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Guerre impérialiste en Syrie… Fin de la guerre propagandiste vendue par l’occident ?

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 30 décembre 2018 by Résistance 71

La guerre en Syrie telle qu’elle nous à été vendue par les médias est terminée

 

Stratégika 51

 

28 décembre 2018

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10754

 

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les Émirats Arabes Unis et la Syrie a coïncidé avec un remaniement ministériel en Arabie Saoudite où Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères a été relégué au rang de Secrétaire d’État. Al-Jubayr fut le responsable saoudien ayant multiplié le plus grand nombre de déclarations hostiles à la Syrie.

Le retour de la Syrie au sein de la Ligue Arabe de laquelle elle a été exclue au début de la guerre en Syrie n’est plus qu’une question de formes.

La Ligue Arabe est entièrement sous l’influence de Ryad depuis le début de ce que certains ont baptisé le Printemps Arabe.

Cela veut dire qu’il y a eu des contacts entre les pays du Golfe et Damas et qu’ils ont trouvé moins un terrain d’entente qu’une preoccupation commune : la Turquie.

Damas est en train d’envoyer des renforts vers Manbij tout en appelant les populations kurdes à se retourner contre les forces étrangères et à contrer l’envahisseur turc. Cette tentative de récupération vise avant tout à saper la politique de Paris et de Londres.

En parallèle, Ankara renforce ses unités militaires et le président turc Tayep Recep Erdogan jure que l’Armée turque ira mettre un pied sur la rive orientale de l’Euphrate et que les jours de la kermesse autonomiste kurde sont comptés.

Ankara est en brouille avec Ryad et ses alliés du Golfe, maintient des troupes au Qatar, émirat en conflit avec Ryad sur fond de rivalité régionale. Du coup, l’hostilité avec Damas en est atténuée d’autant plus que les syriens crient à qui veut les entendre que leur pays a subi l’ingérence du Qatar, pays pour qui sous-traitent la France et le Royaume-Uni.

Si vous croyez que c’est compliqué, patientez un peu. Ce n’est que le début : le retrait et la diminution de l’organisation Daech ont débuté avec le déclenchement du conflit ouvert entre Ryad et Doha. Cette brouille qui a failli se transformer en conflit armé a également impacté Al-Qaïda en Syrie mais également sa branche soeur au Yémen.

Remarquez aussi que le Royaume-Uni a lancé l’organisation des casques blancs, la Turquie parraine une douzaine de puissants groupes politiques armés dont un se prévalant représenter le gouvernement de la province rebelle d’Idleb tandis que la France louvoie entre les groupuscules kurdes et le Front Ennosra (un ultime avatar de la franchise Al-Qaïda).

En termes moins châtiés, ces pays, tous de vénérables membres de l’Alliance Atlantique et se prévalant d’appartenir au monde faussement libéral soutiennent tous le terrorisme en Syrie.

Le président américain Donald Trump a débarqué sur une base militaire US en Irak pour débusquer ses adversaires internes. Les réactions des politiques irakiens ne trompent personnes. Le clientélisme de la classe politique irakienne, l’une des plus corrompues au monde, fait partie des rouages de la corruption de la faune de parasites tournant autour du complexe militaro-industriel US et donc l’État profond américain dans ce qu’il a de plus caricatural.

Personne n’avait trouvé à redire lorsque Obama, Hillary Clinton ou Cameron mettaient les pieds en Irak et pour cause. Le régime fantôche irakien est une création des néoconservateurs les plus rétrogrades. Trump n’est pas du tout le type avec qui ils peuvent faire des affaires.

