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État policier global: Les révélations au grand jour de Snowden montre du doigt un nouveau fascisme (Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

Comprendre les dernières fuites d’information c’est comprendre la montée d’un nouveau fascisme

 

John Pilger

 

20 Juin 2013

 

Url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/understanding-the-latest-leaks-is-understanding-the-rise-of-a-new-fascism

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son livre “Propagande” publié en 1928, Edward Bernays écrivait: “La manipulation consciente et intelligente des habitudes d’organisation et des opinions des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir gouvernant de notre pays.”

Le neveu américain de Sigmund Freud, Bernays, inventa le terme de “relations publiques” comme euphémisme de la propagande d’état. Il avertit qu’une menace persistante au gouvernement invisible était ceux qui disent la vérité et un public éveillé.

En 1971, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg fuita des fichiers gouvernementaux connus sous le vocable de “documents du pentagone”, révélant que l’invasion américaine du Vietnam était fondée sur le mensonge systématique.. Quatre années plus tard, Frank Church présidait les auditions sensationnelles du Sénat: une des dernières grande chose de la démocratie américaine. Ceci mit à nu les ramifications tentaculaires du gouvernement invisible: l’espionnage domestique et la subversion, l’attitude va t’en guerre des agences de renseignement et de la sécurité et le soutien qu’elles reçurent de grosses entreprises et des médias, tant du côté conservateur que libéral.

Parlant de la NSA, le sénateur Church avait dit: “Je sais quelle capacité il y a de construire la tyrannie en Amérique et nous devons veiller à ce que cette agence et de fait, toutes les agences qui possèdent cette technologie, fonctionnent dans le cadre de la loi… De telle façon que nous ne tombions jamais dans cet abysse. Ceci est un abysse duquel on ne revient pas.”

Le 11 Juin 2013, après les révélations au Guardian de Londres par un contractant de la NSA Edward Snowden, Daniel Ellsberg écrivit que maintenant les Etats-Unis étaient tombés “dans l’abysse”.

La révélation de Snowden que Washington a utilisé Google, Facebook, Apple et d’autres géants de la technologie de consommation pour espionner sur virtuellement tout le monde, est une preuve supplémentaire de la forme moderne du fascisme, qui est “l’abysse”. Après avoir créé et chouchouté les fascistes rétrogrades autour du monde, de l’Amérique Latine en Afrique en passant par l’Indonésie, le génie est sorti de la lampe à la maison. Comprendre cela est aussi important que de comprendre l’abus criminel de la technologie.

Fred Branfman qui a exposé la destruction “secrète” du petit pays du Laos par l’armée de l’air des Etats-Unis dans les années 1960-70, donne une réponse à ceux qui se demandent toujours comment un président libéral afro-américain, professeur de droit constitutionnel, peut commander d’une telle manière hors-la-loi. “Sous Mr Obama, aucun président n’a fait plus pour créer l’infrasructure pour un possible état policier futur.” Pourquoi ? Parce qu’Obama, tout comme Bush, comprend que son rôle n’est pas de satisfaire ceux qui ont votés pour lui, mais d’étendre “la plus puissante institution de l’histoire du monde, une qui a tuée, blessée ou rendue sans abris plus de 20 millions d’êtres humains, pour la plupart des civils, depuis 1962.”

Dans le nouveau pouvoir cybernétique américain, seules les portes tournantes ont changé. Le directeur de Google Ideas, Jared Cohen, était un conseiller de Condoleeza Rice, l’ancienne ministre des affaires étrangères du gouvernement Bush, qui a menti sur le comment Saddam Hussein aurait pu attaquer les Etats-Unis avec des armes nucléaires. Cohen et le président exécutif de Google, Eric Schmidt, qui se sont rencontrés dans l’Irak en ruines, ont écrit ensemble un livre, “Le Nouvel Age Numérique”, reconnu comme visionnaire par l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden et les criminels de guerre Henry Kissinger et Tony Blair. Les auteurs ne firent aucune mention du programme d’espionnage PRISM révélé par Edward Snowden et qui donne accès à la NSA à tous ceux d’entre nous qui utilisent Google.

Le contrôle et la domination sont les deux mots qui donnent tout son sens à ceci. Ils sont exercés par construction politique, économique et militaire, pour qui la surveillance de masse est partie essentielle, mais aussi en insinuant de la propagande dans la conscience publique. Ceci était le point de vue de Bernays. Ses deux campagnes de relations publiques qui eurent le plus de succès, furent de convaincre les Américains qu’ils devaient entrer en guerre en 1917 et de persuader les femmes de fumer en public; les cigarettes furent alors présentées comme “des torches de la liberté” qui accélèreraient la libération de la femme.

