Archive pour Syrie Russie OTAN 3ème guerre mondiale

Guerre impérialiste occidental au Moyen-Orient: La Russie dit « Halte au sketch »…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 3 mars 2018 by Résistance 71

L’armée de terre russe à Damas

 

Thierry Meyssan

 

1er mars 2018

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article199839.html

 

Tous les commentateurs ont souligné au cours des quatre dernières années l’impossibilité pour la Russie de déployer des troupes terrestres face aux jihadistes en Syrie au risque de revivre leur défaite d’Afghanistan. Mais ce qui est vrai si Moscou s’affronte par proxies interposés à Washington, est faux si les deux Grands s’accordent sur l’avenir non seulement de la Syrie, mais de la région. Thierry Meyssan a été le premier au monde à annoncer l’arrivée de l’armée russe en Syrie, en 2015. Il est aujourd’hui le premier à annoncer le déploiement de son infanterie.

Washington a décidé de reléguer le projet de destruction des États et des sociétés du Moyen-Orient élargi au second plan de ses préoccupations, et de concentrer ses forces pour s’opposer au projet chinois de route de la soie. C’est ce qui aurait été acté par le président Donald Trump et le Premier ministre australien (représentant les Britanniques) Malcolm Turnbull, le 24 février à la Maison-Blanche.

Il ne s’agit pas simplement du conflit traditionnel entre l’Empire maritime anglo-saxon d’une part et le projet commercial terrestre chinois d’autre part. Mais aussi du danger que fait courir l’industrie chinoise à celle de l’ensemble du monde développé. Pour faire vite, alors que dans l’Antiquité, les Européens étaient avides des soies chinoises, aujourd’hui tous les Occidentaux craignent la concurrence des voitures chinoises.

Beijing ayant renoncé à faire passer la route de la soie sur son tracé historique de Mossoul et de Palmyre, les États-Unis n’ont plus d’intérêt à sponsoriser des jihadistes pour créer un Califat à cheval sur l’Iraq et la Syrie.

C’est également le 24 février que la Russie et les États-Unis ont présenté la résolution 2401 au Conseil de sécurité ; texte qui était déjà prêt depuis la veille et dont pas un mot n’a été changé tandis que l’on faisait mine de poursuivre des tractations.

Prétendument adoptée en réponse à la campagne médiatique française pour sauver la population de la Ghouta, cette résolution traite en réalité de la solution pour presque toute la Syrie.

Elle laisse en suspens la question du retrait des troupes turques et états-uniennes. Concernant ces dernières, il n’est pas impossible qu’elles rechignent à quitter l’extrême Nord-Est du pays. En effet, si la Chine décidait de faire passer la route de la soie par la Turquie, Washington soufflerait sur les braises pour créer un Kurdistan en territoire kurde (si l’on admet que l’Anatolie du Sud-Est n’est plus un territoire arménien depuis le génocide) et couper la route de Beijing.

Moscou a déplacé de nouveaux avions sur sa base d’Hmeimim, dont deux avions furtifs Su-57 ; des bijoux de technologie que le Pentagone n’imaginait pas opérationnels avant 2025.

Surtout, Moscou, qui jusqu’à présent limitait son engagement en Syrie à son armée de l’Air et à quelques Forces spéciales, a secrètement acheminé des troupes d’infanterie.

Le 25 février au matin, l’Armée de Terre russe est entrée aux côtés de l’Armée arabe syrienne dans la Ghouta orientale.

Il est désormais impossible, pour qui que ce soit, d’attaquer Damas ou de tenter de renverser la République arabe syrienne sans provoquer automatiquement de riposte militaire russe.

L’Arabie saoudite, la France, la Jordanie et le Royaume-Uni, qui avaient secrètement constitué le « Petit Groupe », le 11 janvier, afin de saboter la paix de Sotchi, ne pourront plus rien entreprendre de décisif.

Les gesticulations des ministres britannique et français des Affaires étrangères, Boris Johnson et Jean-Yves Le Drian, ne peuvent masquer le nouvel accord entre la Maison-Blanche et le Kremlin ainsi que la légalité internationale de la présence militaire russe et son action en faveur des civils prisonniers des jihadistes.

Ils ne peuvent espérer remettre cet accord en question comme leurs pays respectifs le firent en juillet 2012, tant les situations sur le terrain et dans le monde ont changé.

Si nécessaire, nous feindrons tous de ne pas savoir que les deux principales factions armées présentes dans la Ghouta orientale (la pro-saoudienne et la pro-qatarie) dépendaient d’Al-Qaïda. Elles seront discrètement exfiltrées. Les officiers du MI6 britannique et de la DGSE française (qui agissaient sous couvert de l’ONG Médecins sans frontières) seront rapatriés.

La guerre n’est pas terminée sur l’ensemble du territoire, mais elle l’est déjà à Damas.

Pays du goulag levant, OTAN, Russie et 3ème guerre mondiale: La déconfiture occidentale annoncée (Pepe Escobar)

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Ne souhaitez pas trop fort: la Russie est prête à la guerre

Pepe Escobar

23 Mai 2016

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article44725.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ainsi donc les ministres des affaires étrangères des 28 pays membres de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours, alors que la formidable puissance militaire du Montenegro était adoubée comme nouveau membre.

Le Robocop mondial que se veut être l’OTAN a discuté de manière tout à fait prévisible de l’Afghanistan (une guerre que l’OTAN a ignoblement perdu), de l’Irak ( une guerre que le Pentagone a ignoblement perdu), la Libye (une nation que l’OTAN a transformé en un état décrépi, dévasté par un enfer de guerres miliciennes), la Syrie (une nation que l’OTAN, via la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà dans un enfer de guerre miliciennes).
Les Afghan doivent maintenant demeurer persuadés que la mission de soutien résolu de l’OTAN, plus le “soutien financier des forces afghanes”, assureront finalement le succès de l’Opération Enduring Freedom pour toujours.

Les Libyens doivent demeurer convaincus, des mots mêmes de la figure de proue de l’OTAN Jens Stoltenberg, que nous “devrons être prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’accord national en Libye”.

Stoltenberg a dûment confirmé: “Nous avons déjà décidé d’améliorer notre présence dans la partie orientale de l’alliance. Nos planificateurs militaires ont émis des propositions pour que plusieurs bataillons soient déployés dans plusieurs pays de la région. Aucune décision n’a encore été prise quant au nombre et aux endroits de déploiement.

Ces “quelques bataillons” pathétiques ne vont pas faire perdre le sommeil aux planificateurs russes. La véritable mesure est le déploiement du système Aegis Ashore en Roumanie la semaine dernière, plus un autre à venir en Pologne en 2018. Ceci a été véhémentement opposé par Moscou depuis le début des années 2000. L’argument de l’OTAN que l’Aegis représente une protection contre la “menace” des missiles ballistiques de l’Iran, n’est pas même digne d’un jeu de cour de récrée de maternelle.

Tous les planificateurs russes savent pertinemment que le système Aegis n’est pas un système défensif. Ceci est un changement de règle dangereux, comme dé-localiser la capacité nucléaire américaine en Europe de l’Est. Rien d’étonnant donc à ce que le président Poutine ait dû clarifier que la Russie répondrait “adéquatement” à toute menace envers sa sécurité.

Ainsi, la guerre froide 2.0 vient de se redéclencher.

Un ancien adjoint commandant de l’OTAN a grimpé aux rideaux lorsque des têtes plus saines se demandèrent si Moscou tôt ou tard, n’en aurait pas assez de toutes ces salades et se préparerait pour la guerre.

