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Le point sur l’agression américaine en Syrie…

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Résistance 71

 

8 avril 2017

 

Depuis ces dernières 36 heures nous avons pas mal traduit de choses pour mieux comprendre toute cette affaire de faux-drapeau chimique suivi d’une attaque américaine sur une base aérienne syrienne, véritable déclaration de guerre qui pourrait bien nous mener à cette 3ème guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes de l’empire.

Alors bien entendu, tout le monde connaît la version officielle de l’empire, reprise en cœur comme à l’accoutumé par tous les médias pressetitués de connivence. On n’y reviendra pas ici.

L’info alternative elle, tend à être assez divisée sur ce qui se serait véritablement passé, notre tour d’horizon nous amène à reproduire ici un résumé de ce que nous avons trouvé de pertinent sur l’affaire à lire ou à relire pour pouvoir y voir plus clair quand tout çà se sera décanté… A moins que nous ne soyons tous atomisés d’ici là…

Agression yankee en Syrie: Pourquoi la Russie n’a t’elle pas riposté

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

A lire sur le sujet:

« La guerre en Syrie après un nouveau faux-drapeau ? »

« Après Trump, Poutine se rendra t’il à l’empire ? »

 

Pourquoi la Russie n’a pas riposté aux frappes américaines en Syrie

 

Izvestia & Sputnik News

 

7 avril 2017

 

url de l’article:

https://fr.sputniknews.com/presse/201704071030791679-syrie-russie-usa-frappes/

 

L’utilisation de systèmes antiaériens russes par l’armée syrienne en réponse à la frappe américaine aurait pu provoquer un conflit nucléaire, qu’on n’a réussi à éviter que grâce au sang-froid du commandant en chef russe, estime Sergueï Soudakov, membre de l’Académie des sciences militaires de Russie.

Qui plus est, les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires, souligne l’expert militaire Vladislav Chouryguine.

Une guerre « chaude »

« Tout le monde s’interroge tout d’abord pourquoi les systèmes antiaériens russes n’ont pas abattu tous ces missiles. Les gens pensent qu’il aurait fallu le faire afin de prévenir cette agression. Mais si nous avions détruit ces engins, nous aurions pu ne pas nous réveiller ce matin à cause du conflit nucléaire. Nous aurions pu faire face à un affrontement de deux Etats nucléaires sur le territoire d’un pays tiers », souligne Sergueï Soudakov.

Les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires. Tout ce qui peut être dit d’autre n’est qu’une campagne médiatique sans aucun lien avec la réalité, explique Chouryguine.

« La Syrie est de temps en temps bombardée par Israël et la Turquie, mais nous ne faisons que défendre notre aérodrome et nos sites. A mon avis, il s’agit d’une décision politique de ne pas abattre ces missiles, car cela aurait pu provoquer un conflit russo-américain au niveau des forces antiaériennes », poursuit-il.

Selon lui, Donald Trump s’est dangereusement rapproché d’une « guerre chaude »:

« Sans le sang-froid du commandant en chef russe, on aurait ordonné la destruction de ces Tomahawks. Ce qui aurait signifié le début d’une guerre ».

Les États-Unis ont annoncé leur intention de frapper via des canaux diplomatiques. La Russie a également prévenu les Syriens qui ont évacué les soldats et le matériel de la base, poursuit-il.

« Cela ne témoigne pas de la force de nos positions et même tous ces accomplissement laissent un arrière-goût amer », estime-t-il.

Attaques et parallèles

Il y a une semaine, une base syrienne accueillant des forces aériennes russes a subi une frappe de l’armée de l’air israélienne. Il existe des parallèles entre ces deux attaques. On n’y fait pas vraiment attention mais elles sont assez considérables, affirme Viktor Olegovitch, directeur de recherche du Centre de la politique actuelle.

« Israël est l’allié-clé des USA au Moyen-Orient et sa position sur le problème syrien est proche de celle des Américains. Ses frappes rappellent en partie ce que nous avons constaté aujourd’hui. On peut les considérer comme un certain entraînement voire un test de réaction, mais la Russie a décidé de laisser sa réaction pour l’avenir. Et sa riposte sera sans doute appropriée », explique l’expert.

Si les frappes américaines contre les forces syriennes dans la province de Deir-ez-Zor en septembre 2016 ont tiré un trait sur les accords en faveur du règlement de la crise syrienne obtenus en Suisse, l’attaque d’aujourd’hui détruit l’espoir que Moscou avait d’une normalisation de ses relations avec Washington, indique-t-il.

Selon lui, certains changements de personnel avant l’agression actuelle contre la Syrie — par exemple la destitution de Michael Flynn qui avait une position modérée sur la Syrie — « montrent l’incapacité de Trump de résister à l’establishment américain »: le président a remplacé les membres principaux de son administration qui étaient indésirables aux yeux des leaders des partis démocrate et républicain, et lance actuellement des initiatives satisfaisantes pour l’establishment et les services secrets.

Un faux pas

« Trump a besoin d’entreprendre des initiatives dans le domaine de la politique étrangère pour faire respecter sa politique intérieure. Mais ce pas a été tout à fait erroné. Il ne s’agit pas de sa décision, mais de la décision de ces conseillers, d’une erreur grave. On ne compte plus les cas où les Etats-Unis ont lancé des ingérences et détruit la souveraineté d’autres pays. Mais ce que nous constatons aujourd’hui est une agression d’un autre genre qui vise un allié de deux adversaires assez sérieux: la Russie et l’Iran », conclut-il.

