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Guerre impérialiste en Syrie: les enjeux de la guerre par proxy de l’occident colonialiste au Moyen-Orient…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 juillet 2016 by Résistance 71

“La résistance contre l’occupation israélienne, qui est un danger à la fois présent et futur, reçoit une priorité ultime étant donnés les effets anticipés d’une telle occupation sur le Liban et dans toute la région…”
~ Naïm Qassem, second objectif fondamental édicté à la création du Hezbollah ~

“Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano occidental dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet.  C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant.”
~ S. Hassan Nasrallah (2015) ~

 

Le Hezbollah livre une bataille existentielle en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

27 juin 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/06/hezbollah-wages-existential-battle-in.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a annoncé ses intentions de renforcer les positions en Syrie, particulièrement à Alep. Al-Manar dans son article « S. Nasrallah: Hezbollah Will Reinforce Troops in Aleppo to Achieve Major Victory, » rapporte que:

Le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a confirmé vendredi que le parti allait envoyer plus de troupes en Syrie, à Alep où se déroule une bataille majeure afin de battre le projet terroriste takfiriste soutenu par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

Nasrallah ajoute que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux préparaient d’inonder la Syrie avec des milliers de terroristes mercenaires supplémentaires afin de saisir la vielle d’Alep. Il a aussi fait remarquer comment le soi-disant “cesser-le-feu” était utilisé par des factions variées soutenues par les USA et l’Arabie pour mieux se retrancher et se préparer à la prochaine phase de combat.

Nasrallah avait prévenu le monde en 2007 de la catastrophe à venir en Syrie

En 2007, Nasrallah avait donné un entretien au journaliste Prix Pullitzer Seymour Hersh dans son article: « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »

Dans celui-ci, Nasrallah avait déclaré ce qui suit tout en discutant au sujet de la guerre civile en cours en Irak, des années avant ce qui s’est produit en Syrie n’arrive (NdT: les évènement de Syrie se sont déclenchés en mars 2011):

Nasrallah a dit qu’il croyait que l’Amérique voulait également procéder à une partition du Liban et de la Syrie. En Syrie, avait-il dit, le résultat serait de pousser le pays dans ‘un chaos et des batailles internes comme en Irak’. Pour le Liban, ‘il y aura un état sunite, un état alawite, un état chrétien et un état druze’, mais avait-il dit ‘je ne sais pas s’il y aura un état chi’ite’.

Il pensait que des tentatives seraient effectuées pour faire partir les chi’ites du Liban et de la Syrie et aussi loin que du sud de l’Irak, ce qui pourait expliquer pourquoi l’auto-proclamé “État Islamique” opère de manière si propice à la fois en Syrie et en Irak, servant d’outil d’influence non pas seulement de la Syrie, mais de toute la région sur un plan géopolitique.

L’article de Hersch en 2007 révèlait aussi un autre aspect important de la politique étrangère américaine si évident à ce moment là et maintenant si prophétique à posteriori. L’article déclara que “pour réduire l’influence de l’Iran qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush avait décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement US a collaboré avec l’Arabie Saoudite sunnite dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des actions clandestines visant l’Iran et son allié de la région, la Syrie. Un des effets secondaires de cette entreprise a été la poussée et le soutien de groupes extrémistes sunnites épousant une vision militante de l’Islam, hostiles aux Etats-Unis et sympathisant d’Al Qaïda.

Ainsi, la recherche de Hersh et ses entretiens révélèrent essentiellement que déjà en 2007, les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés régionaux comme l’Arabie pour pousser et armer des groupes terroristes et leurs réseaux politiques, incluant la confrérie des Frères Musulmans (NdT: qui a été recupérée par les services de renseignement britanniques dans les années 1920 et qui œuvrent comme agents impérialistes depuis lors…), en préparation de la destruction et de la division de la région, ceci incluant la Syrie et le Liban.