Ce patriote inutile

On pourrait dire que les isolés du pouvoir néocons et conservateurs néolibéraux de Washington, dans un même élan, ne veulent pas d’une guerre ouverte avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part engranger toujours plus de fric pour le Pentagone, est faire monter la sauce de telle façon que Moscou plie les gaules, argument basé sur une analyse rationnelle du coût. Pourtant le prix du pétrole va inévitableent augmenter en 2016 et sous ce scenario, Washington est grand perdant.. Alors on verra peut-être une augmentation des taux d’intérêts de la Fed (avec bien sûr tout le pognon continuant à aller directement à Wall Street) pour tenter de renverser le scenario.

Des comparaisons de la préparation de l’OTAN actuelle aux préparations de la seconde guerre mondiale ou même de l’OTAN en opposition au Pacte de Varsovie, sont amateures. Le THAAD et les missiles Patriots sont inutiles et ne valent pas un pet de lapin et ce dixit la force de défense israélienne elle-même, c’est pourquoi ils ont essayé de l’améliorer avec le soi-disant “Dôme de Fer”.

Dans le même temps, ces nouveaux “bataillons” militaires de l’OTAN sont sans substance. La poussée de base derrière l’action du Pentagone sous l’égide du nouveau con Ash Carter, continue à vouloir pousser la Russie toujours plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement militairement impliqué dans un bourbier ukrainien et voudrait même l’être…) ; piéger la Russie dans des guerres par procuration, et la saigner économiquement en incapacitant ses gros revenus sur les exportations de gaz et de pétrole.

La Russie ne veut pas et n’a aucun besoin de la guerre. Et pourtant, le narratif occidental de “l’agression russe” n’arrête jamais. Ainsi, il est toujours très instructif de revenir à cette étude de la RAND Corporation, qui a examiné ce qui se passerait si une guerre éclatait effectivement. RAND a atteint la conclusion “non ambigüe”, après une série de simulations effectuée en 2015, que la Russie pourrait battre à plate couture l’OTAN en juste 60 heures, si pas moins, si jamais il y avait une guerre active sur le sol européen.
Note de Résistance 71: Ah quel progrès avec des armées de métiers !!… Pour ceux de nos lecteurs qui sont assez âgés pour avoir connu l’armée de conscription, il y a plus de 30 ans, il était dit aux trouffions de base appelés et basés en Allemagne dans les régiments français, que la “mission” était de tenir 48 heures contre les hordes bolchéviques pour que çà puisse se réorganiser “à l’arrière” et retarder Ivan Ilitch Tovaritch d’accéder à l’océan Atlantique !… En 30 ans, on est passé de 48 heures d’espérance de vie à 60 (en comptant large)… Les poilus doivent gigoter grave dans leurs tombes… Ces conscrits qui tinrent plus de 4 ans contre les hordes teutonnes du moment…

La RAND Corporation est essentiellement un poste avancé de la CIA, et donc une machine de propagande bien huilée. Pourtant ce n’est pas de la propagande que de dire que les états baltes et l’Ukraine tomberaient en moins de trois jours face à l’armée russe. Quoi qu’il en soit, la suggestion faite que quelques divisions blindées et plus de puissance aérienne supplémentaires de l’OTAN feraient une différence matérielle est une vaste fumisterie.

Le système Aegis change la donne dans la mesure où il qualifie une zone de lancement pour la défense US anti-missiles. Pensez à des missiles américains ayant un temps de vol minimum, de l’ordre de 30 minutes, de Moscou, ceci est une menace certifiée pour la nation russe. L’armée russe a aussi été “sans ambiguité” dans sa réponse, s’il est reconnu que l’OTAN, via la Pentagone, essaie un truc marrant, il y aura des raisons valables pour une frappe préventive au moyen des missiles Iskander-M depuis la Transnitrie, comme pour la destruction des missiles US par des armes de précision placées de manière bien utile.

Dans le même temps, Moscou a été couronnée de succès en Syrie, même si bien entendu les jeux ne sont pas faits. Alors ce qu’il reste au Pentagone, via l’OTAN, est essentiellement de jouer la carte de la tactique de la trouille. Ils savent que la Russie est préparée à la guerre, certainement bien mieux que l’OTAN du reste. Ils savent que ni Poutine, ni l’armée russe ne vont plier à cause de cette terreur de cour de récrée de maternelle. Quant au ton un peut trop conciliant du Kremlin envers Washington, tout çà risque de changer très bientôt.

Dites bonjour à mes S-500

L’armée russe est en phase de tester ses premiers prototypes de défense anti-aérienne et anti-missiles S-500 Prométée alias les 55R6M Triomphateur M, capables de détruire des missiles ballistiques inter-continentaux (MBIC), des missiles de croisière hypersoniques et des avions à une vitesse de plus de Mach 5, aussi capables de détecter et d’attaquer simultanément jusqu’à 10 têtes de missiles à une distance utile de 1300km. Ceci veut dire que les S-500 peuvent pulvériser des missiles balliistiques avant même que leurs têtes nucléaires ne repénètrent dans l’atmosphère terrestre.

Donc dans le cas de l’OTAN patte de velours style RAND Corporation, les S-500 élimineraient complètement toute la puisance aérienne de l’OTAN au-dessus des états baltes, tandis que les missiles ultra avancés de type Kornet détruiraient tous les véhicules blindés de l’OTAN et ceci ne considère même pas l’enfer déchaîné par les armes conventionnelles.

Si çà en vient aux mains de manière nucléaire, les missiles anti-missiles S-400 et spécifiquement les S-500 bloqueraient tous les MBIC américains, les missiles de croisière et les avions furtifs. Les drones offensifs seraient bloqués par des défenses anti-drones. Le S-500 consigne pour ainsi dire les avions furtifs style F-22, F-35 et le B-2 dans les poubelles de la technologie militaire.

La réalité est que la Russie, en termes de développement de missile hypersonique, est en avance d’à peu près quatre générations sur les Etats-Unis si on le mesure par le développement progressif des systèmes S-300, S-400 et S-500. Hypothétiquement, on pourrait décrire le prochain système, déjà sur plan, comme le S-600. Cela prendrait aux Etats-Unis au moins 10 ans pour développer et sortir un nouveau système d’armement efficace, ce qui en termes militaires représente… une génération. Tout planificateur du Pentagone qui vaut son plan de retraite devrait savoir cela.

Les missiles russes – et chinois – sont déjà capables de mettre hors d’état de nuire les systèmes de guidage par satellite des MBIC nucléaires et des missiles de croisière américains. Ils pourraient aussi incapaciter les systèmes d’alerte et de détection rapides que les constellations de satellites donneraient. Le temps de vol d’un MBIC nucléaire lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe jusqu•à disons la côte Est-Américaine est de moins de 20 minutes. Ainsi un système de détection et d’alerte très rapide est absolument critique. Ne comptez pas sur la daube des THAAD et des missiles patriots pour faire le boulot. Une fois encore, la technologie hypersonique russe a déjà rendu la totalité du système de défense américain aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

Alors pourquoi Moscou est si préoccupée par le placement par le Pentagone de son système Aegis si près des frontières russes ? Une réponse crédible serait de dire que Moscou est toujours concernée par le fait que le complexe militaro-indistriel américian pourrait développer un système de défense anti-missiles vraiment efficace même s’ils ont quatre générations de retard.

En même temps, les planificateurs du Pentagone ont des raisons d’être très inquiets par ce qu’ils savent ou supputent. Aussi, l’armée russe, de manière très asiatique, ne révèle jamais toutes ses cartes. Le point clef doit être répété encore et toujours: le système de défense S-500 est impénétrable et permet à la Russie, pour la première fois dans l’histoire, de lancer une première attaque nucléaire préventive efficacement si elle le désire et si elle choisit de le faire en étant dans le même temps immunisée contre toute rétaliation.

