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Guerre impérialiste en Syrie: La nasse de Poutine s’est refermée sur Erdogan et la Turquie…

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En Syrie Erdogan dans la nasse de Poutine

 

Al Manar

 

5 mars 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/283072

 

Le président turc a fondé ses espoirs sur Donald Trump et c’est en fonction des promesses d’aide de l’Américain qu’il a poussé ses forces armées à occuper la ville de Manbij, sans soupçonner qu’il y aurait là un piège, celui tendu par la Russie à Ankara.

C’est le journal Al-Akhbar qui revient sur « les espoirs d’Erdogan ravivés après l’investiture de Trump » qui a conduit le président turc à croire en la faisabilité de ses plans, surtout ceux concernant la création de zones tampons dans le nord de la Syrie. Après cet épisode, Erdogan s’est mis à parler de l’occupation de Manbij sans penser un seul instant que la Russie ne resterait pas les bras croisés et qu’elle prendrait ce genre de déclarations incendiaires comme un refus ou une révocation des accords passés avec Moscou.

Ces accords signés entre la Russie et la Turquie ont engagé cette dernière à mettre sous pression les terroristes pour qu’ils se désolidarisent du Front al-Nosra. Les Turcs exigeaient en échange une faveur de la part de Moscou et cette faveur fut ni plus ni moins l’autorisation d’entrer à al-Bab. Mais qui dit autorisation, dit ligne rouge. Moscou a fixé pour Ankara un Rubicon à ne pas franchir pour contrer toute sorte d’aventurisme de la Turquie et ses velléités de retourner à Alep.

L’entente Russie/Turquie a changé la donne politique et militaire à Alep et a contraint Ankara à renoncer à soutenir le Front al-Nosra en échange d’un début d’entrée de l’armée turque à al-Bab. Dans le même temps, un autre accord, au seuil des pourparlers d’Astana et juste avant la tenue des pourparlers de Genève, a bloqué l’accès des forces turques depuis al-Bab à Alep.

Mais tout cela s’est produit avant que Trump n’arrive à la Maison-Blanche. Dès son investiture, Erdogan a changé son fusil d’épaule et a affirmé en chœur avec Trump qu’il souhaiterait mettre en place des zones sécurisées en Syrie. Son chef d’état-major a même rencontré son homologue américain pour coordonner les efforts de guerre à venir.

Dans le même temps, la presse turque a cru voir à travers la visite du directeur de la CIA, un souffle nouveau inspiré au plan moribond d’Erdogan d’instaurer des zones d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, et ce, au même moment où le président turc s’est réactivé sur le front diplomatique en se rendant en tournée en Arabie saoudite, au Qatar et à Bahreïn et en parlant de l’envoi de troupes au sol en Syrie, troupes placées sous commandement US.

D’ami et d’allié de l’Iran et de la Russie, la Turquie en est devenue en l’espace de quelques jours l’ennemi juré, traitant ces deux pays d’intentions ethnicistes et confessionnalistes dans la région. Mais ce fut sans compter avec le « coup de poker » de Poutine : alors que « le sultan » proférait des menaces et des injures à l’encontre de Téhéran et de Moscou, ce dernier est tombé d’accord avec les Kurdes de Syrie pour que ces derniers remettent le contrôle des villages de la banlieue d’al-Bab à l’armée syrienne et à ses alliés iraniens et du Hezbollah.

La Turquie s’en mord d’ores et déjà les doigts : au Pakistan, où il a rencontré le président iranien dans le cadre du sommet de l’OCE, Erdogan s’est voulu réconciliant en affirmant que son pays souhaitait élargir ses coopérations avec l’Iran. Quant à la Russie, le président turc et son ministre des Affaires étrangères ont fait part presque au même moment de la disponibilité d’Ankara à prendre part « aux côtés de la Russie » à la lutte contre Daech à Raqqa. Retour donc aux politiques « d’excuses » habituelles quand il n’existe pas d’échappatoire.

