Archive pour tentative de déstabilisation vénézuéla

Impérialisme et ingérence occidentale: Le coup d’état yankee loupé au Vénézuéla…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 février 2015 by Résistance 71

Et bien sûr, le tout dans un silence assourdissant des merdias pressetitués occidentaux à la botte…

— Résistance 71 —

 

Obama rate son coup d’état au Vénézuéla

 

Thierry Meyssan

 

23 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article186802.html

 

Une nouvelle fois, l’administration Obama a tenté de changer par la force un régime politique qui lui résiste. Le 12 février, un avion d’Academi (ex-Blackwater) maquillé en aéronef de l’armée vénézuélienne devait bombarder le palais présidentiel et tuer le président Nicolas Maduro. Les comploteurs avaient prévu de placer au pouvoir l’ex-députée María Corina Machado et de la faire immédiatement acclamer par d’anciens présidents latino-américains.

Le président Obama avait prévenu. Dans sa nouvelle doctrine de Défense (National Security Strategy), il écrivait : « Nous nous tenons aux côtés des citoyens dont le plein exercice de la démocratie est en danger, tel que les Vénézuéliens ». Or, le Venezuela étant, depuis l’adoption de la constitution de 1999, l’un des États les plus démocratiques au monde, cette phrase laissait présager du pire pour l’empêcher de poursuivre dans sa voie d’indépendance et de redistribution des richesses.

C’était le 6 février 2015. Washington terminait de mettre au point le renversement des institutions démocratiques du Venezuela. Le coup d’État avait été planifié pour le 12 février.

L’« Opération Jéricho » était supervisée par le Conseil national de sécurité (NSC), sous l’autorité de Ricardo Zuñiga. Ce « diplomate » est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane (2009-11) où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro tout en négociant la reprise des relations diplomatiques avec Cuba (finalement conclue en 2014).

Comme toujours dans ce type d’opération, Washington veille à ne pas paraître impliqué dans les événements qu’il dirige. La CIA agit au travers d’organisations prétendument non-gouvernementales pour organiser les putschistes : la National Endowment for Democracy et ses deux pseudopodes de droite (International Republican Institute) et de gauche (National Democratic Institute), Freddom House, et l’International Center for Non-Profit Law. En outre, les États-Unis sollicitent toujours leurs alliés pour sous-traiter certaines parties du coup, en l’occurrence au moins l’Allemagne (chargée de la protection des ressortissants de l’Otan durant le coup), le Canada (chargé de contrôler l’aéroport international civil de Caracas), Israël (chargé des assassinats de personnalités chavistes) et le Royaume-uni (chargé de la propagande des putschistes). Enfin, ils mobilisent leurs réseaux politiques qui se tiennent prêts à reconnaître les putschistes : à Washington le sénateur Marco Rubio, au Chili l’ancien président Sebastián Piñera, en Colombie les anciens présidents Álvaro Uribe Vélez et Andrés Pastrana, au Mexique les anciens présidents Felipe Calderón et Vicente Fox, en Espagne l’ancien président du gouvernement José María Aznar.

Pour justifier du putsch, la Maison-Blanche avait encouragé de grandes sociétés vénézuéliennes à entreposer plutôt qu’à distribuer des marchandises de première nécessité. L’idée était de provoquer des files d’attente devant des commerces, puis d’infiltrer des agents dans la foule pour provoquer des émeutes. En réalité, s’il y a bien eu des problèmes d’approvisionnement en janvier-février et des queues devant des magasins, jamais les Vénézuéliens n’attaquèrent de commerces.

Pour renforcer son action économique, le président Obama avait signé, le 18 décembre 2014, une loi imposant de nouvelles sanctions contre le Venezuela et plusieurs de ses dirigeants. Officiellement, il s’agissait de sanctionner les personnalités ayant réprimé les protestations estudiantines. En réalité, depuis le début de l’année, Washington payait un salaire —quatre fois supérieur au revenu moyen— à des gangs pour qu’ils attaquent les forces de l’ordre. Les pseudos-étudiants avaient ainsi tué 43 personnes en quelques mois et semaient la terreur dans les rues de la capitale.

