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Géopolitique et guerre.. du gaz: Nouvelles menaces sur Gaza… et quelques rappels utiles sur le pétrole et le gaz

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Israël entend déclencher une nouvelle guerre contre Gaza

 

Press TV

 

21 novembre 2018

 

url de l’article: 

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/11/21/580714/Netanyahu-Yahya-Sinwar-Yisrael-Katz-Guilad-Erdan-Israel-Hamas-Gaza-Palestine-guerre-occupation-Resistance

 

à lire aussi: Israël et le gaz naturel

 

Plusieurs ministres israéliens ont commencé à évoquer une option militaire contre la bande de Gaza et la réoccupation de cette région.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Guilad Erdan a déclaré, mercredi 21 novembre au quotidien The Jerusalem Post, qu’Israël pensait, plus que jamais, à la réoccupation de la bande de Gaza.

« Israël est tout près d’une option militaire contre Gaza. Il pense à réoccuper cette région et à passer à l’offensive contre le Hamas. Cela signifie la reprise de l’assassinat des leaders du Hamas. On doit se préparer à prendre en charge les affaires de la bande de Gaza pour ainsi détruire les infrastructures du terrorisme », a déclaré Guilad Erdan.

Il a ensuite qualifié de « dévastateur » le retrait d’Israël de la bande de Gaza en 2005.

Le 12 septembre 2005, Israël s’est retiré complètement de la bande de Gaza. Les militaires israéliens déployés partout à Gaza ainsi que 9 000 colons israéliens ont ainsi été délogés.

Par ailleurs, Yisrael Katz, ministre israélien du Transport, a déclaré, pour sa part, qu’Israël était très proche d’une option militaire contre la bande de Gaza.

« On n’est pas loin d’une option militaire contre Gaza. Il n’y aura aucun plan B pour cela. Il faut un coup de poing en fer contre le Hamas pour détruire le terrorisme », a réaffirmé Yisrael Katz.

Il a ajouté qu’Israël devrait récupérer sa puissance de dissuasion qu’il avait perdue et que toutes les chances pour trouver une solution politique à Gaza avaient disparu.

De son côté, Yoav Galant, ministre israélien de la Construction et du Logement, a menacé de mort, Yahya Sinwar, chef de la Résistance dans la bande de Gaza.

Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a implicitement évoqué une nouvelle guerre contre la bande de Gaza, lors d’une récente réunion hebdomadaire de son cabinet.

Des analystes suggèrent que Benjamin Netanyahu pourrait allumer la mèche d’une nouvelle guerre contre la bande de Gaza dans l’objectif de redorer son blason.

= = =

Note de Résistance 71: et aussi de faire main base sur le champ gazier au large de Gaza… La guerre du gaz fait rage dans la région.

Qui est derrière la marionnette Netanyahu et le sionisme moderne ?


Les 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière:
Exxon-Mobil / Royal Dutch Shell / Chevron-Texaco / BP-Amoco

Rappelons-nous également que tous les hydrocarbures plus lourds que le méthane ne sont pas « fossiles », mais abiotiques, qu’on ne peut pas les épuiser à l’échelle humaine et que leur prix n’est que purement spéculatif ! Nous vivons dans une supercherie totale qui a engendré des guerres et des millions de morts…

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Guerre du gaz au MO: gaz sioniste en Arabie Saoudite ?

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La guerre du gaz… toujours la guerre du gaz au MO, cela fait plusieurs années que nous le disons. Le fil conducteur du chaos impérialiste occidental dans la région
~ Résistance 71 ~

 

Le gaz israélien en Arabie Saoudite ?

 

Al Manar

 

22 février 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/789505 

 

L’Égypte se transformera bientôt en un portail permettant l’exportation du gaz israélien vers les pays arabes, dont l’Arabie saoudite.

Le quotidien Rai al-Youm a évoqué le récent accord gazier scellé entre l’Égypte et ‘Israël’, ajoutant que cet accord permettrait à l’entité sioniste d’exporter le gaz vers les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite.

Et d’ajouter: « Quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié de “journée historique” le jour où Israël et l’Égypte ont scellé un accord gazier, cela voulait dire que la normalisation des relations économiques entre Israël et les pays arabes venait de prendre une nouvelle dimension. L’Égypte se transformera-t-elle en un portail permettant les exportations gazières d’Israël vers l’Arabie saoudite ? Ceux qui ont constaté les signes d’une joie profonde sur le visage de Netanyahu, lorsqu’il faisait part de la conclusion d’un contrat gazier avec l’Égypte, savent bel et bien que ce contrat de 15 milliards de dollars revêt une importance toute particulière pour Israël. Ce document permet à Israël d’exporter 64 milliards de mètres cubes de gaz naturel vers l’Égypte, qui est un pays arabe de poids. L’importance toute particulière de cet accord a été bien saisie par le Premier ministre israélien. En réalité, Netanyahu n’a pas exagéré en qualifiant de “journée historique” le jour de la conclusion du contrat, car cet événement permettra à Tel-Aviv d’empocher des milliards de dollars, d’autant plus que cet accord est de nature politique plutôt qu’économique et rendra largement le terrain propice à une normalisation entre ‘Israël’ et l’Égypte.

Par ailleurs, ledit accord servira de portail via lequel le ‘gaz israélien’ sera vendu non seulement à l’Égypte, mais en plus à d’autres pays arabes, dont et surtout l’Arabie saoudite. La preuve : aucun détail n’a été rendu public.

Reste à savoir pourquoi l’Égypte doit avoir besoin d’importer du gaz alors qu’elle possède, elle-même, de riches gisements d’hydrocarbure.

En Égypte, le delta du Nil abrite plusieurs vastes gisements gaziers. En 2015, un gisement gazier a été découvert, dans cette région, par le groupe énergétique italien ENI, qui a annoncé, à ce moment, que l’extraction du gaz, à partir de ce gisement, pourrait atteindre un milliard de mètres cubes au mois de juin. Les seuls gisements gaziers du delta permettent à l’Égypte de subvenir à ses besoins intérieurs et elle pourrait acheter du gaz à Chypre, à l’Algérie, à la Grèce, à l’Iran et à la Libye, si nécessaire. Étant donné que les autorités égyptiennes cherchent toujours à tirer le maximum de profit des accords d’achat de gaz, il serait plutôt dans leur intérêt d’acheter du gaz auprès des pays arabo-musulmans qui sont en mesure de vendre leur gaz à un prix plus abordable.