Le combat de la Syrie est le combat du Liban et donc le combat du Hezbollah

Les maisons de change prominentes de Washington, les blablateurs déguisés du journalisme comme ceux du Daily Beast, ont insisté que le combat du Hezbollah en Syrie est un divorce de l’objectif supposé de l’organisation qui serait comme le proclame de manière si simpliste le Daily Beast, de “combattre Israël”. Das son article « Hezbollah Fighters Are Fed Up With Fighting Syria’s War, » et dans un style si typique du journalisme occidental, le Daily Beast défère à une poignée d’histoires anonymes et anecdotiques pour renforcer ce qui serait autrement une assertion sans fondement aucun pour promouvoir ce qui est finalement un narratif factuellement écorné.

Le but de l’existence du Hezbollah n’est pas de “combattre Israël”. Il est de protéger la nation du Liban et la population chi’ite de toutes menaces (NdT: lors de la dernière guerre d’invasion d’Israël au Liban-Sud, en 2006 le Hezbollah a protégé et logistiquement aidé la population chrétienne, il existe toujours une forte alliance politique entre le Hezbollah et le mouvement politique chrétien de l’ex-général Aoun). L’article de Hersh en 2007 a révélé qu’en plus de la protection des populations chi’ites, même l’ancien agent de la CIA ayant opéré au Liban Robert Baer avait admis que le rôle très important que le Hezbollah avait aussi joué en protégeant les minorités à travers la région, incluant les chrétiens, lorsque la guerre par procuration de Washington menée par Al Qaïda commença.

Comme le but réel et effectif du Hezbollah est la défense du Liban, il n’est donc pas difficile de voir ni de comprendre pourquoi il s’est investi si lourdement dans la guerre faisant rage dans le pays voisin qu’est la Syrie.

La belligérence du régime actuel d’Israël n’est qu’une des nombreuses menaces planant sur le futur du Liban. L’expansion de groupes extrémistes comme Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie, créé et armé par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël…) et Al Qaïda, en passant par l’État Islamique (NdT: ou EIIL/EI/Daesh aux sponsors identiques), alimentés par les Etats-Unis, l’Arabie, la Turquie, le Qatar, la Jordanie en argent, armes et soutien politique, en est une autre. Ceci constitue une menace essentielle non seulement pour la Syrie, mais aussi pour ses voisins incluant le Liban.

Le Liban en fait, a servi comme un des plusieurs conduits au travers duquel les combattants de la guerre par procuration menée par les Etats-Unis sont transportés en nombre important ainsi que leur logistique. Ceci a mené à des combats au Liban entre des groupes extrémistes et à la fois des membres des milices du Hezbollah et des factions de l’armée libanaise qui tentaient d’interdire le flot d’hommes et de matériel.

Mais l’impact actuel de la guerre en Syrie sur le Liban n’est qu’une menace à laquelle la nation et ses défenseurs doivent faire face. L’autre est la perspective de l’effondrement du gouvernement syrien et que les groupes terroristes soutenus et montés en puissance par l’occident et ses alliés régionaux ne prévalent et ensuite s’étendent partout.

La Libye est un avertissement aux voisins de la Syrie: “Vous êtes les prochaines sur la liste”…

Comme on l’a vu en Libye, l’effondrement induit par l’occident d’un gouvernement et le changement de régime qui a suivi n’est que la première étape d’ambitions bien plus grandes de l’occident. La Libye fut ensuite utilisée comme tremplin pour envoyer des combattants et des armes dans d’autres nations ciblées par Washington et marquées du sceau de “changement de régime”. Ceci incluait la Syrie elle-même.

Les observateurs attentifs du conflit syrien pourront se rappeler qu’à la fin de 2011 et au début de 2012, la Libye contribua à un nombre signifiant de combattants et d’armes pour le conflit en Syrie, armes et personnels entrant en Syrie via le pays de l’OTAN: la Turquie, avec l’assistance du gouvernement des USA et en préparation de l’invasion de la plus grande ville de Syrie: Alep.

