèque avec de la matière biotique. De manière significante, l’activité optique observée dans les acides-aminés extraites de ces météorites contenant du carbone n’avait pas les caractéristiques de celle communément observée dans celles d’origine biotique, avec un seul enantiomère présent et une profusion déséquilibrée des molécules de chiral, appelée scalémique.

L’activité optique communément observée dans le pétrole naturel a été pendant des années clâmée comme étant la preuve d’une certaine connexion avec des détritus biologiques, malgré que cela eut demandé à la fois une volonté d’ignorer les différences considérables entre l’activité optique observée dans le pétrole naturel et de celle observée dans des produirts d’origine réellement biotique tel le vin, mais aussi une désuétude des diktats des lois de la thermodynamique.

L’activité optique est observée dans des minéraux tel le quartz aussi bien que dans le pétrole et aussi parmi des molécules biologiques. L’activité optique observée dans le pétrole est plus caractéristique de la même observée dans des minéraux abiotiques, telle celle se passant naturellement dans le quartz qui sont des minéraux polycristalins avec une distrubution scalémique de domaines de propriétés rotatifs gauche-droite. Les molécules chirales du pétrole manifestent des distributions scalémiques et manquent de manière significante de distribution homochirale qui caratérise la matière biotique opticalement active. L’activité optique dans le pétrole naturel est caratérisée par soit une rotation droite (positive ou dextro-rotatoire) ou gauche (négative ou levo-rotatoire) du plan de polarisation. Par contraste, dans les matériaux biologiques, une rotation vers la gauche est dominante.

L’observation de l’activité optique dans les hydrocarbones extraits de l’intérieur des météorites contenant du carbone, et de fait typique dans le pétrole naturel, discrédita ces affirmations.2,26 Quoi qu’il en soit, l’explication scientifique du pourquoi les hydrocarbones mainfestent-ils une activité optique, à la fois dans les météorites charbonneux et dans le pétrole brut terrestre demeura non résolue jusqu’à récemment.

Les molécules chirales du pétrole naturel proviennent de trois sources distinctes: contamination par des détritus biologiques dans la strate superficielle d’où le pétrole a été tiré; l’altération et la dégradation du pétrole originel par des microbes qui consomment et métabolisent le pétrole; les molécules chirales hydrocarbonées qui sont intrinsèques au pétrole et générées avec celui-ci. Seul la dernière source mentionnée concerne l’origine du pétrole.

La génèse de la distribution scalémique des molécules chirales du pétrole naturel a récememnt été démontrée comme étant une conséquence directe de la géométrie chirale du système de particules agissant en accord avec les lois classiques de la thermodynamique. La résolution du problème de l’origine des distributions scalémiques des molécules chirales du pétrole naturel a été démontrée comme étant une conséquence inévitable de leur génèse à haute pression. Ainsi, le phénomène d’activité optique dans le pétrole naturel, au contraire de supporter une assertion de connexion biologique, confirme fortement la génèse à haute pression du pétrole naturel et par là-même la théorie russo-ukrainienne de ses origines profondes et abiotiques.

Les ratios d’isotopes de carbone et leur insuffisance comme indicateur d’origine

Les affirmations concernant les ratios d’isotopes de carbone et spécifiquement ce qui a trait à l’identification de l’origine du matériau, particulièrement les hydrocarbones sont abscons et le plus souvent hors de l’expérience des personnes n’ayant pas une connaissance spécifique de la physique des systèmes hydrogène-carbone [H-C]. De plus, les affirmations concernant les ratios d’isotopes de carbone impliquent le plus souvent le méthane, le seul hydrocarbone qui est stable thermodynamiquement au régime de pressions et de températures régnant dans la croûte terrestre, et le seul à se développer spontanément dans ces conditions.