En effet, l’accord conclu entre ‘Israël’ et l’Égypte n’est pas uniquement destiné à la vente de ‘gaz israélien’ au Caire, mais aidera ‘Israël’ à vendre son gaz naturel à plusieurs pays, car Tel-Aviv fait face à plusieurs problèmes économiques et politiques qui l’empêchent d’exporter son gaz en Europe. Il faudrait au moins huit ans et sept milliards de dollars pour construire un réseau de gazoducs destiné à transférer le gaz israélien vers l’Europe alors que ce transfert pourrait facilement avoir lieu pour un demi-milliard de dollars, grâce à un portail qui s’appelle l’Égypte. Cela dit, il est très probable que l’Égypte vendra le gaz israélien à d’autres pays, dont et surtout l’Arabie saoudite. À ce propos, le gouvernement égyptien a préféré rester silencieux, disant qu’il n’était pas en mesure de s’exprimer au sujet des accords signés par le secteur privé.

Mais le groupe égyptien Delphinus ne pouvait nullement signer un tel méga-contrat avec ‘Israël’ sans le feu vert du Caire. »

« Il semblait inimaginable que des pays comme la Jordanie et l’Égypte, qui étaient par le passé des critiques farouches d’’Israël’, achèteraient un jour du gaz volé aux Palestiniens par les Israéliens, versant ainsi des milliards de dollars à Tel-Aviv, des dollars qui risquent d’être utilisés pour armer les militaires israéliens au détriment des pays arabo-islamiques », a conclu Rai al-Youm.

Source: PressTV

Guerre par procuration en Syrie… Le pourquoi de l’échec du cessez-le-feu…

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Pourquoi le cessez-le-feu a échoué en Syrie

 

Thierry Meyssan

 

26 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193427.html

 

Le public occidental s’est enthousiasmé pour le cessez-le-feu russo-états-unien en Syrie et a cru qu’il pouvait ramener la paix. C’est n’avoir aucune mémoire du début de la guerre et ne rien comprendre aux enjeux qu’elle poursuit. Explications…

Le cessez-le-feu en Syrie n’a tenu que la semaine de l’Aïd. C’était le énième depuis la signature de la paix entre les États-Unis et la Russie. Il n’a pas plus duré que cette paix et que les précédents.

Rappelons les faits : le 12 décembre 2003, le président George W. Bush signait une déclaration de guerre à la Syrie, le Syrian Accountability Act. Après une série de tentatives pour ouvrir les hostilités (sommet de la Ligue arabe de 2004, assassinat de Rafic Hariri en 2005, guerre contre le Liban en 2006, création du Front du salut en 2007, etc.), les Forces spéciales US passaient à l’offensive au début 2011 tout en se livrant à une mise en scène visant à faire accroire à une « révolution » intérieure. Après deux vétos au Conseil de sécurité de la Russie et de la Chine, les États-Unis acceptaient une paix à Genève qu’ils signaient en l’absence des parties syriennes, le 30 juin 2012.

Première remarque : 
Ceux qui prétendent que le conflit actuel n’est pas une agression extérieure, mais une « guerre civile », ne peuvent pas expliquer les conséquences de la déclaration de guerre à la Syrie par le président Bush en 2003, ni pourquoi la paix de 2012 a été signée par les grandes puissances en l’absence de tout Syrien.

Depuis la signature de la paix, il y a quatre ans, la guerre a repris, malgré les multiples tentatives de règlement négociées, seul à seul, par le secrétaire d’État John Kerry et son homologue russe Sergey Lavrov.

Tout au long de ces quatre années, j’ai détaillé au fur et à mesure les conflits au sein de l’appareil d’État US (les manœuvres de Jeffrey Feltman et des généraux David Petraeus et John Allen contre le président Obama, ainsi que les problèmes au sein du CentCom). Aujourd’hui, selon la presse états-unienne, les hommes de la CIA et ceux du Pentagone se livrent une bataille féroce en Syrie ; tandis que le secrétaire à la Défense Ashton Carter a dit publiquement qu’il ne pensait pas que ses hommes appliqueraient l’accord signé par son collègue John Kerry ; lequel s’est déclaré sceptique sur sa propre capacité à faire respecter sa signature par son pays.

Deuxième remarque : 
Non seulement le président Barack Obama n’est pas en mesure d’imposer sa volonté aux différentes branches de son administration, mais il ne parvient pas non plus à arbitrer entre elles. Chaque branche poursuit sa propre politique, à la fois contre les autres branches et contre des ennemis extérieurs.

Les États-Unis ont changé plusieurs fois de but de guerre, ce qui rend leur politique peu lisible.

En 2001, Washington cherchait à contrôler toutes les ressources pétrolières et gazières disponibles dans le monde, persuadé qu’il était que nous nous dirigions vers une période de pénurie. C’est sur cette base qu’il a réuni des alliés contre la Syrie. Pourtant, à la fin des années 2010, il avait abandonné la théorie du « pic pétrolier » et se dirigeait au contraire vers l’indépendance énergétique.

En 2011, Washington a organisé les émeutes de Deraa en pensant provoquer un soulèvement populaire et changer le gouvernement laïque syrien par les Frères musulmans. C’était le modèle du « Printemps arabe ». Pourtant, en 2013, après le renversement de Mohamed Morsi en Égypte, il tire les conclusions de l’échec de cette expérience et abandonne l’idée de confier le pouvoir dans les pays arabes à la Confrérie islamiste.

En 2014, puisque la guerre se poursuivait, Washington décide de l’utiliser pour couper le projet du président Xi Jinping de restauration de la « route de la soie », ce qui l’oblige à transformer l’« Émirat islamique en Irak » en Daesh.

En 2015, après l’intervention militaire russe, sans abandonner l’objectif anti-chinois qu’il s’est fixé, Washington en ajoute un second : empêcher Moscou de contester son hégémonie et l’organisation unipolaire des relations internationales.

Troisième remarque : 
Les changements d’objectif ont forcément été refusés par les puissances qui en ont fait les frais : le Qatar pour ce qui est des questions énergétiques et les Frères musulmans pour le renversement de régime. Or, ces acteurs sont soutenus par de puissants lobbies aux USA : Exxon-Mobil —la plus importante multinationale mondiale— et la famille Rockfeller pour le Qatar, la CIA et le Pentagone pour les Frères musulmans.

Sur le champ de bataille, les moyens déployés par la Russie attestent sans équivoque de la supériorité de ses armes nouvelles sur celles de l’Otan.