L’action militaire était supervisée par le général Thomas W. Geary, depuis le SouthCom à Miami, et Rebecca Chavez, depuis le Pentagone, et sous-traitée à l’armée privée Academi (ex-Blackwater) ; une société désormais administrée par l’amiral Bobby R. Inman (ancien patron de la NSA) et John Ashcroft (l’ancien Attorney General de l’administration Bush). Un Super Tucano, immatriculé N314TG, acheté par la firme de Virginie en 2008 pour assassiner Raul Reyes, le n°2 des Farc de Colombie, devait être maquillé en avion de l’armée vénézuélienne. Il devait bombarder le palais présidentiel de Miraflores et d’autres cibles parmi une douzaine pré-déterminée, comprenant le ministère de la Défense, la direction du Renseignement et la chaîne de télévision de l’ALBA, TeleSur. L’avion étant stationné en Colombie, le QG opérationnel de « Jéricho » avait été installé à l’ambassade des États-Unis à Bogota avec la participation de l’ambassadeur Kevin Whitaker et de son adjoint Benjamin Ziff.

Quelques officiers supérieurs, en active ou à la retraite, avaient enregistré à l’avance un message à la Nation dans lequel ils annonçaient avoir pris le pouvoir afin de rétablir l’ordre. Ils était prévu qu’ils souscrivent au plan de transition, publié le 12 février au matin par El Nacional et rédigé par le département d’État US. Un nouveau gouvernement aurait été formé, conduit pas l’ancienne députée María Corina Machado.

María Corina Machado fut la président de Súmate, l’association qui organisa et perdit le référendum révocatoire contre Hugo Chávez Frias, en 2004, déjà avec l’argent de la National Endowment for Democracy (NED) et les services du publicitaire français Jacques Séguéla. Malgré sa défaite, elle fut reçue avec les honneurs par le président George W. Bush, dans le Bureau ovale, le 31 mai 2005. Élue représentante de l’État de Miranda en 2011, elle était soudain apparue, le 21 mars 2014 comme chef de la délégation du Panama à l’Organisation des États américains (OEA). Elle avait immédiatement été démise de ses fonctions de député pour violation des articles 149 et 191 de la Constitution.

Pour faciliter la coordination du coup, María Corina Machado organisa à Caracas, le 26 janvier, un colloque, « Pouvoir citoyen et Démocratie aujourd’hui », auquel participèrent la plupart des personnalités vénézuéliennes et étrangères impliquées.

Pas de chance, le Renseignement militaire vénézuélien surveillait des personnalités soupçonnées d’avoir fomenté un précédent complot visant à assassiner le président Maduro. En mai dernier, le procureur de Caracas avait accusé María Corina Machado, le gouverneur Henrique Salas Römer, l’ancien diplomate Diego Arria, l’avocat Gustavo Tarre Birceño, le banquier Eligio Cedeño et l’homme d’affaire Pedro M. Burelli, mais ils récusèrent les e-mails, prétendant qu’ils avaient été falsifiés par le Renseignement militaire. Bien sûr, ils étaient tous de mèche.

En pistant ces conspirateurs, le Renseignement militaire découvrit l’« Opération Jéricho ». Dans la nuit du 11 février, les principaux leaders du complot et un agent du Mossad étaient arrêtés et la sécurité aérienne renforcée. D’autres étaient récupérés le 12. Le 20, des aveux obtenus permirent d’arrêter un complice, le maire de Caracas, Antonio Ledezma.

Le président Nicolas Maduro intervenait immédiatement à la télévision pour dénoncer les conspirateurs. Tandis qu’à Washington, la porte-parole du département d’État faisait rire les journalistes qui se souvenaient du coup organisé par Obama au Honduras en 2009 —pour l’Amérique latine—, ou plus récemment de la tentative de coup en Macédoine, en janvier 2015 —pour les reste du monde—, en déclarant : « Ces accusations, comme toutes les précédentes, sont ridicules. C’est une question de politique de longue date, les États-Unis ne soutiennent pas les transitions politiques par des moyens non constitutionnels. Les transitions politiques doivent être démocratiques, constitutionnelles, pacifiques et légales. Nous avons vu à plusieurs reprises que le gouvernement vénézuélien tente de détourner l’attention de ses propres actions en accusant les États-Unis ou d’autres membres de la communauté internationale pour les événements à l’intérieur du Venezuela. Ces efforts reflètent un manque de sérieux de la part du gouvernement du Venezuela pour faire face à la grave situation à laquelle il est confronté. »

Pour les Vénézuéliens, ce coup d’État manqué pose une grave question : comment faire vivre la démocratie, si les principaux leaders de l’opposition se retrouvent en prison pour les crimes qu’ils s’apprêtaient à commettre contre la démocratie ?

