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Sea Shepherd expose le détournement de fonds d’aide au tsunami au profit des braconniers baleiniers japonais… Le soleil couchant, c’est pour bientôt !

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , on 15 octobre 2012 by Résistance 71

Sea Shepherd au cœur d’un scandale japonais

 

Sea Shepherd

 

Le 11 Octobre 2012,

 

url de l’article original:

http://www.seashepherd.org/news-and-media/2012/10/11/sea-shepherd-at-the-heart-of-a-japanese-scandal-1451

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Il apparaît que la campagne de Sea Shepherd pour arrêter les opérations baleinières illégales japonaises dans le sanctuaire baleinier de l’océan du grand sud a un sérieux impact politique en plus des pertes de profit massives occasionnées à l’industrie baleinière. La semaine dernière, les médias japonais ont rapporté que les baleiniers avaient eu une perte sèche de 20,5 millions de dollars la saison dernière à cause des interventions de Sea Shepherd. Ce narratif fut aussi rapporté dans le New York Times et le magazine Newsweek.

Cette semaine, Le Yomiuri Shinbun (NdT: un grand quotidien japonais) rapporte que l’allocation d’argent provenant des fonds d’aide du grand tremblement de terre du Japon oriental vers des dépenses liées à des causes ne provenant pas du désastre naturel est finalement en train de provoquer un scandale politique au Japon.

Il y a un an, quand le capitaine Paul Watson a exposé publiquement le fait  que quelques 30 millions de dolllars avaient été aloués des fonds de soutien du tsunami spécifiquement pour opposer les opérations de la Sea Shepherd Conservation Society, il fut accusé de mentir par le gouvernement japonais et ce malgré un communiqué corroborant le fait émis par le ministère japonais de la pêche disant que cette allocation avait bien été effectuée. D’autres défenseurs des baleiniers déclarèrent que les fonds avaient été aloués à partir des impôts et non de l’argent de l’aide internationale. A cette époque, les médias japonais n’avaient pas exprimé un intérêt particulier pour cette allocation. Un an plus tard, les médias japonais semblent maintenant voir cela comme un scandale et c’en est effectivement un. Le gouvernement japonais a sérieusement abusé la bonne volonté de tous les gens autour du monde qui ont donnés, en dépensant une partie de l’argent qui était destinée aux victimes du tremblement de terre et du tsunami sur des projets qui n’ont absolument rien à voir avec le désastre.

Comme Le Yomiuri Shimbun le rapporte:

“Les allocations fiscales pour la reconstruction de zones dévastées par le grand tremblement de terre du Japon oriental ont été utilisés pour des projets qui ne sont pas directement liés avec les zones dévastées. Cette diversion des fonds ne peut pas être ignorée.”

“Sous la pression du parti libéral démocrate au parlement, le ministère des finances et d’autres ministères ont établi une liste des projets en cours. Beaucoup de ces projets sont suspectés ne pas être essentiels à la reconstruction (des zones sinistrées). Les ministères de l’agriculture, des forêts et de la pêche ont inclu le coût de gestion contre Sea Shepherd, une organisation anti-baleinière, comme faisant partie du budget de la reconstruction. Le raisonnement est le suivant: à moins que la campagne anti-baleinière de Sea Shepherd ne puisse être arrêtée, ceci affectera la reconstruction de Ishinomaki dans la préfecture de Miyagi, qui possède des usines de transformation des produits baleiniers.” Le Yomiuri Shinbun décrit ceci comme “l’excuse idiote” du vice-premier ministre Katsuya Okada.

Il apparaît que l’allocation faite pour opposer Sea Shepherd fut une des utilisations les plus évidemment déconnectées des fonds aloués. Les 30 millions de dollars ont été tracés comme ayant fait partie d’une campagne de relation publique contre Sea Shepherd, également vers une plainte enregistrée aux Etats-Unis cherchant une inculpation de Sea Shepherd, à la pression exercée sur le gouvernement costa-ricain pour qu’il fasse renaître une accusation auparavant abandonnée et vieille de plus de 10 ans contre le capitaine Paul Watson et aussi en mettant la pression sur Interpol pour qu’elle émette une “notification en liste rouge” pour le capitaine Watson. Des fonds furent aussi alloués pour fournir un vaisseau de sécurité pour accompagner la flotte baleinière.

Le gouvernement japonais fut embarrassé lorsque des activistes anti-baleiniers australiens abordèrent ce vaisseau de sécurité au large des côtes australiennes en plus de Sea Shepherd coupant leur quota de meurtres de baleines de 74%. Rajoutant de l’huile sur le feu de ce scandale, le rapport que le gouvernement japonais gruge les contribuables japonais sous le prétexte d’utiliser l’augmentation des impôts afin de servir les efforts de reconstruction. A la fin, les impôts fonciers, les impôts locaux vont augmenter sur une période de 10 à 25 ans respectivement d’après le quotidien. Malgré ce scandale, le gouvernement japonais va une fois de plus allouer des fonds pour sponsoriser la flotte baleinière afin qu’elle oppose Sea Shepherd, ses navires et ses équipages. Ils dépensent aussi de larges sommes d’argent pour essayer de traquer le capitain Watson. Il apparaît que le gouvernement japonais pense que s’il peut éliminer le capitaine Watson, il éliminera aussi l’opposition de Sea Shepherd à leur activités baleinières illégales.

Des critiques à la fois au Japon et en dehors, sont en colère de la mauvaise utilisation des fonds et se demandent pendant encore combien de temps les fonds de soutien pour le tremblement de terre et le tsunami vont être détournés de leur but principal et gaspillés à la défense d’une industrie baleinière en banqueroute, usurpant le label de “projet de recherche” et qui n’a pas produit une seule étude peer reviewed dans la presse scientifique internationale dans le quart de siècle où elle a été en opération. Le navire amiral usine de la flotte le Nisshin Maru est maintenant en cale sèche à Hiroshima et se fait renflouer avec les deniers publics, cela coûte très cher. Pendant ce temps, quatre navires de Sea Shepherd attendent dans le Pacifique-sud pour intervenir une fois de plus contre cette indusrie minée par le scandale et qui ne continue à exister que comme un projet sous perfusion étatique financé par des gens qui pensaient que leurs dons iraient aider les citoyens japonais après le désastre et non pas aider les massacreurs de baleines.