Quatrième remarque : 
Pour les chefs d’état-major et les commandants interarmées de combat des États-Unis (CentCom, EuCom, PaCom, etc.), la fin de leur domination en matière conventionnelle ne doit pas permettre de contester leur statut de première puissance militaire au monde. Ce qui les amène à se désolidariser de la CIA sur l’usage des Frères musulmans, tout en restant leurs alliés à propos de la prévention du déploiement chinois et donc du soutien à Daesh.

L’accord russo-états-unien du 9 septembre prévoyait clairement de séparer quelques groupes —dont les leaders avaient été jugés fréquentables par les deux parties— des autres jihadistes [1]. Puis d’établir une coordination militaire pour écraser les jihadistes avec l’aide des « modérés ». Et enfin de former un gouvernement d’union nationale incluant des leaders des groupes que l’on avait séparés ; sur le modèle des gouvernements locaux imposés par les Empires européens au XIXè siècle à l’Empire ottoman.

Le Pentagone a accepté cet accord sous deux conditions : d’abord couper la route de la soie. Ce qui l’a conduit à bombarder l’Armée arabe syrienne à Deir ez-Zor pour empêcher que l’on puisse à terme contourner Daesh par la vallée de l’Euphrate. Puis, travailler avec les Russes, mais pas sur un pied d’égalité.

La première condition est un acte de guerre contre la Syrie, en plein cessez-le-feu, qui offense l’ensemble de la communauté internationale. La seconde est évidemment inacceptable pour la Russie.

Pour masquer le crime commis par le Pentagone et le Royaume-Uni à Deir ez-Zor, le MI6 britannique a organisé l’affaire du « bombardement » d’un convoi humanitaire.

En réalité, ce convoi avait été fouillé par l’Armée arabe syrienne. Il ne contenait pas d’armes (ou plus d’armes) et avait été autorisé à passer après la fin du cessez-le-feu. Il était affrété par le Croissant rouge syrien, une ONG liée au gouvernement de Damas, et était destiné à des populations syriennes occupées par les jihadistes. Contrairement aux déclarations occidentales, il n’a jamais été bombardé ainsi que le montrent les images diffusées par le MI6 sous l’étiquette des « Casques blancs ». Nulle part, on ne voit de cratère, ni d’enfoncement des structures. Le convoi a été attaqué au sol et a brûlé. Les images d’un drone de l’Armée russe montrent la présence de jihadistes au moment de l’attaque alors que la zone était censée être démilitarisée.

Peu importent les faits et les menaces du « Conseil d’Alep[-Est] », les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir violé le cessez-le-feu, ce qu’elle n’a pas fait, et alors qu’ils venaient de le violer eux-mêmes en bombardant l’Armée arabe syrienne à Deir ez-Zor. La propagande anglo-saxonne a été répétée, le 21 septembre, avec aplomb par les ministres et présidents du camp occidental, John Kerry (USA), Petro Porochenko (Ukraine), Jean-Marc Ayrault (France) et Boris Johnson (Royaume-Uni).

Dernière remarque : 
Les négociations entre John Kerry et Sergey Lavrov ont repris. Elles n’ont pas pour objectif de réécrire une nouvelle fois un accord de paix sur lequel tout a déjà été dit. Mais d’aider le département d’État à vaincre les résistances qu’il rencontre dans son propre pays.

1] “Russian-US Agreement on Syria”, Associated Press (USA) , Voltaire Network, 9 September 2016.

Colonialisme et guerre du gaz en Méditerranée

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Une fois de plus, silence total sur les ondes occidentales, tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis au moins 2010 (un peu avant les attaques occidentales de la Libye et de la Syrie) est lié de près ou de loin à la guerre du gaz à laquelle se livre Exxon-Mobil, Gazprom et l’NIOC (Iran). Israël tente de rejoindre la meute.

— Résistance 71 —

 

La justice israélienne examine un accord clé sur le gaz en Méditerranée

Al Manar

3 Février 2016

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=283325&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

 

La Cour suprême israélienne examinait ce mercredi un accord entre le gouvernement et un consortium israélo-américain aux implications économiques et stratégiques considérables pour l’exploitation des réserves de gaz en Méditerranée.

Signe de l’importance du sujet, la salle d’audience, dans laquelle la Cour 
suprême se penchait sur cinq recours contre l’accord, était pleine à craquer, a 
constaté une journaliste de l’AFP.

Le débat porte sur l’exploitation des importantes réserves gazières 
découvertes à la fin des années 2000 en Méditerranée au large de la Palestine occupée par Israël.

Ces découvertes changent la donne, non seulement en faisant entrevoir 
l’indépendance énergétique à l’Entité sioniste en la matière, mais aussi en lui ouvrant la perspective d’exporter cette énergie, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.

Seulement les conditions d’exploitation par un consortium dirigé par les 
groupes américain Noble Energy et israélien Delek Drilling font l’objet depuis 
plusieurs mois d’une intense bataille, alors même que cette exploitation a déjà 
commencé.

Un premier accord entre le gouvernement et les compagnies a été remis en 
cause en décembre 2014 par l’autorité de la concurrence, les forçant à 
plusieurs mois de travail sous forte pression politique et économique pour 
réviser leur copie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a signé un nouvel accord le 17 
décembre. Cet accord est à présent attaqué devant la Cour suprême par 
l’opposition et des ONG parce qu’il fait selon elles la part trop belle au 
consortium au dépens des consommateurs et de « l’Etat » et qu’il conforte à leurs 
yeux la situation de monopole du consortium.

Si la Cour suprême rejette les recours, le consortium pourra mener et 
conclure des négociations pour la vente de gaz à des clients israéliens et 
étrangers. Selon les experts, il s’agit de la phase la plus urgente car seule 
la conclusion de contrats permettrait de convaincre les banques de débloquer 
les fonds nécessaires au développement des champs.

Le consortium exploite depuis 2013 le gisement offshore de Tamar, à environ 
80 kilomètres au large de Haïfa. Noble et Delek sont aussi associés dans le 
développement de Leviathan, vaste champ dont l’exploitation est prévue pour 
débuter en août 2019 quand les réserves de Tamar commenceront à se tarir.

La confirmation de l’accord permettrait aussi à Netanyahu d’aller de 
l’avant avec la Grèce et Chypre avec lesquels il veut renforcer la coopération 
pour l’exploitation du gaz.