Trump a affirmé que les forces US stationnés en Irak allaient continuer à intervenir en Syrie. Une façon de dégonfler les rumeurs d’une fronde organisée par les soutiens de Jim Mattis et ses partisans. L’information est confirmée par des fuites savamment distillés par les grands titres de la presse néocon (devenue subitement démocrate ! )

La déclaration du retrait des forces US de l’est de l’Euphrate mais pas d’Al-Tanf ou du moins pas encore aurait du inciter les israéliens à moins de retenue car cela signifie que Washington se désengage partiellement de la Syrie sans les conditions requises, à savoir un retrait des forces pro-iraniennes de Syrie. De ce fait, Israël aurait pu se sentir libéré des entraves US et aurait pu agir. Ce qu’il a tenté de faire, en envoyant une vingtaine de bombes et de missiles sur des sites militaires syriens situés au Sud-Ouest de Damas et qui recevaient la nuit du raid manqué, la visite d’une délégation de haut rang du Hezbollah libanais. Les israéliens ont tente d’utiliser deux avions de ligne à la fois comme bouclier et comme leurre. Une tactique fort reprehensible et contraire aux principes de la guerre. Les israéliens espéraient que la Syrie abatte un avion de ligne chinois pour crier à l’État paria et en même temps brouiller Damas avec Beijing.

Pari manqué. Les syriens n’ont pas été autorisés par les russes à utiliser leur batteries de missiles S-300 car ils avaient flairé le piège. La DCA syrienne a intercepté 12 des 19 GBU et les missiles Air-Sol israéliens lancés à partir de l’espace aérien libanais. Une batterie de S-200 syrienne positionnée au Golan a détecter l’évasion des dizaines de F-16 israéliens et leur a tiré dessus : des missiles S-200 ont pénétré dans l’espace aérien israélien.

Le dôme ABM s’est déclenché et cela a été le prétexte de crier à l’agression.

Dans cet imbroglio fort complexe et que personne n’arrive vraiment à analyser sans parti pris, quelle est l’utilité pour la France de se ruiner et d’aller s’embourber dans un conflit où personne n’est près à en sortir indemne ? 

Réponse claire : les lobbies pro-Israël en France. Ces derniers considèrent désormais la France comme leur dernière chance et une alternative. Ce qui est en soi un aveu d’échec.

Il n’y a aucune chance qu’une solution militaire s’impose en Syrie.

Le pari sur un État kurde indépendant à cheval entre la Turquie et la Syrie et l’Irak est perdu d’avance. Non seulement aucun pays de la région n’accepte cette éventualité mais cela risque de fédérer des États rivaux en guerre autour d’une menace existentielle commune.

Les deux pays qui en sortent déjà perdants sur tous les plans sont les deux pions que sont la France et le Royaume-Uni. D’abord vis à vis de leur propres populations, lesquelles découvrent effarées que leurs gouvernements sont devenus dignes de la dernière république bananière.

Les vieux démons de la Turquie se sont réveillés et Ankara poursuit, décomplexé, une politique étrangère néo-ottomane spécifique aggressive, résolue et répondant par dessus tout à ses propres intérêts stratégiques. Sa présence au sein de l’OTAN n’est plus que symbolique pour les turcs : Washington a besoin de l’importance stratégique de la Turquie comme un État pivot aux confluences de l’Occident et de l’Orient, à la jonction de l’Europe et l’Asie et du Nord et du Sud.

La guerre en Syrie telle qu’elle nous été vendue par les médias est terminée.

Ironie du sort, la Syrie est désignée comme un pays « frère » par les Émirats Arabes Unis. Lorsqu’on sait ce qu’ont dépensé les Émirats Arabes Unis pour abattre le régime syrien il y a de quoi suspecter la présence d’un couteau derrière le sourire.

La Syrie est détruite mais son régime politique et son idéologie sont toujours debout. Son retour dans la ligue arabe signifie la fin de la guerre. Le président Bashar Al-Assad cherche maintenant à retablir l’autorité de l’État sur Idleb et au Nord-Est tout en revendiquant le Golan. Il lui faudra aussi faire preuve de pragmatisme politique et débloquer le système syrien, afin de neutraliser toute nouvelle contestation interne susceptible d’être exploitée par ses ennemis. La nécessité d’une nouvelle constitution garantissant une plus grande ouverture politique, un dialogue politique inclusif ainsi que les principes d’un État de droit garantissant les libertés individuelles et politiques. C’est le seul gage de sortie de crise.

