Archive pour syrie guerre du gaz par procuration

Entrefilet sur la guerre du gaz… Gazprom augmente sa production au premier semestre 2018 (RT)

Posted in actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 juillet 2018 by Résistance 71

Petit entrefilet d’information sur RT qui, mine de rien, a son importance mais passe sous le radar de l’info occidentale . La guerre du gaz fait rage depuis des années, la destruction de la Syrie et celle à venir de l’Iran par l’empire (du moins est-ce le projet…) est directement liée au contrôle de la production et de l’acheminement du gaz vers l’Europe pour torpiller les intérêts russes (et iraniens) ainsi que de contrôler parmi les plus grosses réserves mondiales. 

Nous rappelons qu’en 2009, Bachar al-Assad a refusé le passage d’un gazoduc devant passer du Qatar à la Turquie via l’Irak et la Syrie. Moins de 2 ans plus tard, la guerre (du gaz) par procuration commençait en Syrie. Le Qatar est la “propriété” d’Exxon-Mobil (Rockefeller) qui possède aussi environ 30% de parts d’ARAMCO en Arabie Saoudite, la Royal-Dutch Shell (Rothschild) en étant un autre gros actionnaire. L’ex-PDG d’Exxon-Mobil fut choisi par Trump comme ministre des affaires étrangères… Coïncidence ?

Le gaz naturel, qui comme le pétrole, est d’origine abiotique et non pas “fossile”/biotique, et donc quasiment inépuisable à l’échelle humaine, est le gros enjeu de contrôle spéculatif et géopolitique dans cette région du monde.

Pour en revenir à Gazprom, il est aussi prévu que Poutine y aille “pantouffler” en tant que CEO après sa carrière politique, surtout pour assurer que l’entreprise reste bien dans le giron russe et ne parte pas en sucette pompée par l’empire…

Les vieux gaziers sont sur le pont… tandis que l’enfumage des opinions publiques continue.

~ Résistance 71 ~

 

 

Gazprom augmente sa production de gaz pour assurer sa position de leader en Europe

 

RT

 

3 juillet 2018

 

url de l’article:

https://www.rt.com/business/431579-gazprom-natural-gas-exports-europe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le plus gros producteur de gaz naturel russe Gazprom est en train de pousser sa production afin d’augmenter ses exportations vers l’étranger et de continuer à être incontestablement le plus gros fournisseur en gaz de l’Europe.

Gazprom a augmenté sa production de 8,7% dans la première moitié de 2018, en comparaison de la même période en 2017, pour une production de 253 milliards de m3. L’exportation vers l’Europe a augmenté de 5,8% à 101 milliards m3, ce qui représente un record pour l’entreprise.

Jusqu’à juin de cette année, les exportations de Gazprom vers l’Allemagne ont augmenté de 12,4% et de 50% vers l’Autriche et près de 70% vers les Pays-Bas. Pour la France 13% d’augmentation et 50% vers la Croatie. Les exportations vers la Pologne ont augmenté de 6,9%.

Plus tôt, le patron de Gazprom Alexseï Miller a dit que les exportations vers l’Europe pourraient atteindre un record à 200 milliards m3 cette année. D’après lui, le facteur le plus important de la croissance est la reprise de l’activité économique en Europe et à long terme, le déclin de la production européenne de gaz naturel.

Miller a aussi noté que les stocks de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en provenance des Etats-Unis ne pourront jamais se subtsituer au gaz russe pour l’Europe. “Les Etats-Unis ne pourront jamais rattrapper leur retard de production et dépasser la Russie dans la perspective de fournir le marché européen de GNL. La raison de cela est double: le prix et l’instabilité de production américains, qui sont des facteurs cruciaux pour les consommateurs/clients et Gazprom est un leader en ces deux domaines”, a t’il dit.

La part de marché russe sur le marché du gaz européen a augmenté de 34% l’an dernier d’après Gazprom. L’Europe a aussi importé 24% de son gaz de Norvège dont 13% en GNL et 11% de l’Algérie.