Sur l’échiquier de la guerre du gaz… Les pièces bougent dans l’indifférence générale…

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Et la guerre du gaz continue… L’Iran met les bouchées doubles pour recoller aux échappés Russie/Qatar, tandis que tout est mis en œuvre pour effondrer (enfin) le royaume archaïque et criminel des Al Saoud… Comme d’habitude, ce seront les peuples qui morfleront dans les effondrements à venir, parce que bien évidemment, le remodelage ne se fera pas sans crimes ni douleur pour les innocents pris dans l’engrenage économico-géopolitique.

Rien ne changera tant que nous laisserons notre destin dans les mains de tyrans et de « délégués » tyrans en devenir, comme nos chers baltringues de dirigeants français de « gauche » comme de droite, qui trahissent le peuple en long en large et en travers.

— Résistance 71 — 

 

Inauguration de deux nouvelles phases du champ gazier de Pars Sud en Iran

 

Sahar TV

 

11 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/commentaire-i17958-deux_nouvelles_phases_du_champ_gazier_pars_sud_inaugurées

 

«L’inauguration des phases 15 et 16 de Pars Sud, (province de Bouchehr, dans le Sud), signifie que le complot des sanctions ne porte pas la moindre atteinte à la volonté de la grande nation iranienne, face aux grandes puissances», a affirmé le président iranien.

Ce lundi, le Président iranien, Hassan Rohani, a participé à la cérémonie d’exploitation des phases 15 et 16 du champ Pars Sud, un progrès, dans lequel M. Rohani voit «la ferme volonté de la grande nation iranienne, pour le progrès, le développement et la prospérité du pays», selon ses propres termes.

Les travaux d’opérationnalisation des phases 15 et 16 du champ gazier Pars Sud, dans les trois secteurs du forage, offshore et des raffineries, ont été lancés, il y a presque dix ans ; toutes les étapes d’accomplissement de ces deux nouvelles phases ont été réalisées, grâce à la persévérance des ingénieurs iraniens. Le développement des phases 15 et 16 du champ gazier Pars Sud permettra de produire, quotidiennement, 56,6 millions de mètres cubes de gaz naturel, 75.000 barils de liquéfactions gazières, 400 tonnes de soufre, avec une production annuelle de 1,05 millions de tonnes de gaz liquide, (butane et propane), et un million de tonnes d’éthane, pour approvisionner les unités pétrochimiques. L’inauguration de ces phases augmentera de 20 millions de dollars, par jour, les revenus en devises de l’Iran. Selon le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, 6 phases du champ gazier Pars Sud, avec une capacité de production, d’environ, 150 millions de mètres cubes, ont été inaugurées, et cela a réduit la consommation du carburant liquide, dans les centrales du pays. «Les productions en liquéfactions gazières vont parvenir, ainsi, à presque un million de barils, par jour», ajoute le ministre. En allusion à l’application, d’ici quelques jours, du plan global d’action commune, Namdar Zangeneh a émis l’espoir que cela réduise les frais de l’industrie pétrolière et aide, ainsi, au secteur de production.

Le champ gazier Pars Sud est le plus grand champ gazier du monde et il se situe, dans le golfe Persique, dans les eaux territoriales de l’Iran et du Qatar. Sur fond de chute du prix de pétrole, le développement des champs de production et d’exportation du gaz et des liquéfactions gazières semble être d’une grande importance, en tant que politique stratégique de la RII, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers.

Moyen-Orient: Les cartes tombent au gré de la guerre du gaz…

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Cet article de la presse iranienne ne fait que confirmer ce que nous disons depuis un bon moment: Le centre d’intérêt géopolitique au Moyen-Orient et son « remodelage » à la sauce des nouveaux cons(ervateurs) yankees… C’est le gaz naturel, dont il est dit ici qu’il sera la source combustible primordiale dans 20 ou 30 ans. Nous assistons à une redistribution des cartes. L’Iran en possède les plus grosses réserves connues au monde et va devenir le centre gazier du monde avec la Russie. Ce qui est dit ici dans cet article peut être vu à notre sens de deux façons:

  • C’est une déclaration de guerre de la NIOC à Exxon-Mobil qui possède le Qatar comme nous l’avons vu précédemment ou
  • Tout ce joli petit monde s’est arrangé dans les bureaux feutrés des corporations et se redistribuent les cartes entre eux à savoir les 3 géants du gaz: Gazprom, la NIOC et sa NIGC et Exxon-Mobil.

Nous penchons pour la seconde solution, ce qui signifie à terme… La fin de la maison des Saoud et le démantèlement de l’Arabie Saoudite. Il devient évident sous cet angle que l’exécution récente d’un mollah chi’ite saoudien en Arabie est une tentative désespéré des saoudiens (toujours soutenus par l’empire et Israël, du moins en apparence) pour reprendre la main en causant plus de chaos dans la région.  D’un autre côté si la première option est juste, alors  l’Iran tombera t’il dans le piège tendu par l’exécution du mollah chi’ite ? Affaire à suivre…

— Résistance 71 —

A lire: la guerre du gaz au Moyen-Orient

 

L’Iran est-il un empire gazier en cours de formation?

 

Press TV

 

3 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2016/01/03/444306/Iran-gas-production-market-sanctions/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Iran essaie d’attirer les investisseurs étrangers pour qu’ils amènent des milliards de dollars dans l’infrastructure gazière iranienne alors que le commerce mondial du gaz se développe très rapidement.

Avec plus de 34 000 milliards de m3 sous ses pieds, l’Iran possède la plus grande réserve de gaz naturel au monde mais sa part du commerce mondial de cette commodité est de l’ordre de 1%.

Le pays est entré dans une course contre la montre pour marquer de son empreinte le marché alors que l’intérêt global pour le gaz augmente très rapidement et que le gaz de schiste resserre la concurrence parmi les producteurs.

Le gaz naturel sera le principal carburant combustible dans ls 20 ou 30 prochaines années”, a dit Azizollah ramezani, le directeur des affaires internationales de la National Iranian Gas Company (NdT: NIGC, succursale de la NIOC)

L’Iran a signé un paquet d’accords initiaux avec bon nombre de ses voisins ces dernières années mais les plans sont plutôt restés sur le papier dans la mesure où les sanctions économiques occidentales ont limité l’engagement commercial possible avec la république islamique

En ce moment, la Turquie est le plus gros client de l’Iran avec une importation de 30 millions de m3 par jour sous un contrat de 25 ans signé avant que l’Occident n’impose des sanctions sur l’Iran.