Les États-Unis s’en sortent plutôt bien cette fois mais en se retrouvant dans une situation de guerre civile jusqu’ici circonscrite au sein de l’État profond. Les USA abandonnent les guerres asymétriques et reviennent au modèle de confrontation symétrique en s’opposant à la Russie et à la Chine, deux puissances qualifiées officiellement aux États-Unis de « puissances révisionnistes » car contestant le leadership US ou le concept du nouveau siècle américain.

La Russie a réussi ce que l’ex-Union Soviétique a toujours rêvé. Elle est est revenue de très loin. Moscou joue désormais un rôle de premier plan au Moyen-Orient mais se heurte à la résurrection de la rivalité symétrique US dans ses marches occidentales, septentrionales (Arctique) et méridionales. Moscou le sait et perçoit la menace directe pesant sur son existence en tant que puissance militaire de premier ordre. D’où son rapprochement stratégique et assez spectaculaire dans tous les domaines avec la Chine de Xi Jinping. Une propagande outrancière pourrait considérer cette super alliance entre le pays disposant du plus grand arsenal nucléaire avec le pays le plus peuplé et en même temps la fabrique du monde comme un autre avatar plus puissant de l’empire Mongol eurasien. En fait nous avons assisté en 2018 à l’émergence d’une très grande concentration de puissance militaire et économique entre la mer de Chine et les grandes plaines européennes à l’ouest de la Russie. Cela préfigure l’état du rapport de forces d’ici 2039.

Israël est en crise. Sa stratégie régionale et extra-régionale a aggravé sa posture stratégique. Son obsession à anéantir les régimes qui lui sont hostiles par des puissances tierces s’est retourné à son détriment. En 1995, Israël n’était entouré par aucune puissance susceptible de lui tenir tête ou le menacer. En 2018, il est parvenu à se créer de formidables adversaires à deux pas de Tibériade et à quelques encablures de l’emplacement antique d’Armageddon. En dépit de l’immense soutien qu’il reçoit des pays occidentaux et de son arsenal fort impressionnant, L’avenir d’Israël n’a jamais paru aussi sombre et sans perspectives.

Au final, c’est la Chine qui va rafler la mise : La reconstruction de la Syrie. Un marché faramineux de 500 milliards de dollars !

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: les mauvais choix de la France en Syrie (et en Libye…)

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Quand Paris fait tout faux, la France vacille !

 

Karim Mohsen

 

30 Novembre 2015

 

url de l’article:

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i11012-quand_paris_fait_tout_faux_la_france_vacille!_par_karim_mohsen

 

Il faut, certainement, ressentir cette douleur, dans sa chair, souffrir de ce soudain manque, pour discerner, sans doute, comprendre, ce qu’est le terrorisme, ce qu’est la barbarie, qui tue, non seulement, pour tuer, mais pour choquer, faire peur et annihiler toute velléité de résistance. 

Ces souffrances, ces tortures, nous les avons vécues et subies ici, en Algérie, durant une décennie, par la mort brutale et sans raison de nos familles, de nos amis de nos concitoyens, de nos soldats, dans la solitude et l’isolement. Dans la solitude et l’isolement, car le monde bien-pensant, singulièrement, la France, avait accordé le label et les honneurs d’«opposants armés» à des égorgeurs de femmes et d’enfants. Quarante millions d’Algériens portent cela, comme une plaie à jamais indélébile.

Nous compatissons, assurément, à ce qui arrive au peuple français, car nous comprenons mieux que ses dirigeants, ce qu’est ce fléau meurtrier, qui sème la mort, sur son chemin. Mais, hélas, cette calamité a été, contre toute raison, instrumentalisée par des puissants, pour des logiques de «haute» stratégie. La France dirigeante comptait parmi ces puissants. Pourquoi s’en cacher, Paris a sa part, sinon une responsabilité entière, dans l’avènement du terrorisme, en Syrie, pour nous en tenir à ce pays, et au développement, post-Printemps arabe, de l’horreur, au pays de Sham.