En novembre 2011, le Telegraph dans leur article: « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Abdul Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ex-leader du Groupe Combattant Islamique Libyen (GCIL) a rencontré les chefs de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Istanboul et à la frontière turco-syrienne, a dit le responsable militaire travaillant avec Mr Belhaj. Mustapha Abdoul Jalil, le président libyen intérimaire, l’a envoyé là-bas.” Il doit être noté que le leader terroriste Belhaj, soutenu par les Etats-Unis a apparemment joué un rôle essentiel dans la présence de l’EIIL en Libye.

Dans un autre article du Telegraph: « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » il est admis:

Les rebelles syriens ont eu des négociations secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, le but étant de sécuriser plus d’armes et d’argent pour leur insurrection contre le régime du président Al-Assad, a appris le Daily Telegraph

A cette réunion, qui a eu lieu à Istanboul et qui comprenait des officiels du gouvernement turc, les Syriens ont requis l’assistance des représentants libyens et des armes et des volontaires leur furent offerts. Il y a quelque chose de planifé pour envoyer des armes et même des combattant libyens en Syrie, a déclaré une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. Il y a une intervention militaire en route, dans quelques semaines vous verrez.

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens seront rapportés être entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et par la suite, CNN dont le journaliste Ivan Watson qui accompagna les terroristes à travers la frontière turco-syrienne et dans la ville d’Alep, révéla qu’en fait des combattants étrangers se trouvaient parmi les militants, surtout des Libyens. Il fut admis que:

Dans le même temps, des résidents du village où les Faucons Syriens établissaient leur QG affirmaient qu’il y avait là des combattants de plusieurs pays d’Afrique du Nord servant dans les brigades combattantes. Un combattant volontaire libyen a aussi dit à CNN qu’il a l’intention d’aller en Syrie via la Turquie dans les jours qui venaient afin d’ajouter une “section” de combattants libyens au mouvement armé.

CNN ajouta également:

“Mercredi, l’équipe de CNN a rencontré un combattant libyen qui était entré en Syrie via la Turquie avec quatre autres Libyens. Le combattant portait une tenue complète militaire camouflée et portait un fusil d’assaut Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Parmi les combattants étrangers, certains d’entre eux sont clairement attirés là-bas car percevant ce combat comme un “djihad”. Ceci est donc un aimant à dhihadistes qui voient cela comme un combat pour les musulmans sunnites.”

Avec ceci à l’esprit, on ne peut qu’imaginer à quel point serait les ramifications de ces groupes terroristes avec la Syrie devenant un autre havre d’entraînement, de logistique et de trafic d’armes et de combattants, alors que l’occident ferait glisser sa guerre par procuration vers le Liban, l’Iran et même le sud de la Russie (Caucase) et la Chine occidentale.

Le Liban, sans le gouvernement et la force militaire syriens et avec l’Iran combattant une guerre par procuration qui traverserait inévitablement ses frontières si la Syrie tombait, n’a aucune chance contre les mercenaires de la guerre par procuration soutenus par le sponsorship multinational du terrorisme mené par les Etats-Unis. La bataille pour la Syrie est la bataille du Liban. Elle est aussi la bataille de l’Iran, et celle de la Russie et même de la Chine. Ces nations ne soutiennent ni ne défendent le gouvernement syrien juste parce qu’ils en sont les alliés. Elles le font en connaissance de cause sachant que le conflit s’étendra s’il n’y est pas mis fin en Syrie dès maintenant.

C’est précisément pour cela que ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban et à moindre mesure ni la Chine, ne peuvent se permettre d’abandonner la Syrie.

Ceci est aussi pourquoi les “assurances” en provenance des Etats-Unis disant que si “un changement de régime” se faisait en Syrie, le conflit prendrait fin, ne peuvent pas et ne doivent pas être crues.

“Le changement de régime” n’a pas mis fin au conflit en Libye, ni au rôle de la Libye dans le soutien de plus vastes conflits au-delà de ses frontières. Cela ne sera pas le cas en Syrie non plus. Ceci ne fera que mener au prochain conflit qui sera bien plus important.