Le noyau de carbone possède deux isotopes stables 12C et 13C. L’isotope de carbone stable le plus abondant est de manière prépondérante l’isotope 12C, qui possède 6 neutrons et six protons; l’isotope 13C possède un neutron supplémentaire. (il y a un autre isotope instable 14C qui possède deux neutrons supplémentaires; 14C résulte de la réaction haute énergie du noyau d’azote, 14N, avec une particule de rayon cosmique à haute énergie. L’isotope 14C n’est pas impliqué dans les affirmations à propos des ratios d’isotopes du carbone). Le ratio d’isotope du carbone désigné comme ∂13C, est simplement le ratio d’abondance des isotope de carbone 13C / 12C, normalisé au standard du carbonate marin nommé Pee Dee Belemnite. Les valeurs mesurées du ∂13C sont exprimées en pourcentage (comparés au standard).

Pendant les années 1950, un nombre croissant de mesures des ratios d’isotope de carbone pour les gaz hydrocarbonés furent effectuées, particulièrement du méthane. Très souvent, des assertions furrent faites que de tels ratios pouvaient determiner de manière indiscutable l’origine des hydrocarbones. La validité de telles affirmations fut testée de manière indépendante par Colombo, Gazzarini et Gonfiantini en Italie et Galimov en Russie. Les deux groupes de chercheurs établirent que les ratios d’isotope de carbone ne pouvaient pas être utilisés de manière fiable pour déterminer l’origine de la composition du carbone testé.

Colombo, Gazzarini et Gonfiantini démontrèrent de manière conclusive par une expérience simple dont les résultats étaient sans ambiguité à savoir que les ratios d’isotope de carbone du méthane changent continuellement au cours de son transport sous-terrain, devenant de plus en plus léger au fur et à mesure de la distance voyagée. Colombo et al. prirent un échantillon de gaz naturel et le passérent dans une colonne de roche écrasée, choisie pour ressembler le plus possible l’environnement terrestre.27 Leurs résultats furent définitifs: plus grande est la distance de roche par laquelle l’échantillon de méthane passe, au plus léger devient son ratio d’isotope carbone. La raison du résultat observé par Colombo et al. est tres simple: il y a une légère préférence pour le plus lourd des isotopes de carbone à réagir chimiquement avec la roche dans laquelle le gaz passe. Ainsi, plus grande est la distance voyagée à travers la roche, au plus léger devient le ratio isotope du carbone, dans la mesure où le plus lourd est enlevé par préférence par une réaction chimique au cours du transport. Ce résultat n’est absolument pas surprenant. Au contraire, ceci est très consistant avec les requis fondamentaux de la physique mécanique quantique et la théorie de la cinétique.

En relation au sujet de l’affirmation qu’un ratio d’isotope de carbone léger puisse être indicatif d’une origine biologique, les résultats démontrés par Colombo et al. ont établi que soutenir une telle affirmation est impossible. Le méthane qui a pu avoir une origine de matériau carboné venant des résidus d’une météorites contenant du carbone dans le manteau terrestre et possédant à l’origine un ratio isotope de carbone plus lourd, pourrait aisément avoir eu son ratio diminué au fil de son voyage de transit vers et dans la croûte terrestre et ce jusqu’à une valeur comparable à celle commune dans les matériaux biologiques.

Galimov démontra que le ratio d’isotope de carbone du méthane peut progressivement devenir plus lourd en étant au repos dans un réservoir de la croûte terrestre, sous l’action de microbes consommateurs de méthane.28 La cité de Moscou entrepose le méthane dans des réservoirs humides dans la grande banlieue de la ville; du gaz naturel est injecté dans les réservoirs tout au long de l’année. Pendant les étés, la quantité de méthane dans les réservoirs augmente à cause d’une moindre consommation (chauffage) et durant les hivers sa quantité diminue considérablement. En calibrant les volumes des réservoirs et la distance des facilités d’injection, la résidence du méthane dans les réservoirs est déterminée. Galimov a établi que plus le méthane reste (stagne) dans les réservoirs, plus lourd devient son ratio isotope de carbone.