 

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Guerre impérialiste en Syrie, guerre du gaz, guerre coloniale… (Dean Henderson)

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Voir notre dossier sur la guerre du gaz en Syrie et au Moyen-Orient

Lecture complémentaire pour ne pas oublier (ou apprendre) que cette affaire pétrolière est une vaste escroquerie qui commence par l’enfumage total sur l’origine réelle du pétrole et de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane:

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

 


Les 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière

 

Le jeu des Rothschild avec le pétrole syrien

 

26 avril 2018

 

Dean Henderson

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/04/25/rothschilds-syria-oil-play/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En février 2013, gardé par ses très bien payés mercenaires de l’EIIL/Daesh, l’entreprise du New Jersey Genie Energy reçût un droit d’exploration pétrolière sur les plateaux du Golan du sud-syrien, plateaux occupés par Israël.

le 31 octobre 2011, alors que le cartel banquier de la City de Londres lançait sa guerre par procuration contre le président syrien élu Bachar al-Assad, Genie Energy fut éjectée de son entreprise parente IDT Telecom.

Genie  reçu son permis de forer dans le Golan du gouvernement israélien en claire violation de l’annexe de la 4ème convention de Genève. L’entreprise opère sur le Golan par le truchement de sa succursale israélienne Afek Israel Oil & Gas.

Le président de Genie Oil, Efraïm Eitam, fut instrumental dans l’accomplissement de ce braquage du pétrole du Golan. Il est général dans la FDI et diplômé du London’s Royal College of Defence Studies.

Eitam a dit une fois: “Nous ne pouvons pas rester avec tous ces Arabes et nous ne pouvons pas abandonner la terre parce qu’on a déjà vu ce qu’ils y font. Certains pourront rester sous certaines conditions, mais la plupart devront partir.

Les patrons d’Eitam eux-mêmes sont une clique de barbares plus qu’intéressante.

Le comité de conseil stratégique de Genie Energy inclut le propriétaire de la Royal Dutch/Shell, Lord Jacob Rothschild, l’ancien VP des Etats-Unis Dick Cheney, le PDG de Newscorp (Fox News & Wall Street Journal) Rupert Murdoch, l’ancien ministre du trésor et des finances des Etats-Unis Lawrence Summers, l’ancien ministre de l’énergie Bill Richardson, l’ancien patron de la CIA et membre de Dyncorp (NdT: entreprise de mercenariat) James Woosley et l’ancienne sénatrice pour la Louisiane Mary Landrien.

Ils sont aussi tous des investisseurs et actionnaires de Genie Energy.

Un document fuité de la CIA datant de 1983 révèle le plan des Rothschild pour la Syrie. Le document, écrit par l’officier de la CIA Graham Fuller, argumente que l’occident devrait “être plus musclé contre la Syrie” en renversant le président [d’alors] Haffez al Assad, le remplaçant par une marionnette des banquiers coupant ainsi la route d’approvisionnement en armes depuis l’URSS. 

Ceci ferait la route pour un oléoduc/gazoduc contrôlé par la City de Londres qui prendrait sa source du Qatar (NdT: lui-même propriété littérale d’Exxon-Mobil / Rockefeller). Exxon-Mobil possède une très grosse part de Qatar Gas, dont le champ gazier offshore du North Pars contient plus de gaz naturel que tout autre champ gazier au monde. (NdT: champ gazier partagé entre le Qatar et l’Iran, c’est pourquoi un changement de régime s’étant avéré impossible, une guerre contre l’Iran est forcément de mise pour l’empire et il s’y emploie non-stop depuis un bon moment…) Ceci explique pourquoi le maintenant ex-ministre des affaires étrangères américain et longtemps CEO d’Exxon-Mobil, Rex Tillerson, penche vers le Qatar dans la dispute qui l’anime envers l’Arabie Saoudite.

Cet oléoduc/gazoduc doit passer au nord au travers du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie avant de traverser en Syrie et d’entrer en Turquie sur la route de l’Europe. Un tel volume de gaz aiderait les banquiers à mettre fin à la main mise russe sur les imports de gaz de l’Europe.

La Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie font quant à eux, la promotion d’une route bien différente qui aurait son origine dans le champ gazier voisin du South Pars du Golfe Persique, propriété de l’Iran. Le gazoduc passerait par le nord à travers l’Iran, puis à travers l’Irak et la Syrie et le port de Homs d’où le gaz serait soit transporter dans un gazoduc sous-marin à travers la Méditerranée ou transporté en Europe par vaisseaux gaziers.