Cet acte d’agression américaine repousse la possibilité de négociations à part entière même dans le cadre du sommet du G20, dans la cadre duquel Vladimir Poutine devrait s’entretenir avec Donald Trump: au lieu de normaliser les relations avec la Russie Trump les a rayées d’un trait et les deux pays ne peuvent même pas devenir « meilleurs ennemis ».

« Il s’agit d’un coup dur contre les relations russo-américaines, les derrières évolutions et les espérances liées au nouveau président, à une amélioration de rapports avec lui par rapport à son prédécesseur. Il s’agit également d’un coup contre le processus de paix en Syrie qui avance déjà avec des difficultés très importantes. Il est désormais également menacé », affirme Nikita Smaguine, politologue et rédacteur en chef de la revue Iran segodnia.

Il faut, selon lui, analyser la réaction future des Etats-Unis. S’il s’agit d’une initiative isolée, cela sera un problème important, mais les négociations pourraient reprendre leur cours. Si les USA veulent lancer de nouvelles frappes, ce sera un scénario tout à fait différent ayant des conséquences encore plus sérieuses.

Détourner l’attention

Cette attaque fait partie d’un autre scénario de Trump, estime Sergueï Soudakov:

« La situation à Mossoul est actuellement désastreuse: des pertes sévères, beaucoup de victimes civiles… On a donc conseillé à Trump de détourner l’attention de Mossoul à l’aide de ce bombardement ».

Nikita Smaguine est d’accord avec cette théorie de diversion:

« A mon avis ce facteur a sans doute influé sur la décision. Mais il n’est pas le seul. Il y a plusieurs facteurs. La nécessité de détourner l’attention constitue pourtant une motivation supplémentaire: il faut organiser une démonstration spectaculaire ».

Dans tous les cas cet événement fait régresser toutes les relations à leur niveau du début du XXe siècle du point de vue des standards internationaux du droit, poursuit Soudakov.

« Nous constatons le retour du gendarme qui impose sa volonté par la force », conclut-il.

Guerre impérialiste en Syrie: Les casques blancs de l’empire participent au blocus de l’eau à Damas…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 6 janvier 2017 by Résistance 71

Et la mascarade continue…

~ Résistance 71 ~

 

“Les Casques Blancs” financés par GB/USA participent 
au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

MoA

3 janvier 2017

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8081

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération de d’Alep-Est.

Comme nous l’avons écrit hier :

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’al-Qaida ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables) :

Hassan Ridha @sayed_ridha – 2:10 AM – 3 jan 2017

Déclaration de Wadi Barada : nous laisserons des équipes réparer la source d’eau si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent d’attaquer, si le siège est levé et si le cessez-le-feu est surveillé par des observateurs internationaux 
[pièce jointe]

EHSANI2 @ EHSANI22 – 6:43 AM – 3 jan 2017

L’opposition offre de marchander l’accès à la source d’eau pour #Damas contre l’arrêt des opérations militaires de l’armée [pièce jointe]

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

(Voir les photos sur l’article original)

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie qui mènent l’insurrection.

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier :

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs.

Guerre impérialiste en Syrie: Nouveau cessez-le-feu… en attendant le prochain cessez-cessez-le-feu

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2016 by Résistance 71

Cessez le feu signé en Syrie par les djihadistes à l’exception d’Al Nosra et de L’EIIL/Daesh

 

Réseau Voltaire

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

1. Faylaq al-Sham (4 000 combattants)

2. Ahrar al-Sham (16 000 combattants)

3. Jaysh al-Islam (12 000 combattants)

4. Suvar agi-Sham (12 000 combattants)

5. Jaysh al-Mujahidin (8 000 combattants)

6. Jaysh Idlib (6 000 combattants)

7. Jabhat al-Shamiyah (3 000 combattants)

Les trois documents sont : 
 Le cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale. 
 Les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes. 
 Les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017). L’Arabie saoudite, l’Irak, la Jordanie, le Qatar et les Nations unies seront sollicités.

L’accord brise l’unité des jihadistes en deux groupes : d’un côté ceux qui poursuivent les objectifs de l’Otan et qui ont refusé de le signer, de l’autre ceux qui ont accepté de baisser les armes.

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis deux mois. Les parties qui s’y opposent —particulièrement Israël et le Royaume-Uni— ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

 

[1] « Владимир Путин объявил о прекращении огня в Сирии широко распространенной », Сеть Вольтер, 29 декабря 2016. “Vladimir Putin announces ceasefire in Syria”, Voltaire Network, 29 December 2016.

Guerre impérialiste en Syrie… et ailleurs: Le pathétisme français…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 décembre 2016 by Résistance 71

La France dans toute sa splendeur collabo avec un empire génocidaire, usurpateur du sol sur lequel il affirme des prétentions illégales ; larbine d’une entité raciste, suprémaciste, à la mythomanie « exceptionnaliste » galopante ; la France succombant au syndrome du larbin et en ce qui concerne la Russie, au syndrome Tolstoïevski, pour prétendre picorer les miettes des « grands »… Le peuple est victime (ou complice c’est selon…) de l’institutionnalisation du larbinisme comme condition sine qua non d’existence vassale à la puissance coloniale moderne.

Quand on pense qu’il suffit de dire NON ! Ensemble, haut et fort et de s’y tenir, pour que tout s’arrête… Alors, résolution pour l’an 2017 ? Chiche?..