La raison de ce résultat est également simple à comprendre: dans le réservoir d’eau vivent des microbes du type commun des métaboliseurs de méthane. Il y a une petite préférence pour les microbes à faire pénétrer les isotopes plus légers dans leurs cellules et à y être métabolisés. Plus le méthane reste longtemps dans le réservoir, et plus d’isotopes plus lourds sont consommés par les microbes, avec les molécules possédant un isotope plus léger étant consommées plus abondamment. Ainsi, plus le méthane reste dans le réservoir et plus lourd devient le ratio isotope de carbone car le plus léger est par préférance consommé par les microbes métaboliseurs de méthane. Ce résultat est parfaitement consistant avec la théorie de la cinétique.

De plus, les ratios isotope de carbone dans les systèmes d’hydrocarbones sont aussi fortement influencés par la température de la réaction. Pour les hydrocarbones produits par le processus de Fischer-Tropsch le ∂13C varie de -65% à 127oC à -20% à 177oC.29,30

Aucun paramètre matériel dont la mesure varie de près de 70% avec une variation de température d’approximativement 10% ne peut être utilisé comme déterminant fiable de quelque propriété de ce matériel.

Le ∂13C ratio isotope de carbone ne peut pas être considéré pour déterminer de manière fiable l’origine d’un échantillon de méthane, ou de quelque autre composé que ce soit.

Conclusion

Les affirmations qui ont été traditionnellement mises en avant pour argumenter d’une connexion entre le pétrole naturel et de la matière biologique ont été soumises à une scrutinité scientifique et ont été prouvées comme étant sans fondement. Les résultats émanant de ces études sont sans surprise réelle compte tenu de la reconnaissance des contraintes de la thermodynamique sur la génèse des hydrocarbones.

Si des hydrocarbones liquides peuvent être créés depuis des détritus biologiques dans le régime thermodynamique de la croûte terrestre, nous pourrions tous nous attendre à aller au lit le soir avec nos cheveux blancs (ou du moins ce qu’il en reste), notre embonpoint et toutes les décrépitudes indésirables de l’âge et de nous réveiller au petit matin les yeux clairs, avec tous nos cheveux revenus, de la couleur de notre jeunesse, une taille fine, un corps flexible et fort et avec notre vigueur sexuelle restaurée. Hélas, cela ne sera pas le cas. Les lois de la thermodynamique sont sans pitié et ne s’accommodent pas de fables folkloriques.

Le pétrole naturel n’a aucune connexion avec la matière biologique.

Néanmoins, la reconnaissance de ce fait laisse les énigmes qui ont éludées la communauté scientifique depuis plus d’un siècle toujours sans réponse: Comment évolue le pétrole naturel ? et d’où provient-il ?

La résolution théorique de ces questions a du attendre le développement des techniques les plus modernes de la mécanique statistique quantique. La démonstration expérimentale de l’équipement requis n’a été possible que récemment. L’article suivant répond substantiellement à ces questions.

1        M. H. Studier, R. Hayatsu and E. Anders, « Organic compounds in carbonaceous chondrites », Science, 1965, 149, 1455-1459.

2        B. Nagy, Carbonaceous Meteorites, Elsevier, Amsterdam, 1975.

3        G. P. Vdovykin, Carbonaceous Matter of Meteorites (Organic Compounds, Diamonds, Graphite), Nauka Press, Moscow, 1976.

4        B. Mason, « The carbonaceous chondrites », Space Science Review, 1963, 1, 621-640.

5        C. A. Ponnamperuma, « The carbonaceous meteorites », in Carbonaceous Meteorites, ed. B. Nagy, Elsevier, Amsterdam, 1975, 747.

6        J. D. Bernal, « Significance of carbonaceous meteorites in theories on the origin of life », Nature, 1961, 190, 129-131.

7        E. Gelphi and J. Oro, « Organic compounds in meteorites – IV.  Gas chromatographic – mass spectrometric studies of isoprenoids and other isomeric alkanes in carbonaceous chordrites », Geochim. Cosmochim. Acta, 1970, 34, 981-994.