Le Hezbollah ne combat pas “pour Assad” en Syrie. Le Hezbollah se bat pour le Liban et la stabilité de la région entière de laquelle le futur du Liban dépend directement.

Au cœur de l’hydre pétrolière… La métamorphose du cloporte Standard Oil Rockefeller…

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N’oublions pas que la guerre en Syrie est une guerre (du gaz) par procuration menée par Exxon-Mobel/Rockefeller et Royal Dutch Shell/Rothschild contre Gazprom et la compagnie iranienne du pétrole et du gaz…

— Résistance 71–

 

Le trust financier de la Standard Oil des Rockefeller

 

Dean Henderson

 

6 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/07/06/the-standard-oil-trust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1952, la Commission Fédérale du Commerce (CFC) des Etats-Unis a publié un rapport détaillant la collusion et la fixation des prix de la part des quatre cavaliers du pétrole:Exxon-Mobil, Chevron-Texaco, BP Amoco et la Royal Dutch Shell.

Intitulé “Le cartel international pétrolier”, la rapport détaillait les quotas secrets de production, les associations, les accords marketing et autres preuves du trucage du marché pétrolier. La BP et la Royal Dutch Shell avaient des engagements exclusifs de marketing avec Exxom et Mobil, qui avait déjà des relations privilégiées avant leur fusion de l’an 2000.

Pendant la seconde guerre mondiale, la famille Rockefeller contrôlait 20,2% d’Exxon ; 16,34% de Mobil et 11,36% d’Amoco. Ces entreprises émergèrent toutes de la dissolution “supposée” du Standard Oil Trust, un processus qui fut commencé en 1892, lorsque la cour suprême de l’état de l’Ohio ordonna la dissolution de la Standard Oil de l’Ohio, la tête du serpent de la Standard Oil des Rockefeller.

John D. Rockefeller transporta son QG à New York pour contourner la décision de la cour suprême, mais les Américains, menés par l’écrivain populiste Ida Tarbell, devinrent de plus en plus hostiles au monople de la Standard Oil. En 1906, l’état fédéral accusa la Standard Oil de violer la loi anti-trust Sherman. Le 15 mai 1911, la cour suprème des Etats-Unis déclara que “Sept hommes et une machine entrepreneuriqle ont conspiré contre leurs concitoyens. Pour la sécurité de la république nous décrétons maintenant que cette dangereuse conspiration doit prendre fin avant le 15 novembre de cette année.

Mais le démantèlement de la Standard Oil augmenta la fortune des Rockefeller, qui prirent 25% de parts dans les nouvelles entreprises ainsi créées. La Standard Oil de New York fusionna avec Vacuum Oil pour former Socony-Vacuum, qui devint Mobil en 1966. La Standard Oil de l’Indiana rejoignit la Standard Oil du Nebraska et la Standard Oil du Kansas en 1985 et devinrent Amoco.

En 1972, la Standard Oil du New Jersey devint Exxon. En 1984, la Standard Oil de Californie fusionna avec ses bébés fiduciaires de Pennzoil et de la Standard Oil du Kentucky, puis elle avala tout cru la Gulf Oil pour devenir Chevron. La Standard Oil de l’Ohio garda le nom de l’entreprise jusqu’à ce qu’elle fut achetée, tout comme Amoco et un des bébés de la Standard ARCO, par BP devenant ainsi BP Amoco.

Le ministère de la justice américain répondit au rapport de la CFC de 1952 en amenant une affaire anti-trust en justice contre la faction américaine de big oil. Exxon, Mobil, Chevron, Texaco et Gulf s’allouèrent les services de la grosse firme légale Sullivan & Cromwell, mais les caïds de la défense du “droit” ne furent jamais mis à contribution.