~ Résistance 71 ~

 

Sur la Syrie, la France est en état d’extinction cérébrale

 

Bruno Guigue

 

15 décembre 2016

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7991

 

Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cerné dans les décombres, est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel par solidarité avec Alep. Avec les habitants d’Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million d’Alépins réfugié dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n’existent pas. Et même s’ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu’ils subissaient les tirs de mortier des courageux rebelles en lutte pour la démocratie, leurs morts demeuraient invisibles, effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. Ils n’ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays. Ils n’ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n’ont pas réclamé l’instauration de la charia wahhabite. Alors on n’en parle pas, c’est plus simple.

On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d’obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la « capitale » d’une révolution-bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l’OTAN.

La cuisante défaite de ces desperados de la terreur leur arrache des larmes, à nos faiseurs d’opinion, elle les met en transe compassionnelle comme si ces coupeurs de tête étaient nos frères d’armes, ou de pauvres victimes sur le sort desquelles il faudrait s’apitoyer. Avec un art consommé du mensonge et de la manipulation, ces affabulateurs professionnels font comme si le sort des terroristes était lié aux populations civiles qui leur servent de boucliers humains, comme si les souffrances des innocents causées par la guerre justifiaient notre soutien aux terroristes qui en sont responsables.

Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs. Les médias parlent de 100 000 personnes qui seraient recluses dans le dernier réduit « rebelle », mais sans nous expliquer comment elles peuvent contenir dans trois kilomètres carrés ! Plus les heures passent, en réalité, et plus ce dernier bastion de fanatiques se vide de ses civils, et plus les gouvernements occidentaux, relayés par leurs perroquets médiatiques, s’en affligent.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rats, pour servir d’alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Complices des allumés du takfir maquillés en rebelles démocrates, nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution-bidon, en nous faisant croire que lorsque l’armée syrienne frappe Al-Qaïda, elle s’acharne en fait contre des innocents.

Mensonge pour mensonge, on nous dit aussi que des dizaines de civils ont été froidement abattus par des milices chiites. Mais ceux qui rapportent cette accusation oublient de dire que selon l’ONU il n’y a pas de preuve de ces massacres et que ces allégations sont « invérifiables ». Peu importe, c’est un détail ! Les mêmes accusateurs diront alors que des massacres auront lieu, que c’est inévitable, qu’il y aura un « génocide » ! Impuissante à produire la moindre preuve sur des faits passés, l’accusation se conjugue au futur, elle se fait prophétique, elle vaticine en prenant ses désirs pour des réalités.

La désinformation bat son plein, l’esprit collabo se déchaîne et l’hexagone, comme d’habitude, bat tous les records. Quel pays de masochistes ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. Alors, oui, éteignons la Tour Eiffel et tout le reste. De toute façon, la France est un pays en état d’extinction cérébrale, une colonie de l’Empire dirigée par des imposteurs qui, en faisant le malheur des autres, feront aussi le nôtre.

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

 

 

Guerre impérialiste en Syrie: La supercherie des « casques blancs » démasquées…

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En Syrie les “casques blancs” pris la main dans le sac de la mise en scène

 

Tony Cartalucci

 

22 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/11/syria-white-helmets-caught-in-mannequin.html#more

 

~ Traduit de l’angais par Résistance 71 ~

 

La “Défense Civile Syrienne” financée par les Etats-Unis et l’Europe plus connue sous le vocable des “Casques Blancs”, est de plus en plus démontrée être un des plus gros et des plus élaborés mensonges et tromperies de la propagande de guerre moderne occidentale. Se présentant comme à la fois “sauveteurs” de civils coincés dans de soi-disants bombardements russes en Syrie et “observateurs” des soi-disantes “atrocités” commises contre les militants combattant le gouvernement syrien, les preuves se sont accumulées pour démontrer que cette entité est en fait complice des groupes militants islamistes incluant des groupes terroristes reconnus et aussi une agence de propagande occidentale.
En octobre de cette année, des manifestants en Europe ont facilement recréé virtuellement chaque scène de “sauvetage” montrée par les “casques blancs” simplement en se barbouillant de farine et de colorant rouge et en s’allongeant sur le sol de villes européennes. Partie prenante de la campagne “Sauver Alep”, les manifestants cherchèrent à amener la “réalité” du “travail” des “casques blancs” à une audience européenne. Mais ils l’ont peut-être fait de manière trop littérale, révélant par là-même que de nombreuses scènes filmées par les “casques blancs” en Syrie sont en fait arrangées et truquées et font partie d’un théâtre de propagande urbaine.

Dans une vraie situation de guerre, des bombardements laissent derrière eux un carnage indescriptible, avec des corps calcinés au delà de toute possibilité de reconnaissance, des membres arrachés, pantelants, des plaies ouvertes et des tas de chair sanguinolente. Les vidéos de ces “casques blancs” (NdT: rappelons-le financés à hauteur de millonos d’euros par les Etats-Unis et l’UE…) ne représentent bizarrement aucune de ces dures réalités et au lieu de cela mettent le plus souvent en scène de la farine et des colorants sur des figurants, comme vus dans les scènes de manifestations en Europe le mois dernier.

Il est à noter que la seule chose qui manquait des manifestations inspirées des “casques blancs” en Europe, fut un décor de fond de ville en ruines et les piles de gravas pour y “enfouir” les acteurs.

Une vidéo récente partagée sur facebook par l’activiste syrienne Mimi Al Laham expose grandement cette farce avec l’inclusion de cette dernière caractéristique.