Une chose est sûre : Erdogan se sent désormais piégé dans le nord de la Syrie. Manbij pourrait se transformer en un réel traquenard pour un politicien qui souffre du syndrome du caméléon…

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Guerre par procuration en Syrie: La Russie démasque la mafia Erdogan du pétrole volé… Mais quid du véritable financement lourd de l’EI ?…

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Nous voudrions ajouter ceci à l’analyse ci-dessous: Si ce trafic de la mafia Erdogan avec l’EIIL est bien réel, il n’en demeure pas moins l’arbre qui cache la forêt. Il est totalement impossible que les camions citernes traversant la frontière avec la Turquie et les revenus qu’ils génèrent soient suffisant pour entretenir cette énorme opération qu’est l’EI/Daesh… Le financement lourd provient du Qatar et de l’Arabie Saoudite, c’est à dire d’Exxon-Mobil et d’Aramco, qui ont attaqué la Syrie après le refus d’Assad de laisser passer le gazoduc qatari, donc d’Exxon-Mobil/Rockefeller et ainsi attiré la Russie (Gazprom) et l’Iran (NIOC) dans le conflit par procuration. De plus, des gisements très importants de gaz naturel ont été découverts au large de la Syrie et de Gaza… Qui exploitera ce filon ? Le marché du gaz naturel est le boum économique qui vient (sans mauvais jeu de mot…). La guerre (du gaz) fait donc rage !

— Résistance 71 —

 

Trafic de pétrole de l’EI: la Russie accuse Erdogan et sa famille

Al Manar

2 décembre 2015

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=271137&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille sont directement « impliqués » dans le trafic de pétrole avec la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI), a affirmé le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, lançant mercredi de nouvelles accusations contre la Turquie qui a abattu un avion militaire russe le 24 novembre.

« Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak, s’avère être la Turquie. D’après les informations obtenues, la classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à laquelle, pour la première fois, étaient invités plus de 300 journalistes étrangers.
   
 »Le cynisme du gouvernement turc est sans limite », a-t-il continué, ajoutant que la Russie « a déjà à plusieurs reprises averti du danger de flirter avec le terrorisme ».
 « Vous ne vous posez pas de questions sur le fait que le fils du président turc s’avère être le dirigeant d’une des principales compagnies énergétiques et que son beau-fils a été nommé ministre de l’Energie? Quelle merveilleuse entreprise familiale! », a-t-il commenté, en référence à la récente nomination au poste de ministre de l’Energie du gendre du président turc, Berat Albayark.

C’est la première fois que Moscou cite nommément le président turc et son entourage pour accuser Ankara, qui a abattu le 24 novembre un avion militaire russe au-dessus de la frontière syrienne, provoquant une crise sans précédent avec la Russie.
Preuve à l’appui, le ministère russe de la Défense a dévoile les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu’à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l’EI vers des ports où l’or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

Antonov a indiqué que la Russie appelle Ankara à autoriser l’accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l’EI.


Recep Tayyip Erdogan, dont le pays a rejoint l’été dernier la coalition internationale antijihadiste, avait déjà qualifié ces accusations de « mensonges et calomnies » et nie farouchement couvrir le trafic de pétrole brut organisé par l’EI, qui constitue la principale source de revenus de l’organisation jihadiste.

Moscou, qui mène des frappes aériennes sur la Syrie depuis le 30 septembre, a intensifié ses frappes contre les installations pétrolières de l’EI, autorisant les pilotes de ses avions de « tirer à vue » sur les camions-citernes dans la zone contrôlée par l’organisation terroriste.

Depuis le début de ses interventions, l’aviation russe a détruit 32 complexes pétroliers, 11 raffineries, 23 puits de pétrole et 1.080 camions-citernes transportant des produits pétroliers, a énuméré M. Antonov, faisant défiler les cartes dans l’immense salle où s’étaient réunis plus de 300 journalistes.
   
Signalant que Daesh possède quelque 8.000 camions citernes qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole, il a indiqué que grâce à ces frappes, Moscou a réussi à réduire de moitié le chiffre d’affaires annuel des activités pétrolières de l’EI, passé de trois milliards de dollars par an à 1,5 milliard de dollars.
« Les flux financiers liés à la revente de produits pétroliers ne servent pas uniquement à enrichir la haute direction politico-militaire de la Turquie. Ils reviennent en grande partie en Syrie sous forme d’armes, de munitions et de combattants de différents types. Rien qu’au cours de la semaine écoulée, 2.000 combattants ont rejoint les rangs de Daesh et du Front al-Nosra depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules de différents types ont été livrés », a-t-il également révélé.

Toutes les informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d’armes, de munitions et de composants d’explosifs seront présentées la semaine prochaine, a-t-il conclu.