Pour ceux qui pensent, à tort, que les États-Unis ont changé, qu’ils ne sont plus une puissance impérialiste et qu’ils défendent désormais la démocratie dans le monde, l’« Opération Jéricho » est un sujet de réflexion inépuisable.

 

Les États-Unis contre le Venezuela 
 En 2002, les États-Unis avaient organisé un coup d’État contre le président élu Hugo Chávez Frias [1], puis ils assassinèrent le juge chargé de l’enquête, Danilo Anderson [2]. 
 En 2007, ils tentèrent de changer le régime en organisant une « révolution colorée » avec des groupes trotskistes [3]. 
 En 2014, ils semblèrent renoncer à leur objectif et soutinrent des groupes anarchistes pour vandaliser et déstabiliser le pays, c’est la Guarimba [4] .

 

[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « Notre ami Danilo Anderson assassiné à Caracas », « La CIA derrière l’assassinat de Danilo Anderson ? », par Marcelo Larrea, Réseau Voltaire, 19 novembre et 1er décembre 2004. “FBI and CIA identified as helping Plan Venezuelan Prosecutor’s Murder”, by Alessandro Parma, Voltaire Network, 11 November 2005.

[3] « Venezuela : conclusion d’une année déterminante », par Romain Migus, Réseau Voltaire, 10 octobre 2008. Voir aussi la réponse Gene Sharp à nos accusations : « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[4] « États-Unis contre Venezuela : la Guerre froide devient chaude », par Nil Nikandrov, Traduction Roger Lagassé, Strategic Culture Foundation (Russie), Réseau Voltaire, 10 mars 2014. « Las “guarimbas” de Venezuela : derecha embozada », por Martín Esparza Flores, Contralínea (México), Red Voltaire , 28 de abril de 2014.

Ingérence de l’empire au Vénézuela: L’Espagne et ses services de renseignement en mission commandée pour l’empire…

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L’Espagne et la tertiarisation du chaos au Vénézuéla

 

Carlos Fazio

 

3 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/L-Espagne-et-la-tertiarisation-du.html?lang=fr

 

La nouveauté , désormais, est la tertiarisation du chaos, avec le Centre National d’Intelligence (CNI) d’Espagne avec la tache de subroger les actions cachées de déstabilisation de la CIA, et de la FAES, du Parti Populaire de l’ex-président du gouvernement espagnol José Marie Aznar, comme articulation d’un réseau international de think tanks et d’ONGs néoconservatrices qui poussent vers un changement de régime au Venezuela.

L’irruption inhabituelle d’une campagne internationale de nouvelles légères, axée sur le manque de produits de beauté, de Botox, de prothèses pour des implants mammaires et de matériel pour chirurgie esthétique dans un pays qui arbore le record de 13 couronnes de Miss Monde et de Miss Univers, pourrait faire partie d’un nouveau « tour de chauffe » médiatique dirigé à générer de nouvelles actions de violence dans la rue afin de ne donner aucun répit « au gouvernement chaviste » de Nicolás Maduro au Venezuela.

La nouveauté , désormais, est la tertiarisation du chaos, avec le Centre National d’Intelligence (CNI) d’Espagne avec la tache de subroger les actions cachées de déstabilisation de l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA), et de la Fondation pour l’Analyse et les Études sociales (FAES), du Parti Populaire de l’ex-président du gouvernement espagnol José Marie Aznar comme articulation d’un réseau international de think tanks et d’ONGs néoconservatrices qui poussent vers un changement de régime au Venezuela.

Inscrite dans la guerre non conventionnelle ou de quatrième génération, la nouvelle offensive qui pourrait se déchaîner ces jours-ci, a été projetée dans le cadre d’une série de conférences nommées Campus FAES 2014 [ESP/ENG], qui ont eu lieu dans la localité madrilène de Guadarrama à la fin juin et début juillet 2014.