Ce qui apparaît être une vidéo des “casques blancs” est filmé dans un style technique connu sous le nom de “mannequin challenge”. Sur ce type de plan, les acteurs sont figés tandis que la caméra bouge autour d’eux pour un effet similaire d’une technique employée à Hollywood pour augementer l’effet dramatique. Ceci a fait surface sur Youtube. (NdT: voir la vidéo en section commentaire)

La vidéo commence avec trois hommes tentant de demeurer parfaitement immobiles alors que la caméra bouge autour d’eux. Les hommes posent dans des gravas d’un bâtiment effondré. Deux des hommes sont habillés en “casques blancs” et le 3ème homme est allongé au sol avec ses jambes partiellement ensevelies sous les gravas. Un effet son est ajouté à la bande son de manière évidente, son similaire de celui que nous pouvons entendre dans les films de guerre lorsqu’un parsonnage est choqué et ses oreilles sifflent et bourdonnent, juste avant que les personnages ne commencent à bouger et à crier, les volontaires commencent alors à “dégager” l’homme coincé qui feint des cris de douleurs.

A part le style du “mannequin challenge”, la vidéo n’est pas différente de toute celles inclues dans la “filmographie” des “casques blancs”. Comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvées”, l’homme dans cette vidéo n’est manifestement pas blessé et est simplement couvert de poussière tout comme les manifestants en Europe étaient couverts de farine et juste comme toutes les “victimes” que les “casques blancs” ont “sauvé” en Syrie, le furent après les soi-disants bombardements.

De sérieuses questions éthiques se posent

Dans cette vidéo, les trois hommes sont indubitablement des acteurs. La “victime” a été manifestement et sans aucun doute intentionnellement et précautionneusement enfouie dans les gravas et non pas coincée en résultat d’un bombardement. Le fait que les deux autres acteurs soient complètement habillés des uniformes des “casques blancs”, acquis par les dizaines de millions d’euros fournis à l’organisation par les gouvernements occidentaux, révèle une violation potentiellement sérieuse de l’éthique, similaire aux violations du code d’éthique commises par des sauveteurs et médecins, réels eux, et qui utilisent leurs ressources et leur statut protégé à des fins politiques et militaires plutôt que pour leurs missions humanitaires réelles. (NdT: suivez notre regard….)

Les “casques blancs” sont peut-être la parfaite personnalisation de cette “opposition” syrienne. Une façade, une supercherie totalement créée par des intérêts étrangers pour diviser et détruire une nation entière, voire une région entière, tout en posant comme des héros de la “liberté”, de la “démocratie” et de la “cause humanitaire”. Pour toutes les autres ONG du monde recevant le financement des Etats-Unis et de l’UE (NdT: directement ou par procuration… USAID, NED etc…), elles devraient sérieusement considérer en quelle compagnie elles se retrouvent: celles de menteurs et de terroristes, d’acteurs qui se repaissent des bonnes intentions des gens à faire le bien tout en exploitant la misère dont ils sont eux-mêmes le plus souvent directement impliqués à créer.

Voir vidéo en section commentaire

Guerre impérialiste en Syrie: les enjeux de la guerre par proxy de l’occident colonialiste au Moyen-Orient…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 juillet 2016 by Résistance 71

“La résistance contre l’occupation israélienne, qui est un danger à la fois présent et futur, reçoit une priorité ultime étant donnés les effets anticipés d’une telle occupation sur le Liban et dans toute la région…”
~ Naïm Qassem, second objectif fondamental édicté à la création du Hezbollah ~

“Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano occidental dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet.  C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant.”
~ S. Hassan Nasrallah (2015) ~

 

Le Hezbollah livre une bataille existentielle en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

27 juin 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/06/hezbollah-wages-existential-battle-in.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a annoncé ses intentions de renforcer les positions en Syrie, particulièrement à Alep. Al-Manar dans son article « S. Nasrallah: Hezbollah Will Reinforce Troops in Aleppo to Achieve Major Victory, » rapporte que:

Le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a confirmé vendredi que le parti allait envoyer plus de troupes en Syrie, à Alep où se déroule une bataille majeure afin de battre le projet terroriste takfiriste soutenu par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

Nasrallah ajoute que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux préparaient d’inonder la Syrie avec des milliers de terroristes mercenaires supplémentaires afin de saisir la vielle d’Alep. Il a aussi fait remarquer comment le soi-disant “cesser-le-feu” était utilisé par des factions variées soutenues par les USA et l’Arabie pour mieux se retrancher et se préparer à la prochaine phase de combat.

Nasrallah avait prévenu le monde en 2007 de la catastrophe à venir en Syrie

En 2007, Nasrallah avait donné un entretien au journaliste Prix Pullitzer Seymour Hersh dans son article: « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »

Dans celui-ci, Nasrallah avait déclaré ce qui suit tout en discutant au sujet de la guerre civile en cours en Irak, des années avant ce qui s’est produit en Syrie n’arrive (NdT: les évènement de Syrie se sont déclenchés en mars 2011):

Nasrallah a dit qu’il croyait que l’Amérique voulait également procéder à une partition du Liban et de la Syrie. En Syrie, avait-il dit, le résultat serait de pousser le pays dans ‘un chaos et des batailles internes comme en Irak’. Pour le Liban, ‘il y aura un état sunite, un état alawite, un état chrétien et un état druze’, mais avait-il dit ‘je ne sais pas s’il y aura un état chi’ite’.