Le reste n’est que blablatage. Et pourtant, attendez-vous à ce que le discours du Pentagone et de l’OTAN demeure le même. Après tout, le complexe militaro-indiustriel et de la sécurité est une hydre dévoreuse de fric et avoir un ennemi puissant en face est une obligation (le “califat” islamiste bidon de Daesh compte pour du beurre…)

Le narratif de la menace demande que la Russie doive accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre en quelque circonstance que ce soit, toute réponse de sa part sera marquée du sceau de “l’agression russe”. Si la Russie se défend, ceci sera “exposé” comme étant une provocation inacceptable et pourrait même servir de prétexte pour une attaque préemptive de l’OTAN contre la Russie.

Maintenant, laissons les planificateurs du Pentagone/OTAN retourner jouer dans la cour de récrée de leur école maternelle de luxe.

Nouvel Ordre Mondial: La 3ème guerre mondiale a commencé (Paul Craig Roberts)

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La troisième guerre mondiale a commencé

Paul Craig Roberts

25 Avril 2016

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/25/world-war-iii-has-begun-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La troisième guerre mondiale est en train d’être combattue dès maintenant. Encore combien de temps avant qu’elle ne passe à l’étape violente ?…

Washington est en train de mener une guerre économique et de propagande contre quatre des membres de l’association des BRICS, Brésil-Russie-Inde-Chine et Af’Sud. Le Brésil et l’Af’sud sont en ce moment même déstabilisés au moyen de scandales politiques fabriqués. Les deux pays sont remplis de politiciens financés et contrôlés par Washington et d’une cohorte d’ONG du même acabi. Washington concocte un scandale, envoie leurs ordres de marche à ses agents politiques leur demandant de prendre action contre le gouvernement en place et envoie ses ONG marionnettes dans les rues pour manifester.

Washington a essayé cela contre la Chine avec la “manifestation estudiantine” orchestrée de Hong Kong, espérant que les manifestations débordent sur la Chine, mais cela a échoué. Washington a aussi essayé cela contre la Russie avec une manifestation orchestrée contre la réélection de Poutine et cela a encore échoué.

Pour déstabiliser la Russie, Washington a besoin d’avoir plus d’emprise à l’intérieur du pays. Afin de gagner plus d’emprise, Washington a travaillé avec les méga-banques de New York et les Saoudiens pour faire chuter les prix du pétrole de son niveau à plus de 100 US$ le baril à sous les 30 US$. Ceci a mis une certaine pression sur les finances russes et sur sa monnaie le Rouble. En réponse aux besoins budgétaires russes, les alliés de Washington en Russie ont poussé le président Poutine à privatiser des secteurs importants de l’économie russe afin de lever les capitaux étrangers suffisants pour couvrir le déficit budgétaire et soutenir le Rouble. Si Poutine craque, d’importants biens vont bouger du contrôle russe vers le contrôle de Washington.

A mon avis, ceux qui poussent pour la privatisation sont soit des traîtres ou alors complètement stupides. Quoi qu’il en soit, ils sont un danger immédiat à l’indépendance de la Russie.

Eric Draitser fournit quelques détails au sujet de l’assaut américain sur la Russie: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-western-banks-governments-launch-full-spectrum-assault-russia-part/215761/

sur l’attaque de Washington contre l’Afrique du sud: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empires-destabilizing-hand-reaches-south-africa/215126/

et de Washington contre le Brésil: http://www.mintpressnews.com/brics-attack-empire-strikes-back-brazil/214943/

Pour mon article sur l’attaque de Washington sur l’indépendance latino-américaine voir: http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/22/washington-launches-its-attack-against-brics-paul-craig-roberts/

Comme je l’ai souvent fait remarquer, les néoconservateurs sont devenus complètement fous, menés qu’ils sont par leur arrogance et mépris total. Dans leur délire de poursuite de l’hégémonie américaine sur le monde, ils ont fait fi de toute précaution dans leur détermination à déstabiliser la Russie et la Chine.

En mettant en place des politiques économiques néo-libérales qui leur sont imposées par leurs économistes entraînés et formatés dans la tradition néo-libérale occidentale, les gouvernements chinois et russe sont en train de sucomber aux desideratas de Washington. En avalant tout rond la ligne du “mondialisme” avec bouchon et hameçon, en utilisant le dollar US, en participant au système de paiements occidental (NdT: SWIFT), en s’ouvrant aux possibilités de déstabilisation par les flux et reflux de capitaux étrangers, en hébergeant des banques américaines, en permettant une propriété étrangère dans leur pays respectif, les gouvernements russe et chinois se sont mis eux-mêmes en position d’être déstabilisés.

Si la Russie et la Chine ne se désengagent pas du système occidental et n’expulsent pas leurs économistes néo-libéraux, elles devront entrer en guerre afin de défendre leur souveraineté.

Guerre impérialiste en Syrie: La Russie joue le béton…

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D’après un think Tank américain la Russie bloque, empêche toute intervention étrangère en Syrie

 

Press TV

 

13 Février 2016

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2016/02/13/450014/Russia-Syria-Turkey-Saudi-Arabia-US-Bashar-alAssad-Stratfor-Global-Intelligence

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un think tank américain dit que la Russie a renforcé sa présence militaire en Syrie afin de bloquer et de repousser toute intervention militaire possible par d’autres pays contre le gouvernement central de Damas.

L’entreprise de renseignement texane Stratfor Global Intelligence, alias la CIA de l’ombre, a récemment publié une brève analyse au sujet de la présence militaire russe dans ce pays arabe déchiré par la guerre, affirmant que l’abattage du bombardier russe Su-24 en Syrie par les chasseurs turcs en Novembre dernier n’avait pas fait que rendre plus amères les relations entre Moscou et Ankara, verrouillant les deux protagonistes en une guerre des mots continuelles, mais que cela donna aussi une raison à la Russie de “construire ses capacités de défense anti-aérienne en Syrie.”

La Russie a noté les rapports d’une possible intervention militaire directe en Syrie de la Turquie et de l’Arabie Saoudite flanqués des Emirats Arabes Unis, elle a donc “renforcé son système de défense anti-aérienne afin d’empêcher d’autres pays d’entrer dans le conflit syrien” et elle a “commencé a utilisé à la mi-janvier des avions A-50 de contrôle et d’alerte, qui donnent une meilleure vision des choses et renforce l’efficacité aérienne sur tout le pays.”

Le think tank a ajouté qu’Ankara et Ryad pensent depuis longtemps à expulser le président syrien Bachar al-Assad “mais que toute tentative de soutenir unilatéralement les rebelles avec leurs propres moyens serait affrontée par des systèmes de défenses anti-aériennes russes sophistiquées et très efficaces.” L’analyse qui est accompagnée de quelques images satellites d’un renforcement de la puissance aérienne sur la base aérienne russe de Bassel al-Assad dans la province syrienne du nord-ouest de Lataquié, affirme également qu’après l’incident qui vit la disparition du bombardier russe SU-24, des super-jets chasseurs multifonctions Su-34 ont été vu transportant des missiles air-air R-27.

De plus, des systèmes avancés de missiles sol-air, incluant des Buk et des S-400, 4 super chasseurs Su-35 et un nouvellement construit système combiné de défense anti-aérienne missiles/canons Pantsyr-S2, ont aussi été ajoutés à l’arsenal russe en Syrie.

