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Guerre du gaz au Moyen-Orient: Le vol du gaz de Gaza passera par un gazoduc israélo-chypriote à destination de l’Europe…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 24 juin 2017 by Résistance 71

Jérusalem, Nocosie et la 3ème guerre mondiale

Le gazoduc israélo-européen à venir est le prochain désastre

 

Gilad Atzmon

 

20 juin 2017

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2017/06/20/jerusalem-nicosia-and-ww3/ 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Comment cela a t’il pu se produire ? Comme est-ce que les Chypriotes, connus pour leur soutien ÷a la cause palestinienne, sont devenus des membres d’une province israélienne ?

La réponse: un gazoduc Israël-Europe

Début avril, on a appris au sujet de la proposition d’un gazoduc sous-marin de 2000km connectant les champs gaziers de Gaza et de Chypre (NdT: nous avons dit ici-même récemment que ces champs gaziers étaient en fait le même, réparti sur plusieurs endroits… où passent des “frontières maritimes” et oui, il y a plein de gaz naturel au large de Gaza, que bien entendu Israël veut s’appropier…) avec la Grèce et possiblement l’Italie.

L’accord de gazoduc entre Israël, l’Italie, Chypre et la Grèce laisse hors du coup les Turcs et les Palestiniens. tandis que Gaza doit faire face à une crise énergétique avec son électricité réduite à moins de trois heures par jour ; Israël vise à engranger des milliards de dollars d’une source assez importante de gaz naturel sise sur la côte de Gaza et bel et bien en territoire palestinien, dans les eaux territoriales palestiniennes (en assumant que cela existe…)

Yuval Steinitz, le ministre de l’énergie d’israël, s’est félicité de ce projet de gazoduc s’attendant à ce qu’il soit opérationnel en 2025 et le qualifiant de “commencement d’une très belle amitié entre nos quatre pays méditerranéens”. Bien entendu, il manque des nations dans cet accord et il est facile de s7apercevoir que tout cela représente une recette pour un désastre: le gazoduc et les installation gazières sont des cibles aisées. La région est une poudrière. Chypre est en train de mettre en péril sa souveraineté. L’île pourrait bien devenir sous peu, le champ de bataille pour quelques entités globalistes sans foi ni loi et sans pitié.

Les dirigeants de Chypre sont en train de comprendre qu’ils sont devenus une province d’Israël s’ils veulent d’un gazoduc qui distribue le gaz naturel volé aux Palestiniens. Et comme révélé dans la vidéo, Chypre est maintenant protégée par son “grand-frère” israélien. Les manœuvres conjointes israélo-chypriotes se sont tenues pour envoyer un message aux Turcs et à qui de droit dans la région quant aux conséquences militaires brutales auxquelles ils devront faire face pour toute intervention dans leur projet de vol de gaz.

= = =

Article connexe:

https://resistance71.wordpress.com/2015/12/22/guerre-energetique-israel-et-la-solution-finale-pour-le-gaz-de-gaza/ 

Colonialisme et guerre du gaz en Méditerranée

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 4 février 2016 by Résistance 71

Une fois de plus, silence total sur les ondes occidentales, tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis au moins 2010 (un peu avant les attaques occidentales de la Libye et de la Syrie) est lié de près ou de loin à la guerre du gaz à laquelle se livre Exxon-Mobil, Gazprom et l’NIOC (Iran). Israël tente de rejoindre la meute.

— Résistance 71 —

 

La justice israélienne examine un accord clé sur le gaz en Méditerranée

Al Manar

3 Février 2016

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=283325&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

 

La Cour suprême israélienne examinait ce mercredi un accord entre le gouvernement et un consortium israélo-américain aux implications économiques et stratégiques considérables pour l’exploitation des réserves de gaz en Méditerranée.

Signe de l’importance du sujet, la salle d’audience, dans laquelle la Cour 
suprême se penchait sur cinq recours contre l’accord, était pleine à craquer, a 
constaté une journaliste de l’AFP.

Le débat porte sur l’exploitation des importantes réserves gazières 
découvertes à la fin des années 2000 en Méditerranée au large de la Palestine occupée par Israël.