Même avant 1983. les agences de renseignement occidentales avaient soutenu la confrérie des Frères Musulmans syrienne dans une guerre clandestine pour virer Assad père du pouvoir. (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/11/25/the-muslim-brotherhood-subsidiary/)

En 1982, les frères musulmans avaient pris le contrôle de la ville de Hama avant que d’être bombardés et forcés à se soumettre, par l’aviation d’Assad. Être membre de la confrérie est passible de la peine de mort en Syrie parce que le parti Baath au pouvoir insiste sur l’unité tandis que les frères musulmans ont toujours travaillé avec ses “frères” franc-maçons de Londres afin de semer la division et la discorde au sein des nationalismes arabes.

Avec Genie Oil qui fore sur les plateaux occupés du Golan et la course à la construction de ce gazoduc contrôlé par la City de Londres s’étant intensifiée, on peut être certain que malgré l’avantage de terrain regagné par Assad et ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah, Rothschild et ses mignons vont trouver toujours plus de prétextes pour maintenir un président Trump fatigué de la guerre à continuer de guerroyer pour l’empire en Syrie.

C’est en fait au peuple américain de soutenir la volonté du président de se retirer de Syrie et hurlant haut et fort qu’il est temps pour les Etats-Unis de quitter la Syrie mais aussi de sous le joug des banksters de la City de Londres.

Guerre impérialiste en Syrie: Le régime sioniste veut la peau d’Assad et la destruction du pays pour mieux en contrôler les ressources

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Au-delà, nous dirions aussi de ne pas oublier que la guerre de Syrie est aussi et surtout une guerre du gaz impliquant par procuration, les grandes entreprises gazières: Exxon-Mobil au Qatar (Rockefeller), Gazprom (Russie), Iran Oil et… Israël puisque d’énormes réserves de gaz ont été trouvées dans de vastes champs sous-marins au large de la Palestine, de la Syrie et ce jusqu’à Chypre. Israël doit en être le “gardien” pour Exxon-Mobil et son acolyte de la Royal Dutch Shell (Rothschild).

Voir notre dossier: “Guerre du gaz en Syrie”

~ Résistance 71 ~

 

Hauts fonctionnaires israéliens: nous voulons boire le sang d’Assad par tous les moyens

 

Jonas Alexis

 

27 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/27/israeli-officials-we-want-to-drink-assads-blood-by-any-means-necessary/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le complot politique s’épaissit une fois de plus: le régime sioniste veut une rivière de sang en Syrie. Il veut le chaos et la destructon parce qu’il pense que c’est le meilleur moyen d’étendre leur idéologie essentiellement talmudique et diabolique

Si vous croyez toujours qu’Israël veut la paix en Syrie, alors vous avez besoins d’écouter la sagesse d’un ambassadeur isrélien: Michael Oren. Le journal du Jerusalem Post a récemment cité Oren en disant de manière inéquivoque qu’“il n’y a pas de Syrie avec qui négocier.”[1]

Pourquoi ? Ecoutez le titre de la publication d’où provient cette citation: “Avec la Syrie en pièces, il est grand temps de reconnaître l’annexion du Golan par Israël.” En d’autres termes, sir le gouvernement Assad s’effondre et si l’EIIL et autres groupes terroristes s’emparent de la Syrie, alors le seul bénéficiaire de tout cela sera inexorablement le régime d’Israël.

Il y a aussi ici une autre implication. S’il y a la paix en Syrie, alors ce sera mauvais pour le régime sioniste précisément parce qu’il ne serait pas capable de se débarrasser d’Assad et que “l’annexion du Golan” deviendrait presque impossible. La paix est très dangereuse pour le régime sioniste, c’est une des raisons pour laquelle celui-ci a fait de son mieux pour verrouiller toute résolution pacifique avec le gouvernement syrien. En fait, la CIA a dit aux soi-disants rebelles syriens de ne pas participer à quelque conférence de paix que ce soit avec la Russie et le gouvernement syrien.