Dix jours avant le coup d’état contre le président iranien démocratique élu Mohamed Mossadeq (en 1959), le président Eisenhower annula l’affaire amenée par la CFC sur la base de la sécurité nationale. Ike (surnom d’Eisenhower) accorda l’immunité aux cavaliers du pétrole contre toute mise en accusation, alors que son envoyé l’ancien président Herbert Hoover, se rendit à Téhéran pour aider Big Oil et leur marionnette le Shah (NdT: roitelet de la dynastie Palawi, mis en place par la CIA) à établir le consortium iranien du pétrole, qui consistait en ces quatre cavaliers du pétrole et la française géante du pétrole la Compagnie Française du Pétrole (aujourd’hui Total-Elf-Fina). BP acquît alors 40% des parts.

Le cartel établît des quotas de production qui s’appliquèrent non seulement à l’Iran, mais aussi aux autres nations productrices de pétrole. Ces quotas leur permirent d’éviter la concurrence et de contrôler les prix du pétrole (NdT: à des fins spéculatives bien entendu…). L’universitaire du pétrole John Blair, qui fut instrumental dans le titillage de la CFC pour qu’elle déclenche une enquête, nota que de 1950 à 1972, la production dans 11 des pays de l’OPEP avait augemnté dans exactement les mêmes proportions.

Lorsque Eisenhower quitta la Maison Blanche, il s’établît dans une ferme de 240Ha près de Gettysburg en Pennsylvannie. Il n’acheta pas la propriété, il ne paya pas non plus pour la construction de tous les bâtiments, ni pour le cheptel qui le peupla bientôt, il ne paya même pas pour les ouvriers employés pour mettre tout cela en place…

La retraite de rêve d’Ike fut totalement payée par Sid Richardson et Clint Murchison, deux milliardaires texans du pétrole qui partageaient de gros intérêts avec les Rockefeller dans les champs pétroliers du Texas et de Louisiane. Leur bonne volonté envers Eisenhower s’étendit même à son ministre du budget et des finances Robert Anderson, qui mit en œuvre un système de quota limitant les importations de pétrole ce qui aida grandement Big Oil à mettre KO leurs plus petits concurrents du marché américain.

Anderson est devenu un exécutif chez ARCO et a reçu une propriété dans l’ouest du Texas d’une valeur de 900,000 US$ et remplit de pétrole de la part des hommes de paille des Rockefeller.

=*=*=*=

Lire: “Le dossier Rockefeller” (traduction Résistance 71)

Notre dossier sur le pétrole abiotique

Pétrole et géopolitique: derrière la façade, pour Rosneft (Russie) et ExxonMobil (Rockefeller)… les affaires continuent !

Posted in actualité, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 juin 2016 by Résistance 71

Ceci n’est pas une nouvelle surprenante sur le plan de l’info, on nage litéralement dans cette merde gluante noire responsable de toutes les guerres depuis le début du XXème siècle, puisque le produit est abiotique et inépuisable à l’échelle humaine. Les Russes et les Ukrainiens le savent avec certitude scientifique depuis 1956. 60 ans !…

L’info qui devrait faire tiquer en fait est que, comme nous l’avions signalé il y a des mois, dans une ambiance de pré-troisième guerre mondiale, la russe Rosneft et la yankee ExxonMobil (Rockefeller) bossent la main dans la main dans le meilleur des mondes possibles pour elles. N’oublions pas que la guerre par procuration en Syrie est une guerre d’ExxonMobil (contrôlant le Qatar et la saoudienne du pétrole Aramco) contre… Rosneft et surtout Gazprom par Assad/l’EI interposés. La guerre du gaz a bien lieu au détriment du pétrole… Et plus on en découvre et moins les prix remonteront… La spéculation sur toile de fond de la mascarade du “pic pétrolier de Hubbert” est terminée.

Quel message cela émet-il ?… Cela en dit-il long sur le pompage des p’tits bras musclés de part et d’autre non plus du rideau de fer, mais du rideau d’or noir ? La gesticulation russo-otanesque n’est-elle que l’écran de fumée masquant la nouvelle réalité géopolitique ?