Ces découvertes changent la donne, non seulement en faisant entrevoir 
l’indépendance énergétique à l’Entité sioniste en la matière, mais aussi en lui ouvrant la perspective d’exporter cette énergie, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.

Seulement les conditions d’exploitation par un consortium dirigé par les 
groupes américain Noble Energy et israélien Delek Drilling font l’objet depuis 
plusieurs mois d’une intense bataille, alors même que cette exploitation a déjà 
commencé.

Un premier accord entre le gouvernement et les compagnies a été remis en 
cause en décembre 2014 par l’autorité de la concurrence, les forçant à 
plusieurs mois de travail sous forte pression politique et économique pour 
réviser leur copie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a signé un nouvel accord le 17 
décembre. Cet accord est à présent attaqué devant la Cour suprême par 
l’opposition et des ONG parce qu’il fait selon elles la part trop belle au 
consortium au dépens des consommateurs et de « l’Etat » et qu’il conforte à leurs 
yeux la situation de monopole du consortium.

Si la Cour suprême rejette les recours, le consortium pourra mener et 
conclure des négociations pour la vente de gaz à des clients israéliens et 
étrangers. Selon les experts, il s’agit de la phase la plus urgente car seule 
la conclusion de contrats permettrait de convaincre les banques de débloquer 
les fonds nécessaires au développement des champs.

Le consortium exploite depuis 2013 le gisement offshore de Tamar, à environ 
80 kilomètres au large de Haïfa. Noble et Delek sont aussi associés dans le 
développement de Leviathan, vaste champ dont l’exploitation est prévue pour 
débuter en août 2019 quand les réserves de Tamar commenceront à se tarir.

La confirmation de l’accord permettrait aussi à Netanyahu d’aller de 
l’avant avec la Grèce et Chypre avec lesquels il veut renforcer la coopération 
pour l’exploitation du gaz.

Sur l’échiquier de la guerre du gaz… Les pièces bougent dans l’indifférence générale…

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Et la guerre du gaz continue… L’Iran met les bouchées doubles pour recoller aux échappés Russie/Qatar, tandis que tout est mis en œuvre pour effondrer (enfin) le royaume archaïque et criminel des Al Saoud… Comme d’habitude, ce seront les peuples qui morfleront dans les effondrements à venir, parce que bien évidemment, le remodelage ne se fera pas sans crimes ni douleur pour les innocents pris dans l’engrenage économico-géopolitique.

Rien ne changera tant que nous laisserons notre destin dans les mains de tyrans et de « délégués » tyrans en devenir, comme nos chers baltringues de dirigeants français de « gauche » comme de droite, qui trahissent le peuple en long en large et en travers.

— Résistance 71 — 

 

Inauguration de deux nouvelles phases du champ gazier de Pars Sud en Iran

 

Sahar TV

 

11 Janvier 2016

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/commentaire-i17958-deux_nouvelles_phases_du_champ_gazier_pars_sud_inaugurées

 

«L’inauguration des phases 15 et 16 de Pars Sud, (province de Bouchehr, dans le Sud), signifie que le complot des sanctions ne porte pas la moindre atteinte à la volonté de la grande nation iranienne, face aux grandes puissances», a affirmé le président iranien.

Ce lundi, le Président iranien, Hassan Rohani, a participé à la cérémonie d’exploitation des phases 15 et 16 du champ Pars Sud, un progrès, dans lequel M. Rohani voit «la ferme volonté de la grande nation iranienne, pour le progrès, le développement et la prospérité du pays», selon ses propres termes.