Une fois de plus, Trump a aidé le régime sioniste lorsqu’il a attaqué la Syrie il y a quelques semaines. Trump a déjà donné à Mattis le “chien fou” carte blanche pour envoyer plus de troupes dans la région (NdT: on apprend depuis la rédaction de cet article que les Yanks sont en tran de masser des troupes à la frontière turco-syrienne, soi-disant pour s’interposer entre l’armée turque et les kurdes du Rojava…). Dans le même temps, les Etats-Unis ont déjà envoyé une livraison d’avions de combat à Israël.

Nous assistons encore et toujours au fait que la guerre en Syrie n’a jamais eu pour prétexte les réfugiés syriens ; le gouvernement syrien n’est pas non plus la raison, bien que les merdias sionistes l’aient étiqueté comme dictateur. Si c’était le cas, alors les Etats-Unis et Israël devraient antagoniser et attaquer l’Arabie Saoudite et non pas l’Iran ou las Corée du Nord.

Gardez à l’esprit que la guerre de l’Arabie Saoudite au Yémen a déjà produit son lot d’inommable misère. En fait, “un enfant y meure chaque 10 minutes” à cause de la guerre. N’oubliez pas non plus que l’Arabie Saoudite est un solide allié des Etats-Unis. Le ministre saoudien des affaires étrangères vient juste de rencontrer de hauts-responsables russes et leur a dit qu’”il n’y avait aucun futur politique pour le président Bachar al-Assad.”

Ainsi dont, les Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite travaillent sans relâche pour tuer Assad et faire boire son sang dans les rues de Damas Ils ont bu le sang de Kaddhafi et maintenant ils en veulent toujours plus.

[1] “With Syria in pieces, it’s time to recognize Israel’s annexation of the Golan,” Jerusalem Post, April 20, 2017.

[2] “’Child dies every 10 min’: UN, Amnesty call to stop Saudi-led assault on ‘crucial lifeline’ in Yemen,” Russia Today, April 25, 2017.

Le point sur l’agression américaine en Syrie…

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Résistance 71

 

8 avril 2017

 

Depuis ces dernières 36 heures nous avons pas mal traduit de choses pour mieux comprendre toute cette affaire de faux-drapeau chimique suivi d’une attaque américaine sur une base aérienne syrienne, véritable déclaration de guerre qui pourrait bien nous mener à cette 3ème guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes de l’empire.

Alors bien entendu, tout le monde connaît la version officielle de l’empire, reprise en cœur comme à l’accoutumé par tous les médias pressetitués de connivence. On n’y reviendra pas ici.

L’info alternative elle, tend à être assez divisée sur ce qui se serait véritablement passé, notre tour d’horizon nous amène à reproduire ici un résumé de ce que nous avons trouvé de pertinent sur l’affaire à lire ou à relire pour pouvoir y voir plus clair quand tout çà se sera décanté… A moins que nous ne soyons tous atomisés d’ici là…

Agression yankee en Syrie: Pourquoi la Russie n’a t’elle pas riposté

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A lire sur le sujet:

« La guerre en Syrie après un nouveau faux-drapeau ? »

« Après Trump, Poutine se rendra t’il à l’empire ? »

 

Pourquoi la Russie n’a pas riposté aux frappes américaines en Syrie

 

Izvestia & Sputnik News

 

7 avril 2017

 

url de l’article:

https://fr.sputniknews.com/presse/201704071030791679-syrie-russie-usa-frappes/

 

L’utilisation de systèmes antiaériens russes par l’armée syrienne en réponse à la frappe américaine aurait pu provoquer un conflit nucléaire, qu’on n’a réussi à éviter que grâce au sang-froid du commandant en chef russe, estime Sergueï Soudakov, membre de l’Académie des sciences militaires de Russie.

Qui plus est, les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires, souligne l’expert militaire Vladislav Chouryguine.

Une guerre « chaude »

« Tout le monde s’interroge tout d’abord pourquoi les systèmes antiaériens russes n’ont pas abattu tous ces missiles. Les gens pensent qu’il aurait fallu le faire afin de prévenir cette agression. Mais si nous avions détruit ces engins, nous aurions pu ne pas nous réveiller ce matin à cause du conflit nucléaire. Nous aurions pu faire face à un affrontement de deux Etats nucléaires sur le territoire d’un pays tiers », souligne Sergueï Soudakov.

Les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires. Tout ce qui peut être dit d’autre n’est qu’une campagne médiatique sans aucun lien avec la réalité, explique Chouryguine.