L’Iran exporte aussi du gaz à son voisin arménien et à l’Azerbaïdjan, mais ces volumes ne sont pas énormes.

Les exportations vers l’Irak doivent commencer cette année afin de donner du combustible à trois centrales électriques à Bagdhad et à Diyala au travers d’un gazoduc. Un gazoduc différent sera construit dans les deux ans à venir pour transférer du gaz vers Bassora dans le sud de l’Irak.

Avec la levée attendue des sanctions économiques, les officiels iraniens espèrent attirer 40 milliards de dollars dans l’industrie du gaz. L’investissement devra aller vers la construction de nouvelles infrastructures et vers l’expansion du réseau de transfert du gaz.

L’Iran cherche à augmenter sa production de gaz à 1,2 milliards de m3/jour dans cinq ans, des 800 millions m3 actuels. La production annuelle est aux alentours de 166 milliards m3, qui sont essentiellement utilisés domestiquement.

Le pays exporte quelques 10 milliards m3/an. Pour mettre ce chiffre en perspective, la Russie elle, exporte 150 milliards m3 de gaz naturel par an.

Avec de nouveaux projets, la longueur totale des gazoducs iraniens doit doubler avec plus de 70 000km, en faisant le 3ème réseau de transport de gaz derrière ceux de la Russie et des Etats-Unis.

Centre régional gazier

Les experts pensent que l’Iran est le mieux placé pour assumer un rôle majeur dans le marché global du gaz.

D’énormes réserves, de vastes exploitation et réseau de transfert, d’accès facile pour les marchés majeurs et un gros potentiel pour transférer du gaz vers l’Europe et les états du Golfe Persique ainsi que des accords d’échanges avec ses voisins, donnent au pays un gros avantage sur le terrain.

Dans le futur immédiat, le ministre iranien du pétrole Bijan Zangeneh a dit que l’Iran peut compter devenir un centre régional du gaz au travers ses exportations vers les pays voisins.

Notre priorité est d’abord d’exporter le gaz vers nos voisins parce que les exportations par gazoduc ne sont pas profitables dans la mesure où il y a des frais de transit (dans les pays traversés par les gazoducs) et des frais de construction de ces gazoducs. Nous allons d’abord essayer de saturer le marché local”, a t’il dit en Novembre.

L’Iran peut devenir un centre gazier entre le nord et le sud parce que les pays du Golfe, sauf le Qatar (NdT: c’est à dire Exxon-Mobil…), sont de gros consommateurs de gaz, a t’il suggéré.

D’autres officiels ont dit que l’Iran pensait à un gazoduc, amenant le gaz du turkmenistan au nord dans la Mer Caspienne vers Chahabar sur la Mer d’Oman.

Des plans pour le développement du gaz incluent également l’exportation de gaz naturel liquéfié vers l’Asie et des investissements étrangers dans des domaines reliés à ce marché.

Le mois dernier, des officiels ont dit que des entreprises iraniennes et une entreprise française sont parvenues à un accord commercial final sur la prévalence de la production pour le gaz liquéfié sur les autres gaz sur un site pétrolier dans le Golfe Persique.

Résistance politique: Guerre du gaz au Levant ou une mascarade de plus… Quand Gazprom va exploiter le plus grand gisement gazier d’Israël…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 décembre 2015 by Résistance 71

“Nous n’avons pas d’amis ou d’ennemis permanents, nous n’avons que des intérêts permanents.”

~ Henry Kissinger ~

“Ne faites jamais rien contre votre conscience même si l’État vous le demande.”

~ Albert Einstein ~

“La désobéissance civile n’est pas un problème quoi qu’en disent ceux qui prétendent qu’elle menace l’ordre social et mène à l’anarchie. Le vrai danger, c’est l’obéissance civile, la soumission de la conscience individuelle à l’autorité gouvernementale.”

~ Howard Zinn ~

 

Moyen-Orient: Guerre du gaz, redistribution des cartes géopolitiques ou les deux mon adjudant ?

Petit coup d’œil sur les dessous du cirque du marché des hydrocarbures, nerf des guerres impérialistes.

 

Résistance 71

 

20 décembre 2015

 

Depuis environ 2013, les médias alternatifs mentionnent occasionnellement ce qui semble être la racine de la guerre par procuration se déroulant depuis 2011 en Syrie et impliquant les grandes puissances occidentales de l’empire anglo-américain à la solde de la City de Londres et de Wall Street ainsi que leurs vassaux des royaumes rétrogrades du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis) et leur gendarme local qu’est Israël, à savoir que l’origine de l’attaque par procuration contre la république arabe syrienne s’est mise en place suite au refus en 2009 de son président Bashar Al-Assad envers l’émir du Qatar, de laisser passer un gazoduc à travers la Syrie, gazoduc qui relierait le Qatar à l’Europe pour la livraison de gaz naturel.

La Syrie étant un allié indéfectible de la Russie depuis l’ère du père de Bashar, Hafez al-Assad, qui était l’allié de longue date de l’URSS, il est facile de concevoir que la Syrie n’a pas voulu favoriser le Qatar au détriment de son allié russe, qui fournit des millions de m3 de gaz à l’UE chaque année. Le gaz naturel semble être la nouvelle commodité spéculative de l’oligarchie capitaliste monopoliste et tout est fait pour que le gaz prenne une place prépondérante dans la course à l’énergie meurtrière et polluante planétaire. Nous avons du reste mentionné ceci à plusieurs reprises sur ce blog. Or, qui possède le plus de gaz naturel au monde, qui l’exploite et en profite au mieux ? Les trois plus gros producteurs, exportateurs de gaz naturel au monde sont la Russie, l’Iran et le Qatar. Nous avons présenté les acteurs majeurs de cette industrie grandissante dans un article précédent. Ils sont rappelons-le: GazProm pour la Russie, la National Iranian Oil Company (NIOC) et ses succursales pour l’Iran et Exxon-Mobil pour le Qatar. A ce sujet, le roitelet qatari ne s’avère être qu’une marionnette dont la famille a vendu le pays à Exxon-Mobil quasiment dès “l’indépendance” achevée en 1971. Exxon-Mobil possède de vastes parts dans les compagnies gazières ‘nationales’ du Qatar. Exxon-Mobil, rappelons le également, n’est autre que la Standard Oil, création de la famille Rockefeller qui fit peau neuve après la seconde guerre mondiale, pour la raison que la Standard Oil fut une grande coopératrice du régime de l’Allemagne nazie (tout comme bien des entreprises et banques anglo-américaines ainsi que la synarchie française du reste…) et du régime soviétique. Exxon-Mobil, les intérêts Rockefeller, se sont payés un petit pays au richissime potentiel gazier qu’ils exploitent depuis lors, reversant des royalties aux émirs marionnettes pour qu’ils flambent (sans jeu de mot) et appliquent des politiques au service de leur maître payeur Exxon-Mobil, comme par exemple le financement de campagnes électorales en France et ailleurs, l’achat de patrimoines nationaux, en France et ailleurs, les investissements massifs en bourse dopant les marchés spéculatifs se rendant ainsi “indispensables” comme sur celui du CAC40 entr’autres… et tout dernièrement, en finançant une armée mercenaire en partenariat avec l’Arabie Saoudite cousine, pour faire tomber les régimes réfractaires à la domination impérialiste qu’ils représentent avec Israël au Moyen-Orient, comme la Libye et la Syrie, puis à terme l’Iran. Ainsi naquît l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), ex-Al Qaïda en Irak (AQI), qui depuis s’est métamorphosé avec l’aide militaire et bureaucratique de l’empire en “État Islamique” ou Daesh.