Il pensait que des tentatives seraient effectuées pour faire partir les chi’ites du Liban et de la Syrie et aussi loin que du sud de l’Irak, ce qui pourait expliquer pourquoi l’auto-proclamé “État Islamique” opère de manière si propice à la fois en Syrie et en Irak, servant d’outil d’influence non pas seulement de la Syrie, mais de toute la région sur un plan géopolitique.

L’article de Hersch en 2007 révèlait aussi un autre aspect important de la politique étrangère américaine si évident à ce moment là et maintenant si prophétique à posteriori. L’article déclara que “pour réduire l’influence de l’Iran qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush avait décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement US a collaboré avec l’Arabie Saoudite sunnite dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des actions clandestines visant l’Iran et son allié de la région, la Syrie. Un des effets secondaires de cette entreprise a été la poussée et le soutien de groupes extrémistes sunnites épousant une vision militante de l’Islam, hostiles aux Etats-Unis et sympathisant d’Al Qaïda.

Ainsi, la recherche de Hersh et ses entretiens révélèrent essentiellement que déjà en 2007, les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés régionaux comme l’Arabie pour pousser et armer des groupes terroristes et leurs réseaux politiques, incluant la confrérie des Frères Musulmans (NdT: qui a été recupérée par les services de renseignement britanniques dans les années 1920 et qui œuvrent comme agents impérialistes depuis lors…), en préparation de la destruction et de la division de la région, ceci incluant la Syrie et le Liban.

Le combat de la Syrie est le combat du Liban et donc le combat du Hezbollah

Les maisons de change prominentes de Washington, les blablateurs déguisés du journalisme comme ceux du Daily Beast, ont insisté que le combat du Hezbollah en Syrie est un divorce de l’objectif supposé de l’organisation qui serait comme le proclame de manière si simpliste le Daily Beast, de “combattre Israël”. Das son article « Hezbollah Fighters Are Fed Up With Fighting Syria’s War, » et dans un style si typique du journalisme occidental, le Daily Beast défère à une poignée d’histoires anonymes et anecdotiques pour renforcer ce qui serait autrement une assertion sans fondement aucun pour promouvoir ce qui est finalement un narratif factuellement écorné.

Le but de l’existence du Hezbollah n’est pas de “combattre Israël”. Il est de protéger la nation du Liban et la population chi’ite de toutes menaces (NdT: lors de la dernière guerre d’invasion d’Israël au Liban-Sud, en 2006 le Hezbollah a protégé et logistiquement aidé la population chrétienne, il existe toujours une forte alliance politique entre le Hezbollah et le mouvement politique chrétien de l’ex-général Aoun). L’article de Hersh en 2007 a révélé qu’en plus de la protection des populations chi’ites, même l’ancien agent de la CIA ayant opéré au Liban Robert Baer avait admis que le rôle très important que le Hezbollah avait aussi joué en protégeant les minorités à travers la région, incluant les chrétiens, lorsque la guerre par procuration de Washington menée par Al Qaïda commença.

Comme le but réel et effectif du Hezbollah est la défense du Liban, il n’est donc pas difficile de voir ni de comprendre pourquoi il s’est investi si lourdement dans la guerre faisant rage dans le pays voisin qu’est la Syrie.

La belligérence du régime actuel d’Israël n’est qu’une des nombreuses menaces planant sur le futur du Liban. L’expansion de groupes extrémistes comme Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie, créé et armé par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël…) et Al Qaïda, en passant par l’État Islamique (NdT: ou EIIL/EI/Daesh aux sponsors identiques), alimentés par les Etats-Unis, l’Arabie, la Turquie, le Qatar, la Jordanie en argent, armes et soutien politique, en est une autre. Ceci constitue une menace essentielle non seulement pour la Syrie, mais aussi pour ses voisins incluant le Liban.

Le Liban en fait, a servi comme un des plusieurs conduits au travers duquel les combattants de la guerre par procuration menée par les Etats-Unis sont transportés en nombre important ainsi que leur logistique. Ceci a mené à des combats au Liban entre des groupes extrémistes et à la fois des membres des milices du Hezbollah et des factions de l’armée libanaise qui tentaient d’interdire le flot d’hommes et de matériel.

Mais l’impact actuel de la guerre en Syrie sur le Liban n’est qu’une menace à laquelle la nation et ses défenseurs doivent faire face. L’autre est la perspective de l’effondrement du gouvernement syrien et que les groupes terroristes soutenus et montés en puissance par l’occident et ses alliés régionaux ne prévalent et ensuite s’étendent partout.

La Libye est un avertissement aux voisins de la Syrie: “Vous êtes les prochaines sur la liste”…

Comme on l’a vu en Libye, l’effondrement induit par l’occident d’un gouvernement et le changement de régime qui a suivi n’est que la première étape d’ambitions bien plus grandes de l’occident. La Libye fut ensuite utilisée comme tremplin pour envoyer des combattants et des armes dans d’autres nations ciblées par Washington et marquées du sceau de “changement de régime”. Ceci incluait la Syrie elle-même.

Les observateurs attentifs du conflit syrien pourront se rappeler qu’à la fin de 2011 et au début de 2012, la Libye contribua à un nombre signifiant de combattants et d’armes pour le conflit en Syrie, armes et personnels entrant en Syrie via le pays de l’OTAN: la Turquie, avec l’assistance du gouvernement des USA et en préparation de l’invasion de la plus grande ville de Syrie: Alep.