Les travaux d’opérationnalisation des phases 15 et 16 du champ gazier Pars Sud, dans les trois secteurs du forage, offshore et des raffineries, ont été lancés, il y a presque dix ans ; toutes les étapes d’accomplissement de ces deux nouvelles phases ont été réalisées, grâce à la persévérance des ingénieurs iraniens. Le développement des phases 15 et 16 du champ gazier Pars Sud permettra de produire, quotidiennement, 56,6 millions de mètres cubes de gaz naturel, 75.000 barils de liquéfactions gazières, 400 tonnes de soufre, avec une production annuelle de 1,05 millions de tonnes de gaz liquide, (butane et propane), et un million de tonnes d’éthane, pour approvisionner les unités pétrochimiques. L’inauguration de ces phases augmentera de 20 millions de dollars, par jour, les revenus en devises de l’Iran. Selon le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, 6 phases du champ gazier Pars Sud, avec une capacité de production, d’environ, 150 millions de mètres cubes, ont été inaugurées, et cela a réduit la consommation du carburant liquide, dans les centrales du pays. «Les productions en liquéfactions gazières vont parvenir, ainsi, à presque un million de barils, par jour», ajoute le ministre. En allusion à l’application, d’ici quelques jours, du plan global d’action commune, Namdar Zangeneh a émis l’espoir que cela réduise les frais de l’industrie pétrolière et aide, ainsi, au secteur de production.

Le champ gazier Pars Sud est le plus grand champ gazier du monde et il se situe, dans le golfe Persique, dans les eaux territoriales de l’Iran et du Qatar. Sur fond de chute du prix de pétrole, le développement des champs de production et d’exportation du gaz et des liquéfactions gazières semble être d’une grande importance, en tant que politique stratégique de la RII, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers.

Moyen-Orient: Les cartes tombent au gré de la guerre du gaz…

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Cet article de la presse iranienne ne fait que confirmer ce que nous disons depuis un bon moment: Le centre d’intérêt géopolitique au Moyen-Orient et son « remodelage » à la sauce des nouveaux cons(ervateurs) yankees… C’est le gaz naturel, dont il est dit ici qu’il sera la source combustible primordiale dans 20 ou 30 ans. Nous assistons à une redistribution des cartes. L’Iran en possède les plus grosses réserves connues au monde et va devenir le centre gazier du monde avec la Russie. Ce qui est dit ici dans cet article peut être vu à notre sens de deux façons:

  • C’est une déclaration de guerre de la NIOC à Exxon-Mobil qui possède le Qatar comme nous l’avons vu précédemment ou
  • Tout ce joli petit monde s’est arrangé dans les bureaux feutrés des corporations et se redistribuent les cartes entre eux à savoir les 3 géants du gaz: Gazprom, la NIOC et sa NIGC et Exxon-Mobil.

Nous penchons pour la seconde solution, ce qui signifie à terme… La fin de la maison des Saoud et le démantèlement de l’Arabie Saoudite. Il devient évident sous cet angle que l’exécution récente d’un mollah chi’ite saoudien en Arabie est une tentative désespéré des saoudiens (toujours soutenus par l’empire et Israël, du moins en apparence) pour reprendre la main en causant plus de chaos dans la région.  D’un autre côté si la première option est juste, alors  l’Iran tombera t’il dans le piège tendu par l’exécution du mollah chi’ite ? Affaire à suivre…

— Résistance 71 —

A lire: la guerre du gaz au Moyen-Orient

 

L’Iran est-il un empire gazier en cours de formation?

 

Press TV

 

3 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2016/01/03/444306/Iran-gas-production-market-sanctions/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Iran essaie d’attirer les investisseurs étrangers pour qu’ils amènent des milliards de dollars dans l’infrastructure gazière iranienne alors que le commerce mondial du gaz se développe très rapidement.

Avec plus de 34 000 milliards de m3 sous ses pieds, l’Iran possède la plus grande réserve de gaz naturel au monde mais sa part du commerce mondial de cette commodité est de l’ordre de 1%.

Le pays est entré dans une course contre la montre pour marquer de son empreinte le marché alors que l’intérêt global pour le gaz augmente très rapidement et que le gaz de schiste resserre la concurrence parmi les producteurs.