Question très importante: Y a t’il eu un nouveau Yalta ?

~ Résistance 71 ~

 

Rosneft et ExxonMobil découvrent de gigantesques réserves de pétrole

Réseau Voltaire

15 juin 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192333.html

 

Rosneft et ExxonMobil ont découvert des réserves de pétrole comparables à celles dont disposaient l’Arabie saoudite au XXe siècle. Elles sont situées en mer de Kara (c’est-à-dire au Nord de la Sibérie occidentale, donnant sur l’océan Arctique). Le champ de Pobeda a été découvert fin 2014. Les deux sociétés disposent désormais d’une cartographie en trois dimensions.

L’exploration de cette zone est particulièrement difficile car elle est gelée dix mois par an.

Ces réserves s’ajoutent à celles découvertes au cours des trois dernières années au Venezuela, dans le golfe du Mexique et sous la Méditerranée.

Guerre du gaz au Moyen-Orient: le baril de brut à moins de 35US$ signe de l’offensive gazière ?

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Note de Résistance 71: Quid du gaz ?

Question intéressante: tout ceci n’est-il pas piloté par les géants du gaz naturel de concert pour faire passer le gaz comme source énergétique de remplacement ? Qui sont les géants du gaz ? La trilogie Exxon-Mobil (USA-Qatar des Rockefeller) / Gazprom (Russie) / NIOC (Iran)

La guerre par procuration qui fait rage en Syrie est une guerre du gaz comme nous l’avons précédemment vu. Sur le long terme, dans ces circonstances, la trilogie ci-dessus ne souffrira pas des manques à gagner du pétrole et ils peuvent déjà contrôler qui peut ou ne peut pas entrer dans le marché somme toute assez fermé du gaz naturel, certainement plus fermé que celui du pétrole…

La question réelle est-elle la suivante: Y a t’il une connivence par convergence d’intérêt entre les trois géants du gaz. La guerre de Syrie n’est-elle pas en fin de compte la mise à mort programmée des roitelets sanguinaires du Golfe, Al Saoud en tête et la mise sous tutelle des ressources gazières ?

Il y a une certaine logique dans tout ce chaos provoqué. Roosevelt disait: “En politique rien n’arrive par hasard.” Le prix du brent sous les 35US$… certainement pas un hasard non plus…

 

Le prix du pétrole brut sous les 35 dollars à son plus bas depuis 2009

 

RT France

 

14 décembre 2015

 

url de l’article original:

https://francais.rt.com/economie/12137-prix-baril-petrole-tombe-dessous

Le prix du pétrole a chuté lundi à son bas niveau depuis 2009 alors que l’OPEP poursuit la production de grand quantité de matière première et que l’Iran a prévu d’augmenter ses exportations.

L’Iran est déterminé à augmenter ses exportations de pétrole quelque soit le prix du baril. Téhéran compte profiter de la levée des sanctions internationales, mises en place contre son programme nucléaire, programmée en janvier pour doubler son volume d’exportation. Le pays exporte actuellement 1,1 million de barils par jour.

Le prix du pétrole pourrait s’effondrer à 30 dollars le baril en 2016 et il pourrait rester bas toute l’année, a prévenu le ministre russe des Finances, Anton Siluanov. Le vice-ministre du pétrole, Maxime Oreshkin, a indiqué que son pays avait mis en place des plans basées sur un prix du baril entre 40 et 60 dollars jusqu’à 2022.

« Nous allons vivre dans une réalité différente »

Ce scénario pourrait avoir des implications dévastatrices pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), selon Maxime Oreshkin. Il risque aussi d’avoir des répercussions catastrophiques pour les producteurs de la mer du nord, les projets off-shore voulu par le Brésil et sur l’endettement des producteurs de l’Ouest. « Nous allons vivre dans une réalité différente », a-t-il ajouté.