L’analyse conclut que la Russie serait capable d”obstruer les efforts de guerre de ceux s’opposant à Assad”, et même les Etats-Unis et leurs alliés ont du mal à cibler les “forces loyalistes avançant vers les positions rebelles” car leurs opérations seraient sérieusement “tempérées” par le soutien aérien actif russe.

Sur une requête officielle du gouvernement syrien, la Russie a commencé à conduire des raids aériens contre les groupes terroristes takfiristes de l’EIIL/Daesh et leurs positions ainsi que contre d’autres groupes terroristes en Syrie, ce depuis le 30 Septembre 2015. Depuis lors, les opérations ont tué des centaines de terroristes de Daesh et de militaints soutenus par l’occident et leur infligeant de sérieux dommages matériels.

Les militants sponsorisés par l’étranger (NdT: USA, Turquie, Arabie Saoudite, Qatar, Jordanie, Israël, France, Grande-Bretagne) ont commencé les troubles en Syrie en Mars 2011. Ces troubles ont clâmé les vies de plus de 260 000 personnes et ont déplacé près de la moitié de la population du pays.

Ingérence occidentale en Syrie: Moscou soutient la Syrie contre les mercenaires takfiristes de l’OTAN et du CCG…

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Lavrov promet le soutien de la Russie à Assad dans la crise syrienne

 

Press TV

 

27 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/11/27/387666/russia-backs-assad-in-syria-crisis/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre des affaires étrangères russe Sergeï Lavrov dit que Moscou soutiendra le président syrien Bachar al-Assad dans la crise qui a bloquée le pays depuis maintenant bientôt 4 ans.

“Nous partageons la vision que le facteur principal menant la situation au Moyen-Orient est la menace terroriste,” a dit Lavrov dans une conférence de presse jointe avec le ministre syrien des affaires étrangères Walid al-Muallem à Sotchi mercredi, a rapporté l’agence Reuters.

Lavrov a fait cette remarque suite à une réunion avec Muallem, qui a aussi discuté avec le président russe Vladimir Poutine, discussion que le ministre syrien a qualifié de “très productive”.

Avant la réunion de Sotchi, le ministère russe des affaires étrangères avait diffusé un communiqué disant: “Nous avons l’intention de confirmer notre désir d’offrir la plateforme de Moscou pour obtenir les contacts entre le gouvernement syrien et un vaste spectre de forces politico-sociales de la société syrienne.”

“Le problème du tissage du processus politique aura une place importante dans la réunion à venir”, a ajouté le communiqué.

La Syrie est paralysée par une violence mortelle depuis 2011. Des millions de Syriens ont dû fuir leur maison à cause du chaos provoqué par les terroristes takfiristes de l’EIIL (NdT: qui sont soutenus, armés, financés, entraînés, transportés et soignés par la clique des états terroristes habituels que sont le pays du goulag levant, la Turquie, l’Arabie Saoudite, la France, la GB et Israël…).

Guerre en Syrie: Le chantage de Washington à Moscou…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 septembre 2013 by Résistance 71

Comme d’habitude historiquement, un accord avec les yankees n’a pas tenu un mois… Le monde doit réaliser qu’il doit gérer une situation internationale avec les plus gros menteurs et abuseurs de l’histoire de l’humanité. Une fois de plus, demandons et écoutons les autochtones de l’Amérique du Nord et du pays du goulag levant en particulier: 400 « traités » avec les Indiens entre 1776 et la fin du XIXème siècle… AUCUN, AUCUN n’a été respecté ! Cela n’est guère mieux dans le reste du continent américain ou les populations natives luttent contre le terrorisme et le génocide eurocentrique depuis 1492 !…

Signer un accord avec les yankees implique la traditionnelle poignée de main à l’issue. Un bon conseil: toujours compter ses doigts après…

— Résistance 71 —

 

Syrie et armes chimiques: Washington fait du chantage à Moscou (Lavrov)

 

RIA Novosti

 

22 Septembre 2013

 

url de l’article original:

 

http://fr.rian.ru/world/20130922/199364510.html

 

Les Etats-Unis font du chantage à la Russie déclarant que si une résolution ferme sur la Syrie n’est pas adoptée par le Conseil de sécurité de l’Onu, le travail de  l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) serait suspendu, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe Pervy Kanal.

« Nos partenaires américains commencent à nous faire du chantage: si la Russie ne soutient pas une résolution en vertu du chapitre VII au Conseil de sécurité de l’ONU, nous arrêterons de travailler à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques », a indiqué le ministre.

« Il s’agit de renoncer absolument à nos ententes avec (le secrétaire d’Etat américain) John Kerry: d’abord une décision de l’OIAC et seulement ensuite une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, sans toutefois faire mention du chapitre VII », a souligné le chef de la diplomatie russe.

Selon lui, Washington, Paris et Londres veulent une résolution très ferme sous le chapitre VII de la Charte des Nations-Unies qui  prévoit en cas de violation des lois internationales des mesures coercitives, y compris des sanctions et la possibilité de recourir à la force.

Lavrov: L’occident est avant intéressé à prouver sa supériorité

Les pays occidentaux sont avant tout intéressés à prouver leur supériorité au Proche-Orient et non plus à résoudre le problème des armes chimiques en Syrie, déclaré dimanche le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe Pervy Kanal.

« Ils sont avant tout intéressés à prouver leur propre supériorité tandis que la Russie cherche à résoudre le problème des armes chimiques en Syrie. S’il en était autrement, ces pays ne prendraient pas leur position actuelle au Conseil de sécurité de l’Onu », a indiqué le ministre.

Selon lui, certains pays occidentaux ont commencé à insister sur l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies qui prévoit un recours à la force, bien avant le début de la réalisation du plan russo-américain sur le démantèlement  de l’arme chimique en Syrie.

Le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué qu’il y deux ans, l’Occident s’était posé pour objectif de renverser le régime de Bachar el-Assad.

« A présent, ils ne peuvent pas ne pas avouer qu’ils se sont trompés une fois de plus, tout comme ils s’étaient trompés en Libye en la détruisant par les bombardements et l’ayant placé au bord de la décomposition, tout comme ils l’avaient fait en Irak, ayant laissé le pays dans une situation très précaire », a souligné le chef de la diplomatie russe.

RIA Novosti

Source: http://fr.rian.ru/world/20130922/199364356.html

 

 

 

 

Syrie et 3ème guerre mondiale: La Russie tient l’avantage moral sur toute la ligne…

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Les preuves de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ne doivent pas être tenues secrètes (Sergeï Lavrov)

 

RT

 

2 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/lavrov-chemicals-syria-secret-295/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre russe des AE Sergeï Lavrov a dit que “le régime du secret de l’occident” est inacceptable en regard de la Syrie et la preuve de l’utilisation d’armes chimiques là-bas. Le partage de l’information est un devoir.

Le ministre a parlé au cours d’une adresse aux élèves de l’université des relations internationales de Moscou:

 “S’il y a vraiment des informations top-secret disponibles, le voile du secret devrait être levé. Ceci est une question pure et simple de guerre ou de paix. Continuer ce petit jeu du secret est proprement inacceptable.”

Des échantillons collectés par des personnels de premier secours après l’attaque chimique du 21 Août ont testé positifs au gaz neurotoxique sarin, a dit le ministre américain des AE John Kerry aux médias US alors qu’il essayait de bâtir un soutien pour des attaques militaires contre la Syrie. Rien concernant qui en était l’auteur n’est connu.

Dans une apparition ultérieure sur CNN, Kerry a dit que la preuve, qui fut collectée indépendemment des échantillons de l’ONU, renforçait l’appel d’Obama pour une action militaire contre la Syrie et le régime du président Al-Assad que les Etats-Unis accusent d’être le responsable de cette attaque chimique. “Chaque jour qui passe et ce cas devient de plus en plus fort” a dit Kerry, qualifiant le cas d’ “indiscutable”.