8        G. W. Hodgson and B. L. Baker, « Evidence for porphyrins in the Orgueil meteorite », Nature, 1964, 202, 125-131.

9        V. A. Krayushkin, The Abiotic, Mantle Origin of Petroleum, Naukova Dumka, Kiev, 1984.

10      V. B. Porfir’yev, « Inorganic origin of petroleum », American Association of Petroleum Geologists Bulletin, 1974, 58, 3-33.

11      P. N. Kropotkin, Y. I. Pikovskii, B. M. Valyaev, K. B. Serebrovskaya, A. P. Rudenko, A. L. Lapidus, E. B. Chekaliuk and G. N. Dolenko, Journal of D. I. Mendeleev, All-Union Chem. Soc., Moscow, 1986.

12      M. H. Studier, R. Hayatsu and E. Anders, « Origin of organic matter in the early solar system: I. Hydrocarbons », Geochim. Cosmochim. Acta, 1968, 32, 151-173.

13      G. P. Vdovykin, Meteorites, Nauka, Moscow, 1968.

14      G. W. Hodgson and B. L. Baker, « Porphyrin abiogenesis from pyrole and formaldehyde under simulated geochemical conditions », Nature, 1967, 216, 29-32.

15      F. K. North, Petroleum Geology, Allen & Unwin, Boston, 1985.

16      B. Tissot and D. H. Welte, Petroleum Formation and Occurrence, Springer, Berlin, 1981.

17      R. C. Selley, Elements of Petroleum Geology, W. H. Freeman, New York, 1995.

18      T. S. Zemanian, Chemical Kinetics and Equilibria of Hydrocarbon Mixtures at Advanced Temperatures and Pressures, Cornell, Ithaca, 1985.

19      J. F. Kenney and U. K. Deiters, « The evolution of multicomponent systems at high pressures:  IV. The genesis of optical activity in high-density, abiotic fluids », Phys. Chem. Chem. Phys., 2000, 2, 3163-3174.

20      L. Pasteur, « Sur la dissymétrie moleculaire », C.R. Hebd. Séanc, 1848, 26, 535.

21      L. Pasteur, « Sur la dissymétrie moleculaire », in Leçons de chimie professées en 1860 par M. M. Pasteur, Cahours, Wurtz, Berthelot, Sante-claire Deville, Barral, et Dumas, Paris 1861, Hachette, Paris, 1886.

22      M. H. Engel and B. Nagy, « Distribution and enantiomeric composition of amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1982, 296, 837-840.

23      M. H. Engel, S. A. Macko and J. A. Silfer, « Carbon isotope composition of individual amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1990, 348, 47-49.

24      M. H. Engel and S. A. Macko, « Isotopic evidence for extraterrestrial non-racemic amino acids in the Murchison meteorite », Nature, 1997, 389, 265-268.

25      S. Pizzarello and J. R. Cronin, « Non-racemic amino acids in the Murray and Murchison meteorites », Geochim. Cosmochim. Acta, 2000, 64, 329-338.

26      B. Nagy, « Optical Activity in the Orgueil meteorite », Science, 1965, 150, 1846.

27      U. Colombo, F. Gazzarini and R. Gonfiantini, « Die Variationen in der chemischen und isotopen Zusammensetzung von Erdgas aus Suditalien », Leipzig, 1967, vol. Vortrag ASTI-67.

28      E. M. Galimov, Isotope Zusammensetzung des Kohlenstoffe aus Gassen der Erdrinde, Leipzig, 1967.

29      V. A. Krayushkin, « Origins, patterns, dimensions, and distributions of the world petroleum potential », Georesursy, 2000, 3, 14-18.

30      P. Szatmari, « Petroleum formation by Fischer-Tropsch synthesis in plate tectonics », Bull. A.A.P.G., 1989, 73, 989-996.

Publié dans la revue Energia, 2001, 22/3, p26-34.

Théorie russo-ukrainienne de l’origine profonde abiotique du pétrole:

1 ère partie

2 ème partie 

4ème partie

5ème partie