Se focalisant sur le régime syrien et faisant un abcès de fixation, sur le départ de Bachar al-Assad, Paris a commis de tragiques erreurs de stratégie et d’appréciation du dossier syrien, induits par un inconcevable ressentiment envers le président syrien, taxé de «boucher» de son peuple. La France, aveuglée par les chutes spectaculaires de Zine el-Abidine Ben Ali, en Tunisie, et Mohamed Hosni Moubarak, en Egypte, s’est faite le parrain d’un hypothétique «Printemps syrien», soutenant – portant à bout de bras – une rébellion syrienne, encouragée, sans doute suscitée. Sous le label des «Amis de la Syrie», la France rameuta le ban et l’arrière-ban de l’Occident, renforcé par les monarchies du Golfe, notamment, le Qatar et l’Arabie saoudite, dont la responsabilité est tout autant engagée, dans l’avènement du terrorisme, en Syrie.

De fait, la France se comportait en chef d’orchestre international contre le régime syrien, et, particulièrement, contre Bachar al-Assad. Jusqu’à faire dire des choses peu croyables à son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. De passage, à Marrakech, au Maroc, en 2012, le chef de la diplomatie française, avait déclaré sur la situation, en Syrie, «Le Front Al-Nosra [notez-le, Al-Nosra est la branche syrienne d’Al-Qaïda, ledit «ennemi honni» du monde occidental], fait du bon boulot contre Assad, en Syrie, il est difficile de le désavouer». Fin de citation. Ce qui revient à dire que la France – par la voix de son chef de la diplomatie – apporte sa caution au terrorisme, en Syrie, trouvant de la qualité à l’action du groupe se revendiquant d’Al-Qaïda.

Cette même année de 2012, Laurent Fabius jugeait que «Bachar al-Assad n’avait pas sa place sur terre», appelant, quasiment, au meurtre d’un chef d’Etat. Ce qui révulsa ce qui restait de bonne conscience, dans l’Hexagone.Ce que les stratèges français n’ont pas compris est qu’en 2011, Ben Ali et Moubarak ont été chassés par le peuple. Si la révolte, en Syrie, était de la même essence que celle ayant balayé les autocrates tunisien et égyptien, [venant du peuple, sans calculs politiciens], Bachar al-Assad ne serait pas, encore, là, aujourd’hui. Cela n’a pas été le cas. La raison est simple: Al-Assad était soutenu par la majorité de son peuple. Ce n’est pas l’armée syrienne disloquée, qui l’a maintenu en vie, politiquement, mais ce peuple, dont on l’accusait d’en être le «boucher».

Les dirigeants français se sont laissés illusionner par les tempêtes qui ont soufflé sur l’Egypte et la Tunisie, qui estimaient pouvoir la reproduire, en Syrie, et reconfigurer ce pays, à leur convenance. François Hollande, Laurent Fabius et leurs conseillers ont, ainsi, mésusé de leur pouvoir et de leurs forces de recomposer la géopolitique syrienne, voire, moyen-orientale. Restant sur une illusion de grande puissance, la France n’a, à aucun moment, su raison garder, allant jusqu’à insulter l’avenir. Or, la roue tourne, et voici que le régime syrien redevient inévitable, quand Laurent Fabius dit, le plus sérieusement du monde, «envisager», [dans certaines conditions, entendre le départ d’al-Assad], une «participation» des forces du régime (syrien), aux côtés de «l’Armée syrienne libre».Oui, vous avez bien lu, M. Fabius «envisage» d’autoriser l’armée arabe de Syrie à défendre la Syrie contre Daech, comme si la Syrie était, [encore] sous le protectorat de la France…

Incorrigibles Français, et leur chef de la diplomatie, qui croit réincarner François Georges-Picot, lequel, [avec le Britannique sir Mark Sykes], dépeça le Moyen-Orient, en 1916, réservant à la France le morceau de roi: la Syrie! Comme quoi, on ne se refait pas.,

Ingérence impérialiste en Syrie: Que fait la France au nom de son peuple dans cette galère ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 23 février 2012 by Résistance 71

L’adage souvent cité par John Pilger de « ne jamais croire une information tant qu’elle n’est pas officielleemnt démentie » semble s’étre une fois de plus vérifiée.