En novembre 2011, le Telegraph dans leur article: « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Abdul Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ex-leader du Groupe Combattant Islamique Libyen (GCIL) a rencontré les chefs de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Istanboul et à la frontière turco-syrienne, a dit le responsable militaire travaillant avec Mr Belhaj. Mustapha Abdoul Jalil, le président libyen intérimaire, l’a envoyé là-bas.” Il doit être noté que le leader terroriste Belhaj, soutenu par les Etats-Unis a apparemment joué un rôle essentiel dans la présence de l’EIIL en Libye.

Dans un autre article du Telegraph: « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » il est admis:

Les rebelles syriens ont eu des négociations secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, le but étant de sécuriser plus d’armes et d’argent pour leur insurrection contre le régime du président Al-Assad, a appris le Daily Telegraph

A cette réunion, qui a eu lieu à Istanboul et qui comprenait des officiels du gouvernement turc, les Syriens ont requis l’assistance des représentants libyens et des armes et des volontaires leur furent offerts. Il y a quelque chose de planifé pour envoyer des armes et même des combattant libyens en Syrie, a déclaré une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. Il y a une intervention militaire en route, dans quelques semaines vous verrez.

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens seront rapportés être entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et par la suite, CNN dont le journaliste Ivan Watson qui accompagna les terroristes à travers la frontière turco-syrienne et dans la ville d’Alep, révéla qu’en fait des combattants étrangers se trouvaient parmi les militants, surtout des Libyens. Il fut admis que:

Dans le même temps, des résidents du village où les Faucons Syriens établissaient leur QG affirmaient qu’il y avait là des combattants de plusieurs pays d’Afrique du Nord servant dans les brigades combattantes. Un combattant volontaire libyen a aussi dit à CNN qu’il a l’intention d’aller en Syrie via la Turquie dans les jours qui venaient afin d’ajouter une “section” de combattants libyens au mouvement armé.

CNN ajouta également:

“Mercredi, l’équipe de CNN a rencontré un combattant libyen qui était entré en Syrie via la Turquie avec quatre autres Libyens. Le combattant portait une tenue complète militaire camouflée et portait un fusil d’assaut Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Parmi les combattants étrangers, certains d’entre eux sont clairement attirés là-bas car percevant ce combat comme un “djihad”. Ceci est donc un aimant à dhihadistes qui voient cela comme un combat pour les musulmans sunnites.”

Avec ceci à l’esprit, on ne peut qu’imaginer à quel point serait les ramifications de ces groupes terroristes avec la Syrie devenant un autre havre d’entraînement, de logistique et de trafic d’armes et de combattants, alors que l’occident ferait glisser sa guerre par procuration vers le Liban, l’Iran et même le sud de la Russie (Caucase) et la Chine occidentale.

Le Liban, sans le gouvernement et la force militaire syriens et avec l’Iran combattant une guerre par procuration qui traverserait inévitablement ses frontières si la Syrie tombait, n’a aucune chance contre les mercenaires de la guerre par procuration soutenus par le sponsorship multinational du terrorisme mené par les Etats-Unis. La bataille pour la Syrie est la bataille du Liban. Elle est aussi la bataille de l’Iran, et celle de la Russie et même de la Chine. Ces nations ne soutiennent ni ne défendent le gouvernement syrien juste parce qu’ils en sont les alliés. Elles le font en connaissance de cause sachant que le conflit s’étendra s’il n’y est pas mis fin en Syrie dès maintenant.

C’est précisément pour cela que ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban et à moindre mesure ni la Chine, ne peuvent se permettre d’abandonner la Syrie.

Ceci est aussi pourquoi les “assurances” en provenance des Etats-Unis disant que si “un changement de régime” se faisait en Syrie, le conflit prendrait fin, ne peuvent pas et ne doivent pas être crues.

“Le changement de régime” n’a pas mis fin au conflit en Libye, ni au rôle de la Libye dans le soutien de plus vastes conflits au-delà de ses frontières. Cela ne sera pas le cas en Syrie non plus. Ceci ne fera que mener au prochain conflit qui sera bien plus important.

Le Hezbollah ne combat pas “pour Assad” en Syrie. Le Hezbollah se bat pour le Liban et la stabilité de la région entière de laquelle le futur du Liban dépend directement.

Pétrole et géopolitique: derrière la façade, pour Rosneft (Russie) et ExxonMobil (Rockefeller)… les affaires continuent !

Posted in actualité, économie, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 16 juin 2016 by Résistance 71

Ceci n’est pas une nouvelle surprenante sur le plan de l’info, on nage litéralement dans cette merde gluante noire responsable de toutes les guerres depuis le début du XXème siècle, puisque le produit est abiotique et inépuisable à l’échelle humaine. Les Russes et les Ukrainiens le savent avec certitude scientifique depuis 1956. 60 ans !…

L’info qui devrait faire tiquer en fait est que, comme nous l’avions signalé il y a des mois, dans une ambiance de pré-troisième guerre mondiale, la russe Rosneft et la yankee ExxonMobil (Rockefeller) bossent la main dans la main dans le meilleur des mondes possibles pour elles. N’oublions pas que la guerre par procuration en Syrie est une guerre d’ExxonMobil (contrôlant le Qatar et la saoudienne du pétrole Aramco) contre… Rosneft et surtout Gazprom par Assad/l’EI interposés. La guerre du gaz a bien lieu au détriment du pétrole… Et plus on en découvre et moins les prix remonteront… La spéculation sur toile de fond de la mascarade du “pic pétrolier de Hubbert” est terminée.