Le ministre Lavrov a qualifié quant à lui l’information donnée à la Russie par les Etats-Unis d’“inconclusive”.

“On nous a montré des croquis, mais rien de concret, pas de coordonnées géographiqies, pas de détails, et aucune preuve que le test a été effectué par des profressionnels.. Il n’y a eu aucun commentaire nulle part sur le doute des experts au sujet de la vidéo circulant sur internet”, a dit Lavrov.

Il a ajouté que “ce que nos partenaires américains, britanniques et français nous ont montré auparavant, ainsi que maintenant, ne nous convaint absolument pas. Il n’y a aucun fait soutenant la thèse, il n’y a que des discours répétitifs de la mouture du ‘nous en sommes sûrs’ et quand nous demandons pour des clarifications plus avancées, on nous fait la réponse suivante: ‘vous savez que cette information est classifiée, donc nous ne pouvons pas vous la montrer’. Il n’y a toujours aucun fait corroborant.”

Peu de temps avant que la séance de questions / réponses avec le ministre Lavrov ne se tiennent, les Etats-Unis ont ordonné au porte-avions USS Nimitz ainsi que quatre destroyers et un croiseur de bouger vers l’Ouest de la Mer d’Arabie vers la Mer Rouge en préparation pour des frappes éventuelles d’après les mots des officiels américains à l’agence Reuters.

Plus tard ce lundi, dans une autre conférence de presse avec sa contre-partie sud-africaine, le ministre Lavrov a continué dans sa ligne de raisonnement en disant que les pourparlers de paix à venir sont en grand danger d’être complètement mis hors des rails si des attaques américaines ont lieu. Nous pouvons déjà entendre, a dit Lavrov, ceux qui sont partisans d’attaques “non pas chirurgicales, mais plus vastes et plus profondes sur le pays.”

Le ministre a expliqué que tous les efforts étaient mis en œuvre pour faire venir les rebelles à la table des négociations et que le cadre d’une réunion à Genève était en place. Mais il apparaissait que les partenaires de la Russie sur ce sujet, spécifiquement ceux qui appuient les rebelles, étaient bien moins intéressés dans la conférence de paix que de créer leur propre “chaos contrôlé” a expliqué Lavrov.

Finalement, il a averti que des attaques sur la Syrie mèneraient à une croissance de l’extrémisme et auraient l’effet inverse de ce qui est escompté.

La conférence de Genève II, comme elle est connue, a été proposée par l’ONU et doit se tenir en Suisse à la fin de l’année 2013, comme tentative de mettre fin à la guerre en Syrie. Elle fut initialement proposée de se tenir à la fin Mai et devait inclure le gouvernement de Bachar Al-Assad, la coalition nationale syrienne, la Russie et les Etats-Unis. Quoi qu’il en soit, les partenaires internationaux ne furent pas capables d’amener l’opposition syrienne à la table des négociations. En juin, les Etats-Unis ont fini par reporter les pourparlers.

 

Attaque unilatérale sur la Syrie: Ne nous réjouissons pas trop vite et maintenons vigilance et pression sur les criminels des gouvernements…

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Excellente analyse ici de Paul Craig Roberts qui nous fait toucher du doigt ce qui pourrait bien se produire maintenant qu’Obama ait décidé de s’en remettre au congrès pour « valider » son attaque de la Syrie, qui demeurera quoi qu’il en soit un crime de guerre, avec ou sans l’aval du congrès yankee, tout comme le sont les attaques de la Libye, de l’Irak, de la Serbie, etc, etc…

Une fois de plus nous réitérons ce que nous avons dit précédememnt: C’est l’aval (ou non) des banquiers qui importe, pas celui de quelque parlement fantoche que ce soit. Les Rotschild, Rockefeller, Morgan, Goldman Sachs and co ont ils décidé de la guerre ?

C’est la seule question qui mérite une attention. La décision (limite) du parlement britannique, marionnette de la City, peut-être vue comme le verdict des banquiers. Mais il y a fort à parier qu’il n’y a pas d’unanimité au sommet de la pyramide… Méfiance et maintenons la pression sur le théâtre des guignols !

— Résistance 71 —

 

Obama a décidé qu’il est plus sûr d’acheter le congrès que d’y aller tout seul

 

Paul Craig Roberts

 

1er Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/01/obama-has-decided-that-it-is-safer-to-buy-congress-than-to-go-it-alone-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tout en continuant à clâmer des pouvoirs dictatoriaux en commençant une guerre de son propre chef, Obama a mis son attaque unilatérale sur la Syrie en position d’attente après avoir reçu une lettre signées par plus de 160 députés lui rappelant qu’emmener le pays en guerre sans le consentement du congrès est un acte passible de destitution, il vît qu’aucun des pays susceptibles de fournir une couverture pour un nouveau crime de guerre, pas même le gouvernement marionnette britannique et les états narionnettes de l’OTAN, ne soutiendraient l’agression militaire annoncée par l’Amérique.

Obama s’en est sorti concernant l’attaque sur la Libye sans avoir l’accord du congrès, car il a utilisé les marionnettes de l’OTAN et non pas les forces militaires américaines. Ainsi Obama a pu dire que les Etats-Unis n’étaient pas directement impliqués.

Maintenant que le manque de couverture et le défi lancé par le congrès ont fait que l’apprenti tyran Obama ait mis en sourdine son attaque sur la Syrie, à quoi devons-nous nous attendre ?

Si Obama était intelligent, et clairement quiconque est capable de nommer Susan Rice comme conseillère à la sécurité nationale, n’est pas intelligent, il laisserait simplement cette attaque sur la Syrie s’estomper dans le fond politique pour y mourir alors que le congrès retourne au boulot le 9 Septembre pour faire face aux problèmes insolubles du déficit du budget et du plafond de la dette.

Un gouvernement compétent réaliserait qu’un gouvernement qui est incapable de payer ses factures sans l’utilisation massive de la planche à billets est bien trop avancé dans les problèmes majeurs pour s’occuper de ce qu’il va faire en Syrie. Aucun gouvernement compétent ne se risquerait à une attaque militaire au Moyen-Orient qui pourrait résulter en un conflit majeur et une hausse massive des prix du pétrole, faisant empirer ainsi la situation économique auquelle fait face Washington (NdT: Logique, mais l’autre logique est la suivante: L’oligarchie ne souhaite t’elle pas le chaos général et l’effondrement de la société américaine afin d’imposer leur grille totalitaire du Nouvel Ordre Mondial ?… en ce cas, tout ceci est d’une logique implacable, si une fois de plus, les banquiers l’ont décidé…).

Mais Obama et sa clique d’incompétents ont démontré qu’ils n’ont de fait aucune compétence. Le régime est également corrompu, l’édifice entier ne repose que sur des mensonges.

Maintenant que la Maison blanche réalise qu’Obama ne peut pas commettre un nouveau crime de guerre sans couverture préalable, voici ce à quoi nous pouvons décemment nous attendre. La dispute va s’éloigner de savoir si oui ou non Assad a utilisé des armes chimiques et va se transformer en une dispute sur le fait que le congrès ne doit pas miner le prestige des Etats-Unis et sa crédibilité en ne soutenant pas le président Obama, le dernier homme de main pour l’agression des guerres américaines.