Le gaz naturel sera le principal carburant combustible dans ls 20 ou 30 prochaines années”, a dit Azizollah ramezani, le directeur des affaires internationales de la National Iranian Gas Company (NdT: NIGC, succursale de la NIOC)

L’Iran a signé un paquet d’accords initiaux avec bon nombre de ses voisins ces dernières années mais les plans sont plutôt restés sur le papier dans la mesure où les sanctions économiques occidentales ont limité l’engagement commercial possible avec la république islamique

En ce moment, la Turquie est le plus gros client de l’Iran avec une importation de 30 millions de m3 par jour sous un contrat de 25 ans signé avant que l’Occident n’impose des sanctions sur l’Iran.

L’Iran exporte aussi du gaz à son voisin arménien et à l’Azerbaïdjan, mais ces volumes ne sont pas énormes.

Les exportations vers l’Irak doivent commencer cette année afin de donner du combustible à trois centrales électriques à Bagdhad et à Diyala au travers d’un gazoduc. Un gazoduc différent sera construit dans les deux ans à venir pour transférer du gaz vers Bassora dans le sud de l’Irak.

Avec la levée attendue des sanctions économiques, les officiels iraniens espèrent attirer 40 milliards de dollars dans l’industrie du gaz. L’investissement devra aller vers la construction de nouvelles infrastructures et vers l’expansion du réseau de transfert du gaz.

L’Iran cherche à augmenter sa production de gaz à 1,2 milliards de m3/jour dans cinq ans, des 800 millions m3 actuels. La production annuelle est aux alentours de 166 milliards m3, qui sont essentiellement utilisés domestiquement.

Le pays exporte quelques 10 milliards m3/an. Pour mettre ce chiffre en perspective, la Russie elle, exporte 150 milliards m3 de gaz naturel par an.

Avec de nouveaux projets, la longueur totale des gazoducs iraniens doit doubler avec plus de 70 000km, en faisant le 3ème réseau de transport de gaz derrière ceux de la Russie et des Etats-Unis.

Centre régional gazier

Les experts pensent que l’Iran est le mieux placé pour assumer un rôle majeur dans le marché global du gaz.

D’énormes réserves, de vastes exploitation et réseau de transfert, d’accès facile pour les marchés majeurs et un gros potentiel pour transférer du gaz vers l’Europe et les états du Golfe Persique ainsi que des accords d’échanges avec ses voisins, donnent au pays un gros avantage sur le terrain.

Dans le futur immédiat, le ministre iranien du pétrole Bijan Zangeneh a dit que l’Iran peut compter devenir un centre régional du gaz au travers ses exportations vers les pays voisins.

Notre priorité est d’abord d’exporter le gaz vers nos voisins parce que les exportations par gazoduc ne sont pas profitables dans la mesure où il y a des frais de transit (dans les pays traversés par les gazoducs) et des frais de construction de ces gazoducs. Nous allons d’abord essayer de saturer le marché local”, a t’il dit en Novembre.

L’Iran peut devenir un centre gazier entre le nord et le sud parce que les pays du Golfe, sauf le Qatar (NdT: c’est à dire Exxon-Mobil…), sont de gros consommateurs de gaz, a t’il suggéré.

D’autres officiels ont dit que l’Iran pensait à un gazoduc, amenant le gaz du turkmenistan au nord dans la Mer Caspienne vers Chahabar sur la Mer d’Oman.

Des plans pour le développement du gaz incluent également l’exportation de gaz naturel liquéfié vers l’Asie et des investissements étrangers dans des domaines reliés à ce marché.

Le mois dernier, des officiels ont dit que des entreprises iraniennes et une entreprise française sont parvenues à un accord commercial final sur la prévalence de la production pour le gaz liquéfié sur les autres gaz sur un site pétrolier dans le Golfe Persique.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La guerre du gaz continue (suite)

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Voir notre dossier « Guerre du gaz en Syrie »

Nous avons fouillé un peu plus avant cette affaire gazière et nos avons trouvé des infos publiées (2012 et 2013) mais dont personne ne parle, même pas dans la blogosphère alternative. La propagande de diversion fait son effet semble t’il. Nous écrivons un papier sur ce que nous avons dégotté… A suivre.

— Résistance 71 ~

 

Accord gazier entre l’Egypte Israël Chypre et la Grèce?