Quel message cela émet-il ?… Cela en dit-il long sur le pompage des p’tits bras musclés de part et d’autre non plus du rideau de fer, mais du rideau d’or noir ? La gesticulation russo-otanesque n’est-elle que l’écran de fumée masquant la nouvelle réalité géopolitique ?

Question très importante: Y a t’il eu un nouveau Yalta ?

~ Résistance 71 ~

 

Rosneft et ExxonMobil découvrent de gigantesques réserves de pétrole

Réseau Voltaire

15 juin 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192333.html

 

Rosneft et ExxonMobil ont découvert des réserves de pétrole comparables à celles dont disposaient l’Arabie saoudite au XXe siècle. Elles sont situées en mer de Kara (c’est-à-dire au Nord de la Sibérie occidentale, donnant sur l’océan Arctique). Le champ de Pobeda a été découvert fin 2014. Les deux sociétés disposent désormais d’une cartographie en trois dimensions.

L’exploration de cette zone est particulièrement difficile car elle est gelée dix mois par an.

Ces réserves s’ajoutent à celles découvertes au cours des trois dernières années au Venezuela, dans le golfe du Mexique et sous la Méditerranée.

Guerre impérialiste en Syrie: Raqqa Stalingrad du Moyen-Orient ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , , , on 14 février 2016 by Résistance 71

La course vers Raqqa a commencé 
- Pour garder son unité la Syrie doit la gagner

MOA

11 février 2016

article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6846

 

La course vers Raqqa a commencé. La Syrie et ses alliés sont en concurrence avec le États-Unis et ses alliés pour arracher l’est de la Syrie à l’État islamique.

Raqqa, dans l’est de la Syrie, est détenue par l’État islamique comme le sont les autres villes le long de l’Euphrate vers l’Irak. Vaincre l’État islamique à Raqqa, à Deir Ezzor, et dans d’autres villes syriennes de l’Est, et les libérer, est le but de tous les ennemis supposés de l’État islamique. Mais cette question doit être considérée dans un contexte plus large.

Si les États-Unis et leurs alliés prenaient Raqqa ou Deir Ezzor et, avec ces villes, des parties de l’est de la Syrie, ils pourraient les utiliser comme monnaie d’échange pour acquérir un certain pouvoir de négociation avec la Syrie et ses alliés concernant l’avenir de la Syrie. Ils pourraient créer un état sunnite dans l’est de la Syrie et l’ouest et l’Irak. Mossoul ferait partie de cet état sunnite qui serait probablement mis sous tutelle de la Turquie. Il y a, depuis quelque temps, des projets américains d’un « Sunnistan » de ce type, avec une révision des frontières Sykes-Picot.

Pour la Syrie et ses alliés le maintien de l’unité de la Syrie est un objectif majeur. Perdre Raqqa et les champs de pétrole de l’est aux profits des États-Unis serait dévastateur. La Syrie et ses alliés doivent donc battre les États-Unis et leurs alliés dans la course pour Raqqa et l’est de la Syrie.

Selon Southfront, la Syrie vient de faire une première avancée majeure. Une brigade de l’armée arabe syrienne a attaqué les positions de l’État islamique sur la route d’Ithriyah à Raqqa. La ville de Tal Abu Zayhn a été prise sur la route du premier l’objectif, l’aéroport militaire de Tabaqah. Des forces supplémentaires appartenant à divers groupes alliés se rassemblent dans Ithriyah pour soutenir ensuite l’attaque.

Le mouvement des États-Unis vers l’est de la Syrie est encore en préparation. Le plan initial des Etats-Unis était d’utiliser les combattants du YPG syro-kurde du nord-est de la Syrie. Ils ont été étiquetés Forces démocratiques syriennes après que quelques combattants des tribus arabes les ont rejoint. Ces forces auraient attaqué Raqqa à partir du nord. Mais les Kurdes n’ont pas voulu envahir des terres arabes qu’ils ne seraient pas en mesure de garder. Leur but est de se relier à l’enclave kurde du nord-ouest de la Syrie, le long de la frontière turque.

Les États-Unis ont donc conçu un nouveau plan. On n’en a que de vagues aperçus à ce jour et on ne peut donc que spéculer sur ce qui va arriver.

Les États-Unis ont prolongé la piste de l’aérodrome agricole de Rumeilan / Abu Hajar (carte) dans la zone tenue par les Kurdes au nord-est de la Syrie, pour pouvoir assurer l’intendance d’opérations plus importantes dans une plus grande zone :

Cet emplacement a été choisi car il est à seulement 160 kilomètres des premières positions d’ISIS et de certains de ses lucratifs champs pétroliers mais à l’intérieur du territoire tenu par les combattants kurdes connus sous le nom de YPG. La piste est en train d’être presque doublée sur la longueur pour passer d’environ 700 à 1 320 mètres – assez longue, par exemple, pour recevoir des avions de transport C130. Une petite aire de stationnement est également créée.

 

Des forces d’opérations spéciales américaines opéreraient déjà à partir de là. Ce sont les prémisses d’une mission de reconnaissance.

Il a été révélé publiquement que la 101e division aéroportée américaine se rendrait en Irak pour former, conseiller et assister les forces irakiennes dans le but d’attaquer Mossoul.