L’info non confirmée des « 120 militaires français » arrêtés en Syrie semble avoir été mélangée avec cette information, plus vraisemblable d’une « douzaine de militaires français » interpellés à Homs lors de la chute du bastion des rebelles armés. Un officier français des transmissions de la DGSE serait parmi les prisonniers.

Si le chiffre de « 120 militaires » semblait trop important, celui avancé ici reste parfaitement crédible quant à une intervention de soutien de terrain. Dans tous les cas de figures la question demeure:

Que font des militaires français en mission dans un pays souverain en proie à une guerre civile ? Le peuple est en droit de demander des comptes… Halte à l’ingérence impérialiste !

— Résistance 71 —

 

La guerre secrète de la France contre le peuple syrien

 

Réseau Voltaire

 

Le 22 Février 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-guerre-secrete-de-la-France

 

Lors de la prise du bastion insurgé dans le quartier de Bab Amr, à Homs, l’armée syrienne a fait plus de 1 500 prisonniers, dont une majorité d’étrangers. Parmi ceux-ci, une douzaine de Français ont requis le statut de prisonnier de guerre en déclinant leur identité, leur grade et leur unité d’affectation. L’un d’entre eux est colonel du service de transmission de la DGSE.

En armant la Légion wahhabite et en lui fournissant des renseignements satellitaires, la France a conduit une guerre secrète contre l’armée syrienne, qui a fait plus de 3 000 morts dans les rangs, et plus de 1 500 morts parmi les civils, en dix mois de combats.

Ces informations ont été partiellement dévoilées par Thierry Meyssan lors d’une intervention sur la première chaîne de télévision russe, le lundi 13 février 2012 ; puis dans un article publié le mardi 14 par Komsomolskaïa Pravda ; enfin dans une vidéo de Voltaire Network TV.

La France a sollicité l’aide de la Fédération de Russie pour négocier avec la Syrie la libération des prisonniers de guerre.

Le Réseau Voltaire n’a pas trouvé d’éléments permettant de confirmer les imputations selon lesquelles 120 Français auraient été faits prisonniers à Zabadani. Cette rumeur semble être une exagération de nos informations et paraît sans fondement.

Par ailleurs, le Réseau Voltaire s’interroge sur les articles d’envoyés spéciaux à Homs parus ces derniers jours dans des quotidiens français : une semaine après la reprise en main du quartier insurgé, et alors que ne subsistent que des combats urbains de faible intensité, ces reporters persistent à décrire une fiction de révolution, masquant la vérité à leurs lecteurs, laissant ainsi à Alain Juppé la possibilité de négocier en secret la restitution des prisonniers de guerre.

Le 17 février, Nicolas Sarkozy et David Cameron signaient une déclaration commune. On peut y lire : « La France et le Royaume-Uni soulignent que les personnes responsables des violences dans toute la Syrie ne doivent pas douter que le jour viendra où elles devront répondre de leurs actes. La France et le Royaume-Uni réaffirment leur détermination à faire en sorte que des éléments de preuve concernant les crimes soient dûment recueillis afin que les personnes qui ont ordonné ou commis des atrocités puissent rendre des comptes. »

En l’absence d’obligation par des traités pertinents, la guerre secrète conduite par le président Sarkozy et son gouvernement est un acte sans précédent sous la Ve République. Elle viole l’article 35 de la Constitution et constitue un crime passible de la Haute Cour (article 68).