 

Al Manar

 

15 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=273469

 

Le site israélien Debka File a fait part de tractations entre Israéliens, Egyptiens et Grecs en vue d’établir le premier consortium jamais envisagé en Méditerranée pour l’exploitation des gisements de gaz au large des côtes.

Selon le site juif français Jforum qui a relayé l’information, ce consortium, à l’état avancé des négociations entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le Premier Ministre grec Alexis Tsipras et Benyamin Netanyahu est conçu pour répondre à deux objectifs. Ils  consisteraient à satisfaire les besoins en gaz de la Grèce, de Chypre, d’Israël, de la Jordanie, de l’Egypte et de l’Autorité Palestinienne et d’exporter le surplus vers l’Europe.

Les trois parties impliquées étudient trois projets alternatifs:

  1. Transférer le gaz méditerranéen vers la Grèce et ensuite le convoyer par pipeline vers le reste de l’Europe : le premier ministre grec Tsipras a soulevé cette option avec Netanyahu au cours de sa visite imprévue à Jérusalem occupée le 26 novembre. Il a proposé de relier les champs de gaz israélien, en particulier le puits le plus important, le Léviathan au champ de gaz chypriote Aphrodite et au champ égyptien de Zohr et ainsi de rendre possible de transférer le gaz vers la Grèce et de là au reste de l’Europe.

Tsipras affirme que l’Union Européenne, dont la Grèce est membre, envisagerait de prendre part à la construction d’un nouveau réseau de pipeline, en même temps que les terminaux gaziers nécessaires pour l’exporter.
  2. Transférer le gaz de ces trois pays par la Turquie.
  3. Construire un pipeline à partir du port pétrolier d’Ashkelon vers l’Egypte. L’Ouest de l’Egypte dispose de deux installations de raffineries sur sa côte méditerranéenne, l’un appartenant à British Gas et l’autre à l’Union espagnole Fenosa Gas. Ils pourraient transformer le gaz en gaz  naturel liquéfié (LNG) pour son transport maritime par cargo en Europe.

Les sources de Debkafile révèlent qu’Al-Sissi, le Président chypriote Nicos Anastasiades et les premiers ministres israélien et grec projettent d’organiser une réunion au sommet dans les jours à venir afin d’avancer et de sceller un accord en vue de la consolidation économique des champs gaziers égyptiens, israéliens et chypriotes et des moyens d’exporter le gaz.

Résistance au colonialisme: La guerre du gaz au Moyen-Orient à l’origine du blocus de Gaza ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 10 décembre 2015 by Résistance 71

L’info sort de plus en plus sur les affaires gazières. Le blocus de Gaza, la guerre par proxy en Syrie, la crise politique de longue durée au Liban, sans oublier bien sûr l’Ukraine, tout cela est lié DIRECTEMENT à la guerre que se livre les géants du gaz naturel dans la région, comme nous l’avons analysé récemment. Dans tout cela, la France n’est qu’un pion utilisé par l’empire, rien d’autre, elle sera larguée en rase campagne à sucer son pouce à un moment donné.

— Résistance 71 —

 

Le blocus de Gaza pour protéger les intérêts des entreprises gazières US et israélienne ?

 

Al Haq (Palestine)

 

10 décembre 2015

 

url de l’article en français:

http://arretsurinfo.ch/le-blocus-de-gaza-pour-proteger-les-interets-des-compagnies-gazieres-us-et-israeliennes/

 

L’association palestinienne des droits de l’homme Al-Haq vient d’annoncer la publication de son dernier rapport sur les ressources naturelles, « Annexion de l’énergie : Exploitation et entraves au développement du pétrole et du gaz dans les territoires palestiniens occupés ».

Le rapport étudie comment Israël a systématiquement empêché le développement par la Palestine de ses ressources de gaz naturel dans la zone maritime de Gaza et de ses ressources pétrolières à Rantis, en Cisjordanie. Selon le ministère palestinien de l’Économie, cela a débouché sur une situation dans laquelle la facture énergétique palestinienne constitue « la plus grosse contribution au déficit commercial de la Palestine avec Israël ».