Quelques 1 800 soldats de la 101e division aéroportée et de son équipe de combat de la 2e Brigade se déploieront bientôt en rotations régulières à Bagdad et Erbil pour former et conseiller l’armée irakienne et les forces peshmergas kurdes qui doivent, dans les prochains mois, avancer vers Mossoul, le siège de facto du groupe Etat islamique en Irak.

Mais le colonel Pat Lang a été informé que deux brigades de la 101e se déploieraient :

On m’a dit aujourd’hui que deux brigades de la 101e division aéroportée iront en Irak, pas seulement une. Cela est probablement lié au Juggernaut* saoudien.

Le « rouleau compresseur » saoudien vient d’annoncer qu’il serait prêt à envoyer des troupes en Syrie. Au début, personne n’a pris cela au sérieux mais on commence maintenant à comprendre ce que cela veut dire. Les Saoudiens ont confirmé aujourd’hui leur intention :

la décision de l’Arabie saoudite d’envoyer des troupes en Syrie pour tenter de renforcer et de durcir les efforts contre les militants est « définitive » et « irréversible », a annoncé, jeudi, le porte-parole de l’armée saoudienne.<P/>

Le Brigadier. Général Ahmed Al-Assiri a déclaré que Riyad était « prête » à se battre avec ses alliés de la coalition sous commandement américain pour vaincre les militants d’ISIS en Syrie, cependant, il a déclaré que Washington était plus à même de répondre aux questions concernant les détails de toutes les futures opérations au sol.

La déclaration arrive sur les entrefaites de la visite du prince héritier adjoint d’Arabie Saoudite et du ministre de la Défense, Mohammed bin Salman, au siège de l’OTAN, à Bruxelles, pour discuter de la guerre civile syrienne.

Les Saoudiens se battraient sous le contrôle d’une des brigades de la 101ème aéroportée qui ne doit pas partir pour Mossoul. Les Saoudiens se déploieraient vers la Syrie depuis l’Arabie Saoudite, probablement via une piste contrôlée par les États-Unis dans l’ouest de l’Irak, pendant que la brigade de la 101e se déploierait depuis la région kurde du nord de l’Irak vers Raqqa, à travers les régions kurdes du nord-est de la Syrie. Raqqa serait ainsi attaquée par le nord-est et le sud-est. L’aéroport de Rumeilan / Abu Hajar serait l’une des principales bases d’approvisionnement.

Un tel mouvement de forces s’étendrait sur de relativement longues distances. Mais la plus grande partie de la zone est désertique et du matériel militaire moderne motorisé pourrait facilement couvrir ces distances en un jour ou deux. Cela amènerait les troupes saoudiennes en Syrie. Si elles prenaient Raqqa ou Deir Ezzor et les gisements de pétrole de Syrie orientale, elles ne les lâcheraient plus JAMAIS, à moins que la Syrie ne se plie à la demande saoudienne de mettre en place un gouvernement islamiste.

Ce plan est réalisable, mais il provoquerait également une grande mobilisation des forces chiites et pourrait conduire à un plus grand conflit. Le Premier ministre russe Medvedev a prévenu aujourd’hui que l’entrée de nouvelles forces arabes dans la guerre syrienne pourrait déclencher une beaucoup plus grande guerre.

L’opération saoudienne doit, apprend-on aujourd’hui, commencer dans les deux mois qui viennent. Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés devront maintenant se ruer à l’est pour protéger l’unité du pays. Les États-Unis pour leur part pourraient vouloir annuler l’avantage syrienne de toutes les manières possibles, y compris – peut-être – en larguant des bombes « par erreur ».

La course pour Raqqa, et pour l’avenir de la Syrie, a commencé.

Guerre par procuration en Syrie: La guerre du gaz fait rage et la France fait les mauvais choix…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 novembre 2015 by Résistance 71

Mise à jour du 23 Novembre: Poutine déclare que la demande de gaz natural va augmenter de 30% d’ici à 2040. Ceci confirme notre hypothèse de la guerre du gaz en Syrie.

 

L’erreur fatale de la France en Syrie ?

 

Sahar TV

 

20 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l’erreur_fatale_de_la_france_!!

 

Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d’affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses « perdants » :

 » l’Occident observe en Syrie les tumultes crée par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats  en Syrie nous mènent à voir à travers, les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit. » ».Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu’une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis.L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s’ est créé dans la foulee, c’est la Russie et l’Iran qui le remplissent.

Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de BacharAssad. fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans lerèglement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution ».

A l’heure qu’il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide.Alors que la Russiepoursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquisimportants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. Mais quid de la coalition pro americaine? Les frappes aériennes des Etats-Unis et de laFrance contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l’occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scènemondiale.mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak ». Et quel en sera l’impact?

« Il s’ agit d’ un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d’ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie , en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets nefastes dexl’omnipotence saoudienne. Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants ».  

 » le Qatar possède la 3 e réserve mondiale de gaz naturel dans lemonde. En l’absence d’un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d’être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse.Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu.Dansce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie » « cette perspective pourrait pousser les perdants a toute sorte de folie. Les rebelles d’al-Nosra en Syrie sont lies a Al-Qaida . Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet egard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Lespays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux la seule question qui compte est celle de s’ emparer des régions syriennes . L’intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calcules. .la France vient d’etre frappée écoute par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes.Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.

Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.en 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriquées en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. Que l’Allemagne prenne garde, et qu’elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français   !!!

D’unepart le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se ont déployées au sud du Yémen. Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaire dans le cadre de ses contrats en armement et qu’elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l’issue incertain….