C’est dans la culture populaire que l’”idéal” frauduleux d’une Amérique moralement supérieure, un “leader du monde libre”, a été le plus efficace. Pourtant, même durant les périodes les plus ferventes de patriotisme d’Hollywood, il y eut des films exceptionnels, comme ceux de l’exilé Stanley Kubrick et des films européens aventureux qui ont eus une distribution nationale américaine. De nos jours, il n’y a plus de Kubrick, de Dr Folamour et le marché américain est littéralement fermé aux films étrangers.

Quand j’ai montré mon propre film “La guerre à la démocratie” à un major de la distribution pourtant libéral, on m’a donné une liste équivalente à une liste de courses à faire sur les changements requis à effectuer, pour être sûr que “le film soit acceptable”. L’une mémorable était: “OK, peut-être qu’on pourrait vous mettre Sean Penn comme narrateur, cela vous satisferait-il ?” (NdT: Sea Penn est considéré à Hollywood comme le summum de la subversion..). Plus tard, les films “Zero Dark thrirty” de Kathreine Bigelow et “We steal secrets” d’Alex Gibney furent diffusés, l’un étant une apologie de la torture, l’autre un massacre cinématographique de la vie de Julian Assange. Ces films furent faits grâce au généreux soutien d’Universal Studios, dont la compagnie parente n’est autre que General Electrics (GE), fabriquant d’armes, de composants d’avions de combat et de technologie de pointe pour la surveillance. L’entreprise a aussi des intérêts lucratifs en “Irak libéré”.

Le pouvoir de ceux qui disent la vérité comme Bradley Manning, Julian Assange et Edward Snowden est qu’ils exposent toute une mythologie qui a été savamment construite par le cinéma, le monde académique et les médias corporatistes. Wikileaks est spécifiquement dangereux parce qu’il donne aux diseurs de vérités un moyen de sortir la vérité au grand jour. Ceci fut fait par cette vidéo “meurtres collatéraux” depuis le cockpit d’un hélicoptère de combat Apache, vidéo qui fut soi-disant fuité par Bradley Manning. L’impact qu’a eu cette vidéo demande une vengeance de l’état. Ici montrant des personnels de combat navigants assassinant des journalistes et estropiant des enfants dans les rues de Bagdhad tout en y clairement prenant plaisir, décrivant leur atrocité comme étant “jolie”. Pourtant, en un sens sans aucun doute vital, ils n’ont pas pu y échapper; nous sommes des témoins maintenant et le reste est notre décision.

Nouvel Ordre Mondial: Bienvenus dans le monde du dogme de TIA pour « Total Information Awareness »…

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“Le pouvoir contient en lui-même la résistance”

~ Proverbe Sioux ~

 

L’antre de l’hydre

 

Résistance 71

 

14 Juin 2013

 

Edward Snowden est-il un traître ou un héros ? Voilà la question qui se pose partout depuis plusieurs jours et une fois de plus question qui s’avère être une pirouette destinée à rendre possible que l’arbre puisse cacher la forêt.

Snowden le lanceur d’alerte, simple citoyen, héros de la résistance, Snowden le traître à poursuivre sans relâche, Snowden l’agent des services de renseignement chinois, Snowden l’agent de la CIA qui torpille la NSA au bénéfice de sa grande rivale du renseignement… Que n’avons-nous entendu ou lu ces derniers jours au sujet de la fuite d’informations ultra-confidentielles de la NSA (National Security Agency) américaine aux journaux du Washington Post et du Guardian de Londres.

Le fait est que Snowden n’a fait que confirmer ce que beaucoup savaient déja. Il n’est pas le premier lanceur d’alerte à avoir exposé les turpitudes de la “Prise en Compte Totale de l’Information” (traduction littérale du dogme des agences du renseignement américaines: “Total Information Awareness” ou TIA), d’autres comme Binney ou Drake l’avaient fait avant lui.

Ce que Snowden vient de nous reconfirmer et ce indépendamment de ce qu’il est vraiment et de ses motivations, est que la réalité quotidienne de notre monde numérisé est celle de l’anihilation totale du concept même de la vie privée au nom de notre “sécurité” contre un “terrorisme” tout aussi élusif qu’inexistant, du moins dans sa présentation officielle.

La réalité est que nos vies sont constamment espionnées, des informations strictement personnelles nous concernant sont systématiquement récoltées, classées, analysées à des fins ultérieures non avouables.