La Maison Blanche va soudoyer, cajoler et intimider le congrès. La base de l’argument du régime sera que le prestige et la crédibilité des Etats-Unis sont en jeu et que le Congrès se doit de soutenir le président. Celui-ci et le ministre des affaires étrangères ont déclaré de manière non équivoque la culpabilité d’Assad et leur détermination à le punir. Devant l’évidence de l’insanité de Washington, la façon dont Washington va punir Assad pour avoir soi-disant tué des Syriens avec des armes chimiques, sera de tuer encore plus de Syriens avec des missiles de croisière.

Si cela n’a aucun sens pour vous, alors vous ne faites pas partie du gouvernemet Obama ou des médias américains et vous ne pourrez jamais (NdT: Honte à nous !!) être des néo-conservateurs. La Maison Blanche va argumenter qu’Obama a fait un compromis avec le congrès en laissant celui-ci voter la décision et que la part du congrès dans ce compromis est de lui donner son soutien. Rencontrons-nous à mi-chemin dira la Maison Blanche.

Le lobby israélien, Susan Rice, les néocons et les va t’en guerre comme les sénateurs McCain et Graham vont argumenter que le manque de soutien à Obama pour attaquer la Syrie touche à la crédibilité des Etats-Unis, que cela “aide les terroristes” et “laisse l’Amérique sans défense”. C’est déjà mal, vont-il dire, qu’Obama ait montré de l’indécision en attendant l’accord du congrès et aussi son manque d’engagment en substituant des frappes limitées au plus original de changement de régime.

Faisant face à une menace de coupure de fonds en provenance du lobby israélien et du complexe militaro-industriel et de la sécurité, le parlement et le sénat peuvent être ramenés dans la “ligne du parti” de “soutenir le pays” alors qu’il commet un  nouveau crime de guerre. La combinaison de pots-de-vin, d’intimidation et d’appels patriotiques à soutenir le prestige de l’Amérique peut ramener le congrès en ligne pour la guerre. Personne ne sait vraiment si les 160 membres du parlement étaient sincères au sujet de donner un avertissement à Obama ou s’ils voulaient simplement quelque chose. Peut-être voulaient-ils simplement qu’Obama se brûle les lèvres pour demander leur accord.

Si le congrès donne son aval pour un autre crime de guerre américain, le premier ministre britannique Cameron pourra retourner au parlement et leur dire qu’Obama “a maintenant ramené le congrès à bord, ayant ainsi une couverture et que si le parlement ne revient pas sur sa décision, nous aurons nos financements coupés.”

Très peu de politiciens britanniques, à part George Galloway, sont confortables avec le fait d’avoir leur financement coupé.

Si Cameron remène le parlement britannique dans la ligne belliciste, les autres pays de l’OTAN pourraient décider alors de retourner dans le train du financement, car la règle suprême de la civilisation occidentale est que toujours plus d’argent vaut mieux que pas d’argent du tout…

Washington et ses marionnettes de l’OTAN critiqueront alors la Russie et la Chine pour utiliser leur veto au CS de l’ONU afin de bloquer l’apport de justice, de liberté et de démocratie en Syrie. Ces arguments bidons seront utilisés par la pressetituée occidentale pour miner l’importance de l’opposition du CS de l’ONU à l’attaque de Washington sur la Syrie. Pourquoi Washington devrait-il être diminué par des membres du CS qui soutiennent l’utilisation par Assad d’armes chimiques, demanderont les putes de service des médias américains. Ces prostitués que constituent les médias feront tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer que Washington puisse tuer encore plus de Syriens, car tuer, est l’action emblématique des Etats-Unis.

Comme l’histoire de l’humanité le prouve (NdT: Non, une partie de l’histoire de l’humanité seulement, celle qui vit l’avènement de l’état-nation moderne au XVIème siècle…), les gens feraient n’importe quoi pour de l’argent. Sauf pour des gens comme Edward Snowden, Bradley Manning, et Julian Assange. Si chacun de ces diseurs de vérité avait demandé à Washington de les acheter en échange de leur silence, Washington leur aurait fourni de larges fortunes avec lesquelles ils auraient pu vivre dans un excellent confort.

Considérant le niveau de corruption des gouvernements américains et à quel point Washington est déterminé a toujours avoir raison et à faire ce qu’il veut, les inspecteurs de l’ONU pour les armes chimiques sont en danger. Il est fort peu probable qu’ils aient un accident comme les membres du commando des Navy SEALs Team six (NdT: Responsable du soi-disant flingage de Ben Laden, et qui périrent tous dans un “accident” d’hélicoptère en Afghanistan…) ; mais à moins qu’ils ne soient reclus comme un jury de tribunal, ils sont les cibles faciles de toute corruption. Si le rapport de l’ONU sur l’attaque chimique ne soutient pas la position de Washington, le secrétaire général sera mis sous pression afin qu’il dise que le rapport est inconclusif. Après tout, Washington signe les chèques qui maintiennent l’ONU dans le business…

Personne ne doit s’attendre à ce que le congrès vote sur la base de preuves. De plus, le congrès n’a jusqu’ici démontré aucune compréhension du fait qu’Assad ait ou non utilisé des armes chimiques, c’est un crime de guerre pour les Etats-Unis que de commettre une agression non provoquée contre la Syrie, un pays qui n’a pas attaqué les Etats-Unis. Ce n’est aucunement le problème de Washington de savoir comment le gouvernement syrien annihile les efforts des extrémistes d’al-Nousra de le renverser.

L’argument d’Obama qui dit qu’il est acceptable de tuer des gens avec du phosphore blanc et de l’uranium appauvri comme le font les Etats-Unis et Israël, mais pas avec de gaz sarin, n’a absolument aucune logique inhérente.

http://www.washingtonsblog.com/2013/08/the-u-s-and-israel-have-used-chemical-weapons-within-the-last-8-years.html


Washington a un plan contingent d’utiliser des bombes nucléaires destructrices de bunkers (bunker busters) contre les facilités nucléaires énergétiques iraniennes souterraines. Si Washington pense que les armes de destruction massive ne sont pas permises, alors pourquoi Washington en a t’il autant ainsi que des plans pour leur utilisation future ? Washington manifeste t’il des regrets d’avoir largué deux bombes nucléaires sur des villes civiles japonaises dans le même temps où le gouvernement japonais faisait tout pour remettre sa rédition ?

Depuis la fin de la dangereuse guerre froide, la guerre chaude a été la ligne de conduite politique des Etats-Unis. George H.W. Bush a attaqué l’Irak après que son ambassadeur ait donné le feu vert à Saddam pour attaquer le Koweït. Clinton a attaqué la Serbie sous de faux prétextes et sans aucune autorité constitutionnelle ou légale. George W. Bush a attaqué l’Afghanistan et l’Irak sur la base de mensonges éhontés. Obama a renouvelé l’attaque sur l’Afghanistan et a aussi attaqué le Yémen, le Pakistan, la Somalie. Obama a envoyé ses marionnettes de l’OTAN attaquer la Libye, a envoyé des mercenaires en Syrie et maintenant a l’intention d’empêcher la défaite de ses mercenaires en attaquant la Syrie.

Washington construit un cordon de bases militaires autour de la Russie et de la Chine, ces bases sont extrêment provocatrices et sont le présage d’une guerre nucléaire.

Les Etats-Unis, pays possédant un arsenal nucléaire, dont les leaders politiques sont fous et corrompus, est un grand danger pour la planète et la vie sur Terre. Que Washington soit aujourd’hui le danger #1 au monde est maintenant universellement reconnu, sauf par les Américains qui portent leur patriotisme sur leur manche. Ces dupes si naïfs sont ceux qui permettent la chute de l’humanité par la guerre.