L’événement, clos par le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy, a compté avec la participation du député putschiste vénézuélien Julio Borges et du maire guarimbero de Chacao, Ramón Muchacho, tous deux appartenant au parti corrompu Primero Justicia, et avec un discours de l’ex-député de l’opposition Maria Corina Machado [1] fondatrice de Súmate (financée par l’Agence des États-Unis pour le développement international USAID) et signataire du Décret Carmona pendant le coup d’État de 2002, à qui le procureur de son pays a interdit de sortir du Venezuela dans le cadre d’une enquête pour terrorisme.

Pendant la durée du Campus FAES 2014, les deux opposants vénézuéliens ont eu des rencontres parallèles secrètes avec Aznar et des fonctionnaires et analystes du CNI, le service espagnol de l’intelligence que dirige Félix Sanz Roldán. Tous deux auraient reçu des instructions concrètes sur les procédures tactiques et stratégiques pour déchaîner une nouvelle phase d’affrontements dans la rue, de guerre psychologique, d’ingouvernabilité et d’actions d’usure du gouvernement de Nicolás Maduro.

Le CNI aurait garanti l’entrainement et le financement nécessaire pour l’exécution des nouveaux plans subversifs au Venezuela, qui seraient coordonnés en secret en collaboration étroite avec le gouvernement de Barack Obama et la CIA.

On peut rappeler qu’en 2013, grâce aux informations sur la surveillance mondiale d’Edward Snowden, on a pris connaissance que le Centre National d’Intelligence (CNI) espagnol avait collaboré de manière très proche avec l’Agence Nationale de Sécurité (NSA) des États-Unis d’Amérique, dans l’espionnage massif de millions de citoyens espagnols, et avait intercepté de manière directe ou avait aidé à intercepter des millions de mega-données des registres d’appels, des messages texto et de courriers électroniques.

A cette étape, la tertiarisation de la déstabilisation, le chaos et la violence séditieuse au Venezuela via l’Espagne, essaie de ne pas montrer comme évidents les liens du CNI avec les services d’intelligence et d’espionnage US, pour que l’opposition vénézuélienne ne soit pas l’objet d’une campagne de discrédit gouvernemental.

Dans les réunions de Borge et Muchacho avec des fonctionnaires du CNI, l’accent aurait été mis sur l’organisation et la mobilisation de la rue par de jeunes étudiants vénézuéliens, et auraient été discutés les sujets et les dits talking points qui doivent être abordés lors de chacun des discours, des conférences de presse et campagnes médiatiques qui sont organisés dans la nouvelle phase de guerre psychologique et de terrorisme médiatique.

Comme actions prioritaires de la nouvelle offensive, le CNI espagnol et la CIA auraient décidé de stimuler les spéculations sur les divisions internes au sein du gouvernement du Venezuela, avec un axe autour de messages de désinformation qui signalent le blocage économique, le manque de produits de première nécessité (dont les médicaments et l’alimentation), le manque de gouvernabilité dans le pays et la baisse supposée de la popularité du président Maduro.

Un autre axe capital de la campagne est de maintenir les rues au « rouge vif » et de ne pas laisser mourir la présence de l’opposition dans celles-ci, ce pourquoi il semble fondamental de réanimer le mouvement de la jeunesse.

Dans ce sens, un plus grand appui politique et logistique serait facilité aux manifestations estudiantines dans les états où l’opposition a la majorité. Dans cette stratégie, les états frontaliers avec la Colombie, contrôlés par des gouverneurs d’opposition, jouent un rôle de première importance. Durant les réunions aurait été considérée comme vitale la dite stratégie du « croissant », dirigée de façon à ce que l’opposition réussisse à obtenir et garder le contrôle des dits territoires.

Une autre priorité de la campagne médiatique antigouvernementale est l’augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux. À cet effet des cours seront donnés en Espagne pour entraîner des membres de l’opposition vénézuélienne à de nouvelles stratégies de communication et à l’emploi de nouvelles technologies dans la matière.

Dans ces cours, la participation de 50 jeunes Vénézuéliens a été prévue, qui après avoir reçu un entraînement devront partager ce qu’ils ont appris et diffuser leurs connaissances à la masse des jeunes de l’opposition.