Note de R71: Est-ce mis en place pour préparer la grande “offensive” du gaz naturel ?…

Selon les autorités de la banque centrale de Russie, le prix moyen du brut l’année prochaine devrait passer à 35 dollars le baril. Elvira Nabiullina a indiqué qu’à ce prix, le PIB russe pourrait baisser de 2 à 3 pourcent. L’Agence internationale de l’énergie a avertit que jusqu’à fin 2016 la surabondance globale de pétrole devrait entraîner une surproduction et un ralentissement de la demande.

Selon Liam Halligan du Telegraph la chute des prix du pétrole découle de modèles d’approvisionnement qui pourraient très vite évoluer en fonction de la situation géopolitique. Le prix du brut pourrait retourner à son niveau antérieur aussi rapidement que le prix du brut s’est effondré l’année dernière, a-t-il déclaré.

«Donc, il y a la Russie, en dehors de l’OPEP, qui se livre à une concurrence continuelle avec le royaume du désert pour être le plus gros producteur mondial de pétrole. Une baisse de la production de l’OPEP, ce que les saoudiens redoutent le plus, pourrait laisser plus de place au brut russe», a indiqué Liam Halligan. (NdT: et au gaz !!….)

Guerre coloniale impérialiste en Syrie: Le Qatar (c’est à dire Exxon-Mobil) décide des zones de guerres…

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Ceci est une fois de plus à connecter avec nos articles sur la Syrie et la guerre du gaz entre Exxon-Mobil/Aramco et Gazprom/NIOC, la NIOC étant la National Iranian Oil Company, gérant aussi le gaz naturel en tant qu’hydrocarbure.

Nous le disons et le répèterons sans cesse: le plus grand fléau de l’humanité est le colonialisme occidental et ceux qui pensent vivre dans un « monde post-colonial » comme la propagande étatique le martèle sans cesse, vivent dans cette bulle idéologique créée par les états coloniaux pour faire marcher leurs peuples comme un seul homme.

Analyse très pertinente ci-dessous de Nasser Charara pour Al Akhbar (Liban)

— Résistance 71 —

 

En Syrie le gaz qatari décide des zones de guerre

 

Nasser Charara pour Al Akhbar (Liban)

Repris par Sahar TV (Iran)

 

3 Décembre 2015

 

url de l’article en français:

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i11399-syrie_le_gaz_qatari_décide_des_zones_de_combat_!_par_nasser_charara

 

Selon toute vraisemblance, le dossier du gaz est « l’arrière plan » essentiel de la guerre contre la Syrie et plus particulièrement de la guerre qui frappe la région de Homs.

Le quotidien Al-Akhbar a obtenudes informations en provenance de sources sûres qui se résument à dire qu’il existe un plan qatari, approuvé par l’administration US, dont l’objectif est la mise en place d’un nouveau gazoduc destiné au transport du gaz qatari vers l’Europe ; la Turquie et Israël étant parties prenantes.De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie.

C’est à partir de fuites émanant d’un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d’un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d’un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l’Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l’équation du commerce gazier mondial.Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie. Le but principal de ce projet est d’acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l’Europe, avec un triple objectif.

  • Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe.
  • Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien.
  • Le troisième : donner à Israël une chance d’exporter son gaz vers l’Europe par voie terrestre et au moindre coût.

Pourquoi Homs ? Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l’itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d’alternative pour rejoindre l’Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d’un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.  Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d’acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l’ambition de s’impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l’équation du commerce gazier mondial. À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l’éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d’une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l’exportation du gaz qatari et israélien vers l’Europe.

Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c’est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l’opposition inféodée aux trois parties.

En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l’activisme armé et l’objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu’man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l’opposition armée cherche effectivement  à contrôler. Les mêmes sources affirment que de leur point de vue, Robert Ford [Ambassadeur des USA en congé de la Syrie, NdT] et Frederick Hoff [Le chargé du dossier gaz au Levant] sont tous deux membres de la « Cellule de crise syrienne aux USA » et se partagent les rôles.