Dans le cadre de sa politique sécuritaire en matière d’énergie, Israël a imposé un blocus naval à la bande de Gaza. Le pipeline d’El-Arish et la plate-forme gazièreMari-B constituent des atouts stratégiques d’Israël pour la totalité de son réseau de distribution de gaz et requièrent des mesures sécuritaires rigoureuses.

La plate-forme Mari-B n’est située qu’à 13 milles nautiques de la côte de Gaza et le pipeline d’El-Arish longe toute la côte palestinienne à une distance de 13 milles nautiques également, reliant Ashkelon en Israël à El-Arish en Égypte. Depuis 2000, l’année de la découverte de Mari-B, Israël a imposé un blocus à la zone maritime de Gaza, empêchant ainsi les Palestiniens de pêcher et d’utiliser la côte pour la plaisance au-delà de 6 milles nautiques.

Pendant ce temps, les compagnies gazières américaines et israéliennes ont illégalement exploité les ressources de gaz palestiniennes contiguës. D’après le droit international coutumier, une coopération commune est requise pour le développement de ressources géologiques communes. Toutefois, en 2012, la société américaine Noble Energy et la société israélienne Delek Drilling ont bénéficié de l’approbation de l’État d’Israël pour se hâter d’exploiter le gisement deNoa à partir du côté israélien et ce, en violation du droit international coutumier.

L’accélération de la cadence de production de gaz du gisement de Noa signifie toutefois que tout le gisement a plus que probablement subi des dégâts irrémédiables.

Commentant le rapport, Shawan Jabarin, directeur général d’Al-Haqk a mis en garde : « L’exploitation et la destruction des ressources palestiniennes de gaz constituent une violation manifeste des lois internationales et peuvent être interprétées comme un crime de guerre, en l’occurrence une action de pillage. Alors que la destruction de propriété non justifiée par une nécessité militaire peut constituer une grave infraction aux Conventions de Genève. »

Et Shawan Jabarin d’ajouter : « Les sociétés égyptiennes, jordaniennes, européennes et internationales désireuses de se procurer du gaz via le réseau de distribution israélien soutiendront quasi certainement le blocus illégal de la bande de Gaza imposé en permanence par Israël, de même que les persécutions infligées à la population civile palestinienne. »

Al-Haq invite l’Union européenne à respecter ses obligations concernant l’observance du droit international humanitaire et à s’abstenir de financer des exportations de gaz via le corridor est-méditerranéen, exportations facilitées par des violations massives du droit international humanitaire.

Cliquez ici pour naviguer sur la page du rapport

Al-Haq est une ONG palestinienne des droits de l’homme indépendante dont le siège se trouve à Ramallah, enCisjordanie. Fondée en 1979 pour protéger et promouvoir les droits de l’homme et l’application des lois dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), l’organisation bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies.

Al-Haq répertorie les violations des droits individuels et collectifs des Palestiniens des TPO, quelle que soit l’identité de l’auteur des faits, et cherche à mettre un terme à de telles infractions en plaidant face à des mécanismes nationaux et internationaux et en réclamant des comptes aux auteurs. L’organisation effectue des recherches, prépare des rapports, des études et des interventions à propos des infractions des droits internationaux humanitaires et des lois humanitaires dans lesTPO. Elle se charge également de plaider devant des institutions locales, régionales et internationales. Al-Haq collabore également avec les organisations de la société civile et les institutions gouvernementales palestiniennes afin de s’assurer que les normes internationales en matière de droits de l’homme soient reflétées dans la législation et la politique palestiniennes. L’organisation possède une bibliothèque juridique internationale spécialisée à l’usage de son personnel et de la communauté locale.

Al-Haq est affiliée pour la Cisjordanie à la Commission internationale des Juristes (Genève) et est membre du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (EMHRN), de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), de la Coalition internationale pour l’habitat (HIC) et du Réseau palestinien des ONG (PNGO).

En 2012, Al Haq a publié un rapport sur le pillage des ressources naturelles de la Mer Morte.

Publié le 30 novembre 2015 sur Al Haq

Traduction : Jean-Marie Flémal

Source: Pour la Palestine