Un autre point clef de la nouvelle phase de destabilisation est la poursuite du développement d’actions conspiratrices au sein des Forces Armées Nationales Bolivarienes (FANB), avec l’objectif de fragmenter le secteur militaire et de faciliter ainsi le fait que le gouvernement perde son appui chez les militaires. Dans les conversations l’accent aurait été mis sur la nécessité de maintenir une discrétion totale et de prendre des mesures de sécurité nécessaires pour éviter d’être détecté par le gouvernement.

A aussi été abordée avec Borge et Muchacho, la nécessité de réaliser des études sur les mouvements des dirigeants du Parti socialiste Unifié de la Venezuela (PSUV) et du gouvernement de Maduro, et spécialement sur des personnalités artistiques et sportives reconnues, dans le but de planifier des actions éventuelles d’enlèvement et d’autres actions violentes qui génèrent terreur et chaos dans la population et en même temps confortent la campagne sur l’insécurité dans le pays.

À ces réunions il a été stipulé que grâce à sa position à la tête du FAES et ses liens étroits avec divers secteurs latinoaméricains et vénézuéliens, José Marie Aznar, qui fut impliqué dans le coup d’État de 2002 contre le président Hugo Chavez et la Révolution Bolivarienne, sera le principal lien avec les dirigeants de l’opposition.

Le FAES est soutenu par de grandes entreprises proches idéologiquement, qui ont des intérêts économiques en Amérique Latine, comme BBVA, Santander et ENDESA. Parmi les intimes collaborateurs de la Fondation il y a des personnages éminents, universitaires, journalistes et diplomates de la droite latinoaméricaine et européenne, dont l’ex-maire de Chacao Leopoldo López, actuellement en prison, et un réseau d’intellectuels « amis » qui soutiennent la vision néolibérale et néoconservatrice en vogue, comme le Mexicain Enrique Krause, le Cubano-espagnol Carlos Alberto Montaner, le Chilien Jorge Edwards et le Péruvien Álvaro Vargas Llosa.

Le rôle du FAES dans la nouvelle offensive en gestation réside en son articulation avec un groupe de « think-tanks » néoconservateurs comme le Cato Institute, American Interprise Institute, Heritage Fundation, International Republican Institute (IRI) et un réseau de partis, d’ ONGs et de fondations latinoaméricaines.

Cependant, ce qui se voit le plus dans l’articulation est la participation ouverte du Centre National d’Intelligence espagnol. Les fonctions du CNI sont de fournir de l’information, des études et de l’analyse au gouvernement espagnol et à son président. À ses activités d’espionnage, de contre-espionnage et de contre-terrorisme s’additionne le fait d’être l’interlocuteur habituel des services de l’intelligence et des organisations supranationales (comme la NSA, la CIA et les services de l’OTAN).

Comme l’ancien Centre Supérieur d’Information de la Défense CESID, on dit qu’ à l’extérieur les principales zones d’opération du CNI sont en Afrique du nord et en Amérique Latine.

En résumé, lors des conversations secrètes du Campus FAES 2014, la logistique a été préparée pour une nouvelle phase de déstabilisation subversive, de sale guerre et de terrorisme médiatique des États-Unis d’Amérique et de ses alliés européens contre la Révolution Bolivarienne du Venezuela.

Carlos Fazio

Notes

[1] « María Corina Machado : « Al Gobierno venezolano le fue arrebatada la máscara pseudodemocrática »

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Source : El Correo. Paris, le 29 septembre 2014.

Ingérence de l’empire (une fois de plus..) au Vénézuéla avec une tentative de révolution colorée…

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… comme en Ukraine ! L’empire allume les feux du chaos de partout: Syrie, Somalie, Soudan, République Centre Africaine, Vénézuéla sans oublier le Honduras bien-sûr… Déstabilisation tous azimuts, car le chaos le maintient en vie.

Les peuples y voient de plus en plus clair, y compris en occident et le retour de bâton sera terrible et définitif…

— Résistance 71 —

 

Le Vénézuéla accuse les Etats-Unis de fomenter les troubles d’une révolution colorée

 

Kurt Nimmo

 

17 février 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/venezuela-accuses-u-s-of-fomenting-color-revolution-unrest/5369516

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lundi, le successeur d’Hugo Chavez, Nicolas Maduro, a ordonné l’expulsion de trois diplomates américains en rétaliation du fait de leur travail avec les activistes anti-gouvernement au Vénézuéla. L’ordre d’expulsion a coïncidé avec une manifestation planifiée de l’opposition.