« La Syrie est de temps en temps bombardée par Israël et la Turquie, mais nous ne faisons que défendre notre aérodrome et nos sites. A mon avis, il s’agit d’une décision politique de ne pas abattre ces missiles, car cela aurait pu provoquer un conflit russo-américain au niveau des forces antiaériennes », poursuit-il.

Selon lui, Donald Trump s’est dangereusement rapproché d’une « guerre chaude »:

« Sans le sang-froid du commandant en chef russe, on aurait ordonné la destruction de ces Tomahawks. Ce qui aurait signifié le début d’une guerre ».

Les États-Unis ont annoncé leur intention de frapper via des canaux diplomatiques. La Russie a également prévenu les Syriens qui ont évacué les soldats et le matériel de la base, poursuit-il.

« Cela ne témoigne pas de la force de nos positions et même tous ces accomplissement laissent un arrière-goût amer », estime-t-il.

Attaques et parallèles

Il y a une semaine, une base syrienne accueillant des forces aériennes russes a subi une frappe de l’armée de l’air israélienne. Il existe des parallèles entre ces deux attaques. On n’y fait pas vraiment attention mais elles sont assez considérables, affirme Viktor Olegovitch, directeur de recherche du Centre de la politique actuelle.

« Israël est l’allié-clé des USA au Moyen-Orient et sa position sur le problème syrien est proche de celle des Américains. Ses frappes rappellent en partie ce que nous avons constaté aujourd’hui. On peut les considérer comme un certain entraînement voire un test de réaction, mais la Russie a décidé de laisser sa réaction pour l’avenir. Et sa riposte sera sans doute appropriée », explique l’expert.

Si les frappes américaines contre les forces syriennes dans la province de Deir-ez-Zor en septembre 2016 ont tiré un trait sur les accords en faveur du règlement de la crise syrienne obtenus en Suisse, l’attaque d’aujourd’hui détruit l’espoir que Moscou avait d’une normalisation de ses relations avec Washington, indique-t-il.

Selon lui, certains changements de personnel avant l’agression actuelle contre la Syrie — par exemple la destitution de Michael Flynn qui avait une position modérée sur la Syrie — « montrent l’incapacité de Trump de résister à l’establishment américain »: le président a remplacé les membres principaux de son administration qui étaient indésirables aux yeux des leaders des partis démocrate et républicain, et lance actuellement des initiatives satisfaisantes pour l’establishment et les services secrets.

Un faux pas

« Trump a besoin d’entreprendre des initiatives dans le domaine de la politique étrangère pour faire respecter sa politique intérieure. Mais ce pas a été tout à fait erroné. Il ne s’agit pas de sa décision, mais de la décision de ces conseillers, d’une erreur grave. On ne compte plus les cas où les Etats-Unis ont lancé des ingérences et détruit la souveraineté d’autres pays. Mais ce que nous constatons aujourd’hui est une agression d’un autre genre qui vise un allié de deux adversaires assez sérieux: la Russie et l’Iran », conclut-il.

Cet acte d’agression américaine repousse la possibilité de négociations à part entière même dans le cadre du sommet du G20, dans la cadre duquel Vladimir Poutine devrait s’entretenir avec Donald Trump: au lieu de normaliser les relations avec la Russie Trump les a rayées d’un trait et les deux pays ne peuvent même pas devenir « meilleurs ennemis ».

« Il s’agit d’un coup dur contre les relations russo-américaines, les derrières évolutions et les espérances liées au nouveau président, à une amélioration de rapports avec lui par rapport à son prédécesseur. Il s’agit également d’un coup contre le processus de paix en Syrie qui avance déjà avec des difficultés très importantes. Il est désormais également menacé », affirme Nikita Smaguine, politologue et rédacteur en chef de la revue Iran segodnia.

Il faut, selon lui, analyser la réaction future des Etats-Unis. S’il s’agit d’une initiative isolée, cela sera un problème important, mais les négociations pourraient reprendre leur cours. Si les USA veulent lancer de nouvelles frappes, ce sera un scénario tout à fait différent ayant des conséquences encore plus sérieuses.