Dans cet entrefait, de très gros gisements gaziers ont été découverts en Méditerranée, dont certains sont déjà en cours d’exploitation comme à Chypre et en Israël où les champs de Mari B, Tamar et Dalit sont déjà opérationnels, exploités par un autre futur géant du gaz, l’américaine Noble Energy de Houston, qui semble être indépendante, mais dont nos recherches montrent un bureau directeur en provenance de la General Electric et surtout de Shell (intérêts Rothschild) en la personne de son vice-président exécutif Kenneth Fisher.

Les champs gaziers de Mari-B sont très proches de Gaza et il est d’ores et déjà avéré qu’au large de Gaza se trouve également un champ gazier d’importance, en fait toute la côte de la Palestine et probablement les sous-sols au sec, sont bourrés d’hydrocarbures dont le gaz naturel fait partie. Le champ gazier de Tamar et Dalit sont eux proches de la frontière libanaise et il ne fait aucun doute que de grosses poches de gaz se trouvent au large des côtes libanaises. La Palestine, sous sa forme actuelle “israélienne” possède également un énorme champ gazier qui n’est pas encore en exploitation: Léviathan, qui se situe dans les eaux territoriales “israéliennes” (palestiniennes) à mi-chemin entre la Palestine et Chypre.

Il a été prévu de commencer l’exploitation de ce champ gazier en 2017-18. Nous parlons ici ce réserves gazières de quelques centaines de milliards de m3 de gaz, probablement autant dans les eaux libanaises et des champs ont été trouvés en Syrie.

L’enjeu du contrôle de cette région est énorme pour l’oligarchie, car si un groupuscule de personnes peut contrôler les sources d’énergie et de nourriture de la planète, que pensez-vous qu’il s’en suivra ?…

De plus, de nouvelles sources pétrolières ont été trouvées au Levant et il s’avère que près de 90% de cette manne se trouve… en Syrie ! Tiens donc…

Résumons-nous: la guerre par procuration en Syrie commence en 2011 suite au refus du gazoduc qatari d’Assad en 2009. A partir de là “Assad doit partir!” sera le slogan propagandiste.

Le Qatar, aux ordres d’Exxon-Mobil se venge en finançant, avec l’Arabie Saoudite (Aramco a pour associé Exxon-Mobil entre autre) une légion mercenaire “djhadiste” venant alimenter les rangs d’AQI, créant AQ en Syrie (Front Al-Nosra), à terme AQI et une partie des mercenaires d’Al Nosra (AQS), payés plus cher grâce à la manne du pétrole volé transitant par la Turquie, joignent leurs forces et deviennent l’EIIL en Irak, traversent la frontière et débordent en Syrie puis deviennent l’EI ou Daesh, sous le commandement d’un irakien recruté par la CIA dans un camp en Irak et envoyé se former en Israël avec des fonds saudo-qatari: Ibrahim Al-Baghdadi, qui soit dit en passant, termine bon second de la convoitée “personnalité de l’année” 2015 du “Times” magazine derrière Angela Merkel. Des trucs pareils… çà ne s’invente pas !…

Depuis 2011, la Russie fait front et soutient sans défaillir son allié de très longue date syrien contre l’invasion de l’occident par sa légion mercenaire “djihadiste”. La guerre par procuration et non pas la “guerre civile” comme cela est présenté par la presse occidentale, complice de l’agression et couvrant l’affaire de la propagande “humaniste” habituelle et du refrain éculé du “méchant dictateur massacrant son peuple qui doit partir,” l’occident intervenant pour aider le “peuple à se libérer” du tyran, cette guerre donc qui fait rage en Syrie, a depuis son commencement, fini par impliquer directement la Russie, le Liban (les forces des milices du Hezbollah protégeant les frontières et l’intégrité du territoire libanais), l’Iran et des conseillers militaires des forces des Gardiens de la Révolution, la Syrie bien sûr qui défend son sol et son patrimoine, Israël qui entraîne et soigne les terroristes de l’EI et qui œuvrent pour les intérêts de ses créateurs occidentaux, la Turquie et la Jordanie, qui font office de bases arrières pour les terroristes de Daesh, fournissent de la logistique payée par les pétrodollars saudo-qatari et ceux du pétrole volé et revendu par la filière de marché noir montée par la famille du président turc Erdogan et quelques généraux turcs mafieux.

Le tout sur fond de guerre du gaz naturel.

Pourtant, ce que peu de personnes savent ou ce que beaucoup feignent d’ignorer, c’est que derrière le théâtre des opérations de cette guerre par procuration se cache des intérêts et des alliances économico-géopolitiques d’importance. Il y a la façade et la réalité.