Maduro a fait expulser trois autres diplomates en Septembre dernier, incluant le chargé d’affaires, Kelly Keiderling, après que le gouvernement les ait accusé de comploter avec l’opposition.

Le leader de l’opposition Leopoldo Lopez Mendoza, a défié le gouvernement de l’arrêter. Des manifestations emmenées par des étudiants ont posé un sérieux défi au gouvernement de Maduro.
“J’ai ordonné que le ministère des affaires étrangères entre dans le processus de déclarer ces trois diplomates consulaires comme persona non grata et de les expulser du pays.” A dit Maduro dans une diffusion à la nation sud-américaine. “Envoyons-les comploter à Washington.”

De récentes manifestation étudiantines à Caracas, Valencia, Maracaibo et d’autres villes ont gagné une attention internationale.

“Nous sommes profondément concernés par les tensions montantes, par la violence entourant cette manifestation du 12 février et par l’émission d’un mandat d’arrêt contre le chef de l’opposition Leopoldo Lopez”, a déclaré a porte-parole du ministère des affaires étrangères américain Marie Harf samedi.

Le ministre des affaires étangères John Kerry a aussi publié un communiqué au sujet de la violence récente résultant de la mort de trois personnes. “Les Etats-Unis sont profondément concernés par les tensions c roissantes et la violence qui a entourée la semaine de protestation au Vénézuéla. Nos condoléances vont aux familles de ceux qui ont été tués en résultat de ces violences tragiques,” a t’il dit samedi.

Le succès du mouvement étudiant demeure incertain. “Le défi auquel ce mouvement étudiant va devoir faire face est de trouver une façon d’y inclure la classe laborieuse vénézuélienne, qui en très grande partie soutient le gouvernement chaviste et se fie sur ses politiques redistributives.” Note Zero Hedge. “Leur incapacité à soulever un vaste soutien au travers du pays et de ses classes économiques et sociales fut en grande partie le pourquoi de précédents soulèvements étudiantins, incluant ceux assez signifiants de 2007, ont échoué à générer suffisamment de momentum pour déclencher un glissement politique important.”

Le gouvernement Maduro n’a pas fourni de preuves de la complicité du ministère des affaires étrangères US dans les troubles récents ; mais des efforts passés pour renverser le prédecesseur de Maduro (Hugo Chavez) avaient été néanmois orchestrés en partie par la National Endowment for Democracy (NED), le syndicat corporatiste de l’AFL-CIO et la CIA.

“L’ambassade des Etats-Unis au Vénézuéla est très active. Ces jours-ci elle se cantonne essentiellement à une stratégie de subversion. Ceci s’est manifesté avec le financement des groupes d’opposition par l’USAID (NdT: vitrine internationale de la CIA avec son affilée la NED), l’IRI, Freedom House, CIPE etc..” a dit la journaliste Eva Golinger à Jean Guy Allard de Granma International en 2008. “La CIA et le ministère des affaires étrangères maintiennent différents fronts dans le pays, comme ils l’ont toujours fait.”

Ingérence de l’empire… L’impatience de récupérer le Vénézuéla croît…

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Complot déjoué contre le Vénézuéla

 

Réseau Voltaire

 

4 Août 2013

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article179681.html

 

Lors d’un entretien à Telesur, le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Miguel Rodriguez Torres, a donné plus de détails sur la tentative de déstabilisation et d’invasion du pays qui a été déjouée le 24 juillet.

L’affaire avait été révélée au public par le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, lors d’une séance spéciale du parlement, le 25 juillet.

Selon le ministre, le complot prévoyait d’assassiner le président Nicolas Maduro, de faire entrer 800 mercenaires de Colombie et de provoquer des troubles au sein des forces armées durant une semaine, de manière à justifier une intervention militaire internationale.

Les chefs du complot étaient l’ancien président colombien Álvaro Uribe (administrateur du groupe News Corporation de Rupert Murdoch) et l’ex-putschiste hondurien Roberto Micheletti (parlementaire à vie). Le financement principal était assuré par le promoteur immobilier de Miami Eduardo Macaya. La direction des opérations revenait à l’inévitable Luis Posada Carriles.