Jusqu’à ce que l’éconmie américaine ne s’effondre, Washington va imprimer de l’argent et ainsi pourra acheter l’accord pour ses crimes. Washington peut compter sur la pressetituée pour expliquer ses mensonges comme s’ils étaient des faits. Le monde ne sera pas en sécurité tant que le château de cartes états-unien ne se sera pas effondré.

Je ressens une certaine pitié pour les Américains non informés qui pensent qu’ils vivent dans le “meilleur pays du monde”. Trop peu d’Américains se soucient que leurs gouvernements ont détruit un nombre incalculable de vies en Amérique Centrale, au Vietnam, au Moyen-Orient et en Afrique. L’armée américaine massacre de manière routinière des civils en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie et est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens et de 4 millions de déplacés/réfugiés. La définition américaine de “meilleur pays au monde” est celle d’un pays qui peut massacrer le plus d’innocents, de gens qui n’ont jamais attaqué l’Amérique, de gens qui autrefois regardaient l’Amérique comme l’espoir du monde et qui la voient maintnenant comme une menace mortelle.

Trop d’Américains n’ont aucune idée qu’un cinquième de leurs concitoyens dépendent aujourdhui du soutien et des subsides du gouvernement pour survivre, et s’ils le savent, ils blâment cela sur les infortunés qui ne sont à leurs yeux que des sangsues suçant l’argent des contribuables. Aux Etats-Unis, les opportunités d’emploi et de salaires décents diminuent dramatiquement ; il n’y a aucun frein au pillage des citoyens par les institutions financières. Il n’y a aucune obstruction à la brutalité et les actes hors-la-loi de la police et aucune limite aux mensonges qui maintiennent la population américaine piégée dans la Matrix, insouciante de la réalité.

Comment un tel peuple peut rester libre ou mettre un frein à un gouvernement ne désirant que la guerre dépasse l’imagination.

Ces républicains qui se soucient du fardeau de la dette pour leurs enfants et petits-enfants, se préoccupent d’un futur qu’on ne verra peut-être pas. L’arrogance imbécile de Washington pousse le monde vers l’apocalypse nucléaire.

“Le meilleur pays du monde” est la force maléfique qui détruit les vies et les espoirs de bien des gens différents et qui pourrait bien en plus, détruire toute vie sur Terre.

Ingérence impérialiste en Syrie: La Russie trace la ligne dans le sable… 1er coup de semonce de la 3ème guerre mondiale !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 10 juin 2012 by Résistance 71

Coups de semonce russes

 

Thierry Meyssan

 

Le 9 Juin 2012.

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Coups-de-semonce-russes

 

La crise syrienne a changé de nature. Le processus de déstabilisation qui devait ouvrir la voie à une intervention militaire légale de l’Alliance atlantique a échoué. Ôtant leur masque, les États-Unis ont publiquement évoqué la possibilité d’attaquer la Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, comme ils le firent au Kosovo. C’était feindre d’ignorer que la Russie de Vladimir Poutine n’est pas celle de Boris Eltsine. Après s’être assuré du soutien chinois, Moscou a tiré deux coups de semonce en direction de Washington. La continuation des violations du droit international par l’OTAN et le CCG risque désormais d’ouvrir un conflit mondial.

 

Le président Vladimir Poutine a placé son troisième mandat sous le signe de l’affirmation de la souveraineté de son pays face aux menaces directement lancées contre la Fédération de Russie par les États-Unis et l’OTAN. Moscou a maintes fois dénoncé l’élargissement de l’OTAN, l’installation de bases militaires à ses frontières et le déploiement du bouclier antimissile, la destruction de la Libye et la déstabilisation de la Syrie.

Les jours suivant son intronisation, M. Poutine a passé en revue l’industrie militaire russe, ses forces armées, et son dispositif d’alliance [1]. Il a poursuivi cette mobilisation en choisissant de faire de la Syrie la ligne rouge à ne pas franchir. Pour lui, l’invasion de la Libye par l’OTAN est comparable à celle de la Tchécoslovaquie par le IIIe Reich, et celle de la Syrie —si elle devait avoir lieu— serait comparable à celle de la Pologne qui déclencha la Deuxième Guerre mondiale.

Toute interprétation de ce qui se passe actuellement au Levant en termes intérieurs syriens de révolution/répression est non seulement faux, mais dérisoire au regard des vrais enjeux et relève de la simple communication politique. La crise syrienne est avant tout une étape du « remodelage du Moyen-Orient élargi », une nouvelle tentative de détruire « l’Axe de la Résistance », et la première guerre de «  la géopolitique du gaz » [2]. Ce qui se joue actuellement en Syrie, ce n’est pas de savoir si Bachar el-Assad parviendra à démocratiser les institutions qu’il a reçues en héritage ou si les monarchies wahhabites du Golfe parviendront à détruire le dernier régime laïque de la région et à imposer leur sectarisme, mais quelles frontières séparent les nouveaux blocs, OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord) et OCS (Organisation de coopération de Shanghai) [3].

Certains de nos lecteurs ont probablement sursauté à la lecture de la phrase précédente. En effet, depuis des mois, les médias occidentaux et du Golfe leur martèlent à longueur de journées que le président el-Assad incarne une dictature sectaire au profit de la minorité alaouite, tandis que son opposition armée incarne la démocratie pluraliste. Un simple regard sur les événements suffit à discréditer cette présentation mensongère. Bachar el-Assad a convoqué successivement des élections municipales, un référendum et des élections législatives. Tous les observateurs se sont accordés à dire que les scrutins se sont déroulés de manière sincère. La participation populaire a atteint plus de 60 % alors même que les Occidentaux les ont qualifiés de « farces » et que l’opposition armée qu’ils soutiennent a empêché les citoyens de se rendre aux urnes dans les quatre districts qu’ils contrôlent. Dans le même temps, l’opposition armée a multiplié les actions non seulement contre les forces de sécurité, mais contre les civils et tous les symboles de la culture et du multi-confessionnalisme. Ils ont assassiné les sunnites progressistes, puis tué au hasard alaouites et chrétiens pour contraindre leurs familles à fuir. Ils ont brulé plus de mille cinq cents écoles et églises. Ils ont proclamé un éphémère Emirat islamique indépendant à Baba Amr où ils ont institué un Tribunal révolutionnaire qui a condamné à mort plus de 150 mécréants, égorgés un à un en public par leur bourreau. Et ce n’est pas le pitoyable spectacle de quelques politiciens dévoyés, réunis au sein d’un Conseil national syrien en exil, affichant un projet démocratique de façade sans rapport avec la réalité de terrain des crimes de l’Armée « syrienne » libre, qui masquera plus longtemps la vérité. Au demeurant, qui peut croire que le régime laïque syrien, dont l’exemplarité était célébrée il y a peu, serait devenu une dictature confessionnelle, tandis que l’Armée « syrienne » libre, soutenue par les dictatures wahhabites du Golfe et obéissant aux injonctions de prédicateurs takfiristes serait un parangon du pluralisme démocratique ?

L’évocation par des dirigeants US d’une possible intervention internationale hors mandat de l’ONU, à la manière dont l’OTAN avait démembré la Yougoslavie, a suscité inquiétude et colère à Moscou. La Fédération de Russie, qui jusqu’ici se tenait en position défensive, a décidé de prendre l’initiative. Ce changement stratégique est dû à l’urgence de la situation du point de vue russe, et à l’évolution favorable sur le terrain en Syrie [4].

Moscou a proposé de créer un Groupe de contact sur la Syrie qui réunirait l’ensemble des États concernés, c’est-à-dire à la fois les Etats voisins, les puissances régionales et internationales. Il s’agit de substituer un forum de dialogue à l’actuel dispositif belliqueux mis en place par les Occidentaux sous le vocable orwellien de « Conférence des Amis de la Syrie ».