L’affaire Snowden nous fait entrer en temps réel dans l’antre de l’hydre du contrôle totalitaire de nos vies, nous expose l’ignomie non seulement de la volonté totalitaire de l’entreprise privée transnationale que sont devenus les états (70% du budget du renseignement au pays du goulag levant va au secteur privé… Ce pourcentage est en augmentation constante dans les autres nations occidentales…) de nous contrôler et de renforcer les pouvoirs coercitifs déjà en application contre les peuples, mais cela nous expose également à la réalité scientifico-technologique du détournement sans pareil de la science et de ses applications technologiques au profit d’entreprises privées monopolistes et partie prenante de la dictature technocratique imposée aux peuples de cette planète.

L’obsession des “élites” auto-proclamées pour une domination planétaire totale, qui se réalisera au moyen d’une gouvernance mondiale gérée par les cartels industrio-financiers, a induit la pire des dictatures possible: la dictature scientifique au service des intérêts oligarchiques du plus petit nombre.

Regardons autour de nous. Que nous propose le monde “de la science appliquée” (technocratique) moderne pour l’essentiel: le détournement de la science à des fins militaro-coercitives qui nous donne l’espionnage global numérique exposé par Snowden entre autres, la dominance des cartels de l’industrie chimique dans la santé, l’agriculture et l’industrie, polluant et empoisonnant l’environnement et la nourriture, la transformation du code génétique même de l’humanité et du vivant par l’introduction de monstruosités génétiquement modififiées, dont les aspects négatifs l’emportent de manière bien supérieure aux quelques aspects positifs occasionnellement remarqués.

Où sont les Copernic, Gallilée, Newton, Berthelot, Mendeleev, Einstein d’aujourd’hui ? Le monopole financier et industriel achète les “cerveaux”, les cantonne dans ses laboratoires pour accoucher de monstruosités perverses, qui toutes ont avant tout une utilité néfaste et destructrice. La science a été kidnappée par les apprentis sorciers qui jouent à vouloir créer un monde totalitaire global, une hydre maléfique écrasant la créativité et la bonté humaines sous les bottes cloutées d’un fascisme corporatiste mondial sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

La réalité crue nous a été exposée une fois de plus. Nous vivons dans une matrice totalitaire, gérée par le petit nombre à seule fin d’augmenter ses privilèges et d’assouvir le désir psychopathe de dominer, de contrôler et d’écraser le grand nombre.

Cet état de fait est planétaire et le message de l’oligarchie est le suivant: “Il est futile de résister, vous n’avez aucun pouvoir, soumettez-vous à notre volonté et nous nous occuperons de vous.” Rien n’est inéluctable, il suffit de dire non !

La solution à cette ignomie qui détruit le monde et nous détruit en tant qu’humanité est en dehors du système imposé, qui est bien au-delà de toute rédemption possible. Il nous faut changer d’attitude, redécouvrir la force de la solidarité et de l’entre aide mutuelle, sortir et refuser cette société du spectacle mortifère et anihilatrice, redécouvrir l’intérêt commun réel au travers de communautés autogérées et librement associées (principe confédéraliste), parce que ceci est dans la nature profonde humaine. Les sociétés humaines de l’Afrique aux Amériques en passant par l’Europe et l’Asie centrale, avant l’avènement de la société de la division étatique, ont été avant tout des sociétés collectivistes, ignorant la propriété, souvent matriarcales, qui ont vécues et pour certaines, atteint une apogée, certes non dénuée de conflits toutefois moins nombreux qu’avec les sociétés étatiques, dans le respect de la dignité humaine.

Où est la dignité humaine aujourd’hui ? Dans la course à l’armement et au contrôle, au flicage systématique du commun pour le profit d’une clique de parasites ?

L’heure est venue de dire “assez!” de boycotter et de redécouvrir notre créativité vraie. Il y a une vie en dehors de cette fange étatico-totalitaire. Il ne s’agit pas de retourner au néolithique, le projet est de changer radicalement de société et d’adapter les concepts anarchistes des sociétés ante et anti-étatiques à notre époque. Une vie meilleure n’est pas un retour en arrière, c’est une adaptation au moyen d’une pratique non-étatique, autogestionnaire et anti-autoritaire, garante d’une vie sociétaire progressiste et émancipée.

Il suffit de la créer… Ensemble !

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Bienvenus dans le monde de la surveillance totale:

Le nouveau modèle de drone: Argus

Vidéo (en anglais, mais le visuel est suffisamment explicite) de 4min54 – le message de l’oligarchie: que nous nous sentions plus vulnérables que révoltés.

Question: pourquoi des scientifiques et techniciens prennent-ils part à cette ignominie ?

http://www.youtube.com/watch?v=AHrZgS-Gvi4