Voyons la façade succintement: Après l’agression et le renversement réussis de la Libye en 2011, l’occident s’est retourné contre la Syrie et y a déclenché une guerre par procuration sous le thème que le “dictateur Assad doit partir” pour y mettre au pouvoir une clique de la secte wahabbite des frères musulmans répondant aux désirs de l’empire. Très vite, la guerre implique les forces syriennes et les milices civiles pro-gouvernement contre les terroristes islamistes sponsorisés, formés et entraînés dans des camps en Turquie et en Jordanie par les forces d’encadrement américano-anglo-françaises sous financement saudo-qatari. Très vite la Russie, l’Iran et son allié indéfectible libanais du Hezbollah s’impliquent. Puis, une manœuvre de déstabilisation est déclenchée en Ukraine aux portes de la Russie, pays qui voit le gouvernement pro-russe renversé par un coup d’état fomenté par l’OTAN. Passons sur les détails connus, mais revenons sur un détail quasiment passé inaperçu à l’époque, sous la forme d’un communiqué de Shell et BP en Avril 2014 déclarant en substance que quoi qu’il arrive en Ukraine, les accords d’exploration et d’exploitation passés avec les entreprises russes (Rosneft, Gazprom) ne seront pas remis en cause. Bref, les affaires continuent quoi qu’il arrive.

Au Levant, si Noble Energy de Houston exploite le champ gazier israélien de Tamar, le contrat pour l’exploitation sur 25 ans de l’énorme champ du Léviathan est accordé en Février 2013 à l’entreprise russe de Gazprom !

Ainsi, la Russie et Israël sont “adversaires” en Syrie sur le terrain des opérations guerrières, la Russie et les Etats-Unis sont rivaux et adversaires en Syrie de la même manière, mais la russe Gazprom a fait affaire avec Israël pour l’exploitation du Léviathan, fin 2013, apparemment court-circuitant Exxon-Mobil et Shell ou alors ces dernières cherchant à impliquer la Russie via Gazprom dans son giron au cœur de débat Moyen-Oriental: la Palestine !

Plus logiquement la firme russe SoyuzNeftGaz décroche le contrat d’exploitation pour le gaz et le pétrole en réserve en Syrie fin décembre 2013 et les géants des hydrocarbures Gazprom, Shell et BP sont en business dans l’exploration et la future exploitation des champs d’hydrocarbures de l’Arctique.

En clair qu’est-ce que cela veut dire ? Que pendant qu’une guerre d’invasion provoquée en Syrie (et en Libye auparavant) impliquant directement et indirectement les grandes puissances de ce monde, l’oligarchie pétro-financière transnationale elle, continue le business comme si de rien n’était et s’alliant et se partageant le monde qu’elle ne voit que comme source de profit. Alors l’affaire syrienne est-elle une guerre du gaz ? Est-elle une façade aux fins de redessiner les influences dans la région du Levant ? La chute artificielle, provoquée des cours du pétrole favorisant la poussée énergétique pour le gaz place des pays comme bien sûr la Russie, l’Iran et le Qatar, mais aussi donc Israël, Chypre, la Syrie, et potentiellement le Liban et Gaza sur la carte de la nouvelle donne énergétique. Le Qatar est déjà possession d’Exxon-Mobil, les géants Gazprom, Shell et des succursales comme Noble Energy ou SoyouzNeftGaz sont très bien placés dans la région, qui donc à terme va ou peut perdre très gros ? L’Arabie Saoudite. Assistons-nous à l’implosion des pays du Golfe au profit du remodelage des alliances impérialistes dans la région ?

Autant de question à poser ainsi que bien d’autres, comme celle-ci: à quel jeu joue la Russie ? S’est-elle imposée dans le jeu des alliances ou est-elle partie prenante depuis le départ ou est-elle piégée ? Les mesures de guerre électronique mises en place par la Russie en Syrie et dans la région n’affecte pas Israël, mais affecte l’OTAN. Israël est étonnamment silencieux depuis l’intervention militaire aérienne russe en Syrie, trop calme pourrait-on dire. Le champ gazier israélien du Léviathan va être exploité par Gazprom, Noble Energy est d’une manière ou d’une autre dans le giron de la Shell (intérêts Rothschild), Exxon-Mobil (Rockefeller) contrôle le Qatar, qui finance la légion mercenaire “djihadiste” de Daesh, celle-ci étant de facto une armée mercenaire privée d’Exxon-Mobil et d’Aramco (Arabie Saoudite, qui elle s’est engluée dans une guerre sans fin au Yémen). Y a t’il vraiment une guerre Exxon-Mobil/Aramco contre Gazprom/Rosneft/NIOC ? Dans ce cas pourquoi assurer la continuité des accords entre les majors pétroliers occidentaux et Gazprom dans d’autres secteurs ? Toutes ces “rivalités” ne sont-elles que des façades, bref, une fois de plus se fout-on de notre gueule ?…

La guerre et les affrontements au Levant font de vraies victimes, de vrais morts, de vrais réfugiés et crée un véritable désastre humanitaire. Une fois de plus la plus grande misère est perpétrée par le colonialisme transnational au profit d’intérêts particuliers, d’une caste oligarchique qui pille et massacre le monde depuis quelques siècles.

Il est plus que temps pour les peuples du monde de mettre un terme à cette criminalité en bande organisée et de s’auto-gouverner au seul profit de l’intérêt général tant et tant bafoué qu’on a du mal à imaginer qu’il existe encore.

Note sur les acteurs en lice:

La guerre par procuration en Syrie subit les débordements des exactions américaines en Irak depuis 2003. Ceci dit, comme nous l’avons vu précédemment, Al Qaïda en Irak (AQI), financé par les pétrodollars du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar) est une émanation d’Al Qaïda (AQ), créé par la CIA, le MI6 et le SIS pakistananais à la fin des années 1970, début des années 1980 en Afghanistan. Le recrutement des mercenaires “djihadistes” est contrôlé par les Saoudiens et les Irakiens, logistique, le recrutement internationale des mercenaires se fait via la filière wahabbite en occident et ailleurs ; entraînement et armement fournis par les Etats-Unis, la GB, l’Arabie Saoudite, Turquie, Jordanie, Israël et la France.

En 2011, début de la guerre par procuration en Syrie, création du Front Al-Nosra ou Al Qaïda en Syrie (AQS). 2013 fusion d’AQI et AQS qui devient l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), puis l’Etat Islamique (EI), acronyme arabe “Daesh”.

Daesh est financé depuis le départ par le Qatar (comme nous l’avons vu aux ordres d’Exxon-Mobil) et l’Arabie Saoudite (Aramco aux ordres de la même clique), la logistique étant l’affaire des Etats-Unis, de la GB, de la France, d’Israël, de la Turquie et de la Jordanie.

Qui est Exxon-Mobil ?