Détourner l’attention

Cette attaque fait partie d’un autre scénario de Trump, estime Sergueï Soudakov:

« La situation à Mossoul est actuellement désastreuse: des pertes sévères, beaucoup de victimes civiles… On a donc conseillé à Trump de détourner l’attention de Mossoul à l’aide de ce bombardement ».

Nikita Smaguine est d’accord avec cette théorie de diversion:

« A mon avis ce facteur a sans doute influé sur la décision. Mais il n’est pas le seul. Il y a plusieurs facteurs. La nécessité de détourner l’attention constitue pourtant une motivation supplémentaire: il faut organiser une démonstration spectaculaire ».

Dans tous les cas cet événement fait régresser toutes les relations à leur niveau du début du XXe siècle du point de vue des standards internationaux du droit, poursuit Soudakov.

« Nous constatons le retour du gendarme qui impose sa volonté par la force », conclut-il.

Guerre impérialiste en Syrie: Nouveau cessez-le-feu… en attendant le prochain cessez-cessez-le-feu

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2016 by Résistance 71

Cessez le feu signé en Syrie par les djihadistes à l’exception d’Al Nosra et de L’EIIL/Daesh

 

Réseau Voltaire

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

1. Faylaq al-Sham (4 000 combattants)

2. Ahrar al-Sham (16 000 combattants)

3. Jaysh al-Islam (12 000 combattants)

4. Suvar agi-Sham (12 000 combattants)

5. Jaysh al-Mujahidin (8 000 combattants)

6. Jaysh Idlib (6 000 combattants)

7. Jabhat al-Shamiyah (3 000 combattants)

Les trois documents sont : 
 Le cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale. 
 Les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes. 
 Les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017). L’Arabie saoudite, l’Irak, la Jordanie, le Qatar et les Nations unies seront sollicités.

L’accord brise l’unité des jihadistes en deux groupes : d’un côté ceux qui poursuivent les objectifs de l’Otan et qui ont refusé de le signer, de l’autre ceux qui ont accepté de baisser les armes.

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis deux mois. Les parties qui s’y opposent —particulièrement Israël et le Royaume-Uni— ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

 

[1] « Владимир Путин объявил о прекращении огня в Сирии широко распространенной », Сеть Вольтер, 29 декабря 2016. “Vladimir Putin announces ceasefire in Syria”, Voltaire Network, 29 December 2016.

Guerre impérialiste en Syrie: Il court il court (toujours) le furet…

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Il est passé par ici… il repassera par là… Il court, il court… (air connu)

~ Résistance 71 ~

 

Washington fait de nouveau occuper Palmyre par l’EIIL / Daesh

Réseau Voltaire

13 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194529.html

 

Daesh a repris Palmyre à l’issue d’une attaque surprise, entre le 9 et le 12 décembre 2016.

Le « Haut représentant » de l’« opposition syrienne », Riad Hijab, a dénoncé les forces du « régime » syrien qui s’en prennent aux « civils désarmés » à Alep, mais « fuient comme des rats devant les jihadistes de l’État islamique à Palmyre ». La réalité est fort différente.

5 000 jihadistes sont arrivés de manière coordonnée à la fois de Rakka et de Mossoul pour prendre en étau le millier de soldats syriens défendant la ville. L’Armée arabe syrienne a eu juste le temps de faire évacuer des civils et de détruire son arsenal avant de se replier.

Les États-Unis ont poussé Daesh à envahir la partie sunnite de l’Irak, en juin 2014, afin de couper les communications terrestres entre Téhéran et Damas, ultime étape de la « route de la soie ». Une fois pris Mossoul (Irak), Daesh s’était étendu à Palmyre (Syrie) en mai 2015. Ses troupes avaient alors franchi la frontière sous les yeux des forces états-uniennes qui n’étaient pas intervenues et n’avaient pas même donné l’alerte. Cependant, la ville avait été libérée en mars 2016.

Pour que Daesh puisse occuper à nouveau Palmyre, les forces états-uniennes ont à la fois ouvert une route vers le désert syrien depuis Mossoul —qu’elles sont censées encercler—, et ont cessé leurs bombardements de la province de Rakka.

Massée à Alep, l’Armée arabe syrienne n’a pas eu le temps d’envoyer des renforts à Palmyre qui est rapidement tombée face à des assaillants, cinq fois supérieurs en nombre.