Le premier organise les activités de l’opposition armée anti-syrienne sur le terrain, de manière à ce qu’elles répondent aux exigences de la mise en place du gazoduc qatari, dont le tracé a été préalablement concocté par le second. De plus, Robert Ford a reçu une nouvelle charge consistant à mettre en place un mini-gouvernement syrien, à l’étranger, ayant des ramifications au sein des groupes et organisations armées sévissant dans le nord de la Syrie, à Damas et à Homs dans le but de réussir la partition de la Syrie selon une carte superposable à celle des deux lignes du gazoduc, celle allant vers la Turquie, et celle allant vers Tripoli au Liban ; tout en ménageant d’autres régions pour le « régime ».

Avantages pour la Turquie Ce projet de gazoduc procure à la Turquie de multiples avantages stratégiques et économiques.

  • Un : elle deviendrait un passage vital pour l’Europe qui pourrait ainsi diversifier ses sources de gaz pour ne plus dépendre que du gaz russe ; ce que les USA encouragent vivement.
  • Deux : elle pourrait réaliser son vœu d’entrer dans le club européen.
  • Trois : elle serait soulagée de ne plus dépendre quasi-totalement du gaz iranien ; ce qui ajouterait à sa valeur géostratégique.
  • Quatre : elle réduirait sa facture énergétique exorbitante et toucherait, en plus de tout le reste, les dividendes payés par le Qatar et Israël pour le droit de passage de leur gazoduc à destination de l’Europe.Avantages pour Israël.

Du même coup, Israël serait candidate à devenir à son tour un « Émirat gazier majeur » en l’espace de cinq ans environ, du fait  de son exploitation du gaz  des deux champs « Leviathan » et « Tamar » partagés avec le Liban. Selon des études françaises, les capacités de ces gisements dépassent celles de « North Dome-South Pars » commun au Qatar et à l’Iran, et considéré comme le plus grand champ gazier du monde… Israël et le Qatar ont donc besoin d’emprunter la route de Homs vers l’Europe, parce que les alternatives sont très coûteuses, d’autant plus que le « Canal de Suez » n’est pas adapté à recevoir les gros cargos de pétrole et de gaz prévus à cet effet.Avantages pour le Liban ?

Il n’est pas inintéressant de noter la remarquable transformation positive de l’attitude de Doha à l’égard du Premier ministre libanais Najib Mikati, lors de sa dernière visite au Qatar. Non seulement le boycott diplomatique et économique est levé, mais l’ouverture est totale. On ne menace plus d’expulser les libanais travaillant sur le territoire qatari. On propose la mise en place de projets de développement pour soutenir et renforcer la stabilité économique du pays. Encore mieux, on se propose d’offrir une assistance financière au port de Tripoli, lequel est destiné à suppléer au port syrien de Lattaquié en cas de nécessité. Il n’est pas inintéressant, non plus, de noter que la raffinerie de Tripoli ne fonctionne plus depuis des années, mais qu’existent toujours des réservoirs de stockage de pétrole, non de gaz.

Mais il est parfaitement possible de réhabiliter le port et d’y amener les installations nécessaires à la liquéfaction et au stockage du gaz. En même temps, ce serait l’une des options d’expédition du gaz qatari vers l’Europe !

Et la Russie dans tout ça ? Toujours selon les mêmes sources, la Russie aurait informé le Liban qu’elle ne sera pas d’accord avec ce dernier projet d’exploitation du gaz méditerranéen avant d’obtenir des garanties de l’Occident lui attestant qu’il ne chercherait pas à changer le « régime » en Syrie ; exigence qui ne serait nullement incompatible avec la poursuite des travaux de prospection gazière par des sociétés russes dans le secteur. Ceci, parce que ces sociétés ne doivent pas s’absenter au moment du boom gazier méditerranéen ; sans oublier que l’Iran, l’Irak, et la Syrie ont un projet commun partant de leurs propres territoires. Il consiste tout simplement à ce qu’un gazoduc iranien, traverse l’Irak pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

Nasser Charara13 novembre 2012Article original : Al-Akhbar [Liban]