Exxon-Mobil est la fusion entre la Standard Oil de Californie (SOCAL) qui devint Exxon et Chevron et de la Standard Oil du New Jersey (SONJ) qui devint Mobil. Les deux branches de la Standard Oil appartenant à la famille Rockefeller. La Standard Oil fut un gros financier et un gros supplétif de technologie pour l’Allemagne nazie et l’URSS.

Qui est Aramco ou Arab American Oil Company ?

Longue histoire commençant dans les années 1917, chute de l’empire Ottoman et protectorat britannique, qui se scelle en 1950 et qui voit Aramco passer sous contrôle total (bien qu’officiellement le gouvernement saoudien soit en “contrôle” par ses hommes de paille) d’Exxon-Mobil (Chevron Texaco) des intérêts Rockefeller et de la BP et Royal Dutch Shell sous contrôle Rothschild.

Le constructeur exclusif d’Aramco qui a bâti toutes ses infrastructures pétrolières est la plus grosse entreprise d’ingénierie au monde: Bechtel de San Francisco, qui possède de très forts liens indivisibles avec Wall Street et son bras armé: la CIA. De nombreux directeur et exécutifs de Bechtel furent directeurs et haut fonctionnaires à la CIA et dans le gouvernement états-unien comme Bill Casey, George Shultz et bien d’autres.

Sur le plan financier Aramco est contrôlé par le merger des deux plus grosses banques américaines (2000): JP Morgan (JP Morgan Guaranty Trust) et la Chase Manhattan Bank des Rockefeller.

Aramco est sous contrôle Rockefeller-Rothschild. Les pétrodollars saoudiens ont toujours été recyclés au travers de la banque JP Morgan, tandis que la Chase Mahattan Bank des Rockefeller recyclait les pétrodollars du Shah d’Iran avant la révolution de 1979.

Qui finance Daesh donc ?

Le Qatar et l’Arabie Saoudite. C’est à dire Exxon-Mobil et Aramco, c’est à dire Rockefeller-Rothschild. L’État Islamique “Daesh” est la légion mercenaire islamiste des Rockefeller-Rothschild, gérée par leurs caniches roitelets du Golfe et leurs larbins occidentaux sionistes, qui sert à semer le chaos et la mort dont les oligarques tirent profit et pouvoir.

Qu’en est-il du financement de daesh par le pétrole volé en Irak et en syrie via la “filière Erdogan” ?

Il est réel, mais moindre, ne peut en aucun cas financer l’ensemble de cette immense opération. Le trafic organisé par la mafia Erdogan existe, de fait il a sûrement été commencé à des fins de couverture tout en permettant à ces larbins corrompus de faire quelque argent. Il sert à donner un os à ronger aux médias et à détourner l’attention du toujours véritable financement saoudo-qatari et de préserver l’écran de fumée qui s’était levé… Aujourd’hui, tout le monde parle de la Turquie, quasiment plus personne ne parle du Qatar et de l’Arabie finançant Daesh.

Qu’en est-il de la France ?

Il a été documenté que la France a activement participé à la formation des mercenaires islamistes en Libye et en Syrie. Des officiers et sous-officiers de la légion étrangère ont mené des groupes de combats d’AQ en Libye. Des militaires français ont été faits prisonniers par l’armée régulière syrienne lors de la chute du premier “mini” califat syrien de Baba Amr. Ces militaires français furent remis à un chargé de mission militaire français à la frontière libanaise en 2012.

La France est pieds et poings liés par les financements occultes de ses deux derniers présidents en date: Sarkozy et Hollande et aussi par les sommes d’investissement saoudo-qataries dans la finance française notamment dans le CAC40. Le pouvoir est lui-même divisé entre les participants à ces crimes et ce racket organisé et les opposants de l’intérieur qui résistent et essaient de freiner sans perdre leur boulot et leur carrière.

Un segment de la DGSE et de l’armée est au parfum et complice direct des crimes commis, le même ou l’héritier de celui qui couvrait les agissements du GIA et du FIS algérien dans les années 1980, les mêmes qui participèrent aux opérations Gladio, réseau “Stay Behind” de l’OTAN…

Sarkozy est un pur produit du département d’état américain et ses liens de longue date avec la CIA (via son beau-père Franck Wisner), dont la mission fut de ramener la France “rebelle” dans le giron de l’empire et de l’OTAN. La mission de Hollande, larbin aux ordres, totalement piloté depuis des lustres par la mouvance trotsko-lambertiste néo-conservatrice, liée aux mêmes néo-cons yankees, est de maintenir le cap et de torpiller la France toujours plus de l’intérieur en durcissant le régime. Le but est que la France devienne un état fasciste policier sous une présidence et un gouvernement de “gauche”, ce qui facilitera le reste pour la pseudo-droite qui suivra. Quiconque réagit encore aujourd’hui au faux paradigme politique “gauche-droite” est au mieux un imbécile, au pire un complice des crimes commis. L’imbécile ne fait rien par choix, mais par manipulation, l’ignorance n’est pas irréversible ; la complicité beaucoup plus même si nous assistons partout et de plus en plus à des anciens “cadres” politique, militaire, du renseignement, cracher le morceau de ce qu’ils savent car ayant de plus en plus de mal à vivre avec leur culpabilité. L’ancien ministre des AE français Roland Dumas étant un des plus récents, mais la liste s’allonge… Nous mettons une vidéo récente ci-dessous d’un ancien colonel de l’armée de l’air française qui lui aussi crache le morceau au sujet de Daesh.

La Russie ?

Elle défend son allié de très longue date: la Syrie et ses intérêts économiques et géopolitiques. Elle est entrée dans le jeu de l’exploitation énergétique au Levant et donc dans le grand cirque criminel qui le couvre. Quelle en sera l’issue ? Où va t’elle ? Quel chemin prendra t’elle ? Déjà bien des indicateurs pointent vers le fait que la Russie, tout comme la Chine (plus évident pour elle), fait partie du Nouvel Ordre Mondial que l’oligarchie veut mettre en place…

2016 va être passionnante et toute aussi déterminante pour la résistance au Nouvel Ordre Mondial oligarchique fasciste supranational qui tente de se mettre en place !

Interview de l’ancien colonel de l’armée de l’air française Régis Chamane sur Meta TV, qui illustre ce que nous disions plus haut sur le ras-le-bol de certains cadres qui voient se déliter depuis des lustres les valeurs en lesquelles ils ont cru, indépendamment du fait d’être d’accord ou pas avec leur vision d’une nation:

Le condensé à retenir:

http://www.youtube.com/watch?v=5bjPI7vhtSQ