La Russie continue à soutenir le Plan Annan —qui est en fait la reprise à peine modifiée du plan présenté par Sergey Lavrov à la Ligue arabe—. Elle déplore que ce plan ne soit pas appliqué, mais rejette la culpabilité sur la faction de l’opposition qui a pris les armes. Selon A.K. Lukashevich, un des porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’Armée « syrienne » libre est une organisation illégale au regard du droit international. Bien qu’elle assassine chaque jour 20 à 30 soldats syriens, elle est publiquement soutenue par les États de l’OTAN et du CCG en violation du Plan Annan [5].

Se posant en faiseur de paix face à une OTAN faiseur de guerre, Vladimir Poutine a demandé à l’OTSC de se préparer à déployer des « chapkas bleues » en Syrie, à la fois pour séparer les belligérants syriens et pour combattre les forces étrangères. Nicolai Bordyuzha, secrétaire général de l’OTSC, a confirmé qu’il dispose de 20 000 hommes formés pour ce type de mission et immédiatement disponibles [6]

Ce serait la première fois que l’OTSC déploierait une force de paix hors de l’ancien espace soviétique. Piqué au vif, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a tenté de saboter cette initiative en proposant soudainement d’organiser lui aussi un Groupe de contact.

Réunissant à Washington le groupe de travail sur les sanctions de la Conférence des Amis de la Syrie, la secrétaire d’Etat US Hillary Clinton a fait fi de la proposition russe et a surenchéri en faveur d’un changement de régime [7].

En Turquie, des parlementaires d’opposition ont visité les camps de réfugiés syriens. Ils ont constaté l’absence de plus d’un millier de réfugiés enregistrés par les Nations Unies dans le principal camp et, au contraire, la présence d’un arsenal dans le camp. Ils ont alors interrogé à l’Assemblée le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan exigeant qu’il révèle le montant de l’aide humanitaire accordée aux réfugiés fantômes. Les députés considèrent que le camp de réfugiés est une couverture pour une opération militaire secrète. Il abrite en réalité des combattants, principalement libyens, qui l’utilisent comme base arrière. Les députés ont émis l’hypothèse que ces combattants sont ceux qui se sont introduits dans le district de Houla lorsque le massacre a été perpétré.

Ces informations confirment les accusations de l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité, Vitaly Churkin, selon lesquelles, le représentant spécial de Ban Ki-moon en Libye, Ian Martin, a utilisé des moyens de l’ONU destinés aux réfugiés pour acheminer en Turquie des combattants d’Al Qaeda [8].

En Arabie saoudite, la fracture entre le roi Abdallah et le clan des Sudeiris s’est à nouveau manifestée. À l’invitation d’Abdallah Ier, le Conseil des oulémas a publié une fatwa stipulant que la Syrie n’est pas une terre de jihad. Mais, dans le même temps, le prince Fayçal, ministre des Affaires étrangères appelait à armer l’opposition contre « l’usurpateur alaouite ».

La journée du jeudi 7 juin a été riche en événements. Alors que Ban Ki-moon et Navi Pillay, respectivement secrétaire général et Haut-commissaire aux Droits de l’homme, dressaient leur réquisitoire contre la Syrie devant l’Assemblée générale de l’ONU, Moscou a procédé à deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux.

Le missile Boulava tire son nom d’une antique masse d’arme slave faisant office de bâton de maréchal des armées cosaques.

Le colonel Vadim Koval, porte-parole du RSVN, a admis le test d’un Topol —lancé depuis un silo près de la Caspienne—, mais n’a pas confirmé celui d’un Boulava depuis un sous-marin en Méditerranée. Cependant, le tir a été observé dans tout le Proche-Orient, d’Israël à l’Arménie, et il n’existe aucune autre arme connue qui puisse laisser de telles traces dans le ciel [9].

Le message est clair : Moscou est prêt à la guerre mondiale, si l’OTAN et le CCG ne se plient pas aux obligations internationales telles que définies par le Plan Annan, et persistent à alimenter le terrorisme.

Selon nos informations, ce coup de semonce avait été coordonné avec les autorités syriennes. De même que Moscou avait encouragé Damas à liquider l’Émirat islamique de Baba Amr sitôt l’autorité du président el-Assad confirmée par le référendum constitutionnel, de même il a encouragé le président à liquider les groupes de mercenaires présents dans le pays sitôt le nouveau Parlement et le nouveau Premier ministre installés. L’ordre a été donné de passer d’une stratégie défensive à une action offensive pour protéger la population du terrorisme. L’armée nationale est donc passée à l’attaque des bastions de l’Armée « syrienne » libre. Les combats des prochains jours s’annoncent difficiles, d’autant que les mercenaires disposent de mortiers, de missiles anti-chars et désormais de missiles sol-air.

Pour faire baisser la tension, la France a immédiatement accepté la proposition russe de participation à un Groupe de contact ad hoc. Washington a dépêché en urgence Frederic C. Hof à Moscou. Contredisant les propos tenus la veille par la secrétaire d’État, Hillary Clinton, M. Hof a à son tour accepté l’invitation russe.

Il n’est plus temps de se lamenter sur l’extension des combats au Liban, ni de pérorer sur une possible régionalisation du conflit. Depuis 16 mois qu’ils déstabilisent la Syrie, l’OTAN et le CCG ont créé une situation sans issue qui peut désormais dégénérer en guerre mondiale.

Thierry Meyssan

 

[1] Agenda du président Poutine : 
7 mai : investiture du président Vladimir Poutine 
8 mai : nomination de Dmitry Medvedev comme Premier ministre 
9 mai : célébration de la victoire contre l’Allemagne nazie 
10 mai : visite du complexe militaro industriel russe 
11 mai : réception du président abkhaze 
12 mai : réception du président sud-ossète 
14-15 mai : rencontre informelle avec les chefs d’États de l’OTSC. 
18 mai : visite de l’institut de recherche de défense Cyclone 
25 mai : revue des sous-marins atomiques 
30 mai : réunion avec les principaux responsables de la Défense 
31 mai : réunion du Conseil de sécurité russe 
4-7 juin : visite en Chine, sommet de l’OCS 
7 juin : visite au Kazakhstan durant le tir de missile Topol

[2] « La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient », par Imad Fawzi Shueibi, Réseau Voltaire, 8 mai 2012.

[3] « Moscou et la formation du Nouveau Système Mondial », par Imad Fawzi Shueibi, Traduction Marie-Ange Patrizio, Réseau Voltaire, 13 mars 2012.

[4] « L’affaire de Houla illustre le retard du renseignement occidental en Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 juin 2012.

[5] « Comment of Official Representative of the Ministry of Foreign Affairs of Russia A.K. Lukashevich on the Question of Interfax related to the statement made by Representative of so-called Free Syrian Army S.Al-Kurdi », Ministère russe des Affaires étrangères, 5 juin 2012.

[6] « Syrie : Vladimir Poutine propose une Force de paix de l’OTSC », Réseau Voltaire, 3 juin 2012.

[7] « Friends of the Syrian People Sanctions Working Group », déclaration à la presse d’Hillary Clinton, Département d’État, 6 juin 2012.

[8] « La Libye, les bandits-révolutionnaires et l’ONU », par Alexander Mezyaev, Traduction Julia, Strategic Culture Foundation (Russia), Réseau Voltaire, 17 avril 2012.

[9] « 7 juin 2012 : la Russie manifeste sa supériorité balistique nucléaire intercontinentale », Réseau Voltaire, 8 juin 2012.